Corey Conners remporte le volet individuel des qualifications du PGA TOUR latino-américain
SEBRING, Floride ─ Corey Conners, membre de la formation Jeune pro d’Équipe Canada, a remis une carte de 70, moins 2, pour remporter samedi les honneurs individuels du tournoi de qualification du PGA TOUR latino-américain au Sun ‘N Lake Golf Course de Sebring, en Floride.
L’Ontarien de Listowel a terminé le tournoi à moins 10 (74-67-67-70) pour devancer de deux coups un trio d’Américains. Grâce à cette victoire, Conners, 24 ans, diplômé de l’Université Kent State, obtient sa carte de membre à part entière du circuit latino-américain.
Durant la saison 2016, Conners disputera des tournois sur le PGA TOUR latino-américain et sur le Circuit Mackenzie-PGA TOUR Canada.
Cliquez ici pour les résultats complets.
Brandt Snedeker joue 65 et prend la tête par un coup à l’Omnium Sony
HONOLULU – Brandt Snedeker a de bonnes sensations sur ses élans et réussit plusieurs roulés, une situation qui lui a permis de prendre les devants après 36 trous à l’Omnium Sony.
Snedeker a évité les bogueys vendredi au club de golf de Waialae et il a remis une carte de 65 (moins-5). Il détient un coup d’avance sur Kevin Kisner, qui a terminé sa journée avec un aigle à son dernier trou pour une ronde de 66.
Snedeker se retrouve à moins-12.
Un total de 15 joueurs sont séparés par seulement quatre coups à mi-chemin du tournoi. Zach Johnson et Luke Donald se retrouvent parmi les poursuivants à moins-10.
Vijay Singh, qui célébrera son 53e anniversaire de naissance le mois prochain et qui pourrait devenir le plus vieux golfeur à gagner un tournoi de la PGA, a inscrit un score de 69 et se retrouve à quatre coups de Snedeker.
Graham DeLaet, de Weyburn, en Saskatchewan, a connu la meilleure ronde du tournoi en jouant 62 et il a grimpé à égalité au 36e rang à moins-5. David Hearn, de Brantford, en Ontario, suit à moins-4 après une ronde de 71. Nick Taylor, d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, a bouclé sa ronde en 68 coups pour aboutir à égalité au 66e rang à moins-3, tout comme Adam Hadwin, aussi d’Abborsford, après une ronde de 66.
Le trou d’un coup, un mystère insoluble?
L’automne dernier, après avoir joué au moins 800 parties de golf dans ma vie, j’ai vu pour la première fois un trou d’un coup. Au terme de sa parabole impeccable, la balle est tombée 10 pieds devant le trou et s’est mise à rouler droit sur le drapeau.
Dan Poppers, l’auteur de l’exploit, rouspétait au départ parce qu’il avait trouvé un fer 7 pour dames dans le sac de bâtons qu’il venait de louer au club Bear Trace de Cumberland Mountain, un superbe parcours signé Nicklaus, à l’ouest de Knoxville, au Tennessee. Au 14e trou, il s’est enfin décidé à utiliser ce fer, malgré tout, et grand bien lui en prit. Il ne s’attendait toutefois pas à un tel résultat et regardait ailleurs quand sa balle est tombée au fond de la coupe.
Poppers croyait que son arc-en-ciel vers le drapeau s’arrêterait à un ou deux pieds du trou. Il était donc penché vers le sol, en train de ramasser son tee, quand il nous a entendus hurler, Rick, Eric et moi. Nous l’avons félicité et, imperturbable, il est retourné à la voiturette pour inscrire 1 sur sa carte de pointage. Il ne montrait aucune émotion, mais c’était la première fois, à 69 ans, que ce mordu de golf claquait un as. Personne n’était dupe de son flegme.
Au pavillon, après la partie, on lui a offert un drapeau de Bear Trace et nous l’avons tous autographié avec un petit mot célébrant l’occasion. Ce n’est qu’à ce moment-là que Poppers a vraiment mesuré l’immensité de la chose. Ne pouvant plus se contenir, il a appelé ses enfants tour à tour pour leur raconter en détail son glorieux trou d’un coup.
Deux semaines plus tôt, lors du tournoi The Barclays au Plainfield Country Club, Brian Harman avait calé sa balle au 3e trou à partir du tertre, à 183 verges de là. Onze trous plus loin, il épatait de nouveau la galerie en réussissant l’impossible, plaçant sa balle au fond de la coupe de quatre pouces et quart de diamètre à une distance de 218 verges.
C’est comme apercevoir un fou à pieds bleus (Sula nebouxii) dans l’hémisphère nord ou enfiler un panier de basket à partir de la ligne de fond opposée : le trou d’un coup est l’équivalent golfique du gros lot à la loterie, et le fait qu’un golfeur en fasse deux dans une même partie est presque inimaginable. C’était la troisième fois seulement dans son histoire que le PGA TOUR enregistrait un tel exploit stupéfiant.
Si la tradition veut que le golfeur paie la tournée au bar du pavillon, les précédents sont rares, en matière de doublé. Harman a donc dû défoncer son budget pour régaler de 300 bières et d’une bouteille de Crown Royal la foule des médias. Il avouait le lendemain au Dan Patrick Show : « Je ne souhaiterais pas une telle facture de bar à mon pire ennemi. »
Les chances de faire comme Harman et de réussir deux as en une partie sont quasiment nulles. Le magazine Golf Digest en a déjà calculé les probabilités à une sur 67 millions, cinq fois moins que les chances de gagner le gros lot à la 6/49!
Et pourtant, c’est arrivé à Claude Fraser le 18 juillet dernier, lors d’une partie amicale à quatre, au Club de golf L’Émeraude de Drummondville.
« Dans le trou!!! »
Afin de comprendre cette étrange rencontre de la magie, de la raison et du hasard des verts favorables au roulement de la balle, conjoncture qui permet à l’as de se matérialiser, j’ai consulté une firme d’experts en calcul actuariel des chances au golf.
EPA Ultimate Concepts, une entreprise de Calgary qui se spécialise dans l’indemnisation des prix, assure chaque année des milliers de concours de trou d’un coup, allant du défi à 2 000$ jusqu’au gros lot d’un million de dollars qui change une vie.
« Selon nos calculs, les probabilités qu’un golfeur moyen joue un as en tournoi masculin [sur un trou de 150 verges] sont de 1 sur 15 000 », explique Alan Vinet, directeur général d’EPA.
Dans une ligue où les golfeurs jouent régulièrement le même parcours, les chances s’améliorent, atteignant environ 1 sur 10 000.
La bonne étoile
En fin de compte, il suffit simplement d’être très chanceux, et ce facteur prend souvent le pas sur l’habileté. « J’analyse tous les trous d’un coup qui se produisent, car en plus de vendre des assurances, j’enquête sur les réclamations, et les handicaps des golfeurs chanceux varient considérablement », rapporte Vinet.
Après avoir examiné autant d’occurrences, Vinet ne s’étonne plus de rien : la balle a rebondi sur un arbre pour tomber dans la coupe; elle a ricoché sur l’eau avant de frapper une roche pour aller rouler jusqu’au trou… Mais parfois, le coup frôle l’impossible, comme ce fut le cas pour ce gagnant de 100 000$ arrivé à la dernière minute, les chaussures à peine lacées, pour un tournoi à départs simultanés.
Le vent soufflait en rafales de 60 km/h et le trou était bordé par une clôture hors limite. Il a frappé sa balle avec un bois no 4, un bâton peu commun, et sa balle filait vers la zone hors jeu quand le vent l’a repoussée sur le vert où elle a roulé une trentaine de verges avant de toucher le drapeau.
Fort de deux décennies d’expérience en assurance de trous d’un coup, EPA connaît quelques rares parcours éloignés des grands circuits où l’on a de meilleures chances de réussir l’exploit. J’ai beau insister, Vinet refuse de me les révéler.
« Il y en a un dans l’Est, et un autre dans l’Ouest », se contente-t-il de dire.
Déjouer le sort
« Tout ce que je sais de plausible à propos des golfeurs qui ont réussi davantage de trous d’un coup que la moyenne, c’est qu’ils frappent la balle avec un crochet », explique Stephen Johnston, partenaire fondateur de Global Golf Advisors, un cabinet conseil œuvrant auprès des parcours publics, des clubs privés, des promoteurs immobiliers et des villégiatures, et qui a repris la pratique golfique de KPMG.
Johnston parle d’expérience : en plus d’être une sommité en analyse opérationnelle et solutions d’affaires pour l’industrie du golf, il est le Roi des as au Canada, avec un total faramineux de 51 trous d’un coup attestés à son nom.
Johnston a lancé son train d’as à 12 ans, quand il commençait à s’orienter sur les parcours et jouait des cartes à peine sous les 100. Cela s’est passé au 12e trou du Whitevale Golf Club, où le tertre de départ blanc est à 145 verges du drapeau, avec survol du ruisseau Duffin et fosse de sable devant le vert. Il jouait avec son père et deux amis de celui-ci. L’épisode est reste gravé dans sa mémoire.
« Pour moi, la balle était juste tombée dans le trou, raconte-t-il. Je ne jouais pas souvent et je ne mesurais pas la vraie signification de ce coup. Papa et ses amis étaient plus excités que moi. »
Le secret de ses prouesses, Johnston l’attribue au crochet mentionné plus haut et au tee bien enfoncé, où la balle touche presque le sol pour les normales 3. Il faut très bien viser, évidemment, mais le Roi des as tient aussi compte du roulement du vert avant de choisir sa cible d’atterrissage.
« Quand j’étais plus jeune, je visais le drapeau, tout simplement, explique-t-il. Plus tard, voyant que mes balles roulaient toujours après être tombées sur le vert, je me suis concentré sur la direction du roulement. Dois-je viser à gauche ou à droite de la coupe? »
Aussi simple que ça.
Témoignage de gratitude
La vitalité du golf au pays dépend d’une foule de facteurs, en particulier d’un engagement à faire passer les intérêts des golfeurs en premier. En leur nom, je suis reconnaissant aux nombreuses organisations et personnes qui assurent le succès de notre sport au Canada.
Cette gratitude va d’abord aux 5,7 millions de Canadiens qui jouent 60 millions de parties de golf par année. Les consommateurs doivent choisir comment dépenser leur budget de loisirs, et l’offre est astronomique. Heureusement, le golf peut compter sur une base solide de clients fidèles et de joueurs occasionnels qui foulent les allées de nos 2 346 établissements répartis d’un océan à l’autre.
Le golf est une industrie axée sur la clientèle. Il faut donc écouter le golfeur et trouver des façons innovantes de mobiliser son engagement. C’est encourageant d’entendre des golfeurs partager leur passion pour notre sport. Mais j’apprécie tout autant leurs critiques constructives, car cela signifie qu’ils s’en soucient et qu’ils veulent responsabiliser l’industrie du golf.
Aux 3 700 professionnels de la PGA qui sont en première ligne de notre industrie, je dis merci de votre engagement envers les golfeurs, qui s’incarne par la prestation de programmes et d’enseignement dans les clubs. Merci d’aider les fervents de golf, les mordus de fraiche date, les membres à vie, les familles et les jeunes à profiter au maximum de leur expérience golfique.
Je lève aussi mon chapeau aux surintendants de parcours qui travaillent de longues heures pour maintenir l’équilibre entre le défi du jeu, le plaisir du joueur et la durabilité du terrain. C’est une tâche titanesque de répondre aux exigences des golfeurs, et j’ai un immense respect pour le dévouement des équipes d’entretien, qui sont bien plus que des experts du gazon.
Le golf est une grosse industrie. Aux propriétaires de parcours, clubs de membres et fabricants qui engendrent des retombées de 11,3 milliards de dollars dans l’économie canadienne, merci d’assumer les risques de l’industrie golfique au pays. Pour la plupart d’entre nous, le golf est un jeu, mais pour les propriétaires et exploitants de clubs, et tous les autres partenaires qui s’y investissent financièrement, le golf est une entreprise concurrentielle exposée aux aléas de l’économie.
Aucun facteur n’a autant d’impact sur le golf que la météo; nous avons donc une dette de gratitude envers mère Nature qui s’est montrée généreuse pour la saison de golf 2015 au Canada. Les conditions ont été magnifiques dans la plupart des régions, et cela s’est traduit par une augmentation de 9,8 % du nombre de parties jouées au pays, par rapport à la saison 2014, selon le Rapport sur les rondes jouées et la météo de l’Association nationale des propriétaires de terrains de golf du Canada. C’est l’Alberta qui a connu la plus forte hausse (13,2 %), suivie de la Saskatchewan et du Manitoba (8,4 %), de la Colombie-Britannique (6,5 %), de l’Ontario (6 %) et du Québec (5 %). Seule ombre au tableau, on a vu un déclin de 11,6 % dans le Canada atlantique, à cause d’un début de saison très tardif. Dans l’ensemble, ce fut une saison ensoleillée pour les exploitants de parcours qui envisagent la saison 2016 avec optimisme.
Aux 37 000 événements caritatifs qui se tiennent chaque année sur les parcours de golf, un gros merci pour avoir su mettre notre sport à contribution afin de recueillir des fonds au sein des collectivités partout au Canada. Plus de 533 millions de dollars en dons de bienfaisance sont ainsi amassés annuellement grâce au golf. J’applaudis les participants et organisateurs de ces merveilleux événements.
Aux professionnels de talent, aux amateurs compétitifs, aux vedettes émergentes et aux légendes du golf canadien, merci de nous inspirer par votre jeu. Vous êtes la preuve que le Canada peut s’affirmer sur la scène mondiale du golf.
Les bénévoles sont de longue date l’élément moteur du golf au pays et l’on ne saurait assez remercier les dizaines de milliers de personnes qui s’investissent pour le plus grand bien de notre sport. Sans oublier les nombreux commanditaires qui prêtent leurs marques et leurs services au golf canadien.
Bravo aussi à nos plus proches partenaires, les employés et bénévoles des 10 associations provinciales de golf qui partagent notre intérêt pour l’adhésion, la prestation de programmes, le golf junior et le développement des joueurs. Je manquerais à mon devoir si je ne remerciais pas chaleureusement le personnel de Golf Canada pour son enthousiasme et son engagement envers notre sport et notre association.
Enfin, aux membres et aux clubs que Golf Canada a l’honneur de représenter, un remerciement des plus sincère pour votre soutien au golf d’un océan à l’autre. Merci de célébrer avec nous ce grand sport qu’est le golf.
Entraîneurs certifiés : Pourquoi y recourir?
La formation continue des entraîneurs certifiés procure des avantages additionnels à l’athlète, aux parents et, finalement, à la prochaine génération de golfeurs canadiens.
Les entraîneurs certifiés du PNCE appartiennent à un groupe sélect qui a choisi de parfaire sa formation. Ils ont ainsi le savoir-faire pour exceller dans tous les domaines de l’entraînement au golf.

Assurer la suite
C’est un programme qui a le pouvoir de changer des vies, d’inspirer des jeunes à devenir des stars du golf ou, tout simplement, de les initier à des activités physiques inconnues jusque-là, de faire naître la confiance en soi chez les plus timides et d’inculquer les valeurs positives du golf aux jeunes.
Les quatre premiers articles de cette série ont porté sur les innombrables mérites du Golf en milieu scolaire. Il reste cependant de nombreuses lacunes à combler pour assurer la transition vers la prochaine étape de son évolution.
Presque toute l’année, et dans certains cas pendant plusieurs années suivant l’implantation du programme, l’équipement et les ressources pédagogiques dorment dans les placards des gymnases, et ce n’est pas seulement la faute des écoles.
« Nous avons besoin de plus de gens pour relever les défis liés au développement du golf », explique Mike Kelly, directeur administratif de l’Association de golf de l’Ontario (GAO). « Les bénévoles sont la pièce manquante pour assurer le succès des programmes comme Premiers élans CN et Golf en milieu scolaire, et pour augmenter la participation au golf en général. Il nous faut l’appui des collectivités sur le terrain. »
Le directeur en chef du sport chez Golf Canada, Jeff Thompson, est du même avis : il faut des bénévoles pour prendre les commandes dans leurs communautés respectives.
« La prochaine étape sera d’établir des liens entre les écoles et les établissements de golf, ajoute Thompson. C’est beaucoup demander aux associations de golf provinciales. »
Par conséquent, Golf Canada envisage de mettre à profit son programme de formation des entraîneurs de golf communautaires, créé en partenariat avec la PGA du Canada et l’Association canadienne des entraîneurs. « Nous voulons aussi identifier des ambassadeurs communautaires passionnés, intéressés à appuyer les écoles offrant le programme Golf en milieu scolaire et capables de créer des contacts avec les clubs de golf » ajoute Thompson.
« Ces entraîneurs de golf communautaires n’ont pas à être membres de la PGA, dit Thompson. Des retraités membres de clubs de golf, par exemple, peuvent recevoir une formation d’entraîneurs communautaires pour acquérir les ressources et les connaissances qui leur permettront d’aller dans les écoles et de créer des ponts entre le club et les enseignants. Ceci afin de bien enraciner les programmes et d’assurer leur longévité. »
Le premier de ces ambassadeurs communautaires sera Grant Fraser, fondateur du Golf Management Institute of Canada et professeur de gestion professionnelle du golf au Niagara College.
« Dans le cadre d’une initiative que nous allons piloter, explique Thompson, Grant visitera quatre ou cinq clubs de golf pour leur parler de son projet de créer des communautés golfiques où les écoles et les installations de golf intéressées seront en lien. L’idéal serait d’avoir un Grant Fraser à tous les 40 kilomètres! »
Fraser est motivé et représente un choix tout à fait naturel. Ses étudiants du Niagara College organisent une collecte de fonds annuelle depuis quatre ans et ils ont amassé environ 7 500$ jusqu’ici afin d’adopter 11 écoles de la région de Niagara.
« Mes étudiants sont fiers de contribuer au développement du golf et j’en retire une certaine satisfaction, mais ce n’est pas assez, dit Fraser. À l’avenir, je voudrais que mes étudiants introduisent le programme Golf en milieu scolaire dans les écoles, qu’ils se rendent sur place pour aider les enseignants à mettre l’équipement entre les mains des jeunes. »
Il y a des passionnés de ce genre partout au pays. Lee Cooper, propriétaire du club de golf Hughendon, en Alberta, offre aux élèves de 13 ans et moins d’une école locale la possibilité de jouer gratuitement. Chris Veltkamp, fondateur et directeur du Play Golf Junior Tour, coordonnateur des sports et professeur d’éducation physique à l’école St. Mary-St. Cecilia de Morrisburg, en Ontario, a introduit le golf dans toutes les écoles où il a travaillé depuis 10 ans; il a même aménagé un parcours de golf rudimentaire de quatre trous sur un terrain vague près de son école actuelle. Il y a aussi l’entraîneur provincial de golf à l’Île-du-Prince-Édouard, Dallas Desjardins, qui est un pilier légendaire du golf junior et de Golf en milieu scolaire, et Wayne Allen, professionnel du Blomidon Golf Club de Corner Brook à Terre-Neuve et Labrador, qui a recruté 16 écoles dans sa province. La liste est longue, mais il faudra encore plus de gens qui s’engagent dans leur collectivité pour que les projets ambitieux de Golf Canada portent fruits.
Personne n’a plus à cœur de relever ce défi que Kelly, lui qui a mis sur pied le premier programme de golf dans les écoles au Canada en 2001, à la Commission scolaire catholique du district Dufferin-Peel en Ontario.
Le plan d’action élaboré par Kelly consiste à créer des zones, en Ontario, pour favoriser le développement du golf à l’échelle régionale. « Chaque zone réunira tous les partenaires de la province : la GAO, Golf Canada, l’Association nationale des propriétaires de terrains de golf, la PGA de l’Ontario, l’Association des surintendants de golf et la Société canadienne des directeurs de clubs. Golf Barrie servira de zone pilote. Il reste à recruter des gens comme Grant, convaincus de la valeur de Golf en milieu scolaire, qui sont prêts à parcourir leur région chaque mois pour motiver les enseignants. »
De l’avis de Kelly, une visibilité et une accessibilité accrues du golf sont essentielles au succès de son plan d’action. « Le golf n’existe que sur les parcours, à l’écart, ce qui rebute bien des gens, dit-il. Nous devons associer notre sport aux événements communautaires. Golf en milieu scolaire est d’abord une activité d’initiation. On passera à l’apprentissage plus tard. Si on peut les faire jouer au golf, plus de jeunes y trouveront du plaisir et deviendront des adeptes. »
Payer pour jouer
Le financement du programme fait l’objet d’une attention continue. À l’heure actuelle, les deux tiers des nouvelles écoles qui offrent Golf en milieu scolaire le font grâce à leur « adoption » par un particulier ou une entreprise qui fournit des fonds pour permettre leur inscription au programme. Golf Canada s’efforce d’augmenter le soutien financier à Golf en milieu scolaire en l’intégrant à ses commandites d’entreprises. Par exemple, depuis son premier tournoi en 2013, la Shaw Charity Classic du Circuit des champions de la PGA contribue à hauteur de 5 000 $ par année au programme Golf en milieu scolaire de Golf Alberta. L’association divise ensuite le montant en tranches de 300$ qu’elle répartit parmi plusieurs écoles de la province.
Un autre grand bienfaiteur du programme est le professionnel Graham DeLaet du PGA TOUR qui a adopté 37 écoles de la Saskatchewan, dont quatre dans sa ville natale de Weyburn. Les fonds proviennent de la Graham DeLaet Charity Golf Classic 2013, un événement organisé conjointement avec Golf Saskatchewan. Cet apport financier a permis d’assurer la participation à Golf en milieu scolaire de plus de 70% des écoles de la province.
Golf Canada continue d’explorer le potentiel du programme. « Cette année, nous avons initié un projet de passes Golf en milieu scolaire dans 23 clubs, partout au pays, qui ont des liens avec des écoles participantes, explique Thompson. Ces clubs remettent les passes aux jeunes qui viennent chez eux dans le cadre de Golf en milieu scolaire, et ceux-ci ont droit à un panier de balles gratuit lorsqu’ils reviennent au terrain d’exercice. Les échos sont positifs, les jeunes reviennent souvent avec un adulte ou leur frère ou sœur. »
Et d’ajouter Thompson : « Nous avons élargi le programme cette année en introduisant le volet Compétences de vie et le programme intermédiaire. L’an prochain, nous serons en mesure d’évaluer l’accueil des Compétences de vie dans les écoles. »
Comme le font remarquer Kelly et Thompson, si on peut affermir la base du programme et mobiliser les collectivités, tout devient possible pour Golf en milieu scolaire et les autres programmes de développement.
« Nous avons plus à offrir aux familles que tout autre sport, affirme Kelly. Il est ici question d’un changement majeur qui prendra du temps, mais il faut commencer à agir dès maintenant. On ne peut pas se contenter d’attendre que les gens se portent volontaire. »
Spieth amorce la saison du bon pied en remportant le Tournoi des Champions
KAPALUA, Hawaï – Jordan Spieth a amorcé l’année du bon pied et n’a eu aucun problème à remporter le Tournoi des Champions, dimanche.
Avec une avance de cinq coups, Spieth a réussi deux oiselets de suite pour creuser l’écart avec ses poursuivants et il a passé le reste de l’après-midi à apprécier la vue de l’océan et du soleil à Hawaï.
Il a remis une carte de 67, six coups sous la normale, pour l’emporter par huit coups sur Patrick Reed. Il a conclu la ronde avec un score cumulatif de moins-30, rejoignant Ernie Els en tant que seuls joueurs dans l’histoire de la PGA à avoir terminé un tournoi de quatre rondes à moins-30 ou moins.
Els a décroché le titre à Kapalua en 2003 avec une carte de moins-31.
Spieth joue 65 et mène par cinq coups avant la ronde finale à Kapalua
KAPALUA, Hawaï – Déjà à son meilleur lors du premier tournoi de l’année sur le circuit de la PGA, Jordan Spieth a conclu sa troisième ronde avec un roulé de 10 pieds pour un aigle et un score de 65 (moins-8), samedi. Il détient cinq coups d’avance sur Brooks Koepka avant la ronde finale au Tournoi des Champions.
Spieth a connu une séquence de quatre oiselets consécutifs sur le premier neuf et son jeu sur les courtes distances est demeuré spectaculaire sur le neuf de retour.
Koepka, qui a été incapable d’inscrire des oiselets sur deux des normales-5, a remis une carte de 63, sa meilleure en carrière, et il s’est approché à un coup de Spieth à un certain moment. Cependant, Spieth a repris le contrôle avec un roulé de 50 pieds pour un oiselet au 12e trou, une approche impeccable au 15e trou pour mettre la table pour un autre oiselet et un aigle au 18e.
Spieth se retrouve à moins-24 après 54 trous.
Jordan Spieth prend une avance de quatre coups au Tournoi des Champions
KAPALUA, Hawaï – Jordan Spieth a réussi un aigle et a conclu sa ronde avec un oiselet, qui a lentement sombré au fond de la coupe. Cela lui a procuré une carte de 64, neuf coups sous la normale, et une avance de quatre coups au Tournoi des Champions, vendredi.
Le premier tournoi de l’année dans la PGA ressemble beaucoup au portrait de l’an dernier. Spieth s’invite dans la course. Et tout semble lui sourire, comme son dernier roulé de la journée.
Il affiche un score cumulatif de moins-16, quatre coups devant Kevin Kisner (65), Fabian Gomez (66) et Patrick Reed (69).
Spieth a pris le contrôle en réussissant un aigle sur une approche au neuvième trou, une normale-5, et il a commencé à creuser l’écart avec trois oiselets consécutifs sur le neuf de retour. Deux de ses trois oiselets ont été réussis sur des roulés de moins de trois pieds.
Tête-à-tête avec Jennifer Kirby
À 24 ans, celle qui fut membre de l’équipe nationale amateur et de la formation Jeune pro de Golf Canada, reste positive même si elle a traversé des moments difficiles durant la saison 2015.
Jennifer Kirby a beau n’avoir pas encore connu le succès sur le Circuit de la LPGA, sa feuille de route est éloquente. Après avoir été couronnée championne amateur et junior du Canada en 2009, elle a fait une carrière éblouissante à l’Université de l’Alabama où son équipe a gagné le championnat national de la NCAA en 2012. Puis elle a gagné son premier tournoi professionnel, une étape du Circuit féminin canadien au Québec.
Dans ce tête-à-tête, Kirby parle de son expérience universitaire, de ses passions hors du parcours et du soutien des fans.
À propos du championnat national de la NCAA…
Chaque année, l’objectif de l’équipe est de gagner le championnat national. À ma deuxième année, j’ai senti que nous disposions de tous les éléments. Ç’a été formidable de voir nos efforts récompensés. Plusieurs grandes joueuses ne vivent pas une telle expérience au cours de leur carrière universitaire.
À propos de la folie du football en Alabama…
La saison de football transforme complètement l’Alabama. Tout le monde veut assister aux matchs, chacun s’implique totalement, on peut presque parler d’un style de vie. Le stade accueille 102 000 personnes, mais il y en a beaucoup plus que cela. Des gens viennent de partout et, sans même assister au match, ils transforment complètement la ville.
À propos de son expérience à Golf Canada…
Une golfeuse amateur n’aurait pu demander mieux. J’ai représenté mon pays aux quatre coins du monde, on m’a fourni tous les outils de la réussite et toutes les occasions de me mesurer à l’élite. Je suis chaque jour reconnaissante d’avoir fait partie de ce programme.
À propos de sa participation à des tournois de la LPGA au Canada…
Les Canadiens raffolent du golf. Les tournois professionnels présentés au Canada sont les mieux organisés. Toutes les golfeuses veulent être de la partie et jouer devant un tel public de connaisseurs. Pour moi, en tant que Canadienne, c’est génial de revenir chez moi.
À propos de son célèbre entraîneur canadien…
Je travaille avec Sean Foley depuis plus de 10 ans. C’est très dur d’ajuster nos agendas, mais je le rencontre chaque fois qu’on est au même endroit.
À propos de ses intérêts hors du parcours…
J’aime l’exercice physique, le magasinage, les voyages, tout ce qui me permet de relaxer. Comme je suis toujours en déplacement, j’aime revenir à la maison pour être avec ma famille et mes amis, c’est ce que je préfère.
À propos du nouveau look de la LPGA…
Plusieurs magazines et émissions de télévision font la part belle aux femmes sur le circuit et montrent qu’elles sont plus que des golfeuses, et je trouve ça super! Des filles se servent aussi d’Instagram pour ça. On les voit dans des magazines de yoga, de conditionnement, etc. C’est bon pour les fans d’en savoir un peu plus sur les membres de notre circuit.
À propos de son rôle comme cadette de son petit ami Tommy Cocha, membre du Circuit Mackenzie-PGA TOUR Canada…
Encore des conflits d’agendas! Mais quand je peux assister à un de ses tournois, il aime bien m’avoir pour cadette, ce qui est également bon pour notre budget. Il me rend la pareille, aussi, mais j’apprends en le regardant jouer. C’est toujours préférable d’avoir comme cadet quelqu’un en qui on a confiance et qui nous connaît bien.