PGA du Canada

Un siècle de souvenirs

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Gord de Laat (second from left) engaged with many golf icons during his career, including Sam Snead (far right), winner of 82 PGA Tour events.
Mise à jour: Gordon de Laat est décédé à l’âge de 100 ans en novembre 2017

L’aîné des professionnels de golf du Canada, Gordon de Laat, a 100 ans cette année, un jalon aussi remarquable que les légendes qu’il a côtoyées.

Lentement mais sûrement, à force de travail assidu, le jeune immigrant a grimpé les échelons du club. Il a appris le jeu, puis les règles, et comment se conduire avec dignité en tout temps.Le 1er juillet est une date historique, non seulement pour le Canada, mais aussi pour Gordon de Laat. C’est en effet ce jour-là, en 1927, que le garçon de 10 ans d’origine hollandaise s’est pointé au Lambton Golf and Country Club de Toronto dans l’espoir d’y gagner quelques sous. Les 20 cents qu’il ramena à la maison furent son premier salaire au golf, pour avoir porté le sac d’un membre sur neuf trous, tous les autres enfants étant partis célébrer le 60e anniversaire de la Confédération.

À l’approche de son centième anniversaire, le 11 avril, l’aîné des professionnels de golf au Canada incarne toujours ces mêmes qualités. Amical et courtois, il ne se fait pas prier pour régaler ses interlocuteurs d’anecdotes, et il en a à profusion.

Il se souvient de ses journées passées à récupérer les balles de George S. Lyon sur le terrain d’exercice de Lambton; de sa rencontre avec Bobby Jones au Peachtree Golf Club d’Atlanta; d’avoir regardé Ben Hogan claquer des balles pendant une heure et demie en 1960; d’avoir joué avec Sam Snead, avec Bob Hope et tant d’autres personnages emblématiques qu’il a côtoyés au fil des ans.

Et pas seulement au golf. De Laat a aussi patiné aux entraînements des Maple Leafs de Toronto pendant quelques années, jouant aux côtés de Punch Imlach et Stafford Smythe, et a fait partie en 1943 de l’équipe de championnat de l’Aurora Army au sein de l’Ontario Hockey Association. À 5 pieds 7 pouces, l’ailier droit de 145 livres s’avérait un tireur rapide. Meilleur buteur de l’équipe pendant quatre saisons, il a déjà compté neuf buts en un match.

Mais le golf a toujours été sa vértable passion. Écoutant attentivement les professionnels du club recrutés en Écosse à l’époque, il a absorbé tout ce qu’ils disaient. « Ils nous enseignaient le jeu et n’entendaient pas à rire, raconte de Laat. “Fais ça comme ça ou va-t-en!” »

Ayant gradué de cadet B à cadet A grâce à son empressement et à sa ténacité, le jeune homme devient le protégé du pro en titre de Lambton, Willie Lamb. Élève de Percy Barrett, lui-même formé par Harry Vardon, Lamb apprend à de Laat tous les secrets de l’entretien des bâtons et de l’enseignement du golf. Si bien que celui-ci est nommé adjoint junior de Lamb et continue d’améliorer son jeu.

Plus ancien membre actif de la PGA du Canada, De Laat n’avait pas le talent inné de ses homologues, mais il n’a jamais cessé de s’exercer, ce qui lui a permis de maîtriser un jeu court exceptionnel et créatif. C’est ainsi qu’il remporte le championnat des pros adjoints de la région de Toronto en 1938, puis obtient une place au premier de ses 15 Omniums canadiens en 1941.

Décidé à tracer sa propre voie, de Laat quitte Lambton peu après. Il fait un bref stage d’adjoint au Lakeview Golf Club avant de s’éloigner de l’industrie golfique durant la Seconde Guerre mondiale. Le Championnat en partie par trous du Trophée Millar 1944 marque un point tournant de sa carrière.

Rassemblant toutes ses économies pour s’inscrire, de Laat est le moins coté des concurrents, et de loin. Pourtant, il défait un à un les meilleurs joueurs qu’il affronte, ce qui lui vaut le surnom de « Tueur de géants », jusqu’à la finale qu’il perd 6 et 4 contre son ami Bill Kerr.

Cette course au Trophée Millar le fait remarquer et on lui offre le poste de professionnel en titre au Pine Point Golf Club. Il y travaillera trois saisons. En 1948, le Weston Golf and Country Club voisin lui demande de remplacer le pro en titre Bob Burns décédé. C’est là que de Laat poursuivra sa carrière de professionnel pendant 30 ans.

De Laat s’avère le pro de club par excellence, toujours respectueux du sport et des membres. Ce qui lui vaut de nombreux amis, comme Arnold Palmer, gagnant de l’Omnium canadien 1955 à Weston, et Charlie Sifford, premier Afro-Américain sur le Circuit de la PGA. De Laat est assez bon pour jouer avec eux, mais il n’atteint pas tout à fait la distance qu’il faut pour accéder au circuit et les battre.

Gord da Laat (second from left) engaged with many golf icons during his career, including Sam Snead (far right), winner of 82 PGA TOUR events

Gordon de Laat (2e à g.) a côtoyé plusieurs icônes du golf pendant sa longue carrière, dont Sam Snead (1er à dr.), vainqueur de 82 tournois sur le Circuit de la PGA.

Il a d’autres projets en tête, cependant : il rêve d’établir son propre club. Enfin, 23 ans après avoir versé un acompte de 15 000 $ pour un terrain à Caledon, Ontario – le lundi suivant la finale de l’Omnium 1955 où il a joué les quatre rondes –, le pro de club vétéran fonde le Mayfield Golf Club en 1978.

« J’avais neuf enfants et il fallait que je les tienne occupés, alors on a construit un parcours de golf, dit-il en riant. On a commencé le 1er avril, travaillant en équipes avec l’aide des fermiers du coin. On a remué la terre et aménagé un neuf trous dès la première année. »

Enfant d’immigrants démunis, de Laat n’avait pas accès au golf. Le club Mayfield, qui s’est agrandi à 27 trous en 2007, il l’a toujours destiné à un usage public.

Trois de ses fils – Christopher, Gregory et Paul – se chargent maintenant du quotidien de l’entreprise familiale, mais leur papa aime encore socialiser au pavillon et il assiste parfois aux réunions de gestion… quand il n’est pas à s’exercer sur le terrain.

Ses enfants disent qu’il n’a jamais cessé de bouger et de se tenir occupé, ce qui l’a sans doute aidé à rester en si bonne santé. Ce n’est qu’un de ses nombreux accomplissements depuis son arrivée au quai 21 du port de Halifax en 1924.

Gordon de Laat a donné près de 90 ans de service au golf dans ce pays. Quand on lui demande ce que le golf et le Canada lui ont donné, il répond simplement : « Un mode de vie. »


Spring_2017_Cover_FRCet article a été publié dans l’édition de avril 2017 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image à la gauche.

L’Ordre du mérite du golf canadien fait peau neuve

Order of Merit
(Golf Canada)

Pour être fiable, tout classement de golf doit être basé sur le mérite. Et pour mesurer précisément la stabilité d’une performance, il faut tenir compte non seulement des résultats de l’athlète, mais aussi du calibre des tournois auxquels il participe au fil d’une saison.

C’est dans cet esprit que l’Ordre du mérite du golf canadien sera revu de fond en comble à compter de 2017. Golf Canada a remanié le système national de classement pour augmenter l’exactitude des classements servant à évaluer la performance d’un joueur, et ce, à tous les niveaux de compétition.

En plus de rendre plus exacts les ordres du mérite amateurs et juniors du Canada, le système d’évaluation s’alignera davantage sur le classement mondial amateur du R&A, le WAGR (World Amateur Golf Rankings). Selon les critères d’évaluation du nouveau système, les points seront attribués en tenant compte du calibre du tournoi et du nombre de participants.

L’Ordre du mérite a été testé dans un environnement bêta au cours de l’été 2016. Le but était de déterminer dans quelle mesure les changements proposés auraient un impact sur les classements; d’identifier et de corriger les imperfections apparentes du système proposé; et, enfin, de s’assurer que les modifications étaient équitables pour tous les compétiteurs, qu’ils viennent d’une province grande, moyenne ou petite.

La révision de l’Ordre du mérite a été confiée à un comité formé de représentants de Golf Canada et des associations provinciales de golf, ainsi que de Doug Roxburgh et Mary Ann Hayward, deux membres du Temple de la renommée du golf canadien pour qui le golf amateur de haute performance n’a pas de secret. Les recommandations finales du Comité de révision de l’Ordre du mérite ont été soumises aux associations provinciales qui les ont approuvées avant le début de la saison 2017 des compétitions.

« Les modifications apportées aux divers ordres nationaux du mérite ont fait l’objet d’un examen approfondi », a déclaré Dave Stockton, directeur des programmes de sport à Golf Canada. « Le test bêta de l’été dernier a été très utile en ce qu’il nous a forcés à ajuster les critères d’évaluation. L’important, c’est que l’Ordre du mérite donne une mesure exacte de la performance d’un joueur, et nous pensons y être parvenus. »

Parmi les modifications, mentionnons la révision des listes de tournois pour les compétitions juniors et amateurs, basée sur le calibre du tournoi et la qualité du tableau, ainsi qu’une réduction du nombre de tournois comptant pour les ordres du mérite (de 12 à 10 pour les deux ordres du mérite amateurs et de 12 à 8 pour les deux ordres du mérite juniors). De plus, l’attribution des points comportera des paliers basés sur le nombre de participants. Ces paliers seront au nombre de sept, depuis les tournois à 10 participants ou moins jusqu’à ceux à 81 participants ou plus. De même, aucun tournoi junior ne comptera dorénavant pour les ordres du mérite amateurs masculin et féminin du Canada, peu importe le classement WAGR.

D’ajouter Stockton : « La réduction du nombre de tournois comptant au classement et l’attribution des points par paliers forceront les joueurs à choisir les tournois les plus appropriés à leur âge et à leur stade de développement. À l’évidence, plus les tournois seront importants, plus le nombre de points à l’enjeu sera élevé. En outre, le fait que les tournois juniors soient exclus des ordres du mérite amateurs éliminera l’avantage apparent qu’avaient certains compétiteurs juniors qui pouvaient accumuler des points dans l’un et l’autre ordre de mérite.

En 2016, Jared du Toit (Kimberley, C.-B.) et Maddie Szeryk (London, ON) ont respectivement dominé les ordres du mérite amateurs masculin et féminin. De leur côté, A.J. Ewart (Coquitlam, C.-B.) et Mary Parsons (Delta, C.-B.) terminaient en tête des ordres du mérite juniors Premiers élans, commandité par Acura, chez les garçons et les filles respectivement.

Veuillez cliquer ici pour accéder au lien de l’Ordre du mérite du golf canadien 2017.


RÉSUMÉ DES MODIFICATIONS POUR 2017

Golf amateur

Joey Savoie brille au pays de P.K.

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Joey Savoie (Saint Leo University Atheltics)

Un athlète du Québec a entrepris le mois d’avril dans les honneurs au Tennessee et il ne s’agit pas de P.K. Subban.

Il s’agit plutôt que Joey Savoie qui, depuis ses débuts dans le golf, a remporté les championnats juvénile, junior et amateur du Québec. Maintenant porte-couleurs de l’Université Middle Tennessee, il est installé tout près de Nashville.

Cette semaine, Savoie a été nommé joueur de la semaine pour l’ensemble de la conférence C-USA. Une carte finale de 66 lui a permis de terminer à -9 au cumulatif des 54 trous du tournoi Mason-Rudolph, joué à Franklin, au Tennessee. Ses sept oiselets lors de la dernière sortie lui ont valu le troisième rang au final.

Dix joueurs faisant partie du top 100 mondial étaient présents et un seul a mieux fait que la fierté de Saint-Jean-sur-Richelieu et du club Pinegrove.

« Joey a définitivement montré à quel niveau se situe son jeu », l’a complimenté Brennan Webb, son entraîneur-chef avec les Blue Raiders.

Cette fois, Sergio a laissé parler ses bâtons

Sergio Garcia
Sergio Garcia (Andrew Redington/Getty Images)

J’exagère à peine quand je dis qu’au fil des ans j’ai choisi au moins 1 542 fois l’Espagnol Sergio Garcia parmi mes favoris pour remporter un tournoi du grand chelem. Malgré l’énormité du chiffre, j’exagère à peine. Puis, au moment où l’on s’y attendait le moins, le voilà champion du Tournoi des Maîtres. Olé!

Enfin, « El Nino » va cesser de porter l’étiquette d’être le meilleur golfeur au monde à n’avoir jamais gagné un titre majeur.

Dans tous les mérites qui lui reviennent au lendemain de cette bataille épique avec Justin Rose au Augusta National, celui qui devrait le plus lui revenir est d’avoir su, à 37 ans, continuer de s’accrocher à son rêve.

On ne termine pas 22 fois dans le top 10 dans les rendez-vous majeurs et on n’est pas un pilier de l’équipe Europe en Coupe Ryder sans appartenir à l’élite. Mais admettez quand même que Sergio avait pris une sérieuse option sur le titre de « champion dans l’art de se planter », comme le montre sa fiche de 0-73 dans son nombre de tentatives de finir premier, une statistique qui aurait pu lui laisser des séquelles pendant le reste de sa vie.

Cela dit, ce n’est pas pour souligner sa détermination que deux plus grands Maîtres de tous les temps, Jack Nicklaus et Tiger Woods, ont été les tout premiers à transmettre sur leurs félicitations via les réseaux sociaux dans les instants qui ont suivi cette victoire en prolongation qui a eu l’air d’une « délivrance » pour l’Espagnol.

Comme ses héros d’enfance

Après avoir frôlé encore la catastrophe, au début du neuf de retour de dimanche lorsqu’il s’est retrouvé en déficit de deux coups derrière Rose. Ce retard aurait pu être plus grand n’eut été sa réussite d’une normale miracle extirpée au 13e, malgré un coup de pénalité qu’il a dû prendre pour se sortir des buissons.

Sergio s’est cependant comporté en valeureux matador. Faillait le faire : remporter le Masters le même jour que ce qui aurait été le 60e anniversaire du très regretté Severino Ballesteros, double champion de l’évènement en 1980 et en 1983. Seve était son idole d’enfance à l’instar de Jose-Maria Olazabal, aussi double vainqueur en 1994 et en 1996.

Et que dire que cet aigle spectaculaire au 15e, dimanche, lequel s’avérait le premier enregistré par un éventuel gagnant depuis… Olazabal, en 1994

Le meilleur a gagné

Ok… Vous me direz que le Tournoi des Maîtres, ça reste du golf et non du théâtre même si sa scène est immense.

Avec tout le respect que j’ai à l’égard de Justin Rose, Sergio est celui qui a offert le jeu le plus reluisant dans le dernier droit de la compétition.

Plus jeune, Sergio avait la langue bien pendue. Cette fois, il a laissé parler ses bâtons. Et son oiselet en conclusion était d’une exécution impeccable.

En fait, Sergio n’aurait jamais dû se taper la prolongation s’il n’avait pas raté ses deux occasions d’oiselets absolument réalistes qu’il a eues au bout de son fer droit aux 16e et 18e verts du jeu régulier, mais bon…

Pas une, deux victoires

Ce n’est pas une, mais deux victoires qu’a signées Sergio en même temps puisqu’il faut ajouter celle qui l’opposait au parcours du Augusta National.

Admettez qu’il y est très ironique de constater que le golfeur occupant le 192e rang du PGA Tour dans la colonne des coups roulés ait eu le dernier mot sur les verts que Bill Payne et son comité s’efforcent pour préparer des verts qui sont à la limite de l’impossible.

La citation du champion

« Dès que j’ai embarqué dans mon auto pour venir au club, je me suis senti serein comme jamais! »

Le chiffre 62

Cela représente le nombre d’années consécutives que notre maître-professionnel québécois, André Maltais, a suivi Augusta National. À l’instar de son ami Adrien Bigras, il estime que les verts sont beaucoup trop rapides.

Golfeur et fier de l’être

Les manifestions d’encouragements mutuels et de félicitations qui se sont répétées entre Sergio Garcia et Justin Rose, même dans les moments les plus intenses de leur duel, rehaussent la dignité du sport.

Quand on voit ça, on se dit qu’on a de quoi être fier d’être golfeur.

Arrêt de la LPGA chez Claude Brousseau

La LPGA s’arrête cette semaine à Hawaii pour le Championnat Lotte disputé au club Ko Olina. C’est là que travaille l’Abitibien Claude Brousseau. Il y est le directeur de l’Académie de ce club de golf.

Brousseau accueillera deux Québécoises, soit : Maude-Aimée LeBlanc, qui est au nombre des inscrites; et Anne-Catherine Tanguay qui sera sur place pour participer aux qualifications.

Doté de deux millions de dollars en bourses, le Championnat Lotte possède cette particularité de commencer dès mercredi pour finir samedi. Golf Channel retransmettra en direct en soirée en raison du décalage.

Du golf à Pâques?

Étant donné le temps doux de dimanche et lundi, on s’attend à ce que plusieurs clubs de golf lancent leur saison 2017 dès cette semaine.

« Jouer au golf à Pâques? » Pourquoi pas ! Voilà du moins la proposition que fait Alain Danault, dynamique directeur général du Club de golf Victoriaville qui ouvrira ses portes le 12 avril.

Le jour de gloire de Sergio Garcia

Sergio Garcia
Sergio Garcia (David Cannon/Getty Images)

AUGUSTA, Géorgie – Le jour où son idole Seve Ballesteros aurait célébré son 60e anniversaire de naissance, Sergio Garcia a finalement réalisé son rêve en enlevant les honneurs du 81e tournoi des Maîtres.

Sergio Garcia devient le 3e Espagnol à gagner le Masters après Seve Ballesteros et Jose Maria Olazabal.

Le golfeur de 37 ans a calé un roulé d’une quinzaine de pieds au premier trou de prolongation pour vaincre son ami Justin Rose (victime d’un bogey). Il devient ainsi le troisième Espagnol à gagner le Masters après Ballesteros et Jose Maria Olazabal. Fou de joie, il a sauté dans les bras de sa belle Angela avant de se rendre dans la Butler Cabin pour recevoir le veston vert.

Garcia et Rose, qui ont souvent été coéquipiers en coupe Ryder, ont offert tout un spectacle par une journée bénie des dieux. Rose semblait se diriger allègrement vers la victoire au début du deuxième neuf, mais Garcia s’est battu courageusement pour rester dans le match et il a finalement eu le dernier mot.

Le point tournant est survenu au 13e trou. Sergio a raté son coup de départ à gauche de Rae’s Creek et il a dû accepter une pénalité d’un coup, mais il a réussi à sauver la normale. Il a ensuite réussi un oiselet au 14e trou et un aigle au 15e.

Rose a repris les devants avec un birdie au 16e, mais il a ouvert la porte à son rival avec un bogey au 17e. Les deux joueurs ont raté de belles chances de birdie au 18e et il a fallu rejouer le trou pour déterminer un vainqueur.

« J’ai dû attendre si longtemps pour vivre ce moment, a dit Garcia. Je n’ai pas lâché prise après mes bogeys au 10e et au 11e trou. Je suis resté positif et la chance a fini par me sourire. C’est vraiment spécial de devenir le 3e Espagnol à gagner le Masters. Seve et Jose Maria sont mes idoles de jeunesse. »

TROU D’UN COUP DE KUCHAR

Un peu après 17h., le vétéran Matt Kuchar a soulevé la foule avec un as au 16e trou. Il a frappé sa balle à droite du fanion, puis elle a glissé lentement dans le trou.

Matt Kuchar a soulevé la foule avec un trou d’un coup au 16e.

Visiblement très heureux, le golfeur de 38 ans a tapé dans les mains de plusieurs spectateurs, puis il s’est dirigé vers le vert pour récupérer sa balle. Il l’a ensuite autographiée et l’a remise à un jeune garçon qui avait du mal à croire ce qui lui arrivait. Toute une pièce de collection!

Il s’agit du 19e as au 16e trou dans l’histoire du Masters. Il y en avait eu trois l’an passé et ils avaient été réussis par Shane Lowry, Davis Love et Louis Oosthuizen.

SOUS LES GRANDS PINS

Le Canadien Adam Hadwin a joué une dernière ronde de 70. Il termine le tournoi en 37e position avec un total de 294.

Stewart Hagestad, de Newport Beach, a été le meilleur golfeur amateur, ce qui lui vaut la médaille d’argent. Comme Hadwin, il a fini à plus 6.

Le gagnant du Masters touche un bourse de 1,98 M$. La deuxième place vaut 1,18 M$ et la troisième 748 000$.

François-Étienne Corbin, de RDS, a gagné à la loterie des journalistes et il foulera les allées du club Augusta National, lundi matin. Même chose pour Dave Feschuk, du Toronto Star, mon voisin dans la salle de presse.

Phil Mickelson a réussi son 2e eagle de la semaine en début de ronde, mais il a enchaîné avec un double bogey, son deuxième en autant de jours sur la normale 4 la plus courte du parcours. Malheur de malheur!

Ernie Els a joué une dernière ronde de 78 et il a terminé bon dernier. C’était peut-être son dernier tournoi ici.

Diane Barabé, de Granby, a adoré sa première expérience comme arbitre à Augusta. Elle sera de retour lors des trois prochains tournois.

À plus.

Souvenirs d’Augusta

Gary Player
Gary Player (Peter Dazeley/Getty Images)

AUGUSTA, Géorgie – D’aussi loin que je me souvienne, mon amour du Masters est né dans un hôtel de Chicago au printemps 1978.

Nous étions réunis dans la suite de Jim Fanning, ancien directeur général des Expos, pour regarder la fin du tournoi. Ce jour-là, Gary Player, tout vêtu de noir, a réussi sept birdies dans les 10 derniers trous pour se sauver avec son troisième veston vert.

Par la suite, mon amour du tournoi des Maîtres n’a jamais cessé de grandir en surveillant les exploits des Seve Ballesteros, Jack Nicklaus, Nick Faldo, Jose Maria Olazabal, Tiger Woods et Phil Mickelson.

Cet après-midi, j’assisterai en personne à ma 15e finale. C’est un bonheur et un privilège que j’apprécie au plus haut point. Plusieurs de mes amis seraient parfaitement heureux s’ils mettaient les pieds ici une seule fois.

En fouillant dans mes souvenirs, je retiens ceci:

La dernière ronde d’Arnold Palmer en 2004. Un moment magique. Jamais vu un golfeur autant adulé par son public.

Le coup miracle de Tiger Woods en 2005. Au 16e trou, sa balle a disparu très lentement dans la coupe sous un tonnerre d’applaudissements. La plus belle pub pour Nike qui, aujourd’hui, ne fabrique plus de balles.

La joie sur le visage de Phil Mickelson après son premier triomphe (2004) et son fameux coup de fer 6 dans les aiguilles de pin, six ans plus tard.

Le « comeback de Jack » en 1986. Un des plus grands moments dans toute l’histoire du golf.

Les conférences de presse du trio Palmer-Nicklaus-Player. Du bonbon.

La déconfiture de Greg Norman en 1996. Il aurait probablement gagné s’il n’avait pas eu dans les jambes un adversaire aussi redoutable que Nick Faldo.

La victoire inattendue de Mike Weir en 2003. Rarement un golfeur a-t-il été aussi bien servi par son fer droit.

La tristesse sur les visages de Len Mattiace (2003), Chris DiMarco (2005) et Kenny Perry (2009). On oublie trop facilement ceux qui se font battre en prolongation. So close and yet so far!

Le coup de wedge victorieux de Bubba Watson en prolongation, en 2012. Il fallait beaucoup de culot et de la chance.

L’entrée en scène de Jordan Spieth, meilleur joueur ici depuis 2014.

 

Mes deux rondes du lundi matin (2007 et 2015). Jamais été humilié de la sorte par un terrain de golf!

La nouveau Centre de presse. Un château pour les journalistes du monde entier.

La résidence de Frank Valentine dans la campagne de la Géorgie. C’est là que j’habite durant le tournoi avec mes copains Labbé et Messier. C’est devenu notre chez-nous.

Nos détours par Latrobe et Myrtle Beach. On a pu visiter le musée du roi du golf et les plus beaux parcours du Grand Strand.

Je pourrais continuer encore longtemps. Bonne fin de tournoi à tous. Ça promet!

SOUS LES GRANDS PINS

Le gagnant du Masters touche une bourse de 1,98 M$. La deuxième place vaut 1,18 M$ et la troisième 748 000$.

La quarantaine de joueurs qui ont raté la coupure recevront quand même un chèque de 27 060$.

Dan Jenkins, qui couvre le tournoi depuis le début des années 1950, aurait bien aimé que son ami Ben Hogan voit le nouveau Centre de presse. Le Hawk en aurait eu plein la vue!

Rickie Fowler, le favori des jeunes : « J’adore jouer ici même si les embûches sont nombreuses. »

Golf Channel présentera trois émissions sur Jack Nicklaus à partir de dimanche soir. Parmi les intervenants, il y a Wayne Gretzky, Jerry Rice et Richard Petty.

Champions du Masters après 40 ans: Jack, Crenshaw, Player, O’Meara et Hogan.

Nicklaus : « Les très longs parcours ne favorisent que les longs cogneurs. Ce n’est pas juste pour tout le monde. Je pense toujours à cela lorsque je dessine un terrain. »

J’apprends que le club de golf Victoriaville ouvrira ses portes mercredi matin. Aux armes, citoyens!

À plus.

Toute une finale en vue à Augusta!

Sergio Garcia
Sergio Garcia (Rob Carr/Getty Images)

AUGUSTA, Géorgie – Justin Rose a joué 31 sur le deuxième neuf et il partage le premier rang avec son ami Sergio Garcia avant la ronde finale du 81e tournoi des Maîtres. Ils ne sont toutefois pas les seuls à rêver à la victoire.

Rickie Fowler (71), Jordan Spieth (68), Ryan Moore (69), Charlie Hoffman (72) et Adam Scott (69) sont tout près de la tête et on devrait assister à une fin de tournoi électrisante sous les grands pins de la Géorgie, dimanche après-midi.

LES COMMENTAIRES

JUSTIN ROSE: «C’est mon 12e tournoi à Augusta et je connais le tabac. J’ai fait preuve de patience sur le premier neuf et j’ai su profiter de mes chances par la suite. C’est ce qu’il faut faire ici. Je joue très bien depuis le début de la semaine et je suis de plus en plus à l’aise sur les verts. Je présume que je serai dans le dernier duo (dimanche) et j’aimerais bien partir d’ici avec le veston vert». Rose a gagné l’Omnium des États-Unis à Merion en 2013 et la médaille d’or aux Jeux olympiques de 2016 à Rio.

SERGIO GARCIA: «J’ai fait preuve de patience et j’ai été sauvé par mon putter une couple de fois. J’espère que Seve (Ballesteros) me donnera un coup de pouce. Je serais heureux de gagner en sa mémoire». Seve aurait 60 ans demain s’il était encore avec nous.

JORDAN SPIETH: «J’ai trimé du pour revenir parmi les meneurs et j’en suis fier. Je vivrai une nouvelle expérience en tentant de venir de l’arrière pour l’emporter, dimanche. J’ai l’intention d’être agressif dès le début du match. La deuxième place ne m’intéresse pas. Je me considère chanceux d’être dans la course une quatrième année de suite».

RICKIE FOWLER: «Il sera important de bien jouer sur le premier neuf pour rester dans la course. Nous sommes plusieurs dans le peloton de tête et il ne sera pas facile de se sauver avec les honneurs. Je m’attends à une grosse journée d’ouvrage. J’ai déjà hâte de prendre le départ».

AU 19E TROU

Rory McIlroy tourne en rond comme une toupie. Il a beau frapper très loin, il n’arrive pas à se mettre en marche. Une troisième ronde de 71 le laisse loin des meneurs. On s’attendait à mieux de sa part.

Le jeune Thomas Pieters a connu une journée plus difficile et il se retrouve à 5 coups de la tête.

Fred Couples aurait aimé rester dans la course jusqu’à la fin du tournoi, mais il a eu des ennuis sur le neuf de retour et il n’a pu faire mieux que 74. La commande était trop lourde.

J’ai passé une partie de l’après-midi au trou numéro 5 avant de rentrer au château qui sert maintenant de Centre de presse. Le fanion était placé sur un monticule et j’ai vu seulement 2 birdies. Ils ont été réussis par Sergio Garcia et William McGirt. Les «3 putts» étaient monnaie courante.

On se demande pourquoi les responsables du tournoi voudraient allonger le 5e trou. Il est déjà extrêmement difficile. Il s’agit d’une normale 4 de 455 verges (en montant) qui exige un long coup de départ et une approche d’une grande précision.

Phil Mickelson a amorcé la journée en lion avec des birdies sur les deux premiers trous, mais il a suivi avec un affreux double-bogey au 3e trou et trois bogeys avant la fin du premier neuf. Fin des émissions!

Après deux journées difficiles à cause du vent, les magiciens de la PGA ont profité de conditions de jeu idéales samedi. Le mercure indiquait environ 75 degrés Farenheit et «le vent était immobile», aurait dit Jean-Pierre Roy.

Le Canadien Adam Hadwin a joué 75, ce qui le place à 224, très loin du sommet. C’est son premier tournoi ici.

Il y a un policier en uniforme avec chaque groupe. Dans le monde d’aujourd’hui…

Bon dernier avant la 3e ronde, Jason Day a joué 69 en compagnie d’un marqueur (un membre du club local).

Bonne chance, Freddie

Fred Couples
Fred Couples (Rob Carr/Getty Images)

AUGUSTA, Géorgie — Qui n’a pas rêvé de faire reculer la grande horloge? C’est en plein ce que Fred Couples tente de faire en fin de semaine à Augusta.

Le golfeur de 57 ans a fait plaisir à ses millions d’admirateurs en jouant une ronde de 70 vendredi, ce qui lui permet d’être parmi les meneurs avant le début de la troisième ronde. Malgré son âge vénérable, il n’est qu’à 3 coups du sommet.

« Pour le moment, je ne songe pas à gagner le tournoi, a dit Boom-Boom. Il peut se passer bien des choses d’ici dimanche soir. Tout ce que je souhaite, c’est de continuer à bien jouer et voir ce qui va arriver. Je suis un compétiteur et j’ai confiance en moi. J’ai eu beaucoup de succès ici et j’ai la ferme intention de me battre jusqu’à la fin. »

Couples est comme un poisson dans l’eau à Augusta. Il a gagné ici en 1992 et il a terminé 17 fois parmi les 15 premiers. Ce n’est pas rien. Il fait en quelque sorte partie des meubles et les amateurs lui vouent un grand respect.

« Pour vous dire la vérité, je me souviens très peu des coups que j’ai joués en 1992, avoue-t-il. Ça fait si longtemps. Toutefois, je me souviens d’une balle qui a refusé de tomber à l’eau au 12e trou! »

Comme Watson

Couples a déjà dit que son dos ne lui permettait plus de faire face à la musique quatre jours de suite dans un tournoi d’une telle envergure. On verra samedi et dimanche s’il y a encore de l’essence dans le réservoir. Chose certaine, l’élan est toujours aussi gracieux.

Jack Nicklaus est le plus vieux champion à Augusta. Il avait 46 ans quand il a remporté sa dernière victoire (en 1986). Il y a quand même une grande différence entre 46 et 57 ans…

Si jamais Couples était dans la course dimanche après-midi, ça nous rappellerait l’exploit de Tom Watson à Turnberry en 2009. À l’âge de 59 ans, il était venu à un cheveu de gagner l’Open de Grande-Bretagne pour la 6e fois. Il avait joué de malchance au 72e trou avant de se faire battre par Stewart Cink en prolongation.

En 1998, à l’âge de 58 ans, Nicklaus avait joué une dernière ronde de 68 pour terminer au 6e rang. À peu près au même âge, Ben Hogan a joué 30 sur le dernier neuf avant de rentrer à la maison.

Tout le monde sait qu’il est impossible de faire reculer la grande horloge du temps. Toutefois, durant quelques jours, il est possible de faire des miracles. Bonne chance, Freddie.

SOUS LES GRANDS PINS DE LA GÉORGIE

Plusieurs bons joueurs ont raté la coupure, dont le champion en titre Danny Willett. Parmi les autres joueurs éliminés, il y a Bubba Watson, Henrik Stenson, Patrick Reed, Trevor Immelman, Zach Johnson, Angel Cabrera, Jim Furyk, Mike Weir et Rafa Cabrera-Bello.

Rory McIlroy dit avoir besoin d’une ronde de 66 ou 67, samedi, pour revenir dans la course.

C’est la deuxième fois que Sergio Garcia est en tête d’un tournoi majeur après 36 trous. En 2007, à Carnoustie, il était venu un cheveu de l’emporter avant de se faire battre par Padraig Harrington.

Garcia en est à son 71e tournoi majeur d’affilée. À 37 ans, il semble avoir finalement compris qu’il faut rester calme sur un parcours aussi exigeant que celui d’Augusta et accepter les revers de fortune. Tout le monde vante sa nouvelle attitude. On verra.

Larry Mize, 59e ans, célèbre le 30e anniversaire de sa victoire à Augusta en participant aux rondes du week-end. Chapeau!

« Je suis épuisé, a dit Phil Mickelson en quittant le terrain vendredi. J’ai très mal joué sur les cinq derniers trous, mais je suis encore dans le peloton de tête. »

À plus.

Fowler, Garcia et Pieters rejoignent Hoffman en tête après 36 trous à Augusta

Rickie Fowler
Rickie Fowler (Andrew Redington/Getty Images)

AUGUSTA, Géorgie – Après son 65 de la veille, le vétéran Charley Hoffman n’a pu faire mieux que 75 en deuxième parcours et il y a congestion au sommet à mi-chemin du 81e tournoi des Maîtres.

Hoffman, qui a commencé la journée avec une avance de 4 coups, partage maintenant le premier rang avec Sergio Garcia, Rickie Fowler et le jeune Belge Thomas Pieters. Ils sont tous à 140, quatre coups sous la normale.

En quête de son premier titre majeur, Fowler a été le meilleur joueur de la journée avec un 67. Il a été particulièrement brillant sur le premier neuf. Il a réussi un aigle au 2e trou et il a joué 32.

Pieters, qui s’est fait remarquer en coupe Ryder l’automne passé, a été tout aussi brillant avec un 68. Son aigle au 13e trou lui a permis de jouer 33 sur le neuf de retour. « Je suis très content, a dit le golfeur de 25 ans. Le parcours d’Augusta est très spécial, mais j’essaye de ne pas trop réfléchir dans le feu de l’action. Ça reste du golf. Le secret, c’est de ne pas avoir de coups roulés en pente descendante. » On s’en doutait un peu.

Garcia a réussi six oiselets contre trois bogeys pour ramener une carte de 69. Il a déjà dit qu’il n’était pas assez bon pour gagner un tournoi majeur, mais il continue de pourchasser son rêve 18 ans après son entrée sur le grand circuit. Pourquoi pas?

Phil Mickelson était près de la tête, mais il a commis quatre bogeys sur le neuf de retour et il commencera la troisième ronde avec un recul de 4 coups. On ne sait jamais à quoi s’attendre de la part de Lefty, mais il ne faut pas le compter pour battu à Augusta où il a remporté trois victoires et terminé 15 fois parmi les 10 premiers.

Jordan Spieth a effacé son 75 de la veille avec un 69. Il est lui aussi dans la course avec les Justin Rose, William McGirt, Jon Rahm, Adam Scott, Matt Kuchar et Fred Couples (57 ans). Boom-Boom a réussi un birdie au 18e pour jouer 70.

Rory McIlroy n’a pu faire mieux que 73, ce qui le laisse à 5 coups du sommet.

La journée de samedi (moins venteuse) servira à placer les « chevaux » avant l’épreuve principale. Ce tournoi ne fait que commencer!

Une autre gifle pour Jordan Spieth

Jordan Spieth
Jordan Spieth (Rob Carr/Getty Images)

AUGUSTA, Géorgie – À chaque fois qu’on suit un tournoi de golf, il y a quelque chose qui nous échappe.

Jeudi, il m’a fallu quelques heures pour réaliser que Jordan Spieth, un des favoris ici, avait commis un quadruple bogey (9) au 15e trou en route vers une ronde décevante de 75.

C’est la deuxième année de suite que le jeune champion commet un quadruple bogey au Masters. L’an passé, il avait expédié deux balles à l’eau au 12e trou pour perdre le tournoi aux mains de Danny Willett.

Cette fois, Spieth a raté son coup d’approche et sa balle a abouti dans le ruisseau qui longe le 15e trou. Il a ensuite frappé de l’autre côté du vert (très étroit), puis il a eu besoin de trois coups roulés avant de mettre fin à son calvaire.

« Pas facile à accepter, a reconnu le golfeur de 23 ans. Je visais le birdie au 15e et je me retrouve avec un compte de 9. J’ai choisi le mauvais bâton pour mon coup d’approche. Il faut croire que je n’ai pas encore saisi le message. Cependant, le tournoi est encore jeune et j’aurai l’occasion de me racheter. »

JACK ET ARNIE

Bill Payne, président du club Augusta National et champion des relations publiques, a fait les choses en grand lors des cérémonies protocolaires, jeudi matin. En rendant hommage à Arnold Palmer, il a déclaré : « Notre tristesse n’est égalée que par notre amour pour lui. Arnold Palmer n’était pas seulement le roi du golf. Il était mon ami, il était votre ami à tous. »

En conférence de presse, Jack Nicklaus a déclaré : « Je n’oublierai jamais ce qu’Arnold a fait pour moi à mes débuts sur le circuit. J’avais 22 ans et il en avait 32. Il m’a plus ou moins pris sous son aile. Arnold est arrivé en même temps que la télévision. À cause de sa personnalité, il était le gars parfait pour populariser notre sport et il l’a fait à merveille. »

« Le tournoi des Maîtres a été très bon pour Arnold, mais l’inverse est également vrai, a ajouté le Golden Bear. C’est lui qui a mis le tournoi sur la mappe. Palmer et le Masters ne font qu’un. »

À cause des vents violents, les magiciens de la PGA ont conservé une moyenne de 74,9 coups en première ronde. Il y a eu 407 bogeys et 44 doubles bogeys ou plus. « Je n’ai jamais vu de telles conditions », a dit Fred Couples qui en est à son 32e tournoi.

Avant de frapper sa balle au 12e trou, Brandt Snedeker s’est tourné vers la foule et il a dit : « Est-ce qu’il y a quelqu’un ici qui veut frapper à ma place? »

On a beaucoup parlé des 5 birdies consécutifs de Charley Hoffman sur le deuxième neuf (jeudi), mais Lee Westwood en a fait autant pour jouer 70. L’Anglais de 43 ans est définitivement un des meilleurs golfeurs de sa génération même s’il n’a jamais gagné un tournoi majeur. Westwood a souvent été dans la course dans les événements du Grand Chelem, mais il a surtout fait sa marque en coupe Ryder, notamment avec l’Irlandais Darren Clarke.

Le jeune Rickie Fowler a assisté au lancement du tournoi en compagnie de Barbara Nicklaus, épouse de Jack Nicklaus. « Je n’oublierai jamais cette cérémonie en l’honneur de M. Palmer », a-t-il dit.

En première ronde, aucun des 10 meilleurs joueurs au monde n’a réussi à jouer sous la normale. Bien sûr, on ne saura jamais ce que Dustin Johnson (blessé au dos) aurait pu faire.

Le tournoi marque aussi le 25e anniversaire de la victoire de Fred Couples. Vous vous rappelez de sa balle qui avait refusé de reculer dans l’étang au 12e trou? Il y a tellement d’anniversaires ici qu’on va finir par manquer de gâteau!

Thomas Levet, vice-champion du British Open en 2002, a fondé une Académie de golf à Palm Beach Gardens. Il vit en Floride depuis une douzaine d’années. On l’a croisé dans la salle de presse et il nous a invités à lui rendre visite à Paris pour le tournoi de la coupe Ryder 2018.

Ernie Els avoue qu’il était très nerveux avant le début du tournoi. Au premier trou, il a exorcisé ses démons avec deux bons coups roulés.

Gary Player, triple champion du Masters, fête ses 60 ans à Augusta. Il a encore plein d’anecdotes à raconter. Disons qu’il n’a pas peur de mettre de la moutarde sur son hot-dog!

Thomas Pieters est un nom à retenir. Le Belge de 25 ans a compilé un dossier de 4-1 en coupe Ryder l’automne passé.

Il y a 82 ans aujourd’hui, Gene Sarazen secouait le monde du golf avec un albatros au 15e trou. Un coup de bois-4 sur une distance de 235 verges. Le lendemain, Sarazen a vaincu Craig Wood dans une prolongation de 36 trous pour gagner le 2e tournoi des Maîtres. Il a joué 144 contre 149 pour son adversaire.

Don Rickles, qui vient de mourir à l’âge de 90 ans, a fait rire les Américains pendant plus de 6 décennies. Il a participé au show de Johnny Carson une centaine de fois. Il était le roi l’insulte.