Céleste, si proche d’un doublé Québécois à Orlando !
Grâce à nos filles, le golf québécois en est venu à une ronde d’entreprendre 2021 comme il a terminé 2020, soit dans les honneurs.
Céleste Dao, de Summerlea, était mardi dans le dernier trio des meneuses aux Internationaux d’Orlando. En vertu de cartes de 70 et 68 du parcours Panther d’Orange County, elle n’était séparée que par un coup de la victoire.
Céleste a été victime des conditions – vent et pluie – pour sceller avec 76 et glissé au 5e rang à quatre coups de la titulaire Lantanna Stone, de l’Université de la Louisiane.
Un boguey en toute fin a coûté le 3e échelon à l’exceptionnelle junior du Canada et joueuse à sa deuxième année chez les Buldogs de la Géorgie dans les rangs universitaires américains.
Au sujet de la température, personne n’a joué sous la barre de 70 au final.
Noémie Paré, de Victoriaville et d’Équipe Canada, était aussi des participantes, mais deux comptes de 79 ne lui ont pas permis de se qualifier au troisième tour.
Rappelons qu’avant les Fêtes, Brigitte Thibault, notre talent de l’année comme vous pouvez lire dans un autre texte, avait enlevé avec cran et brio la palme du Championnat Dixie à Palm-Aire, à Pompano, en Floride, en comblant un déficit de huit coups lors de la journée finale.
Qui joue quoi?
Dans les changements de manufacturier en 2021, John Rahm, numéro deux mondial, passe de chez TaylorMade à Callaway suite à une entente de plusieurs années et plusieurs millions$.
Déjà utilisateur de l’équipement depuis la fin de Nike en 2016, Tommy Fleetwood, 17e, devient membre officiel de l’équipe TaylorMade.
Confinement
Ex-porte-couleurs de l’équipe du Québec parce qu’il a fait son golf junior et chez les amateurs dans la province bien qu’il soit de Manotick, près d’Ottawa, et ex-joueur certifié de la PGA, Brad Fritsch a testé positif à la Covid-19. Il annonce sur twitter être en quarantaine dans son sous-sol.
Prix du talent 2020: Brigitte Thibault ou quand résilience et excellence font la paire
On n’allait quand même pas entreprendre 2021 sans prendre le temps de féliciter le talent par excellence 2020 au Québec.
Le brio dans la résilience à un nom: Brigitte Thibault, notre lauréate de la dernière année.
La jeune femme de Rosemère, âgée de 21 ans, a incarné sa force de caractère et son habileté encore juste avant les Fêtes au tournoi Dixie, à Palm Aire, en Floride, un des grands rendez-vous au circuit amateur américain.
En déficit de deux coups avant la ronde finale, elle a commencé sa partie boguey-double boguey (6-6) avant de revenir avec trois birdies en prélude d’une fin du tonnerre.
Lisez bien la suite…
Un feu d’artifice birdie-birdie-birdie aux 13e, 14e et 16e trous avant un autre «oiseau» au 18e lui a permis de transformer un écart de huit coups à un moment un donné au final en une victoire par deux coups avec 69 (37-32) pour son plus reluisant pointage de la semaine, et moins six au combiné des quatre jours.
L’adresse et la capacité sont deux qualités chez Brigitte, joueuse numéro un au Canada avec l’importance d’ajouter cran et ténacité à ses atouts.
Lorsque la compétition aux États-Unis a repris à l’été, la boursière de l’université Fresno State, en Californie, elle a loué une auto pour aller de tournoi en tournoi.
Dans un autre test de capacité au plus haut niveau, Brigitte a remporté en juillet l’historique championnat Western, en Illinois, comptant 120 ans et plus d’histoire, pour joindre un club très sélect grâce notamment à sa demi-finale arrachée au 21e trou.
Sans mettre de pression additionnelle, d’ex-championnes telles Ariya Jutanugarn, Stacy Lewis, Cristie Kerr, sont toutes devenues des numéros un au monde, sans oublier auparavant Nancy Lopez, Joanne Carner et Louise Suggs passées au statut des légendes.
Dans une année pas facile pour personne, son palmarès affiche cinq top dix en onze sorties, dont deux troisièmes places.
Félicitations à Brigitte Thibault et heureuse suite de parcours, notamment à Augusta au volet féminin pré-Masters, où elle est déjà invitée.
Mention d’honneur
Elle va à Laurent Desmarchais, le jeune amateur de la Vallée du Richelieu et aussi d’Équipe Canada. Auteur de 62 au terrain TPC en ouverture, il a mené de fil en fil pour s’adjuger la palme d’une épreuve de remplacement en vertu d’une fiche de moins 17.
Laurent n’a que 19 ans.
Autre mention spéciale
Un immense merci à la Table de concertation et aussi à nos pros, directeurs généraux de même que les conseils d’administration de clubs pour le succès de participation au golf en 2020 malgré les contraintes, dont le début a été retardé au 20 mai.
Du golf en soirée avec tout le monde …ou presque
Qu’est-ce que nos vies et la PGA avons en commun? En cette première semaine après les Fêtes, le travail reprend au golf aussi avec le Tournoi des Champions Sentry à Kapalua, à HawaiI, à compter de jeudi soir.
Là aussi, plus rien pareil à il y a un an. Strictement réservé aux gagnants l’année d’avant, l’événement a été élargi alors que le peloton compte maintenant les trente premiers au classement des points de la Coupe Fed Ex de 2019-20.
L’heureux résultat, les numéros un, deux et trois au monde sont là, soit Dustin Johnson, son dauphin Jon Rahm et Justin Thomas, celui-ci s’adonnant être le champion en titre. Une autre bonne nouvelle côté spectacle pour les amateurs dans leur salon, huit des dix premiers étant de la partie, les exceptions étant Rory McIlroy et Tyrrell Hatton classés quatre et dix.
Jim Herman est aussi absent pour une très bonne raison ayant été testé positif à la Covid-19 le 31 décembre.
Pas de Tigre, mais deux Canadiens
Tiger Woods n’était pas qualifié selon l’une ou l’autre des catégories. De toute façon, le Tigre ne commence jamais son année avant le tournoi Farmers Insurance de San Diego à la fin janvier cette année.
Chez les Canadiens à Hawaï, on retrouve Nick Taylor, titulaire à San Diego, et Mackenzie Hugues, repêché des trente premiers en Coupe FedEX.
À la télé, les Champions son retransmis à Golf Channel à compter de 18 heures les quatre jours en raison du décalage de cinq heures.
Cela fera grand bien revoir du golf certes de même que le soleil avec la nature verdoyante et l’océan en boni, surtout que la PGA fait deux semaines au paradis avec l’Omnium Sony à suivre à Honolulu à compter du 14.
Ex-président de la PGA du Québec, Bruce Fry n’est plus
L’année commence avec le départ d’un doyen suite au décès de Bruce Fry.
Celui-ci a été professionnel à Summerlea de 1976 à 78 avant que Duke Doucet prenne la succession lorsque Bruce est allé diriger Bluff Point et Adirondack, deux clubs frontaliers de la région de Plattsburgh.
Il a été président de la PGA du Québec.
Âgé de 78 ans, il a chuté en rentrant à la maison à sa sortie de l’hôpital à la suite d’une opération. Sa carrière est toujours demeurée beaucoup associée au club L’Hermitage. Il a été adjoint-pro de son père Sid avant de prendre plus tard la relève lorsque le paternel est décédé dans ses bras, terrassé par une violente attaque cardiaque.
Bon joueur, il détient toujours deux records au sélect neuf trous en bordure du lac Memphrémagog, soit des comptes de 29 pour neuf trous et 62 pour 18.
Bruce n’a jamais cessé de revenir à L’Hermitage bien que la profession l’ait amené ailleurs.
Lorsqu’il est devenu orphelin de père, il avait promis à sa mère d’organiser un tournoi annuel à la mémoire de Sid chaque fin septembre ou début octobre pour jouer et fraterniser durant trois jours.
Encore en vigueur, l’événement a duré plus de cinquante ans avec Bruce à la barre.
Les détails des funérailles sont à venir en raison de la Covid-19.
L’Association des journalistes de golf du Canada dévoile ses golfeurs de l’année 2020
TORONTO – Durant une année sans précédent, qui a vu le PGA TOUR être interrompu pour la plus longue durée depuis la Seconde Guerre mondiale en raison de la Covid-19, un nombre record (7) de Canadiens ont conservé le statut de membre du PGA TOUR, tandis que le pays dans son ensemble a impressionné tant dans les rangs amateurs que professionnels.
L’Association des journalistes de golf du Canada (AJGC) est fière d’annoncer que Brooke Henderson, Mackenzie Hughes, Laurent Desmarchais et Brigitte Thibault ont été élus « Joueurs de l’année 2020 » par les membres de l’AJGC du pays. En plus des prix décernés aux joueurs, l’augmentation de la popularité du golf au Canada a été désignée comme l’histoire de l’année.
« Chaque année, l’AJGC est fière de reconnaître et de souligner les performances incroyables des joueurs professionnels et amateurs canadiens, » a déclaré Rick Young, président de l’AJGC. « Bien que 2020 ait été une année difficile, les joueurs de tout le Canada continuent d’enregistrer des performances qui font de la couverture de leurs réalisations et de la narration des histoires qui se cachent derrière elles une joie pour nos membres. »
Après avoir remporté deux victoires en 2019 pour devenir l’athlète de golf canadien la plus titrée de l’histoire, Henderson a continué à faire la une des journaux en 2020, évitant tous les couperets sur le circuit de la LPGA, y compris cinq résultats dans le top 10 et une deuxième place à l’ANA Inspirational. La joueuse de 23 ans a terminé la saison avec la deuxième plus faible moyenne de scores du circuit (69,7) et est actuellement la sixième meilleure joueuse professionnelle au monde.
Mackenzie Hughes a été nommé professionnel masculin de l’année après avoir enregistré sa meilleure saison à ce jour, en obtenant six places dans le top 10 du PGA TOUR en 22 départs. La saison du trentenaire a été marquée par une deuxième place à la Classique Honda, où il a inscrit un score de 66 points lors de la ronde finale, et au Championnat du circuit, où il a terminé à la 14e place du classement de la FedEx Cup, le meilleur résultat canadien depuis 2013 (Grahem DeLaet, 8e).
Pour la deuxième année consécutive, Brigitte Thibault, de Rosemère, Québec, a été nommée Amateur féminin de l’année après une autre saison remarquable qui l’a vu remporter des victoires au Women’s Western Amateur et au Women’s Dixie Amateur. De plus, Thibault s’est classée deux fois parmi les trois premières au niveau collégial avec les Bulldogs de Fresno State.
Enfin, Laurent Desmarchais, de Longueuil, Québec, a été nommé Amateur masculin de l’année après avoir remporté une victoire contre les amateurs et les professionnels dans le cadre du championnat de la série Canada Life du Mackenzie Tour – PGA TOUR Canada au TPC Toronto. En outre, Desmarchais a été nommé dans la formation nationale amateur de Golf Canada en raison de son jeu exceptionnel.
De zéro à complet en 40 secondes, et autres bizarreries de la saison de golf 2020
À quel point les terrains de golf étaient-ils occupés au Canada en 2020?
Un matin, très tôt, au début de la saison de golf, Stephen Jardeleza s’est installé devant son ordinateur au Club de golf GreyHawk. Sur l’écran s’affichait une feuille de départ vierge du club d’Ottawa dont il est directeur des opérations.
Dans quelques minutes, le système de réservation en ligne d’heures de départ allait s’ouvrir, permettant aux membres de réserver leurs départs pour le samedi suivant. En jeu, un total de 130 heures de départ pour quatuors sur les 36 trous de GreyHawk, ce qui représenterait 520 golfeurs si tout était réservé.
À 7 heures, la feuille de départ s’est animée. « En 40 secondes, elle était complètement remplie, raconte Jardeleza. Et la même chose est arrivée tous les jours. »
La saison de golf 2020, à l’instar de toute l’année, restera marquée dans nos mémoires comme la plus étrange que nous n’aurons jamais vécue.
Face à une menace mystérieuse et mortelle, le golf s’est avéré un havre de sérénité et de plaisirs dont nous avions grandement besoin parmi toute la peur et la frustration. Séduits, nous ne pouvions nous passer du golf.
« Peu importait la pandémie mondiale, fait remarquer Simon Bevan, directeur général du Club de golf Riverbend à London, le golf était comme une drogue. Tout le monde voulait frapper la petite balle blanche. »
Maintenant que la saison est terminée, au Canada, l’industrie du golf célèbre une année record où le nombre de rondes jouées a grimpé en flèche pour atteindre un sommet historique. Des milliers de personnes se sont adonnées au golf – certaines pour la première fois, d’autres y revenant après un hiatus – et les golfeurs assidus ont joué plus souvent que jamais.
Mais illustrant l’adage « méfiez-vous de vos souhaits », l’industrie s’est retrouvée confrontée au défi de calmer les frustrations des golfeurs qui ne pouvaient plus se rendre sur le premier tertre quand ça leur tentait.
En avril, alors que les villes du monde entier étaient devenues des cités fantômes, et que les sports professionnels comme le Circuit de la PGA interrompaient leurs activités, les golfeurs s’accrochaient au mince espoir qu’il serait possible d’avoir une saison de golf.
Au début de mai, les golfeurs du Québec et de l’Ontario avaient enduré deux mois de confinement, rendu encore plus difficile à supporter que le printemps, chaud et invitant, était idéal pour le golf. Les golfeurs étaient en sérieux manque. Un de mes amis a résumé la situation : « Les golfeurs peuvent garder leurs distances. Je joue au golf avec les gens, je ne danse pas avec eux! »
Après des semaines de consultation avec l’industrie golfique, le gouvernement ontarien a décrété que les terrains de golf pourraient ouvrir à compter du 16 mai. Au Québec, la date a été fixée au 20 mai.
Les clubs de golf n’avaient que quelques jours pour terminer leurs préparatifs visant à assurer la sécurité sanitaire des golfeurs. On a retiré les lave-balles, les fontaines d’eau, les bancs; on a installé des bidules sur les drapeaux pour permettre aux joueurs de retirer leur balle sans avoir à toucher la tige.
Empêchés de démarrer leur saison à la date habituelle, les golfeurs étaient affamés. Le 15 mai – premier jour où l’on pouvait réserver des heures de départs – des milliers de membres ClubLink ont ouvert une session en ligne dès 7 heures le matin pour réserver leurs départs, faisant planter le système.
De nombreuses plateformes technologiques desservant l’industrie du golf ont été débordées. Lorsque Golf Ontario a ouvert son système d’inscription en ligne aux tournois, le 24 juin, 17 000 personnes ont visité le site en quelques minutes, entraînant la première panne de l’histoire du système, rappelle le directeur général Mike Kelly.
Durant ces premiers jours merveilleux de la saison de golf 2020, les golfeurs étaient au comble du bonheur de jouer et le personnel des clubs de golf, lui, était prudemment inquiet.
« On espérait que les membres ne contracteraient pas le virus en touchant à des choses », se souvient Paul Carrothers, directeur du golf au Club de golf Royal Ottawa.
Des milliers de golfeurs voulaient jouer, non seulement parce que le golf est, pour nombre d’entre eux, une obsession, mais aussi pour s’évader de leur confinement à la maison. Avec l’immobilité du télétravail et le temps gagné en n’allant pas au bureau, le golf s’est avéré la meilleure façon d’en profiter pour faire de l’exercice au grand air et jouer quand ça leur disait. Ou à peu près.
Les écoles et les bureaux étant fermés, et presque toutes les autres options de plaisir actif inaccessibles, le golf est devenu l’activité de choix par excellence. Des conjointes, des adolescents, des amis qui n’avaient jamais joué au golf ou qui avaient laissé tomber le sport s’y sont adonnés.
« Presque tous les gars avec qui je jouais au softball tous les mardis soir depuis 20 ans se sont mis au golf, raconte Kevin Thistle, chef de la direction de la PGA du Canada. Notre façon de jouer au golf, de travailler, de regarder les sports… tout a changé et nous a obligés à nous adapter. »
Du joueur d’une ronde par année au golfeur qui en joue 100, tout le monde a joué davantage – et en voulait plus.
« Des golfeurs qui jouaient normalement 30 à 40 rondes en ont joué 70 à 80 », rapporte Adam Tobin, directeur du golf au Club de golf Whistle Bear à Cambridge.
Même si la plupart des évènements d’entreprise dans les clubs de golf étaient annulés, les heures de départ sont devenues une denrée rare.
À la fin de juin, les Canadiens avaient joué plus de 1,5 million de rondes durant le mois, soit une hausse de 17 % comparativement à juin 2019. Tout un exploit, quand l’on sait que juin est LE meilleur mois pour jouer au golf, et le plus achalandé aussi. Pour une industrie dont, il y a quelques années, les médias disaient qu’elle était en déclin, les affaires étaient en plein essor.
Mais pour les golfeurs assidus qui jouent trois ou quatre rondes par semaine et sont habitués à des heures de départ convenables, tout n’était pas rose.
« On a vu beaucoup de frustration », explique Jason Wyatt, professionnel en chef au Sunningdale Golf & Country Club de London, où la demande a grimpé de 52 % par rapport à 2019 avec le même nombre de membres. « Il y en a qui voulaient prendre le départ à 8 heures et qui devaient se contenter d’une heure de départ à midi ou plus tard. »
Même la possibilité de jouer des parcours accélérés ou des neuf trous présentait un défi. « Il est arrivé que six groupes se trouvent en attente pour jouer nos neuf trous », dit Dennis Firth, professionnel en chef au Royal Montréal qui a connu une augmentation de 30 % du nombre de rondes jouées par rapport à 2019. « C’était sans précédent. »
En tant que golfeur lui-même et personne responsable du suivi des golfeurs partout au pays pour le compte de Golf Canada, Adam Helmer reconnaît qu’il ne pouvait plus aller jouer quand ça lui disait. Il devait s’organiser pour planifier ses parties.
« C’est l’un des inconvénients de cette popularité subite du golf : rares étaient ceux qui pouvaient obtenir les heures de départ qu’ils voulaient », rappelle Helmer, directeur principal des Services de golf chez Golf Canada.
Le problème était simple : la demande d’heures de départ semblait n’avoir aucune limite, mais chaque terrain de golf ne dispose que d’un nombre limité de trous et d’heures dans la journée. Et pour éviter que les golfeurs se rapprochent trop les uns des autres – pour respecter les règles de distanciation sociale – la plupart des clubs ont espacé les départs, ce qui s’est traduit par un moins grand nombre de joueurs sur les parcours.
John Finlayson, directeur en chef des opérations chez ClubLink, dit que – en règle générale – un club de golf privé de 18 trous doit disposer d’environ 400 membres – qui paient la pleine cotisation – pour rester en affaires.
Mais même en juin, alors que les journées sont les plus longues, il n’a assez de place que pour accueillir à peu près 225 golfeurs. « Si 300 personnes veulent jouer ce jour-là, on a un problème », souligne Finlayson, dont les terrains ClubLink ont enregistré en 2020 une augmentation de 29 % du nombre de rondes comparativement à 2019.
Plusieurs clubs privés ont réagi en restreignant le nombre d’invités que les membres pouvaient amener avec eux, certains établissements allant même jusqu’à limiter l’accès à certaines catégories de membres.
« Pour faire de la place à nos membres à part entière, on a dû réduire les privilèges de nos membres “héritage” et de ceux habitant hors de la ville, indique Ian Leggatt », directeur général du Club de golf Summit à Richmond Hill. « On a communiqué avec eux pour leur expliquer que les temps étaient difficiles », ajoute Leggatt, qui a depuis changé de club pour occuper le même poste au St. George’s Golf and Country Club de Toronto.
Au départ, Leggatt et les autres gestionnaires de clubs se demandaient si les golfeurs ne risquaient pas d’abandonner le jeu, parce qu’ils ne pourraient plus se retrouver entre amis au pavillon après leur ronde ni manger au restaurant, et que l’expérience de parcours serait modifiée.
Mais avec moins de golfeurs sur le terrain, pas besoin de ratisser les fosses de sable, et il n’y avait qu’une seule personne par voiturette. Le rythme de jeu s’est énormément amélioré.
« On a pris des mesures spéciales pour la sécurité des golfeurs, déclare Finlayson, mais l’expérience golfique s’en est trouvée rehaussée. La plupart des golfeurs s’attendent à jouer 18 trous en 4 heures ou 4 heures et demie, mais cette année, 4 heures, c’était jugé un peu lent comme ronde. »
Quoi qu’il en soit, de nombreux golfeurs étaient frustrés à cause du manque d’accès, et plusieurs clubs de golf ont accru leurs efforts de communication pour aider leurs membres à s’adapter.
« On ne pouvait trop communiquer, soutient Leggart. Tout changeait tout le temps et on n’avait aucun modèle pour nous dire comment faire mieux. »
Tout le monde a été touché par la pandémie, y compris le membre ClubLink et chef de la direction de l’Association nationale des propriétaires de terrains de golf du Canada Jeff Calderwood.
« Je sautais sur mon ordi à 7 heures du matin, 5 jours à l’avance, cet automne, et souvent il ne restait plus d’heures de départ à mon club d’attache d’Eagle Creek, à Ottawa, raconte Calderwood. Cela montre bien le dilemme qu’on avait. »
Les chefs de file de l’industrie comme Calderwood sont reconnaissants au golf d’avoir offert une lueur d’espoir au cœur de la pandémie, mais ils sont également conscients qu’un défi se pose à l’industrie : comment satisfaire les golfeurs assidus tout en fidélisant les nouveaux adeptes?
« Je ne prétends pas avoir toutes les réponses, dit Calderwood. On pourrait restructurer les modèles d’adhésion et se rendre compte qu’à terme, avec l’arrivée du vaccin peut-être, la demande ne restera pas aussi forte et alors, ce ne sera plus rentable si on s’est trompé. »
Mike Kelly de Golf Ontario est un des responsables de l’industrie qui a consulté le gouvernement de l’Ontario pour décider comment permettre aux clubs d’ouvrir au début de la saison, et il remercie les golfeurs d’avoir transformé un désastre potentiel en une année d’affluence record.
À titre d’administrateur représentant le sport du golf en Ontario ainsi que les golfeurs qui veulent simplement jouer et s’amuser, Kelly insiste sur le fait qu’il ne faut pas perdre de vue ce qui est vraiment important.
« Notre travail consiste à fournir un environnement sécuritaire. C’est notre priorité absolue durant cette pandémie. On n’a pas le droit de se tromper. Le sport a connu une immense croissance et l’industrie va évoluer, mais la priorité, c’est la sécurité. »
Tim O’Connor est entraîneur de golf et de performance, auteur de quatre livres, coanimateur du Swing Thoughts podcast et conférencier sur le web. Il a remporté en 2020 le Lorne Rubenstein Media Award décerné par Golf Ontario. tim@oconnorgolf.ca
Les meneurs Titleist de la semaine de Golf Canada
LPGA TOUR
Jin Young Ko a joué une ronde finale de 66 pour remporter le Championnat CME Group Tour par cinq coups de mieux que Hannah Green et Sei Young Kim. La golfeuse no 1 au monde remportait ainsi sa septième victoire sur le Circuit de la LPGA. Kim, qui détenait une avance d’un coup à l’amorce de la ronde finale, a mérité le titre de Golfeuse de l’année Rolex grâce à sa deuxième place. …Brooke Henderson a pour sa part inscrit son 6e résultat de l’année dans le top 10 et conclut la saison au 6e rang du classement mondial. …Alena Sharp a joué une ronde finale sans boguey de 64 – le meilleur score du tournoi et sa meilleure carte en 17 mois. Cette joute de dimanche marquait la clôture de la saison de 18 tournois de la LPGA cette année, une saison coupée presque de moitié par la pandémie après une interruption de cinq mois et demi, de la mi-février à la fin de juillet. Le calendrier de la saison prochaine prévoit la tenue de 34 tournois, en commençant par le Tournoi des Champions Diamond Resorts à Lake Buena Vista, en Floride, du 21 au 24 janvier 2021.
| POS | SCORES | TOTAL | |
| É7 | Brooke Henderson | 73-68-66-71 | -10 |
| É46 | Alena Sharp | 73-76-76-64 | +1 |
PGA TOUR CHAMPIONS
Justin Thomas et son père Mike ont joué l’oiselet sur les sept premiers trous avant que le paternel cale le roulé de 5 pieds pour l’oiselet, au 18e trou, qui leur a donné la victoire par un coup contre Vijay Singh et son fils Qass au Championnat PNC. Tiger Woods et son fils de 11 ans Charlie, vêtus de la classique tenue Woods du dimanche – polo rouge et pantalons noirs – ont eux aussi inscrit un score de 62 pour conclure au 7e rang. La mère de Charlie et ex-femme de Tiger, Elin Nordegren, les a accompagnés tout au long de la ronde finale. C’était la première fois qu’elle assistait à un tournoi de golf depuis la Coupe des Présidents 2009 à Harding Park.
Sei Young Kim en tête au Championnat CME du circuit de la LPGA; Henderson É7
NAPLES, Fla. — La Sud-Coréenne Sei Young Kim est en bonne posture pour défendre son titre au Championnat CME du circuit de la LPGA, remporter le titre de golfeuse de l’année, conclure la saison au premier rang du classement des boursières et peut-être même en tête du classement mondial.
Kim a pris les devants par un coup devant sa compatriote Jin Young Ko, classée no 1 au monde, lors de la troisième ronde du dernier tournoi de la saison de la LPGA. Kim a remis une carte de 67 (moins-5), samedi, dans des conditions plus confortables au club de golf Tiburon. Elle se retrouve à moins-13 avant la ronde finale. Ko a joué une ronde de 69.
« J’ai de bonnes chances de tout gagner, a dit Kim. Si je joue bien demain, c’est possible. »
Pour que Kim enlève la couronne de golfeuse no 1 au monde à Ko, elle doit gagner dimanche et voir Ko terminer seule au 10e rang ou pire. Ko est no 1 au monde depuis 73 semaines.
L’Anglaise Georgia Hall se retrouve au troisième rang à moins-10,
à la suite d’une ronde de 68.
La Canadienne Brooke Henderson (66), l’Anglaise Charley Hull (66), l’Australienne Minjee Lee (66) et les Américaines Austin Ernst (69) et Lexi Thompson (71) se partagent le quatrième rang à moins-9.
Kim a remporté le Championnat féminin de la PGA et le Championnat féminin Pelican en octobre et novembre. Samedi, l’étoile sud-coréenne a disputé 12 trous en six coups de moins que la normale, du deuxième au 13e trou. Elle a toutefois terminé sa journée de travail en commettant un boguey au 18e, une normale-4.
« Je me sentais bien à cause de la température plus chaude, a dit Kim. Et je jouais en compagnie de Jin Young et Lexi. Ce sont mes deux joueuses préférées, alors c’était agréable. Nous n’avons pas beaucoup parlé, mais l’ambiance était détendue. »
Ko a réussi trois oiselets et a évité les bogueys.
« Je l’ai dit hier, mon objectif est d’éviter les bogueys au cours du week-end. C’est donc mission accomplie aujourd’hui, a dit Ko. J’ai hâte à demain. »
Alena Sharp, de Hamilton, a inscrit un score de 76 et elle se retrouve au 69e rang à plus-9.
La bourse de 1,1 million $ US réservée à la gagnante — en baisse par rapport à celle de 1,5 million $ US l’an dernier — demeure la plus importante sur le circuit de la LPGA.
Sei Young Kim en tête au Championnat CME du circuit de la LPGA; Henderson É4
NAPLES, Fla. — La Sud-Coréenne Sei Young Kim est en bonne posture pour défendre son titre au Championnat CME du circuit de la LPGA, remporter le titre de golfeuse de l’année, conclure la saison au premier rang du classement des boursières et peut-être même en tête du classement mondial.
Kim a pris les devants par un coup devant sa compatriote Jin Young Ko, classée no 1 au monde, lors de la troisième ronde du dernier tournoi de la saison de la LPGA. Kim a remis une carte de 67 (moins-5), samedi, dans des conditions plus confortables au club de golf Tiburon. Elle se retrouve à moins-13 avant la ronde finale. Ko a joué une ronde de 69.
« J’ai de bonnes chances de tout gagner, a dit Kim. Si je joue bien demain, c’est possible. »
Pour que Kim enlève la couronne de golfeuse no 1 au monde à Ko, elle doit gagner dimanche et voir Ko terminer seule au 10e rang ou pire. Ko est no 1 au monde depuis 73 semaines.
L’Anglaise Georgia Hall se retrouve au troisième rang à moins-10,
à la suite d’une ronde de 68.
La Canadienne Brooke Henderson (66), l’Anglaise Charley Hull (66), l’Australienne Minjee Lee (66) et les Américaines Austin Ernst (69) et Lexi Thompson (71) se partagent le quatrième rang à moins-9.
Kim a remporté le Championnat féminin de la PGA et le Championnat féminin Pelican en octobre et novembre. Samedi, l’étoile sud-coréenne a disputé 12 trous en six coups de moins que la normale, du deuxième au 13e trou. Elle a toutefois terminé sa journée de travail en commettant un boguey au 18e, une normale-4.
« Je me sentais bien à cause de la température plus chaude, a dit Kim. Et je jouais en compagnie de Jin Young et Lexi. Ce sont mes deux joueuses préférées, alors c’était agréable. Nous n’avons pas beaucoup parlé, mais l’ambiance était détendue. »
Ko a réussi trois oiselets et a évité les bogueys.
« Je l’ai dit hier, mon objectif est d’éviter les bogueys au cours du week-end. C’est donc mission accomplie aujourd’hui, a dit Ko. J’ai hâte à demain. »
Alena Sharp, de Hamilton, a inscrit un score de 76 et elle se retrouve au 69e rang à plus-9.
La bourse de 1,1 million $ US réservée à la gagnante — en baisse par rapport à celle de 1,5 million $ US l’an dernier — demeure la plus importante sur le circuit de la LPGA.
in Young Ko prend une avance d’un coup au Championnat du Circuit de la LPGA; Henderson É16
NAPLES, Fla. — La numéro un mondiale Jin Young Ko s’est hissée en tête du Championnat du Circuit de la LPGA vendredi, et s’est placée en position pour terminer au sommet du classement des boursières en ayant participé à seulement quatre tournois.
Dans des conditions fraîches et venteuses sur le parcours du Club de golf Tiburon, vendredi, Ko, de la Corée du Sud, a signé une carte de 67, cinq coups sous la normale.
Son score cumulatif de 135, neuf coups sous le par, procure à la Sud-Coréenne une avance d’un coup sur sa compatriote Sei Young Kim (69), championne en titre, et sur l’Américaine Lexi Thompson (71), gagnante du tournoi en 2018.
La bourse de 1,1 million $ US réservée à la gagnante – en baisse par rapport à celle de 1,5 million $ US l’an dernier – demeure la plus importante sur le circuit de la LPGA.
Ko s’est présentée au tournoi au 13e rang parmi les boursières avec des gains de 567 925$ US. Inbee Park, également de la Corée du Sud, se classe première avec des gains de 1 365 138 $ US et Kim est deuxième avec des gains de 1 207 438$ US.
Ko tente aussi d’empêcher Kim de la doubler au sommet du classement mondial.
La Canadienne Brooke Henderson s’est relevée après une ronde initiale de 73 en complétant le deuxième parcours avec un score de 68. Son total de 141, trois coups sous la normale, la laisse au 16e rang, à six coups de la meneuse.
Sa compatriote Alena Sharp présente une fiche cumulative de 149, cinq coups au-dessus de la normale.
Lexi Thompson en tête au Championnat CME du circuit de la LPGA; Sharp et Henderson É45
NAPLES, Fla. — L’Américaine Lexi Thompson a inscrit un pointage de 65 (moins-7) et elle se retrouve aux commandes du Championnat CME du circuit de la LPGA après la première ronde.
Thompson a gagné le tournoi de fin de saison de la LPGA en 2018 quand son frère Curtis, qui joue sur le circuit Korn Ferry, était son cadet. Il est de retour à ses côtés cette semaine au club degolf Tiburon.
Il a plu en matinée jeudi, puis Thompson a inscrit cinq oiselets
à ses sept premiers trous. Elle a aussi terminé en force avec deux oiselets à ses deux derniers trous. Thompson, détentrice de 11 titres de la LPGA, a connu la meilleure ronde du jour, après avoir été incapable de respecter le couperet la semaine dernière à l’Omnium féminin des États-Unis.
« Je suis contente de mon approche pour chacun de mes coups, a dit Thompson. J’ai beaucoup travaillé sur cet aspect du jeu. »
La Danoise Nanna Koerstz Madsen a évité les bogueys lors d’une ronde de 66 et elle se retrouve seule au deuxième rang.
« J’avais des ennuis avec mes coups de départ avant le début du tournoi, et sur les verts aussi. C’est agréable de connaître une bonne ronde, a dit Koerstz Madsen. Je n’ai pas d’attente cette semaine. Je veux aller sur le parcours et jouer, puis on verra si le mental tient le coup. »
La championne en titre Sei Young Kim, de la Corée du Sud, suit à moins-5, en compagnie de l’Allemande Caroline Masson et de l’Américaine Megan Khang.
Brooke Henderson, de Smiths Falls, en Ontario, et Alena Sharp, de Hamilton, ont joué des rondes de 73 et elles se retrouvent à égalité au 45e rang.
Le Championnat CME du circuit de la LPGA a habituellement lieu vers la mi-novembre. La gagnante touchera une bourse de 1,1 million $ US, en baisse de 400 000 $ par rapport à l’an dernier. Il s’agira malgré tout de la bourse la plus importante remise cette saison au golf féminin.