Tout est en place pour le Championnat Chevron
Le premier championnat majeur de la saison de la LPGA revêt toujours une importance particulière, et en 2026, le Championnat Chevron revêt une signification encore plus marquée. Un nouveau parcours, un groupe de joueuses de classe mondiale et une intrigue canadienne captivante préparent le terrain pour une semaine qui pourrait définir le scénario du début de la saison.
Un majeur renouvelé, des enjeux bien connus
Pour la première fois, le Championnat Chevron se tiendra au Memorial Park Golf Course, à Houston, inaugurant un nouveau chapitre de l’histoire du tournoi. Ce déménagement met en lumière un parcours municipal et accessible aux amateurs, tout en préservant le statut du Championnat Chevron comme premier majeur de la saison de la LPGA.
Les bases demeurent inchangées : 132 des meilleures joueuses au monde s’affronteront sur 72 trous pour une bourse totale de 8 millions de dollars, dont 1,2 million ira à la championne. Et comme toujours, c’est ici que l’élan se crée — ou se perd — en vue du cœur de la saison des majeurs.
Brooke Henderson : une prétendante éprouvée pour le Canada
Du côté canadien, tous les regards se tournent naturellement vers Brooke Henderson, et à juste titre. Peu de joueuses dans le champ possèdent un historique aussi riche dans ce championnat.
Le parcours de Henderson au Championnat Chevron témoigne de sa constance et de ses occasions manquées de peu :
- Meilleur résultat : 2e à égalité (2020)
- Point culminant récent : 3e (2024)
- L’an dernier : 44e à égalité (2025)
Elle a souvent été dans le coup, notamment en 2020 et de nouveau en 2024, démontrant qu’elle peut rivaliser sur cette scène prestigieuse. Ce qui retient l’attention cette semaine, c’est le contexte de renouveau : un nouveau parcours réduit l’avantage de l’expérience accumulée et pourrait égaliser les chances. Pour Henderson, il s’agit d’une véritable occasion à saisir.
À son meilleur, elle excelle dans les conditions de tournois majeurs : des parcours exigeants qui récompensent la qualité des coups et la résilience mentale. Si elle trouve vite son rythme au Memorial Park, il ne serait pas surprenant de voir son nom grimper rapidement au classement.
Shauna Liu : des débuts canadiens à surveiller
Une autre histoire canadienne mérite également l’attention avec Shauna Liu, qui prendra le départ à titre d’amatrice pour ses débuts dans un championnat majeur.
Liu a obtenu une exemption de commanditaire, un signe important de la confiance placée en son potentiel, et fera ses premiers pas sur l’une des plus grandes scènes du golf féminin avec très peu de pression.
Pour le golf canadien, il ne s’agit pas simplement d’une participation ponctuelle. C’est un aperçu de la prochaine génération. Évoluer aux côtés de championnes majeures et de joueuses classées numéro un mondial offre une expérience inestimable, et il arrive parfois que ces débuts se transforment en performances révélatrices.
Une scène mondiale et un défi de taille
Le Championnat Chevron manque rarement de vedettes. Le groupe de 2026 comprend notamment Nelly Korda, Jeeno Thitikul et Lydia Ko, ce qui souligne la profondeur et la qualité de la compétition.
Ajoutez à cela la championne en titre Mao Saigo ainsi qu’un grand nombre de gagnantes récentes, et le constat est clair : pour aspirer aux honneurs cette semaine, il faudra afficher une forme de calibre mondial.
Pourquoi cette semaine est importante pour le Canada
Le Championnat Chevron donne souvent le ton pour l’ensemble des majeurs de la saison, et pour le Canada, il propose un double récit :
- Une vedette établie, Brooke Henderson, qui cherche à transformer des occasions en victoire;
- Une amatrice prometteuse, Shauna Liu, qui accumule de l’expérience sur la plus grande scène du golf.
L’une incarne la constance et les attentes. L’autre, le potentiel.
Et c’est précisément ce qui rend cette semaine si captivante.
Taylor, Conners et Weir portent les espoirs canadiens au Tournoi des Maîtres d’Augusta
AUGUSTA, Géorgie — Le Canada sera représenté par trois joueurs au Tournoi des Maîtres cette semaine, alors que Nick Taylor, Corey Conners et l’ancien champion Mike Weir sont tous prêts à s’élancer sur le parcours d’Augusta National.
Taylor, Conners et Weir figurent parmi un groupe de compétiteurs relevé réunissant des golfeurs des quatre coins du monde à l’occasion du premier tournoi majeur de la saison.
Originaire d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, Taylor jouera aux côtés des Américains Keegan Bradley et Ryan Gerard lors des deux premières rondes. Leur groupe prendra le départ jeudi à 9 h 31 (HAE) et vendredi à 12 h 44. Le meilleur résultat de Taylor au Tournoi des Maîtres demeure une 29e place à égalité, obtenue en 2020.
Conners, natif de Listowel, en Ontario, évoluera avec l’Anglais Harry Hall et l’Américain Michael Brennan. Ils amorceront leur tournoi jeudi à 12 h 44 et vendredi à 9 h 19. Conners a terminé à égalité au sixième rang à Augusta National à deux reprises (2020, 2022).
Champion du Tournoi des Maîtres en 2003, Mike Weir, de Brights Grove, en Ontario, jouera avec l’Américain Wyndham Clark et l’amateur argentin Mateo Pulcini. Leur heure de départ est prévue à 11 h 27 jeudi et à 8 h 02 vendredi. La victoire de Weir en 2003 demeure le meilleur résultat jamais enregistré par un Canadien au Tournoi des Maîtres.
Le Tournoi des Maîtres s’amorce jeudi au Augusta National Golf Club.
La Canadienne Shauna Liu termine au deuxième rang après prolongation au GolfJoy Women’s Open
GUANGLAN, Chine — L’amatrice canadienne Shauna Liu, de Maple, en Ontario, a pris le deuxième rang à l’issue d’une prolongation au GolfJoy Women’s Open, disputé samedi, échappant de justesse au titre après une solide ronde finale.
Âgée de 17 ans et membre d’Équipe Canada – NextGen de Golf Canada, Liu a remis une carte sans boguey de sept coups sous la normale (66) pour rejoindre la tête à −11 (205) aux côtés de la Chinoise Ren Yijia lors de l’épreuve du circuit CLPG Tour présentée sur le parcours Olazabal du Mission Hills Golf Club de Dongguan.
Ren a scellé la victoire dès le premier trou de prolongation en calant un oiselet à moins de huit pieds sur la normale 4 du 18e trou, après que la tentative de Liu, d’environ 20 pieds, ait glissé tout juste à côté.
Malgré la défaite en prolongation, Liu a livré une semaine remarquable lors de ses premiers pas sur le circuit CLPG Tour, restant en tête tout au long du tournoi et réalisant l’une des meilleures performances de la journée samedi.
« Dans l’ensemble, je crois que j’ai assez bien joué cette semaine, a déclaré Liu. Il y a certaines choses que j’aurais pu mieux faire et quelques roulés que j’aurais probablement pu réussir, mais ça fait partie du golf. »
Liu s’est hissée dans la course au titre sur le neuf de retour grâce à une séquence de cinq oiselets en sept trous amorcée au 9e. Elle a brièvement occupé le premier rang en solitaire après un oiselet au 15e trou (normale 5), avant que Ren ne réplique avec un oiselet à son tour. Les deux joueuses ont conclu le jeu réglementaire avec trois normales consécutives, forçant ainsi la tenue d’une prolongation.
« En prolongation, nous avions toutes les deux de très bonnes chances d’oiselet, a ajouté Liu. J’étais un peu plus loin et elle a réussi son coup, contrairement à moi. »
Ce résultat prolonge une excellente séquence pour Liu, championne canadienne junior féminine en titre, qui participera le mois prochain au Championnat Chevron, premier tournoi majeur de la saison de la LPGA. Elle s’est également engagée à poursuivre sa carrière universitaire à l’Université de la Californie à Los Angeles (UCLA).
La Thaïlandaise Onkanok Soisuwan et la Chinoise Sui Xiang ont partagé la troisième place à −6, à cinq coups des meneuses.
Le GolfJoy Women’s Open marquait le premier tournoi à champ complet de la saison 2026 du circuit CLPG Tour.
Sudarshan Yellamaraju à égalité au cinquième rang au Championnat THE PLAYERS
PONTE VEDRA BEACH, FL — Le parcours inhabituel de Sudarshan Yellamaraju vers le Circuit PGA TOUR a connu une nouvelle étape dimanche, lorsque la recrue canadienne a brillé au Championnat The Players.
Yellamaraju a remis une carte de 68 (‑4) lors de la dernière ronde au TPC Sawgrass, terminant à égalité à la cinquième place avec un score de -9, à quatre coups du vainqueur Cam Young.
C’est le premier top-10 en carrière sur le PGA TOUR pour le golfeur de 24 ans, ainsi que la meilleure performance d’une recrue dans ce tournoi depuis plus de dix ans. C’est également la meilleure performance canadienne au Players depuis la victoire de Stephen Ames en 2006.
Yellamaraju a déclaré que ce résultat avait confirmé sa confiance en sa capacité à rivaliser avec l’élite mondiale.
« Je sais que je peux me battre et être dans la course, et j’ai beaucoup de confiance en moi, mais la confiance alimentée par les résultats, c’est incomparable, a‑t‑il dit. Une fois que tu accomplis quelque chose, tu sais que tu peux le refaire — ou faire mieux. »
Pour son premier départ au tournoi, Yellamaraju est arrivé avec des attentes modestes, tout en ayant l’ambition de se placer en position de victoire.
« Comme recrue, tu sors simplement jouer et voir ce que tu peux faire, a-t-il expliqué. Je veux toujours gagner chaque tournoi, mais ce n’est pas réaliste. »
La ronde finale du Canadien a démarré en force. Il a inscrit trois oiselets à ses quatre premiers trous, puis un autre au 9e, une normale 5, pour jouer 32 (‑4) au premier neuf.
Un boguey au 12e trou, une normale 4, a ralenti son élan, mais il s’est ressaisi avec des oiselets aux 15e et 16e, avant de conclure par un boguey sur le redoutable trou final.
Jouer devant de nombreuses foules du dimanche au TPC Sawgrass constituait une autre nouveauté pour la recrue.
« C’était génial, a‑t‑il dit à propos du soutien des spectateurs. Hier, quand j’ai enchaîné les oiselets, la foule a commencé à m’encourager, ce qui m’a permis de rester motivé même quand j’ai commencé à être un peu fatigué. »
Ce solide résultat reflète aussi l’état d’esprit qui a marqué son ascension dans les rangs professionnels.
« Je ne suis pas quelqu’un qui abandonne, a‑t‑il dit. Je n’abandonne jamais. Je suis très résilient. »
Yellamaraju a attribué cette approche à sa capacité à gérer l’un des parcours les plus exigeants du PGA TOUR.
« Tout doit être vraiment solide sur ce parcours, a‑t‑il expliqué. Il faut bien frapper ses coups de départ, réussir ses coups d’approche, avoir un bon petit jeu et bien rouler la balle. »
Le Canadien a touché une bourse de 925 000 $ US, la plus importante de sa jeune carrière sur le PGA TOUR.
Corey Conners a été le deuxième meilleur Canadien au classement, terminant à égalité au 13e rang après une ronde finale de 74 — son troisième résultat consécutif dans le top 15 au Championnat THE PLAYERS.
Nick Taylor a joué 73 (+1) dimanche pour conclure à égalité au 42e rang, tandis que Taylor Pendrith a également joué 73 pour prendre la 46e place à égalité.
Richard T. Lee s’incline en prolongation après une remontée tardive au LIV Golf Singapour
SINGAPOUR — Richard T. Lee a offert l’une des performances les plus solides de sa carrière dimanche au LIV Golf Singapour, prenant la deuxième place à l’issue d’une prolongation dramatique au Sentosa Golf Club.
Le Canadien a remis une carte de 66 (‑5) lors de la ronde finale, effectuant une remontée fulgurante au classement grâce à des oiselets sur quatre de ses six derniers trous pour atteindre un cumulatif de ‑14 au tournoi. Cette poussée tardive lui a permis de forcer une prolongation avec Bryson DeChambeau.
Lee a eu l’occasion de prolonger le duel lors du premier trou supplémentaire, mais son roulé de deux pieds pour la normale a glissé à gauche de la coupe, laissant DeChambeau sceller la victoire avec une normale.
« C’était un court roulé et je voulais simplement le frapper solidement, et je l’ai frappé un peu trop fort, a expliqué Lee. Je pense que l’adrénaline a un peu embarqué. »
Malgré la défaite serrée, le résultat constitue un jalon important pour le golfeur de 35 ans. Lee repart avec 2,25 M$ US, la plus importante bourse de sa carrière.
Lee est également passé près d’entrer dans l’histoire en devenant le premier joueur invité — non affilié à une équipe du LIV Golf — à remporter un tournoi du circuit. Il s’est taillé une place dans la ligue financée par l’Arabie saoudite en remportant l’épreuve de qualification LIV Promotions.
L’Anglais Lee Westwood a pris le troisième rang après une ronde finale de 70, son meilleur résultat en compétition LIV Golf.
Jon Rahm a terminé cinquième, mettant fin à une séquence de cinq tournois consécutifs où il avait terminé au premier ou au deuxième rang.
Dans la compétition par équipes, les 4 Aces GC de Dustin Johnson ont décroché une deuxième victoire consécutive.
Alena Sharp, Peter Broome, Pat Bradley et Lee Trevino seront intronisés au Temple de la renommée du golf canadien
Le quatuor deviendra les 90e, 91e, 92e et 93e personnes intronisées à recevoir la plus haute distinction du golf au pays lors de la Journée du Temple de la renommée en mai
OAKVILLE, ON – Le Temple de la renommée du golf canadien a annoncé aujourd’hui que la golfeuse professionnelle Alena Sharp, le dirigeant de l’industrie mondiale du golf Peter Broome, ainsi que les anciens golfeurs professionnels Pat Bradley et Lee Trevino, seront intronisés en 2026.
Sharp sera intronisée dans la catégorie des Joueurs, Broome dans celle des Bâtisseurs, et Bradley et Trevino dans la nouvelle catégorie de l’International. Les quatre deviennent ainsi les 90e, 91e, 92e et 93e membres honorés par le Temple de la renommée du golf canadien.
« Le Comité de sélection du Temple de la renommée du golf canadien a le plaisir d’annoncer l’intronisation d’Alena Sharp, Peter Broome, Pat Bradley et Lee Trevino au Temple de la renommée du golf canadien, a déclaré Harry Brotchie, président du Comité de sélection. Les quatre candidatures ont reçu un appui unanime du Comité. Alena, Peter, Pat et Lee ont chacun apporté des contributions importantes au golf au Canada durant leur carrière et méritent pleinement cette distinction. »
Sharp, Broome, Bradley et Trevino seront officiellement intronisés lors de la cérémonie qui se tiendra en mai dans le cadre de la Journée du Temple de la renommée.
ALENA SHARP (Joueurs)
Hamilton, ON (résidente de Phoenix, Arizona)
Alena Sharp incarne le golf féminin canadien depuis plus de trois décennies.
Sa carrière a débuté au niveau amateur dans sa province natale, où elle a remporté quatre titres provinciaux en trois ans, dont le Championnat junior féminin de l’Ontario (1997, 1998), le Championnat junior féminin en parties par trous en 1998 et le Championnat amateur féminin de l’Ontario en 1999. La même année, elle a décroché son premier titre national en remportant le Championnat canadien junior féminin.
Sharp a poursuivi ses études à l’Université de l’État du Nouveau-Mexique, où elle a remporté le Tournoi sur invitation de l’État en 2002, ainsi que le Championnat de la conférence Big West en 2000 et les championnats de la conférence Sun Belt en 2001 et 2003 avec son équipe. En 2003, elle a reçu le prix Edith Cummings Munson, attribué chaque année à une golfeuse universitaire exemplaire pour ses performances sportives et ses résultats académiques.
Sharp est devenue professionnelle en 2003 et a cumulé des victoires sur le Circuit canadien féminin (deux titres), le Westcoast Ladies Tour (quatre titres) et le Cactus Tour (deux titres). Elle a également remporté à quatre reprises le Championnat féminin de la PGA du Canada (2004, 2011, 2012, 2023), un total qui la place au deuxième rang derrière la membre du Temple de la renommée Lorie Kane (cinq titres).
Depuis ses débuts sur le Circuit de la LPGA en 2005, Sharp a disputé 389 tournois sur le circuit, récoltant 16 résultats dans le top 10 et 68 dans le top 25. Elle a participé 20 fois à l’Omnium féminin CPKC, avec sa meilleure performance en 2016 où elle a terminé quatrième. Elle a également remporté deux titres sur le circuit Epson, en 2014 (Visit Mesa Gateway Classic) et en 2023 (Champions Fore Change Invitational).
Athlète engagée, Sharp a représenté le Canada à trois Jeux olympiques consécutifs — Rio 2016, Tokyo 2020 et Paris 2024 — aux côtés de Brooke Henderson. Elle a également remporté la médaille de bronze aux Jeux panaméricains de 2023 à Santiago, au Chili, et a représenté le Canada à la Coupe du monde féminine 2008 ainsi qu’au Championnat mondial amateur par équipes en 2000.
En 2025, elle a été intronisée au Temple de la renommée de Golf Ontario.
« Être intronisée au Temple de la renommée du golf canadien en 2026 est un immense honneur. Porter la feuille d’érable et représenter le Canada tout au long de ma carrière a toujours eu une signification profonde pour moi. Je partage réellement cet honneur avec ma famille, mes entraîneurs et tous ceux qui m’ont soutenue au fil des ans. C’est une reconnaissance que je chérirai toute ma vie. » – Alena Sharp
PETER BROOME (Bâtisseurs)
Montréal, QC (résident de Jupiter, Floride)
L’influence et les contributions exceptionnelles de Broome au monde du golf ont marqué toute sa vie.
Golfeur junior accompli au Club de golf Royal Montréal et au Mount Bruno Country Club, il a occupé des postes de professionnel adjoint dans sa ville natale.
C’est là que Broome a entrepris une carrière fructueuse dans l’industrie du golf, notamment pendant 30 ans à titre de cadre supérieur chez Acushnet, où il a occupé plusieurs fonctions. Plus récemment, il a occupé le poste de vice-président principal de la gestion de la marque Titleist et des relations industrielles chez Acushnet, un portefeuille qui comprenait la supervision des partenariats avec le PGA TOUR et les instances dirigeantes du sport. En outre, Broome a dirigé les opérations d’Acushnet au Canada et en Amérique latine, assurant la croissance continue de ce sport dans son pays et dans le monde entier.
Après cette carrière distinguée, Broome a été invité en 2024 à rejoindre le Conseil d’administration de Golf Canada en qualité d’administrateur. Il est actuellement coprésident du Conseil consultatif de l’industrie du golf et membre du Comité de rémunération.
En 2025, le dévouement de Broome pour le golf et son influence sur le sport ont été reconnus par plusieurs prix prestigieux. En novembre, Broome a été nommé membre honoraire de la PGA of America pour sa contribution exceptionnelle au golf et son soutien aux professionnels de la PGA of America. Il rejoint ainsi un groupe exclusif comprenant trois présidents américains, devenant la 13e personne à recevoir cet honneur dans l’histoire de la PGA.
De plus, Broome a eu l’honneur d’être le 10e lauréat du prix George Cumming décerné par la PGA du Canada et a également reçu le prix Héritage de la Fondation Golf Canada pour son engagement philanthropique en faveur du golf au Canada. Plus tôt cette année, il a été intronisé au Temple de la renommée du golf du Québec en tant que 45e membre.
En 2024, Broome a reçu un diagnostic de sclérose latérale amyotrophique (SLA). À la suite de ce diagnostic, lui et sa famille ont fondé l’ALS Bridge Foundation, qui vise à accélérer la recherche de traitements efficaces en soutenant les essais cliniques précoces et en facilitant l’accès au diagnostic pour les personnes atteintes de SLA au Canada et aux États-Unis.
« Ce moment suscite beaucoup d’émotions. Je suis sans voix. Ayant consacré ma vie au golf et admirant les membres du Temple de la renommée, je ne pensais jamais en faire partie. C’est au-delà d’un rêve… inimaginable. Être intronisé avec mon ami de toujours, Bob Vokey, rend l’honneur encore plus touchant. Je suis profondément ému par cet honneur et par le soutien extraordinaire de la communauté golfique. Dans ce sport, personne n’est un étranger — seulement un ami que l’on n’a pas encore rencontré. » – Peter Broome
PAT BRADLEY (International)
Westford, Massachusetts
Pat Bradley figure parmi les golfeuses les plus distinguées de l’histoire du Circuit de la LPGA.
Sa carrière comprend 31 victoires sur le Circuit de la LPGA, dont six titres majeurs. Elle fait partie des sept golfeuses ayant réussi le Grand Chelem de carrière sur le Circuit de la LPGA en 75 ans d’histoire. Trois de ses titres majeurs ont été remportés au Canada, à la Classique du Maurier, en 1980, puis en 1985 et 1986. Cet événement — aujourd’hui l’Omnium féminin CPKC — détenait le statut de tournoi majeur sur le Circuit de la LPGA de 1979 à 2000.
Bradley a remporté un second titre majeur en 1981 à l’Omnium féminin des États-Unis. En 1986, elle a connu une saison remarquable : en plus de défendre son titre canadien, elle a remporté le Nabisco Dinah Shore et le Championnat de la LPGA. Elle devenait alors la troisième femme seulement de l’histoire à décrocher trois titres majeurs en une saison, après Babe Zaharias (1950) et Mickey Wright (1961). Bradley a aussi été élue Joueuse de l’année de la LPGA et a reçu le trophée Vare en 1986, distinctions qu’elle a à nouveau méritées en 1991. Avec 31 victoires sur le Circuit de la LPGA, elle se hisse au 17e rang des plus grandes gagnantes de l’histoire du circuit.
Membre de l’équipe américaine de la Coupe Solheim à trois reprises (1990, 1992, 1996), elle a contribué aux victoires de 1990 et de 1996. Elle a également été capitaine de l’équipe américaine en 2000.
Bradley demeure la seule golfeuse de l’histoire à avoir remporté trois fois la Classique du Maurier lorsque celui-ci avait le statut de tournoi majeur. Elle est aussi l’une de deux joueuses à avoir défendu avec succès un titre au Championnat national ouvert du Canada, un exploit égalé seulement par Lydia Ko (2012–2013).
En 1991, Bradley a été intronisée au Temple de la renommée du golf mondial et au Temple de la renommée du Circuit de la LPGA.
« J’ai toujours pris plaisir à jouer au Canada, surtout parce que plusieurs de ses tournois étaient des majeurs sur le Circuit de la LPGA. Les légendes Sandra Post et Jocelyne Bourassa ont été pour moi une grande source d’inspiration. Ayant grandi au Massachusetts, les parcours où j’ai remporté des victoires — St. George’s Golf Club, Beaconsfield Golf Club et Board of Trade Country Club — évoquaient la nostalgie de chez moi. J’ai beaucoup apprécié mes années à jouer avec des Canadiennes comme Dawn Coe-Jones, Gail Graham et Lorie Kane. » – Pat Bradley
LEE TREVINO (International)
Dallas, Texas
Lee Trevino est l’une des figures les plus charismatiques et appréciées du monde du golf.
Sa carrière comprend 29 victoires sur le Circuit PGA TOUR, 29 victoires sur le Circuit des Champions de la PGA, ainsi que plusieurs titres internationaux. Trevino est six fois champion de tournois majeurs, ayant remporté l’Omnium des États-Unis (1968, 1971), l’Omnium britannique (1971, 1972) et le Championnat de la PGA (1974, 1984). Il a également remporté le prestigieux Players Championship en 1980. Sur le Circuit des Champions, il a ajouté quatre grands titres, dont l’Omnium sénior des États-Unis (1990), The Tradition (1992), et deux Championnats séniors de la PGA (1992, 1994).
Trevino marque un chapitre important dans sa carrière au Canada en remportant Championnat national ouvert du Canada (1971, 1977, 1979). Il est l’un des seuls trois joueurs à avoir réalisé cet exploit, avec Tommy Armour et Sam Snead. Ce trio se classe au deuxième rang de l’histoire, derrière Leo Diegel, qui a été quatre fois champion.
Sa victoire en 1971 à l’Omnium canadien s’inscrit dans une année historique au cours de laquelle Trevino a accompli le célèbre « Triple Crown », soit remporter l’Omnium canadien, l’Omnium des États-Unis et l’Omnium britannique au cours de la même saison. Depuis, seul Tiger Woods a répété cette performance (2000).
Trevino est également double champion du Championnat de la PGA du Canada, ayant remporté son premier titre en 1979 au National Golf Club, puis de nouveau en 1983 au Club de golf Royal Québec.
Trevino a également participé à six éditions de la Coupe Ryder pour les États-Unis, en remportant cinq victoires et en faisant match nul une fois. Il a été capitaine de l’équipe américaine en 1985. De plus, il a représenté les États-Unis lors de cinq Coupes du monde de golf, décrochant le titre individuel et par équipes en 1969, puis un autre titre par équipes en 1971.
Il a été intronisé au Temple de la renommée du golf mondial en 1981.
« Je suis honoré de recevoir cette reconnaissance du Temple de la renommée du golf canadien. Jouer au Canada a toujours été un plaisir, particulièrement grâce à mes nombreux amis canadiens, dont Moe Norman. » – Lee Trevino
Le Temple de la renommée du golf canadien honore les personnes remarquables œuvrant dans le domaine du golf au Canada, des athlètes amateurs et professionnels aux bâtisseurs, architectes de parcours et autres intervenants qui ont joué un rôle de premier plan dans l’évolution du golf au Canada. Sous la gouvernance de Golf Canada, le Temple de la renommée, le musée et la bibliothèque du golf canadien sont ouverts aux visiteurs, invités à y venir pour en apprendre davantage sur le golf et sur les membres intronisés. Pour de plus amples informations, visitez heritage.golfcanada.ca/fr/.
Golf Canada nomme Brian Newton directeur de tournoi de l’Omnium féminin CPKC
Oakville, ON — Golf Canada a le plaisir d’annoncer la nomination de Brian Newton au poste de directeur de tournoi de l’Omnium féminin CPKC.
À titre de directeur de tournoi, Newton assurera la planification, l’exécution et la gestion des relations avec les parties prenantes pour l’Omnium féminin CPKC. Il travaillera en collaboration avec le circuit de la LPGA, les partenaires corporatifs, les communautés hôtes et les équipes internes afin de soutenir la croissance continue et le succès du championnat national de golf féminin du Canada.
Newton possède une solide expérience en leadership opérationnel dans le domaine des championnats, ayant récemment été directeur des opérations des championnats professionnels chez Golf Canada. Pendant sept ans, période durant laquelle ces deux tournois ont connu une croissance exceptionnelle, il a dirigé tous les aspects opérationnels de l’Omnium féminin CPKC et de l’Omnium canadien RBC, en gérant les budgets, en pilotant les équipes opérationnelles nationales et en orchestrant des infrastructures événementielles complexes.
Résidant à Toronto, il a collaboré étroitement avec les principaux partenaires et intervenants des deux championnats nationaux ouverts du Canada, y compris les principaux commanditaires, les clubs hôtes, les entrepreneurs, les partenaires gouvernementaux, ainsi que les circuits de la LPGA et du PGA TOUR. Il a aussi conduit des négociations majeures avec les fournisseurs, préparé des appels d’offres pour les services de championnat, et soutenu l’intégration de programmes de commandites et d’hospitalité pour garantir une expérience exceptionnelle aux joueuses, spectateurs, bénévoles et partenaires corporatifs.
« Je suis ravi de prendre le rôle de directeur de tournoi de l’Omnium féminin CPKC. Le dynamisme du circuit LPGA et du golf féminin mondial est exceptionnel, et l’intérêt pour le Championnat national ouvert de golf du Canada n’a jamais été aussi élevé, a déclaré Newton. Participer à l’organisation et à la direction d’un événement sportif canadien de premier plan, rassemblant des athlètes de classe mondiale et des passionnés de golf, est très motivant. J’ai hâte de voir ce championnat historique continuer à s’affirmer sur la scène golfique internationale. »
Avant de rejoindre Golf Canada, Newton a occupé des postes de direction dans la gestion d’événements pour Hockey Canada, notamment lors du Championnat mondial junior 2019 de l’IIHF, ainsi qu’auprès de SportBox Entertainment Group, du complexe de golf Cabot Links et de l’Association canadienne de golf junior. Son parcours inclut l’organisation de championnats mondiaux de golf et de hockey, d’événements juniors nationaux et d’environnements haut de gamme centrés sur l’expérience des invités.
« Brian a joué un rôle déterminant dans la tenue des championnats nationaux ouverts du Canada, en dirigeant la planification et l’exécution opérationnelles qui soutiennent l’Omnium féminin CPKC et l’Omnium canadien RBC, a indiqué le chef de l’exploitation de Golf Canada, Garrett Ball. Sa connaissance approfondie de nos championnats, combinée à son expérience plus large en gestion d’événements, le positionne de manière exceptionnelle pour guider l’Omnium féminin CPKC dans son prochain chapitre. »
Newton succède à l’ancienne directrice de tournoi de l’Omnium féminin CPKC, Claire Welsh, qui quitte Golf Canada.
La communauté canadienne du golf pleure le décès de Stephen Ross, membre du Temple de la renommée du golf canadien
L’ancien directeur général de Golf Canada, reconnu mondialement comme l’une des plus grandes autorités en matière de Règles du golf, était un leader passionné de l’industrie dont les décennies de service ont contribué à façonner l’ère moderne du golf canadien.
Golf Canada et le Temple de la renommée du golf canadien sont profondément attristés par le décès soudain de Stephen Douglas Ross, de Dundas, en Ontario, intronisé en 2011 au Temple de la renommée du golf canadien et l’un des administrateurs les plus influents de l’histoire du golf canadien.
La communauté golfique présente ses sincères condoléances à l’épouse de Stephen, Janet, à ses quatre enfants, Stephanie (Dan), Andrew, Christopher (Stephanie) et Nicholas; à ses petits-enfants, Savannah, Scarlett, Samantha, Isaiah, Sadie, Skylee et Sienna; ainsi qu’à toute la famille Ross.
Un avis nécrologique avec les détails des funérailles sera communiqué ultérieurement, dès qu’il sera disponible.
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Chef de file respecté de l’industrie du golf, Stephen Ross a consacré plus de 30 ans de sa vie à l’Association royale de golf du Canada (aujourd’hui Golf Canada), aidant à façonner l’évolution du sport au Canada grâce à sa vision, à son intégrité et à son dévouement inégalé.
Né le 22 juin 1954 à Newmarket, en Ontario et diplômé de la Richard Ivey School of Business de l’Université Western Ontario, M. Ross a débuté sa carrière à l’ARGC en 1977 en tant que directeur adjoint des tournois amateurs. Il a ensuite été promu directeur des tournois amateurs de 1980 à 1988, avant d’être nommé directeur général de l’association en 1989, poste qu’il a occupé avec distinction pendant 18 ans, jusqu’en 2007.
Au cours de son mandat, M. Ross a guidé l’organisation à travers une période de croissance sans précédent et de transition majeure. Son leadership a joué un rôle déterminant dans le lancement d’initiatives et de programmes transformateurs, notamment le programme de golf junior Premiers élans, le programme de bourses d’études collégiales et universitaires de la Fondation de l’ARGC (aujourd’hui administré par la Fondation Golf Canada), le programme de haute performance de l’ARGC et l’importante expansion du Musée et Temple de la renommée du golf canadien. Il a en outre joué un rôle de premier plan lors de moments marquants de l’histoire du golf canadien, tels que la vente du Glen Abbey Golf Club en 1999 et la fusion avec la Canadian Ladies Golf Association en 2005.
M. Ross a également été un ardent défenseur des championnats nationaux et du golf amateur. Il a dirigé les célébrations du centenaire de l’ARGC et de l’Omnium canadien, contribué à préserver et à promouvoir l’Omnium canadien féminin et le Circuit féminin du Canada, mis sur pied l’ancien Omnium canadien sénior, négocié d’importants contrats de commandite, relancé le magazine Golf Canada, supervisé l’achat de l’ancien Centre de golf de l’ARGC à Calgary et organisé des évènements internationaux de premier plan comme la Coupe des quatre nations.
À l’échelle internationale, M. Ross s’est forgé une réputation comme l’un des plus grands experts mondiaux des Règles du golf. Il a siégé au Comité mixte des règles aux côtés de représentants du R&A et de l’USGA, officiant lors de nombreux championnats prestigieux, notamment l’Omnium britannique, le Masters, l’Omnium des États-Unis, le World Match Play, le Championnat des Joueurs, la Coupe des Présidents, l’Omnium d’Australie et l’Omnium canadien.
Il a introduit le système d’évaluation slope de l’USGA au Canada, mis en place les programmes de certification nationale aux Règles du golf et contribué à l’organisation du Championnat mondial amateur par équipes en 1992. Il a également siégé au comité d’élection du World Golf Hall of Fame.
En 2012, Stephen Ross a été intronisé au Temple de la renommée du golf de l’Ontario et en 2013, l’International Association of Golf Administrators (IAGA) lui a décerné son Prix pour services distingués.
Au moment de son décès, M. Ross était propriétaire exploitant avec sa famille de l’Oak Gables Golf Club and Learning Centre à Hamilton, en Ontario, poursuivant son engagement de longue date en faveur du développement du jeu de golf.
« L’influence de Stephen Ross sur le golf canadien est incommensurable. Il était un champion mondialement respecté de l’industrie golfique qui a transformé le paysage du golf canadien, a déclaré Laurence Applebaum, chef de la direction de Golf Canada. Son leadership, son intelligence et sa passion inébranlable ont rehaussé notre sport à tous les niveaux, des juniors aux professionnels, de la gouvernance nationale aux normes mondiales. Son héritage perdurera à travers les programmes qu’il a créés, les championnats qu’il a façonnés et les innombrables personnes qu’il a guidées et inspirées. »
Golf Canada et le Temple de la renommée du golf canadien présentent leurs sincères condoléances à la famille Ross, aux collègues de Stephen dans l’industrie et à toutes les personnes qui ont été touchées par sa vie et sa carrière remarquables.
Fondation de l’Hôpital pour enfants Stollery choisie en tant que partenaire caritatif de l’Open féminin CPKC 2026
Calgary, AB – Canadian Pacific Kansas City (CPKC) est fier d’annoncer que la Fondation des enfants de Stollery a été choisie comme partenaire caritatif principal de l’Open féminin CPKC 2026, qui se tiendra au Royal Mayfair Golf Club à Edmonton, en Alberta, du 19 au 23 août 2026.
« En collaboration avec la Fondation de l’Hôpital pour enfants Stollery, nous nous concentrons sur la collecte de fonds lors du CPKC Women’s Open de 2026 afin de faire progresser les soins cardiaques pour les enfants et les familles de notre province d’origine, l’Alberta, » a déclaré Keith Creel, président et chef de la direction de CPKC. « Le soutien à la santé cardiaque des enfants est un pilier central de notre initiative d’investissement communautaire, CPKC Has Heart. Cet été, alors que nous accueillons à Edmonton certains des golfeurs les plus talentueux au monde, nous sommes impatients de laisser un héritage qui fera une différence dans la vie des enfants qui en ont le plus besoin. »
L’objectif de CPKC en 2026 est d’amasser plus de 3,9 millions de dollars au profit de la Fondation de l’Hôpital pour enfants Stollery. Ces fonds essentiels appuieront le développement de leur programme mondialement reconnu de cardiologie pédiatrique en fournissant des équipements de pointe, notamment des appareils d’échocardiographie et des systèmes de neuromonitorage. De plus, des fonds serviront à financer des recherches de pointe par l’intermédiaire de l’Institut de recherche sur la santé des femmes et des enfants et à améliorer la formation spécialisée du personnel ainsi que les initiatives de sensibilisation auprès des familles. Ensemble, ce soutien fera une différence dans la vie des enfants qui ont besoin de soins cardiaques complexes pour les générations à venir.
« Nous sommes extrêmement reconnaissants à CPKC d’avoir choisi Edmonton et d’offrir un généreux soutien aux soins cardiaques à l’Hôpital pour enfants Stollery, » a déclaré Karen Faulkner, présidente-directrice générale de la Fondation de l’Hôpital pour enfants Stollery. « Leur engagement fera une réelle différence dans la vie des enfants et des familles confrontés à des problèmes cardiaques, ce qui nous aidera à élargir les services essentiels, à investir dans des technologies de pointe et à donner à chaque enfant les meilleures chances de vivre une vie longue et saine. »
« Le programme CPKC Has Heart a eu un impact extraordinaire dans toutes les communautés qui ont accueilli notre Championnat national féminin, et nous sommes ravis d’accueillir la Fondation de l’Hôpital pour enfants Stollery en tant que bénéficiaire de l’Open féminin CPKC 2026 », a déclaré Laurence Applebaum, chef de la direction de Golf Canada. «Le retour du CPKC Women’s Open au Royal Mayfair Golf Club et à la Ville des champions cet août s’annonce électrique. Les amateurs pourront voir les meilleurs joueurs du monde en action tout en contribuant à l’œuvre incroyable et qui change des vies de l’Hôpital pour enfants Stollery. »
Le partenaire caritatif communautaire du CPKC Women’s Open sera annoncé dans les semaines à venir.
La communauté golfique en deuil de Mario Brisebois
Le journaliste sportif, dont la carrière a été consacrée au rayonnement du sport et des athlètes québécois, laisse un héritage durable
Sherbrooke, QC — C’est avec une profonde tristesse que Golf Canada apprend le décès de Mario Brisebois, journaliste et chroniqueur, à la suite d’un courageux combat contre la maladie. Figure incontournable du journalisme sportif pendant 50 ans, Mario Brisebois a occupé une place centrale dans l’écosystème du sport au Québec. Par la portée de son travail et son engagement profond, il a exercé une influence réelle et durable dans les milieux du golf, du ski et du tennis, contribuant à leur reconnaissance et à leur essor. Il a consacré sa carrière à faire connaître le sport et à valoriser les athlètes.
Journaliste au Journal de Montréal pendant 36 ans, Mario Brisebois a également collaboré à la radio, notamment sur les ondes du 98,5 FM, ainsi qu’à la télévision comme commentateur à RDS. Son expertise reconnue a été sollicitée par plusieurs organisations sportives, dont Ski Québec, Tennis Canada et Golf Québec, en plus d’être un collaborateur de longue date de Golf Canada.
Originaire de Shawinigan, Mario Brisebois a développé très tôt une passion pour le golf. En 1973, il a accompagné Jocelyne Bourassa comme cadet lors de sa victoire historique au tournoi La Canadienne de la LPGA, disputé à Montréal. La championne a d’ailleurs souligné le rôle déterminant de son cadet dans cette victoire. Cette expérience marquante a profondément influencé le parcours de Mario et l’a mené vers sa carrière de journaliste.
Distinctions et honneurs
Dans l’univers du golf, Mario Brisebois faisait l’unanimité. Il s’y est imposé comme l’une des voix les plus informées et les plus respectées. Son engagement a été salué par son intronisation au Temple de la renommée du golf du Québec en 2018. Il a également reçu, en 2003, le Prix pour services distingués de Golf Canada, une distinction honorant une contribution exceptionnelle au sport. En 2005, il a contribué, en collaboration avec d’autres chroniqueurs, à la création du prix Pierre-Nadon. Ce prix est remis annuellement à la mémoire de son grand ami, afin de souligner l’apport d’une personne ayant marqué l’avancement du golf québécois.
Dans le milieu du ski, il a joué un rôle marquant par sa couverture soutenue des performances des athlètes de chez nous. Son travail a notamment été reconnu par la Fédération internationale de ski (FIS), qui lui a décerné le titre de chroniqueur par excellence.
En tennis, il a été nommé journaliste de l’année par Tennis Québec et intronisé au Panthéon de la renommée du tennis québécois, dans la catégorie des bâtisseurs, soulignant l’importance de sa contribution au développement et au rayonnement de ce sport.
Une empreinte humaine unique
Au-delà des mots et des articles qu’il aura signés, Mario Brisebois était avant tout un journaliste profondément humain. Il accordait une attention particulière à la relève québécoise, qu’il a suivie avec bienveillance au fil des années. Sa manière de raconter le sport allait bien au-delà des résultats : il savait donner du sens aux efforts, aux choix et aux sacrifices. Pour de nombreux athlètes, amateurs comme professionnels, il a été un allié discret et sincère.
Sa façon d’être et de travailler lui a valu l’estime de tous les milieux qu’il a côtoyés. Soucieux de reconnaître le talent des autres, il mettait en valeur ses pairs et a marqué la vie professionnelle de nombreux intervenants avec qui il a collaboré.
Fidèle à sa nature, Mario a fait preuve d’un grand courage dans son combat contre la maladie. Jusqu’à la fin, il a pu compter sur le soutien indéfectible de sa conjointe, Nicole, ainsi que de ses deux filles, Andréanne et Catherine. Il laisse également dans le deuil ses petits-enfants, Olivier, Sara Maude, William, Édouard et Henri, dont il était immensément fier.
La famille tient à remercier chaleureusement les équipes soignantes de l’Hôpital général juif de Montréal et du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke pour la qualité et l’humanité des soins prodigués.
Un événement commémoratif aura lieu dans les prochaines semaines afin d’honorer sa mémoire. La famille communiquera les détails sous peu.
Témoignages
Des personnalités l’ayant côtoyé de nombreuses années ont tenu à témoigner de l’impact qu’il a eu, tant sur leur parcours que sur leur milieu.
« Je considère Mario comme un véritable pionnier de l’essor du tennis au Québec depuis les années 1980. Il a développé le créneau de la couverture quotidienne du tennis, qui n’existait pas auparavant. Journaliste passionné, il s’intéressait aux athlètes québécois bien sûr, mais aussi aux travailleurs de l’ombre, administrateurs et bénévoles de partout au Québec. À titre tout à fait personnel, il a d’ailleurs joué un rôle important dans mon propre parcours, notamment en signant un article déterminant appuyant ma candidature pour succéder à Richard Legendre à la direction des Internationaux du Canada à Montréal, en 2001. »
Eugène Lapierre, directeur de l’Omnium de tennis de la Banque Nationale de Montréal de 2001 à 2022.
« Mario a toujours été un phare dans la tourmente de ma carrière sportive. Un homme réservé, à l’humilité déconcertante, mais d’une redoutable efficacité. Toujours de bons conseils, il était plus qu’un journaliste : c’était avant tout un ami qui m’éclairait dans les moments les plus sombres et qui me faisait rayonner dans les plus heureux. L’altruisme dans son sens le plus généreux. Il tolérait les honneurs, mais préférait être spectateur. Son sens de l’écoute lui permettait de tout savoir, mais son sens de l’amitié lui dictait ce qu’il devait filtrer. Il était une sorte de mentor, mais refusait l’appellation, beaucoup trop prétentieuse à son goût ! Le côtoyer fut un privilège. Ses lumières m’ont toujours guidé à bon port, tout comme de nombreux collègues en ski acrobatique, sport qu’il a largement contribué à faire connaître. Merci pour tout, Mario. »
Jean-Luc Brassard, champion olympique en ski acrobatique.
« J’ai eu l’immense privilège de compter sur son amitié et son mentorat pendant de nombreuses années. Véritable gentleman, Mario faisait preuve d’une grande gentillesse, d’une attention sincère et d’un remarquable sens du « gros bon sens ». Membre pleinement mérité du Temple de la renommée du golf du Québec, il a, tout au long de sa carrière, mis en valeur nos meilleurs talents. Son engagement infatigable a également contribué de façon significative au rayonnement du Fonds Héritage Jocelyne Bourassa, soutenant la formation des entraîneurs et l’octroi de bourses académiques à des golfeuses professionnelles. Il me manquera profondément. Repose en paix, cher Mario. »
Diane Dunlop-Hébert, ancienne présidente de Golf Canada et de Golf Québec, administratrice au Royal and Ancient Golf Club of St Andrews.
« Je viens de perdre un ami, un vrai! Il s’est battu avec un courage admirable contre ce foutu cancer, mais ce qui restera à jamais, ce n’est pas la maladie… c’est l’homme qu’il était. Même quand les mots devenaient difficiles à dire, il trouvait encore la force de les écrire. Nos échanges étaient remplis de bienveillance, de justesse, de respect. Il avait ce don rare de comprendre les gens, tous les gens, sans jugement, sans malice. Journaliste sportif respecté, il a tant donné au monde du golf et du sport au Québec. Il a aidé, encouragé, mis en lumière. Il a été le premier à croire en moi, à écrire sur moi alors que je faisais mes premiers pas comme animateur. Ce geste, je ne l’ai jamais oublié. Il respectait profondément les femmes dans le sport, reconnaissant leur place et leur contribution, et n’hésitait jamais à les mettre de l’avant. Il les admirait sincèrement. Il était reconnaissant, attentif, loyal. Il avait une mémoire du cœur. Pendant ma maladie, il a été là. Toujours. Pour moi, pour ma femme, qu’il aimait beaucoup et qui l’aimait tout autant. Mon ami Mario était un homme d’humanité. Un grand monsieur. Merci pour tout ce que tu as été, mon ami. Tu laisses une trace profonde, vraie, indélébile dans mon cœur ! Tu continueras de vivre dans nos souvenirs, nos rires et notre gratitude. Mario, tu me manques déjà tellement. Bon voyage. On se retrouvera. »
Ron Fournier, animateur de radio, journaliste et commentateur sportif.
« Un journaliste qui devient un ami pendant plus de 40 ans, c’est un journaliste qui fait plus qu’écrire. C’est un journaliste qui se donne, qui se dévoue, qui raconte, qui respecte, qui comprend et qui aime. C’est un journaliste et surtout, un homme d’exception. C’est notre Mario. C’est notre grand Mario Brisebois. Salut Mario B! »
Richard Legendre, ancien ministre responsable du Sport au Québec et figure influente du sport québécois
« Au fil de sa carrière, Mario a grandement contribué au développement et à la popularité du tennis, du golf et du ski. Il faisait l’unanimité : le rencontrer, c’était l’aimer. Toujours disponible pour recueillir la parole des athlètes, profondément respectueux de leur réalité, Mario était aussi un travailleur acharné, animé par une passion sincère pour le sport et les gens qui le font vivre. Aujourd’hui, je pleure un ami. »
Réjean Genois, ancien joueur de tennis professionnel et président de Tennis Québec pendant plus de trente ans.