Les coulisses du Masters : D.J. triomphe à Augusta avec une fiche record de -20

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Photo by Jamie Squire/Getty Images

En cette semaine du Tournoi des Maîtres, Golf Canada est ravie d’accueillir le chevronné chroniqueur sportif André Rousseau dans ses pages. Féru de golf et vétéran observateur de ce grand tournoi, il nous offre sa collaboration spéciale et ce, du premier coup de départ, jusqu’à la remise du veston vert!

Généralement, le tournoi des Maîtres se gagne sur le deuxième neuf le dimanche après-midi. Pas en automne et certainement pas en 2020, l’année de tous les malheurs.

Après avoir éprouvé quelques ennuis en début de ronde, DUSTIN JOHNSON s’est remis en marche et il a joué 68 pour gagner le Masters par 5 coups. Après son birdie au 13e trou, il a repris une avance insurmontable et c’en était fait de ses adversaires. Pour le suspense, on repassera!

«J’ai été nerveux toute la journée, a-t-il admis dans le Butler Cabin. C’est le tournoi que je voulais le plus gagner et c’est maintenant chose faite. Je vis comme dans un rêve. Tiger déposera le veston vert sur mes épaules et je serai «Master forever». Je suis content de partager ce moment avec mon frère Austin (son caddie), Paulina et toute la famille. C’est une journée que je n’oublierai jamais».

Imperturbable dans le feu de l’action, Johnson était visiblement très ému quand on lui a demandé d’expliquer sa victoire et ses états d’âme.

«J’ai grandi à une heure d’ici et je rêve depuis longtemps à ce moment, a-t-il ajouté un peu plus tard dans la salle d’entrevues. De le vivre avec mon frère comme caddie, c’est doublement plaisant. J’étais évidemment ravi de recevoir le «green jacket» des mains de Tiger, mais n’importe qui me l’aurait remis que j’aurais été heureux. Mon objectif est de gagner plusieurs autres tournois majeurs, mais je vais savourer ce moment avant de penser au troisième».

Johnson a gagné l’Open des États-Unis à Oakmont en 2016. Il a alors effacé un déficit de 4 coups en ronde finale pour devancer Shane Lowry. Par contre, il a encaissé 4 défaites majeures après avoir été en tête après 54 trous. Hier, il a démontré qu’il était capable de résister à la pression et de l’emporter. Il faut cependant préciser que les Smith, Im et Ancer ne sont pas de vieux routiers de la PGA. Une fois que D.J. a pris son erre d’aller, il n’y avait personne pour lui bloquer la route.

UN RECORD À AUGUSTA

Le golfeur de Columbia a complété le tournoi avec un pointage de 268, le meilleur de tous les temps à Augusta. L’ancienne marque (270) appartenait à Tiger et à Jordan Spieth. Sa marge victorieuse (5 coups) est aussi la plus grande depuis le triomphe de Tiger en 1997.

Johnson a commis seulement 4 bogeys durant la semaine, un autre record. À 36 ans, il remporte sa première victoire à Augusta au même âge que Sam Snead, Ben Hogan, Carey Middlecoff et Angel Cabrera.

AU 19e TROU

  • L’Australien CAMERON SMITH a non seulement mérité une égalité en deuxième place avec le Sud-Coréen SUNGJAE IM, mais il a aussi joué quatre rondes dans les 60. Ça ne s’était jamais vu à Augusta. Il faut cependant préciser que les verts détrempés ont aidé les champions de la PGA durant tout le tournoi.
  • RORY McILROY a réussi à se hisser au 5e rang avec une dernière ronde de 69. Il n’a commis que deux bogeys durant les trois dernières journées. Il faudrait juste lui faire comprendre que le tournoi commence le jeudi matin!
  • TIGER WOODS a vécu une aventure pénible au 12e trou, le fameux GOLDEN BELL. Il s’est fait sonner les cloches avec un score de 10, mais il ne s’est pas laissé abattre par ce «désastre». Il a réussi 5 oiselets sur les 6 trous suivants pour terminer la journée à 76.
  • BRYSON DeCHAMBEAU était peu loquace après une dernière ronde de 73. «Une semaine à oublier, a-t-il déclaré avant de prendre congé.
  • BARNHARD LANGER a terminé le tournoi à «moins 3». Extraordinaire pour un golfeur de 63 ans sur un parcours de presque 7500 verges.
  • COREY CONNERS a été le meilleur Canadien. Il a mérité une égalité en 10e place avec des rondes de 74-65-71-69. Bravo.
  • NICK TAYLOR a terminé 29e et MIKE WEIR 51e.

LES ÉCHOS DU VESTIAIRE

  • TIGER WOODS: «J’ai mal jugé le vent au 12e trou, puis j’ai commis une foule d’erreurs près de Rae’s Creek. Tu te sens très seul dans une telle situation. Au golf, il n’y a personne pour te venir en aide. Heureusement, je me suis ressaisi par la suite et j’ai bien terminé ma ronde. L’année qui s’achève n’en a pas été une comme les autres…. Plein de gens ont travaillé fort pour permettre la présentation du Masters au mois de novembre. Chapeau!…. Il y a des jours où mon corps ne répond pas aussi bien que par le passé. Il m’arrive aussi d’avoir plus de difficulté à me motiver…. D.J. est un athlète incroyable. Il réussit à garder son calme dans les moments difficiles. Il avait tout ce qu’il faut pour gagner ici».
  • COREY CONNERS: «Je suis fier d’avoir réussi à me classer parmi les 12 premiers. Je continue d’en apprendre à mon sujet et j’espère être en mesure de revenir souvent ici…. J’étais content de jouer avec Mike Weir, mon idole de jeunesse. Une expérience inoubliable».
  • JUSTIN THOMAS: «Certainement pas ma meilleure semaine. Au moins, cette 4e position est mon meilleur résultat à Augusta jusqu’ici. Je ne sais pas quand, mais je crois que je gagnerai ici un de ces quatre. Je suis à l’aise sur ce parcours. Il faut juste que j’exécute mieux mon travail… Je pense que les conditions de jeu seront très différentes le printemps prochain. Je préfère que les verts soient durs et rapides. J’aimerais que le prochain Masters commence demain matin!»
  • JON RAHM: «J’aurais dû faire mieux. J’ai hâte de finir l’année 2020 et de passer à une autre étape».
  • BROOKS KOEPKA: «Ce n’est certainement pas une 7e place qui va m’exciter le poil des jambes!»
  • DUSTIN JOHNSON: «J’ai commis deux bogeys en début de ronde (4e et 5e trou), mais j’ai réussi un très bon coup au 6e (un coup de fer 8 absolument parfait). Ce birdie m’a aidé à relaxer. Par la suite, j’ai beaucoup mieux joué. Mon bois-1 fonctionnait à merveille. J’ai pu sauver la normale au 11e, puis j’ai réussi un autre par au 12e. Je savais alors que j’étais sur la bonne voie».
  • MIKE WEIR: «Je suis très content de mon jeu cette semaine, mais pas mon rendement autour des verts. Je suis fier de mes compatriotes (Conners et Taylor. Je m’attends à ce que Mackenzie Hughes soit avec nous le printemps prochain. J’irai faire du ski en Utah, puis je me préparerai pour la prochaine saison».
  • Merci de m’avoir suivi durant toute la durée du tournoi.

 

L’Américain Dustin Johnson remporte le Tournoi des Maîtres par cinq coups; Conners É10

Corey Conners
Jamie Squire/Getty Images

AUGUSTA, Ga. — Rien n’est jamais facile pour Dustin Johnson lors de tournois majeurs, sauf lorsqu’est venu le moment de glisser ses bras dans les manches du Veston vert, dimanche.

Johnson a surmonté un chancelant début de journée, qui n’a pas été sans rappeler ces tournois du Grand Chelem du golf qu’il a laissé filer dans le passé. Il a transformé ce départ en prestation impeccable, s’assurant au passage que ce Tournoi des Maîtres unique, disputé en l’absence de spectateurs, serait aussi dépourvu de toute trame dramatique.

Ce n’est jamais venu près.

Johnson a calé un roulé de quelques centimètres pour une normale au 18 trou, pour une ronde finale de 68, quatre coups sous la normale. Sa fiche cumulative de 268, 20 coups sous le par, lui a permis de battre par deux coups le record établi par Tiger Woods en 1997 et égalé par Jordan Spieth en 2015.

L’écart de cinq coups avec lequel il a signé ce triomphe est le plus imposant depuis que Woods a battu son plus proche rival par 12 coups, en 1997.

Tout ce qu’il manquait, ce sont les acclamations de spectateurs pour chacun de ses roulés importants en début de journée, et pour les oiselets qu’il a inscrits sur le neuf de retour qui ont contribué à sceller l’issue du tournoi.

« J’ai encore l’impression que c’est un rêve », a déclaré Johnson.

« Quand vous êtes jeune, vous rêvez de gagner le Tournoi des Maîtres, de voir Tiger vous enfiler le Veston vert. Je suis ici et quelle sensation extraordinaire! Je ne pourrais pas être plus excité. »

L’Ontarien Corey Conners a terminé à égalité au 10 rang après une ronde finale de 69 et un score cumulatif de 279, neuf coups sous la normale.

Le golfeur de 28 ans avait écrit une page d’histoire lors du deuxième parcours en signant une carte de 65, le meilleur score jamais réalisé par un Canadien au Augusta National.

Nick Taylor, de la Colombie-Britannique, s’est classé 29 tandis que Mike Weir, vainqueur du tournoi en 2003, a complété le tournoi au 51 rang.

Déplacé d’avril à novembre à cause de la pandémie de la COVID-19, le Tournoi des Maîtres a dû se passer de spectateurs pour la première fois de son histoire. Malgré cela, alors qu’il complétait le 18 trou, Johnson a eu droit à un accueil chaleureux de la part de membres du club et de leurs épouses, de sa conjointe Paulina Gretzky et de quelques anciens champions.

Vêtu du veston commémorant l’un de ses triomphes, Bubba Watson, deux fois vainqueur à Augusta, était sur place pour le féliciter.

« J’ai toujours rêvé d’en avoir un », lui a dit Johnson en passant près de lui au moment où il se dirigeait vers l’endroit désigné pour signer sa carte.

« Maintenant, j’en ai un. »

L’avance de quatre coups que détenait Johnson avait été réduite à un seul après cinq trous, avant que l’Américain ne reprenne le contrôle du tournoi.

Cameron Smith et Sungjae Im ont tous deux joué 69 et ont été les deux seuls golfeurs qui ont eu la moindre chance de le rattraper.

Dustin Johnson s’échappe lors de la troisième ronde au Tournoi des Maîtres; Conners É15

Corey Conners
Rob Carr/Getty Images

AUGUSTA, Ga. — Même sans spectateurs en novembre, le Tournoi des Maîtres a tenu les amateurs en haleine avec 10 joueurs séparés par un coup au début du week-end.

Puis Dustin Johnson a transformé le tournoi en l’affaire d’un seul golfeur.

Johnson a fait honneur à son rang de golfeur no 1 au monde, samedi, se détachant d’une quintuple égalité en tête en jouant moins-4 sur les quatre premiers trous de la troisième ronde. Il a finalement inscrit un score de 65 (moins-7) pour égaler un record du Tournoi des Maîtres après 54 trous.

De plus, Johnson possède une avance de quatre coups au sommet du tableau des meneurs.

Dimanche, Johnson en sera à sa cinquième occasion à commencer la ronde finale d’un tournoi majeur au moins à égalité en tête. Son seul titre majeur a été acquis à l’Omnium des États-Unis en 2016, quand il était venu de l’arrière.

Il a échappé récemment échappé une avance d’un coup en tête au Championnat de la PGA, cet été. Il avait alors joué 68 en ronde finale et rendu les armes devant Collin Morikawa, qui avait joué 64.

Johnson a évité les bogueys lors de la troisième ronde, samedi, et il se retrouve à moins-16. Cela égale le record établi par Jordan Spieth en 2015, en route vers une victoire du Texan par quatre coups devant Justin Rose et Phil Mickelson.

Parmi les joueurs à la poursuite de Johnson, on retrouve deux recrues au Tournoi des Maîtres.

Le Sud-Coréen Sungjae Im a inscrit un oiselet à son dernier trou pour un score de 68. Le Mexicain Abraham Ancer a inscrit une normale au 18e et a remis une carte de 69. Ils se retrouvent à moins-12, en compagnie de l’Australien Cameron Smith.

Smith a commencé la troisième ronde avec 12 normales consécutives. Il a ensuite réussi trois oiselets d’affilée et a bouclé sa ronde en 69 coups.

L’Américain Justin Thomas et l’Espagnol Jon Rahm se sont sortis de la course. Rahm a commis un double boguey au huitième trou après avoir envoyé sa balle dans les buissons, tandis que Thomas a envoyé sa balle à l’eau au 15e et a commis un boguey.

Les deux ont aussi inscrit des bogueys au 18e. Thomas a remis une carte de 71 et Rahm, de 72.

« Plutôt terrible », a répondu Rahm quand il a été invité à décrire sa journée.

Le champion en titre Tiger Woods sera en action dimanche, avant de remettre le veston vert au vainqueur.

Woods se retrouvait à moins-4 après 10 trous cette semaine, mais il a gagné un seul coup par rapport à la normale à ses 44 trous suivants. Il a inscrit des scores de 71 et 72 lors des deuxième et troisième rondes et accuse un retard de 11 coups sur Johnson.

Corey Conners, de Listowel, en Ontario, a inscrit un pointage de 71 et il se retrouve à égalité au 15e rang à moins-6. Nick Taylor, d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, a joué 69 pour grimper à égalité au 29e rang à moins-3. Mike Weir, de Brights Grove, en Ontario, suit à moins-2 à égalité au 36e rang à la suite d’une ronde de 71.

Congestion au sommet du Masters

Masters
(Peter Dazeley/Getty Images)

Pour une deuxième journée consécutive, les meilleurs golfeurs de la planète ont profité de conditions idéales et ils se sont pas gênés pour attaquer les fanions du club Augusta National.

À cause du retard causé la veille, un certain nombre de joueurs n’ont pu compléter la deuxième ronde, mais une chose est certaine: il y a congestion au sommet et la lutte sera féroce en fin de semaine.

JUSTIN THOMAS partage le premier rang avec Abraham Ancer, Cameron Smith et Dustin Johnson. Ils sont tous à «moins 9». Cependant l’écart est de seulement 4 coups entre les 19 premiers au classement. Dans le groupe des poursuivants, il y a JON RAHM, Justin Rose et Tommy Fleetwood.

COREY CONNERS est le meilleur Canadien à «moins 3», mais il n’a pas encore complété son deuxième parcours. NICK TAYLOR joue la normale tandis que MIKE WEIR et ADAM HADWIN sont menacés de rater la coupure.

AU 19e TROU

  • BRYSON DeCHAMBEAU a joué de malchance quand il a perdu sa balle sur son coup de départ au 3e trou. Il a dû retourner en-arrière et il a fini par commettre un TRIPLE-BOGEY qui lui a fait très mal.
  • DUSTIN JOHNSON joue mieux que jamais et il aime ses chances de l’emporter. Le COLOSSE DE COLUMBIA affiche une belle patience et beaucoup de talent autour des verts.
  • ANDY OGLETREE, champion amateur des États-Unis, a réalisé un rêve en jouant les deux premières rondes avec son idole d’enfance TIGER WOODS.
  • Grâce à un DRÔNE qui se promène un peu partout, on peut voir des IMAGES INÉDITES du club Augusta National.
  • RORY McILROY a beaucoup mieux joué (66), mais son 75 de la veille pourrait le hanter d’ici la fin du tournoi.
  • Aucun joueur n’a réussi à devancer le peloton de tête pour se sauver avec la victoire depuis que JACK NICKLAUS a réussi l’exploit en 1986.
  • SANDY LYLE, champion en 1988, a fait jaser avec ses BRETELLES aux couleurs du Masters.
  • Il fallait que BOBBY JONES et l’architecte ALISTER MacKENZIE soient des génies du golf pour bâtir un tel parcours au début des années 1930.
  • BROOKS KOEPKA n’a pas raté la coupure à ses 23 derniers tournois majeurs.
  • À plus tard.

Dustin Johnson et Justin Thomas parmi les meneurs au Tournoi des Maîtres; Conners É27

Corey Conners
Rob Carr/Getty Images

AUGUSTA, Ga. — Une longue journée malgré la courte période d’ensoleillement en novembre n’a pas permis de confirmer quoi que ce soit au Tournoi des Maîtres, vendredi, sauf que Dustin Johnson joue comme le golfeur no 1 au monde et que Justin Thomas a enfin compris comment jouer à l’Augusta National.

Johnson et Thomas étaient deux des quatre golfeurs se partageant le premier rang lorsque la deuxième ronde a été interrompue en raison de la noirceur — le résultat du fait qu’un orage avait retardé le jeu pendant trois heures la veille.

Parmi ceux qui n’ont pas complété la deuxième ronde, il y a Tiger Woods, coincé au neutre lors d’une journée où les verts ont légèrement accéléré et le vent a secoué légèrement les feuilles. Bryson DeChambeau était en danger de ne pas se qualifier pour les rondes du week-end après avoir perdu une balle, ce qui a mené à un triple boguey.

Ce que l’on a appris lors des deux premiers jours du Tournoi des Maîtres, c’est que le parcours n’est pas tout à fait comme au printemps, quand l’événement a habituellement lieu.

Le Mexicain Abraham Ancer, l’un des 26 golfeurs à sa première participation au Tournoi des Maîtres, a réussi six oiselets lors d’une ronde de 67 (moins-5) pour rejoindre Johnson (70) et Thomas (69) parmi le groupe de tête à moins-9. L’Australien Cameron Smith se retrouvait aussi à moins-9 après avoir inscrit un aigle et trois oiselets de suite à ses quatre derniers trous lors d’une ronde de 68.

Le Sud-Coréen Sungjae Im (70), une autre recrue, faisait partie du groupe à un coup de la tête, tout comme l’Américain Patrick Cantlay (66), qui a été dans la course pour le veston vert en 2019.

« Aussi étrange que ça puisse paraître, il faut vraiment oublier ses expériences passées cette semaine, a déclaré Thomas. Si vous vous fiez trop à ce que vous avez appris de ce parcours par le passé, ça peut jouer contre vous. Mais en bout de ligne, le parcours est plus mou et il est plus facile d’obtenir de bons scores. »

Thomas l’a démontré vendredi matin, quand il était l’un des 44 golfeurs devant terminer sa première ronde. Thomas était loin à la gauche du 15e vert, devant tenter un coup pratiquement impossible dans des circonstances normales. Cette fois, il y est allé d’une approche basse qui a mordu sur le vert et sa balle s’est immobilisée suffisamment près de la coupe pour enchaîner avec un oiselet facile.

« Je devais avoir confiance que l’effet rétro allait freiner la balle, a dit Thomas. Les balles laissent des marques un peu partout. »

Johnson a été l’un des trois golfeurs à terminer à un coup de Woods au Tournoi des Maîtres l’an dernier et il a semblé trouver son erre d’allée avec quatre oiselets sur le deuxième neuf pour un score de 65 en matinée. Il partageait alors la tête après 18 trous avec Dylan Frittelli et Paul Casey.

Johnson est vite devenu le premier golfeur à atteindre moins-10 cette semaine avec trois oiselets autour de l’Amen Corner. Il a toutefois enchaîné avec un boguey au 14e, après que sa balle se soit entachée avec de la boue — ce qui n’est pas inhabituel cette semaine.

Au 15e, son coup de fer-3 a été ralenti par une bourrasque et ce fut suffisant pour que sa balle s’arrête sur l’avant du vert avant de rouler jusque dans l’eau. Cela a aussi mené à un boguey.

Johnson s’est racheté avec 11 normales consécutives, puis a terminé sa journée avec un oiselet au neuvième trou.

Après un début de tournoi sous la pluie, les prévisions sont plus clémentes ce week-end.

« Je pense que le terrain peut se raffermir un peu, mais ce sera difficile, a dit Johnson. Je pense qu’il va rester suffisamment mou pour jouer du golf agressif et continuer à jouer comme je le fais. J’aime comment je joue. J’aime mes chances. »

Le Japonais Hideki Matsuyama et l’Espagnol Jon Rahm étaient aussi

à moins-8 quand le jeu a été interrompu, mais ils devront revenir tôt samedi pour compléter leur deuxième ronde. Woods se retrouvait à égalité au 22e rang à moins-4 avec huit trous à jouer quand il a quitté le parcours vendredi.

Corey Conners, de Listowel, en Ontario, était dans le groupe suivant à moins-3 avec deux trous à jouer. Nick Taylor, d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, se retrouvait à égalité à la normale après une ronde de 72. Mike Weir, de Brights Grove, en Ontario, et Adam Hadwin, d’Abbotsford, étaient en danger de ne pas se qualifier pour les deux dernières rondes, respectivement à plus-1 et plus-2, avec neuf et cinq trous à jouer.

Trou d’un coup et Albatros par le même joueur à Beaconsfield !

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On entend souvent dire que le golf en novembre c’est bon pour «prendre de l’air». Ce n’était pas le cas de Matthew Brues au club Beaconsfield le 6 novembre.

L’étudiant de McGill s’est offert tout un cadeau style Le livre des records Guinness pour son 21e anniversaire les jours suivants lors de la Classique de l’automne.

Dans un exploit tenant du jamais vu à Beaconsfield pourtant centenaire et partout ailleurs de fait, le gaucher y est allé d’un trou d’un coup au 15e avant d’enchaîner avec un albatros au 18e.

Probabilités défiées

Au 15e, Brues a frappé un fer numéro huit sur la distance de 175 verges avant de suivre au 18e avec un fer numéro six aidé par le vent sur la distance de 195 verges.

Bien sûr que c’est énormément d’émotions pour le franc-tireur Matthew Brues en moins d’une heure.

Journaliste à The Gazette, John Meagher a effectué la recherche. Les probabilités de réussir un trou d’un coup sont d’une sur 12 000 et un albatros d’une sur six millions tellement c’est encore plus rarissime.

Imaginez donc maintenant la sensation d’accomplir les deux cela en moins d’une heure!

Jonathan Moreau passe de Chicoutimi à Rimouski (Bic) 

L’automne demeure exceptionnellement chaud dans le domaine de l’emploi à la PGA du Québec.

Le plus récent changement concerne Jonathan Moreau, lequel quitte après neuf ans le poste de professionnel de Chicoutimi pour devenir pro-directeur général au club Bic à Rimouski.

C’était depuis 2012, donc neuf ans, que Moreau était à la barre à Chicoutimi, où il a fait sa marque avec son enseignement notamment auprès des juniors dans l’ensemble de la région avec le programme golf-études et sa boutique en ligne Horizon.

Dans une entrevue accordée à Dave Ainsley, du Quotidien, Jonathan Moreau s’est montré très reconnaissant pour les années passées au Saguenay.

Au Bic, Moreau succède à Michel Blier parti à la Vallée du Richelieu.

«La décision n’a pas été facile. Je n’étais pas certain (de vouloir partir) au début. Les entretiens m’ont convaincus. J’ai aimé mon expérience. On ne sait jamais ce qui peut survenir», de déclarer Moreau qui avait avisé  la direction de Chicoutimi de sa démarche.

Il offre son aide pour trouver un remplaçant.

Il s’agit d’un retour dans sa région natale du Bas du fleuve pour Jonathan Moreau, celui-ci étant de Matane et sa conjointe demeure à Rimouski, ce qui devient un transfert naturel.

Autres infos…

Le prolongement de contrat Carl Bouchard à la direction générale de Chicoutimi est toutefois confirmé.

Dans les autres déménagements. Rémi Bouchard a pris la direction de Laval-sur-le-Lac, Jim Vandette, de Kanawaki et Steve Deschênes, de Summerlea.

Pinegrove et maintenant Chicoutimi ont des postes à combler. Continuez de nous suivre. Un club très majeur de Montréal s’ajoutera à la liste bientôt.

Parties de dards à Augusta

Nick Taylor
Nick Taylor (Photo by Jamie Squire/Getty Images)

En cette semaine du Tournoi des Maîtres, Golf Canada est ravie d’accueillir le chevronné chroniqueur sportif André Rousseau dans ses pages. Féru de golf et vétéran observateur de ce grand tournoi, il nous offre sa collaboration spéciale et ce, du premier coup de départ, jusqu’à la remise du veston vert!

Sans fleurs et sans spectateurs, les magiciens de la PGA ont profité des verts détrempés pour jouer une partie de dards en première ronde du 84e tournoi des Maîtres.

Les bons coups fusaient de partout, si bien qu’on a eu droit à une avalanche d’oiselets et d’aigles sur les terres de Bobby Jones.

Le vétéran PAUL CASEY a pris la tête avec une excellente ronde 65. C’est 16 coups de mieux que ce qu’il avait fait en premier parcours l’an passé!

Casey détient deux coups d’avance sur WEBB SIMPSON et XANDER SCHAUFFELE, mais il y a plein d’autres joueurs sous la normale, dont TIGER WOODS qui a joué 68 les yeux fermés. On ne se souvient pas d’avoir vu Tiger aussi souriant et détendu sur un terrain de golf. Faut croire qu’il n’a rien à perdre cette semaine.

Plusieurs joueurs n’ont pu compléter la première ronde à cause du retard causé par la pluie, jeudi matin. Ils seront de retour sur le terrain de bonne heure vendredi.

EN BREF

  • BRYSON DeCHAMBEAU, le golfeur au physique de lutteur olympique, a connu un début de tournoi très difficile. Il a même commis un double-bogey au 13e trou, une normale 5 des plus faciles. Il a cependant réussi à sauver les meubles, terminant sa journée de travail avec un 70.
  • Il faisait presque noir lorsque JACK NICKLAUS et GARY PLAYER ont participé à la cérémonie protocolaire, jeudi matin. Quand on a demandé à Nicklaus s’il avait un conseil à donner à DONALD TRUMP suite à sa défaite aux mains de JOE BIDEN, il a répondu: «Je pense que j’ai déjà assez parlé. En outre, je ne crois pas que le club AUGUSTA NATIONAL soit le bon endroit pour faire de la politique!» Une telle réponse de sa part était prévisible.
  • MIKE WEIR, champion en 2003, a bien fait avec un 71. C’est 3 coups de mieux que COREY CONNERS et ADAM HADWIN. NICK TAYLOR, le 4e Canadien dans le tournoi, était à «moins 1» au 13e trou lorque la sirène s’est fait entendre.
  • JUSTIN THOMAS a amorcé le tournoi avec 4 oiselets sur les cinq premiers trous. Il est à «moins 5» après 10 trous. ADAM SCOTT, Justin Rose et Tony Finau sont aussi «dans la parade».
  • RORY McILROY a du mal à se mettre en marche. Rien de nouveau dans son cas. Il en va de même pour BROOKS KOEPKA qui a été ennuyé par les blessures cette année.
  • MATTHEW WOLFF est un joueur à surveiller. Il n’a pas encore commis un seul bogey et il affiche une belle confiance en ses moyens.
  • «On s’ennuie des spectateurs, a dit CURTIS STRANGE. L’ambiance n’est pas la même sans leurs encouragements et leurs cris de joie».
  • LEE WESTWOOD a fort bien joué en première ronde (68). On a hâte de voir s’il tiendra le coup pendant 4 jours.
  • LARRY MIZE, âgé de 62 ans, s’est distingué de belle façon avec un 70.

Pétition de 300 000 noms pour rouvrir les parcours en Angleterre

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Matthew Fitzpatrick (Ross Kinnaird/Getty Images)

Vous avez profité des records de température pour jouer au golf en novembre pour la première fois, la neige ayant été hâtive les trois années précédentes? Si oui, sachez que vous avez fait des envieux ailleurs.

C’est le cas en Angleterre où, confinement oblige, tous les parcours sont fermés et le resteront.

La décision vient de haut. De très haut. Elle est du Premier ministre Boris Johnson. Elle remonte au 5 novembre.

L’Union anglaise respecte l’ordre ce qui n’empêche surtout pas la mise en circulation d’une pétition pour rouvrir les terrains.

Le nombre de signatures approche les 300 000 et ce n’est pas fini, la fermeture demeurant en vigueur jusqu’au 2 décembre au moins.

Premiers dégâts 

Le golf est terminé dans l’Ouest canadien. Pas le choix. La Saskatchewan a reçu jusqu’à 45 centimètres de neige d’un coup.

À Saskatoon, le GolfDome, qui fait 33 500 pieds carrés et 37 places de frappe, s’est écroulé sous le poids.

Laurent Desmarchais confirmé par Golf World

Golf World publie la liste des principales recrues qui vont joindre les rangs de la NCAA et Laurent Desmarchais est du nombre.

Desmarchais, un talent de la Vallée du Richelieu, membre d’Équipe Canada, est confirmé boursier à l’Université du Tennessee.

 

 

 

 

 

 

 

 

Monsieur DeChambeau fait jaser ses adversaires

Bryson DeChambeau
Bryson Dechambeau (Mike Ehrmann/Getty Images)

En cette semaine du Tournoi des Maîtres, Golf Canada est ravie d’accueillir le chevronné chroniqueur sportif André Rousseau dans ses pages. Féru de golf et vétéran observateur de ce grand tournoi, il nous offre sa collaboration spéciale et ce, du premier coup de départ, jusqu’à la remise du veston vert!

Ses coups de canon sont le sujet de l’heure à Augusta

Un nom est sur toutes les lèvres à Augusta depuis le début de la semaine: BRYSON DeCHAMBEAU, champion en titre du U.S. Open.

Avec son physique de lutteur olympique, son cerveau de physicien et sa facilité d’élocution, le golfeur de 27 ans ne laisse personne indifférent. La conquête de son premier titre majeur lui procure également un respect qu’il n’avait pas auparavant.

«J’aime et j’apprécie toute l’attention que je reçois du public et des médias, dit-il avant la présentation du 84e tournoi des Maîtres. Je ne penserai jamais que je suis meilleur que les autres. Il y a ici plein de virtuoses du golf, des gars parfaitement capables de me battre. Je vais donner tout ce que j’ai et on verra le résultat. Si je rate la coupure ou si je finis bon dernier, j’accepterai mon sort avec grâce et je reviendrai l’an prochain avec la ferme intention de faire mieux».

Durant la dernière année, DeChambeau a travaillé très fort pour ajouter 40 livres de muscles à sa charpente et augmenter la rapidité de son élan. «J’ai pris cette décision après avoir été victime d’une blessure au dos, précise-t-il. Je me suis dit qu’il fallait que j’apporte une attention spéciale à mon corps. Il y a toute une équipe pour me seconder dans mes efforts. Je dois y mettre beaucoup de temps et passer deux ou trois heures par jour au gymnase. Le principe de base, c’est d’essayer de faire mieux à chaque jour. C’est très exigeant. Je pense que ma victoire à Winged Foot en a persuadé plusieurs sur ma façon de voir les choses».

DeChambeau dit vouloir participer à l’avancement du golf et susciter de l’intérêt parmi les amateurs de golf. Il a déjà réussi.

Un peu comme Tiger

DeChambeau frappe souvent la balle à plus de 360 verges. À cause de la puissance de ses coups de départ, il peut quasiment «déchirer» le parcours d’Augusta, un peu comme l’a fait TIGER WOODS à la fin des années 1990. On se souviendra que les dirigeants du club avaient décidé d’allonger le parcours de 500 verges après avoir vu Tiger l’emporter par 12 coups en 1997. Il avait presque toujours un wedge entre les mains…

DeChambeau frappe tellement loin qu’il peut atteindre le vert du 3e trou avec son bois-1. Le trou mesure 350 verges en pente ascendante. Il peut aussi s’approcher du vert sur plusieurs normales 4. Au deuxième trou, une normale 5 de 575 verges, il peut viser la cible avec son fer 7 après un véritable coup de canon sur une allée en pente descendante. Et ainsi de suite… Ce qui est formidable, c’est qu’il réussit à frapper loin et en ligne droite.

DeChambeau a été champion de la NCAA et champion amateur des États-Unis en 2015. L’année suivante, il a été invité à participer au Masters. «La plus belle semaine de toute ma vie, dit-il. J’ai vécu l’expérience du Crow’s Nest (lieu de résidence des joueurs amateurs) et me frotter une première fois aux champions de la PGA. Je voulais m’imposer sur-le-champ, mais je n’étais pas prêt à le faire. Cinq ans plus tard, l’histoire est différente».

Il est conscient du fait qu’il n’aura pas la tâche facile même s’il frappe ses Bridgestone à perte de vue. «Ici, il faut exceller sur les coups d’approche et bien lire les verts. Je travaille là-dessus depuis le début de la semaine», conclut-il.

Louangé par Mickelson

Quand on a demandé à JUSTIN THOMAS ce qu’il pensait de DeChambeau et de ses idées avant-gardistes, il a répondu: «J’aimerais frapper aussi loin que lui et utiliser plus souvent mon wedge pour atteindre le vert, mais il est hors de question que je pèse 240 livres! Ce n’est pas réaliste pour un joueur de mon gabarit. Je ne pourrais pas ajouter 40 ou 50 livres et mieux jouer. Je me débrouille très bien avec mon bois-1 et je suis capable de m’imposer contre n’importe quel golfeur. À cela, j’ajouterai que nous sommes très chanceux d’être ici cette semaine pour participer au Masters».

PHIL MICKELSON, un des plus longs cogneurs de la PGA, a ajouté: «La technologie nouvelle a forcé la majorité des joueurs à modifier leur approche, moi le premier. Il y a aussi les conditions de jeu qui ont changé durant les 20 ou 25 dernières années. Personnellement, j’applaudis ce que fait Bryson DeChambeau. Il est un atout pour notre sport. Il a trimé dur pour être plus fort et frapper plus loin. Il est dédié à son métier et il en a déjà retiré des dividendes».

Trios à surveiller

Le tournoi des Maîtres commencera dès 7h. jeudi matin avec des départs simultanés au premier et au 10e trou pour réduire le temps de jeu (automne oblige). Voici les trios à surveiller durant les deux premières rondes:

  • TIGER WOODS (champion en titre) jouera avec SHANE LOWRY et le jeune ANDY OGLETREE, champion amateur des États-Unis.
  • JUSTIN THOMAS et BROOKS KOEPKA formeront un trio avec MATTHEW FITZPATRICK.
  • DUSTIN JOHNSON et RORY McILROY joueront avec PATRICK CANTLAY.
  • BRYSON DeCHAMBEAU sera jumelé à JON RAHM et LOUIS OOSTHUIZEN.
  • PATRICK REED jouera avec PAUL CASEY et le grand TONY FINAU.
  • JUSTIN ROSE avec Zach Johnson et Cameron Champ.
  • ADAM SCOTT avec Collin Morikawa et Tyrrell Hatton.
  • MATT KUCHAR avec Lee Westwood et Kevin Na.
  • TOMMY FLEETWOOD avec Bubba Watson et Matthew Wolff.

Chez les plus vieux, il y a FRED COUPLES, Bernhard Langer, Larry Mize et Jose Maria Olazabal.

 

Malgré les circonstances, la fébrilité règne à l’aube du Tournoi des Maîtres

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(Photo de Rob Carr/Getty Images)

AUGUSTA, Ga. — Cela fait huit mois qu’Augusta National a reporté le Tournoi des maîtres, en raison de la pandémie, et sept mois depuis que le club a ciblé la mi-novembre comme meilleur temps pour jouer, dans les circonstances.

« J’espère que le contexte entourant le virus va s’améliorer mais avril est dans moins de cinq mois, alors rien n’est sûr, a dit le chef de la direction du tournoi, Fred Ridley.

« Nous restons optimistes que les conditions en avril vont davantage s’approcher de la normale. »

Peu de choses sont normales à la 84e édition du tournoi. L’une d’elles: des départs à la fois aux premier et 10e trous, en lever de rideau – du jamais vu un jeudi matin, à Augusta.

Mardi, Jon Rahm a signé un trou d’un coup au 16e. Il a levé les bras au ciel mais autour de lui, c’était surtout le silence.

« Imaginez les acclamations de la foule en temps normal, a dit Rory McIlroy, en référence à l’absence de spectateurs.

« C’est différent, mais je pense qu’il faut apprécier le fait que nous soyons ici et sur le point de jouer, tout simplement. C’est déjà quelque chose de vraiment bien. »

À l’exception de la Deuxième guerre mondiale et de 1971, le Tournoi des maîtres a toujours été le premier tournoi majeur de l’année. Un rite du printemps, d’azalées et de la quête du veston vert.

Pour plusieurs, c’est normalement le coup d’envoi de la saison de golf – comme joueur ou comme fervent de ce sport.

Le Tournoi des maîtres a une aura particulière, étant disputé au même endroit à chaque année. La magie du tournoi génère à elle seule du suspense.

« Tous les Tournois des maîtres que j’ai suivis au fil des ans en Irlande, la saison commence avec le week-end du Masters, a dit le champion en titre de l’Omnium britannique, Shane Lowry. On dépoussière les bâtons et on se lance. C’est quand la météo passe de 6 à 12 degrés Celsius et qu’il pleut mais seulement un peu, pas des tonnes. »

Le golf a dû se mettre en pause pour trois mois à compter de la mi-mars. L’Omnium britannique a été annulé. Le golf a repris en juin, avec un horaire accéléré et des risques au niveau de la santé, vu les déplacements.

« Quand ils ont annulé l’Omnium britannique, je doutais sérieusement qu’il y aurait un Tournoi des maîtres en 2020, a dit McIlroy.

« Ce n’était pas évident pour le R&A. S’ils repoussaient, la lumière du jour au Royaume-Uni ne permet pas de faire jouer 156 golfeurs. L’une des choses qui est bien avec le Masters, c’est que nous sommes en nombre restreint. »

Un total de 15 joueurs ont été déclarés positifs au coronavirus incluant Dustin Johnson, classé numéro 1 au monde.

Un joueur a dû rater le Championnat de la PGA en août. Deux ont dû délaisser l’Omnium des Étas-Unis en septembre et deux autres dont Sergio Garcia, qui a triomphé à Augusta en 2017, ont reçu des tests positfs avant le Masters.

Le golf a quand même continué. La ligne d’arrivée approche et l’anticipation grandit. Le parcours a la même allure que d’habitude, sauf pour la couleur des feuilles.

« Ils ont fait un super travail pour ce qui est de présenter un terrain similaire à ce que nous connaissons », a mentionné Webb Simpson.