Jeux olympiques PGA TOUR

La quête olympique des amis Mackenzie Hughes et Corey Conners

Mackenzie Hughes Corey Conners
Willingdon Cup winners Team Ontario. Mackenzie Hughes and Corey Conners 2012 Canadian Men's Amateur Championship

Ils ont joué ensemble au golf junior.

Puis étaient coéquipiers au collège.

Tous deux jouent sur le Circuit de la PGA.

Aujourd’hui, les voilà ensemble aux Olympiques.

Corey Conners et Mackenzie Hughes font leurs débuts olympiques à Tokyo, où le tournoi de golf masculin se disputera du 28 au 31 juillet au Kasumigaseki Country Club. Les deux Canadiens ont partagé de nombreuses escales au fil de leur carrière golfique, auxquelles s’ajoute maintenant leur passage aux Jeux olympiques d’été comme représentants du Canada.

« Ça va être extraordinaire, a déclaré Conners lors d’une entrevue sur Zoom à la veille des Jeux. Ni l’un ni l’autre, on n’aurait pensé un jour qu’on serait des Olympiens, ou même des champions du PGA TOUR, tout en continuant d’être de grands amis. C’est formidable. Dur à croire que c’est arrivé. »

Conners et Hughes sont nés à 114 kilomètres à peine de distance l’un de l’autre, le premier à Listowel et le second à Dundas, en Ontario. Ils se sont rencontrés au Listowel Golf Club à l’âge de 12 ans, lors d’un tournoi de golf junior.

Aujourd’hui, les deux golfeurs natifs de petites villes arborent les couleurs de leur pays aux Jeux olympiques de Tokyo : « Imaginez ces deux p’tits gars qui s’en vont aux Olympiques représenter le Canada… ça ne s’invente pas », s’exclame Hughes.

Tous deux ont connu du succès dans les rangs du golf junior. Hughes s’est inscrit à l’Université Kent State en 2008-09, et Conners l’y a rejoint deux ans plus tard. Guidés par l’entraîneur de golf universitaire Herb Page, Conners et Hughes ont propulsé leur équipe jusqu’à la huitième de finale des Championnats de la NCAA en 2012.

Conners a remporté le Championnat junior d’Ontario en 2010. Hughes a conquis deux titres consécutifs au Championnat canadien amateur en 2011 et 2012. En 2012, Conners et Hughes ont mérité leur inclusion au sein de la formation nationale junior du Canada sous la direction de l’entraîneur Derek Ingram. Au Championnat mondial de golf amateur par équipes en Turquie, Hughes, Conners et le Torontois Albin Choi se sont classés au sixième rang.

Hughes n’a pas tardé à inscrire sa première victoire professionnelle, à la Classique celtique du Cap Breton, sur le Circuit Mackenzie, en 2013. Trois ans plus tard, Hughes a récolté des titres, d’abord sur le circuit qui s’appelait alors le Web.com Tour (Championnat de bienfaisance Price Cutter), puis sur le Circuit de la PGA, alors qu’il remportait une prolongation à cinq lors de la Classique RSM.

Conners, entré dans les rangs professionnels en 2015, a remporté son premier titre du PGA TOUR à l’Omnium du Texas Valero en 2019. Cette victoire a non seulement qualifié le jeune Canadien pour une place au Tournoi des Maîtres de la semaine suivante, mais aussi pour des départs à de nombreux championnats majeurs au cours des deux dernières saisons.

On reconnaît facilement Conners et Hughes à ces tournois majeurs; les Canadiens au tableau de compétition se rassemblent souvent pour une photo de groupe durant une ronde d’exercice, ce qui dénote l’esprit de camaraderie qui unit les golfeurs, jeunes et vieux, du contingent canadien.

« On connaît bien la façon de jouer de chacun et on se sent à l’aise, les uns avec les autres, fait remarquer Conners. Autant le golf est un sport individuel, autant on s’encourage mutuellement. On essaie de s’entraider sur le circuit, semaine après semaine. »

Les championnats majeurs de 2021 ont donné l’occasion à Conners et Hughes de se mesurer aux meilleurs golfeurs de la planète. Aux quatre tournois majeurs du Circuit de la PGA, un Canadien a terminé dans le top 20, et à deux de ces compétitions, Conners et Hughes ont atteint le top 10. À l’Omnium des États-Unis 2021, Hughes s’est rendu jusque dans le groupe final du dimanche et Conners, lui, a atteint l’avant-dernier appariement de la ronde finale à l’Omnium britannique cet été.

Ces résultats illustrent tout le chemin parcouru par Conners et Hughes depuis leur arrivée chez les professionnels, ainsi que leur prédilection pour les grosses compétitions. Bien qu’ils soient tous deux des nouveaux venus aux Olympiques, ils ne sont pas étrangers aux défis que pose le jeu contre des étoiles du golf comme Jon Rahm, Collin Morikawa et Rory McIlroy.

Les Jeux olympiques auront la même allure pour eux. Comme aux tournois qui ont précédé, les spectateurs seront absents et de stricts protocoles sanitaires définiront le quotidien des athlètes olympiques en ces temps de pandémie de COVID-19.

Certains des meilleurs golfeurs du monde n’iront pas, toutefois, tel le no 1 mondial Dustin Johnson, en raison des restrictions, de la pandémie et du calendrier golfique très occupé. Mais pour Conners et Hughes, rater les Jeux n’a jamais été une option. Ils ont dit oui dès qu’on leur a proposé d’y participer, pas seulement pour l’honneur de représenter le Canada, mais aussi pour la chance très rare que cela leur donne de faire partie d’un tel évènement d’envergure mondiale.

« C’est tout un honneur, très spécial, de s’appeler “un Olympien”, et je suis particulièrement fier et très excité de représenter Équipe Canada, souligne Conners. Il n’a jamais été question de ne pas y aller, je voulais juste mériter ma place au sein de l’équipe. »

Il y a quatre ans, Graham DeLaet et David Hearn ont défendu les golfeurs masculins du Canada à Rio, clôturant 20e et 30e ex aequo respectivement. À voir la façon dont Conners et Hughes jouent à la veille de l’évènement et connaissant leur motivation, il ne fait aucun doute qu’une chance de monter sur le podium est à leur portée.

« On espère bien faire un peu mieux et remporter quelques médailles », conclut Hughes.

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PGA TOUR

Mackenzie Hughes se signale à l’Omnium britannique; Oosthuizen prend les commandes

SANDWICH, Royaume-Uni _ Jordan Spieth a réussi des coups roulés comme s’il était en 2017, mais Louis Oosthuizen a laissé de côté sa deuxième position au cours des deux derniers tournois majeurs pour prendre les commandes de l’Omnium britannique, jeudi.

Applaudi par la plus imposante foule permise depuis le début de la pandémie de coronavirus, Oosthuizen est parvenu à sauver la normale d’une fosse de sable d’allée sur le dernier trou pour signer une carte de 64 (moins-6).

Spieth suit à un coup derrière, à égalité avec son compatriote Brian Harman, après avoir excellé sur les verts du parcours du club de golf Royal St. George’s.

« Sur le terrain, dès le premier tertre de départ, on a l’impression de retrouver notre routine d’antan, comme c’était le cas auparavant, avant la COVID-19 », a déclaré Spieth, dont la séquence de quatre oiselets consécutifs au cours de sa ronde de 65 rappelait vaguement son parcours au Royal Birkdale il y a quatre ans, lorsqu’il avait soulevé le prestigieux ‘Claret Jug’.

Spieth n’avait pas triomphé depuis son titre au Royal Birkdale, mais il a mis un terme à cette disette en gagnant l’Omnium Valero du Texas, en avril.

Oosthuizen vient de terminer deuxième au Championnat de la PGA et

à l’Omnium des États-Unis _ et il pourra le faire de nouveau après avoir égalé la meilleure ronde initiale de l’histoire au Royal St. George’s. Christy O’Connor fils avait joué 64 en 1981.

Sa ronde n’avait toutefois pas commencé comme il l’espérait, avec sept normales de suite. Le Sud-Africain a cependant rebondi avec six oiselets sur les neuf trous suivants.

« J’ai appris au fil des ans en participant aux tournois majeurs que la patience est la clé », a dit Oosthuizen, qui n’a pas gagné de titre du Grand Chelem depuis sa victoire à l’Omnium britannique de 2010, à St. Andrews. Il a cependant fini deuxième à six reprises en tournois majeurs entre-temps.

Oosthuizen et Spieth se sont élancés en matinée, lorsque les conditions de jeu étaient plus favorables. Le Canadien Mackenzie Hughes a lui aussi profité de cette heure de départ.

Hughes, de Hamilton, en Ontario, a remis une carte de 66 (moins-4) sur le parcours du Royal St. George’s pour se retrouver tout près de la tête du tournoi. Celui qui a failli obtenir la victoire le mois dernier à Torrey Pines n’est toutefois pas le seul

à connaître du succès jusqu’ici.

Stewart Cink, le champion de l’Omnium britannique de 2009 à Turnberry, est en quintuple égalité en quatrième place avec Dylan Frittelli, Benjamin Hébert, Webb Simpson et Hughes.

Dix golfeurs, dont l’ancien champion de la PGA Collin Morikawa et le favori anglais Tommy Fleetwood, partagent quant à eux la neuvième position, à moins-3. Fleetwood pourrait devenir le premier Anglais à remporter ce tournoi depuis Nick Faldo, en 1992.

« Ça fait tellement longtemps qu’un Anglais n’a pas gagné l’Omnium britannique. J’aimerais bien être le prochain. Nous verrons », a exprimé Fleetwood.

Le favori, Dustin Johnson, a atteint 14 verts en coups recommandés et déclaré qu’il était satisfait de sa ronde de 68, suffisante pour une égalité en 15e position.

Le champion de l’Omnium des États-Unis, Jon Rahm, a connu des ennuis tout au long de sa ronde et s’est contenté d’un pointage de 71. Bryson DeChambeau a obtenu le même score après avoir passé l’essentiel de sa ronde dans l’herbe longue, le privant ainsi de sa puissance unique.

Shane Lowry, le champion en titre de l’Omnium britannique, a également joué 71 devant une foule limitée à 32 000 spectateurs au quotidien cette semaine. Aucun tournoi majeur depuis celui présenté au Royal Portrush, qui avait été remporté par Lowry en 2019, n’a accueilli autant d’amateurs de golf.

« C’était une journée très spéciale pour moi », a avoué Lowry.

Ce ne fut pas une partie de plaisir pour tout le monde. Les golfeurs qui ont pris le départ en après-midi ont fait face à de bonnes bourrasques et des conditions de jeu plus sèches.

Rory McIlroy a réussi un oiselet au dernier trou pour jouer 70, dans sa quête d’un premier titre majeur en sept ans. Justin Thomas a signé une carte de 72. Phil Mickelson a quant à lui bouclé le parcours en 80 coups et il s’agissait de sa pire première ronde en carrière à l’Omnium britannique.

Le Canadien Corey Conners a amorcé le tournoi avec une ronde de 68, se hissant à égalité au 19e échelon. Ses compatriotes Adam Hadwin et Richard T. Lee ont joué 75 et pointent à égalité en 137e place.

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Le summum du golfeur canadien

Mike Weir, Brooke Henderson, Corey Conners
De gauche à droite : Mike Weir, Brooke Henderson et Corey Conners (Photos fournies par Getty Images)

Si vous aviez à créer le golfeur parfait, du tertre au vert, en n’utilisant que les qualités des meilleurs golfeurs canadiens, lequel choisiriez-vous pour les coups de départ? Les habiletés de quel golfeur au coup roulé? Et la souplesse d’élan, duquel? En décomposant tous les éléments qui constituent le golfeur par excellence, voyons voir ce dont aurait l’air le golfeur/golfeuse suprême composé des meilleurs athlètes golfeurs du Canada.

Coup de départ

Pour ce qui est de claquer la balle à partir du tertre de départ, quelques noms s’imposent facilement. L’un de ceux auxquels on pense est Taylor Pendrith. Ce dernier est présentement l’un des plus gros cogneurs du Circuit Korn Ferry. Pour cette saison 2020-2021, il affiche une distance moyenne de 319,9 verges aux coups de départ. Pendrith se classe actuellement au quatrième rang des distances au départ du Circuit Korn Ferry, à un peu plus de 4 verges seulement du premier rang. En septembre 2020, Pendrith a fait ses débuts en tournoi majeur à l’Omnium des États-Unis, où il a terminé troisième pour la distance moyenne des coups de départ, parmi quelques-uns des meilleurs golfeurs au monde.

Il y a une dizaine d’années, Graham DeLaet a eu un impact similaire sur le Circuit de la PGA. Lors de sa première saison, en 2010, De Laet se classait sixième pour la distance de ses coups de départ avec une moyenne de 305,7 verges. De 2012 à 2017, il se classait régulièrement dans le top 40 de cette statistique. En 2013, DeLaet a claqué le quatrième plus long coup de départ du Circuit de la PGA cette saison-là, à 420 verges.

Et quand on parle d’excellence au coup de départ, le nom de Brooke Henderson est digne de mention. Depuis cinq saisons, elle se classe dans le top 25 des distances sur le Circuit de la LPGA. La saison dernière, elle a égalé son meilleur classement en carrière, au huitième rang, avec une distance moyenne de 266,784 verges aux coups de départ. Qui plus est, elle ne fait pas que bûcher la balle, sa précision mérite d’être soulignée : Henderson s’est classée 35e la saison dernière pour la précision de ses coups de départ. En ce moment, elle est au sixième rang des moyennes de distances, à 278,654 verges.

Un des meilleurs Canadiens à avoir joué au golf, Stan Leonard, a remporté trois titres sur le Circuit de la PGA et huit championnats de la PGA du Canada. À un certain moment, dans les années 1940, les coups de départ de Leonard étaient en moyenne de 275 à 280 verges, déjà, selon un article du magazine Maclean’s de 1948.

Jeu de fers

Sur le Circuit de la LPGA, Dawn Coe-Jones avait un jeu de fers enviable. De 1992 à 2000, elle terminait de façon presque routinière ses saisons dans le top 25 pour le pourcentage de verts atteints en coups réglementaires, et les deux saisons où elle ne s’est pas classée dans ce palmarès, elle était quand même dans le top 60 du Circuit de la LPGA.

Du côté du Circuit de la PGA, les coups de fer de Stephen Ames étaient aussi enviables. De 2004 à 2008, Ames clôturait régulièrement ses saisons dans le top 50 du Circuit de la PGA pour le nombre de coups gagnés à l’approche du vert. En 2004, il a également terminé 24e pour le pourcentage de verts atteints en coups réglementaires. Sur le Circuit des Champions de la PGA aussi, de 2015 à 2019, Ames s’est constamment inscrit dans le top 35 du circuit pour le nombre de verts en coups réglementaires. Lors de sa plus récente victoire, à la Principal Charity Classic du Circuit des Champions, le 6 juin, Ames a mené le peloton pour le pourcentage de verts atteints en coups réglementaires, avec 87,04 % – soit près de 4 % de mieux que Fred Couples, au second rang.

Avant Ames, il y avait Dave Barr. De 1987 à 1994, Barr était constamment dans le top 15 pour le pourcentage de verts en coups réglementaires sur le Circuit de la PGA. En1988, il s’est classé au deuxième rang avec une moyenne de 73,63 %, puis en 1989 et en 1992, il a terminé troisième.

L’une des meilleures golfeuses au Canada en ce moment, Alena Sharp, joue sur le Circuit de la LPGA depuis le milieu des années 2000 et a fait partie d’Équipe Canada aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Au fil de sa carrière, les pourcentages de verts atteints en coups réglementaires qu’a affichés Sharp étaient impressionnants. De 2007 à 2011, elle a terminé dans le top 50 des verts en coups réglementaires sur le Circuit de la LPGA et de 2007 à la dernière saison, Sharp ne s’est classée que trois fois hors du top 65 en fin de saison. Elle est maintenant 48e du circuit dans cette catégorie cette saison.

Ultimate Golfer diagram

Jeu d’approche

Cette liste des meilleurs golfeurs du Canada serait incomplète si Mike Weir n’y figurait pas. Faisant aujourd’hui bonne figure sur le Circuit des Champions de la PGA, il détient le meilleur pourcentage de sorties de fosses de sable parmi tous les joueurs, avec 67,44 %, et il se classe 15e au pourcentage des sauvetages, à 61,70 %. De 2005 à 2014, alors qu’il jouait sur le Circuit de la PGA, Weir s’est classé quatre fois dans le top 5 du pourcentage de sorties de fosses de sable. À deux reprises, il a été le meilleur du Circuit de la PGA au nombre de coups gagnés aux abords du vert : en 2005 avec une moyenne de .521 puis, cinq ans plus tard, avec une moyenne de .559.

Avec ses deux titres du Circuit de la PGA, Nick Taylor est l’un des meilleurs golfeurs du Canada. En 2017, il était classé 58e au nombre de coups gagnés aux abords du vert, 33e au pourcentage de sauvetages et 16e aux sauvetages à partir de l’herbe haute. En 2018, Taylor était dans le top 30 au pourcentage des sauvetages et sorties de fosses de sable, et la saison dernière, il se classait au 21e rang pour les sauvetages à partir de la bordure du vert.

Chez les golfeuses, avec ses quatre victoires sur le Circuit de la LPGA, Lorie Kane est dans le peloton de tête des athlètes de golf du Canada. Entre 1997 et 2005, elle affichait certaines des meilleures statistiques du circuit au chapitre des verts atteints en coups réglementaires, se maintenant constamment dans le top 25, dont un sixième rang en 2001. En outre, de 1997 à 2011, Kane présentait d’extraordinaires statistiques de sorties de fosses de sable, se classant six fois dans le top 25, et en 2011, elle était deuxième avec 63,33 %.

Coups roulés

Sandra Post est parmi les athlètes de golf les plus légendaires du Canada. Elle fut la première golfeuse canadienne à jouer sur le Circuit de la LPGA où elle a conquis huit titres. Dans un article publié en 1968 par le magazine Maclean’s, Post affirmait que les coups roulés étaient le meilleur élément de son jeu.

Sur le Circuit de la PGA, Mackenzie Hughes se démarque par ses excellents coups roulés. En 2020, il a terminé la saison au huitième rang pour le nombre de coups gagnés sur le vert, avec une moyenne de .681, et présentait la neuvième meilleure moyenne d’ensemble aux coups roulés, avec 1.566. En 2019, Hughes a calé le plus long coup roulé de la saison lorsque sa balle a trouvé le fond de la coupe à 85 pi., 8 po. L’année précédente, il avait réussi le 16e plus long coup roulé et en 2020, il s’est classé 20e. Il se classe maintenant au troisième rang de ceux qui ont réussi à éviter le triple roulé, avec seulement 19 coupes en trois roulés ou plus pour 70 rondes de golf.

Adam Hadwin est un autre golfeur à qui l’on songe quand il est question de coups roulés. En 2016, il était l’un des maîtres des verts du Circuit de la PGA. Hadwin se classait 11e en coups gagnés sur le vert, cinquième en moyenne de coups roulés, 25e au pourcentage de trous calés en un roulé et 12e à l’évitement des trois coups roulés. En 2017, il était au 26e rang des coups gagnés sur le vert et 11e au pourcentage de trous calés en un roulé.

Précision

Moe Norman est une véritable légende du monde golfique. Reconnu pour son élan inimitable, il se démarquait par une précision des tirs dont on parle encore aujourd’hui, près de 70 ans après son premier tournoi sur le Circuit de la PGA.

George Knudson, une autre légende du golf, a conquis le nombre extraordinaire de huit titres sur le Circuit de la PGA. Et aussi, comme Norman, Knudson était reconnu pour son élan incroyable qui jouait un rôle essentiel dans la précision de ses coups.

Actuellement, Corey Conners est l’un des meilleurs golfeurs canadiens sur le Circuit de la PGA et une bonne part de son succès tient à sa précision. En 2020, il s’est classé 20e au pourcentage de précision des coups de départ et sixième au pourcentage des verts atteints en coups réglementaires. En 2019, il était au 42e rang des pourcentages de précision des coups de départ et premier au pourcentage des verts atteints en coups réglementaires. Cette saison-là, lorsqu’il ratait sa cible, ce n’était pas de très loin : il se classait quatrième en distance à partir de la lisière de l’allée avec une moyenne de 19 pi. 8 po. En ce moment, il est classé 10e au pourcentage de verts en coups réglementaires, avec 69,71 %.

Forte de ses deux victoires sur le Circuit de la LPGA, Gail Graham était une des meilleures golfeuses du Canada. Lors de ses victoires de 1995 et 1997, sa précision était toujours enviée. De 1992 à 1997, Graham se classait régulièrement dans le top 60 du Circuit de la LPGA au chapitre de la précision des coups de départ. En 1996, elle était même 21e.

Alors, qui choisiriez-vous pour incarner le summum du golfeur – ou de la golfeuse – au Canada?

PGA TOUR

Le Canadien Corey Conners prend les commandes du Championnat de la PGA

KIAWAH ISLAND, SOUTH CAROLINA - MAY 20: Corey Conners of Canada plays his shot from the seventh tee during the first round of the 2021 PGA Championship at Kiawah Island Resort's Ocean Course on May 20, 2021 in Kiawah Island, South Carolina. (Photo by Patrick Smith/Getty Images)

KIAWAH ISLAND, S.C. – À travers le vent sur l’île de Kiawah, il y avait un semblant de simplicité dans la façon dont le Canadien Corey Conners a joué sur le parcours Ocean, jeudi.

Conners a réussi un oiselet sur toutes les normales-5 et il a ramené une carte de 67 (moins-5) pour se donner une avance de deux coups au sommet du Championnat de la PGA.

Sa carte laisse croire que c’était une petite marche sur la plage. Ça ne ressemblait pas à ça.

« Je dirais que c’est impossible de ne pas être stressé sur ce parcours, a déclaré Conners. Tu ne peux pas te laisser aller sur un trou. C’est très demandant. J’ai été chanceux de connaître une bonne journée. J’ai rendu ça le moins stressant possible. »

Avec un vent de face pour ses cinq derniers trous, le Canadien de 29 ans a réussi à retrancher deux coups à la normale. Il a notamment réussi un oiselet grâce à un long coup roulé d’une distance de 55 pieds.

Conners mène par deux coups devant six joueurs, dont l’Américain Brooks Koepka, qui a amorcé sa journée avec un double boguey.

Cameron Davis, Keegan Bradley, Viktor Hovland, Aaron Wise et Sam Horsfield ont également signé une carte de 69.

Seulement sept golfeurs ont joué sous la barre de 70, ce qui constitue le plus bas total lors de la première ronde du Championnat de la PGA depuis 2002, à Hazeltine.

« Je savais dans ma préparation qu’il serait possible d’avoir une bonne ronde et de retrancher cinq ou six coups à la normale, a mentionné Conners. J’ai commencé la journée en me disant que je pourrais le faire. »

Personne n’a eu autant besoin de retrancher des coups que Koepka. Dès son premier trou dans ce tournoi majeur, il a envoyé son coup de départ hors de l’allée. Koepka a inscrit un double boguey et la partie la plus difficile du parcours Ocean n’était même pas encore arrivée.

Mais on parle ici d’un tournoi majeur et de Koepka. Il est à son meilleur dans ces situations. L’Américain a réussi six oiselets par la suite pour grimper en deuxième position.

« Tu ne peux pas commettre ces erreurs si tu veux gagner. Je dois être plus concentré, a dit Koepka, qui n’a pris part qu’à deux tournois au cours des trois derniers mois. Je ne sais pas si c’est parce que je n’avais pas beaucoup joué, mais c’était simplement stupide. J’ai pu me ressaisir au moins. »

Le vétéran gaucher Phil Mickelson s’est lui aussi ressaisi. Il avait commis quatre bogueys à ses six premiers trous, mais il n’a enregistré que des oiselets et des normales pour remettre une carte de 70.

Le champion en titre du tournoi, Collin Morikawa, et l’ancien champion de l’Omnium des États-Unis Gary Woodland affichent également un pointage cumulatif de moins-2.

Dustin Johnson, le meilleur joueur au monde, a quant à lui éprouvé plusieurs difficultés. Il n’a réussi qu’un seul oiselet et il a commis deux doubles bogueys, dont le dernier au 18e fanion.

Johnson a joué 76 et il pourrait rater les rondes du week-end lors de deux tournois majeurs consécutifs au cours d’une même année pour une première fois en carrière.

Rory McIlroy, qui revient d’une victoire à Quail Hollow il y a deux semaines, a envoyé son premier coup de départ dans l’eau. Il s’en est sorti avec un boguey, mais sa ronde ne s’est pas améliorée. McIlroy a bouclé le parcours en 75 coups et il a connu son pire départ en carrière au Championnat de la PGA.

Mackenzie Hughes (75) et Adam Hadwin (77) sont les deux autres Canadiens à prendre part à ce tournoi. Ils pointent respectivement aux 77e et 110e échelons.

Omnium canadien RBC PGA TOUR

Le St. George’s Golf and Country Club accueillera l’Omnium canadien RBC en 2022

TORONTO – Golf Canada et le commanditaire principal RBC ont confirmé que les membres du St. George’s Golf and Country Club de Toronto appuient fortement l’organisation de l’Omnium canadien RBC de 2022, et que le club de golf Islington, situé à proximité, servira de centre d’entraînement officiel pour le tournoi.

St. George’s et Islington se réengagent pour l’Omnium canadien RBC de 2022 après deux années d’annulations dues aux restrictions gouvernementales et de déplacements internationaux liées à la pandémie de la COVID-19. L’Omnium canadien RBC de 2021 devait avoir lieu du 7 au 13 juin.

« Je suis vraiment ravi que les clubs St. George’s Golf and Country Club et Islington Golf Club se joignent à nous pour accueillir l’Omnium canadien RBC de 2022, » a déclaré Laurence Applebaum, chef de la direction de Golf Canada. « Nous nous réjouissons déjà du retour du PGA TOUR au Canada et nous sommes extrêmement reconnaissants que les deux clubs, y compris leurs membres respectifs et notre comité hôte bénévole, continuent leur travail acharné pour célébrer le retour de l’Omnium canadien RBC. Avec nos partenaires de la RBC et du PGA TOUR, nous invitons les deux clubs à faire partie de ce qui sera certainement un moment mémorable dans l’histoire golf canadien. »

« RBC est fière d’être le commanditaire principal du Championnat national ouvert du Canada, l’un des plus anciens événements du calendrier du PGA TOUR, qui a toujours souligné l’importance du golf pour les Canadiens, » a déclaré Mary DePaoli, vice-présidente et directrice en chef du marketing, RBC. « Nous sommes impatients d’accueillir à nouveau le champion en titre Rory McIlroy, nos golfeurs de l’Équipe RBC, et d’inspirer la prochaine génération de talents du golf à l’occasion de l’Omnium canadien RBC de 2022. »

Le St. George’s Golf and Country Club a déjà accueilli l’Omnium canadien RBC à cinq reprises, pour une première fois en 1933 et plus récemment en 2010.

« Nous sommes fiers de poursuivre sur la voie à laquelle le club et nos membres se sont consacrés pour 2020, » a déclaré Mark Teskey, président du tournoi de l’Omnium canadien RBC. « Avec plus de 200 membres bénévoles ayant consacré d’innombrables heures et de nombreuses autres personnes apportant leur soutien de manière importante, nous sommes emballés à l’idée de poursuivre ces efforts pour faire du 111e Omnium canadien RBC un énorme succès. » 

« L’Islington Golf Club est très heureux de s’associer à Golf Canada et à St. George’s pour offrir une expérience fantastique aux joueurs, aux bénévoles et aux fervents de golf canadiens lors de l’Omnium canadien RBC, » a déclaré Chris Tortorice, coprésident du tournoi. « Nous sommes très enthousiastes à l’idée d’accueillir à nouveau le PGA TOUR à Toronto en 2022. »

S’inscrivant dans le cadre de la saison régulière de la Coupe FedEx et présenté par Golf Canada depuis plus d’un siècle, l’Omnium canadien RBC fournit aux meilleurs golfeurs canadiens la chance de se mesurer à l’élite mondiale tout en laissant un legs durable dans la communauté qui accueille le tournoi. Créé en 1904, le championnat national ouvert du Canada est le troisième plus ancien omnium national du monde, derrière l’Omnium britannique et l’Omnium des États-Unis. RBC, Audi, Acushnet, Steam Whistle, Hilton, Levelwear, Sargeant Farms, Coca-Cola et le Gouvernement de l’Ontario et le Gouvernement du Canada sont fiers commanditaires de l’Omnium canadien RBC. L’Omnium canadien RBC appuie fièrement la Fondation Golf Canada, partenaire officiel de bienfaisance du tournoi.