Anne-Catherine Tanguay privée d’un autre top 10 pour la semaine, mais pas pour l’année
Avec ses comptes de 70, 70 et 72, Anne-Catherine Tanguay, membre de la formation Jeune pro d’Équipe Canada et une des chefs de la file de la série Symetra, a échappé par un coup son cinquième top 10 de l’année au tournoi Symetra Classic au club Atlanta National.
Au nombre de ses places d’honneur, la golfeuse de Québec avait précédemment scellé trois fois 4e ou mieux.
Bref, pas de soucis parce qu’elle fait très bien pour l’ensemble de l’année jusqu’ici dans les gains.
En vertu de son combiné de -4 et des nombreuses égalités, Anne-Catherine a bouclé 14e.
La différence se situe au 17e trou dimanche, où il a commis un double bogey. La faute a été rachetée par un oiselet au 18e, ce qui n’a pas entièrement suffi.
Cela dit, Tanguay demeure tout au haut du classement le plus important.
Elle se situe 4e au classement des gains avec 25 285$ en caisse. Les dix premières à la fin du calendrier gradueront directement à la LPGA.
Aussi de la partie, Sara-Maude Juneau, du club Lac Saint-St-Joseph, a été écartée de la dernière journée après ses parcours de 78 et 74.
LA DISETTE DE PROLONGE
À la LPGA, Maude-Aimée LeBlanc a été mise en congé pour la ronde finale au tournoi Volunteers of America Texas Shoot Out.
Il fallait +1 pour poursuivre et la golfeuse de Sherbrooke, native de Windsor, a terminé à +3 avec 75 et 73.
Malgré la disette et l’élimination hâtive qui s’avérait sa cinquième de suite, LeBlanc reste en avance sur l’an dernier du côté des gains avec 41 231 $ amassés.
Les duos Kisner Brown et Blixt Smith en prolongation à la Classique Zurich
AVONDALE, La. – Kevin Kisner a calé une approche coupée pour un aigle au 18e trou, propulsant son coéquipier Scott Brown et lui vers une prolongation contre Jonas Blixt et Cameron Smith, dimanche, à la Classique Zurich.
Le coup spectaculaire de Kisner – qui a rebondi sur un vert détrempé et a cogné le fanion avant de tomber dans la coupe après avoir franchi environ 95 pieds – a forcé Smith à caler un roulé d’un pied et demi pour un oiselet et pour égaler leurs rivaux.
Les deux duos se retrouvent à moins-27 après quatre rondes au TPC Louisiana, qui accueille le premier tournoi par équipes de la PGA en 36 ans. La prolongation sera disputée lundi.
Blixt et Smith n’ont toujours pas commis de boguey et ils semblaient se diriger vers la victoire avant que Kisner ne mêle les cartes. La quatrième ronde a pris fin tout juste avant que la noirceur soit trop importante pour continuer à jouer. Le jeu avait été interrompu pendant six heures plus tôt dans la journée en raison d’orages.
David Hearn, de Brantford, en Ontario, et Graham DeLaet, de Weyburn, en Saskatchewan, ont remis une carte de 63 pour conclure le tournoi à égalité au 22e rang à moins-16.
Le duo Blixt et Smith conserve la première place à la Classique Zurich
AVONDALE, La. – Jonas Blixt et Cameron Smith n’ont pas commis de boguey en troisième ronde et ils ont remis une carte de 68 (moins-4)
à la Classique Zurich, samedi, pour se donner une priorité de quatre coups en tête.
Le duo a bien négocié les bourrasques lors de la troisième ronde, qui se jouait sous la formule de coups en alternance. Blixt et Cameron ont réussi quatre oiselets et ils montrent un pointage cumulatif de moins-19. Leur avance n’était que d’un seul coup à l’amorce de la journée de samedi.
Les équipes composées de Kevin Kisner et Scott Brown (67) ainsi que Nick Watney et Charley Hoffman (69) se retrouvent à égalité au deuxième échelon, à moins-15. Les Américains Jordan Spieth et Ryan Palmer suivent à moins-14 en vertu d’une ronde de 70.
La dernière ronde se jouera sous la formule de la meilleure balle, tout comme ce fut le cas en deuxième ronde. Les deux joueurs vont jouer leur balle, mais le meilleur pointage par trou sera inscrit à la carte.
Les Canadiens David Hearn et Graham DeLaet ont joué 72 et ils sont à égalité au 31e rang, à moins-7.
Malgré une ronde difficile, Haru Nomura conserve son avance au Texas
IRVING, Texas – La Japonaise Haru Nomura a connu des difficultés et elle a remis une carte de 72 (plus-1), mais elle a tout de même conservé la tête du tournoi Volunteers of America du circuit de la LPGA, samedi.
Nomura montre un pointage cumulatif de moins-8 et elle possède une avance de deux coups sur Cristie Kerr (70), la double championne
à ce tournoi, Inbee Park (71), et la jeune golfeuse de 17 ans Eun Jeong Seong (69).
Stacy Lewis a remporté cet événement en 2014 et elle a connu la meilleure ronde de la journée malgré les vents violents. Elle n’a commis aucun boguey et elle a joué 66. Lewis, qui se retrouvait à égalité au 44e échelon après 46 trous, a grimpé en cinquième place.
Nomura ne menait que par un coup avant d’amorcer la troisième ronde. Elle s’était donné une priorité de quatre coups, mais elle a commis un double boguey au 17e trou pour diminuer son avance en tête
à deux coups.
La Canadienne Alena Sharp a inscrit un 70 à sa carte et elle se retrouve à égalité au 23e rang, à plus-1. Sa compatriote, Brooke M. Henderson, a joué 71 et elle est à égalité en 37e position avec sept autres golfeuses, à plus-3.
Nomura joue 65 et prend les devants par un coup au tournoi Volunteers of America
IRVING, Texas – Haru Nomura a remis une carte de 65 (moins-6) et elle a pris les devants par un coup au tournoi Volunteers of America du circuit de la LPGA, vendredi.
Ariya Jutanugarn se retrouve au deuxième rang (67) et Suzann Pettersen la suit de près, ayant joué 68. Moriya Jutanugarn, la soeur aînée d’Ariya, s’est emparée du quatrième rang avec un pointage cumulatif de moins-6 et elle se trouve à égalité avec Inbee Park (67) et Marina Alex (69).
Lexi Thompson, qui dispute un premier tournoi depuis qu’une violation aux règlements lui a coûté la victoire lors du premier tournoi majeur de la saison, a terminé sa journée avec une carte de 72 après avoir commis trois bogueys lors des cinq premiers trous. Elle occupe présentement la 34e position.
La meneuse au terme de la première ronde, M.J. Hur, a également joué 72 et elle accuse quatre coups de retard sur la meneuse.
Chez les Canadiennes, Alena Sharp (74) et Brooke Henderson (71) se classent respectivement au 61e et au 67e rang. La Québécoise Maude-Aimée Leblanc (74) et l’Albertaine Jennifer Ha (80) ne participeront pas aux rondes du week-end.
Jonas Blixt et Cameron Smith s’emparent de la tête à la Classique Zurich
AVONDALE, La. – Jonas Blixt et Cameron Smith ont remis une carte de 62 (moins-10) et ils se sont emparés du premier rang de la Classique Zurich, vendredi.
Blixt et Smith revendiquent un pointage cumulatif de moins-15 à la suite de la deuxième journée d’activités, sous le format de la meilleure balle. Il s’agit de la première année de ce tournoi sous la nouvelle formule par équipes.
Patrick Reed et Patrick Cantlay suivent à moins-14 après avoir également joué 62. Les duos composés de K.J. Choi et Charlie Wi (64) ainsi que Troy Merritt et Robert Streb (62) se retrouvent quant à eux à égalité en troisième position, à moins-13.
Le format de la meilleure balle permet aux deux joueurs d’une équipe de jouer sa propre balle, mais seul le meilleur pointage de chaque trou est comptabilisé. Ce format sera également utilisé dimanche, pour la ronde finale. Les première et troisième rondes se jouent sous le format de coups en alternance.
Les Canadiens David Hearn et Graham DeLaet ont inscrit un 66 à leur carte et ils se retrouvent à égalité en 32e place, à moins-7. Leurs compatriotes Nick Taylor et Mackenzie Hughes (67) ne participeront pas aux rondes du week-end.
La Classique Zurich était un tournoi individuel jusqu’à ce qu’il y ait un changement de formule cette année. Il s’agit du premier tournoi par équipes du circuit de la PGA depuis la Classique Disney, en 1981.
Hur en avance par deux coups au tournoi Volunteers of America
ASHBURN, Va. – La Sud-Coréenne Mi Jung Hur a obtenu six oiselets et évité le boguey au tournoi Volunteers of America, jeudi, prenant les devant par deux coups avec un 65.
Hur a notamment réussi un roulé de 30 pieds pour une normale, au 15e trou.
Dans le groupe à 67 se trouve l’Américaine Michelle Wie. Elle a récolté cinq oiselets, dont quatre sur le deuxième neuf. Trois compatriotes sont aussi à moins quatre: Sandra Changkija, Marina Alex et Jennifer Song.
L’Australienne Katherine Kirk, la Sud-Coréenne Sung Hyun Park et la Thaïlandaise Ariya Jutanugarn ont également deux coups de retard.
La championne en titre est la Sud-Coréenne Jenny Shin, qui a joué 71.
Quatre Canadiennes sont en lice, incluant Maude-Aimée Leblanc (73). La Sherbrookoise a inscrit trois oiselets et commis cinq bogueys. Alena Sharp (70), Brooke M. Henderson (74) et Jennifer Ha (75) sont aussi de la partie.
Le duo Spieth et Palmer est à égalité au sommet à la Classique Zurich
AVONDALE, La. – Le duo composé de Jordan Spieth et de Ryan Palmer a remis une carte de 66 (moins-6), jeudi après-midi, et les deux Américains se retrouvent au premier rang de la Classique Zurich.
L’Américain Kyle Stanley et le golfeur australien de 18 ans Ryan Ruffels les ont accompagnés au sommet du classement général de ce tournoi, le premier par équipe sur le circuit de la PGA au cours des 36 dernières années.
Spieth a montré tout son savoir-faire lors des approches et Palmer a réussi plusieurs coups roulés importants lors de la première ronde, qui s’est disputée sous la formule de coups en alternance.
Spieth a mis la table pour un oiselet à la suite d’une belle approche d’environ 30 verges, au 11e trou. Il a ensuite envoyé sa balle directement dans la coupe pour un oiselet, au 14e, avant de mettre lui-même la touche finale en réussissant un oiselet au 18e sur le parcours du TPC Louisiana.
Les Sud-Coréens K.J Choi et Charlie Wi (67) suivent à moins-5. Les deux équipes américaines composées de Ben Martin et Ben Crane (67) ainsi que Charley Hoffman et Nick Watney (67) se retrouvent également à un coup des meneurs, tout comme l’équipe formée du Suédois Jonas Blixt et de l’Australien Cameron Smith (67).
Le duo canadien de David Hearn et Graham DeLaet a joué 71 et il occupe le 33e rang, à moins-1. Leurs compatriotes, Mackenzie Hughes et Nick Taylor (75), sont en 72e place, à plus-3.
Balle déplacée?
Les Règles du golf stipulent que, si un joueur provoque le déplacement de sa balle en jeu, celui-ci encourt une pénalité d’un coup et la balle doit être replacée. Cette règle s’applique de longue date, malgré quelques exceptions. Ces dernières années, toutefois, elle s’avère de plus en plus difficile à mettre en œuvre quand les joueurs et les officiels peinent à déterminer la véritable cause du déplacement.
Les organismes directeurs du golf ont étudié la question et, depuis le 1er janvier 2017, un comité (le comité responsable d’une compétition ou le comité des règles d’un club) pourra adopter une nouvelle règle locale modifiant la règle 18-2. Le texte suivant est recommandé :
Déplacement accidentel d’une balle sur le vert
Les règles 18-2, 18-3 et 20-1 sont amendées comme suit :
« Lorsque la balle d’un joueur repose sur le vert, il n’y a pas de pénalité si la balle ou le marque-balle est déplacé accidentellement par le joueur, son partenaire, son adversaire ou par l’un ou l’autre de leurs cadets ou équipement.
La balle ou le marque-balle déplacé doit être replacé tel que prévu dans les règles 18-2, 18-3 et 20-1.
Cette règle locale s’applique seulement si la balle ou le marque-balle du joueur repose sur le vert et que tout déplacement est accidentel.
Note : Si on détermine que le déplacement de la balle du joueur sur le vert a été causé par le vent, l’eau ou tout autre effet naturel comme la gravité par exemple, le joueur devra jouer la balle de son nouvel emplacement. Un marque-balle déplacé dans de telles circonstances est replacé. »
| FAQ
Q : Si une balle est déplacée sous l’effet du vent, de l’eau ou de la gravité, est-ce que la nouvelle règle s’applique? R : Non. La balle doit être jouée de son nouvel emplacement sans pénalité.
Q : Qu’entend-on par « déplacement accidentel »? R : Cela comprend tout acte par lequel le joueur cause accidentellement le déplacement de sa balle ou de son marque-balle (par ex., échapper le marque-balle sur la balle, toucher accidentellement la balle en effectuant un élan d’exercice, etc.).
Q : Qu’est-ce qui est considéré « non accidentel »? R : Tout geste intentionnel destiné à lever ou à déplacer la balle (par ex., frapper ou déplacer la balle dans un geste de colère, lever la balle sans en marquer l’emplacement, etc.).
Q : La nouvelle règle est-elle réservée seulement aux tournois ou aux niveaux d’élite? R : Non. Même si cette règle locale sera d’abord adoptée pour tous les tournois professionnels et amateurs de haut niveau, elle est recommandée pour tous. On laisse cependant le choix de l’adopter à la discrétion de chaque comité, qu’il s’agisse d’un comité responsable d’une compétition ou d’un comité de club. |
L’adoption de cette règle locale exempte le joueur d’une pénalité si sa balle en jeu sur le vert est déplacée par accident. Il faudra aussi noter que cette règle locale vient modifier la règle 18-3 et la règle 20-1; un joueur ne sera pas pénalisé en partie par trous pour avoir accidentellement déplacé la balle ou le marque-balle de son adversaire et aucune pénalité ne sera encourue pour le déplacement accidentel d’un marque-balle sur le vert.
La décision d’agir immédiatement pour introduire cette règle locale sans attendre la prochaine révision du code des Règles du golf pour 2020 découle du nombre croissant de situations où la balle d’un joueur est déplacée sur le vert. On se souvient tous des événements survenus en ronde finale de l’Omnium des États-Unis 2016.
Alors que Dustin Johnson s’apprêtait à faire un coup roulé pour la normale au 5e trou d’Oakmont, il a reculé en constatant un léger déplacement de sa balle. Après avoir visionné la vidéo et discuté de l’incident avec Dustin après sa ronde, la USGA a déterminé que les gestes posés par Johnson avaient causé le déplacement de la balle et, malgré son objection, on lui a imposé une pénalité d’un coup. Heureusement, cette décision n’a pas eu d’incidence sur le résultat final et l’Américain a remporté son premier tournoi majeur par trois coups.
Au golf moderne, la configuration et la vitesse de la surface des verts augmentent considérablement le risque que la balle bouge. Tous les circuits professionnels au monde vont adopter cette nouvelle règle locale, dont le PGA TOUR, le Circuit européen, le Circuit de la LPGA et la PGA des États-Unis.
Au Canada, toutes les associations provinciales de golf vont aussi ajouter cette règle locale dans leurs règles d’application générale, tout comme Golf Canada, d’ailleurs, car notre comité des règles et du statut d’amateur l’a officiellement adoptée lors de l’assemblée générale annuelle.
Cette nouvelle règle locale a été très bien accueillie et elle s’inscrit dans un vaste effort visant à rendre les Règles du golf plus faciles à comprendre et à appliquer. Les organismes directeurs procèdent actuellement à une révision importante des ces règles auxquelles on veut apporter plusieurs changements. La version préliminaire des nouvelles règles, qui s’inscrit dans le cadre du projet de modernisation des règles, a été dévoilée au public le 1er mars.
Cet article a été publié dans l’édition de avril 2017 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image.
Les espoirs de Grace
Le soleil darde de ses derniers rayons le club de golf LPGA International de Daytona Beach, en Floride, et les golfeurs collégiaux terminent leur entraînement de la journée. Les jeunes athlètes s’éloignent du vert d’exercice pour rentrer à leur résidence ou encore, parce que c’est lundi et que les ailes de poulet y sont en spécial, pour aller chez Houligan, un bar sportif voisin du Daytona International Speedway.
Grace St-Germain n’est pas de ceux-là.
Elle reste sur le vert d’exercice, à frapper quelques roulés en tâchant d’éloigner les moustiques qui sortent en masse dès que le soleil se couche. Elle salue d’un grand sourire le journaliste qui l’observe.
Une bestiole se pose sur son bras gauche et, en la faisant fuir, la golfeuse dévoile un tatouage sous la lumière crue des projecteurs qui éclairent le stationnement où l’attendent ses coéquipiers.
Sur son bras, on peut lire sa devise tatouée en cursives : « Je crois que de bonnes choses s’en viennent. »
« Peu importe ce qu’on traverse, il y a toujours de bonnes choses qui s’en viennent, dit-elle. Si on frappe un mauvais trou, ce n’est pas grave, ça ira mieux plus tard. »
Après un an au sein d’Équipe Ontario et deux dans la formation de développement de Golf Canada, St-Germain a été admise cette saison dans la formation nationale amateur féminine.
En première année au collège préuniversitaire Daytona State, l’athlète de 18 ans a déjà obtenu son admission à l’Université d’Arkansas pour l’automne 2018 grâce à ses accomplissements sur la scène internationale du golf.
C’est à 16 ans qu’elle a décidé d’inscrire en permanence ces mots de motivation sur son bras, avec le consentement de ses parents, bien sûr.
« Grace est une vieille âme. Quoi qu’elle veuille faire, elle le mûrit bien avant d’agir, dit sa mère Kathy. J’aimais bien que cela ait du sens pour sa vie et aussi pour le golf. On s’est entendues pour qu’elle l’écrive d’abord au stylo sur son bras puis, si elle aimait toujours ça au bout d’un mois, on irait la faire tatouer. Cette devise résume la personnalité de Grace et j’avoue que j’aime la voir sur elle. »
Mais Kathy St-Germain ne sait toujours pas d’où est venu à sa fille son talent de golfeuse. Elle-même ne joue pas et son mari ne va au golf qu’une fois par été.
Ce sont peut-être les grands-parents de Grace qui l’ont inspirée, car ils dirigeaient le programme junior au Hylands Golf Club – hôte de l’Omnium de la Capitale nationale en appui à nos troupes dans le cadre du Circuit Mackenzie-PGA Tour Canada – et encourageaient tous leurs petits-enfants à jouer.
« Un membre du club nous a dit que Grace devrait s’inscrire à des tournois et on se demandait pourquoi, ajoute Kathy en riant. Les gens disaient qu’elle avait un bel élan et on pensait qu’elle faisait ça seulement pour s’amuser, qu’elle avait choisi un sport qu’elle pourrait pratiquer toute sa vie. On ne savait pas où ça allait la mener. »
La jeune fille est la seule des petits-enfants de la famille qui a persisté dans le programme de golf junior après ses débuts à sept ans.
« Je ne pouvais pas jouer sur le parcours avant d’avoir huit ans, raconte St-Germain, alors je m’amusais sur le terrain d’exercice. Je voulais m’améliorer continuellement jusqu’à ce que je puisse jouer le grand parcours. C’est ce qui m’a donné la piqûre du golf. »
Fille unique, St-Germain a d’abord pratiqué le patinage artistique. À son avis, la dimension individualiste du patinage l’aide maintenant sur les parcours de golf.
« Je dois y consacrer tous mes efforts, je n’ai pas d’équipe pour me soutenir, explique-t-elle. Je dois faire tout le travail par moi-même, et le patinage artistique m’a appris à m’exécuter devant des spectateurs. J’ai commencé à patiner à quatre ans et je suis habituée au public. »
Même s’ils ont vu Grace grandir comme athlète, Kathy admet qu’elle et son mari ne comprennent toujours pas comment elle réussit si bien sur les terrains de golf.
« Ça nous étonne encore, avoue Kathy. On va la voir jouer et on aime tellement ça. Tant qu’elle est heureuse, on ne s’arrête jamais pour se demander où ça mène. Quand elle a remporté le Championnat amateur féminin d’Ontario en 2016, on savait qu’elle pouvait le faire. Et pourtant, on se pinçait pour y croire, après. »
Kathy estime que la participation de Grace au programme de Golf Canada est « la meilleure chose qui lui soit arrivée » et la golfeuse elle-même souligne que l’appui d’Ann Carroll, responsable de la formation de développement, l’a beaucoup aidée à progresser comme golfeuse, tant par son rôle de « figure maternelle » que comme « meilleure amie ».
Elle ajoute cependant qu’elle est très excitée d’avancer pour travailler avec Tristan Mullally.
« Je vois beaucoup de potentiel de croissance chez Grace, affirme Mullally, entraîneur-chef de l’Équipe Canada féminine. La stratégie est un des éléments forts de son jeu. Il lui reste encore quelques améliorations techniques à intégrer, mais c’est déjà formidable de la voir si bien jouer et réaliser de si bons scores, même si elle peut encore se perfectionner. Elle peut devenir bien meilleure, elle a beaucoup d’éléments positifs à développer. »
Originaire d’Ottawa, St-Germain reconnaît que l’exemple de Brooke Henderson, héroïne de la ville voisine de Smiths Falls, la motive aussi beaucoup.
« Je veux atteindre ce niveau, dit-elle. De voir une fille de ma région obtenir un tel succès, c’est super! »
« Avec Henderson et tous les autres Canadiens qui réussissent si bien, la porte s’est ouverte, renchérit Mullally. Ça familiarise les athlètes avec le niveau de jeu à maîtriser pour connaître le succès. Ce sont des gars et des filles d’ici qu’on peut admirer et qui servent de modèles. »
Bien qu’elle n’ait pas encore participé à un tournoi professionnel, St-Germain se dit prête à le faire : « Si on m’invite ou si je me qualifie, ce sera une belle expérience. »
Déjà, en ce début de 2017, elle a une victoire à son actif, ayant remporté le Championnat amateur du Mexique par équipe en compagnie de Maddie Szeryk d’Équipe Canada. Elle a en outre terminé troisième en compétition individuelle.
Le soleil de Floride est disparu à l’horizon et une autre journée d’entraînement se termine pour Grace St-Germain. La jeune fille saute dans la voiture de ses coéquipiers pour rentrer à la résidence des étudiants. Demain, elle sera au rendez-vous pour poursuivre ses espoirs.
Car elle sait que de bonnes choses s’en viennent.
Cet article a été publié dans l’édition de avril 2017 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image.