Règles du golf et du handicap durant la COVID-19
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DURANT LA COVID-19
* mis à jour le 13 juillet 2020
La pandémie mondiale COVID-19 est une période ardue et sans précédent pour les Canadiens et Golf Canada épaule l’ensemble de la communauté golfique du pays pendant cette période sans précédent.
Nous aimons tous ce sport pour l’évasion qu’il offre et pour l’impact positif qu’il exerce sur notre bien-être physique, social et mental. Nous attendons avec impatience des jours meilleurs lorsque le moment sera venu pour les Canadiens de revenir à la normalité récréative, et que les clubs et les parcours seront prêts à souhaiter à nouveau la bienvenue aux golfeurs.
Nous continuons à exhorter les golfeurs à suivre les directives des autorités sanitaires et gouvernementales pour assurer leur sécurité et celle de leur entourage et minimiser toute exposition possible au coronavirus. Cela est particulièrement vrai sur un terrain de golf, où les golfeurs, les travailleurs et les opérateurs devraient accroître leur niveau de vigilance quant à la potentielle exposition au virus sur des surfaces telles que les tiges de drapeau, les balles de golf, les râteaux des fosses de sables, les tés, les voiturettes et les cartes de scores. Nous devons tous faire notre part pour observer les conseils des experts et prendre les bonnes décisions afin de nous protéger mutuellement.
Les directives ci-dessous ne visent pas à encourager ou à décourager quiconque de jouer, mais plutôt, dans notre rôle de gouvernance, à aider les exploitants, les comités et les golfeurs à mieux comprendre comment les règles du golf et les règles du handicap s’appliquent à la lumière des diverses questions reçues par les organismes directeurs du golf.
Les règles du golf modernisées ont été rédigées pour offrir à chaque comité la flexibilité de prendre des décisions quant à la façon dont le golf est pratiqué sur leurs parcours ou en compétition et la section Procédures des comités du Guide officiel des règles de golf (disponible en ligne ici) offre de nombreux conseils et recommandations sur la façon d’aborder les circonstances propres à chaque parcours ou compétition.
Cette flexibilité s’avérera très utile, car les comités cherchent à relever bon nombre de défis auxquels ils sont confrontés dans l’environnement actuel. Bien que la section sur les procédures des comités soit une ressource formidable et ait beaucoup à offrir, bon nombre des questions actuelles n’étaient pas initialement envisagées en vertu des règles du golf et, par conséquent, aucun historique et aucun conseil sur la situation qui prévaut n’y sont fournis. Pour mieux répondre aux questions qui nous sont parvenues en raison de ces circonstances uniques et des défis connexes, des conseils supplémentaires sont accessibles en cliquant ici (en anglais). Nous mettrons ce document à jour au fur et à mesure que des questions supplémentaires nous parviendront.
Alors que les saisons actives s’ouvrent peu à peu à travers le pays, nous aimerions discuter des impacts de la crise sur le handicap. Du point de vue des règles du handicap, les questions les plus fréquemment posées sont principalement liées à l’acceptabilité des scores à publier dans le dossier de score d’un joueur. En particulier, pour modifier le trou et ne pas obliger le joueur à caler la balle tel que requis par les règles du golf. Celles-ci sont fondées dans le souhait de minimiser la possibilité d’exposer les golfeurs au coronavirus et consistent notamment à surélever le revêtement du trou au-dessus de la surface du vert ou à placer divers objets dans le trou afin que la balle puisse en être retirée plus facilement. Dans ces cas spécifiques, en veillant à ce que les conseils des autorités sanitaires et gouvernementales soient suivis, une mesure temporaire est en place au Canada pour accepter les scores joués dans ces conditions à des fins de handicap en utilisant les directives de score les plus probables (règle 3.3, règles de handicap), même lorsque le joueur n’a pas calé la balle dans la coupe.
N’oubliez pas que cette mesure temporaire est maintenant en vigueur au Canada jusqu’à avis contraire de Golf Canada.
Pour plus d’informations et des conseils détaillés, veuillez communiquer avec votre association provinciale de golf ou avec Golf Canada.
Page de ressources sur la COVID-19
Un message de Laurence Applebaum, chef de la direction de Golf Canada
À tous les membres et clubs membres de Golf Canada,
À l’instar du reste de la planète, le Canada fait face à une crise sanitaire débilitante causée par la COVID-19.
Golf Canada s’est engagée à favoriser un environnement sportif sécuritaire. Cet engagement inclut la santé et le bien-être des golfeurs ainsi que de tous les Canadiens des collectivités où nous vivons et jouons.
Je pense constamment aux personnes personnellement affectées par le virus et à leurs familles, à nos concitoyens les plus vulnérables et aux incroyables travailleurs et travailleuses du domaine de la santé qui font face à la pandémie en première ligne. Je m’inquiète aussi de l’impact du virus sur la communauté du golf : propriétaires, exploitants, professionnels de la PGA du Canada, directeurs de club, surintendants, intervenants de l’industrie, fervents et partisans de nos championnats de même que tous les amateurs de golf canadiens qui veulent simplement sortir et jouer. J’applaudis également les efforts des surintendants et de leurs équipes, qui prennent les plus strictes précautions pour maintenir l’entretien essentiel des inestimables propriétés golfiques pendant cette crise.
Golf Canada observe pleinement les recommandations et les lignes directrices de Santé Canada, de l’Organisation mondiale de la santé et des experts régionaux de la santé publique en vue de prévenir la propagation communautaire de la COVID-19. À l’heure actuelle, la plupart des provinces ont imposé la suspension complète de toutes les activités récréatives et rassemblements, ce qui comprend les établissements de golf. De nombreux clubs à travers le Canada ont, de leur propre initiative, institué une suspension temporaire de leurs activités pour le bien-être de leur personnel, de leurs golfeurs et de leur collectivité. Je sais que ceux dont la fermeture n’a pas été encore mandatée prennent toutes les précautions requises et je comprends la pression ressentie par tous ceux sur qui repose cette immense responsabilité.
Golf Canada continue d’évaluer tous les aspects de son entreprise et de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger nos athlètes, notre personnel, nos entraîneurs, nos partenaires et nos bénévoles. De sévères mesures de contrôle des coûts et des protocoles d’atténuation des risques ont été adoptés et nous sommes en consultation constante avec des experts provinciaux, nationaux et internationaux ainsi qu’avec nos clubs membres pour recueillir l’information dont nous avons besoin pour prendre des décisions éclairées et responsables durant cette crise.
Vous trouverez de nombreux outils d’information dans notre page de ressources sur la COVID-19 qui pourra, nous l’espérons, agir comme site de référence pour tout ce qui peut être fait à l’heure actuelle et à l’avenir, lorsqu’il sera prudent de revenir au golf. Je suis incroyablement fier du travail accompli par notre équipe, nos partenaires et les intervenants internationaux pour colliger toute cette information destinée aux golfeurs.
Nous vivons une période fort mouvementée et Golf Canada s’engage, au meilleur de ses capacités, à soutenir la communauté du golf à travers ces défis. Cela m’encourage de constater la résilience dont fait preuve notre industrie — des personnes et des établissements s’engageant à partager idées et pratiques exemplaires, à poursuivre leur perfectionnement professionnel et à se soutenir mutuellement pendant cette période difficile.
Lorsque le moment sera venu pour les Canadiens de revenir à la normalité récréative, le golf sera en belle posture pour émerger et prospérer, grâce à des attributs possiblement conformes aux recommandations des autorités du pays comme le maintien de la distance physique, les heures de départ amplifiées, le matériel de protection individuelle et les nombreuses mesures sanitaires préventives que les exploitants de clubs auront déployé. Je sais aussi que lorsque cela se produira, les clubs seront prêts à accueillir en toute sécurité les golfeurs au départ. Le golf nous rapprochera.
Pour l’instant, alors que nous traversons tous une période d’incertitude sans précédent, engageons-nous sur les éléments que nous pouvons contrôler : la prise de toutes les précautions nécessaires pour assurer notre santé physique et mentale ; la protection de nos familles, de notre personnel, de nos bénévoles et de nos golfeurs ; et de se rallier en tant que communauté dans le but d’assurer notre protection mutuelle.
Laurence Applebaum
Chef de la direction
Golf Canada
Corey Conners trouve moyen de profiter de cette pause forcée
Comme la plupart des gens, Corey Conners découvre de nouvelles et inédites manières de passer le temps tout en observant les mesures de distanciation physique instaurées en réaction à la pandémie de la COVID-19.
Cela peut signifier de représenter ses Maple Leafs de Toronto en jouant à NHL 20 sur sa nouvelle console XBox, de lire des bouquins, de cuisiner avec sa femme Mallory, de faire de l’exercice ou de nettoyer la maison. Conners a même enfilé les bottes western qu’il a gagnées au Valero Texas Open de l’année dernière et a fait le tour de la maison pour y infuser une « énergie positive ».
« Ça a été génial de passer plus de temps avec ma femme à la maison, nous ne sommes pas vraiment habitués à y passer de longues périodes, donc ça nous a plu, » raconte Conners lors d’une conférence téléphonique tenue mercredi, avec les fameuses bottes en périphérie immédiate. » Je ne planifie rien en ce moment pour revenir en mode compétition et entraînement. Je pense que j’attendrai une semaine ou deux, car cela a été formidable pour mon corps et mon esprit de se rafraîchir et se réinitialiser. »
Conners, originaire de Listowel, en Ontario, et son épouse ont envisagé de rentrer au pays le 12 mars après l’annonce du PGA Tour d’interrompre la joute du Championnat des joueurs, mais ils ont finalement choisi de demeurer à leur domicile de Palm Beach Gardens, en Floride.
La même journée, le PGA Tour a aussi annulé le Valspar Championship, le Dell Match Play et le Texas Open de San Antonio – où Conners espérait défendre son titre.
Aussi décevant que cela ait été pour Conners, le report de certaines autres dates qu’il avait encerclées sur son calendrier a frappé plus durement.
Il s’était qualifié pour le Tournoi des Maître pour une troisième fois en carrière, mais le tournoi majeur a été reporté à une date toujours inconnue, probablement en octobre. Il allait aussi vraisemblablement représenter le Canada aux Jeux olympiques de Tokyo, mais les Jeux ont été repoussés à 2021.
« C’était l’un de mes grands objectifs ces deux dernières années, essayer de me donner une chance de faire partie de cette équipe, » déclare Conners à propos des Jeux olympiques. « J’ai assez bien joué pour être en bonne posture pour faire partie de l’équipe mais, vous savez, les choses sont hors de mon contrôle, ce qui me motive toujours. »
L’Omnium canadien RBC, qui se déroulera le 11 juin au St. George’s Golf and Country Club de Toronto, risque également d’être annulé. Le maire de Toronto, John Tory, a annoncé mardi que la ville annulait ses permis pour tous les rassemblements publics jusqu’au 30 juin.
Bien que l’édit ne s’applique pas aux événements sportifs organisés sur une propriété privée – comme l’Omnium canadien – il a mis fin aux concerts prévus le vendredi et le samedi soir du tournoi alors que les Chainsmokers et Keith Urban devaient s’y produire, sur le terrain d’une école voisine.
Golf Canada a publié un communiqué après l’annonce de Tory disant qu’il respectait la décision de la ville et aurait une annonce sur le sort de l’Omnium canadien pendant la semaine.
« J’ai vraiment hâte d’y arriver, si nous pouvons jouer, mais nous devrons voir, » dit Conners. « Je serais vraiment déçu si (le tournoi) était reporté, mais ce n’est évidemment pas une décision facile et il y a des raisons très valables pour que les choses soient annulées ou reportées. »
« J’attendais ça avec impatience toute l’année, et c’est tellement plaisant de jouer devant les fans canadiens. Le soutien est incroyable à leur Omnium canadien RBC, donc s’il est disputé, je serai très heureux de faire partie du ‘mix’, mais sinon, on attendra à l’année prochaine. »
En attendant, Conners se contente de sillonner la maison, de faire la lecture de titres comme « Pound The Stone » de Josh Medcalf et de jouer à Forza Racing et ‘chell’ (NHL 20), mais il admet qu’il n’est pas encore prêt à affronter d’autres joueurs en ligne.
« Mais je vais commencer à m’énerver sous peu, je pense, et je veux y retourner, » déclare Conners. « J’ai hâte de voir ce que décidera le PGA Tour, quand nous pourrons recommencer à jouer des tournois, puis faire mes plans à partir de là. »
Déclaration de l’Omnium canadien RBC au sujet de la décision de la Ville de Toronto d’annuler les permis municipaux en raison de la COVID-19
Aujourd’hui, en vertu des développements liés à la COVID-19, la Ville de Toronto a pris la décision d’annuler tous les permis et l’accès aux services événementiels municipaux jusqu’au 30 juin.
Nous comprenons les facteurs qui ont mené à cette décision, tout particulièrement le fait que, durant cette crise sanitaire sans précédent, toutes les ressources municipales sont affectées au soutien de la collectivité. La santé et la sécurité de tous ceux qui appuient l’Omnium canadien RBC — et toutes nos parties prenantes — demeurent notre priorité absolue et nous respectons cette décision de la Ville.
De concert avec nos partenaires du PGA TOUR, nous étudions la situation et les autres défis posés par la COVID-19 afin de déterminer conjointement la meilleure voie à suivre en ce qui concerne l’Omnium canadien RBC de 2020.
Golf Canada annonce l’annulation et le report de certains événements
Avec l’incertitude accrue et la préoccupation globale causées par la COVID-19, Golf Canada continue d’évaluer tous les aspects de son entreprise pour fonctionner et prendre des décisions éclairées et responsables dans le meilleur intérêt et le bien-être de nos athlètes, personnel, bénévoles, clubs hôtes, partenaires et autres intervenants.
Golf Canada annonce aujourd’hui, le 30 mars 2020, sa décision d’annuler ou de reporter certains événements.
Golf Canada annule les Championnats NextGen 2020 suivants :
| NextGen du Pacifique | 14 au 17 mai | Pheasant Glen Golf Resort, Qualicum Beach, CB |
| NextGen de l’Ontario | 21 au 24 mai | Listowel Golf Club, Listowel, ON |
| NextGen de l’Ouest | 27 au 30 mai | River Spirit Golf Club, Calgary, AB |
| NextGen du Québec |
4 au 7 juin
|
Club de golf Owl’s Head, Mansonville, QC |
Golf Canada reporte les épreuves de qualification régionale de l’Omnium canadien RBC 2020 :
| Ontario | 14 mai | TPC Toronto at Osprey Valley, Caledon, ON |
| Colombie-Britannique | 19 mai | Meadow Gardens Golf Club, Pitt Meadows, CB |
| Québec | 21 mai | Club de golf Pinegrove, St-Jean-sur-Richelieu, QC |
Golf Canada a opté de reporter le Championnat canadien des collèges et universités de 2020
| Championnat canadien des collèges et universités | 24 au 28 mai | Club de golf Les Quatre Domaines, Mirabel, QC |
Golf Canada a annulé tous les Séminaires nationaux des Règles et d’Évaluation de parcours
| Séminaire national sur les Règles du golf (CB) | 27-29 mars | Marine Drive Golf Club
Vancouver, Colombie-Britannique |
| Séminaire national sur les Règles du golf (NB) | 27-29 mars | Royal Oaks Golf Club
Moncton, Nouveau-Brunswick |
| Séminaire national sur les Règles du golf (ON) | 3-5 avril | St. George’s Golf & Country Club
Etobicoke, Ontario |
| Séminaire national sur les Règles du golf (QC) | 24-26 avril | Elm Ridge Country Club
Montréal, Québec |
| Séminaire national sur les Règles du golf (SK) | 24-26 avril | Riverside Country Club
Saskatoon, Saskatchewan |
| Séminaire national – Évaluation de parcours |
26-27 avril |
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L’USGA a annoncé précédemment l’annulation des épreuves de qualifications locales (première étape) de l’Omnium des États-Unis de 2020, dans leur format actuel. Ils collaborent avec leurs partenaires de l’Allied Golf Association (AGA) et les Fédérations Internationales afin de reformuler ces épreuves lorsqu’elles iront de l’avant.
Golf Canada n’a pas pris la décision d’annuler ces compétitions à la légère, mais compte tenu de la période sans précédent que nous vivons, nous croyons que cela représente la meilleure solution. La sécurité et le bien-être de nos compétiteurs, du personnel de tournoi, des bénévoles ainsi que des membres et du personnel de notre site hôte sont primordiaux pour Golf Canada. Nous sommes également conscients que tous les Canadiens et toutes les Canadiennes sont actuellement confrontés à des préoccupations de santé et de déplacement, ainsi qu’à une incertitude générale face à la situation.
Nous partageons la déception de tous ceux qui sont affectés par cette annonce et nous vous remercions de votre compréhension durant cette période extraordinaire.
Il est possible de consulter le calendrier des compétitions de Golf Canada en cliquant ici.
La psychologue sportive de Golf Canada partage ses astuces pour le teletravail
La Dre Adrienne Leslie-Toogood, psychologue agréée et professeure auxiliaire à l’Université du Manitoba, possède une vaste expérience de travail avec des athlètes au Canada et aux États-Unis à tous les niveaux de performance. Elle agit à titre de psychologue sportive auprès des golfeurs et golfeuses évoluant pour Équipe Canada.
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Alors que vous travaillez désormais à partir d’un endroit différent dans une réalité en constante évolution, voici quelques réflexions sur le sport de haute performance. J’en soulignerai trois aspects: a) qui voulez-vous être; b) comment fonctionnent les humains; et c) prioriser la récupération.
Qui voulons-nous être?
En travaillant avec les golfeurs, nous commençons souvent par les aider à comprendre qui ils sont et qui ils veulent être dans certaines situations. Cette idée est venue d’une expérience que j’ai eue lorsque je suis revenue au Canada. J’avais une athlète assez jeune qui voyageait beaucoup à l’étranger. Parfois, elle était très bonne dans ce qu’elle faisait et à d’autres moments, elle se débattait vraiment. Un athlète plus expérimenté s’est assis avec elle pour lui parler. Il lui a demandé si elle savait qui elle était. Elle lui répond qu’elle n’en était pas certaine. Et il lui a dit qu’elle avait besoin de le comprendre, afin qu’elle sache si c’est là qu’elle était mentalement chaque fois qu’elle se dirigeait vers la ligne de départ. Maintenant que vous travaillez à domicile dans une nouvelle réalité, passez un peu de temps à réfléchir à qui vous voulez être dans ce nouveau contexte. De quoi avez-vous besoin pour être bien dans cette nouvelle réalité ? De quoi avez-vous besoin pour rester motivé ?

Vous trouverez ci-dessous des suggestions et des conseils que d’autres experts ont développés pour le travail à domicile:
12 conseils pour travailler à domicile (jasonthompson.ca)
- Les appels vidéo sont un excellent moyen de se sentir connecté.
- Il est facile de se perdre dans les SMS, les courriels et les réseaux sociaux. Réservez deux périodes quotidiennes pour vaquer à ces occupations. Concentrez-vous sur vos tâches principales le reste du temps.
- Achetez une plante pour enjoliver votre espace de travail. Ça fait du bien.
- Allez vous promener. Cela redémarre votre esprit. Certaines de mes meilleures idées me sont venues lors d’une promenade.
- Définissez chaque jour une heure de début et de fin de votre journée de travail.
- Profitez de la flexibilité et du temps supplémentaire qui vous sont offerts en l’absence de déplacements.
- Habillez-vous pour le travail. Ce n’est peut-être pas la même chose que votre tenue de bureau, mais si vous ne portez que du « mou », cela aura un effet négatif sur votre état d’esprit.
- Discutez de la vie. Commencez chaque appel, si vous le pouvez, par quelques minutes sur des sujets étrangers à votre profession et qui ne sont pas liées à la COVID. N’oubliez pas que nous travaillons avant tout avec des gens, pas avec des organisations.
- Les documents partagés sont géniaux – essayez de choisir un outil numérique adéquat et utilisez-le.
- Connectez-vous avec votre équipe une fois par jour.
- Si vous travaillez à domicile, malgré la tentation que cela représente, ne vous laissez pas distraire par la lessive ou le rangement. Ne le faites que lorsque votre journée de travail est terminée.
- Épousez la situation. Si la vie nous a appris quelque chose, c’est bien que rien ne reste longtemps pareil.
En travaillant dans le sport de haut niveau, nous passons également beaucoup de temps à aider les golfeurs à déballer leur « pourquoi ». Leur raison de faire, ce qui les motive à investir toutes ces heures. Dans votre contexte actuel, je pense que nous pouvons étendre votre pourquoi à un autre niveau. Alors que nous travaillons dans ces nouvelles conditions, quelle est la raison de votre « pourquoi » ? Qui est votre « pourquoi » ? Prenez quelques photos qui vous le rappellent et gardez-les près de vous.

Enfin, il peut être bénéfique de comprendre à quels moments on peut se retrouver au bon ou au mauvais endroit du point-de-vue de la santé mentale. Vous trouverez ci-dessous un continuum de santé mentale que j’ai modifié pour la formation de golf masculine d’Équipe Canada (en anglais). Il nous aide à mieux comprendre les signaux révélateurs de notre bien-être mental. Nous devrions tous connaître les facteurs qui nous maintiennent en bonne santé, les signaux indiquant que nous ne nous portons pas bien, les éléments déclencheurs et ce qu’il nous importe de faire pour retrouver ce bien-être.

Comment fonctionnent les humains?
Nous aidons les athlètes à comprendre comment fonctionne l’être humain. Le stress et l’anxiété font partie de nous. Les humains ont un cerveau programmé pour la survie et, dans cette optique, nous réagissons de manière certaine au stress et à l’anxiété. Nous voulons toujours nous sentir en contrôle, et dans une période comme celle que nous vivons, il est très important de consacrer du temps à se remémorer ces éléments que nous pouvons contrôler.
Voici un TedTalk (en anglais) pour nous aider à en savoir plus sur le cerveau et sur son fonctionnement.
« Vous n’êtes pas à la merci de vos émotions, c’est votre cerveau qui les crée »
Ted Talk de Lisa Feldman Barrett, Neuroscientifique, psychologue et auteure
Dans cette courte présentation (18 minutes), nous apprenons que « les émotions sont des suppositions – des suppositions que votre cerveau construit lorsque des milliards de cellules cérébrales travaillent de concert. Nous avons bien plus de contrôle sur ces suppositions que nous ne pouvons imaginer. » Nous apprenons également que nous pouvons être les bâtisseurs et les créateurs de nos propres expériences. Nos émotions ne nous arrivent pas par hasard, mais plutôt parce que « les émotions qui semblent [nous] arriver à sont en fait crées par [nous-même]. »
En cette période de changement et d’incertitude sans précédent, il est utile de comprendre ce que nous pouvons contrôler et ce que nous devons laisser tomber. Nos expériences durant cette période engageront très certainement nos émotions.
Cette vidéo offre un aperçu de comment prendre le contrôle de nos expériences et les outils ci-dessous fournissent le « comment » en termes de bien-être personnel et de soutien aux autres lors de périodes d’incertitude et de stress.
Voici un article qui parle de l’anxiété en lien avec la situation actuelle.
Favoriser la récupération
Et enfin, nous essayons de favoriser la récupération. Lors de ses discussions avec les golfeurs d’Équipe Canada, notre équipe de sciences du sport leur parle d’être physiquement et mentalement rétabli. La méditation et la présence attentive (mindfulness) peuvent être des outils très utiles pour nous garder dans un état mental positif. Voici certaines suggestions à considérer au travail pour favoriser la récupération émotionnelle :
- Soyez indulgent envers vous-même. Même les personnes qui ne luttent généralement pas contre l’anxiété ressentent désormais plus d’inquiétude et d’anxiété. Ne soyez pas trop dur avec vous-même si vous ressentez plus d’anxiété qu’à l’habitude. Des renseignements au sujet de l’autocompassion peuvent être consultées ici et (plusieurs outils et activités gratuits ) sont disponibles pour vous aider être plus indulgent envers vous-mêmes.
- Décrochez des actualités et débranchez-vous des réseaux sociaux. Naturellement, le coronavirus est à la une dans la plupart des organes médias. Les utilisateurs de médias sociaux partagent aussi du contenu et des renseignements qui sont parfois véridiques, mais qui peuvent aussi n’avoir rien à voir avec la réalité. Le grand public est avide d’information et souhaite connaître tous les détails les plus récents. Règle générale, lorsque notre attention est attirée vers quelque chose, nous sommes plus susceptibles de nous y attarder et de continuer à y penser. À mesure que nous pensons et nous concentrons davantage sur les coronavirus, la PERCEPTION de la menace augmente (pas le risque réel, mais notre perception de celui-ci).

Si vous regardez ou lisez les nouvelles :
- Engagez-vous à ne le faire que quelques fois par jour et limitez cela à 30 minutes par jour.
- Fixez une heure régulière à laquelle vous vous informez tous les jours (normaliser les heures que vous y consacrez aidera à la fois à moins y réfléchir et à réduire le dilemme interne de vous informer ou non).
- Désactivez les alertes de nouvelles sur votre portable afin d’obtenir mises à jour seulement quand vous le souhaitez. Il peut également être utile de se fier à la famille et aux amis pour nous signaler toute nouvelle de grande importante qui pourrait survenir, rendant ainsi inutile la vérification constante des sources médias.
- Assurez-vous que vos informations proviennent uniquement de sources fiables, telles que le Gouvernement du Canada et l’Organisation mondiale de la santé.
- Être plus attentif aux soins personnels. Pendant cette période fertile pour l’anxiété, il est important de se rappeler qu’il existe des stratégies éprouvées de prévention et de réduction de l’anxiété: (dormir suffisamment; faire de l’exercice régulièrement; pratiquer la méditation; manger de manière bien équilibrée; consacrer du temps à des activités que l’on aime et prendre le temps de se détendre; passer du temps dans la nature; recourir à des techniques de relaxation lorsqu’on est stressé; communiquer avec des personnes de confiance pour parler de ses préoccupations et de ce que l’on ressent).
- Se concentrer sur ce que vous pouvez contrôler. Parfois, nous nous focalisons sur des événements qui sont hors de notre contrôle. Mais plutôt que de blâmer les autres ou d’essayer de les changer, les personnes résilientes se concentrent sur ce qu’elles peuvent contrôler. Demandez-vous: « Que puis-je contrôler dans cette situation ? »
- Demeurez dans le moment présent. Que remarquez-vous à propos de votre rythme respiratoire en ce moment ? Notre respiration est un excellent moyen de rester ancré dans le présent, mais parfois nous restons coincés dans le passé ou nous inquiétons pour l’avenir. Pratiquez STOP (Arrêtez. Respirez profondément. Observez. Continuez).
En terminant, continuez à faire votre travail, même à domicile, et continuez à déterminer qui vous êtes et qui vous voulez être, honorez le fait que vous êtes humain et priorisez la récupération tout en en sachant qu’en ce moment, les conditions sont telles qu’il peut être difficile de laisser aller et de permettre à votre esprit de se reposer.
Les organisations sportives du Canada anxieuses d’unir le pays après la pandémie
Tom Renney se souvient très bien de l’endroit où il était lors des attaques terroristes du 11 septembre 2001.
C’était la première fois que les Rangers de New York tenaient leur camp d’entraînement dans Manhattan. Renney, qui entamait alors sa deuxième campagne à titre de directeur du personnel des joueurs, se trouvait au Madison Square Garden pour la journée des tests physiques et médicaux des porte-couleurs de l’équipe lorsque le premier avion a frappé le World Trade Center.
Quatre ans plus tard, le spectre des attaques du 11 septembre continuait de hanter la ville de New York lorsque Renney a amorcé son premier camp d’entraînement à titre d’entraîneur-chef des Rangers. Sentant que l’équipe pouvait offrir un point de rassemblement pour une ville blessée, Renney a déclaré à ses joueurs qu’ils devaient consacrer la saison 2005-2006 aux amateurs.
« Vous savez quoi? Nous devons à cette ville et nous devons aux partisans des Rangers de New York tout ce que nous avons », s’est rappelé Renney.
« Ce n’est pas à propos du hockey, c’est de donner la chance à une ville qui nous soutient comme personne d’autres de se sentir bien, de sentir qu’il y a un regain et sentir que quelque chose peut lui faire du bien. J’ai dit, c’est notre responsabilité et notre devoir à l’endroit des partisans des Rangers. Et bien honnêtement, vous savez, la Ligue nationale de hockey. »
Cette saison-là, les Rangers sont devenus la première équipe à brandir leurs bâtons dans les airs après les matchs, en guise de salutations à leurs partisans, une pratique devenue courante dans la LNH. Renney a mené les Rangers au troisième rang dans la section Atlantique et à une première qualification aux séries éliminatoires depuis 1997.
Renney occupe maintenant le poste de chef de la direction de Hockey Canada et bien qu’il ignore à quel moment les sports professionnels et amateurs seront de retour, il croit, comme à l’époque où il était avec les Rangers, qu’ils joueront un rôle important dans la guérison du pays une fois la pandémie de la COVID-19 terminée.
« Je crois que les Canadiens forment un peuple très résistant. Je pense que la communauté hockey forme un groupe très résistant, pas seulement ceux qui y jouent, mais ceux qui aiment le regarder », a déclaré Renney.
« Lorsque le temps sera venu, je pense que les participants et les bénévoles à travers le pays vont adorer le rôle de meneurs du Canada vers un retour à la normale. »
Le hockey, comme tous les sports d’élite, est en pause au moment où les responsables font leur part pour stopper la propagation du virus de la COVID-19. La LNH a mis sa saison en trêve et le tournoi de la Coupe Memorial, le championnat junior le plus important au Canada, a été annulé, à l’instar des séries éliminatoires des trois circuits juniors de la Ligue canadienne de hockey.
On ne peut prédire à quel moment la LNH, la NBA, le Baseball majeur, la Ligue canadienne de football ou n’importe quel autre sport professionnel sera de retour. Mais comme Renney, Laurence Applebaum, le chef de la direction de Golf Canada, est d’avis que son sport sera prêt à unir les Canadiens une fois que les restrictions liées aux rassemblements publics seront levées.
Comme Renney, Applebaum a été un témoin du pouvoir des sports de rassembler une communauté après une tragédie.
Il y a une décennie, Applebaum était le vice-président de Salomon Canada, un manufacturier d’articles de sports, et se trouvait à Vancouver pour les Jeux olympiques d’hiver de 2010. Il se souvient de la présence d’un lourd nuage au-dessus de la ville de la Colombie-Britannique après que Nodar Kumaritashvili, un lugeur originaire de la Géorgie, eut perdu la vie lors d’une descente d’entraînement, quelques heures avant la cérémonie d’ouverture.
« La communauté sportive s’est rassemblée pour pleurer sa mort, le ciel s’est éclairci, et c’est éventuellement devenu une incroyable célébration de sport et d’humanité, relate Applebaum. Donc, ma théorie, c’est que le soleil va se lever de nouveau (une fois la pandémie terminée). »
« Et le golf, le golf va se lever de nouveau et redevenir une incroyable partie de nos vies. Ça va seulement prendre du temps. »
Bruce Kidd, un historien et un professeur à l’Université de Toronto, croit que les sports occupent une position unique pour aider les villes ou les pays à se relever après des désastres parce que les gens peuvent s’identifier aux athlètes. Ce pouvoir deviendra encore plus évident lorsque la vie aura repris un cours normal une fois la pandémie de coronavirus terminée.
« Je pense que les gens, en ce moment, peuvent s’identifier au fait que les vies des athlètes et des entraîneurs sont complètement chamboulées », a déclaré Kidd, qui a représenté le Canada aux Jeux olympiques d’été de 1964, à Tokyo, et qui a mérité le titre d’Athlète de l’année de la Presse canadienne en deux occasions.
Kidd, qui compare l’urgence de santé publique annuelle à celle de la Grippe espagnole de 1918-1920, pense que les sports, à leur retour, joueront un rôle thérapeutique pour toute la société parce qu’il s’agira d’une célébration d’un triomphe sur l’adversité.
« Ce sera un soulagement, ce sera le signal d’un retour vers une sorte de normalité. Ce sera une occasion pour les gens de prendre contrôle de leur vie, une fois de plus, que ce soit en participant aux sports ou en y assistant. Psychologiquement, ce sera stimulant et je pense que ce sera très important. »
Déclaration de Nous sommes golf au sujet de la COVID-19
Nous sommes golf (L’Alliance nationale des associations de golf/NAGA) s’engage à assurer la santé et la sécurité de ses membres, golfeurs, employés, bénévoles et autres intervenants de l’industrie, ainsi que de tous les Canadiens et toutes les Canadiennes et des collectivités où ils vivent, travaillent et se divertissent.
La crise de la COVID-19 est une épreuve sans précédent pour les Canadiens. Nous sommes golf appuie pleinement les recommandations et les lignes directrices émises par Santé Canada, par l’Organisation mondiale de la santé et par les experts régionaux de la santé publique afin de freiner la propagation du virus. En tant que chefs de file d’une industrie qui, d’un océan à l’autre, emploie plus de 300 000 Canadiens et sert près de six millions de golfeurs, notre priorité demeure avant tout la santé et la sécurité de nos gens et de nos collectivités.
Les exploitants d’établissements situés là où le gouvernement n’a pas encore ordonné la fermeture temporaire des terrains de golf doivent prendre toutes les précautions possibles en matière de santé et de sécurité. Nous sommes golf prône aussi que, tout en prenant toutes les précautions de santé et de sécurité requises, il est impératif d’entretenir les terrains de golf pendant toute fermeture temporaire afin d’assurer leur bon fonctionnement en temps et lieu.
Nous attendons fébrilement des jours meilleurs, lorsque le moment sera venu pour les Canadiens et les Canadiennes de revenir à leur vie normale récréative, alors que les clubs et les parcours seront prêts à accueillir de nouveau les golfeurs dans leurs allées.
Le Comité international olympique reporte les Jeux d’été de Tokyo à 2021
TOKYO – Le Comité international olympique a procédé au report historique des Jeux d’été mardi, se soumettant aux réalités d’une pandémie de coronavirus qui a forcé l’interruption de la vie quotidienne partout sur la planète et rendu virtuellement impossible la planification d’un gigantesque rassemblement mondial, en juillet.
« Dans les circonstances actuelles et selon l’information fournie par l’OMS aujourd’hui, le président du CIO et le premier ministre du Japon ont conclu que les Jeux de la XXXIIe olympiade à Tokyo doivent être repoussés à une date au-delà de 2020, mais pas plus tard qu’à l’été de 2021, pour assurer la santé des athlètes, de toutes les personnes impliquées dans les Jeux olympiques et la communauté internationale », a déclaré le CIO dans un communiqué.
Avant l’annonce officielle, le premier ministre du Japon, Shinzo Abe, avait fait savoir que le président du CIO, Thomas Bach, avait donné son accord à une proposition visant à reporter les Jeux d’un an.
Plus tard mardi, Bach a déclaré que des « statistiques alarmantes » sur le coronavirus au cours des derniers jours avaient joué un rôle-clé dans la décision de reporter les Jeux de Tokyo.
Citant l’OMS, Bach a notamment mentionné que « l’Afrique doit se préparer pour le pire ».
Bach a aussi précisé que la question de santé publique qui, à l’origine, allait influencer la tenue des Jeux de Tokyo était de savoir si « le Japon pouvait offrir un accueil sécuritaire ». Or, le CIO était confiant qu’il en serait capable.
Bach a dit ne pas avoir discuté de nouvelles dates avec le premier ministre Abe pour la tenue des Jeux en 2021. Un scénario possible serait de les présenter du 23 juillet au 8 août, soit exactement un an plus tard que les dates d’origine du 24 juillet au 9 août.
Wickenheiser a donné le ton
Le report des Jeux est un scénario qui, à toutes fins pratiques, était devenu incontournable au moment où la pression s’intensifiait parmi des athlètes anxieux, des organisations sportives et des comités nationaux olympiques _ tous conscients que la réalité entourant l’entraînement et les épreuves de qualifications, sans oublier les protocoles internationaux en matière de dopage, était fracturée sans possibilité d’être restaurée.
L’ancienne hockeyeuse canadienne Hayley Wickenheiser, la première membre du CIO à critiquer la réticence de l’organisme à reporter les Jeux, a écrit sur Twitter que la décision était le « message que les athlètes méritaient d’entendre ».
« À tous les athlètes: prenez une bonne respiration, ressaisissez-vous, prenez soin de vous et de vos familles. Votre moment va venir », a-t-elle aussi écrit.
Bach et le premier ministre japonais ont discuté au téléphone mardi matin. Les deux hommes, ainsi que des dirigeants du CIO et du comité organisateur du Japon, ont convenu de prendre cette décision.
D’autres Jeux olympiques – 1916, 1940, 1944 – ont été annulés à cause d’une guerre, mais jamais les Jeux avaient été reportés pour quelque raison que ce soit. Encore moins un virus qui a frappé plus de 375 000 personnes à travers le monde et qui croît de façon exponentielle.
Par ailleurs, les Jeux de Tokyo garderont la nomination de 2020, même s’ils auront lieu en 2021.
« Les leaders sont d’accord pour dire que les Jeux olympiques de Tokyo pourraient représenter une lueur d’espoir », a affirmé le CIO dans un communiqué.
La décision créé un sentiment de soulagement pour les athlètes, qui n’ont plus besoin de poursuivre leur entraînement dans des conditions quasi impossibles, sans savoir quand, exactement, ils devront être prêts – et pour quoi.
Un défi logistique
Une raison pour laquelle le CIO a pris plus de temps à rendre une décision est liée à la logistique. Il s’agira d’un énorme défi. Bon nombre d’arénas, de stades et d’hôtels ont signé des ententes pour des Jeux devant avoir lieu du 24 juillet au 9 août. Revoir ces arrangements est réalisable, mais un coût y sera rattaché. Tokyo aurait déjà dépensé une somme de 28 milliards $ pour préparer les Jeux, selon des sources médiatiques.
Il faut aussi tenir compte du calendrier sportif international. Presque chacune des 33 disciplines sportives inscrites au programme olympique doivent tenir des événements d’importance en 2021.
L’un des meilleurs exemples du chambardement potentiel touche l’athlétisme, dont les Championnats du monde, prévus en Oregon du 6 au 15 août 2021, pourraient être repoussés en 2022 à cause du report des Jeux olympiques. Les Championnats du monde de natation doivent aussi avoir lieu en 2021, du 16 juillet au 1er août à Fukuoka.
« Il peut se passer beaucoup de choses en un an, et nous devrons donc penser à ce que nous devons faire, a déclaré Toshiro Muto, directeur général du comité organisateur. La décision nous est arrivée soudainement. »
Mais pendant des semaines, il devenait de plus en plus évident que les efforts pour tenir les Jeux à compter du 24 juillet seraient vains.
À peu près tous les sports sur la planète ont suspendu leurs activités dans la foulée de la pandémie. L’économie mondiale est vacillante et les gens, de plus en plus, se font dire que ce n’est pas sécuritaire de faire des rassemblements ou, dans certains cas, de ne pas quitter leurs maisons. Les gymnases sont fermés partout en Amérique du Nord. La tenue d’essais olympiques en l’espace de quelques mois était devenue virtuellement impossible.
Les comités olympiques du Canada et de l’Australie avaient d’ailleurs indiqué qu’ils n’enverraient pas d’équipe à Tokyo en juillet. La Fédération mondiale d’athlétisme et les trois plus importantes fédérations sportives aux États-Unis – la natation, l’athlétisme et la gymnastique – demandaient aussi un report.
Pas plus tard que dimanche, le CIO disait qu’il allait prendre jusqu’à quatre semaines avant d’en arriver à une décision. Quatre semaines s’est transformée en deux journées.
La décision est venue seulement quelques heures après que les organisateurs locaux eurent annoncé que le relais de la flamme olympique aurait lieu comme prévu, jeudi. Ces plans ont également été modifiés.
Pour l’instant, la flamme sera entreposée et exposée à Fukushima. Comme tout le reste dans le monde olympique, les prochains développements seront connus à une date ultérieure.