Charley Hoffman s’empare de la tête avec un magnifique 65

Charley Hoffman
Charley Hoffman (Rob Carr/Getty Images)

AUGUSTA, Géorgie – Comme il fallait s’y attendre, le temps frais et les vents violents ont causé toutes sortes d’ennuis aux magiciens de la PGA en première ronde du 81e tournoi des Maîtres. Seulement 11 joueurs sur 93 ont réussi à jouer sous la normale.

Voici en résumé ce qu’il faut retenir de cette première journée:

CHARLEY HOFFMAN, un golfeur de 40 ans qui ne jouit pas d’une grande réputation, a été de loin le meilleur de tous avec une excellente ronde de 65. Il a réussi cinq birdies de suite sur le deuxième neuf et il est venu à un cheveu d’en faire un autre au 18e. Il pourra dire à ses petits-enfants qu’il a été en tête du Masters une fois dans sa vie. À moins qu’il n’ait vraiment envie de gagner le tournoi! Il a quatre coups d’avance sur WILLIAM McGIRT, un autre col bleu de la PGA.

Dans des conditions très difficiles, Charley Hoffman a surpris tout le monde avec une ronde de 65.

Le grand favori DUSTIN JOHNSON a dû tirer sa révérence dès le départ parce que son dos le faisait trop souffrir. Le golfeur de Myrtle Beach s’est blessé en glissant dans l’escalier de sa résidence à Augusta. (Voir autre texte à ce sujet).

PHIL MICKELSON, qui vise un 4e veston vert, a réussi à «sauver les meubles» et à jouer 71 après avoir connu des ennuis en milieu de journée. Il partage le 4e rang avec JUSTIN ROSE, Matthew Fitzpatrick, Sergio Garcia et deux ou trois autres joueurs.

LEE WESTWOOD, souvent parmi les meneurs à Augusta, a fait honneur à sa réputation avec un solide 70.

RORY McILROY s’est racheté sur le deuxième neuf et il a joué la normale (72), un coup de mieux que le jeune Espagnol JON RAHM, très peu fier de lui après des bogeys au 17e et 18e trous.

Les vétérans ERNIE ELS (72), Fred Couples (73) et Larry Mize (74) ont su tirer leur épingle du jeu. Els fêtera bientôt ses 48 ans. Couples en a 57 et Mize 58. BERNHARD LANGER, encore en grande forme à 59 ans, a joué 75.

ADAM HADWIN, de la Saskatchewan, a été le meilleur Canadien avec un 75. MIKE WEIR, champion en 2003, a joué 76 et MACKENZIE HUGHES, de Hamilton, 80.

JORDAN SPIETH, qui n’a jamais fini plus loin que deuxième à Augusta, n’a pu faire mieux que 75. JASON DAY a joué 74 et RICKIE FOWLER 73, tout comme le champion en titre DANNY WILLETT.

Le Belge THOMAS PIETERS était à «moins 5» après 10 trous, mais il a connu des ennuis par la suite et il a terminé la journée à 72.

Avec sa balle rose Volvik, BUBBA WATSON a trimé dur pour jouer 74.

La météo ne sera guère plus favorable vendredi, mais on prévoit du beau temps pour les rondes finales, samedi et dimanche. La fête ne fait que commencer!

Blessé au dos, Dustin Johnson est incapable de prendre le départ

Dustin Johnson
Dustin Johnson (Andrew Redington/Getty Images)

AUGUSTA, Géorgie –Après les orages de la veille, le soleil est de retour au club Augusta National, mais les magiciens de la PGA n’ont pas la vie facile en première ronde du tournoi des Maîtres.

Éol, ennemi juré du golfeur, souffle déjà à 20 ou 25 milles à l’heure et ce sera pire d’ici la fin de la journée. On se croirait en Écosse et on assiste déjà à beaucoup de bogeys et de doubles bogeys.

Il était environ 14 h 29 lorsque le numéro un mondial Dustin Johnson a avisé les organisateurs qu’il se retirait du tournoi à cause de la blessure au dos qu’il s’est infligée la veille en jouant avec son fils. À cause de son jeu durant les derniers mois, D.J. était favori pour enlever les honneurs du 81e Masters.

LES EXPLICATIONS DE JOHNSON : « J’ai glissé dans l’escalier en voulant aller chercher mon fils et j’ai mal tombé. J’ai tout essayé pour guérir rapidement : tantôt de la glace, tantôt de la chaleur. J’ai passé presque toute la nuit debout. À mon arrivée au club, je me suis dirigé en vitesse au champ d’exercice, mais je peux juste m’élancer à 80 %. Pas de problème avec l’élan arrière, mais ça se complique lorsque je fais contact avec la balle. Je ne pourrais pas jouer 18 trous.

« J’étais en chaussettes lorsque l’accident est survenu. J’ai raté seulement trois marches, mais je me suis fait mal en tombant. J’ai aussi le coude gauche enflé. Ça me pue au nez. Royalement. Je ne veux surtout pas rater ce tournoi. Je joue le meilleur golf de ma carrière et le Masters est mon tournoi préféré. Ça devrait aller mieux d’ici deux jours. Si l’accident était survenu lundi, probablement que je pourrais prendre le départ. »

Au moment d’écrire ces lignes, quatre sujets retiennent l’attention :

Dustin Johnson sera-t-il en mesure de jouer après s’être blessé au dos en faisant une vilaine chute à la maison? Le numéro un mondial doit prendre le départ à 14 h 03 avec Bubba Watson et Jimmy Walker.

Jordan Spieth sera-t-il capable de venger son échec de l’an passé. On se souviendra qu’il a perdu le tournoi après avoir détenu une avance de 5 coups avant le dernier neuf?

Rory McIlroy réussira-t-il à gagner le Masters, seule épreuve du Grand Chelem qui lui a échappé jusqu’ici?

Phil Mickelson, 46 ans bien sonnés, est-il capable de faire la barbe aux jeunes loups pour enlever son 4e veston vert?

SOUS LES GRANDS PINS

Jason Day peut amorcer le tournoi la tête en paix parce que sa maman se porte beaucoup mieux après avoir subi une opération au poumon.

Colin Montgomerie, huit fois champion d’Europe, travaille pour Golf Channel. Il sympathise avec les amateurs qui sont venus de partout à travers le monde pour assister à la compétition Par-3 et n’ont pu voir jouer Jack Nicklaus, Gary Player et Tom Watson à cause des intempéries.

Selon Monty, le parcours de 7435 verges a été construit pour des longs cogneurs comme Tiger Woods et Dustin Johnson.

Il y a 11 golfeurs nés en Angleterre parmi les 94 inscrits. Les plus connus sont Danny Willett (champion en titre), Justin Rose, Lee Westwood et Paul Casey. Il fut un temps où il n’y avait que Nick Faldo et deux ou trois compatriotes.

Rory McIlroy a joué une ronde de golf avec Donald Trump en février et cela a créé de la controverse. Il ne sait pas s’il recommencerait.

C’est Butch Harmon, professeur de golf de réputation internationale, qui a convaincu Dustin Johnson de travailler plus fort sur son jeu court. « Tu as toujours un wedge entre les mains. Alors, pourquoi ne pas le maîtriser à la perfection? », lui a-t-il suggéré.

Richard Beaudry, président d’Ovation Médias, a visité le paradis d’Augusta avant de tenter sa chance sur le parcours numéro 2 à Pinehurst.

Le Masters 2017 marque le 80e anniversaire de la première victoire de Byron Nelson. C’est aussi le 30e anniversaire de la victoire imprévue de Larry Mize et le 20e anniversaire du premier triomphe de Tiger Woods.

La veuve d’Arnold Palmer (Kay) a assisté à la cérémonie protocolaire, jeudi matin.

Il se peut que le grand Ernie Els en soit à son dernier Masters. Big Easy a souvent été parmi les meneurs (deux fois 2e), mais n’a jamais réalisé son rêve de rentrer à la maison avec le veston vert. Le golfeur de 47 ans avoue qu’il a parfois manqué de patience sur un parcours aussi exigeant.

Michael Greller, caddie de Jordan Spieth : « Jordan est un bagarreur. Il a la tête dure et n’abandonne jamais. »

Au souper des Champions, Tom Watson a dit : « Le golf n’a jamais eu de meilleur ami qu’Arnold Palmer. »

Watson n’est pas déçu de ne pas participer au tournoi pour la première fois en plus de 40 ans. « Je ne frappe plus la balle assez loin pour me frotter à ces jeunes champions », avoue le golfeur de 67 ans. Watson a gagné deux fois à Augusta et il revendique 5 victoires à l’Open de Grande-Bretagne.

Justin Rose est celui qui a réussi le plus de birdies et d’eagles à Augusta depuis 2011.

Ian Woosnam semble plus petit chaque fois que je le croise. On dirait qu’il rapetisse au lavage!

Mike Weir en était à son 2e trou d’un coup dans la compétition Par-3. Il a réussi le premier en 2007.

Diane Barabé vit un rêve à Augusta

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Diane Barabé (Bernard Brault/ Golf Canada)

AUGUSTA, Géorgie – Diane Barabé, de Granby, aura du mal à s’endormir ce soir.

Jeudi matin, elle fera ses débuts comme arbitre dans le prestigieux tournoi des Maîtres. Elle deviendra ainsi la première Canadienne à occuper une telle fonction à Augusta.

Si tout fonctionne comme prévu, elle sera assignée au trou no 17. Vendredi, elle sera d’office entre le 8e et le 9e trou. Samedi, elle sera au numéro 4 et dimanche au numéro 3.

« Je suis évidemment très excitée de vivre une telle expérience dans un tournoi aussi prestigieux. J’espère être à la hauteur », nous a-t-elle confiée lors du souper annuel de Golf Canada en banlieue d’Augusta.

Membre du club Granby Miner depuis plusieurs années, Barabé est présidente du Comité des règles de Golf Canada, ce qui signifie qu’elle connaît les règlements sur le bout des doigts. Elle a déjà travaillé dans trois Omniums canadiens RBC et dans trois championnats des États-Unis chez les femmes. Au mois de juin, elle sera d’office à l’Omnium des États-Unis.

Barabé est une élève de Jacques Nols, une sommité dans les règles de golf. Elle a aussi travaillé avec les meilleurs arbitres de la province de Québec avant d’atteindre un tel statut. On lui dit bravo et on lui lance le mot de Cambronne.

PHIL SOUHAITE IMITER NICKLAUS

Phil Mickelson aura 47 ans à la mi-juin, mais il n’a pas perdu espoir de gagner le tournoi des Maîtres une 4e fois, ce qui lui permettrait de rejoindre Arnold Palmer et Tiger Woods au deuxième rang sur la liste de tous les temps.

« Si je peux jouer aussi bien que je l’ai fait à l’Open de Grande-Bretagne l’an passé, j’aime mes chances d’être dans la course dimanche après-midi, disait-il mardi après-midi. Je ne crois pas que mon âge soit un facteur si important. De nos jours, les joueurs se gardent en forme et parviennent à prolonger leur carrière.

« Prenez l’exemple de Bernhard Langer qui était parmi les meneurs en ronde finale l’an passé même s’il avait 58 ans. Je ne suis pas le plus grand champion au gymnase, mais je m’arrange pour garder la forme et rester compétitif. Si les conditions de jeu sont difficiles jeudi et vendredi (tel que prévu), ça jouera en ma faveur parce que je connais ce parcours sous toutes ses coutures. Je sais exactement où ne pas frapper la balle pour me mettre dans le trouble. À Augusta, il faut éviter les erreurs graves si on veut avoir une chance de gagner. »

Jack Nicklaus avait 46 ans quand il a remporté sa 6e et dernière victoire à Augusta, en 1986. Il est venu de nulle part et il a joué 30 sur le dernier neuf pour devancer Seve Ballesteros, Greg Norman et Tom Kite. C’est un classique dans l’histoire du sport.

Nicklaus est d’avis que les chances de Mickelson de répéter son exploit sont très bonnes parce qu’il cogne encore la longue balle et qu’il excelle autour des verts. « Je ne serais pas surpris de le voir parmi les meneurs », a-t-il déclaré.

DE LA GRANDE CLASSE

Il était environ 10 h, mercredi matin, lorsque le Néo-Zélandais Craig Heatley, président du comité des Médias au club Augusta National, s’est présenté dans la nouvelle salle de presse pour s’adresser aux journalistes du monde entier.

« Nous sommes très fiers de cette nouvelle bâtisse, a-t-il dit. Vous êtes la crème de la crème et nous voulons vous aider le mieux possible à bien faire votre travail. Ce building (un véritable château) a été construit dans un temps record, comme cela est possible uniquement aux États-Unis. Dieu vous bénisse et Dieu bénisse le Masters. »

De la classe, de la très grande classe.

On nous a ensuite présenté une vidéo des nouvelles installations en nous rappelant l’importance des journalistes dans ce tournoi depuis l’époque de Grantland Rice, ami personnel de Bobby Jones, et d’Herbert Warren Wind, celui qui a inventé l’expression Amen Corner en 1958.

On a également noté la contribution de certaines personnes et souligné la carrière du Texan Dan Jenkins qui couvre le tournoi pour une 67e année consécutive.

Le club Augusta National a compris l’importance des médias dès sa création au début des années 1930. Bobby Jones, cofondateur du tournoi avec son ami Clifford Roberts, disait souvent : « J’ai gagné tous les tournois, mais personne ne l’aurait su si les journalistes n’avaient pas été là pour rapporter mes exploits. »

SEMAINE CONSACRÉE À PALMER

Environ une heure plus tard, Bill Payne, président du club Augusta National, avait rendez-vous avec les journalistes dans la salle d’entrevues.

Il a d’abord dit que le 81e tournoi des Maîtres était dédié à Arnold Palmer. « Nous allons lui rendre hommage pendant toute la semaine, a-t-il dit. Arnold a été un grand champion et il a marqué profondément l’histoire du Masters, mais il a surtout été un grand homme. Il nous a laissé entrer dans sa vie et nous l’avons aidé à accomplir de grandes choses.

« Je n’ai jamais rencontré un homme aussi généreux de sa personne. J’ai eu la chance jouer en sa compagnie même si j’étais un très mauvais golfeur. Plus tard, je suis devenu son ami et il a beaucoup influencé ma vie. »

Quand on lui a demandé si le nouveau Centre de presse allait porter le nom du roi du golf, il a répondu : « La construction du centre a pris fin il y a deux jours et nous n’avons pas encore eu le temps de se pencher sur la question. »

Fêtez la Journée du golf le dimanche 28 mai

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Dans le cadre des célébrations Canada 150 qui se déroulent dans les collectivités d’un océan à l’autre tout au long de l’année, l’industrie golfique canadienne s’est associée à ParticipACTION pour désigner le dimanche 28 mai Journée du golf au Canada.

Le Palmarès 150 de ParticipACTION – lancé cette année en l’honneur de Canada 150 – invite les Canadiens à participer à 150 activités tout au long de 2017 pour célébrer le 150e anniversaire du Canada moderne. À l’occasion de la Journée du golf, nous invitons tous les mordus de golf, nouveaux adeptes et amateurs de sport à jouer une partie de golf (no 14 au Palmarès), à en apprendre davantage au sujet de notre sport ou à participer à des activités liées au golf dans un club de leur localité.

La Journée du golf est fièrement soutenue par des partenaires de toute l’industrie golfique canadienne, dont l’Association nationale des propriétaires de terrains de golf (ANPTG du Canada), la PGA du Canada, la Société canadienne des directeurs de clubs, l’Association canadienne des surintendants de golf et Golf Canada, ainsi que les 10 associations provinciales de golf.

« Notre partenariat avec le Palmarès 150 de ParticipACTION, consacrant le 28 mai Journée du golf au Canada, constitue une excellente façon de célébrer les extraordinaires bienfaits du golf pour la santé, la société, les œuvres caritatives et l’économie des collectivités d’un océan à l’autre, a déclaré le chef de la direction par intérim de Golf Canada Jeff Thompson. Nous sommes très fiers de nous associer à ParticipACTION et à nos partenaires de l’industrie golfique canadienne pour encourager les modes de vie sains grâce à la pratique du sport en hommage à ce grand pays. »

Partout au Canada, des installations de golf proposeront des activités amusantes comme des tournois de golf, des cours, des parties gratuites pour les jeunes et des concours d’habiletés, entre autres. Pour le chef de la direction de l’ANPTG du Canada Jeff Calderwood, cette journée spéciale est une occasion pour les clubs de golf de tisser des liens plus étroits avec leur communauté.

« Nous sommes emballés de collaborer avec nos partenaires de l’industrie, ParticipACTION et, surtout, des milliers de parcours de golf du pays pour célébrer le 105e anniversaire de notre nation, a déclaré Calderwood. Il n’y a rien de tel pour développer le sens communautaire que de jouer au golf avec des membres de la famille et des amis. »

Les intéressés qui souhaitent s’initier au golf et les passionnés qui veulent faire découvrir le sport à leurs proches pourront profiter de la Journée du golf pour rencontrer des professionnels de la PGA du Canada aux établissements de golf de leur région. Ces professionnels se font un plaisir d’accueillir les golfeurs de tout niveau d’habileté.

« La PGA du Canada se réjouit d’appuyer le Palmarès 150 de ParticipACTION et la Journée du golf avec nos partenaires de l’industrie golfique canadienne », a indiqué Gary Bernard, chef de la direction de la PGA du Canada. « J’encourage tous les Canadiens à profiter du 28 mai pour célébrer le golf canadien et participer à cette formidable initiative. »

Le golf fait partie des activités du Palmarès 150 de ParticipACTION, tout comme d’autres exercices liés à ce sport, tels le disc golf et le mini-putt. Quelle que soit l’activité choisie, ParticipACTION souhaite que les Canadiens de tout âge bougent cette année pour célébrer le Canada.

« Le Palmarès 150 de ParticipACTION est un vaste mouvement de mobilisation à l’activité physique qui inspire et motive les Canadiens, partout au pays, à bouger plus et à rester moins assis. Nous sommes très heureux d’avoir l’industrie golfique canadienne à nos côtés », a déclaré Elio Antunes, président et chef de la direction de ParticipACTION. « La vie moderne, avec ses horaires chargés, ses emplois assis, ses écrans qui nous monopolisent pendant des heures et son attachement au confort, laisse peu de place à la pratique d’activités physiques au quotidien. Le Palmarès 150 de ParticipACTION rappelle aux Canadiens que bouger, ça fait aussi partie de la vie et de notre identité. »

Un instantané du paysage golfique au Canada révèle que l’industrie du golf contribue pour plus de 14,3 milliards de dollars annuellement à l’économie canadienne, somme reflétant le formidable impact financier, caritatif, social, touristique et environnemental qu’a le golf dans les collectivités d’un bout à l’autre du pays.

C’est le sport le plus pratiqué au Canada, où près de 5,7 millions de personnes jouent plus de 60 millions de parties de golf par année sur 2 346 terrains de golf d’un océan à l’autre.

Visitez le site golfcanada.ca/journeegolf pour de plus amples renseignements sur les événements et activités de golf qui se dérouleront partout au Canada le 28 mai prochain. Utilisez le mot-clic #journeegolfcanada pour partager votre expérience de la Journée du golf.

 

Dustin ne compte pas les semaines

Dustin Johnson
Dustin Johnson (Rob Carr/Getty Images)

AUGUSTA, Géorgie –Après les violents orages de la veille, il faisait un temps magnifique pour la ronde d’exercice du mardi sur les terres de Bobby Jones.

Sur la terrasse, Nancy Lopez dégustait une salade en jasant avec des amis. Un peu plus loin, Craig Stadler me demandait de saluer Jean-Guy Talbot, son copain de Trois-Rivières, et Marc Villeneuve (CIBC Wood-Gundy) me racontait ses souffrances après un accident de ski au Colorado.

Au 18e trou, Phil Mickelson s’amusait à tester le vert sous tous les angles en compagnie de Jon Rahm, un Espagnol de 22 ans qui rêve de suivre les traces de son idole Seve Ballesteros après avoir fait ses études à l’Université Arizona State.

Vers 14h, je suis rentré doucement au Centre de presse pour aller voir ce que Dustin Johnson avait de bon à raconter.

Le grand golfeur de la Caroline du Sud, gendre de Wayne Gretzky, a été établi favori pour gagner le 81e tournoi des Maîtres, mais il serait étonnant que ça l’empêche de dormir. S’il est en avance après 54 trous, ce sera une autre histoire.

Concernant son titre de numéro un mondial, il a déclaré : « J’ai commencé à y croire le jour où Tiger Woods a cessé de jouer! C’est plaisant à entendre, mais je ne compte pas le nombre de semaines où j’occupe le premier rang. Un jour, si je vis jusque-là, je pourrai en parler à mes petits-enfants. »

LE JEU COURT

À six pieds quatre pouces, 190 livres, Johnson est reconnu mondialement pour la puissance et la précision de ses coups de départ. Ses coups de canon lui confèrent un net avantage sur la majorité des autres joueurs. Pas besoin d’être un génie pour savoir qu’il est plus facile d’atteindre le vert avec un fer 9 qu’avec un long fer.

« J’ai commencé à frapper la balle à mon goût après le tournoi de Doral l’an passé, dit-il. J’ai de plus en plus confiance en mes moyens. Malgré certaines défaites qui ont été dures à avaler, j’ai toujours cru que je pouvais atteindre le sommet. Toutefois, il ne suffit pas de frapper loin pour gagner un tournoi majeur.

« Il faut aussi que tu excelles sur le jeu court, particulièrement ici à Augusta. J’ai toujours aimé ce parcours et j’ai obtenu de meilleurs résultats durant les trois ou quatre dernières années. Tout ce que je souhaite, c’est de jouer assez bien pour être parmi les meneurs dimanche après-midi. »

Johnson a été peu bavard au sujet de son fameux beau-père. L’ancien joueur étoile des Oilers ne peut certainement pas améliorer son élan, mais il lui aurait conseillé fortement de travailler fort et de se consacrer entièrement à son métier.

Durant les 14 derniers mois, le grand Dustin a mis les bouchées doubles pour perfectionner ses coups d’approche. « Je peux maintenant jouer de trois façons différentes avec chaque wedge et je contrôle mieux mes distances, dit-il. Par exemple, je peux cogner la balle entre 85 et 105 verges avec le lob wedge, selon l’élan que je choisis. »

On a dit et écrit toutes sortes de choses au sujet de Dustin Johnson, souvent pas très gentilles, mais le colosse de 32 ans est en train de « fermer le clapet » de ses dénigreurs. Il revendique 13 victoires sur le circuit de la PGA, y compris son éclatant triomphe à Oakmont dans l’Omnium des États-Unis, l’été dernier. Le temps nous dira s’il peut devenir un des grands champions de sa génération.

RORY ET JACK

En fin d’après-midi, Rory McIlroy et le vénérable Jack Nicklaus, six fois champion à Augusta, ont rendu visite aux journalistes dans la nouvelle salle de presse Hi-Tech.

« Je ne suis pas le favori cette année et ça fait bien mon affaire, a dit McIlroy. J’ai joué 98 trous ici durant les deux dernières semaines pour me sentir en confiance. Je suis heureux lorsque je passe 5 heures à l’intérieur des câbles. Je sais mieux que quiconque qu’il ne faut pas jouer du golf de rattrapage à Augusta. J’espère donc être en mesure d’avoir de bons résultats dès le départ. Si je peux mieux jouer au 4e trou et au 11e trou, ça devrait bien aller. L’an passé, j’ai joué 9 coups au-dessus de la normale sur ces deux seuls trous. »

Du haut de ses 77 ans, Nicklaus a répondu aux questions des scribes pendant une bonne demi-heure. Voici en gros ce qu’il a dit:

  • « Je pense que les chances de Phil Mickelson sont meilleures que les miennes à 46 ans. Il est mieux préparé que je l’étais, il frappe encore la longue balle et il est un magicien autour des verts. »
  • « Jordan Spieth est un jeune homme intelligent, talentueux et très fort mentalement. Il se servira de sa mésaventure de l’an passé (au 12e trou) pour revenir en force. Vous n’avez pas fini d’entendre parler de lui. »
  • « Lexi Thompson a commis une erreur, sans doute involontaire, et ça lui servira de leçon. C’est une bonne personne. Je pense aussi qu’il n’y a plus rien à faire une fois que la carte est signée. Les gens de la USGA font de leur mieux. Toutefois, si un joueur est pris en défaut, il faut l’aviser sur-le-champ et ne pas attendre au lendemain. Ils ont mal agi envers Dustin Johnson à Oakmont. J’ai eu une vive discussion avec Mike Davis à ce sujet. Il m’a téléphoné le lendemain pour me dire que j’avais raison. J’ai apprécié son geste. »

Questions anecdotiques sur le Tournoi des Maîtres : 2017

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(Andrew Redington/Getty Images)

C’est la semaine du Tournoi des Maîtres. Au fil des ans, le Canada et ce prestigieux tournoi ont partagé une riche histoire. Voyons si vous êtes un maître du Tournoi des Maîtres.

  1. Qui a gagné le plus de fois le Tournoi des Maîtres?
    1. Tiger Woods
    2. Jack Nicklaus
    3. Arnold Palmer
  2. Qui fut le premier gaucher à gagner le Tournoi des Maîtres?
    1. Phil Mickelson
    2. Bob Charles
    3. Mike Weir
  3. Qui fut le premier à réussir un trou d’un coup au Tournoi des Maîtres?
    1. Sandy Somerville
    2. Gene Sarazen
    3. Walter Hagen
  4. Qu’abritait jadis le terrain qui est devenu l’Augusta National Golf Club?

    1. Church of the Most Holy Trinity
    2. Waffle House
    3. Fruitland Nurseries
  5. Combien de fois le Canadien Gary Cowan a-t-il participé au Tournoi des Maîtres?

    1. 8
    2. 9
    3. 10
  6. Quel amateur canadien a récemment participé au Tournoi des Maîtres?

    1. Nick Taylor
    2. Matt Hill
    3. Corey Conners
  7. Combien de Canadiens ont participé au Tournoi des Maîtres?
    1. 19
    2. 23
    3. 30
  8. Qui fut le premier champion du Tournoi des Maîtres?
    1. Bobby Jones
    2. Horton Smith
    3. Gene Sarazen
  9. Combien de golfeurs ont gagné le Tournoi des Maîtres et l’Omnium canadien?
    1. 16
    2. 12
    3. 11
  10. Quel est le total record de participants canadiens au Tournoi des Maîtres en une seule année?
    1. 3
    2. 4
    3. 5
  11. Qui fut le premier Canadien à participer au Tournoi des Maîtres?
    1. Jerry Magee
    2. Bill Mawhinney
    3. Sandy Somerville
  12. Quel Canadien revendique le deuxième plus haut total de participations au Tournoi des Maîtres?
    1. Stan Leonard
    2. Mike Weir
    3. Al Balding

  1. b) Jack Nicklaus
  2. c) Mike Weir
  3. a) Sandy Somerville
  4. c) Fruitland Nurseries
  5. a) 8
  6. c) Corey Conners
  7. c) 30
  8. b) Horton Smith
  9. b) 12
  10. c) 5 (1957, 1961)
  11. c) Sandy Somerville
  12. a) Stan Leonard

Palmer encore présent à Augusta

Arnold Palmer
Arnold Palmer (Photo by Rob Carr/Getty Images)

AUGUSTA, Géorgie – Pour la première fois depuis 1955, Arnold Palmer n’est pas à Augusta pour le tournoi des Maîtres, mais son nom est encore sur toutes les lèvres.

Décédé l’automne dernier à l’âge de 87 ans, le roi du golf a marqué l’histoire du Masters comme aucun autre joueur avant ou après lui. Il avait un attachement très profond pour le tournoi qui en a fait une vedette internationale et on le lui rendait bien.

Arnold Palmer ne sera pas oublié de sitôt à Augusta. Le « roi du golf » est encore présent dans l’esprit de tous les amateurs de golf.

Impossible de parler du Masters sans parler de Palmer, de son style explosif, de ses exploits, de son charisme et de sa relation avec les amateurs de golf. Il restera présent dans l’esprit de tout le monde pendant de nombreuses années, comme ce fut le cas pour Ben Hogan, Sam Snead ou Byron Nelson.

Mardi soir, les champions du tournoi se réuniront dans le salon Bobby Jones pour honorer la mémoire de Palmer. « Je pense que nous aurons un souper mémorable, a dit Nick Faldo. Je suis sûr que les gars auront plein d’histoires à raconter au sujet d’Arnie. Il y aura beaucoup d’émotion dans l’air. Nous allons célébrer tout ce qu’il a fait pour le golf. »

L’an passé, Palmer s’est adressé à ses amis pour la dernière fois au dîner des Champions. Il leur a répété ce que ce tournoi signifiait pour lui et leur a dit de profiter de chaque année qui passe. Il savait qu’il n’en avait plus pour très longtemps sur cette terre. Les rois aussi sont mortels.

ON SYMPATHISE AVEC LEXI

  • La plupart des golfeurs qui sont ici ont manifesté leur sympathie à l’endroit de la golfeuse Lexi Thompson. On sait que la jeune championne a perdu le tournoi majeur de Rancho Mirage après avoir encaissé une pénalité de 4 coups avec… une journée de retard.
  • « Ça n’a aucun sens, a dit Gary Player. C’est comme si, pendant une partie de football, quelqu’un téléphonait pour faire changer une décision prise plus tôt dans le match. On rirait de lui. Au golf, durant la fin de semaine, il y a seulement une douzaine de joueurs qui sont suivis par les caméras. Est-ce que c’est équitable pour tout le monde? Non. Cette procédure devrait être interdite. »
  • Lorsque les règles du golf ont été établies, on ne savait pas qu’il y aurait un jour des gens capables de revoir les images plusieurs fois avant de téléphoner aux organisateurs pour les aviser que tel ou tel joueur a commis une infraction.
  • Karrie Webb, membre du Temple de la renommée de la LPGA, a déclaré : « Nous faisons nous-mêmes la police depuis plus de 200 ans. Nous n’avons pas besoin de ces coups de téléphone. »
  • Le Canada a 3 représentants à Augusta : ADAM HADWIN (Moose Jaw, SK), Mackenzie Hughes (Hamilton, ON) et le vétéran Mike Weir (Sarnia, ON). Champion en 2003, Weir n’a gagné aucun tournoi de la PGA depuis 10 ans.
  • Il se peut que le grand Ernie Els en soit à son dernier tournoi des Maîtres. Il a connu ses meilleures années et son exemption de 5 ans se termine cette semaine.
  • Jack Nicklaus et son vieux pote Gary Player frapperont la première balle, jeudi matin. Ils auront évidemment une pensée pour leur ami Arnie.
  • L’an passé, l’Anglais Danny Willett a gagné le veston vert avec une dernière ronde de 67. Il a devancé Lee Westwood et Jordan Spieth par trois coups.
  • Le tournoi 2017 marque le 30e anniversaire de la victoire de Larry Mize. Il avait battu Seve Ballesteros et Greg Norman en prolongation. Natif d’Augusta, Mize participe au tournoi pour la 34e
  • Un loustic : « Dire que Lexi Thompson n’a pas gagné le tournoi de Rancho Mirage, c’est comme dire que Donald Trump n’a pas gagné la dernière élection! »
  • À plus.

Un château extraordinaire!

Masters
(Augusta National Golf Club)

AUGUSTA, Géorgie— Si Charles Trenet était encore de ce monde et qu’il mettait les pieds dans le nouveau centre de presse du club Augusta National, il se mettrait à chanter : « Un château extraordinaire! »

J’aimais beaucoup l’ancienne bâtisse. Elle répondait parfaitement à nos besoins, mais vous devriez voir ce que Bill Payne et ses amis avaient en tête pour les journalistes qui viennent de partout à travers le monde pour « couvrir » le prestigieux tournoi des Maîtres.

Je trouve difficilement les mots pour décrire le château qu’ils ont fait construire durant les 12 derniers mois. Ça dépasse l’entendement.

En plus de l’immense salle de presse de 350 places avec vue imprenable sur le terrain d’exercice et deux écrans géants pour suivre l’action, on a fait construire un restaurant-lounge de toute beauté pouvant accueillir 160 personnes et une salle d’entrevue haute technologie où chaque journaliste aura son propre micro s’il désire poser une question.

Ce n’est pas tout. Le hall d’entrée nous rappelle le décor des plus grands châteaux de la Géorgie. En mettant les pieds dans la bâtisse, j’avais peur de voir apparaître Rhett Butler et les autres vedettes du film « Autant en emporte le vent »!

L’ancien tableau qui était géré à la main n’existe plus. Place à la nouvelle technologie. On aura les résultats plus vite que jamais.

Les travaux de construction ont commencé dès le lendemain du Masters 2016. Durant les six premiers mois, les ouvriers ont travaillé 20 heures par jour afin de respecter l’échéancier. L’ancienne bâtisse est encore debout, mais sera détruite la semaine prochaine.

Le but de l’opération est de donner plus d’espace aux visiteurs du monde entier. Étant donné que le tournoi est de plus en plus populaire, il y avait congestion dans ce secteur et les gens avaient du mal à se déplacer.

Franchement, je suis assommé, éberlué. « Flabbergasted », diraient les anglophones. Dans toute ma vie de journaliste, je n’ai jamais rien vu de tel. On ne saura jamais le coût de construction d’un tel château, mais les dirigeants du club Augusta National ont de quoi se péter les bretelles.

Ne reste plus qu’à souhaiter que nos articles soient à la hauteur d’un tel chef-d’œuvre. Ça ne sera pas facile!

UNE DOUZAINE D’ASPIRANTS

Le 81e tournoi des Maîtres ne débutera que jeudi matin, mais on connaît déjà les joueurs les plus susceptibles de l’emporter. Les voici:

  • DUSTIN JOHNSON. Indiscutablement le meilleur golfeur de la planète depuis sa victoire à Oakmont l’été passé.
  • RORY McILROY. Il a tous les atouts pour gagner ici et il ne lui manque que le veston vert pour compléter le Grand Chelem.
  • JORDAN SPIETH. Il lui a fallu quelques mois pour digérer sa défaite de l’an passé et le jeune Texan n’a qu’une idée en tête: corriger cette erreur de parcours.
  • JASON DAY. Il a dû interrompre son calendrier parce que sa mère était très malade, mais il sera à surveiller cette semaine. Un des meilleurs de sa profession.
  • RICKIE FOWLER. Un autre jeune joueur bourré de talent et de charisme. Une bonne partie de la foule se rangera derrière lui.
  • JUSTIN ROSE. Il est toujours à son mieux dans les épreuves du Grand Chelem ou en coupe Ryder. Il a terminé deuxième en 2015.
  • HIDEKI MATSUYAMA. Ses succès des derniers mois lui ont valu une place dans le Top-5.
  • LOUIS OOSTHUIZEN. Un élan à faire rêver. Il aurait dû gagner en 2012, mais Bubba Watson l’a battu avec un coup miracle.
  • PHIL MICKELSON. Trois fois champion à Augusta, Lefty rêve d’égaler la marque de Tiger Woods et d’Arnold Palmer. S’il parvenait à l’emporter, il deviendrait le plus vieux joueur à gagner le Masters.
  • HENRIK STENSON. De la façon dont il a gagné l’Open de Grande-Bretagne l’an passé, il a droit au plus grand respect. Toutefois, il n’a jamais pu faire mieux qu’une 14e place à Augusta.
  • JUSTIN THOMAS. Il a gagné trois des cinq premiers tournois en 2017. Aussi talentueux que Jordan Spieth, son ancien coéquipier à l’université.
  • DANNY WILLETT. Très difficile de gagner deux fois de suite à Augusta. Nicklaus, Faldo et Woods ont été les seuls à le faire. Il faut quand même respecter le champion en titre.
  • BUBBA WATSON. Deux fois champion ici, mais son jeu laisse à désirer depuis un an ou deux. On ne sait pas encore s’il jouera avec des balles roses ou vertes!
  • PATRICK REED. Il a été extraordinaire en coupe Ryder l’automne passé et il ne manque surtout pas d’ambition. Son meilleur résultat à Augusta est une 22e place.
  • B. Le grand absent sera évidemment TIGER WOODS. Il voudrait bien se frotter aux jeunes loups de la PGA, mais son mal de dos semble incurable.

Être numéro un n’est pas une garantie de succès à Augusta

Dustin Johnson
Dustin Johnson (Darren Carroll/ Getty Images

Dustin Johnson par-ci, Dustin Johnson par-là. Il ne faut surtout pas se surprendre que le gendre de Wayne Gretzky soit établi grand favori, cette semaine, au Tournoi des Maîtres.

C’est avec tout le bruit des tambours et trompette que le golfeur à la force tranquille se pointe à Augusta.

Sa place de numéro un au monde est tout à fait justifiée. Il est sur une séquence de trois victoires à ses trois derniers tournois et son palmarès est encore plus impressionnant quand on constate qu’il totalise six gains et huit résultats dans le top 3 à ses 16 dernières sorties.

Cela dit, faites attention aux chiffres, même s’ils sont éblouissants. Rappelez-vous de Tiger Woods. Également arrivé au Augusta National avec éclat et au sommet de sa gloire en l’an 2000, Le Tigre avait à son palmarès 10 premières ou deuxièmes places à ses 11 sorties précédentes. Par contre, il ne s’était jamais relevé de son 75 inscrit au premier tour et il a terminé en cinquième place, quatre coups derrière le champion, Vijay Singh.

Voilà un exemple qui indique que le brio pré-Masters n’est jamais ou presque jamais une garantie de victoire le dimanche.

Vrai que les longs bras de Johnson lui permettent d’atteindre la plupart des normales 5 en deux avec un fer moyen ou bien souvent court. Vrai aussi qu’il a le compas dans l’œil avec sa moyenne autour de 26 coups roulés l’an dernier et qu’il est en progression à Augusta avec ses septième et quatrième places à ses deux dernières années. Reste que la prudence des grands sages reste de mise dans son cas.

Saviez-vous que le triomphe du Tigre en 2002 a été et demeure le seul à la fiche d’un numéro un mondial au cours des 15 dernières années? Voilà ce que rappelle le journaliste Doug Ferguson, de l’Associated Press.

De fait, qui aurait pensé, au début d’avril dernier, que Danny Willett serait le vainqueur l’an dernier? Ses parents? Peut-être… Mais ils étaient sans doute les seuls à y croire.

QUI DUSTIN DOIT-IL REDOUTER?

Dustin Johnson peut identifier aisément les rivaux qui alimenteraient des ambitions absolument légitimes.

* Jordan Spieth, qui aurait gagné une deuxième fois de suite, en 2016, n’eut été de son désastre au 12e trou. Il joue toujours bien à Augusta comme en témoigne sa fiche de 2e, 1er et 2e ces trois dernières années et sa moyenne de 69,53 qui éclipse tout le monde par un gros coup et demi.

* Dans l’ordre 10e, 4e et 8e depuis 2014, Rory McIlroy carbure à la mention de compléter le grand chelem à 27 ans.

* Hideki Matsuyama avait terminé 7e avec 66 il y a 12 mois… Comme quoi il ne craint pas Augusta.

* Dans le cas de Jason Day, tout déprendra de l’état de santé de sa maman récemment opérée du cancer… Mais un miracle est toujours possible

* Trois fois vainqueur et auteur de deux top 10 cette année malgré deux opérations pour des hernies, Phil Mickelson voudrait bien égaler (voire battre) le record de Jack Nicklaus à titre de champion le plus âgé à 46 ans et plusieurs mois.

* Justin Rose, mais aussi Jon Rahm, Thomas Pieters et le Canadien Adam Hadwin (1er et 6e avant de se marier la semaine passée) sont à garder dans la mire. Hadwin a du cran et un don avec le fer droit, une nécessité à Augusta.

Qui va gagner? Le public devra demeurer devant la télé pour suivre le dernier neuf dimanche puisque ce sera serré cette année et Dustin Johnson le sait très bien.

DOMMAGE POUR TIGER ET LE PUBLIC

Même si son absence est sa deuxième de suite et sa troisième en quatre ans, on ne s’habitue jamais de l’absence de Tiger Woods au Tournoi des maîtres.

Pour souligner le 20e anniversaire de son premier titre du Masters, comme il l’a d’ailleurs souligné dans un livre écrit par le Canadien Lorne Rubenstein, le Tigre aurait mérité mieux qu’un dos encore amoché.

Sa dernière victoire dans un tournoi majeur remonte à 2005.

LES ÉCHOS D’ICI… À AUGUSTA

En plus d’Adam Hadwin, Mike Weir, un invité à vie à titre de titulaire en 2003, et Mackenzie Hughes sont aussi des participants canadiens.

Le trio effectuera un parcours d’entraînement ensemble ce qui est excellent pour nos recrues afin d’apprendre quelques trucs.

Maude-Aimée LeBlanc coulée par un compte de 8 sur une normale 3

Maude-Aimee leblanc
Maude-Aimée Leblanc (Bernard Brault/ Golf Canada)

Voilà le pointage « commis » par Maude-Aimée LeBlanc, lors du jour un du Championnat ANA, premier rendez-vous majeur de l’année à la LPGA.

Les bourrasques ayant cassé des arbres ont suspendu le jeu en ouverture, cela après que LeBlanc eut complété son parcours malheureusement.

Ses comptes de 79 et 77 n’ont évidemment pas suffi pour poursuivre durant la fin de semaine à Rancho Mirage, en Californie.

Malgré ce troisième tournoi de suite où elle est mise de côté à mi-chemin, LeBlanc reste néanmoins en avance sur ses résultats de l’an dernier.

LA PROLONGATION DE TROP POUR MAX

À West Palm Beach, en Floride, Max Gilbert a échappé les honneurs en éliminatoire d’un deuxième titre au Minor League Golf Tour.

Lui et Keith Coleman ont joué 67 chacun sur le terrain Estate du PGA National.

L’Américain a réussi un oiselet sur la distance de quinze pieds au début du match de barrage alors que Max a raté à dix pieds.

HUGO EN COMPAGNIE DE… TONY ROMO

Un autre membre d’Équipe Canada à l’instar d’Anne Catherine Tanguay, Hugo Bernard était à Charleston, en Caroline du Sud, pour y disputer le Azalea Invitational, une des compétitions d’importance chez les amateurs.

Il a pris le 20e rang avec des cartes de 73, 72, 70 et 70 pour un combiné de 286 (+2).

Très bon golfeur, le quart-arrière Tony Romo, longtemps des Cowboys de Dallas, était des participants en attendant de connaitre la suite dans la LNF. Il n’a pas survécu au couperet après trois rondes.