Championnat canadien mid-amateur masculin

Le Victoria Golf Club célèbre son 125e en accueillant le Championnat canadien mid-amateur masculin

Victoria Golf Club
Victoria Golf Club

Quand on arrive à l’âge vénérable de 125 ans, une fête d’un jour ne suffit pas. C’est pourquoi le Victoria Golf Club, fondé en 1893, célèbre tout au long de l’année son anniversaire. Le Championnat canadien mid-amateur masculin, qui se déroule du 21 au 24 août sur les spectaculaires links en bord de mer du Victoria, est un élément majeur de cette grande célébration.

« Notre date de naissance est en réalité le 7 novembre, précise le professionnel en titre Lindsay Bernakevitch. À ce moment-là, nous aurons un tournoi de membres, mais ce 125e jalon a été notre principale motivation pour obtenir ce championnat national et fêter en grande. »

En juillet, au sommet de la saison de golf, un grand gala d’anniversaire a accueilli plus de 650 personnes au club et au début d’août, un grand thé à l’anglaise a été organisé sur le vert d’exercice.

Le Victoria Golf Club est le plus ancien parcours de 18 trous au Canada qui n’ait jamais déménagé. C’est aussi l’un des plus beaux de tous. Aménagé sur un vaste terrain de Gonzales Point dans la municipalité d’Oak Bay, le golf offre des panoramas à couper le souffle du détroit de Juan de Fuca. Comptant d’abord 14 trous à sa fondation en 1893, le parcours a été allongé à 18 trous deux ans plus tard.

Les premières années, les golfeurs partageaient le terrain avec les moutons et les vaches qui paissaient paisiblement dans les pâturages de la famille Pemberton. L’été, le parcours était interdit au jeu.

« Les golfeurs devaient ronger leur frein pendant trois mois chaque été pour laisser les bêtes paître dans les allées », écrit Arv Olson dans son ouvrage historique Backspin: 100 years of golf in British Columbia. « Les verts étaient ceinturés de clôtures pour les protéger des marques de sabots. Les membres s’étaient adaptés et avaient appris à éviter les obstacles laissés par le bétail vorace. »

Les trous les plus remarquables du Victoria se trouvent sur la pointe de la péninsule, au bord de l’océan, allant du 3e au 10e trou.

Le trou emblématique est le no 7, autrefois une longue normale 3 maintenant convertie en normale 4. Le flanc droit épouse le rivage et mène à un traître vert sur deux paliers inclinés vers la mer, vert qui a connu son lot de triples et quadruples roulés au fil des ans.

À la seule ronde qu’il a jouée au Victoria, Ben Hogan a trouvé le moyen de faire rouler sa balle hors du vert, dans la mer.

« C’était une normale 3 dans les années 1950, quand il a joué ici, raconte Mike Parker, l’ancien pro en titre, pendant de longues années, du Victoria Golf Club, aujourd’hui professionnel émérite. « Il a frappé son coup roulé à partir de la lisière droite du vert, jusque dans la flotte. À l’époque, c’était hors limites, pas un obstacle d’eau latéral, et Hogan a dit que c’était la seule fois de sa carrière où il avait fait rouler une balle hors limites. Toute une histoire! »

Au nombre des membres célèbres du Victoria, en 125 ans, se compte A.V. Macan, arrivé en Colombie-Britannique de son Irlande natale en 1910 pour y ouvrir un cabinet d’avocat. Après avoir remporté son deuxième Championnat amateur de C.-B. consécutif en 1913 à son club d’attache, Macan a fermé boutique pour se lancer dans ce qui allait devenir une fructueuse carrière d’architecte de golf.

Les membres du Victoria sont très fiers, et à juste titre, de la riche histoire de leur club. Depuis plus d’un siècle, ils jouent un tournoi interclubs annuel contre le Seattle Golf Club. Hormis un hiatus de trois ans durant la Seconde Guerre mondiale, les matchs se sont disputés sans discontinuer depuis 1903.

« C’est une rivalité très amicale, comme un match de soccer entre amis, souligne Parker. On aime bien gagner, et tout le monde fait son possible pour ça, mais c’est aussi, en grande partie, une bonne occasion de fraterniser. »

Le parcours du Victoria est relativement court, à l’aune des normes actuelles. À son extrême limite, il fait environ 6 200 verges et affiche une normale de 70.

« Il n’est pas rare de voir des golfeurs arriver ici et dire, en regardant la carte de pointage, qu’ils vont facilement dompter le parcours parce qu’il est si court, note Parker. Mais ils n’y arrivent pas… ça dépend surtout du temps qu’il fait. On va voir de bons scores, des 65 ou 66, mais pas autant qu’on pourrait croire. »

En 1993, dans le cadre des célébrations de son centenaire, le Victoria a été l’hôte du Championnat canadien amateur masculin. Le score du gagnant, l’Australien Gary Simpson, a été de 281, soit un de plus que la normale.

« On peut occasionnellement faire de bons scores, ici, dit Bernakevitch, et j’ai moi-même signé d’excellentes cartes. Mais les verts sont difficiles et, quand le vent se lève, la normale est déjà un bon score. Tant qu’on joue la normale, on est dans la course, mais il se peut fort bien qu’un compétiteur connaisse une semaine exceptionnelle, on ne sait jamais. C’est un parcours assez tordu, il semble toujours maître du jeu. »

Soulignons qu’il vente presque toujours au Victoria, un peu, parfois beaucoup. Bernakevitch, qui vient de la Saskatchewan, en est à sa cinquième année comme professionnel en titre du Victoria et il se considère des plus choyé d’avoir décroché ce poste.

« Quand j’ai laissé tomber la vie de circuit et décidé de m’établir dans un club, c’est ici que je voulais travailler, dit-il. Je m’étais fait une liste d’objectifs, il y a à peu près huit ans, et le Victoria était dans ma liste de clubs où je souhaitais devenir pro en titre. Me retrouver ici, c’est un rêve qui se réalise, avec tout ce que je désirais : des membres formidables, un parcours fantastique, l’air marin et un décor spectaculaire… Chaque matin, en arrivant au travail, je me pince! »

Il est plus que probable qu’au nombre des concurrents mid-amateurs qui se pointeront au championnat ce 21 août, il s’en trouvera plusieurs à se pincer quand ils verront le Victoria Golf Club pour la première fois. Les demandes d’inscription ont été phénoménales pour jouer ce parcours vraiment exceptionnel, et Berkanevitch affirme qu’ils ne seront pas déçus.

« Le terrain est magnifique en ce moment, dit-il. Sur toute sa longueur, le parcours est en excellente condition. Tout est en santé, des allées aux fétuques, des herbes longues aux verts, aussi parfait que j’ai jamais vu en cinq ans. C’est super excitant pour nous tous. Nos membres bénéficient d’un superbe été de golf et ce sera une semaine de tournoi exceptionnelle. »

Bâtir sa légende : Brooke Henderson

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(Brooke Henderson)

Quand le sujet est à peine âgé de 20 ans, il est un peu tôt pour évoquer le terme légende. Mais lorsque cette personne est Brooke Henderson, et qu’elle compte déjà six trophées de la LPGA à son nom – dont un tournoi majeur – c’est un thème qui risque de s’immiscer dans la conversation.

À seulement sa troisième saison complète, l’ex-membre de la formation nationale d’Équipe Canada n’est devancée que par Sandra Post (détentrice de huit titres en carrière) sur la liste des championnes canadiennes du circuit de la LPGA.

« Il n’y a que le premier chapitre du livre qui est écrit, » confie Lorie Kane, en se référant à la légende que bâtit Henderson en vertu de ses nombreux succès.

En tant que membre intronisée au Temple de la renommée du golf canadien en 2016 et de membre de l’Ordre du Canada, Kane est très familière avec les concepts de léguer un héritage et de provoquer de l’impact.

« Elle attire un haut niveau d’enthousiasme envers le sport grâce à son succès, » ajoute la gagnante de quatre titres en LPGA au sujet d’Henderson. « Et elle contribue à la croissance du golf. »

Pour sa part, la jeune femme de 20 ans originaire de Smith Falls, Ontario, a de bonnes paroles pour Kane, qu’elle considère comme un modèle à suivre.

« Je me souviens d’avoir disputé une joute d’entraînement avec elle lorsque je n’avais que 15 ans; et plus tard au courant de la semaine, nous nous sommes tenues par la main en marchant vers le 18e drapeau. C’est un souvenir qui m’est très cher, » relate Henderson.

« Elle a vraiment pavé la voie pour le golf canadien. Elle est une grande ambassadrice pour le sport du golf. Ç’a été incroyable de pouvoir apprendre d’elle et profiter de son expérience. »

Kane est rapide à ajouter que la jeune étoile du golf tire très bien profit de l’excellente équipe d’appoint qui l’entoure.

« Brooke est le produit de l’excellente éducation que sa mère et son père lui ont donnée, sans compter sa sœur Brit qui porte le sac comme cadette et qui la soutient également, » note-t-elle.

« Elle a aussi bien profité de faire partie du programme de la formation nationale de Golf Canada, » ajoute Kane.

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Henderson, qui a fait ses débuts avec le programme de la formation nationale à 14 ans, attribue une grande partie de ses succès à ce passage au sein de l’équipe nationale.

« J’ai obtenu une foule d’occasions de concourir à l’extérieur du Canada et aux États-Unis. Nous avons disputé des championnats amateurs en Angleterre et partout dans le monde, » affirme Henderson.

« D’évoluer pour cette formation m’en a appris beaucoup. Non seulement du personnel d’entraîneurs, mais aussi pour le golf nous avions accès à un nutritionniste, un psychologue et des entraîneurs de puissance et de conditionnement physique. J’ai appris plein de choses à propos de divers aspects du golf et cela a été vraiment profitable à mon développement. »

Aujourd’hui, en tant que gagnante de six titres de la LPGA et de vedette établie de son sport, la golfeuse de 20 ans est reconnaissante de pouvoir vivre son rêve d’enfance.

« C’est un rêve que je caresse depuis que je suis toute petite de pouvoir me mesurer aux meilleures golfeuses de la planète. Je suis tellement choyée de pouvoir le faire chaque semaine, tout en voyageant de par le monde, » avoue Henderson, qui a fait ses débuts au golf à l’âge de trois ans.

« Je me sens bénie d’avoir déjà six gains à mon actif et j’espère pouvoir poursuivre sur cette lancée. »

Sur le sujet de poursuivre sur cette lancée, Henderson n’hésite pas à déclarer que son but éventuel est de remporter un jour l’Omnium féminin Canadien Pacifique.

« Ce tournoi représente ni plus ni moins que le sixième tournoi majeur sur le circuit de la LPGA et il est très significatif pour moi. Je serais au septième ciel si je pouvais un jour remporter ce titre devant les partisans canadiens. »

En prenant une plus vaste perspective, celle qui a été couronnée Athlète féminine de l’année CP a deux reprises est heureuse de constater que son succès crée des remous et qu’elle inspire d’autres jeunes athlètes à se lancer à la quête de l’excellence.

« Je suis heureuse d’être devenue une personne qui inspire les jeunes et quelqu’un qui peut leur montrer la voie à suivre afin de réaliser leur potentiel personnel. Tout ça pour qu’ils et elles partent à la conquête de leurs rêves, que ce soit au niveau sportif, académique ou pour toute autre discipline pour laquelle ils ont un intérêt. »

Les succès d’Henderson lui ont aussi procuré une tribune qui lui permet d’aborder les causes qui lui tiennent à cœur.

« Je crois que c’est super d’évoluer en LPGA, je jouer partout sur la planète et d’être dans la position de pouvoir redonner (à la société), » dit-elle.

« Et d’être une ambassadrice pour le programme CP a du cœur est l’une de ces raisons. De simplement constater la différence qu’est en mesure de réaliser ce programme et des vies qu’il parvient à sauver est extraordinaire ! »

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L’an dernier à Ottawa, le programme CP a du cœur a récolté plus de 2 millions $ au profit de l’Hôpital pour enfants de l’est de l’Ontario. Cette année, les sommes recueillies seront versées à la Fondation de l’Hôpital pour enfants Jim Pattison.

« Cela me remplit de joie d’être ambassadrice (du programme) aux côtés de Lorie Kane. Elle abat un boulot incroyable pour accroître la visibilité ainsi qu’aider au rayonnement du programme et je suis son exemple, » ajoute Henderson.

Aussi, au début du mois d’avril, après la dévastation causée par la collision subie par l’autocar des Broncos de Humboldt, Henderson a dédié son triomphe au Championnat Lotte de Kapolei, Hawaii, aux victimes et à leurs familles.

« Ce qui s’est produit est une véritable tragédie et je suis contente d’avoir pu remporter la victoire en leur nom. J’étais heureuse de pouvoir honorer leur mémoire d’une manière quelconque, » dit-elle.

Alors que la golfeuse originaire de Smiths Falls se prépare à disputer une compétition en Saskatchewan pour la première fois de sa carrière, elle espère pouvoir honorer à nouveau la mémoire des victimes avec une bonne performance dès le 20 août au Wascana Country Club.

À part le fait de bâtir sa propre légende avec de spectaculaires résultats sur les parcours de golf – et partir à la chasse aux records par la même occasion – la jeune mais mature golfeuse de 20 ans comprend que sa légende reposera également sur l’utilisation qu’elle fera de sa tribune à l’extérieur du terrain.

« Dans le fond, je joue au golf pour vivre et je profite de chaque minute qui m’est accordée, » confie Henderson.

« C’est ma grande passion et c’est ce que j’aime faire. Je suis choyée d’avoir l’occasion de redonner au suivant et d’inspirer les autres le long de ma route, » ajoute-t-elle.

« Et à chaque jour, j’essaie de devenir une meilleure golfeuse et une meilleure personne. »

Keith Creel, l’efficacité incarnée

Keith Creel
Keith Creel (Golf Canada)

Quand on voit Keith Creel en action, on assiste à l’incarnation de l’efficacité.

Le président et chef de l’exploitation du Canadien Pacifique est un apôtre de la précision qui s’est donné pour mission de fournir des services ferroviaires sûrs, efficaces et fiables pour apporter les produits canadiens au monde.

Si la passion des trains est profondément enracinée chez Creel, sa passion pour le golf l’est presque autant.

Le 9 juillet dernier, il est monté à l’avant-scène pour annoncer au pays que le CP prolongera son entente avec Golf Canada et le Circuit de la LPGA afin de continuer de commanditer pour les cinq prochaines années la seule escale canadienne au calendrier du circuit. De même, le CP poursuivra ses investissements dans plusieurs autres programmes de Golf Canada, ainsi que sa commandite des golfeuses victorieuses du Circuit de la LPGA Brooke Henderson et Lorie Kane.

« Je me suis rapproché de ce tournoi depuis huit ou neuf ans et je trouve qu’il n’y a rien comme le golf pour établir des liens personnels ou professionnels entre notre entreprise dans une foule de domaines, et les collectivités, surtout au Canada », déclare Creel qui, avant de passer au CP, avait aussi travaillé au CN, commanditaire de l’Omnium féminin canadien de 2006 à 2013.

Creel a hâte de voir l’impact positif qu’aura le CP dans les collectivités où se tiendra le tournoi au cours des prochaines années. La Saskatchewan, par exemple, est l’une des deux seules provinces canadiennes où il n’y a pas encore d’hôpital pour enfants. Grâce aux 2 millions de dollars que l’on prévoit récolter dans le cadre de l’Omnium féminin CP cette année, la société de chemin de fer jouera un rôle de premier plan dans la réalisation de ce projet en 2019.

L’homme d’affaires s’emballe aussi quand il parle des succès de Henderson, qui a inscrit un record de parcours en 2017 à l’Ottawa Hunt and Golf Club, le samedi de l’Omnium féminin CP, pour aspirer à la victoire le lendemain.

« Je ne sais pas si on va revoir ça un jour, mais j’espère que l’avenir me détrompera, car c’était vraiment exceptionnel », dit-il à propos de cette ascension de Henderson au tableau de compétition.

Creel s’est mis au golf dès son arrivée au Canada en 2002, débutant comme tout novice maladroit sur les parcours de Winnipeg. Il garde également d’excellents souvenirs du Magna Golf Club – site hôte de l’Omnium féminin CP 2019 – car il a vécu dans cette région avec sa famille il y a quelques années.

« J’ai commencé à frapper des balles maladroitement, et j’ai adoré ça. Depuis, je n’ai jamais arrêté », dit-il avec un sourire.

En cette époque où les budgets des entreprises se resserrent et où il faut se montrer de plus en plus persuasif pour convaincre celles-ci de participer à un programme ou évènement, le CP a choisi de doubler son investissement dans le golf au Canada.

Creel estime que le « rendement social » et le « rendement commercial » de cet engagement golfique représentent une bonne affaire, et la relation avec Golf Canada est riche de synergies.

« Le niveau d’engagement et de professionnalisme est le même que le nôtre, c’est un bon mariage, dit-il. Quand vous rencontrez une organisation qui vous comprend bien et partage votre vision, ça offre une occasion exceptionnelle de partenariat. »

Laurence Applebaum, qui vient de célébrer son premier anniversaire à la tête de Golf Canada comme chef de la direction, affirme que sa relation personnelle avec Creel est inestimable, alors qu’il remet les pieds dans le monde des affaires canadien.

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Il le qualifie de « partenaire et ressource formidables ».

« Nous avons passé beaucoup de temps ensemble au cours de la dernière année, dit Applebaum. J’ai vu à quel point l’entreprise qu’il mène est de grande envergure et combien sa vie familiale est bien équilibrée, aussi. Keith s’implique intimement dans le golf à tous les niveaux. »

Applebaum dit que chez Golf Canada, tout le monde est enchanté d’avoir le CP, et Creel, comme partenaire-clé pour les cinq prochaines années. La société ferroviaire apportera aussi un soutien financier au programme Jeune pro et à l’équipe nationale de Golf Canada, en plus d’être commanditaire en titre du Sommet des femmes d’influence CP qui tiendra ses premières assises cette année en Saskatchewan.

Par cette entente de cinq ans, selon Applebaum, le CP démontre son engagement envers le sport au Canada et témoigne de ses priorités face au marché.

« Ces entreprises veulent être des partenaires engagés à long terme, et cela nous aide à planifier nos activités, à mobiliser nos partisans et à exprimer nos projets. C’est une piste de décollage vers le succès », ajoute Applebaum.

« C’est quelque chose de merveilleux à partager. Un tel engagement envers le sport pour une période de cinq ans signale aux marchés que nous sommes réellement partenaires. »

À quelques semaines de l’Omnium féminin CP 2018, Creel se dit prêt pour l’évènement, et pas seulement pour cette année, pour les prochaines aussi.

Creel est très heureux d’utiliser le golf comme plateforme pour établir des liens entre son entreprise et des millions de personnes d’un bout à l’autre du Canada.

« Choisir un sport que tellement de gens tiennent à cœur et se servir de ce sport pour commanditer la recherche sur la santé cardiaque au pays, et ainsi redonner aux collectivités que nous desservons, c’est tout simplement fantastique! On donne l’événement à la collectivité et on crée des liens affectifs avec nos clients et les familles, conclut Creel. Je ne connais aucun autre sport, autre que le golf, qui offre tout ça. »

Notes de Golf Canada

Keith Rever, bâtir les fondations du succès

Keith Rever
(Keith Rever & Jack Nicklaus)

Ayant servi au sein de l’équipe de direction de l’Association royale de golf du Canada (ARGC, aujourd’hui Golf Canada), notamment comme président en 1989, Keith Rever a joué un rôle de premier plan dans l’expansion du golf au pays.

Alors que l’Omnium féminin CP se tient pour la première fois dans sa ville natale de Regina, en Saskatchewan, au Wascana Country Club, surnommé le WCC, Rever voit dans l’événement une étape majeure de la promotion du sport dans sa province.

« C’est formidable de voir ce tournoi faire escale ici pour la première fois et de pouvoir admirer les meilleures golfeuses s’affronter sous nos yeux », dit Rever qui a été directeur du WCC pendant 15 ans et a été président du club en 1980.

« Je suis sûr qu’en voyant les meilleures joueuses à l’œuvre, un plus grand nombre de jeunes auront le goût de s’initier au golf », ajoute-t-il.

Sa fille, Susan Rever, souligne que la venue de l’Omnium féminin CP à Regina est importante pour toute la famille.

« Tout le monde est excité, dans la famille, car c’et la première fois qu’un tournoi du Circuit de la LPGA vient en Saskatchewan. On a tous hâte d’y participer », dit-elle.

Il y a quelque temps, Rever est revenu pour nous sur son passé d’architecte de la croissance du golf au Canada.

L’ingénieur à la retraite raconte qu’il s’est découvert une passion pour le golf dès son enfance.

« Mes parents louaient une maison à cinq rues d’un terrain de golf et j’y allais à pied, les matins d’été, pour frapper des balles et jouer quelques rondes. À force de frapper des balles, on ne peut que s’améliorer, dit Rever qui est très occupé cet été à aider sa fille qui rénove sa maison.

« Je suis devenu membre junior du Wascana Country Club en 1956 et actionnaire en 1960 », se rappelle-t-il.

« J’ai remporté le championnat du club au moins cinq fois. J’ai eu beaucoup de plaisir sur ce terrain et j’y ai rencontré des tas de gens merveilleux. »

Les talents naturels de Rever sur le parcours lui ont permis de compétitionner comme amateur aux plus hauts niveaux.

Il a remporté le Championnat de la Ville de Regina à neuf reprises et fut consacré deux fois champion amateur de la Saskatchewan.

En 1964, Rever était membre de la seule équipe de Saskatchewan à remporter la coupe Willingdon – une compétition amateur annuelle remontant à 1927, où s’affrontent les meilleurs golfeurs amateurs de chaque province.

« Les vents soufflaient à près de 80 km/h et évidemment, ça nous donnait un avantage, en tant que Saskatchewanais, parce qu’on y était habitués », dit-il avec un sourire en se remémorant cette victoire à la coupe Willingdon.

En 1971, la même équipe championne composée de Rever, Ernie Greenley, Ed Ross, Jim Scissons et Alec Bland, qui était capitaine non joueur, a vu son exploit honoré au Temple de la renommée sportive de Saskatchewan.

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Rever est aussi intronisé au Wascana Hall of Fame et au Saskatchewan Golf Hall of Fame.

« Ses intronisations nous rappellent ses formidables accomplissements, souligne sa fille Susan. Je suis impressionnée par la passion de papa pour le golf et par son engagement de toute une vie à peaufiner son propre jeu et à améliorer le sport qu’il aime tant. »

Bien qu’il ait choisi de faire carrière comme ingénieur électrique plutôt que comme golfeur professionnel, Rever n’a jamais cessé de se dévouer au sport de mille et une façons.

« J’ai été président de l’Association de golf de Saskatchewan en 1972 et 73. À cette époque, fait remarquer Rever, chaque association provinciale nommait un représentant pour siéger au Conseil de l’Association royale de golf du Canada. »

« Ils m’ont demandé si ça m’intéressait et en 1976, je suis entré au Conseil de l’ARGC qui, bien sûr, a changé son nom pour Golf Canada en 2010. »

Au niveau national, Rever a été gouverneur de l’ARGC de 1976 à 1985, puis membre de l’équipe de direction de 1986 à 1990, avec mandat d’un an à la présidence, en 1989.

Il avoue que ce fut un défi pour lui de trouver l’équilibre entre sa carrière à plein temps d’ingénieur et son rôle à la direction de l’ARGC.

« C’était vraiment difficile de trouver le temps de faire tout ça et avec le recul, je me rends compte que je n’était peut-être pas juste avec ma famille », reconnaît-il.

« Mais je suis reconnaissant à mes proches d’avoir supporté ça et de m’avoir appuyé de toutes les façons possibles », ajoute Rever, précisant que son épouse Marianne et son fils Scott sont tous deux golfeurs assidus.

Il dit qu’une des initiatives qu’il est le plus fier d’avoir soutenues durant son passage dans l’équipe de direction est l’intégration de l’ARGC et de l’Association canadienne des golfeuses (CLGA).

« Je pense que j’ai été le premier président de l’ARGC à parler devant l’assemblée annuelle de la CLGA. Notre équipe prônait cette amalgamation et j’ai été très heureux de la voir se concrétiser », dit-il.

Rever se rappelle aussi qu’un de ses plus beaux moments fut l’intronisation de Jack Nicklaus au Temple de la renommée du golf canadien en 1995.

« Après mon mandat à la présidence de l’ARGC, je suis devenu président du Comité du Temple de la renommée du golf canadien et j’ai eu l’honneur de faire partie de l’équipe qui a intronisé Jack Nicklaus. »

Et d’ajouter l’ancien président : « Jack a toujours été un supporter de l’ARGC, il est venu à toutes les éditions de l’Omnium canadien et n’avait que des éloges pour le championnat. À l’époque, il disait même que c’était le cinquième tournoi majeur dans le monde. » Rever précise que Nicklaus a été intronisé dans la catégorie des bâtisseurs pour son rôle dans la conception de Glen Abbey.

« La cérémonie d’intronisation avait lieu au Glen Abbey Glof Club et il y avait plus de 200 personnes présentes, une super soirée! »

Si Rever salue la contribution de Nicklaus à la croissance du golf au Canada, il est aussi élogieux à l’égard de Brooke Henderson pour l’importance de sa réussite.

« Brooke m’impressionne beaucoup. C’est une jeune fille charmante qui possède à l’évidence un grand talent naturel et une éthique de travail très solide. Son succès inspire certainement beaucoup de jeunes golfeurs et golfeuses au pays », souligne-t-il.

« Nous espérons qu’elle connaîtra un bon Omnium en Saskatchewan. Je lui ai brièvement parlé, mais je n’ai pas eu l’occasion de lui dire de s’exercer à frapper ses balles contre le vent – elle en aura probablement besoin », ajoute Rever en riant.

« J’ai aussi rencontré Lorie Kane et je peux vous dire qu’elle a vraiment beaucoup de classe. Brooke et Lorie sont d’excellente ambassadrices du golf au Canada et elles ont beaucoup fait pour aider à l’expansion du sport », dit-il en précisant que les deux golfeuses, qui cumulent ensemble 10 titres sur le Circuit de la LPGA, sont également ambassadrices de la campagne CP a du cœur.

Si des athlètes comme Kane et Henderson contribuent énormément à la croissance du sport grâce à leurs exploits sur le terrain, Rever peut être fier des efforts qu’il a déployés au fil des ans hors du parcours – en particulier dans la salle du conseil – et qui ont jeté les bases de l’immense succès que connaît le golf d’un océan à l’autre.

« C’était formidable de travailler avec tous ces gens passionnés de golf qui voulaient voir leur sport grandir, et c’est aussi gratifiant de voir que nos efforts, année après année, ont eu un tel impact positif sur notre sport », reconnaît Rever.

« J’ai aussi eu le plaisir de faire la connaissance de la nouvelle équipe de direction de Golf Canada et je peux dire que notre sport est entre bonnes mains. »

Quelques jours avant le coup d’envoi de l’Omnium féminin CP, le 23 août, dans sa ville natale, l’homme qui se décrit comme un simple enthousiaste du golf remarque que la ville est prête à accueillir le tournoi.

« Nous avons eu le Brier de curling et la Coupe Memorial de hockey à Regina plus tôt cette année, ce qui fait qu’il a fallu un peu de temps pour que l’Omnium féminin CP attire l’attention, mais là, on en entend beaucoup parler à la radio et à la télé », note Rever.

Et de conclure l’enthousiaste : « Je pense que le jour de l’ouverture du tournoi, tout Regina sera là pour l’applaudir. En tout cas, ma famille et moi, nous y serons, c’est sûr! »

Le club de golf Camelot accueille cette année 63 golfeuses de 20 pays au Championnat mondial junior féminin de 2018

Camelot Golf and Country Club
Camelot Golf and Country Club

Jennifer Chang, qui en est à sa deuxième année comme membre de l’équipe de golf de l’Université Southern California, garde un vif souvenir de sa participation à deux éditions du Championnat mondial junior féminin.

« Ce championnat n’est comme aucun autre tournoi junior, dit-elle. Le Championnat mondial junior fémininest un tournoi extraordinaire à jouer pour son pays. J’ai eu la chance d’y participer à deux reprises et ça m’a donné l’occasion de vivre des moments exceptionnels en compagnie de coéquipières et de capitaines formidables. »

Au terme de sa première année à l’USC, Chang, originaire de Cary, N.C., a été nommée au sein de la première équipe de l’All Pac-12. Elle était l’une des quelque 60 golfeuses à affronter le parcours du Marshes Golf Club de Kanata (environ 15 minutes à l’ouest d’Ottawa) l’année dernière, terminant à égalité au 21erang. En 2016, Chang avait fait partie de la cinquantaine de participantes au troisième Championnat mondial junior féminin, au Mississaugua Golf and Country Club, où elle a conclu ausecond rang.

Cette année, le Championnat mondial junior féminin reste dans la région de la Capitale nationale, au club de golf Camelotde Cumberland, à une vingtaine de minutes du centre-ville d’Ottawa.

L’on attend 63 golfeuses représentant 20 pays du monde entier à cette célébration du golf féminin s’étalant sur toute une semaine, pour se disputer 72 trous et compétitions individuelles et par équipes.

Le Camelot est le club d’attache de Grace St-Germain, membre de l’équipe nationale de Golf Canada, qui a déjà participé au Championnat mondial junior féminin. C’est sur ce terrain que se sont joués le Championnat canadien amateur masculin de 2012, le Championnat canadien junior féminin de 2017 et l’épreuve de qualification finale pour l’Omnium féminin CP de 2017.

Le Championnat mondial junior féminin 2018 aura lieu du 9 au 14 septembre prochain.

Greg Richardson, directeur général du club Camelot Golf and Country Club – fondé en 1991 –, précise que la configuration du parcours sera à cette occasion semblable à celle du Championnat amateur masculin de 2012.

Le terrain a cependant fait l’objet de travaux importants, depuis lors, notamment pour réaménager les fosses de sable, et ces changements ont été fructueux car le club a accueilli plusieurs tournois importants ces dernières années.

« C’est différent de ce qu’on a l’habitude de voir dans la région d’Ottawa, déclare Richardson. Le neuf d’aller est aménagé dans le style links et le neuf de retour présente des tertres de départ et des verts surélevés avec quelques approches intéressantes. Plusieurs  choix s’offrent aux joueuses et les trous où le risque est récompensé présentent des défis qu’elles aimeront relever. »

Richardson ajoute que les membres de son club sont emballés d’accueillir certaines des meilleures golfeuses amateurs au monde dans quelques semaines. »

Il y a environ trois ans, un plan stratégique a été soumis aux membres pour orienter l’avenir du club, et l’un des éléments de ce plan consistait à attirer l’élite du golf mondial pour découvrir ce que le Camelot a à offrir.

« Pour être un parcours de championnat, il faut être l’hôte de championnats, explique Richardson. Tous les membres sont très excités à cette perspective. Nous avons un bon bassin de bénévoles prêts à nous aider. Ils aiment bien voir leur parcours acquérir une réputation distinguée grâce à la venue de quelques-unes des meilleures golfeuses du pays, et même du monde entier, réunies pour affronter le défi du parcours. »

Chang faisait partie de l’élite amateur des États-Unis durant les deux années où elle a participé au Championnat mondial junior féminin, et c’était pour elle une occasion exceptionnelle de se mesurer à des golfeuses qu’elle ne connaissait pas.

« En compétition aux tournois qui se tiennent un peu partout aux États-Unis, on voit toujours les mêmes personnes, mais au Championnat mondial junior féminin, il y avait beaucoup de visages inconnus et c’était extraordinaire de rencontrer des filles de partout dans le monde, dit-elle. On découvre de nouvelles langues et cultures. J’ai adoré ça et j’aurais bien aimé pouvoir y retourner. »

Chang ajoute que la camaraderie et l’ensemble de l’expérience se sont avérés bénéfiques pour elle, dans sa carrière au golf universitaire qui, l’espère-t-elle, la mènera jusqu’au Circuit de la LPGA.

Le Camelot posera un défi exigeant aux golfeuses en septembre, mais, comme le souligne Chang, le plus important pour les participantes est de s’amuser, de savourer l’expérience.

« En tant qu’athlètes, on veut toujours être au sommet de notre performance chaque fois qu’on joue et on oublie parfois de s’amuser, conclut Chang. C’est ça, pourtant, qui compte le plus à ce tournoi : profiter de l’expérience d’une vie en participant à une compétition où un nombre restreint de golfeuses ont le privilège de jouer, et partager du bon temps avec son équipe et ses camarades de jeu. »

Hugo Bernard promis à un brillant avenir

Hugo Bernard
Hugo Bernard (Photo: Chuck Russell/Golf Canada)

Depuis qu’il a échangé son bâton de hockey pour des bâtons de golf, Hugo Bernard de Mont-Saint-Hilaire, au Québec, ne l’a jamais regretté.

À la veille de passer chez les professionnels cet automne, le membre d’Équipe Canada revient pour nous sur son cheminement jusqu’ici.

« J’ai joué au hockey pendant deux ans, mais je n’étais pas très bon et j’ai donc décidé d’essayer le golf », raconte le golfeur, évoquant ses humbles débuts.

« Mon père m’a initié au golf quand j’avais neuf ans. On jouait sur un petit parcours à normale trois dans ma ville natale », explique Bernard, benjamin des trois enfants de la famille.

« Je me souviens que j’avais beaucoup de plaisir, et j’ai appris par moi-même de neuf à 16 ans. »

Aujourd’hui âgé de 23 ans, il ajoute qu’il a obtenu ses premiers résultats significatifs à 17 ans, et c’est là qu’il a vu son vrai potentiel.

« À 17 ans, j’ai remporté le Championnat junior du Québec. Après, j’ai terminé 5eau Championnat canadien junior masculin et on m’a alors invité à joindre la Formation nationale de développement », dit-il.

« À partir de là, je me suis dit que, si je pouvais continuer d’améliorer mon jeu, je deviendrais pas mal bon », rappelle le titulaire du Championnat canadien amateur masculin 2016.

Maintenant classé au premier rang des golfeurs amateurs canadiens, Bernard attribue son ascension au niveau du golf d’élite à son stage dans le programme d’équipe nationale de Golf Canada.

« De l’entraîneur Derek (Ingram) au physiothérapeute, en passant par le coach mental, le programme nous fournit tout ce dont on a besoin pour réussir. Il y a aussi une nutritionnisteet un entraîneur de force et conditionnement. C’est vraiment super d’avoir toutes ces ressources formidables pour nous soutenir », fait remarquer le golfeur amateur.

« De plus, grâce à ce programme, on a la possibilité de voyager et de compétitionner partout dans le monde, une expérience très enrichissante qui m’a beaucoup aidé à perfectionner mon jeu. »

L’entraîneur-chef de l’équipe nationale masculine Derek Ingram ne se fait pas prier pour parler des progrès de Bernard au sein de la formation.

« Il y a près de trois ans, Hugo se classait dans le top 2000 et depuis, il s’est hissé dans le top 30 pour devenir aujourd’hui l’un des meilleurs golfeurs amateurs au monde », souligne Ingram.

« Il a peaufiné toutes les facettes de son jeu au fil des ans et tous ces petits ajustements lui ont permis de s’épanouir », ajoute le coach.

« Cette saison, il lui reste le celui des États-Unis et fort probablement le Championnat mondial à jouer avant de devenir professionnel et d’essayer de décrocher sa carte du Circuit Web.com. Je crois qu’il a un brillant avenir devant lui et il pourrait très bien devenir un golfeur à succès du PGA TOUR un jour. »

Récemment diplômé en commerce de l’Université de Montréal après avoir suivi ses cours en ligne, Bernard se dit à la fois inspiré et encouragé par les réussites des jeunes diplômés du programme d’Équipe Canada.

« J’admire les gens comme Mackenize Hughes qui est passé de la Formation de développement au programme d’équipe nationale amateur, puis au programme Jeune pro, et maintenant, il gagne sur le Circuit de la PGA, déclare Bernard. Preuve qu’en suivant le plan, on a du succès. »

« Mackenize est un gars super gentil et il me donne plein de bons conseils quand on se rencontre. J’ai aussi joué avec Corey Conners en Floride. C’est un très bon golfeur et j’ai beaucoup appris de lui à chaque fois qu’on jouait ensemble. »

Conners et Hughes sont heureux de voir que leurs succès professionnels ont inspiré la prochaine vague de golfeurs amateurs canadiens.

« C’est bien de pouvoir s’entraider », reconnaît Conners.

« Personnellement, je remercie Golf Canada et ses programmes de développement de nous avoir aidés à atteindre ce niveau, ajoute Conners. Il y a des tas de jeunes qui suivent nos traces, à Mackenzie et à moi. J’espère qu’ils ajouteront au nombre de Canadiens sur le PGA TOUR dans les prochaines années. »

Hughes partage les sentiments de son coéquipier de longue date.

« J’ai eu la chance – tout comme Corey – de faire partie de ces équipes, dit Hughes qui a remporté la Classique RSM en 2016. Les ressources dont on dispose dans ces formations sont inégalées, tant en matière de qualité qu’au plan des résultats, de ce que chacun en retire. »

« Je ne pense pas que Corey et moi, on serait arrivés à ce niveau aussi rapidement sans leur aide, ajoute-t-il. On leur doit beaucoup et c’est grâce à eux qu’il y a tant de Canadiens qui émergent en ce moment, une vague de talents canadiens. »

Outre les conseils et encouragements qu’il reçoit des pros récemment issus du programme, Bernard tient à souligner les bons mots que lui a prodigués le champion du Masters 2003 Mike Weir.

« J’ai aussi parlé à Mike Weir – rien de moins qu’un champion de tournoi majeur – et j’écoute attentivement tout ce qu’il me dit », affirme Bernard.

« Mike a fait l’école de qualification huit fois avant d’obtenir sa carte, dit-il. Ce n’était pas le meilleur golfeur junior ni amateur, mais à force de travail acharné, il y est arrivé et a fait ce qu’aucun autre Canadien n’avait jamais fait. Juste de voir ce qu’il a accompli, ça m’inspire beaucoup. »

Quand on lui demande de parler de son propre jeu, le golfeur gaucher d’un mètre 90 estime posséder l’ensemble des habiletés pour réussir sa transition en douceur chez les pros.

« Je frappe loin, pas mal loin, précise-t-il. Mon jeu d’approche est robuste et j’ai beaucoup amélioré mon jeu au cocheur depuis l’année dernière. Je réussis assez bien mes coups roulés, aussi. Je crois que mes chances sont bonnes lorsque tout ça se combine. »

Quand il se tourne vers l’avenir, l’ancien hockeyeur devenu golfeur a des objectifs bien définis.

« Dans cinq ans, je me vois jouer sur le Circuit de la PGA, assurément, déclare Bernard. Mon but, cette année, est de réussir l’école de qualification et de tâcher d’obtenir ma carte du Circuit Web.com. Idéalement, je vais jouer un ou deux ans sur ce circuit et ensuite faire le saut sur le PGA TOUR. »

Ayant bénéficié des bons conseils de pros comme Hughes, Conners et Weir, le golfeur amateur le mieux classé du Canada se fait un plaisir de partager ses propres conseils avec les jeunes golfeurs qui aspirent à atteindre son niveau.

« Apprenez de chaque expérience et ayez une attitude positive, leur dit-il. Voyez où ça vous mène, c’est ce que j’ai fait. »

Et de conclure le futur professionnel : « Il vous faut aussi avoir un plan et travailler fort. Si vous faites ça, vous allez connaître le succès. »

Brooks Koepka résiste à Tiger Woods pour remporter le Championnat de la PGA

Brooks Koepka
Brooks Koepka (Photo by Jamie Squire/Getty Images)

SAINT-LOUIS – Il sera difficile de ne pas reconnaître Brooks Koepka maintenant, qui a ajouté le Championnat de la PGA à ses deux titres consécutifs à l’Omnium des États-Unis.

Et malgré tout, c’est comme s’il était encore passé deuxième derrière Tiger Woods.

Koepka a gagné un deuxième titre majeur cette saison et il a joué avec calme, sans commettre d’erreur. Il a surtout su faire fi des cris des spectateurs, qui suivaient les prouesses de Woods.

Koepka a remis une carte de 66 (moins-4) pour montrer un pointage cumulatif de moins-16 sur le parcours du Club de golf Bellerive. Il a devancé Woods par deux coups et Adam Scott par trois coups.

« La foule ici te fait vraiment savoir ce qui se passe, a indiqué Koepka, sourire en coin. Au début du deuxième neuf, je pouvais entendre tous les cris. Quand Tiger et Adam ont commencé leur remontée, c’était très bruyant. »

Malgré d’énormes difficultés quant à la précision de ses coups de départ, Woods a rugi comme s’il était le joueur des beaux jours. Il a joué 64, sa meilleure ronde finale en carrière dans un tournoi majeur. Woods a terminé au deuxième échelon pour une septième fois en carrière.

Woods, qui a gagné le Championnat de la PGA à quatre occasions, a conclu la quatrième ronde en réussissant un long coup roulé pour un oiselet au 18e trou.

« J’ai joué avec aplomb, a-t-il mentionné. J’ai tenté une petite remontée, mais je suis arrivé à court. »

Koepka a été le grand responsable de son résultat.

L’Américain de 28 ans est devenu le cinquième joueur de l’histoire à rafler les grands honneurs de l’Omnium des États-Unis et du Championnat de la PGA lors de la même année. Les autres sont Woods, Jack Nicklaus, Ben Hogan et Gene Sarazen.

Après avoir gaspillé une occasion de se distancer, Koepka a attaqué le fanion et il a réussi un oiselet aux 15e et 16e trous pour mettre fin au suspense. Ses 264 coups en quatre rondes constituent un record pour le plus petit nombre de coups à ce tournoi.

Woods et Koepka ont d’ailleurs joué une demi-ronde d’entraînement, mercredi, et le gagnant de 14 titres majeurs savait

à qui il avait affaire.

« C’est difficile de battre un joueur qui effectue des coups de départ de 340 verges et en plein centre de l’allée, a dit Woods. Ce qu’il a fait à l’Omnium des États-Unis, attaquant avec puissance le parcours de Shinnecock, il l’a fait ici aussi. Quand un golfeur réussit ça et qu’il a un bon fer droit, il est difficile à battre. »

Scott a partagé la tête avec Koepka jusqu’au 15e trou, mais il n’a pas été en mesure de s’emparer seul de la tête. L’Australien a commis un boguey au 18e fanion pour glisser au troisième rang en vertu d’une ronde de 67.

« Je savais qui était contre moi, a affirmé Koepka. Adam a très bien joué. »

Scott a très bien joué, mais simplement pas assez bien. Il a notamment raté quelques occasions pour un oiselet et il n’a pas pu échanger coups pour coups avec l’éventuel champion.

« J’ai joué du très bon golf cette semaine, a observé Scott. C’est difficile d’être rationnel quand avec quatre trous à jouer, c’était l’égalité. Tu veux gagner lorsque tu te retrouves dans cette position. »

Le vétéran Stewart Cink (67) et le jeune Jon Rahm (68) ont terminé l’événement à égalité en quatrième position, à moins-11.

Quatre joueurs ont complété la dernière ronde à égalité en sixième place, dont le champion en titre, Justin Thomas (68), et le champion de l’Omnium britannique, Francesco Molinari (67).

Championnat canadien amateur masculin

L’Américain Zach Bauchou remporte le Championnat canadien amateur masculin une deuxième année de suite

Zach Bauchou
Zach Bauchou (Chuck Russell/ Golf Canada)

DUNCAN, C.-B. – L’Américain Zach Bauchou a tenu le coup en parcours final du 114e Championnat canadien amateur masculin, jeudi, au Duncan Meadows Golf Course et est devenu le 14e de l’histoire à conquérir le titre deux années de suite.

Bauchou, de Forest, en Virginie, a signé une dernière carte de 66, cinq coups sous la normale, et l’a emporté par trois coups avec un pointage combiné de 18 coups sous la normale, égalant du coup le record du tournoi établi en 1970 par Allen Miller.

« Je ne trouve pas les mots pour exprimer ce que représente pour moi cette deuxième conquête consécutive du Championnat canadien amateur masculin, a dit le golfeur âgé de 22 ans. C’est réellement un honneur de gagner de nouveau ce tournoi prestigieux. »

En 2017, Bauchou était devenu le 22e Américain à mériter la Coupe Earl Grey. Il devient cette année le quatrième Américain à ravir le championnat deux années de suite, après Han Lee, Frank Stranahan et Albert Campbell.

Pour la première fois depuis lundi, Bauchou a partagé momentanément le premier rang du classement, à moins-14, avec l’Américain Philip Knowles qui a entrepris sa partie avec trois oiselets à ses quatre premiers trous.

Bauchou a repris les choses en mains avec un oiselet au 15e trou pendant que Knowles commettait un boguey avec trois roulés d’une distance de dix pieds.

Bauchou obtient un laissez-passer pour l’Omnium canadien RBC de 2019 qui aura lieu du 3 au 9 juin prochain au Hamilton Golf and Country Club, à Hamilton, en Ontario. Comme il avait déjà en main une exemption en vue du Championnat amateur des États-Unis en vertu de son 21e rang au classement amateur mondial, Bauchou avait surtout en tête la défense de son titre cette année.

« C’était très différent de l’an dernier, d’ajouter Bauchou. Même si je jouais pour défendre mon titre aujourd’hui, j’étais beaucoup moins nerveux que l’an dernier. »

Knowles a bouclé le championnat seul au deuxième rang à moins-15. Le golfeur de Jacksonville, en Floride, avait établi une nouvelle marque du parcours, mercredi, en jouant 64.

« Tout se passe tellement vite, a dit Knowles. Pendant un moment, tu penses te retrouver nez à nez, puis te voilà en déficit de trois coups avec trois trous à jouer. Je ne peux pas être déçu avec un résultat de 15 sous la normale. Plusieurs oiselets figurent sur mes cartes de pointage.

En terminant troisième à moins-13, Garrett Rank, d’Elmira, en Ontario, a été sacré meilleur Canadien. Le golfeur de 30 ans, arbitre dans la LNH, retournera en Colombie-Britannique du 21 au 24 août participer au Championnat canadien mid-amateur masculin au Victoria Golf Club, où il sera en quête d’un quatrième titre en cinq ans.

« Vous souhaitez toujours en ajouter à votre palmarès, a dit Rank. J’ai déjà gagné plusieurs championnats de Golf Canada et ce serait bien de mettre la main sur celui-ci. »

Plus tôt cette semaine, Équipe Québec a remporté la compétition interprovinciale de la Coupe Willingdon pour la deuxième année consécutive et la huitième fois de son histoire. Julien Sale (Gatineau) et les membres d’Équipe Canada Joey Savoie (La Prairie) et Hugo Bernard (Mont-Saint-Hilaire) ont uni leurs efforts pour mener le Québec à une victoire par la marge de sept coups.

Le Duncan Meadows Golf Course et le Pheasant Glen Golf Resort ont été les clubs-hôtes du 114e Championnat canadien amateur masculin qui réunissait 246 compétiteurs.

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Championnat canadien amateur masculin

Le tenant du titre Zach Bauchou joue 67 et mène le Championnat canadien amateur masculin par deux coups

Zach Bauchou
Zach Bauchou (Golf Canada)

DUNCAN, C.-B. – L’Américain Zach Bauchou a résisté à la chaleur avec une ronde de 67, quatre coups sous la normale, mercredi, et détient une avance de deux coups à l’aube du parcours final du 114e Championnat canadien amateur masculin, au Duncan Meadows Golf Course.

Le golfeur de 22 ans de Forest, en Virginie, qui affiche un pointage combiné de 200 (moins-13), est installé au sommet du classement depuis la première journée du championnat. L’étudiant de deuxième année à Oklahoma State n’était pas totalement satisfait de son jeu.

« Je n’ai pas l’impression d’avoir si bien joué aujourd’hui, a dit Bauchou. Mes coups d’approche ont manqué quelque peu de précision, ce qui a limité les occasions d’oiselets. J’ai été chanceux de commettre un seul boguey. Je devrai tout simplement mieux jouer demain. »

L’une des sources de motivation de Bauchou est la présence de son coéquipier à Oklahoma State, Sam Stevens, qui se retrouve à égalité au troisième rang à moins-8. Les deux joueurs ont eu l’occasion de comparer leurs pointages au tertre de départ du 17e trou.

« Lorsque Sam m’a dit qu’il était à moins-6, je me suis dit que je devais réussir l’oiselet aux deux derniers trous, ce que je n’ai malheureusement pas accompli, a commenté Bauchou. Je me sens dans un véritable bon état d’esprit pour connaître une bonne journée demain. »

L’Américain Philip Knowles accuse un retard de deux coups derrière Bauchou après avoir égalé la marque du parcours, 64, établie la veille par l’Australien Justin Warren.

Trois golfeurs sont ex æquo au troisième rang, à moins-8 : le Canadien Kaleb Gorbahn (Smithers, C.-B.), Sam Stevens (Wichita, Kansas) et Cameron Young (Scarborough, New York).

En 2017, Bauchou est venu de l’arrière en dernière ronde pour ravir le titre. Jeudi matin, il entreprendra son parcours final à 9H31, heure locale, en compagnie de Knowles et Gorbahn. Ce dernier est présentement le meilleur Canadien.

Garrett Rank, d’Elmira, ON, anciennement d’Équipe Canada et arbitre de la LNH, occupe le sixième échelon à 206 (-7).

Le meilleur Québécois est Julien Sale, de Gatineau, à égalité au 9e rang à 208 (-5). Étienne Papineau (Saint-Jean-sur-Richelieu) est 18e à moins-5, deux coups de mieux que le championnat canadien junior Christopher Vandette (Beaconsfield) et Joey Savoie (Montréal). 

En plus de détenir le titre de champion amateur du Canada 2018, le gagnant obtiendra un laissez-passer pour participer au Championnat amateur des États-Unis 2018 au Pebble Beach Golf Links de Pebble Beach, Californie, et à l’Omnium canadien RBC 2019 au Hamilton Golf & Country Club du 3 au 9 juin prochain.

Le champion sera aussi admissible à une exemption pour le Championnat amateur junior des États-Unis, le Championnat mid-amateur des États-Unis ou le Championnat amateur sénior des États-Unis, selon son âge.

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Championnat canadien amateur masculin

Le champion amateur canadien Zach Bauchou porte son avance à trois coups

Zach Bauchou
Zach Bauchou (Golf Canada)

DUNCAN, C.-B. – Confronté à la chaleur extrême, le tenant du titre Zach Bauchou a remis une carte de 68 (moins-3) en deuxième ronde mardi pour porter à trois coups son avance en tête du 114e Championnat canadien amateur masculin.

Bauchou, de Forest, en Virginie, a inscrit six oiselets et commis trois bogueys sur les allées du Pheasant Glen Golf Resort à la veille de disputer les deux derniers parcours au Dunan Meadows Golf Course.

« Je suis parvenu à frapper plusieurs bons coups et j’ai aussi bien fait sur les verts », a dit le golfeur âgé de 22 ans.

L’étudiant de deuxième année à Oklahoma State a amélioré d’un coup son emprise sur le premier rang et entend jouer de façon aussi agressive en troisième ronde mercredi.

« Mon objectif est de jouer le mieux possible et réussir le plus d’oiselets possibles, d’ajouter Bauchou. Je devrai commettre moins de petites erreurs autour des verts au cours des deux prochaines journées et continuer de jouer de façon agressive – avec la pédale au plancher. »

Julien Sale, de Gatineau, au Québec, occupe seul le deuxième rang après avoir joué 69 (-2) à Pheasant Glen. À six coups sous la normale, il accuse un déficit de trois coups derrière Bauchou.

« J’essaie simplement de garder la balle en jeu, de viser les verts et souhaiter que le fer droit collabore, a dit Sale, qui a grandi en France. Dépendant de ce que feront les autres demain, je verrai si je dois jouer de façon plus agressive. »

Le brio de Sale a largement aidé Équipe Québec à ravir pour la deuxième année de suite le titre interprovincial de la Coupe Willingdon. Sale a uni ses efforts à ceux de ses coéquipiers Joey Savoie (La Prairie) et Hugo Bernard (Mont-Saint-Hilaire) pour permettre au Québec de l’emporter par sept coups avec un score combiné de dix coups sous la normale. Équipe Québec en était à sa huitième conquête à vie de la Coupe Willingdon.

Équipe Alberta a été la seule autre province à jouer sous la normale, terminant deuxième à moins-3.

Garrett Rank et Justin Warren ont sensiblement amélioré leur sort mardi. Rank, un ancien membre d’Équipe Canada, a égalé la marque du parcours de Pheasant Glen en ramenant une carte de 65. Le golfeur de 30 ans s’est faufilé en quintuple égalité au 6e rang à moins-3.

À Duncan Meadows, l’Australien Justin Warren a établi une nouvelle marque du parcours avec une ronde de 64 (Bauchou avait égalé l’ancienne marque de 65 lundi). L’étudiant de Little Rock se retrouve à égalité au 24e échelon avec la normale.

71 golfeurs ont bouclé les deux premières rondes à trois coups au-dessus de la normale ou mieux et ont accédé aux deux dernières rondes du Championnat canadien amateur masculin qui seront disputées à Duncan Meadows.

En plus de détenir le titre de champion amateur du Canada 2018, le gagnant obtiendra un laissez-passer pour participer au Championnat amateur des États-Unis 2018 au Pebble Beach Golf Links de Pebble Beach, Californie, et à l’Omnium canadien RBC 2019 au Hamilton Golf & Country Club du 3 au 9 juin prochain.

Le champion sera aussi admissible à une exemption pour le Championnat amateur junior des États-Unis, le Championnat mid-amateur des États-Unis ou le Championnat amateur sénior des États-Unis, selon son âge.

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