Header Golf Colombie-Britannique Association de golf de l’Alberta Association de golf de Saskatchewan Golf Manitoba Association de golf de l’Ontario Golf Québec Golf Nouveau-Brunswick Association de golf de Nouvelle-Écosse Association de golf de l’Î.-P.-É. Association de golf de Terre-Neuve et Labrador Magasiner English Facebook Twitter RSS
RBCCO
Canadian Golf Consumer Behaviour Study

Sur la route

Remi Bouchard at the 1995 Canadian Open held at Glen Abbey Golf Club. Golf Canada Archives

Souvenirs de mes six Omniums canadiens

Rémi Bouchard, de Golf Canada, évoque ses participations à l’Omnium canadien

Rémi Bouchard

La saison de golf bat son plein et cela me remplit d’aise. Juillet est toujours un mois formidable pour le golf et aussi pour des vacances en famille, comme j’en ai pris récemment. Mais nous reparlerons de ça une autre fois.

Juillet signifie également deux tournois de golf « majeurs » masculins. Le premier est l’Omnium britannique, disputé cette année du 19 au 22 au Royal Lytham & St Annes Golf Club. Le deuxième n’est peut-être pas un tournoi majeur officiel, mais pour tout jeune golfeur canadien en herbe, l’Omnium canadien RBC est sans contredit considéré comme un championnat majeur. Cette année, le Championnat national de golf du Canada se déroulera au magnifique Hamilton Golf and Country Club, à Hamilton, en Ontario.

Au cours de ma carrière, j’ai eu l’occasion de jouer dans six Omniums du Canada, la plupart au Glen Abbey Golf Club, à Oakville, en Ontario, lorsque ce club était l’hôte permanent de l’Omnium.

Lorsque j’ai participé à l’événement, le tournoi avait lieu en septembre, ce qui correspondait aux dernières étapes du calendrier du Circuit de la PGA et à la fin de celui du Circuit canadien. À cette époque, nous, les Canadiens, devions nous battre becs et ongles pour obtenir une place dans le tournoi, soit par la qualification du lundi (4 places), soit grâce à quelques laissez-passer réservés aux Canadiens évoluant sur le Circuit canadien. Il était difficile d’obtenir une place simplement parce que l’événement était si populaire auprès des membres du Circuit de la PGA à part entière et de leur famille.

Les Canadiens qui évoluaient à cette époque au sein du Circuit de la PGA étaient Dick Zokol, Dave Barr et Dan Halldorson. Ils étaient toujours présents et ils pouvaient compter sur le bel appui des amateurs canadiens. Il est difficile d’imaginer quelle pression ils ressentaient à vouloir gagner ce qu’ils considéraient comme étant l’événement le plus important de l’année.

Le parcours de Glen Abbey était difficile et les joueurs capables de claquer la balle haut et loin jouissaient d’un réel avantage. L’herbe longue était sans pitié et les normales quatre, difficiles. Participer à l’Omnium canadien, c’était comme Noël pour des joueurs comme moi qui avaient l’occasion de jouer dans un tournoi du Circuit de la PGA une seule fois par année. Il y avait de la nourriture gratuite dans le vestiaire et des balles Titleist au terrain d’exercice. Bien que ces balles arboraient l’appellation « Practice », quelques-unes d’entre elles se retrouvaient dans les sacs transportés par les cadets. Les manufacturiers d’équipement donnaient des bâtons sur place et ils en montaient même selon les spécifications du joueur.

Le plus important facteur d’intimidation était de taper des balles à côté de joueurs tels que Fred Couples, Greg Norman, Nick Price et d’autres. En fait, c’est sur le terrain d’exercice que le jeune Mike Weir a compris qu’il lui fallait procéder à quelques changements s’il voulait s’améliorer.

En s’exerçant aux côtés de Nick Price (alors joueur no 1 au monde), Mike pouvait entendre le son que produisait le bâton de Price au contact de la balle et il s’est rendu compte que le son qu’il obtenait lui-même n’était pas le même. Mike a décidé alors de changer quelques aspects de sa technique et il a travaillé plus fort pour produire un meilleur contact et impact. Cela a manifestement marché parce que depuis lors, Mike a signé huit victoires au sein du Circuit de la PGA, y compris un triomphe au Tournoi des Maîtres de 2003.

J’aime à penser que j’ai aidé Mike à bâtir sa confiance en soi tandis que j’étais une recrue au sein du Circuit canadien. Il a remporté le TPC Championship de 1992 à King Valley après que j’ai perdu une avance de deux coups avec neuf trous à jouer. J’ai terminé au deuxième rang à égalité avec Dick Zokol et Steve Stricker. J’étais vraiment de tout cœur derrière Mike en 2004 lorsqu’il aurait dû remporter l’Omnium canadien à l’occasion du 100e anniversaire de l’événement.

Moe Norman évoque aussi pour moi d’autres grands souvenirs associés à l’Omnium canadien. Chaque année, Moe se pointait au terrain d’exercice. À cette époque, je passais l’hiver à Titusville, en Floride, où Moe s’entraînait. Il ne se souvenait pas de mon nom, mais nous nous connaissions.

Chaque année, à l’Omnium canadien, Moe, à la demande des joueurs, finissait par frapper des balles au terrain d’exercice en utilisant les bâtons de Fred Couples, de Nick Price ou d’autres grands joueurs, et CHAQUE joueur sur le terrain d’exercice s’arrêtait et observait la scène. Jusqu’à ce jour, c’est la démonstration la plus impressionnante qu’il m’a été donné de voir. Moe exécutait chaque coup à la perfection devant les meilleurs joueurs au monde et ils partaient tous en hochant la tête avec incrédulité.

Je me souviens aussi avec émotion de la grande performance d’un compagnon du Circuit canadien, Gord Smith, qui a fini au 7e rang à l’Omnium canadien de 1988, à Glen Abbey.

À mon avis, les jeunes joueurs d’aujourd’hui sont mieux pourvus pour offrir de bonnes performances à l’Omnium canadien étant donné que la plupart ont roulé leur bosse dans les rangs amateurs et évolué sur des parcours difficiles contre les meilleurs joueurs au monde.

Ce fut formidable d’observer la performance d’Adam Hadwin l’an dernier. Je suis convaincu qu’un Canadien remportera l’Omnium canadien de nouveau dans un proche avenir!

De nos jours, l’Omnium canadien est disputé la semaine après l’Omnium britannique, ce qui peut s’avérer tout un défi pour attirer les meilleurs joueurs. Toutefois, RBC, le commanditaire titulaire, s’est retroussé les manches.

La plus grande banque canadienne a solidifié le succès de l’événement en ajoutant de grands joueurs à son groupe d’ambassadeurs de la marque. Jim Furyk, Luke Donald, Matt Kuchar, Ernie Els, et plus récemment, Hunter Mahan, font tous partie de l’Équipe RBC. La banque soutient également les Canadiens Mike Weir et Stephen Ames. David Hearn, Graham DeLaet et Adam Hadwin sont des ambassadeurs de la marque. Sur le Circuit de la LPGA, RBC soutient Morgan Pressel et Maude-Aimée LeBlanc.

RBC a prolongé jusqu’en 2017 sa commandite de l’Omnium canadien RBC. Voilà une nouvelle fantastique.

L’Omnium canadien se déroule maintenant à un club différent chaque année. RBC, Golf Canada et leurs partenaires travaillent d’arrache-pied pour en faire un succès.

De nombreux Canadiens participent maintenant à l’événement. Au moment où j’écris ce texte, 10 Canadiens font déjà partie du peloton. D’autres auront l’occasion de se qualifier pour l’une des quatre places disponibles à l’occasion de la qualification du lundi, qui aura lieu le 23 juillet au Heron Point Golf Club.

L’Omnium canadien RBC de cette année se déroulera du 26 au 29 juillet au Hamilton Golf and Country Club. Je vous invite à venir encourager nos meilleurs joueurs canadiens et à contribuer à faire de l’événement un grand succès!

___________________

Rémi Bouchard est le directeur régional du membership de Golf Canada pour le Québec et le Nouveau-Brunswick.

Bouchard est professionnel au Club de golf Le Mirage de Terrebonne depuis 1992 et a représenté le club à l’occasion de compétitions provinciales et nationales. De 2001 à 2004, en collaboration avec Sports Business International, il a contribué à mettre au point et à dispenser un programme de formation en administration des affaires qui utilise le golf comme plateforme d’enseignement.

Golfeur professionnel accompli, Bouchard compte aussi plus de 20 années d’expérience dans les domaines des relations avec les commanditaires et du recrutement. Il a été champion junior du Québec en 1982 et champion amateur de cette province en 1986. Nommé professionnel de l’année par l’AGP du Québec à cinq reprises, Bouchard compte plus de 70 victoires comme professionnel au cours des plus de 20 dernières années. De plus, il a siégé au conseil d’administration du Circuit Canadien dont il fut aussi le président.