Propos de Mario Brisebois

Maude-Aimée 2e en Californie: « la pandémie m’a permis de tout mettre en perspective ».

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Inscrivez donc aussi le nom de Maude-Aimée LeBlanc dans le tir groupé d’excellence du golf canadien en fin de semaine.

À sa deuxième sortie de l’année à la série Symetra, l’antichambre de  la LPGA, Maude-Aimée a obtenu, dimanche, la 2e place ex-aequo au classement final du Championnat IOA de Beaumont, en Californie, qui offrait 150 000$ en bourses.

Elle a été dans le coup les trois jours de la durée. Comme meneuse en ouverture en vertu d’une carte de 67, elle n’est jamais allée en deçà de 2e en enchaînant avec 70 et 72.

Son cumulatif de sept sous la normale n’a été surpassé que par l’Allemande Sophie Hausmann, qui a scellé avec une avance de trois coups.

Maude-Aimée aurait pu terminer seule au 2e échelon, mais son spectaculaire aigle au 16e à normale cinq été suivi par des bogueys aux 17e et 18e.

Elle repart avec un chèque de 12 385$ pour ce qui représente son 18e top dix en carrière sur ce circuit.

Le retour 

Voilà une très bonne affaire que Maude-Aimée ait décidé d’effectuer un retour après une pause d’un an, notamment pour se marier. Elle avait même annoncé sa retraite, ce qui était bien jeune à 32 ans.

La déception de ne pouvoir retourner à LPGA pesait lourd.

«Je ne me sentais pas à la bonne place», dit-elle sur le site de la série Symetra.

Que s’est-il passé donc pour retrouver la passion? 

«La pandémie m’a permis de tout mettre en perspective avec le résultat que je me mets  maintenant moins de pression sur les épaules», révèle Maude-Aimée.

Dans les autres réussites canadiennes, il faut ajouter la victoire d’Adam Svensson au circuit Korn Ferry, le 4e rang de Michael Gligic à la PGA en République Dominicaine et le 10e de Brooke Henderson à la LPGA.

NOTE: aussi au nombre des participantes en Californie, Anne-Catherine Tanguay a scellé 54e avec ses comptes de 74, 71 et 78.

PGA TOUR Propos de Mario Brisebois

Championnat WGC Dell Match Play : la boîte à surprises du jeu par trou

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Mackenzie Hughes, Omnium canadien RBC, Hamilton 2019 (Photo: Gary Yee)

Comme c’est le cas une fois par année, l’événement à l’horaire de la PGA commence dès ce mercredi.

C’est la semaine du championnat au jeu par trou WGC-Dell Technologies à Austin, au Texas, qui est aussi celle de la boîte à surprises. 

Quoique populaire auprès des amateurs pour mettre un peu de piquant à nos matchs amicaux, la formule est tellement redoutée par la télé.

Alors que dans les tournois réguliers les meilleures sont là pendant quatre jours, le match play» est périlleux comme tout, les éliminations venant vite.

Prenons 2019 parce qu’il n’y a pas eu de présentation l’an dernier en raison de pandémie: Dustin Johnson, Justin Thomas et Brooks  Koepka étaient partis tôt ayant été éliminés dès la phase préliminaire de seize groupes de quatre joueurs.  

Le vainqueur avait été Kevin Kisner, 48e au monde, devant Matt Kuchar (50e) en finale,   comme quoi la bourse aussi payante soit-elle de 10,5 millions pour 64 participants n’est pas une assurance pour garder les têtes d’affiche.  

Très, très dur pour les cotes d’écoute, les téléspectateurs voulant voir des noms. 

En 26 ans, huit joueurs classés 20e ou plus hautont gagné le Championnat au jeu par trou versus six numéro un ou deux.

Qui seront les premiers à tomber cette année?

***

(Note de l’éditeur)

Deux Canadiens sont de la partie. Mackenzie Hughes affrontera tour à tour l’Anglais Paul Casey et les Américains Webb Simpson et Talor Gooch dans le Groupe 9, tandis que dans le Groupe 15, Corey Conners se mesurera coup sur coup à Matthew Wolff et Jordan Spieth des États-Unis, ainsi qu’à Matt Fitzpatrick d’Angleterre.

Une invitation aux Canadiens et aux Canadiennes : SORTEZ, GOLFEZ

Sortez Golfez

Les Canadiens et les Canadiennes qui recherchaient un exutoire social et un sentiment de normalité récréative pour composer avec l’incertitude créée par la pandémie en 2020 se sont tournés vers le golf en grand nombre. Et maintenant, Golf Canada, avec l’appui de ses partenaires de l’industrie, capitalisera sur l’enthousiasme, l’intérêt accru et les niveaux de jeu élevés pour lancer une campagne nationale de fidélisation des golfeurs afin d’accueillir les nouveaux golfeurs et les fervents de longue date sur les parcours de golf en 2021. 

La campagne — SORTEZ, GOLFEZ — est une initiative de marketing pancanadienne qui s’adresse à de nouveaux, jeunes golfeurs ainsi qu’à la communauté de fervents passionnés, tous attirés vers le sport que ce soit pour l’exercice physique, l’expérience sociale ou encore son aspect compétitif. 

#SORTEZGOLFEZ

La campagne de fidélisation des golfeurs est menée en partenariat avec le Groupe conseil de l’industrie de Golf Canada, un groupe de professionnels de l’industrie qui comprend des propriétaires et des exploitants de parcours, des directeurs généraux, des professionnels de la PGA du Canada, des surintendants et d’autres intervenants du secteur. 

Pour Laurence Applebaum, chef de la direction de Golf Canada, l’émergence du golf durant la pandémie en tant qu’activité sécuritaire, sociale et inclusive pendant une période extrêmement difficile a été une lueur d’espoir pour un sport pratiqué par près de 6 millions de Canadiens et Canadiennes chaque année.  

« Pour tant de Canadiens et de Canadiennes qui avaient besoin d’un exutoire pour jouer, se fréquenter et ressentir un sentiment de normalité, le golf était là pour nous, » a déclaré Applebaum.

« C’est un sport d’invitation, où l’on amène les autres à découvrir et à aimer ce sport pour la vie. SORTEZ, GOLFEZ est une invitation aux joueurs passionnés et aux nouveaux adeptes qui ont pratiqué le sport en nombre record l’an dernier. C’est aussi une invitation à des publics jeunes et diversifiés et une confirmation puissante que notre sport offre des attributs sains, un environnement sécuritaire et une industrie comptant une capacité de près de 2 300 établissements pour le soutien du bien-être physique, social et mental de ses adeptes. »

SORTEZ, GOLFEZ présente le golf avec un nouveau look dynamique et capitalise sur une campagne menée par Golf Québec dans la Belle Province depuis plusieurs années. Le message et les éléments créatifs de la campagne ont été inspirés par une étude de marché approfondie ainsi que par les tendances créatives de plusieurs industries et du sport en général, afin de refléter un effort à l’échelle de l’industrie pour promouvoir la participation au golf. Cette campagne de marketing nationale, s’étendant sur toute la saison, mise sur une énergie fraîche et invitante pour inciter les Canadiens et les Canadiennes à jouer davantage au golf.

« En tant que spécialistes du marketing et chefs de file du sport, nous recherchons des moments pour établir un lien avec les golfeurs, et l’année qui vient de s’écouler a offert un moment unique à la communauté du golf pour influencer et ancrer des comportements qui profiteront à notre sport à long terme, » a déclaré Vanessa Morbi, directrice en chef du marketing de Golf Canada. « Avec plus de 700 actifs personnalisables mis à la disposition des établissements de golf et des partenaires de l’industrie pour appuyer leurs efforts de marketing, c’est un moment spécial pour rallier tout le poids et la voix collective de notre sport afin d’inspirer plus de jeu en 2021. »

Cette trousse de ressources est mise à la disposition des clubs de golf et des partenaires de l’industrie pour partager le déploiement national de la campagne de fidélisation des golfeurs. La campagne bilingue sera présentée sous le nom de GOLF IS CALLING dans tous les supports de langue anglaise et Golf Canada soutiendra la campagne par un achat média payant exécuté sur les canaux sociaux et numériques.

Parallèlement à la campagne, Golf Canada a également relancé son site Web pour en faire un portail destiné à améliorer l’expérience des golfeurs et à faciliter la réservation des départs grâce à un outil national de recherche de parcours. Cette fonction est offerte sur le site www.golfcanada.ca et permettra aux golfeurs de repérer des établissements golfiques partout au pays. 

Malgré une saison suspendue dans la plupart des régions du Canada jusqu’au début du mois de mai, les données de l’Association nationale des propriétaires de terrains de golf (ANPTG) du Canada font état d’une augmentation de 18,9 % du nombre total de parties jouées dans tout le pays en 2020. Les membres de Golf Canada ainsi que les joueurs publics qui maintiennent un index de handicap officiel ont connu un gain important, publiant un nombre record de 7,8 millions de scores au Centre de scores de Golf Canada — soit une hausse de 7 % par rapport à l’année précédente — et des records mensuels de publication de scores ont été établis de juin à octobre. 

Le niveau d’engagement des Canadiens et des Canadiennes pour le sport a reflété la forte croissance enregistrée dans l’ensemble de l’Amérique du Nord, les nouveaux adeptes et les joueurs assidus ayant déboursé plus dans les droits de jeu, les adhésions, l’équipement, les ligues, le golf junior et l’enseignement.

Alors que les établissements de golf canadiens continuent de gérer l’impact de la pandémie sur les revenus non liés au golf, le sport prospère en tant qu’option récréative sécuritaire et saine qui génère d’importants avantages économiques, d’emploi, de tourisme, environnementaux et caritatifs pour les collectivités à travers le pays. 

En vertu des protocoles sanitaires et de sécurité adoptés par la communauté golfique et aux ajustements apportés à l’expérience sur les terrains de golf, le sport est bien positionné et a le vent dans les voiles. 

« La création d’une campagne nationale qui s’adresse à des golfeurs et des golfeuses dont les capacités et le rapport avec le golf sont très variés n’est pas une tâche facile, et nous sommes également extrêmement sensibles à l’impact désastreux que la pandémie a pu exercer aux niveaux émotionnel, économique et mental, » a ajouté Shawn Evans, président et chef de la direction de GolfNorth Properties, qui est également président du Groupe conseil de l’industrie du golf. « Du même coup, nous voyons dans l’émergence du golf durant la pandémie l’opportunité de présenter notre sport d’une manière nouvelle à de nouveaux publics avec une expérience consommateur viscérale qui sera remarquée. »

PGA TOUR

Les meneurs Titleist de la semaine de Golf Canada

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PGA TOUR
Matt Jones a remporté la Classique Honda avec cinq coups d’avance dimanche, égalisant ainsi la plus grande marge victorieuse de l’histoire du tournoi, établie par Jack Nicklaus en 1977 et atteinte aussi par Camilo Villegas en 2010. Jones, qui avait amorcé sa semaine avec un score de 61 correspondant au record du parcours, obtient également une invitation pour retourner au Tournoi des Maîtres le mois prochain. Brandon Hagy a de son côté célébré son 30e anniversaire en concluant au second rang. Cinq autres golfeurs sont arrivés troisièmes ex aequo. …Adam Hadwin a affiché son premier résultat dans le top 10 depuis juillet 2020. …Roger Sloan a pour sa part inscrit son deuxième résultat consécutif dans le top 30. Sa troisième ronde de 66 n’était qu’à un coup de plus que le meilleur score de la journée et marquait son meilleur score de ronde sur le circuit depuis la ronde de clôture de la Classique RSM en novembre dernier. …Mackenzie Hughes a affiché son deuxième résultat dans le top 40 en quatre départs.

POS SCORESTOTAL
É8Adam Hadwin72-65-70-68-5
É25Roger Sloan71-69-66-72-2
É36Mackenzie Hughes68-72-71-70+1
MCNick Taylor72-70 
MCDavid Hearn73-70 
MCMichael Gligic72-76 

PROCHAIN ÉVÈNEMENT : WGC-Dell Technologies Match Play (24 mars)

CANADIENS INSCRITS : Corey Conners, Mackenzie Hughes

PROCHAIN ÉVÈNEMENT : Corales Puntacana Resort & Club Championship (24 mars)

CANADIENS INSCRITS : Michael Gligic, David Hearn, Taylor Pendrith, Roger Sloan

CIRCUIT EUROPÉEN
Justin Harding a remis une carte de 66 sans boguey pour remporter par deux coups l’Omnium Magical Kenya. C’était la sixième victoire du Sud-Africain en trois ans sur les circuits mondiaux, lui qui n’avait pas réussi à se classer dans le top 10 une seule fois depuis septembre dernier. L’Américain Kurt Kitayama a terminé deuixème. …Aaron Cockerill a affiché son meilleur résultat à ce jour en 2021.

POS SCORESTOTAL
É52Aaron Cockerill71-69-69-69-6

PROCHAIN ÉVÈNEMENT : Kenya Savannah Classic (23 mars)

CANADIEN INSCRIT :  Aaron Cockerill

KORN FERRY TOUR

Le Mexicain Roberto Diaz a joué une ronde finale de 68 pour remporter la victoire par un coup de mieux que Peter Uihlein à l’Omnium Chitimacha Louisiana et ainsi obtenir son premier titre sur le Circuit Korn Ferry. Après s’être hissé au premier rang à égalité grâce à un oiselet au 14e trou, Uihlein a dû frapper trois coups roulés sur la normale 4 du 17e et a ensuite envoyé la balle dans un obstacle d’eau à son coup de départ du 18e. Même s’il a réussi à jouer la normale du trou de clôture, deux coups roulés ont suffi à Diaz pour triompher. Il s’agit de sa première victoire professionnelle en 193 départs les circuits PGA TOUR, Korn Ferry Tour et PGA Tour Latinoamerica. …Adam Svensson a inscrit son premier résultat dans le top 10 depuis juillet 2020. Sa troisième ronde de 65 n’était qu’à trois coups du meilleur score de la journée. …Pour la neuvième fois seulement en 23 départs, Taylor Pendrith a frappé 70 coups ou plus lors de sa ronde d’ouverture. Il conserve cependant son deuxième rang dans la liste annuelle des points du Circuit Korn Ferry.

POS SCORESTOTAL
É8Adam Svensson71-69-65-67-12
É27Taylor Pendrith75-67-69-66-7

PROCHAIN ÉVÈNEMENT : Club Car Championship (25 mars)

CANADIENS INSCRITS : Stuart Macdonald, Ben Silverman, Adam Svensson, Mike Weir (substitut)

SYMETRA TOUR

La Chinoise Ruixin Liu a réussi l’oiselet au deuxième trou de prolongation pour remporter le tournoi d’ouverture de la saison, la Classique de golf féminin Carlisle Arizona, et cocher son cinquième titre du Circuit Symetra. Ella a défait l’amateur Rose Zhang, 17 ans, titulaire du Championnat amateur féminin des États-Unis.

POS SCORESTOTAL
É23Maude-Aimée Leblanc71-72-69-71-5
É35Jaclyn Lee70-73-72-70-3
É42Brittany Marchand69-74-70-74-1
É54Anne-Catherine Tanguay70-74-73-74+3
MCRebecca Lee-Bentham74-72 
MCMaddie Szeryk76-72 
MCSamantha Richdale74-74 

PROCHAIN ÉVÈNEMENT : IOA Championship (26 mars)

CANADIENNES INSCRITES : Rebecca Lee-Bentham, Maude-Aimée Leblanc, Brittany Marchand, Samantha Richdale, Maddie Szeryk, Anne-Catherine Tanguay, Josée Doyon (réserve), Valérie Tanguay (réserve), Caroline Ciot (réserve), Sabrina Sapone (réserve)

MACKENZIE TOUR-PGA TOUR CANADA

PROCHAIN ÉVÈNEMENT : Mackenzie Tour-PGA TOUR Canada Q-School-USA West 1 (23 mars)

CANADIENS INSCRITS : Shane, Crampton, Samuel Diamond, Kevin Gordon, Adam Power, Cody Roth (s), Tyson Turchanski

LPGA TOUR

PROCHAIN ÉVÈNEMENT : Kia Classic (25 mars)

CANADIENNES INSCRITES : Brooke Henderson, Jaclyn Lee, Alena Sharp, Anne-Catherine Tanguay (réserve)

PGA TOUR LATINOAMERICA

PROCHAIN ÉVÈNEMENT : Mexico Open (25 mars)

CANADIENS INSCRITS : Myles Creighton, Drew Nesbitt

Propos de Mario Brisebois

C’est parti pour Maude-Aimée et Anne-Catherine, et tous les échos du weekend

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Maude Aimée Leblanc (Bernard Brault/ Golf Canada)

C’est lancé pour Maude-Aimée LeBlanc et Anne-Catherine Tanguay, lesquelles participaient la semaine dernière à l’ouverture de la 41e saison de la série Symetra, la porte d’entrée principale vers la LPGA.

Les deux étaient en action à la Classique Carlisle de l’Arizona, à Mesa, offrant 200 000$ et, signe encourageant, elles ont fait les quatre journées.

En vertu de ses pointages de 71-72-69 et 71 pour un cumulatif de cinq sous la normale, Maude-Aimée a pris le 23e rang qui lui rapporte 2 349$. 

Voilà un an et demi qu’Anne-Catherine n’avait pas fait de compétition. Elle a notamment donné naissance à Lavia, l’été dernier.

En plus de retrouver ses repères au jeu, il faut ajouter la nouvelle vie maintenant en famille au circuit avec le papa-cadet Jean-Hubert Trahan.

Les ajustements à faire font que sa 54e place avec des comptes 70-74-73 et 74 pour un total de plus trois lui valent 908$ pour un résultat méritoire dans les circonstances.

La victoire s’est décidée en prolongation. La Chinoise Ruinxin Liu a défait au 2e trou éliminatoire Rose Zhang, issue des rangs universitaires américains. Les deux ont scellé le jeu régulier à 17 en deçà de la normale.  

Cette semaine, la série Symetra s’arrête à Beaumont, en Californie, pour y disputer une bourse de 150 000$.

Du golf ici en même temps qu’Augusta et peut-être à Pâques?  

Qu’est-ce le golf au Québec et le Tournoi des maîtres au Augusta National pourraient avoir en commun la semaine du 8 avril?

Merci à l’adoucissement de la température, il se pourrait même très bien que l’on joue   au golf le week-end précédent qui serait celui du long congé de Pâques.

«Ça va jouer tôt», mentionne Dominic Racine, très fiable référence à titre de directeur général de la PGA du Québec.

La saison 2021 n’aura rien à avoir avec un an plus tôt alors que la Santé publique n’avait accordé son feu vert au golf que le 20 mai en félicitant de nouveau la Table de concertation de l’industrie pour la pertinence de son travail.

Selon les régions bien sûr, ce sera donc jusqu’à un gros mois et plus d’opération et donc de revenus.

Toujours premier à ouvrir, l’International 2000 semble être en mesure de garder son titre pour le lancement le plus précoce puisque Sylvain Patry, le patron des opérations, pense ouvrir en cette fin mars. Prière de téléphoner avant de placer les bâtons dans le coffre de l’auto, la liste des réservations pouvant devenir vite longue comme une normale… cinq.

Déjà des terrains d’exercice sont opérationnels. Les parcours vont suivre, notamment en Montérégie et dans les Cantons de l’Est.

Les Laurentides ont toujours de la neige.

Le personnel d’entretien est réquisitionné plus tôt pour entreprendre la préparation, notamment enlever les si efficaces toiles de protection sur les verts.

À quoi ressembleront les conditions? Il serait injuste de comparer avec Augusta, mais…  

«Une fois les toiles retirées, il faut tondre le gazon dès le lendemain», dit avec confiance Jean Morin, pro-proprio des Légendes, au sujet de l’efficacité.

Ce sera donc FORE!

Les règles sanitaires 2021 semblables à… 2020 avec ajouts

Pas de râteau pour niveler les fosses de sable… ni de lave-balles, garder le fanon dans le fond de la coupe, séparateur dans les voiturettes motorisées si on n’est pas de la même famille, et port du masque à l’intérieur…

On y reviendra très certainement, mais sachez déjà que les règles sanitaires au golf en 2021 sont très semblables à ce qu’elles étaient un an plus tôt.

Retour du 19e et du resto, mais toujours pas d’accès au vestiaire.

Deux changements surviennent: l’autorisation est donnée aux départs simultanés, mais le port du masque deviendra obligatoire à l’extérieur, aux alentours du pavillon, en plus de le demeurer à l’intérieur très certainement.  
Allons frotter nos bâtons! 

Koepka de nouveau sur le carreau    

La nouvelle absence de Brooks Koepka, quadruple vainqueur dans les Grands Chelems à 30 ans, s’explique par une opération à un genou subie lundi dernier.

Sa participation au Tournoi des maîtres la semaine du 8 au 11 avril reste à voir pour le Floridien qui a terminé 2e à Augusta en 2019 et 7e en novembre dernier. 

Cette année, il compte une victoire à Phoenix.

190 500 $

La somme méritée en fin de semaine par le Canadien Adam Hadwin pour sa 8e place à la Classique Honda.

Birdie

Au début du printemps!

Nouveau pro

Comme on se fait un devoir et un plaisir de suivre ce qui se passe sur les parcours en province, on vous informe que le club Sainte-Marguerite, près de Sept-Îles, a un nouveau pro suite à l’embauche d’Anthony Demers.

Il est nouveau au sens le plus large du mot et il joindra les rangs de la PGA du Québec.

Il succède à Jean-Pierre Morin, lequel a pris la direction de Victoriaville en remplacement du nouveau retraité Pierre Champeau. 

Bogey

Puisqu’ils sont des résidents à une vingtaine de minutes du PGA National, il me semble que Dustin Johnson, Rory McIlroy et Justin Thomas auraient pu faire un petit effort pour participer à la Classique Honda surtout que l’argent va à la Fondation Barbara et Jack Nicklaus pour soigner les enfants. 

Entendu au 19e

«Daniel Berger a tout à fait raison lorsqu’il dit raconte que gagner c’est comme avoir une attaque cardiaque sur chaque trou, mais cette fois, j’ai été calme comme jamais pendant toute la durée.»

C’est ce qu’a dit l’Australien Matt Jones, vainqueur par cinq coups de la Classique Honda pour égaler le record de la plus forte marge victorieuse de Jack Nicklaus.  

PGA TOUR

Matt Jones remporte la Classique Honda et signe une deuxième victoire en carrière

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PALM BEACH GARDENS, FLORIDA - MARCH 19: Adam Hadwin of Canada lines up a putt on the first green during the second round of The Honda Classic at PGA National Champion course on March 19, 2021 in Palm Beach Gardens, Florida. (Photo by Jared C. Tilton/Getty Images)

PALM BEACH GARDENS, Fla. _ Matt Jones a gardé le cap avec un 68 et a remporté la Classique Honda par cinq coups, dimanche.

Jones a ajouté cinq oiselets et a conclu à 268, moins 12.

L’Australien de 40 ans triomphait pour une deuxième fois à la PGA; son premier gain remontait à 2014, à Houston.

« Ça me touche beaucoup de goûter à nouveau à la victoire », a t-il confié.

Jones, qui a amorcé le tournoi avec un superbe 61, met aussi la main sur un 1,26 M $ et une invitation au Tournoi des maîtres.

Son plus proche poursuivant a été Brandon Hagy (66), qui a récolté six oiselets, dimanche.

Chase Seiffert a terminé en force avec un 64, finissant en troisième place à moins six, avec Brendan Steele (65), C.T. Pan (70), Denny McCarthy (67) et Russell Henley (68).

Seiffert a inscrit six oiselets et aucun boguey; Steele a signé un aigle.

Le Canadien Adam Hadwin a bien fait avec une huitième place, à la suite d’un 68. Il a cumulé trois oiselets sur les quatre premiers trous.

Son compatriote Roger Sloan (72) a terminé 25e.

Le champion en titre Sungjae Im a ramené une carte de 70 pour 275, comme Hadwin.

Nouvelle maman, Anne-Catherine (70) part du bon pied !

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Courtoisie Symetra Tour

Parler d’une rentrée réussie pour la nouvelle maman Anne-Catherine Tanguay est tout à fait juste.

Absente de la compétition depuis l’automne 2019, Anne-Catherine a remis une carte de 70, deux sous la normale, lors de la première des quatre journées de la Classique Carlisle de l’Arizona dotée de 200 000$.

La détentrice du 18e rang est à Mesa en famille avec bébé Livia, née l’été dernier, et son époux-cadet Jean-Hubert Trahan.

Le Classique de l’Arizona lance la 41e saison de la série Symetra réunissant vingt étapes.

Anne-Catherine y polit son jeu avant de retourner à la LPGA, où elle conserve un statut conditionnel.

Aussi sur les rangs, Maude-Aimée LeBlanc a bien fait également en enregistrant un compte de 71, lequel lui vaut le 35e échelon. 

La meilleure Canadienne est Britanny Marchand. Son 69 la situe au 9e rang.

La Française Céline Herbin est la meneuse à 65.

Il y a Juli, Serena et… Anne-Catherine 

Lors du lancement de sa 41e saison, la série Symetra, l’antichambre de la LPGA, consacre sur son site internet un long article à Anne-Catherine Tanguay qui, comme vous le savez, dispute son premier tournoi de jeudi à dimanche comme nouvelle maman, à Mesa, en Arizona, pour une bourse de 200 000$. 

La très belle photo de famille d’Anne-Catherine et du papa-cadet Jean-Hubert Trahan avec la mignonne Livia, née l’été dernier, vaut le détour.

Britanny Lincicome, Michelle Wie West et un peu plus avant, Stacy Lewis, sont aussi du club des nouvelles mères.

«La LPGA compte plusieurs mamans. Juli Inskster a joué avec trois enfants. Il y a Serena (Williams au tennis) qui est revenue», mentionne Anne-Catherine Tanguay comme quoi famille et carrière vont très bien ensemble. 

Qui est rendu où?

Comme il y a du printemps dans l’air, les postes se précisent dans les clubs de golf.

Vice-champion de la PGA du Québec l’an dernier, derrière Daniel Santerre, Iannick Lamarre suit son patron et oncle Rémi Bouchards et déménage aussi de Pinegrove à Laval-sur-le-Lac.

Il ne s’agit pas d’une affaire de la famille, mais de compétence. Expert dans l’ajustement des bâtons, Iannick  est allé à la bonne école étant le fils de Jean-Louis Lamarre, longtemps un chef de file du golf au Québec.

***

Dans les Cantons-de-l’Est, le chroniqueur André Rousseau m’apprend que Yves Robillard passe au club Milby dans le rôle d’adjoint à Guy Faucher.

Il remplacera Brandon Smith, lequel part rejoindre Marc-Étienne Bussières et Marc Viens au club LongChamp.

***

Le club Beattie, à LaSarre, en Abitibi, est à la recherche d’un directeur général. 

Gordon et le golf Notes de Golf Canada

Les secrets des surintendants pour une pelouse parfaite enfin révélés !

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Remarque : Alors que la COVID-19 perdure, certains centres de jardin, entreprises d’entretien des pelouses et commerces de location d’équipement sont ouverts dans certaines régions, mais ne le sont pas dans d’autres. Par conséquent, les conseils promulgués pourraient ne pas s’avérer être pratiques pour le moment. Quoi qu’il en soit, le jardinage demeure une forme de distanciation personnelle des plus saines !


Sortant de votre garage en route pour votre club de golf, vous jetez un coup d’œil à votre pelouse et vous vous demandez pourquoi elle n’est pas aussi belle et uniforme que les allées du club local.

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La réponse est évidente : « Du temps et des ressources », dit Sean Gunn, surintendant au Country Club de Woodbridge, ON, qui ajoute : « On consacre des centaines d’heures par semaine à entretenir notre terrain, alors qu’un propriétaire de maison y passera une ou deux heures tout au plus. Vous ne pouvez pas vous attendre aux mêmes résultats. »

C’est un peu comme si vous regardiez des pros à l’Omnium canadien RBC ou à l’Omnium féminin CP en vous demandant pourquoi vous n’arrivez pas à jouer aussi bien. Quand les pros ne jouent pas au golf, ils travaillent à améliorer leur jeu. Quand vous ne jouez pas, vous êtes sans doute au travail, tout simplement.

Mais tout comme des leçons d’un professionnel de la PGA du Canada vous aideront à élever votre jeu de façon notable, les conseils pratiques de membres de l’Association canadienne des surintendants de golf et autres experts du gazon vous aideront à améliorer votre pelouse.

 

Au fil de la lame

Au printemps, assurez-vous que la lame de votre tondeuse est bien aiguisée. Vous pouvez l’affûter vous-même avec une lime ou une meule (en respectant les précautions d’usage), ou encore l’apporter à un atelier de réparation de petits moteurs. Au Country Club, Gunn se fait un plaisir d’aiguiser les lames de tondeuse des membres qui lui en apportent à son atelier. « Si votre lame n’est pas acérée, vous déchirez les brins d’herbe, vous ne les coupez pas », explique-t-il.

Il faut tondre à 2½ pouces (environ 6 cm) ou plus de hauteur pour favoriser la croissance des racines en profondeur. L’herbe plus haute résiste mieux à la sécheresse et ombrage le sol, ce qui diminue le risque d’invasion d’adventices (mauvaises herbes).

En temps normal, l’on tond la pelouse au moins une fois par semaine et l’on évite de couper plus d’un tiers du brin d’herbe. Une coupe plus sévère exerce un stress sur la plante. Vous pouvez laisser les résidus de tonte sur le terrain, car ils sont source de nutrition pour le gazon. Gunn recommande aussi de changer d’axe ou de direction à chaque tonte.

Plus l’on tond souvent, plus la pelouse devient dense. « L’herbe veut pousser. Si vous la coupez fréquemment, elle trouvera d’autres façons de croître et produira davantage de pousses, précise Gunn. C’est ainsi que nous produisons des verts si denses. »

 

De l’eau, de l’eau, encore de l’eau

Le surintendant Ken Bruneski est persuadé que son terrain est « le golf le plus chaud du Canada ». S’il y a quelqu’un de qualifié pour parler de l’importance d’arroser la pelouse, c’est bien lui.

Situé en plein désert semi-aride près d’Oliver, C.-B., le NK’Mip Canyon Desert Golf Course connaît chaque année des périodes où la température atteint 40 °C.

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Alors que les changements climatiques entraînent une hausse des températures partout au Canada, les conseils de Bruneski s’avèrent de plus en plus utiles pour les Canadiens qui ont une propriété à entretenir.

Évidemment, il dispose d’un vaste système d’arrosage automatique perfectionné avec lequel il arrose copieusement son terrain trois fois par semaine durant la nuit.

« Ça me rend fou de voir tous ces gicleurs, devant les maisons, qui arrosent la pelouse sans arrêt au plus chaud de la journée, s’exclame Bruneski. Ça n’aide pas du tout le gazon. En réalité, ça l’abime. »

Selon la quantité de pluie que reçoit la région, la plupart des pelouses ont besoin d’un arrosage profond (deux à trois centimètres) deux fois par semaine, de préférence le soir.

« Un bon truc d’arrosage, quand le sol est sec et que des orages sont prévus, consiste à arroser le terrain pour ameublir la terre et réduire la résistance de la surface avant l’arrivée de la pluie abondante et soudaine, afin que celle-ci puisse pénétrer en profondeur au lieu de s’écouler en surface », recommande Eric Lyons, professeur agrégé en science des gazons au Département d’agriculture végétale de l’Université de Guelph.

« Une bonne gestion de l’eau est essentielle à la santé de la pelouse », ajoute Gunn. Il suggère aux propriétaires intéressés de se procurer un pluviomètre. Pour environ 10 $, cet outil vous permet de mesurer avec précision l’apport d’eau de votre terrain pour compenser le manque de pluie.

 

Maudites bestioles

« Une pelouse saine, c’est comme un être humain en santé qui n’a pas à voir le docteur trop souvent », énonce Gunn.

Alan Golick est du même avis. Fort de 20 ans d’expérience dans le domaine de l’entretien paysager, dont plusieurs en tant que surintendant adjoint de terrain de golf, Golick est aujourd’hui représentant de commerce pour Lawn Life Natural Turf Products (www.lawnlifenaturalturfproducts.com).

Dandelion

Face aux restrictions imposées aux herbicides et pesticides chimiques pour raisons de santé et de protection de l’environnement, des entreprises comme Lawn Life développent continuellement des solutions de rechange écoresponsables pour lutter contre les mauvaises herbes et les insectes ravageurs. Le fondateur de la société, Richard Reed, est un pionnier dans le domaine et son entreprise dessert maintenant l’industrie du gazon, les compagnies d’entretien paysager et les propriétaires de maisons.

Golick recommande une lutte proactive contre les mauvaises herbes ainsi que l’usage d’herbicides sélectifs ciblant les pissenlits, le plantain, le lierre terrestre et autres adventices communes. Il souligne qu’avant tout, les propriétaires de pelouses doivent s’assurer que le sol est bien fertilisé en lui incorporant de l’engrais composté et certains intrants plus exotiques comme des algues, de l’acide humique et du purin de compost (un mélange de compost et d’eau).

« Une belle pelouse s’établit et s’épanouit grâce à un sol riche et un écosystème en santé », explique Golick.

Lyons, qui est aussi directeur du Guelph Turfgrass Institute, dit qu’une pelouse saine n’a besoin que d’un désherbage manuel au printemps et d’un apport d’herbicide à l’automne.

« Si vous êtes envahi par les mauvaises herbes, par contre, mieux vaut appliquer l’herbicide au printemps, précise-t-il. Pour que les herbicides naturels à base de fer soient vraiment efficaces, il faut en épandre en bonne quantité en suivant le mode d’emploi sur l’étiquette. Cela se traduit par deux applications à trois semaines d’intervalle. »

Il recommande aussi d’appliquer les produits de lutte aux mauvaises herbes à feuilles larges (dicotylédones) avant le premier gel d’automne. Quand on utilise un produit à base de fer, la température doit être d’environ 20 °C le jour de la première application et aussi de la deuxième, trois semaines plus tard.

 

Nourrir la terre

« Ce que je vois le plus souvent, chez les propriétaires de pelouses, c’est l’absence de fertilisation ou l’usage d’engrais au mauvais moment », note John Scott, surintendant au Club de golf Summerlea, à Vaudreuil-Dorion, QC.

L’idée n’est pas de vous obliger à passer vos longs week-ends fériés à travailler sur votre terrain, mais si vous voulez vraiment bien nourrir votre pelouse, Mark Schneider vous suggère de sortir votre épandeur quatre fois par année : à la fête des Patriotes, à la fête du Canada, à la fête du Travail et à l’Action de grâces.

Au printemps, il faut éviter d’engraisser le terrain avant le 24 mai. « L’herbe est à peine en train de se réveiller de son sommeil d’hiver et s’efforce d’établir ses racines », explique Schneider qui a travaillé comme surintendant de plusieurs clubs de golf en Ontario et est maintenant conseiller technique aux ventes pour NuTrite (www.nutrite.com), un des principaux fournisseurs d’engrais aux terrains de golf, entreprises d’entretien paysager et particuliers.

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« Le secret, c’est d’épandre la bonne quantité d’engrais au bon moment, à la bonne fréquence et aux bons endroits », ajoute-t-il.

Outre son calendrier d’épandage facile à mémoriser, il a d’autres trucs de fertilisation assez simples à proposer : « Achetez un produit de qualité supérieure à haut coefficient de libération lente. Suivez scrupuleusement le mode d’emploi, évitez de mettre trop d’engrais et tenez-vous loin des marques bas de gamme. »

Le spécialiste poursuit : « Le plus important est de choisir un engrais dont le premier chiffre est le plus élevé. »

On a tous remarqué, au rayon des engrais des grandes surfaces ou des centres de jardin, les trois chiffres sur la boîte ou le sac : 10-10-10, 12-0-4, 33-0-3 et ainsi de suite. Engrais de départ, engrais printanier, engrais d’automne… Ça n’est pas aussi compliqué qu’on pense.

Ces chiffres indiquent la proportion de chacun des éléments nutritifs essentiels de l’engrais : l’azote, le phosphore et le potassium. De ces trois éléments, les experts s’entendent pour dire que c’est le premier – l’azote – qui est le plus important.

« La plupart des pelouses n’ont pas besoin de beaucoup de phosphore, dit Lyons. Et le dernier chiffre devrait correspondre à peu près à la moitié du premier, soit une part de potassium pour deux parts d’azote. »

Et en général, selon Schneider, il convient d’utiliser le même engrais toute l’année.

 

Faites de l’air!

Nos experts sont cependant divisés sur la nécessité d’aérer ou de déchaumer la pelouse chaque année. (Autrefois, il y en a qui prétendaient aérer leur pelouse en portant des crampons de golf en métal lorsqu’ils passaient leur tondeuse.)

L’aération consiste à extraire de petits bouchons de terre de la pelouse pour alléger la compaction et permettre à l’air, à l’eau et aux nutriments d’atteindre les racines. Le déchaumage consiste à gratter la couche de matières végétales mortes entre l’herbe et la terre. Bien qu’une certaine quantité de chaume soit bénéfique, une couche épaisse empêche les racines de recevoir les volumes d’eau, d’oxygène et d’engrais dont elles ont besoin.

Vous pouvez louer un aérateur ou une déchaumeuse à moteur, ou encore confier le travail à une entreprise d’entretien de pelouses. Alors que l’on peut déchaumer un petit terrain à la main, avec un râteau conçu spécialement pour cette tâche, il est préférable d’utiliser un outil à moteur pour les plus grandes propriétés.

Lyons et Bruneski minimisent la nécessité d’employer de telles pratiques pour les pelouses domestiques moyennes, alors que Scott Bowman est d’avis contraire.

Bowman est directeur général de Spear Seeds (www.speareseeds.ca) et, comme l’indique le site Web de l’entreprise, c’est un « génie du gazon ». Son opinion vaut peut-être qu’on l’écoute.

Il préconise l’aération de la pelouse vers la fin de l’été ou au début de l’automne, jamais au printemps ou au début de l’été. « Si vous pratiquez une aération au début de la saison de croissance, ces trous sont de parfaits réceptacles pour les graines d’adventices qui en profiteront pour germer. Si vous faites ça, vous créez un beau terrain de mauvaises herbes en parfaite santé, aux racines profondes, au lieu d’une superbe pelouse bien entretenue. »

 

Semer à tout vent

Quand il est question de pelouses, Bowman connaît les réponses. Il peut se targuer d’être un vrai « génie du gazon », lui qui a été surintendant de terrains de golf prestigieux, notamment celui de Glen Abbey. Il est aujourd’hui copropriétaire du South Port Golf Course de Southampton, ON.

Dès que la neige a fondu, nous avons tous hâte de voir pousser l’herbe et l’envie de semer nous démange. Mais Bowman et les autres spécialistes disent tous : « Holà, retenez-vous! »

« Tout le monde est excité et pressé de commencer, mais si l’on ne fait pas l’ensemencement au bon moment, on ne fait que gaspiller temps, peine et argent, prévient Bowman. Semées trop tôt, les graines ne germeront pas et, si elles restent là trop longtemps, elles perdent leur viabilité. » Autrement dit, la semence meurt.

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Avant d’ensemencer votre pelouse, attendez que la température du sol atteigne au moins 12 °C, idéalement 16 °C le jour. Pour semer, vous pouvez utiliser le petit semoir à la volée que tout le monde connaît ou louer un semoir à sillons qui laboure un peu le sol pour y insérer les graines. Quelle que soit la méthode choisie, il importe que la semence touche bien la terre pour germer.

Bowman recommande de sursemer la pelouse chaque année, de préférence à la mi-août quand les journées sont chaudes et les nuits plus fraîches, que la rosée du matin est abondante et que les pluies d’automne commencent à tomber. « C’est le bon moment pour aérer ou déchaumer le terrain », dit-il.

Pour ce qui est du choix des semences, Bowman précise que deux choses sont à considérer : le type de sol et la quantité d’efforts que vous voulez consacrer à votre pelouse.

« Chaque pelouse est un projet de réhabilitation du terrain, dans une certaine mesure, explique-t-il. Votre choix dépend de votre seuil de tolérance personnel. »

Oubliez l’agrostide qu’utilisent la plupart des clubs de golf pour les tertres, les verts et les allées, car cette herbe demande trop de soins.

Bowman dit que le pâturin, plus souvent employé pour l’herbe longue des parcours de golf, a des racines peu profondes, mais très agressives. « C’est une belle herbe de qualité supérieure, mais elle exige davantage d’eau et d’engrais, soutient Bowman. Les fétuques élevées résistent mieux à la sécheresse, alors que l’ivraie vivace pousse à peu près n’importe où. » La plupart des semences de pelouse vendues au détail sont des mélanges de ces trois types d’herbacées.

 

Le ratissage, bon ou mauvais?

D’après Lyons, le ratissage vise théoriquement à enlever les débris de feuilles et de tiges pour permettre au sol de se réchauffer et à l’herbe de pousser plus vigoureusement au printemps. Cependant, tout comme une aération trop hâtive en saison, le ratissage favorise la germination des mauvaises herbes en réchauffant le sol.

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« Vous ne voyez jamais personne ratisser l’herbe longue au terrain de golf, n’est-ce pas? demande Lyons. En général, les efforts que vous mettez à passer le râteau énergiquement sur votre pelouse seraient plus utiles ailleurs sur le terrain, là où vous avez des feuilles mortes à ramasser ou une zone de mauvaises herbes à réparer. »

Cela dit, un bon ratissage du printemps aide à éliminer la digitaire et les autres adventices annuelles de l’année précédente pour vous permettre de sursemer des graines choisies qui pourront mieux germer. Dans les zones où l’on ne contrôle pas les mauvaises herbes, le ratissage fait plus de mal que de bien, en plus d’exiger beaucoup de travail.

 

Et l’hiver?

La première chose à faire en prévision de l’hiver qui vient, déclare Gunn, est d’arrêter de tondre le gazon à temps pour le laisser « s’endurcir ». À Woodbridge, ON, où se trouve son terrain de golf, il cesse la tonte aux alentours de la troisième semaine d’octobre.

« Le brin d’herbe s’endurcit pour l’hiver en scellant la dernière coupe afin d’empêcher la perte d’hydrate de carbone. Ces glucides, ou sucres servent d’antigel pour garder la plante en vie durant l’hiver. Plus la plante a emmagasiné de glucides, plus elle est vigoureuse. »

« C’est une bonne idée de laisser le gazon pousser un peu plus longtemps à l’automne et au printemps, car les journées sont plus courtes et la lumière du soleil plus faible. Plus le brin d’herbe est long, plus la plante est efficace à la photosynthèse. Je compare le gazon aux panneaux solaires : plus vous avez de panneaux solaires, plus d’énergie vous pouvez accumuler. »

La clé d’un bon printemps, pour la pelouse, est une bonne préparation à l’automne. Schneider estime que vous devriez consacrer environ 80 % de vos efforts d’entretien de votre pelouse à la période allant d’août à novembre.

De son côté, Lyons insiste sur l’importance de ramasser les feuilles d’automne à mesure qu’elles tombent et d’éviter qu’elles restent prises sous la neige tout l’hiver.

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Pour conclure…

En matière de pelouse comme au golf, vous ne serez sans doute jamais un pro, mais si vous pratiquez les actions fondamentales, vous pouvez devenir un amateur respectable.

N’oubliez pas, toutefois, que le Canada englobe divers écosystèmes et que les conseils qui précèdent ne se veulent que des directives générales qu’il vous faudra adapter à votre propre région. Parlez à un spécialiste local comme le surintendant de votre club de golf et surtout…

…n’oubliez pas de le remercier !

 

Anne Catherine Tanguay effectuera un retour au golf, sur le circuit Symetra

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Anne-Catherine Tanguay regardait le golf à la télévision chez elle en Floride, avec sa fille, lorsqu’elle a réalisé qu’elle avait encore des choses à prouver dans ce sport au niveau professionnel.

La Québécoise a compris qu’elle devait tenter un retour à la compétition en regardant son amie, Sophia Popov, soulever le précieux trophée à l’Omnium britannique féminin en août dernier.

« Ça m’a redonné la piqûre, ça me manquait, a admis Tanguay. Je savais, même enceinte, que je voulais revenir à la compétition, mais je me disais que je devais attendre le mois de janvier afin d’avoir un portrait plus clair de la situation, alors que ma fille serait âgée de six mois.
« C’était ça mon plan, et avec la pandémie et tout le reste, je savais que je n’étais pas pressée. Tout est tombé en place, et j’ai décidé d’effectuer un retour à la compétition », a-t-elle ajouté.
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La golfeuse âgée de 30 ans participera cette semaine à la Classique de golf féminin Carlisle Arizona, un tournoi du circuit Symetra qui se déroulera à Mesa, en Arizona.

Lorsqu’elle effectuera son premier coup de départ jeudi, ce sera alors sa première ronde chez les professionnelles depuis septembre 2019.

« C’est merveilleux, je suis très heureuse d’être de retour, a confié Tanguay. Je suis un peu rouillée, mais je suis très heureuse de me retrouver ici pour jouer au golf.

« Je reconnais beaucoup de visages familiers, beaucoup d’amis, et tout le monde est bien content de voir le bébé », a-t-elle évoqué.

Maude-Aimée Leblanc, de Sherbrooke, ainsi que les Canadiennes Maddie Szeryk, Brittany Marchand, Rebecca Lee-Bentham et Samantha Richdale participeront aussi à ce premier tournoi du circuit Symetra cette saison.

Les 10 premières boursières du circuit Symetra à la fin de la campagne obtiendront leur carte du circuit régulier de la LPGA.

Propos de Mario Brisebois

Alors qu’un président canadien du Québec part, voilà qu’un autre se pointe

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Golf balls and golf clubs on grass.

Décidément, le golf au Québec se fait une spécialité des présidences des plus grandes organisations au pays. Le même mois que Charlie Beaulieu, du Mirage, a complété son mandat à la barre de Golf Canada, voilà que John Scott, surintendant de Summerlea, accepte la présidence de son organisme pancanadien.

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CHARLIE BEAULIEU AVEC BROOKE HENDERSON (PHOTO BERNARD BRAULT, Golf Canada)

Scott est à Summerlea depuis 19 ans et trois mois.

Auparavant, il a été surintendant à Elm Ridge (trois ans) et à Rivermead (deux ans) après avoir transité par Royal Montréal dans le rôle d’adjoint (aussi pendant deux ans).

Il ne faut pas oublier non plus les quatre ans de John Scott à Rawdon.

Luc Ladouceur, de Laval-sur-le-Lac, siège à titre de directeur. 

41e 

La nouvelle position de Corey Conners au classement mondial pour un sommet personnel.

Si les Jeux olympiques et la Coupe des Présidents avaient lieu maintenant, l’Ontarien de Listowel serait qualifié aux deux.

Une autre 2e place pour Joey Savoie

Joey Savoie, d’Équipe Canada, multiplie les 2e places à la série Florida Elite Tour au club Orange County d’Orlando.

Il a terminé mardi 2e une deuxième fois de suite avec 67 et 70, soit sept sous la normale, pour sceller à deux coups de l’Américain TT Crouch.

Il n’y avait que 17 participants cette semaine, mais le niveau de jeu était relevé notamment par D.A Points, ex-vainqueur à la PGA, et Eric Ansett, membre du Mackenzie PGA Tour Canada.

Au delà du nombre, le jeu de Joey Savoie va très bien, merci.

Il avait joué 65-68, aussi à Orange County, au début du mois pour une autre deuxième position.

Tout compté, cela donne 18 coups retranchés à la normale en quatre rondes. 

Il fallait 66 ou moins

La normale 72 égalée par les deux, lundi, n’aura pas suffi à Raoul Ménard et Hugo Bernard afin de se qualifier à la Classique Honda, le tournoi de la PGA qui s’arrête cette semaine au PGA National avec sept millions de dollars.

C’est fou les pointages.

Un compte de 63 au club Bayan Cay, aussi à West Palm Beach, qui est de haut niveau, a été enregistré.

Plus encore, il fallait 66 ou moins après prolongation pour obtenir une des quatre places disponibles.