Dustin Johnson et Justin Thomas parmi les meneurs au Tournoi des Maîtres; Conners É27

Corey Conners
Rob Carr/Getty Images

AUGUSTA, Ga. — Une longue journée malgré la courte période d’ensoleillement en novembre n’a pas permis de confirmer quoi que ce soit au Tournoi des Maîtres, vendredi, sauf que Dustin Johnson joue comme le golfeur no 1 au monde et que Justin Thomas a enfin compris comment jouer à l’Augusta National.

Johnson et Thomas étaient deux des quatre golfeurs se partageant le premier rang lorsque la deuxième ronde a été interrompue en raison de la noirceur — le résultat du fait qu’un orage avait retardé le jeu pendant trois heures la veille.

Parmi ceux qui n’ont pas complété la deuxième ronde, il y a Tiger Woods, coincé au neutre lors d’une journée où les verts ont légèrement accéléré et le vent a secoué légèrement les feuilles. Bryson DeChambeau était en danger de ne pas se qualifier pour les rondes du week-end après avoir perdu une balle, ce qui a mené à un triple boguey.

Ce que l’on a appris lors des deux premiers jours du Tournoi des Maîtres, c’est que le parcours n’est pas tout à fait comme au printemps, quand l’événement a habituellement lieu.

Le Mexicain Abraham Ancer, l’un des 26 golfeurs à sa première participation au Tournoi des Maîtres, a réussi six oiselets lors d’une ronde de 67 (moins-5) pour rejoindre Johnson (70) et Thomas (69) parmi le groupe de tête à moins-9. L’Australien Cameron Smith se retrouvait aussi à moins-9 après avoir inscrit un aigle et trois oiselets de suite à ses quatre derniers trous lors d’une ronde de 68.

Le Sud-Coréen Sungjae Im (70), une autre recrue, faisait partie du groupe à un coup de la tête, tout comme l’Américain Patrick Cantlay (66), qui a été dans la course pour le veston vert en 2019.

« Aussi étrange que ça puisse paraître, il faut vraiment oublier ses expériences passées cette semaine, a déclaré Thomas. Si vous vous fiez trop à ce que vous avez appris de ce parcours par le passé, ça peut jouer contre vous. Mais en bout de ligne, le parcours est plus mou et il est plus facile d’obtenir de bons scores. »

Thomas l’a démontré vendredi matin, quand il était l’un des 44 golfeurs devant terminer sa première ronde. Thomas était loin à la gauche du 15e vert, devant tenter un coup pratiquement impossible dans des circonstances normales. Cette fois, il y est allé d’une approche basse qui a mordu sur le vert et sa balle s’est immobilisée suffisamment près de la coupe pour enchaîner avec un oiselet facile.

« Je devais avoir confiance que l’effet rétro allait freiner la balle, a dit Thomas. Les balles laissent des marques un peu partout. »

Johnson a été l’un des trois golfeurs à terminer à un coup de Woods au Tournoi des Maîtres l’an dernier et il a semblé trouver son erre d’allée avec quatre oiselets sur le deuxième neuf pour un score de 65 en matinée. Il partageait alors la tête après 18 trous avec Dylan Frittelli et Paul Casey.

Johnson est vite devenu le premier golfeur à atteindre moins-10 cette semaine avec trois oiselets autour de l’Amen Corner. Il a toutefois enchaîné avec un boguey au 14e, après que sa balle se soit entachée avec de la boue — ce qui n’est pas inhabituel cette semaine.

Au 15e, son coup de fer-3 a été ralenti par une bourrasque et ce fut suffisant pour que sa balle s’arrête sur l’avant du vert avant de rouler jusque dans l’eau. Cela a aussi mené à un boguey.

Johnson s’est racheté avec 11 normales consécutives, puis a terminé sa journée avec un oiselet au neuvième trou.

Après un début de tournoi sous la pluie, les prévisions sont plus clémentes ce week-end.

« Je pense que le terrain peut se raffermir un peu, mais ce sera difficile, a dit Johnson. Je pense qu’il va rester suffisamment mou pour jouer du golf agressif et continuer à jouer comme je le fais. J’aime comment je joue. J’aime mes chances. »

Le Japonais Hideki Matsuyama et l’Espagnol Jon Rahm étaient aussi

à moins-8 quand le jeu a été interrompu, mais ils devront revenir tôt samedi pour compléter leur deuxième ronde. Woods se retrouvait à égalité au 22e rang à moins-4 avec huit trous à jouer quand il a quitté le parcours vendredi.

Corey Conners, de Listowel, en Ontario, était dans le groupe suivant à moins-3 avec deux trous à jouer. Nick Taylor, d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, se retrouvait à égalité à la normale après une ronde de 72. Mike Weir, de Brights Grove, en Ontario, et Adam Hadwin, d’Abbotsford, étaient en danger de ne pas se qualifier pour les deux dernières rondes, respectivement à plus-1 et plus-2, avec neuf et cinq trous à jouer.

Trou d’un coup et Albatros par le même joueur à Beaconsfield !

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On entend souvent dire que le golf en novembre c’est bon pour «prendre de l’air». Ce n’était pas le cas de Matthew Brues au club Beaconsfield le 6 novembre.

L’étudiant de McGill s’est offert tout un cadeau style Le livre des records Guinness pour son 21e anniversaire les jours suivants lors de la Classique de l’automne.

Dans un exploit tenant du jamais vu à Beaconsfield pourtant centenaire et partout ailleurs de fait, le gaucher y est allé d’un trou d’un coup au 15e avant d’enchaîner avec un albatros au 18e.

Probabilités défiées

Au 15e, Brues a frappé un fer numéro huit sur la distance de 175 verges avant de suivre au 18e avec un fer numéro six aidé par le vent sur la distance de 195 verges.

Bien sûr que c’est énormément d’émotions pour le franc-tireur Matthew Brues en moins d’une heure.

Journaliste à The Gazette, John Meagher a effectué la recherche. Les probabilités de réussir un trou d’un coup sont d’une sur 12 000 et un albatros d’une sur six millions tellement c’est encore plus rarissime.

Imaginez donc maintenant la sensation d’accomplir les deux cela en moins d’une heure!

Jonathan Moreau passe de Chicoutimi à Rimouski (Bic) 

L’automne demeure exceptionnellement chaud dans le domaine de l’emploi à la PGA du Québec.

Le plus récent changement concerne Jonathan Moreau, lequel quitte après neuf ans le poste de professionnel de Chicoutimi pour devenir pro-directeur général au club Bic à Rimouski.

C’était depuis 2012, donc neuf ans, que Moreau était à la barre à Chicoutimi, où il a fait sa marque avec son enseignement notamment auprès des juniors dans l’ensemble de la région avec le programme golf-études et sa boutique en ligne Horizon.

Dans une entrevue accordée à Dave Ainsley, du Quotidien, Jonathan Moreau s’est montré très reconnaissant pour les années passées au Saguenay.

Au Bic, Moreau succède à Michel Blier parti à la Vallée du Richelieu.

«La décision n’a pas été facile. Je n’étais pas certain (de vouloir partir) au début. Les entretiens m’ont convaincus. J’ai aimé mon expérience. On ne sait jamais ce qui peut survenir», de déclarer Moreau qui avait avisé  la direction de Chicoutimi de sa démarche.

Il offre son aide pour trouver un remplaçant.

Il s’agit d’un retour dans sa région natale du Bas du fleuve pour Jonathan Moreau, celui-ci étant de Matane et sa conjointe demeure à Rimouski, ce qui devient un transfert naturel.

Autres infos…

Le prolongement de contrat Carl Bouchard à la direction générale de Chicoutimi est toutefois confirmé.

Dans les autres déménagements. Rémi Bouchard a pris la direction de Laval-sur-le-Lac, Jim Vandette, de Kanawaki et Steve Deschênes, de Summerlea.

Pinegrove et maintenant Chicoutimi ont des postes à combler. Continuez de nous suivre. Un club très majeur de Montréal s’ajoutera à la liste bientôt.

Parties de dards à Augusta

Nick Taylor
Nick Taylor (Photo by Jamie Squire/Getty Images)

En cette semaine du Tournoi des Maîtres, Golf Canada est ravie d’accueillir le chevronné chroniqueur sportif André Rousseau dans ses pages. Féru de golf et vétéran observateur de ce grand tournoi, il nous offre sa collaboration spéciale et ce, du premier coup de départ, jusqu’à la remise du veston vert!

Sans fleurs et sans spectateurs, les magiciens de la PGA ont profité des verts détrempés pour jouer une partie de dards en première ronde du 84e tournoi des Maîtres.

Les bons coups fusaient de partout, si bien qu’on a eu droit à une avalanche d’oiselets et d’aigles sur les terres de Bobby Jones.

Le vétéran PAUL CASEY a pris la tête avec une excellente ronde 65. C’est 16 coups de mieux que ce qu’il avait fait en premier parcours l’an passé!

Casey détient deux coups d’avance sur WEBB SIMPSON et XANDER SCHAUFFELE, mais il y a plein d’autres joueurs sous la normale, dont TIGER WOODS qui a joué 68 les yeux fermés. On ne se souvient pas d’avoir vu Tiger aussi souriant et détendu sur un terrain de golf. Faut croire qu’il n’a rien à perdre cette semaine.

Plusieurs joueurs n’ont pu compléter la première ronde à cause du retard causé par la pluie, jeudi matin. Ils seront de retour sur le terrain de bonne heure vendredi.

EN BREF

  • BRYSON DeCHAMBEAU, le golfeur au physique de lutteur olympique, a connu un début de tournoi très difficile. Il a même commis un double-bogey au 13e trou, une normale 5 des plus faciles. Il a cependant réussi à sauver les meubles, terminant sa journée de travail avec un 70.
  • Il faisait presque noir lorsque JACK NICKLAUS et GARY PLAYER ont participé à la cérémonie protocolaire, jeudi matin. Quand on a demandé à Nicklaus s’il avait un conseil à donner à DONALD TRUMP suite à sa défaite aux mains de JOE BIDEN, il a répondu: «Je pense que j’ai déjà assez parlé. En outre, je ne crois pas que le club AUGUSTA NATIONAL soit le bon endroit pour faire de la politique!» Une telle réponse de sa part était prévisible.
  • MIKE WEIR, champion en 2003, a bien fait avec un 71. C’est 3 coups de mieux que COREY CONNERS et ADAM HADWIN. NICK TAYLOR, le 4e Canadien dans le tournoi, était à «moins 1» au 13e trou lorque la sirène s’est fait entendre.
  • JUSTIN THOMAS a amorcé le tournoi avec 4 oiselets sur les cinq premiers trous. Il est à «moins 5» après 10 trous. ADAM SCOTT, Justin Rose et Tony Finau sont aussi «dans la parade».
  • RORY McILROY a du mal à se mettre en marche. Rien de nouveau dans son cas. Il en va de même pour BROOKS KOEPKA qui a été ennuyé par les blessures cette année.
  • MATTHEW WOLFF est un joueur à surveiller. Il n’a pas encore commis un seul bogey et il affiche une belle confiance en ses moyens.
  • «On s’ennuie des spectateurs, a dit CURTIS STRANGE. L’ambiance n’est pas la même sans leurs encouragements et leurs cris de joie».
  • LEE WESTWOOD a fort bien joué en première ronde (68). On a hâte de voir s’il tiendra le coup pendant 4 jours.
  • LARRY MIZE, âgé de 62 ans, s’est distingué de belle façon avec un 70.

Pétition de 300 000 noms pour rouvrir les parcours en Angleterre

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Matthew Fitzpatrick (Ross Kinnaird/Getty Images)

Vous avez profité des records de température pour jouer au golf en novembre pour la première fois, la neige ayant été hâtive les trois années précédentes? Si oui, sachez que vous avez fait des envieux ailleurs.

C’est le cas en Angleterre où, confinement oblige, tous les parcours sont fermés et le resteront.

La décision vient de haut. De très haut. Elle est du Premier ministre Boris Johnson. Elle remonte au 5 novembre.

L’Union anglaise respecte l’ordre ce qui n’empêche surtout pas la mise en circulation d’une pétition pour rouvrir les terrains.

Le nombre de signatures approche les 300 000 et ce n’est pas fini, la fermeture demeurant en vigueur jusqu’au 2 décembre au moins.

Premiers dégâts 

Le golf est terminé dans l’Ouest canadien. Pas le choix. La Saskatchewan a reçu jusqu’à 45 centimètres de neige d’un coup.

À Saskatoon, le GolfDome, qui fait 33 500 pieds carrés et 37 places de frappe, s’est écroulé sous le poids.

Laurent Desmarchais confirmé par Golf World

Golf World publie la liste des principales recrues qui vont joindre les rangs de la NCAA et Laurent Desmarchais est du nombre.

Desmarchais, un talent de la Vallée du Richelieu, membre d’Équipe Canada, est confirmé boursier à l’Université du Tennessee.

 

 

 

 

 

 

 

 

Monsieur DeChambeau fait jaser ses adversaires

Bryson DeChambeau
Bryson Dechambeau (Mike Ehrmann/Getty Images)

En cette semaine du Tournoi des Maîtres, Golf Canada est ravie d’accueillir le chevronné chroniqueur sportif André Rousseau dans ses pages. Féru de golf et vétéran observateur de ce grand tournoi, il nous offre sa collaboration spéciale et ce, du premier coup de départ, jusqu’à la remise du veston vert!

Ses coups de canon sont le sujet de l’heure à Augusta

Un nom est sur toutes les lèvres à Augusta depuis le début de la semaine: BRYSON DeCHAMBEAU, champion en titre du U.S. Open.

Avec son physique de lutteur olympique, son cerveau de physicien et sa facilité d’élocution, le golfeur de 27 ans ne laisse personne indifférent. La conquête de son premier titre majeur lui procure également un respect qu’il n’avait pas auparavant.

«J’aime et j’apprécie toute l’attention que je reçois du public et des médias, dit-il avant la présentation du 84e tournoi des Maîtres. Je ne penserai jamais que je suis meilleur que les autres. Il y a ici plein de virtuoses du golf, des gars parfaitement capables de me battre. Je vais donner tout ce que j’ai et on verra le résultat. Si je rate la coupure ou si je finis bon dernier, j’accepterai mon sort avec grâce et je reviendrai l’an prochain avec la ferme intention de faire mieux».

Durant la dernière année, DeChambeau a travaillé très fort pour ajouter 40 livres de muscles à sa charpente et augmenter la rapidité de son élan. «J’ai pris cette décision après avoir été victime d’une blessure au dos, précise-t-il. Je me suis dit qu’il fallait que j’apporte une attention spéciale à mon corps. Il y a toute une équipe pour me seconder dans mes efforts. Je dois y mettre beaucoup de temps et passer deux ou trois heures par jour au gymnase. Le principe de base, c’est d’essayer de faire mieux à chaque jour. C’est très exigeant. Je pense que ma victoire à Winged Foot en a persuadé plusieurs sur ma façon de voir les choses».

DeChambeau dit vouloir participer à l’avancement du golf et susciter de l’intérêt parmi les amateurs de golf. Il a déjà réussi.

Un peu comme Tiger

DeChambeau frappe souvent la balle à plus de 360 verges. À cause de la puissance de ses coups de départ, il peut quasiment «déchirer» le parcours d’Augusta, un peu comme l’a fait TIGER WOODS à la fin des années 1990. On se souviendra que les dirigeants du club avaient décidé d’allonger le parcours de 500 verges après avoir vu Tiger l’emporter par 12 coups en 1997. Il avait presque toujours un wedge entre les mains…

DeChambeau frappe tellement loin qu’il peut atteindre le vert du 3e trou avec son bois-1. Le trou mesure 350 verges en pente ascendante. Il peut aussi s’approcher du vert sur plusieurs normales 4. Au deuxième trou, une normale 5 de 575 verges, il peut viser la cible avec son fer 7 après un véritable coup de canon sur une allée en pente descendante. Et ainsi de suite… Ce qui est formidable, c’est qu’il réussit à frapper loin et en ligne droite.

DeChambeau a été champion de la NCAA et champion amateur des États-Unis en 2015. L’année suivante, il a été invité à participer au Masters. «La plus belle semaine de toute ma vie, dit-il. J’ai vécu l’expérience du Crow’s Nest (lieu de résidence des joueurs amateurs) et me frotter une première fois aux champions de la PGA. Je voulais m’imposer sur-le-champ, mais je n’étais pas prêt à le faire. Cinq ans plus tard, l’histoire est différente».

Il est conscient du fait qu’il n’aura pas la tâche facile même s’il frappe ses Bridgestone à perte de vue. «Ici, il faut exceller sur les coups d’approche et bien lire les verts. Je travaille là-dessus depuis le début de la semaine», conclut-il.

Louangé par Mickelson

Quand on a demandé à JUSTIN THOMAS ce qu’il pensait de DeChambeau et de ses idées avant-gardistes, il a répondu: «J’aimerais frapper aussi loin que lui et utiliser plus souvent mon wedge pour atteindre le vert, mais il est hors de question que je pèse 240 livres! Ce n’est pas réaliste pour un joueur de mon gabarit. Je ne pourrais pas ajouter 40 ou 50 livres et mieux jouer. Je me débrouille très bien avec mon bois-1 et je suis capable de m’imposer contre n’importe quel golfeur. À cela, j’ajouterai que nous sommes très chanceux d’être ici cette semaine pour participer au Masters».

PHIL MICKELSON, un des plus longs cogneurs de la PGA, a ajouté: «La technologie nouvelle a forcé la majorité des joueurs à modifier leur approche, moi le premier. Il y a aussi les conditions de jeu qui ont changé durant les 20 ou 25 dernières années. Personnellement, j’applaudis ce que fait Bryson DeChambeau. Il est un atout pour notre sport. Il a trimé dur pour être plus fort et frapper plus loin. Il est dédié à son métier et il en a déjà retiré des dividendes».

Trios à surveiller

Le tournoi des Maîtres commencera dès 7h. jeudi matin avec des départs simultanés au premier et au 10e trou pour réduire le temps de jeu (automne oblige). Voici les trios à surveiller durant les deux premières rondes:

  • TIGER WOODS (champion en titre) jouera avec SHANE LOWRY et le jeune ANDY OGLETREE, champion amateur des États-Unis.
  • JUSTIN THOMAS et BROOKS KOEPKA formeront un trio avec MATTHEW FITZPATRICK.
  • DUSTIN JOHNSON et RORY McILROY joueront avec PATRICK CANTLAY.
  • BRYSON DeCHAMBEAU sera jumelé à JON RAHM et LOUIS OOSTHUIZEN.
  • PATRICK REED jouera avec PAUL CASEY et le grand TONY FINAU.
  • JUSTIN ROSE avec Zach Johnson et Cameron Champ.
  • ADAM SCOTT avec Collin Morikawa et Tyrrell Hatton.
  • MATT KUCHAR avec Lee Westwood et Kevin Na.
  • TOMMY FLEETWOOD avec Bubba Watson et Matthew Wolff.

Chez les plus vieux, il y a FRED COUPLES, Bernhard Langer, Larry Mize et Jose Maria Olazabal.

 

Malgré les circonstances, la fébrilité règne à l’aube du Tournoi des Maîtres

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(Photo de Rob Carr/Getty Images)

AUGUSTA, Ga. — Cela fait huit mois qu’Augusta National a reporté le Tournoi des maîtres, en raison de la pandémie, et sept mois depuis que le club a ciblé la mi-novembre comme meilleur temps pour jouer, dans les circonstances.

« J’espère que le contexte entourant le virus va s’améliorer mais avril est dans moins de cinq mois, alors rien n’est sûr, a dit le chef de la direction du tournoi, Fred Ridley.

« Nous restons optimistes que les conditions en avril vont davantage s’approcher de la normale. »

Peu de choses sont normales à la 84e édition du tournoi. L’une d’elles: des départs à la fois aux premier et 10e trous, en lever de rideau – du jamais vu un jeudi matin, à Augusta.

Mardi, Jon Rahm a signé un trou d’un coup au 16e. Il a levé les bras au ciel mais autour de lui, c’était surtout le silence.

« Imaginez les acclamations de la foule en temps normal, a dit Rory McIlroy, en référence à l’absence de spectateurs.

« C’est différent, mais je pense qu’il faut apprécier le fait que nous soyons ici et sur le point de jouer, tout simplement. C’est déjà quelque chose de vraiment bien. »

À l’exception de la Deuxième guerre mondiale et de 1971, le Tournoi des maîtres a toujours été le premier tournoi majeur de l’année. Un rite du printemps, d’azalées et de la quête du veston vert.

Pour plusieurs, c’est normalement le coup d’envoi de la saison de golf – comme joueur ou comme fervent de ce sport.

Le Tournoi des maîtres a une aura particulière, étant disputé au même endroit à chaque année. La magie du tournoi génère à elle seule du suspense.

« Tous les Tournois des maîtres que j’ai suivis au fil des ans en Irlande, la saison commence avec le week-end du Masters, a dit le champion en titre de l’Omnium britannique, Shane Lowry. On dépoussière les bâtons et on se lance. C’est quand la météo passe de 6 à 12 degrés Celsius et qu’il pleut mais seulement un peu, pas des tonnes. »

Le golf a dû se mettre en pause pour trois mois à compter de la mi-mars. L’Omnium britannique a été annulé. Le golf a repris en juin, avec un horaire accéléré et des risques au niveau de la santé, vu les déplacements.

« Quand ils ont annulé l’Omnium britannique, je doutais sérieusement qu’il y aurait un Tournoi des maîtres en 2020, a dit McIlroy.

« Ce n’était pas évident pour le R&A. S’ils repoussaient, la lumière du jour au Royaume-Uni ne permet pas de faire jouer 156 golfeurs. L’une des choses qui est bien avec le Masters, c’est que nous sommes en nombre restreint. »

Un total de 15 joueurs ont été déclarés positifs au coronavirus incluant Dustin Johnson, classé numéro 1 au monde.

Un joueur a dû rater le Championnat de la PGA en août. Deux ont dû délaisser l’Omnium des Étas-Unis en septembre et deux autres dont Sergio Garcia, qui a triomphé à Augusta en 2017, ont reçu des tests positfs avant le Masters.

Le golf a quand même continué. La ligne d’arrivée approche et l’anticipation grandit. Le parcours a la même allure que d’habitude, sauf pour la couleur des feuilles.

« Ils ont fait un super travail pour ce qui est de présenter un terrain similaire à ce que nous connaissons », a mentionné Webb Simpson.

Tiger souhaite retrouver la magie : les coulisses (virtuelles) du Masters

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Tiger Woods (Kevin C. Cox/Getty Images)

En cette semaine du Tournoi des Maîtres, Golf Canada est ravie d’accueillir le chevronné chroniqueur sportif André Rousseau dans ses pages. Féru de golf et vétéran observateur de ce grand tournoi, il nous offre sa collaboration spéciale et ce, du premier coup de départ, jusqu’à la remise du veston vert!

Tiger Woods a mal joué durant les derniers mois, mais il est toujours à son mieux sur les terres de Bobby Jones. Une 6e victoire lui permettrait d’égaler la marque de son idole Jack Nicklaus. Il aura 45 ans le mois prochain.

Plusieurs champions de la PGA ont défilé hier au micro pour faire la promotion du 84e tournoi des Maîtres. Comme si c’était absolument nécessaire. Quoi qu’il en soit, voici les meilleurs commentaires recueillis hier :

TIGER WOODS : « J’ai joué peu de tournois cette année et je n’ai jamais réussi à tout mettre ensemble : le bois-1, les fers, les coups d’approche et le fer droit. J’espère être en mesure de le faire cette semaine. Nous n’avons jamais joué ici en automne. Le gazon sera différent, les circonstances aussi. J’ai rarement très bien joué en première ronde à Augusta. Les fois où j’ai joué 70, j’ai gagné. On verra ».

BROOKS KOEPKA : « J’ai eu deux mois pour guérir mes blessures. Mon genou et ma hanche se portent bien. Le Masters n’est pas un tournoi comme les autres. Ici, il faut savoir de quel côté rater la cible et bien utiliser les angles pour attaquer. Le 13e trou est le meilleur exemple. Tu ne joues pas de la même façon si le drapeau est à l’entrée du vert ou dans le fond. Avec les années, tu apprends plein de trucs ».

KOEKPA AU SUJET DE DECHAMBEAU : « Si Bryson pense qu’il peut faire mieux avec une tige de 48 pouces, tant mieux pour lui ! Peu importe le bâton, il faut être capable de garder la balle en jeu et bien viser sur les verts. Cela dit, il ne fait aucun doute que les longs frappeurs sont avantagés sur ce parcours ».

SHANE LOWRY: «J’ai eu le privilège de gagner l’Open de Grande-Bretagne devant mes partisans, l’an passé. Un moment que je n’oublierai jamais et qui sera difficile à battre. J’ai bien joué à Houston et je me sens prêt pour le Masters. Par contre, je n’ai jamais très bien joué ici. J’espère que ce sera différent cette semaine. Une chose importante à Augusta, c’est de très bien jouer sur les normales 5. Ce sera un tournoi spécial sans les spectateurs et les cris de la foule. Il y a aussi le paysage qui sera différent avec moins de fleurs et aucune estrade populaire. Ce serait un grand honneur pour moi que de devenir le premier Irlandais à gagner le Masters».

JON RAHM : « On a appris à jouer sans spectateurs durant les derniers mois. Il faut vivre avec la situation même si ce n’est pas idéal. Mon jeu est à point et je suis très confiant. Malgré la pandémie, je suis heureux au golf et dans la vie de tous les jours. J’imagine que ça ne sera pas pareil dimanche après-midi sans les clameurs de la foule. Il n’y aura pas autant d’électricité dans l’air. Évidemment, j’aimerais imiter Seve, Sergio et Jose Maria (Olazabal) pour devenir le 4e Espagnol à gagner le veston vert ».

PHIL MICKELSON : « J’ai 50 ans, mais je ne pense pas encore au jour où je frapperai la première balle avec Tiger, le jeudi matin ! S’il y a un club où je peux encore tenir mon bout, c’est ici. Avril ou novembre, ça ne change rien pour moi. C’est encore le Masters, un tournoi que j’adore. Je me considère chanceux d’être ici cette semaine et de lutter contre les plus jeunes. Je devrai jouer de façon agressive et bien exécuter mes coups. That’s all ».

 

Yohann Benson au Tournoi des Maîtres et autres nouvelles

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Yohann Benson ( Claus Andersen/ PGA TOUR)

Ce n’est pas une participation comme à l’Omnium des États-Unis de 2008 remporté par Tiger Woods, mais Yohann Benson reste néanmoins un témoin privilégié du Tournoi des maîtres de jeudi à dimanche.

Il y a été délégué à Augusta par RDS, notamment aux entrevues avec les Canadiens Corey Conners, Adam Hadwin, pour qui il a agi comme cadet de remplacement, Nick Taylor et Mike Weir.

La chaîne sportive agrandit son équipe autour de Michel Lacroix, qui approche les 30 ans à la description du Masters.

Le chanceux a déjà joué Augusta National une fin de semaine complète.

Carlo Blanchard sera à l’analyse, Jean-Sébastien Légaré aux explications du parcours ainsi qu’aux résultats alors de François-Étienne Corbeil sera aux reportages spéciaux.

En raison de la présentation déménagée en novembre, les heures de diffusion changent.

Le champion sera couronné dimanche vers 14h30 au lieu 18h30-19h histoire de faire place au football de LNF déjà prévu.

Samedi, RDS sera au golf de 10h à 17h.

Jeudi et vendredi, RDS sera en direct de 9h à 17h30.

PS: Pas de problème pour la quarantaine de Yohann Benson, celui-ci ayant déménagé   son enseignement de Laval-sur-le-Lac à Boynton Beach, en Floride. Il est maintenant associé au club Indian Springs habituellement très fréquenté par les snowbirds. Il faudra voir cette année.

En plus de jouer, les pros savent gérer  

La preuve que le rôle de professionnel de golf se diversifie et gagne en ampleur au plan de la compétence est que la PGA du Québec affiche la demande des clubs dans leur recherche d’un nouveau directeur général.

Tel le cas est présentement de Pinegrove et Le Cerf.

Merci à René Noël qui fait la preuve depuis 24 à la barre d’une organisation d’envergure comme Le Mirage que les pros savent administrer en plus de connaître les produits de la boutique et enseigner.

Patrice Forcier (Vallée du Richelieu), Mario Bouchard (Royal Québec), Éric Lafrenière (Le Cerf), Gary Lagden (Blainvillier), Jean Savard (Balmoral), Scott Dickson (Royal Montréal) ne sont que quelques-uns qui sont passés du côté gestion avec succès.

Responsable du terrain demandé

Toujours dans notre section des emplois disponibles puisque c’est la saison, le club Rosemère (ex-Fontainebleau) est à la recherche d’un surintendant pour l’entretien du parcours.

Neuf trous de surtemps  

Voilà le nombre de trous en éliminatoire s’étant terminés lundi qu’a dû disputer Kevin Sutherland afin de rempoter enfin le Championnat Charles Schwab devant Paul Broadhurst.

Un birdie au 17e a fait la différence.

Force est d’admettre que Sutherland à l’habitude. Il faut savoir que celui-ci a gagné ses trois derniers tournois en surtemps.

Garcia positif

Ne cherchez pas le nom de Sergio Garcia dans les résultats du Tournoi des maîtres à compter de jeudi.

Le vainqueur du veston vert en 2019 est chez-lui après avoir été testé positif à la Covid-19.

Cette absence est la première de l’Espagnol en 21 ans quand même dans les étapes du Grand Chelem.

Birdie!

Dame Nature gagne le prix haut la main avec le redoux.

 

« Georgia on my mind » : les coulisses (virtuelles) du Masters

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(Photo by David Cannon/Getty Images)

En cette semaine du Tournoi des Maîtres, Golf Canada est ravie d’accueillir le chevronné chroniqueur sportif André Rousseau dans ses pages. Féru de golf et vétéran observateur de ce grand tournoi, il nous offre sa collaboration spéciale et ce, du premier coup de départ, jusqu’à la remise du veston vert!

 

Pour la première fois en 18 ans, je ne suis pas en Géorgie pour couvrir le Tournoi des Maîtres. Je n’en mourrai pas, mais j’avoue humblement que ça m’agace de ne pas pouvoir être sur les lieux à cause de la pandémie.

Vous voulez savoir ce qui va me manquer le plus durant les prochains jours? Voici:

  1. AMEN CORNER, un coin de paradis (même sans les fleurs en novembre).
  2. La gigantesque et magnifique SALLE DE PRESSE, ainsi que le restaurant adjacent.
  3. Les coups d’éclat des MAGICIENS de la PGA. [Amen Corner n’aura pas les même couleurs en novembre.
  4. L’hospitalité de FRANK VALENTINE et de son épouse Céleste à leur résidence d’Evans, à une vingtaine de kilomètres du club Augusta National.
  5. Un stop à MYRTLE BEACH pour frapper la petite balle blanche.
  6. La CORONA (sans virus) chez Reinhart’s après une journée bien remplie.
  7. Les entrevues, les notes de presse et les articles du AUGUSTA CHRONICLE.
  8. La soirée annuelle de GOLF CANADA.
  9. Les CRIS DE LA FOULE, spécialement le dimanche après-midi.
  10. Les rencontres sous le GRAND CHÊNE, près du premier trou et le hall d’entrée du Centre de
  11. L’accueil des gens de la GÉORGIE.
  12. Les BABY BACK-RIBS au Longhorn’s.
  13. Les discussions interminables avec mes amis DENIS et RÉAL.
  14. La FÉBRILITÉ avant la ronde finale.
  15. TOUTE L’HISTOIRE qui entoure ce tournoi unique au pays de BOBBY JONES.

40 ans après Seve

  • Le 84e tournoi des Maîtres marque le 40e anniversaire de la première victoire de SEVE BALLESTEROS à Augusta. Il avait 23 ans, un talent fou et beaucoup de charisme. Pas pour rien qu’on a dit de lui qu’il a été Tiger avant Tiger.
  • LEE ELDER, âgé de 86 ans, est profondément ému que les dirigeants du club Augusta National aient décidé de créer une bourse d’études en son nom. Il sera aussi invité à frapper la première balle avec JACK NICKLAUS et GARY PLAYER, le printemps prochain. Elder a dû vaincre de nombreux obstacles avant de devenir le premier Afro-Américain à participer au Masters en 1975.
  • S’il y a un joueur qui aimerait célébrer cet anniversaire, c’est bien l’Espagnol JON RAHM, un des favoris cette semaine. Comme Seve, Jose Maria Olazabal et Sergio Garcia (absent à cause de la Covid), Rahm est un golfeur qui cache difficilement ses émotions.
  • Un hommage parfaitement mérité, mais il ne faudrait pas oublier CHARLIE SIFFORD, un autre homme qui a fait énormément pour les Noirs dans le monde du golf.
  • ANDY OGLETREE, champion amateur des États-Unis, espère être en mesure de faire belle figure. Aucun joueur n’a gagné le tournoi à sa première participation depuis FUZZY ZOELLER en 1979.
  • BRYSON DeCHAMBEAU continue d’étudier toutes les façons de frapper la balle le PLUS LOIN possible. Il a ajouté 40 livres à sa charpente depuis l’an passé. Cela dit, c’est SUR LES VERTS que se gagne le Tournoi des Maîtres.

D’autres échos dans ces pages toute la semaine!

Notes de Golf Canada

Golf Genius signe un accord pluriannuel avec Golf Canada

Golf Genius and Golf Canada

Golf Genius Software, le premier fournisseur mondial de solutions de gestion de tournois, a annoncé aujourd’hui que Golf Canada et les associations provinciales de golf du Canada utiliseront la plateforme Golf Genius Tournament Management pour administrer leurs compétitions de golf à partir de 2021.

Golf Genius fournira au marché canadien du golf des versions à l’effigie de Golf Canada de ses services en ligne TM Club, TM Club Premium et TM Association. Golf Canada et les associations provinciales de golf rejoignent ainsi plusieurs autres associations nationales et circuits de golf qui utilisent déjà la solution TM Association, spécialement conçue pour répondre aux besoins particuliers des associations de golf nationales et régionales.

Les clubs de golf et autres établissements golfiques du pays pourront également utiliser la version Golf Canada de TM Club à des tarifs préférentiels, ainsi que les services TM Club Premium. Golf Genius fournira le soutien avec identifiant unique aux administrateurs des clubs par l’intermédiaire du Centre de scores de Golf Canada et y intégrera les services du Système universel de handicap (WHS) fournis par le Centre de scores de Golf Canada. Golf Genius fournira également des versions françaises de ses services TM dans le cadre de cet accord avec Golf Canada.

Mike Zisman, co-chef de la direction de Golf Genius Software, explique que « nous avons engagé des ressources considérables pour nous assurer une présence notable sur le marché canadien, notamment par l’acquisition récente de deux fournisseurs de logiciels canadiens réputés. Notre nouvelle relation avec Golf Canada nous permettra non seulement de répondre aux besoins de gestion de tournois de Golf Canada et des associations provinciales, mais elle nous aidera également à élargir plus rapidement notre clientèle sur le marché des clubs et des établissements. Nous sommes honorés d’avoir été choisis par Golf Canada pour ce mandat essentiel. »

Adam Helmer, directeur principal des services de golf chez Golf Canada, ajoute que « nous avons mené un processus rigoureux pour identifier une solution de gestion de tournois, ce qui a inclus un appel d’offres l’année dernière et l’évaluation de plusieurs fournisseurs potentiels. Golf Genius a présenté le produit le plus costaud, et surtout, avec sa solution intégrée, il peut répondre aux besoins de Golf Canada, de nos associations provinciales de golf et à ceux de nos plus de 1 400 établissements de golf membres au pays. »

En 2020, Golf Genius a également annoncé des ententes avec plusieurs associations nationales soit England Golf, l’Association de golf de Singapour et Golf NSW, qui dessert la Nouvelle-Galles-du-Sud en Australie.