Autre

23 Canadiens tenteront d’obtenir leur carte du Circuit Web.com

Mackenzie Hughes
Mackenzie Hughes (Claus Andersen)

La seconde étape des qualifications du Circuit Web.com se déroulera du 10 au 13 novembre et mettra notamment en scène 13 Canadiens sur des parcours de la Floride et du Texas. La semaine suivante,  10 autres Canadiens tenteront de se qualifier lors de l’étape finale de la phase II.

La phase finale aura lieu du 10 au 13 décembre au PGA National Resort & Spa, à Palm Beach Gardens en Floride.

10-13 novembre

Southern Hills Plantation Club, Brooksville, FL

  • Sonny Michaud (Rouyn-Noranda, QC)
  • Mackenzie Hughes (Dundas, ON)
  • Christopher Ross (Dundas, ON)
  • Michael Gligic (Burlington, ON)

10-13 novembre

The Clubs of Kingwood-Deerwood, Kingwood, TX

  • Austin Connelly (Irving, Texas – double nationalité)
  • Marc-Étienne Bussières (Boisbriand, QC)
  • Beon Yeong Lee (Montréal)
  • Eric Hawerchuk (Barrie, ON)
  • Devin Carrey (Burnaby, C.-B.)
  • Adam Cornelson (Vancouver, C.-B.)
  • Cam Burke (New Hamburg, ON)
  • Danny Sahl (Sherwood Park, AB)
  • Ted Brown (Peterborough, ON)

17-20 novembre

Oak Valley Golf Club, Beaumont, CA

  • Max Gilbert (Montréal)
  • Ryan Williams (Surrey, C.-B.)
  • Matt McQuillan (Kingston, ON)
  • Seann Harlingten (Vancouver, C.-B.)
  • Ryan Yip (Calgary, AB)
  • Brad Clapp (Chilliwack, C.-B.)

17–20 novembre

Plantation Preserve Golf Club, Plantation, FL

  • Lucas Kim (Toronto)
  • Jon Mills (Belleville, ON)
  • Ben Silverman (Thornhill, ON)
  • Matt Hill (Brights Grove, ON)

Deux membres de la formation Jeune pro d’Équipe Canada, Albin Choi (Toronto) et Adam Svensson (Surrey, C.-B.) ont déjà obtenu leur visa pour la phase finale, tout comme Kevin Spooner (Vancouver), Eugene Wong (Vancouver), Wilson Bateman (Edmonton) et Justin Shin (Pitt Meadows, C.-B.). Taylor Pendrith (Richmond Hill, ON), lui aussi membre de la formation Jeune pro, a déjà obtenu sa carte de membre du Circuit Web.com après s’être classé dans le top 5 du Circuit Mackenzie-PGA TOUR Canada.

Comme tous les tournois du Circuit Web.com, les épreuves de qualification seront disputées sur 72 trous.

Tous les joueurs qualifiés pour la phase finale des qualifications du Circuit Web.com jouiront au moins d’un statut conditionnel sur ce circuit en 2016.

Cliquez ici pour les résultats.

Blog De nos archives

La pertinence retrouvée

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Trophée olympique de golf (Graig Abel/ Golf Canada)

Vous voulez qu’on parle des trophées célèbres de l’histoire du golf? Ça tombe bien, c’est une de mes spécialités. Vous êtes au bon endroit.

Le Claret Jug? C’est notre aîné à tous. Le R&A le décerne au vainqueur de l’Omnium britannique depuis 1873. Toute une longévité pour un pichet de claret! C’est pourquoi il a tout notre respect.

Tout golfeur d’élite qui se respecte veut son veston vert et le trophée du Tournoi des Maîtres qui l’accompagne. Il est majestueux. On m’a dit qu’il avait fallu 900 pièces d’argent sterling pour fabriquer ce modèle réduit du pavillon de l’Augusta National. Le plus beau trophée de golf, à mon avis.

Le feu s’est vraiment acharné sur mes collègues de Far Hills, au New Jersey. Le premier trophée de l’Omnium des États-Unis et le Havemeyer, décerné au champion amateur des États-Unis, ont tous deux péri dans des incendies, il y a des années de cela. Une tragédie, mais ceux avec lesquels l’USGA les a remplacés ont fière allure.

Ça me fait penser à une anecdote survenue en 1963. Il n’y a pas eu de feu, mais le trophée Wannamaker était devenu si chaud, à rester au soleil sur le terrain du Dallas Athletic Club, que Jack Nicklaus, champion de la PGA cette année-là, avait dû l’envelopper d’une serviette pour le tenir.

Et moi? Eh, bien! Je trône ici, au Musée et Temple de la renommée du golf canadien, depuis très longtemps. Je ne suis pas aussi célèbre que ces autres trophées dont je viens de parler, et bien des gens ne savent même pas que j’existe. La dernière fois qu’on a golfé aux Jeux olympiques, c’était en 1904. Difficile de garder sa pertinence quand on est absent depuis plus d’un siècle.

Mais voilà, avec le retour du golf aux Jeux de Rio l’été prochain, je vis un regain de popularité. Le monde s’intéresse de plus en plus à moi. Idem pour le type qui m’a gagné, George S. Lyon. Golfeur de talent, il a coiffé Chandler Egan pour me remporter ainsi que la médaille d’or sous une pluie battante au Glen Echo Country Club de Saint-Louis, cette année-là. George nous a quittés en 1938, mais depuis que le Comité international olympique a décidé de ramener le golf aux Jeux, son étoile brille à nouveau. Les gens veulent le connaître, savoir qui il était et ce qu’il a fait.

Par exemple, Golf Channel a délégué une équipe de tournage ici, à Oakville, il y a quelques semaines. Ils ont filmé plein de trucs et interviewé la curatrice du Musée, Meggan Gardner, à propos de George et de moi. Une journée épuisante…

Depuis, je suis en tournée. Golf Canada m’a exposé à Glen Abbey durant l’Omnium canadien RBC cet été. Je me suis bien amusé! On m’a même photographié en compagnie de Graeme McDowell et Nick Taylor.

La semaine suivante, l’adjointe au musée Alyssa Reynolds m’a conduit à Akron, en Ohio, pour le WGC Bridgestone Invitational. Ils sont gentils, chez Bridgestone, ils ont payé toutes nos dépenses pendant cinq jours. En échange, j’ai fait plusieurs apparitions publiques. Ils m’ont même fait participer à la conférence de presse « Un an avant le retour du golf aux Olympiques » avec Matt Kuchar, Byeong-Hun An et Henrik Stenson qui ont pris des tas d’égoportraits pour les médias sociaux. Super cool!

Juste après, aux frais de Golf Canada, je me suis envolé vers Vancouver pour l’Omnium féminin Canadien Pacifique. J’ai eu beaucoup de succès auprès de ces dames de la LPGA. Elles voulaient toutes ma photo, mais certaines n’osaient pas me prendre dans leurs bras. Peut-être par superstition, pour ne pas nuire à leurs chances de représenter leur pays aux Jeux de Rio, qui sait?

Et moi, qu’est-ce que l’avenir me réserve? On me dit que je serai très en demande d’ici l’été prochain, alors que le Canada défendra son titre de champion olympique 112 ans après le fait. Une grosse année en perspective, avec de nombreuses apparitions à la télé et des tonnes de questions à propos de George et de sa victoire de 1904.

Suis-je prêt? Absolument. Comme je le disais aux autres trophées ce matin, justement, c’est agréable de retrouver sa pertinence.


La pertinence retrouvée

Cet article a été publié dans l’édition de septembre 2015 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image à la gauche.

Autre

Le Bear Mountain Resort devient le centre officiel d’entraînement de Golf Canada

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Bear Mountain Resort (bearmountain.ca)

Golf Canada et le Bear Mountain Resort ont annoncé un partenariat de quatre ans en vertu duquel cette villégiature deviendra le centre officiel d’entraînement des diverses formations nationales d’Équipe Canada.

Le Bear Mountain Resort, propriété d’Ecoasis Developments LLC, fournira aux athlètes et entraîneurs l’accès à longueur d’année à toutes les installations qu’offrent le club de golf et la villégiature, dont le centre de conditionnement physique. De plus, des installations de pointe d’entraînement, conçues expressément pour le golf, seront bientôt mises en chantier. Située en banlieue proche de Victoria, en Colombie-Britannique, la villégiature proposera un milieu d’entraînement idéal, température comprise, aux athlètes des formations amateurs, de développement et Jeune pro d’Équipe Canada.

Équipe Canada aura aussi accès au club de golf maintes fois primé qui, conçu par Nicklaus Design, comprend 36 trous et se déroule sur 836 acres (338 ha) sur un terrain vallonné avec des points de vue spectaculaires sur la montagne et la capitale littorale de la Colombie-Britannique.

« Nous sommes emballés d’entreprendre avec Bear Mountain ce partenariat qui permettra aux athlètes d’Équipe Canada de s’entraîner dans des installations de pointe au Canada », a déclaré Scott Simmons, chef de la direction,  Golf Canada. «  L’établissement possède tous les équipements nécessaires pour combler durant toute l’année les besoins des athlètes, des entraîneurs et de nos initiatives de haute performance. »

Tout en servant de centre d’entraînement canadien pour le programme de l’équipe nationale de Golf Canada, Bear Mountain accueillera deux championnats de Golf Canada au fil de cette période de quatre ans et pourrait être l’hôte d’un événement national de collecte de fonds au profit de la Fondation Golf Canada.

« Nous nous réjouissons que Golf Canada ait reconnu la valeur de nos installations et nous sommes fiers d’être leur partenaire et leur centre d’entraînement par excellence au Canada », a déclaré Dan Matthews, président et chef de la direction d’Ecoasis Developments LLP. « Soutenir le développement des athlètes est l’un des objectifs généraux de Bear Mountain. Nous avons depuis le premier jour souhaité rehausser l’expérience golfique et offrir une qualité de jeu qui figure parmi les meilleures de tout le pays. Golf Canada a reconnu notre engagement et nous lui souhaitons la bienvenue ainsi qu’aux jeunes athlètes et à leurs entraîneurs. »

Le centre d’entraînement canadien sera le foyer des camps d’entraînement d’Équipe Canada, particulièrement pour les athlètes de la formation de développement, au cours de la saison intermédiaire, d’octobre à mars, y compris un camp d’entraînement en février. Les athlètes d’Équipe Canada logeront au Westin Bear Mountain Resort and Spa lors de visites et de camps d’entraînement.

Blog Règles et situations de jeu

Ancrage interdit

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David Hearn (Bernard Brault/ Golf Canada)

On a beaucoup discuté, ces dernières années, de la règle destinée à interdire l’ancrage du bâton pour effectuer un coup roulé. Adoptée en 2013, cette règle entrera en vigueur prochainement.

Quelles sont la signification et la portée de cette règle?

Devant l’usage de plus en plus répandu d’une méthode d’ancrage pour effectuer un coup roulé, tant chez les amateurs que chez les professionnels, les instances régissant le golf en sont venues à la conclusion qu’il importait de préserver les défis fondamentaux que pose le golf. Les principes mêmes à la base des règles du golf, plus précisément la règle 14, exigent que la balle soit frappée franchement. Le joueur doit effectuer un élan libre avec les mains pour frapper la balle. Par conséquent, toute technique permettant au joueur de lier physiquement le bâton à son corps a pour effet de procurer un avantage indu en matière de support et de stabilité.

La formulation de la règle interdisant l’ancrage du bâton et le calendrier de sa mise en application ont fait l’objet de sérieuses réflexions. Une consultation sans précédent de 90 jours a permis de recueillir les commentaires de toutes les parties intéressées au sujet de la nouvelle règle 14-1b proposée.

C’est ainsi que le 20 mai 2013 était annoncée l’approbation finale de la règle 14-1b. Les parties se sont entendues sur une période de transition suffisamment longue pour permettre à tous les golfeurs et compétiteurs d’adapter leur technique de coup roulé aux exigences de la nouvelle règle.

La règle 14-1b entrera en vigueur le 1er janvier 2016 avec la publication du nouveau code des Règles du golf qui paraît tous les quatre ans.

La règle 14-1 actuelle des Règles du golf sera désormais renumérotée 14-1a pour permettre l’ajout de la nouvelle règle 14-1b, qui se lira comme suit :

14-1b Ancrage du bâton

Dans l’exécution d’un coup, le joueur ne doit pas ancrer le bâton contre son corps, que ce soit « directement » ou en créant « un point d’ancrage ».

Note 1 : Le bâton est considéré comme « ancré directement » lorsque le joueur place intentionnellement une partie du bâton ou la main qui tient la prise en contact avec toute partie du corps, sauf que le joueur peut tenir le bâton ou la prise contre l’autre main ou contre l’avant-bras.

Note 2 : Un « point d’ancrage » existe lorsque le joueur place intentionnellement l’avant-bras en contact avec toute partie du corps pour que la main qui tient la prise agisse comme point d’appui stable autour duquel l’autre main peut effectuer l’élan.

Le point d’ancrage :

L’emploi du terme « point d’ancrage » dans cette règle a pour but d’empêcher le joueur d’utiliser son avant-bras pour produire le même effet que si sa main ou son bâton était appuyé contre son corps. Le fait de tenir l’avant-bras contre le corps stabilise la prise sur le manche (point fixe) et permet aux mains de travailler indépendamment l’une de l’autre.

Note importante :

  • La règle 14-1b ne concerne pas l’équipement. Les fers droits allongés ou à long manche sont toujours permis, en autant qu’ils soient conformes aux règles et ne soient pas ancrés pour effectuer le coup.

Pour de plus amples détails concernant la règle 14-1b, voir golfcanada.ca/regles-du-golf


Ancrage interdit

Cet article a été publié dans l’édition de septembre 2015 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image à la gauche.

Golf amateur

Devenir une meilleure personne

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(Golf Canada Magazine)

Lorsqu’il a soi-disant fait bouger sa balle dans les hautes herbes bordant le 11e vert du Worcester Country Club, au Massachusetts, lors de l’Omnium des États-Unis de 1925, personne ne l’a vu sauf Bobby Jones et pourtant, le golfeur s’est imposé une pénalité d’un coup. Quand on l’a louangé pour son honnêteté, il a répondu : « Aussi bien me féliciter de ne pas braquer des banques. Il n’y a qu’une seule façon de jouer au golf. »

Ce n’est pas le genre de chose qu’on entend souvent au football, au hockey ou dans tous ces sports de compétition minés par la tricherie, l’agression d’arbitres et la quête de victoire à tout prix, où contourner les règles est plus vu comme un art que comme une faute d’étiquette.

Le golf est différent. Ses valeurs fondamentales d’honnêteté et d’intégrité sont, pour la grande majorité des compétiteurs, des lois aussi naturelles que la gravité, et c’est une des choses qui font de Golf en milieu scolaire un outil d’apprentissage aussi exceptionnel. Au-delà de sa dimension athlétique, le programme inculque les vertus morales du jeu à environ 306 000 élèves de 2 700 écoles primaires et secondaires d’un océan à l’autre.

« Nous avons fait équipe avec l’Université d’Ottawa pour mettre au point une composante axée sur les aptitudes de vie et les valeurs fondamentales, qui sera intégrée au programme Golf en milieu scolaire cet automne, explique Jeff Thompson, directeur en chef du sport à Golf Canada. Je crois que cet ajout va changer la donne en haussant l’apprentissage au-delà des simples habiletés du sport. Un des éléments essentiels est l’esprit sportif, avec ses notions d’honnêteté, d’intégrité et de persévérance. Les experts disent qu’il ne suffit pas d’asseoir les enfants en cercle pour leur parler d’honnêteté, il faut l’intégrer à l’activité. C’est la façon d’amener les jeunes à réellement apprendre ce que c’est. »

Tanya Forneris, Ph. D., professeure agrégée à l’École des Sciences de l’activité physique de l’Université d’Ottawa, est une des architectes de ce perfectionnement du programme Golf en milieu scolaire. Elle explique : « Nous ne nous attardons pas à la performance athlétique. Nous explorons plutôt des façons de faire du sport un contexte qui favorise et améliore réellement le développement des jeunes, plutôt qu’une expérience négative qui mène à l’épuisement et au décrochage. »

La professeure spécialisée en développement communautaire positif des jeunes par le sport ajoute : « Il fallait aussi concevoir le programme de manière à permettre aux entraîneurs d’aider les jeunes athlètes à viser plus haut. En intégrant des aptitudes de concentration et de persévérance au programme Golf en milieu scolaire et en y ajoutant des activités où s’exercent ces aptitudes, nous amenons les enseignants à en parler, à montrer aux élèves comment les mettre en pratique ailleurs, à la maison ou à l’école. Ainsi, les jeunes peuvent utiliser ces aptitudes de vie non seulement pour avoir de meilleures notes en classe, mais aussi pour réaliser toutes sortes de choses au quotidien. À l’issue du programme, en plus d’avoir acquis des habiletés au golf, ils ont des aptitudes leur permettant de réussir dans d’autres domaines. »

15-10-28 - Learning Story

Dallas Desjardins, directeur régional de l’Association nationale des propriétaires de terrains de golf du Canada, a toujours mis l’accent sur les vertus du golf, tant au niveau scolaire que dans les clubs.

« Il s’agit d’une progression logique de Golf en milieu scolaire, car ça s’inscrit dans la continuité du programme Apprendre à jouer que nous avons à notre club, dit-il. Les parents sont étonnés de voir les résultats. Ils apprécient le fait que les programmes d’apprentissage de Golf Canada enseignent tellement plus de choses que les seules habiletés au golf. Les participants apprennent la visualisation et la relaxation, l’établissement d’objectifs, l’étiquette et les bons comportements en groupe, et aussi, bien sûr, l’honnêteté et l’intégrité. »

Desjardins ajoute : « Je me rends compte qu’une fois leurs enfants initiés au golf, les parents qui entendent parler du programme Apprendre à jouer les y inscrivent plus pour le développement social que sportif. Je les entends souvent dire combien ils l’apprécient, à quel point leur enfant s’est épanoui depuis qu’il suit le programme. »

Il dit aussi que ses conversations avec ces parents tournent souvent autour des valeurs qu’inculque le golf. Lui-même s’en sert pour promouvoir le programme junior de son club : « Je ne leur dis pas d’envoyer leurs jeunes simplement jouer au golf, explique Desjardins. Je leur présente ça comme une façon, pour leurs enfants, de créer des liens, de s’intégrer à un réseau social réel au lieu de rester collés à leur écran. »

Aux États-Unis, The First Tee, un programme de développement des jeunes mis sur pied et financé par diverses organisations du secteur golfique, initie les élèves du primaire aux mérites du golf depuis 2004, dans le cadre d’une initiative nationale en milieu scolaire. Sa mission est « d’influer sur la vie des jeunes en leur fournissant des programmes éducatifs qui forgent le caractère, inculquent des valeurs enrichissantes et encouragent des choix sains par le biais du golf. »

Plusieurs indicateurs témoignent du succès de cette mission. Selon le premier rapport d’impact du programme, publié en 2010, 73 % des participants se disent très confiants de pouvoir réussir à l’école; 82 % se sentent plus confiants dans leurs rapports sociaux avec leurs pairs et 57 % attribuent au programme The First Tee leur facilité à rencontrer des gens et à communiquer avec eux.

Une autre retombée positive se manifeste aussi chez les moniteurs d’éducation physique : les deux tiers d’entre eux rapportent qu’ils ont appliqué les Neuf valeurs fondamentales (voir encadré) aux autres sports et activités qu’ils enseignent.

Le directeur du développement des jeunes à l’Association de golf de l’Alberta, Tyler McConachy, fait partie de ces gens de terrain qui ont hâte de mettre en pratique le nouveau programme rehaussé de Golf en milieu scolaire.

« Le golf est un sport unique en son genre, qui vous permet de faire confiance aux autres concurrents et vice versa, dans un esprit sportif d’honnêteté et d’intégrité, dit-il. En grandissant, on se rend compte que lorsqu’on triche, la seule personne flouée est soi-même. Cette nouvelle dimension du programme sera pour nous une occasion de retourner dans les écoles déjà visitées pour revoir tout ça, y compris les règles du golf, un peu comme le fait le programme Apprendre à jouer des Premiers élans CN, où les pros expliquent aux enfants l’importance de tenir une bonne carte de pointage, d’être honnête et d’aider les autres golfeurs en difficulté. »

Et de conclure McConachy : « Voilà le genre de vertus qui perdurent tout au long d’une vie. Un de nos objectifs, en tant qu’enseignants, est de produire non seulement de bons golfeurs, mais aussi de bonnes personnes. »


Devenir une meilleure personne

Cet article a été publié dans l’édition de septembre 2015 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image à la gauche.

Blog Gardez le contact avec Équipe Canada

Le facteur X

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(Golf Canada Magazine)

J’aimerais attirer votre attention aujourd’hui sur un élément fondamental de l’élan : la rotation du tronc, une manœuvre essentielle qui permet de séparer les épaules du bassin durant l’élan. D’aucuns appellent cette disjonction le « facteur X ». Plus les omoplates sont indépendantes du bassin et des hanches, plus la distance sur laquelle le golfeur peut exercer sa force est longue. Exécutée rapidement, cette rotation accroît la puissance du coup.

Pour assurer la constance de l’élan, le golfeur doit maximiser la rotation du tronc tout en maintenant l’axe des omoplates parallèle à celui du bassin. Voici trois exercices destinés à améliorer votre élan en augmentant la capacité de pivoter de votre épine dorsale.

MOBILITÉ

15-10-26 - Mobility Story

Couchez-vous sur un rouleau de mousse posé au sol, perpendiculairement à votre colonne vertébrale. Commencez par faire deux minutes de va-et-vient sur le rouleau, de haut en bas, pour assouplir vos muscles. Ensuite, sur le rouleau immobile, faites 3 à 5 extensions arquées en soutenant votre cou avec vos mains; déplacez le rouleau de quelques centimètres et répétez l’exercice. Enfin, pivotez dans l’autre sens pour que votre colonne repose entièrement sur le rouleau, de la tête au coccyx. En gardant la pose, étirez lentement vos bras au-dessus de votre tête. Répétez six fois.

SOUPLESSE

15-10-26 - Flexibility Story

Les muscles grands dorsaux trop raides limitent la capacité de pivoter du tronc. Voici un exercice d’étirement pour améliorer leur souplesse en leur donnant le maximum d’extension possible.

Debout bien droit, avec une bande élastique autour des poignets, dressez les bras au-dessus de votre tête, les poignets légèrement écartés pour tendre l’élastique. En gardant le tronc étiré, penchez-vous sur le côté à partir du bassin tout en expirant et en maintenant la tension de l’élastique. Gardez cette pose durant trois grandes respirations avant de revenir à la position initiale. Répétez 2 à 3 fois de chaque côté.

SUR LE PARCOURS

Il importe de conserver sur le parcours toute la mobilité et la souplesse gagnées à la maison, car on a tous tendance à devenir tendus après avoir claqué tant de balles. Voici une manœuvre à exécuter sur le terrain d’exercice ainsi qu’aux 6e et 12e trous.

À l’aide d’un fer long, tâtez délicatement les muscles latéraux et dorsaux de votre tronc afin d’y déceler les nœuds de tension. Dès que vous en sentez un, massez-le doucement à l’aide du manche pour le faire disparaître, ce qui peut prendre de 2 à 3 minutes de massage avant que le muscle se détende. Repassez au moins cinq fois de haut en bas de votre dos pour détecter et éliminer toutes les tensions.


Le facteur X

Cet article a été publié dans l’édition de septembre 2015 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image à la gauche.

Autre Circuit LPGA

Anne-Catherine Tanguay, de Québec, accède à la phase finale des qualifications du Circuit de la LPGA

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(Chuck Russell/ Golf Canada)

VENICE, FL ─ Anne-Catherine Tanguay, de Québec, a présenté une fiche combinée de 300 (75-81-71-73), plus 12, pour accéder dimanche à la phase finale des qualifications du Circuit de la LPGA au Plantation Golf & Country Club de Venice, en Floride.

Tanguay, 24 ans, est l’une des 85 golfeuses à avoir évité le couperet (303, plus 15). Ex-membre d’Équipe Canada et des Sooners de l’Oklahoma, elle disputera la phase finale des qualifications qui aura lieu au LPGA International Golf Course (parcours Jones et Hill), du 2 au 6 décembre. Elle y rejoindra les Canadiennes Augusta James (Bath, ON), Maude-Aimée LeBlanc (Sherbrooke, QC), Samantha Richdale (Kelowna, C.-B.), Jessica Wallace (Vancouver, C.-B.) et Sara Maude Juneau (Fossambault, QC), exemptées en raison de leurs résultats au Circuit Symetra en 2015.

Nelly Korda (Bradenton, FL), une amateur, a remporté les honneurs individuels en terminant à moins 4 après avoir rendu une dernière carte de 69.

Les golfeuses du top 20 de la phase finale obtiendront un statut de catégorie 12 sur la liste prioritaire du Circuit de la LPGA tandis que les joueuses de la 21e à la 45e place mériteront un statut de catégorie 17 (conditionnel).

Les joueuses qui ont été éliminées lors de la phase II et qui ont complété les 72 trous obtiendront automatiquement leur carte de membre du Circuit Symetra pour 2016. Voici les Canadiennes figurant sur cette liste :

  • Brittany Marchand (Orangeville, ON) ─ É86, +16
  • Megan Osland (Kelowna, C.-B.) ─ É102, +18
  • Christina Foster (Toronto, ON) ─ É102, +18
  • Matalie Gleadall (Stratford, ON) ─ É102, +18
  • Laura DeMarco (LaSalle, ON) ─ É153, +24
  • Taylor Candler (Kincardine, ON) ─ É 173, +30

Cliquez ici pour les scores complets.

Canadian Anne-Catherine Tanguay advances to final stage of LPGA Q-School

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(Chuck Russell/ Golf Canada)

VENICE, Fla. – Anne-Catherine Tanguay of Québec, Que., finished at 12-over par (75-81-71-73) in Sunday’s final round of stage II LPGA Qualifying School at the Plantation Golf & Country Club.

Tanguay, 24, was one of 85 women to finish inside the cut of 15-over (303). The former Team Canada member and Oklahoma Sooner will play in the final stage of the LPGA Qualifying Tournament taking place at the LPGA International Golf Course (Jones & Hill courses) from Dec. 2–6. Canadians Augusta James (Bath, Ont.), Maude-Aimée Leblanc (Sherbrooke, Que.), Samantha Richdale (Kelowna, B.C.), Jessica Wallace (Vancouver) and Sara Maude Juneuau (Fossambault, Que.) all finished inside the top-15 of the Symetra Tour’s Volvik Race For the Card to also earn a pass to compete in the final stage of LPGA Qualifying School.

American amateur Nelly Korda of Bradenton, Fla., earned medalist honours in Venice after carding a final-round 69 to post a 4-under score for the week.

Players that finish in the top-20 at Final Stage will receive category 12 status on the priority list for the LPGA Tour while players that finish 21 through 45 will receive category 17 status (conditional).

Players who missed the cut this week and completed 72 holes will automatically receive Symetra Tour status for 2016. All Canadians to make that list are posted below:

  • Brittany Marchand (Orangeville, Ont.) – T86, +16
  • Megan Osland (Kelowna, B.C.) – T102, +18
  • Christina Foster (Toronto) – T102, +18
  • Natalie Gleadall (Stratford, Ont.) – T102, +18
  • Laura DeMarco (LaSalle, Ont.) – T153, +24
  • Taylor Candler (Kincardine, Ont.) – T173, +30

Click here for full scoring

Autre Golf amateur

Golf Canada dévoile Équipe Canada 2016

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OAKVILLE, ON ─ Golf Canada est heureux de dévoiler les noms des athlètes qui représenteront Équipe Canada au sein des formations nationales amateurs et de développement en 2016.

Au total, 10 athlètes font partie des formations nationales amateurs (masculine et féminine) d’Équipe Canada, cinq dans chaque équipe. La formation nationale de développement, un programme essentiellement destiné aux 18 ans et moins, comprendra aussi 10 athlètes, cinq hommes et cinq femmes.

Blair Hamilton (Burlington, ON), âgé de 22 ans, récipiendaire du prix Gary Cowan remis au meilleur amateur de l’Omnium canadien RBC, sera de retour dans la formation amateur masculine. Entreprenant sa quatrième année à l’Université de Houston, Hamilton vient de connaître une solide saison junior avec deux victoires dans les rangs universitaires et six autres top 20. Il a pris la 17e place ex æquo du Championnat canadien amateur masculin, lui qui est l’amateur canadien le mieux classé mondialement, au 104e rang du World Amateur Golf Rankings (WAGR). Il en sera à sa deuxième saison au sein de la formation amateur et à sa troisième avec Équipe Canada, ayant fait partie de la formation de développement en 2012.

Jared du Toit (Kimberley, C.-B.), champion amateur de la Colombie-Britannique, se joindra pour la première fois à Équipe Canada. Âgé de 20 ans, il est le deuxième amateur canadien le mieux classé mondialement, au 122e rang du WAGR. Il a passé ses deux premières saisons à l’Université de l’Idaho avant d’entamer sa troisième cette année à Arizona State. En Idaho, du Toit a revendiqué huit top 10, y compris une victoire au tournoi Wyoming University Southern. Il a été nommé joueur de première année par excellence de la Western Athletic Conference.

Après une pause de deux ans, Eric Banks (Truro, N.-É.) revient à Équipe Canada dans la foulée d’un été qui l’a vu revendiquer des top 25 au tournoi Northeast Amateur, au Championnat canadien amateur masculin et au Monroe Invitational. Banks, 22 ans, a été sacré champion amateur de la Nouvelle-Écosse en 2011 et deux fois champion junior de cette province. Il entreprendra sa quatrième année avec Équipe Canada après avoir obtenu son diplôme de l’Université de la Floride où il a reçu le prix David Toms, remis au joueur universitaire qui a su le mieux surmonter l’adversité. Banks a subi une opération à cœur ouvert en juin 2012.

Hugo Bernard (Mont-St-Hilaire, QC) revient également à Équipe Canada après une pause, lui qui a fait partie de la formation de développement en 2013. Âgé de 20 ans, Bernard a été vice-champion du Championnat canadien amateur masculin 2015 et s’est illustré sur la scène provinciale cette année en terminant dans le top 5 à l’Alexandre de Tunis, au Duc de Kent et au Championnat amateur masculin du Québec. En 2013, il avait été couronné champion amateur du Québec après en avoir été le champion junior en 2012.

Le Vancouvérois Stuart Macdonald, étudiant de dernière année à l’Université de Purdue, en Indiana, complète la formation amateur masculine. Âgé de 20 ans, il a été vice-champion amateur de la Colombie-Britannique en 2015, a revendiqué deux top 10 dans les rangs universitaires et a pris la 13e place ex æquo du Championnat canadien amateur masculin.

Maddie Szeryk, qui possède la double citoyenneté américaine-canadienne, renoue avec la formation amateur féminine après une saison 2015 où elle a remporté le titre amateur féminin de l’Ontario et terminé à égalité au 6e rang du Championnat canadien amateur féminin. À sa première année à l’Université Texas A&M, la golfeuse de 19 ans a été sélectionnée au sein de l‘équipe de la All-South Eastern Conference, en plus d’être nommée golfeuse par excellence de cette association grâce à neuf top 10 en 12 départs. Szeryk est actuellement l’amateur canadienne la mieux classée mondialement, au 38e rang du WAGR.

Josée Doyon (St-Georges-de-Beauce, QC) sera une recrue au sein de la formation amateur nationale, elle qui vient de connaître une saison remarquable, ponctuée du titre de championne amateur du Québec et de trois victoires dans les rangs universitaires, sous les couleurs des Golden Flashes de Kent State. Âgée de 22 ans, Doyon a été nommée golfeuse de l’année de la Mid-American Conference. Maintenant à sa quatrième année universitaire, elle occupe le 61e rang du WAGR.

Les trois autres membres de la formation nationale amateur féminine faisaient partie en 2015 de la formation de développement. Âgée de 18 ans, Naomi Ko (Victoria, C.-B.) entamera sa quatrième année au sein d’Équipe Canada et sa première comme membre des Wolfpacks de l’Université North Carolina State. En 2015, elle a pris la 5e place du Championnat amateur féminin de la Colombie-Britannique, la 2e place ex æquo du Championnat canadien junior féminin et la 24e place ex æquo du Championnat canadien amateur féminin.

Âgée de 18 ans, Jaclyn Lee (Calgary, AB) entreprendra sa troisième saison avec Équipe Canada et à sa première à l’Université Ohio State. Elle a pris la 7e place ex æquo du Championnat amateur féminin de la Colombie-Britannique, la 3e place du Championnat amateur féminin de l’Alberta et la 16e place du Championnat canadien amateur féminin. En 2014, Lee a été couronnée championne amateur et junior de l’Alberta.

Michelle Kim (Surrey, C.-B.), étudiante de première année à l’Université de l’Idaho et âgée de 18 ans, a été sacrée championne amateur et junior de la Colombie-Britannique en 2015. Elle a également remporté le titre junior canadien féminin et pris la 38e place ex æquo du Championnat canadien amateur féminin.

« La sélection des jeunes membres, masculins et féminins, d’Équipe Canada est chaque année une période excitante », a déclaré Jeff Thompson, directeur en chef du sport à Golf Canada. « Soutenir et développer les futures étoiles du Canada constitue une partie essentielle de nos objectifs. Nous nous sommes engagés à investir dans la haute performance au moyen de l’entraînement, de l’accompagnement, de la science du sport et de la préparation physique. »

Voici les athlètes sélectionnés au sein des formations amateurs d’Équipe Canada en 2016 :

FORMATION NATIONALE AMATEUR FÉMININE

  • Maddie Szeryk, Allen, TX (19)
  • Josée Doyon, St-Georges-de-Beauce, QC (22)
  • Michelle Kim, Surrey, C.-B. (18)
  • Naomi Ko, Victoria, C.-B. (18)
  • Jaclyn Lee, Calgary, AB (18)

FORMATION NATIONALE AMATEUR MASCULINE

  • Blair Hamilton, Burlington, ON (22)
  • Jared du Toit, Kimberley, C.-B. (20)
  • Eric Banks, Truro, N.-É. (22)
  • Stuart Macdonald, Vancouver, C.-B. (20)
  • Hugo Bernard, Mont-St-Hilaire, QC (20)

On trouvera ici les notes biographiques sur les formations nationales amateurs.


Dans le cadre du programme de l’équipe nationale amateur, Golf Canada a aussi dévoilé les formations de développement (18 ans et moins) qui comprennent cinq filles et cinq garçons. La formation de développement vise à faciliter le développement continu des meilleurs jeunes talents du Canada.

Voici les athlètes sélectionnés au sein des formations de développement d’Équipe Canada en 2016 :

FORMATION DE DÉVELOPPEMENT FÉMININE

  • Grace St-Germain, Ottawa, ON (17)
  • Hannah Lee, Surrey, C.-B. (15)
  • Tiffany Kong, Vancouver, C.-B. (14)
  • Kathrine Chan, Richmond, C.-B. (15)
  • Chloe Currie, Mississauga, ON (15)

FORMATION DE DÉVELOPPEMENT MASCULINE

  • Tony Gil, Vaughan, ON (17)
  • A.J. Ewart, Coquitlam, C.-B. (16)
  • Thomas « Jack » Simpson, Aurora, ON (17)
  • Alexander Smith, Calgary, AB (17)
  • Charles-Éric Bélanger, Québec, QC (16)

On trouvera ici les notes biographiques sur les formations de développement.


Golf Canada a aussi dévoilé le personnel d’entraîneurs d’Équipe Canada pour 2016. Derek Ingram restera entraîneur-chef de la formation amateur masculine, assisté de Robert Ratcliffe qui dirigera aussi la formation de développement. Chez les femmes, Tristan Mullally sera encore cette année l’entraîneur-chef de la formation féminine, assisté d’Ann Carroll qui supervisera tout particulièrement la formation de développement féminine. Tous les entraîneurs sont des professionnels de classe « A » de la PGA du Canada.

Les succès des athlètes des formations nationales amateurs et de développement reflètent la contribution d’un groupe de soutien étendu qui comprend les entraîneurs personnels, les parents et les activités de haute performance des diverses associations provinciales de golf

La formation Jeune pro de 2016 sera dévoilée à la mi-novembre.

Jocelyne Bourassa : intronisation doublement méritée au Panthéon des sports canadiens

Jocelyne Bourassa
Jocelyne Bourassa

« Cela me rappelle plein de souvenirs », déclare Jocelyne Bourassa au sujet de son intronisation au Panthéon des sports canadiens, tenue à Toronto le 21 octobre avant sa télédiffusion sur Sportsnet 1 le 2 novembre à 19h.

Dans le cas de la grande dame du golf de Shawinigan, ils sont d’autant plus nombreux les grands moments que, fait rare quand même, elle a mené deux carrières distinctes et autant remplies de succès d’abord comme compétitrice, où elle possède des marques inégalées encore à ce jour, avant que les événements ne l’amènent à devenir directrice-gestionnaire et créatrice ce qui lui vaut en double sa place parmi les légendes.

Sept fois titulaire au Québec et deux autres fois au Canada, Jocelyne a également été couronnée championne d’Écosse et de la Nouvelle-Zélande à l’international à ses années dans les rangs juniors et amateurs.

Elle prendra une considérable décision en 1972. Éducatrice physique de formation, elle renonce à un emploi et à la sécurité pour tenter la grande aventure de la LPGA avec le soutien du mécène Jean-Louis Lévesque.

Il y a d’abord eu le trophée de recrue par excellence au circuit américain suivi de sa spectaculaire victoire devant son monde au club Municipal de Montréal en 1973 à La Canadienne. Aucune autre Canadienne n’a égalé la réalisation depuis voilà 42 ans.

INITIATION MODESTE, MAIS RÉUSSITE GIGANTESQUE

Les temps ont tellement changé. Jocelyne Bourassa n’est certainement pas issue des huppées clubs privés et encore moins des décocheurs à 550$.

« J’ai été initiée dans la cour du chalet familial aux Vieilles-Forges, où mon père Léger m’avait aménagé un mini-golf en enfouissant des boites vides de tomates pour servir de coupes et en accompagnant mon frère Gilles pour lui servir de cadet », dit-elle.

Pour revenir à la carrière comme joueuse, la santé n’a pas aidé.

Une vieille blessure à un genou subie en ski à ses années avec l’équipe de l’université de Montréal n’a jamais guérie, une grande décision s’est imposée.

« Comme je ne voulais pas d’une autre opération au genou, déjà que j’en avais subies trois, j’ai décidé de changer mon élan pour éviter le bistouri », explique-t-elle.

TRANSITION VITE RÉUSSIE

Le plan B n’a pas fonctionné ce qui n’allait surtout pas arrêter Jocelyne ni même la ralentir.

« Jocelyne a été joueuse, entraîneure (à l’université de l’Arizona) et responsable de tournois en même temps », révèle Marlene Stewart Streit pour imager le dynamisme de son ex-rivale.

Directeur-fondateur de La Canadienne, Luc Brien possède un excellent flair. Il recommande en 1979 Jocelyne Bourassa à Imperial pour lui succéder.

Jocelyne se distinguera à la barre pendant plus de vingt ans. En plus de présenter les Nancy Lopez, Annika Sorenstam, Lorena Ochoa et autres étoiles partout au pays, elle va créer une série destinée aux golfeuses canadiennes qui continue toujours de servir de tremplin.

Lorie Kane, Dawn Coe-Jones, Gail Graham et Lisa Walters jusqu’à Brooke Henderson plus récemment sont toutes des graduées de cette formation. Il en va de même avec Debbie Savoy-Morel, première et seule femme au pays professionnelle en titre d’un 36 trous au Mirage.

UNE RÉUSSITE QUI DÉPASSE SON SPORT

L’impact de Jocelyne Bourassa excède largement son sport.

Première francophone à réussir dans le sport, elle a ouvert la voie aux Jacqueline Gareau, nos trois Sylvie (Bernier, Daigle et Fréchette) Nathalie Lambert, Myriam Bédard, Mélanie Turgeon et toutes les autres qui continuent de nous faire honneur aux Olympiques ou aux Championnats du monde.

Toujours impliquée malgré la retraite au pays de Fred Pellerin à Saint-Élie de Caxton où elle est dorénavant installée, Jocelyne Bourassa aurait pu tout aussi bien être intronisée dans la catégorie athlètes.

Le comité du Temple peut se rassurer. Le choix dans le groupe des « bâtisseurs » est tout aussi juste.

« J’ai beaucoup apprécié la compétition, mais je considère que mes années à tenter d’aider (les autres joueuses) demeurent immensément satisfaisantes, cela m’ayant permis de remettre ce que j’ai reçu », conclut-elle.

Merci Madame Bourassa pour vos actions dans le sport et la place faite aux femmes.