Koepka et DeChambeau en tête ; Mickelson à un seul coup des meneurs

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Brooks Koepka (Andrew Redington/Getty Images)

Collaboration spéciale d’André Rousseau (lescoulissesdusport.ca) 

AUGUSTA, Géorgie— Brooks Koepka, double champion de l’Open des États-Unis, et Bryson DeChambeau, étoile montante de la PGA, ont joué 66 dans des conditions idéales pour s’emparer de la tête après la première ronde du 83e tournoi des Maîtres.

Koepka et DeChambeau ont multiplié les oiselets sur le neuf de retour pour jouer 31. Koepka aurait pu jouer 64 s’il n’avait pas raté des roulés relativement faciles au 16e et au 18e trou. Quant à DeChambeau, le physicien du golf, il a réussi un oiselet après avoir expédié son coup de départ sous les grands pins au 17e et il est venu à deux pouces d’un aigle au 18e. Sa balle a frappé la tige et s’est arrêtée tout près du fanion.

Phil Mickelson, qui fêtera ses 49 ans à la mi-juin, a été l’autre étoile de la journée. Après avoir commis des bogueys au 10e et 11e trou, Lefty s’est ressaisi de belle façon et il a réussi 5 birdies pour jouer 67.

Mickelson tente de remporter une 4e victoire à Augusta. Il pourrait aussi devenir le plus vieux joueur à gagner un tournoi du Grand Chelem. Cette marque appartient à Julius Boros. Il avait 48 quand il a gagné le championnat de la PGA, il y a bien des lunes.

Dustin Johnson et Ian Poulter ont joué 68, soit un coup de mieux que Jon Rahm et Kevin Kisner. Tiger Woods est dans un autre groupe à 70.

Patrick Reed, Justin Thomas, Rory McIlroy et Sergio Garcia n’ont pu faire mieux que 73. Justin Rose (75) a fait encore pire, mais ce n’est rien à comparer à Paul Casey qui a joué un affreux 81.

Bernhard Langer a fait fi de ses 61 ans pour jouer une ronde de 71, un coup de mieux que le Canadien Mike Weir.

TIGER SATISFAIT : En quête d’un 5e veston vert, Tiger Woods était satisfait de sa première ronde (70). C’est la première fois depuis 2014 qu’il amorce un tournoi majeur avec un pointage sous la normale. « J’ai bien contrôlé la balle, a-t-il dit. Au 15e trou, j’ai frappé trop loin avec mon fer 4 et je me suis retrouvé dans une fâcheuse position. Heureusement, j’ai pu sauver la normale. La semaine est encore jeune ».

RORY McILROY n’a pas cherché d’excuses pour son 73. « Les conditions n’étaient pas difficiles et je n’ai pas su en profiter, a-t-il déclaré. J’ai réussi 5 birdies, mais j’ai aussi commis des erreurs stupides. Je m’en vais immédiatement au vert d’exercice pour corriger la situation ».

JON RAHM (69) : « J’ai éprouvé des ennuis avec mon bois-1 et avec mes fers, mais je n’ai jamais perdu patience. Je devrai faire mieux sur les normales 5, mais ce n’est pas si facile que ça ».

Conners est un homme heureux

L’Ontarien COREY CONNERS était très heureux après avoir joué 70 en première ronde du Masters. C’est un aigle au 15e trou grâce à un coup de fer 6 presque parfait qui lui a permis de terminer sa ronde sous le par.

« C’est 10 coups de moins qu’à ma première visite ici en 2015, a-t-il souligné. J’ai réussi plusieurs bons coups et je suis très content du résultat. Je sais que je suis chanceux de participer au tournoi et je tente d’en profiter au maximum. Il y avait plein de Canadiens pour m’encourager et je les en remercie ».

Conners faisait partie du premier groupe à prendre le départ, jeudi matin, et il a reçu la visite de Jack Nicklaus avant de frapper sa première balle. Nicklaus était sur le tertre avec Gary Player pour la cérémonie protocolaire.

« Comme lui, je vis dans la région de Palm Beach, mais c’était la première fois qu’il m’adressait la parole. En fait, je suis surpris qu’il me connaisse. C’est pas mal cool », a dit le golfeur de 27 ans.

Conners vole sur un tapis magique depuis environ une semaine. Il joue bien et la chance lui sourit. « Je suis un amateur de statistiques et mes chances de venir ici étaient quasiment nulles avant ma qualification au Texas. J’espère que ça va continuer », a-t-il conclu.

Au 19e trou : On prévoit de la pluie durant toute la fin de semaine. Ça pourrait compliquer les choses, mais les gens du club Augusta National ont plusieurs trucs et beaucoup d’employés pour faire face à la musique…. Les fleurs sont moins belles que d’habitude à Amen Corner… Il faisait très chaud pour suivre les champions de la PGA, jeudi après-midi, mais vous ne m’entendrez pas me plaindre de la chaleur. Ça serait honteux de ma part !

Le mot d’humour

Jack Nicklaus à son ami Gary Player: « Je pensais qu’il fallait gagner au moins 10 tournois majeurs pour être considéré comme une superstar ! »

(Player a gagné 9 majeurs durant sa carrière, soit la moitié du total de Nicklaus)

Corey Conners joue 70 en première ronde au Tournoi des Maîtres; Weir joue la normale

Corey Conners
Corey Conners (Michael Reaves/Getty Images)

AUGUSTA, Ga.— Le Canadien Corey Conners a poursuivi sur son erre d’aller à l’un des plus prestigieux tournois de golf de la planète.

Le golfeur âgé de 27 ans originaire de Listowel, en Ontario, s’est provisoirement hissé en tête du Tournoi des Maîtres, après avoir pris le départ très tôt en matinée jeudi. Il est actuellement au 4e rang.

Conners, qui a obtenu son invitation pour le premier tournoi majeur de la saison après avoir remporté l’Omnium Valero du Texas dimanche dernier, a signé une carte de 70 (moins-2) sur le parcours Augusta National.

Le représentant de l’unifolié s’est retrouvé seul en tête après avoir calé un aigle au 15e trou, une normale-5, à la suite de deux oiselets consécutifs. Il a cependant commis un boguey sur le dernier vert, le reléguant à égalité en tête.

Conners avait pris part au Tournoi des Maîtres en 2015 à titre de golfeur amateur, et il avait raté le seuil de qualifications pour les rondes du week-end.

Mike Weir, de Brights Grove, en Ontario, est le seul autre golfeur canadien présent à ce tournoi. Le champion du Tournoi des Maîtres en 2003 a aussi foulé le parcours en matinée. Il a terminé la journée avec une normale 72, bon pour l’égalité au 25e rang.

Le 83e Tournoi des Maîtres est en cours; McIlroy est le choix de Rousseau

Masters
(Peter Dazeley/Getty Images)

AUGUSTA, Géorgie — Après avoir écouté et analysé les commentaires de tous et chacun, c’est le temps que la fête commence. Après la cérémonie protocolaire avec Jack Nicklaus et Gary Player, 87 magiciens de la PGA se disputeront le veston vert.

J’aimerais vous garantir que Tiger Woods sera dans la course dimanche après-midi et qu’il livrera bataille à Rory McIlroy pour le trophée, mais ce n’est pas aussi simple que ça. Le tournoi des Maîtres ne se gagne pas dans la salle d’entrevues, mais sur un parcours de 7475 verges, long et exigeant, avec des verts capables de faire perdre la tête au golfeur le plus patient.

Justin Rose a raison de dire qu’il faut non seulement bien jouer, mais aussi avoir la chance de son côté pour gagner un tournoi de cette envergure. Autrement dit, il faut que « les dieux du golf » soient de ton bord.

Les exemples sont nombreux. Arnold Palmer a été favorisé par une décision des officiels pour battre Ken Venturi en 1958. Dix ans plus tard, Bob Goalby a gagné parce que Roberto De Vicenzo a signé involontairement une carte erronée. En 1983, Seve Ballesteros a envoyé sa balle à l’eau au 15e trou et Greg Norman a raté son coup de fer au 18e. Jack Nicklaus en a profité pour se faufiler et remporter une victoire totalement inattendue. En 1961, Arnold Palmer avait le trophée dans la poche gauche, mais il a perdu sa concentration au dernier trou et il a commis un double-boguey pour offrir la victoire à Gary Player sur un plateau d’argent. En 1989, Scott Hoch a raté un roulé d’environ deux pieds avant de se faire battre par NickFaldo en prolongation. Et cetera, et cetera.

Quoi qu’il en soit, voici quelques mots sur les joueurs les plus susceptibles de gagner dimanche :

  • TIGER WOODS a retrouvé une grande partie de ses moyens et il se croit capable, à 43 ans, de faire reculer l’horloge du temps après sa belle victoire de l’automne dernier à East Lake. Il aura l’appui d’une foule considérable et il adore être le centre d’attraction.
  • RORY McILROY a terminé dans le Top-10 durant les cinq dernières années et sa récente victoire au Championnat des joueurs ne peut que le stimuler. Son attitude est meilleure que jamais.
  • JUSTIN ROSE n’est pas numéro un mondial par hasard. Il a cogné deux fois à la porte durant les 3 dernières années et il sait exactement quoi faire pour l’emporter ici.
  • JORDAN SPIETH : ses déboires des derniers mois sont inquiétants, mais il a l’habitude de très bien jouer à Augusta. L’an passé, il a fini le tournoi avec une ronde de 64. Il pourrait profiter de ce tournoi pour relancer sa carrière. Spieth n’a que 25 ans.
  • PHIL MICKELSON aura 49 ans à la mi-juin, mais le Masters demeure son tournoi préféré. Il se sent chez lui à Augusta. Nous réserve-t-il une surprise ?
  • JUSTIN THOMAS : un élan à faire rêver et une grande détermination, mais il n’a jamais fait mieux qu’une 17e place ici.
  • PATRICK REED: un « bulldog » impopulaire, capable de performer sous pression. Seulement 3 joueurs ont réussi à gagner deux années de suite : Nicklaus, Faldo et Woods.
  • DUSTIN JOHNSON frappe la balle « au bout du monde », mais il est rarement menaçant à Augusta.
  • BROOKS KOEPKA : un autre champion de la longue balle. Il a déjà gagné 3 tournois majeurs, dont les deux derniers U.S. Opens. Un joueur à surveiller.
  • FRANCESCO MOLINARI n’a jamais fait mieux qu’une 20e place sur les terres de Bobby Jones.
  • JASON DAY semble avoir du mal à retrouver sa touche magique.
  • SERGIO GARCIA : sa victoire en 2017 a été le couronnement de sa carrière. Il connaît très bien les lieux.
  • BRYSON DECHAMBEAU : un golfeur pas comme les autres, très méthodique. Le physicien du golf. On a très hâte de voir ce qu’il pourra faire en fin de semaine.
  • RICKIE FOWLER: un des favoris de la foule. Il a terminé à un coup de la tête, l’an passé. À 30 ans, il est dû pour parader dans le cercle des vainqueurs.

Mon choix : McIlroy.

Raymond ne se souvient pas

  • Je suis allé voir RAYMOND FLOYD sous le grand chêne pour lui demander s’il se souvenait d’ADRIEN BIGRAS, son rival à Miami au début des années 1960. « Désolé, ce nom ne me dit rien, a-t-il répondu. À mon âge (76 ans), j’ai la mémoire qui flanche ».
  • Floyd a été un des meilleurs golfeurs de sa génération. Il a gagné le Masters par 8 coups en 1976 et il a terminé deuxième à 3 reprises. Il a aussi gagné le championnat de la PGA et le U.S. Open.
  • J’ai écouté les explications de MARC BERGEVIN pendant une quinzaine de minutes et j’en ai eu assez. La prochaine saison sera cruciale pour lui et pour son équipe. Revenir avec le même club ne sera pas suffisant.
  • MATT WALLACE a gagné la compétition Par-3 mercredi après-midi. Il a battu son compatriote SANDY LYLE en prolongation…. Il y a eu 4 trous d’un coup. Wallace en a réussi un. Les autres appartiennent à MARK O’MEARA, Devon Bling et Shane Lowry… Le trio de Nicklaus, Player et Watson totalisait 231 ans.

 Jack et son ami Gary

AUGUSTA, Géorgie— «Si Tiger Woods n’avait pas connu tous ces problèmes (physiques et familiaux), il aurait déjà gagné 20 ou 21 tournois majeurs», a déclaré GARY PLAYER devant une soixantaine de journalistes, jeudi matin.

Comme le veut la tradition, Player et son ami Jack (Nicklaus) ont visité la salle d’entrevues après avoir frappé la première balle du tournoi.

« Tiger a gagné l’Open des États-Unis par 15 coups (en l’an 2000) et il a osé modifier son élan quelques semaines plus tard, a renchéri le Chevalier Noir. Faut avoir pas mal de talent pour faire ça. Tiger peut réussir des coups inimaginables. Il a maintenant 43 ans et c’est plus difficile de s’imposer après avoir subi 4 opérations au dos et 3 opérations aux genoux. Tout le monde veut le voir gagner d’autres tournois majeurs, mais je ne pense pas qu’il réussira à battre de record de Jack (18 victoires dans les épreuves du Grand Chelem ».

À 83 ans bien sonnés, Player est encore en grande forme et n’a rien perdu de sa verve. Il ne serait pas surpris de voir RORY McILROY l’emporter cette semaine. «C’est lui qui possède le meilleur élan, a-t-il dit. Il est aussi avantagé par la puissance de ses coups de départ, d’autant que les allées sont assez larges à Augusta».

Ambassadeur international du golf, Player est un des rares joueurs à avoir gagné les 4 épreuves du Grand Chelem. Il revendique 3 victoires à Augusta. La plus belle est survenue en 1978. Il a alors réussi 7 oiselets dans les 10 derniers trous pour jouer 64 et se sauver avec le veston vert. «Le golf professionnel a beaucoup changé depuis 50 ans, a-t-il poursuivi. À cause des balles et de la technologie nouvelle, les gars frappent de plus en plus loin. C’est devenu ridicule. Chose certaine, j’aurais aimé jouer pour une bourse de 2 millions. Je me serais inscrit à tous les tournois sans exception !»

Player trouve absurde que les joueurs d’aujourd’hui consultent un petit livre avant d’effectuer un coup roulé. «Bobby Locke, Jack Nicklaus et Tiger Woods n’ont jamais eu besoin d’un petit livre pour «lire un vert». Si te ne sais pas lire un vert, va vendre des pois !»

Nicklaus, lui, a félicité les dirigeants du club Augusta National (dont il est membre en règle) pour avoir créé un tournoi consacré aux femmes, juste avant le Masters. Il a aussi félicité Jennifer Kupcho qui a gagné le tournoi avec une ronde finale de 67 sur un parcours de 6500 verges et des verts qu’elle ne connaissait presque pas avant d’arriver ici.

Les deux hommes ont aussi parlé de BOBBY JONES, fondateur du Masters. Ils ont le plus grand respect pour un homme qui, en plus d’avoir été un grand champion, maîtrisait parfaitement la langue de Shakespeare et faisait preuve d’une grande humilité.

«Je ne veux pas vivre dans le passé, mais nous avions plus de plaisir dans mon temps, a ajouté Player. On voyageait ensemble partout à travers le monde et pas juste pour l’argent. La compétition était forte, mais nous étions des amis. Aujourd’hui, c’est devenu une grosse business».

Enfin, le petit géant d’Afrique du Sud a eu une pensée pour ARNOLD PALMER et SEVE BALLESTEROS, les deux plus grands absents ici cette semaine.

Sous les grands pins

  • JOHNNY MILLER, meilleur analyste de golf des 25 dernières années, a été honoré par l’Association des chroniqueurs de golf, mercredi soir, en banlieue d’Augusta. Miller n’a jamais gagné à Augusta, mais il est venu à un cheveu de le faire en 1975. Il a joué 65 et 66, mais n’a pas réussi à rattraper le Golden Bear. On se souviendra de Miller pour son immense talent de golfeur et pour sa franchise. Avec lui, c’est noir ou c’est blanc. Jamais gris.
  • Selon les commentaires de BUBBA WATSON, on a beaucoup parlé de BEN HOGAN durant le souper des Champions, mardi soir. C’est Hogan qui a initié cette tradition au début des années 1950.

    Ces reportages en direct du club Augusta National sont rendus possibles grâce à BARWOOD-PILON, Chalut Auto, Regroupement PAR, Importations Activin et Granite Lacroix.

Spieth espère que ses succès passés à Augusta l’aideront à se relancer

Jordan Spieth
Jordan Spieth (Jamie Squire/Getty Images)

AUGUSTA, Géorgie — Tiger Woods a recommencé à gagner, rendant sa présence au Tournoi des Maîtres encore plus attrayante.

« J’ai travaillé pour revenir parmi le groupe de golfeurs pouvant gagner des tournois », a déclaré Woods.

Rory McIlroy est le favori des parieurs, peut-être même le favori sentimental. Alors qu’il en sera à une cinquième tentative de compléter le Grand Chelem en carrière sur le parcours d’Augusta National, McIlroy n’a jamais connu un aussi bon début de saison que celui-ci.

McIlroy a remporté le Championnat des joueurs, a fait partie du dernier groupe lors de trois autres tournois et n’a encore jamais terminé à l’extérieur du top-10 lors des sept événements auxquels il a pris part sur le circuit de la PGA cette saison.

« Je suis satisfait de ma situation actuelle , corps, esprit et jeu », a résumé le Nord-Irlandais.

De tels propos sont aussi doux aux oreilles de Jordan Spieth que le chant d’oiseaux abrités dans les pins de la Georgie. Ce serait n’importe quelle autre année et le nom de Spieth serait sur les lèvres d’un peu tout le monde au moment des premiers coups de départ du 83e Tournoi des Maîtres jeudi.

« Je ne ressens pas de pression additionnelle cette semaine, a affirmé Spieth. J’ai l’impression de passer inaperçu, ce qui est plutôt bien. »

Ce sentiment ne durera peut-être pas longtemps.

Aucun autre jeune golfeur depuis Woods n’a semblé aussi à l’aise que Spieth au Augusta National. En cinq présences, à commencer par sa deuxième place à ses débuts au Tournoi des Maîtres, à l’âge de 20 ans, il compte un Veston vert, il partage le record du tournoi pour le meilleur score, a ajouté une deuxième place et se dirigeait vers une ronde finale historique l’an dernier jusqu’à ce que sa balle n’accroche un arbre au passage, au 18e trou, pour un boguey et un score de 64.

Sa pire prestation a été sa 11e place en 2017. Et même là, il a amorcé le parcours ultime à deux coups de la tête. Rien d’étonnant qu’il parle du « Masters » comme étant son tournoi préféré à travers le monde.

Voilà ce qui rend l’édition de 2019 si intrigante pour Spieth, enlisé dans une profonde léthargie depuis son triomphe à l’Omnium britannique il y a deux ans.

Le Texan de 25 ans n’a pas gagné depuis. Il n’a pas réussi à percer le top-10 à ses 15 derniers tournois. Plus sidérant encore: il a terminé, en moyenne, à 14 coups du vainqueur à l’exception des trois tournois lors desquels il n’a pas franchi le seuil de qualification.

Si un parcours peut l’aider à trouver la solution à ses ennuis, c’est bien Augusta National.

Spieth dégage de la patience, voire même de la confiance.

« Mes attentes sont élevées cette semaine. Je me sens très à l’aise avec le niveau de mon jeu en ce moment, a noté Spieth. Je ne pense pas que mes récents résultats sont un reflet fidèle de l’état actuel de mon jeu, et je considère avoir fait de belles avancées au cours des deux derniers jours dans les aspects du jeu entre le tertre de départ et la surface de coups roulés. »

« J’ai l’impression d’être en ascension en ce moment. C’est vraiment ce que je ressens, a ajouté Spieth. Je ne pense pas que j’ai besoin de résultats pour prouver quelque chose. Je sais où se situe mon jeu et je sais que de bonnes choses vont arriver bientôt. »

 

Rousseau au Tournoi des Maîtres : la nouvelle attitude de Rory McIlroy

Rory McIlroy
Rory McIlroy (Kevin C. Cox/Getty Images)

Collaboration spéciale d’André Rousseau – lescoulissesdusport.ca

AUGUSTA, Géorgie — Récent vainqueur du championnat TPC à Ponte Vedra, Rory McIlroy aimerait fêter ses 30 ans en gagnant le tournoi des Maîtres, mais il n’en fait pas une question de vie ou de mort.

« Si je joue aussi bien que j’en suis capable, je serai dans la course, dimanche après-midi, dit-il. Sinon, je reviendrai l’an prochain et l’année suivante. C’est sûr que je veux gagner à Augusta et compléter le Grand Chelem du golf, mais je place les choses en perspective depuis quelques mois. Je ne me concentre pas sur un seul tournoi. Mon objectif est de continuer de m’améliorer durant les 20 prochaines années et de faire un succès de ma carrière, du métier que j’ai choisi de faire ».

Le champion d’Irlande du Nord parle avec une maturité qu’on ne lui connaissait pas. Son mariage semble en avoir fait un autre homme. Il a aussi appris beaucoup de choses en discutant avec Brad Faxon, un ancien roi du fer droit qui a joué plus de 600 tournois sur le circuit de la PGA.

« Les fois où je n’ai pas gagné lorsque j’étais près du but, j’ai manqué de patience ou de détermination, avoue-t-il. Je pense avoir maintenant une meilleure attitude. Ma perception des choses est différente ».

McIlroy a aussi parlé de méditation. « Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas l’intention d’entrer au monastère ! J’ai autre chose à faire, mais je peux prendre 10 minutes par jour pour méditer et mettre les choses en perspective », a-t-il conclu.

LE PETIT ITALIEN : Malgré ses succès durant les derniers mois, sa victoire au British Open et ses exploits en coupe Ryder, l’Italien FRANCESCO MOLINARI ne figure pas parmi les grands favoris pour gagner le Masters, cette semaine. Ça ne l’empêche pas de dormir. « Le succès engendre la confiance, dit-il. Je ne peux pas nier que ma situation est différente depuis que je parade plus souvent dans le cercle des vainqueurs. À Augusta, le deuxième coup est le plus important. Si tu rates ton coup, il faut que tu rates du bon côté. L’autre facteur, c’est la vitesse des verts et leurs ondulations. Plus tu connais le terrain et plus tu as des chances d’avoir du succès ».

Il y a quelques années, Molinari a joué à Royal Liverpool avec Rory McIlroy et Dustin Johnson, deux des plus longs frappeurs de la planète. « Je n’avais aucune chance de les battre, avoue-t-il. J’ai alors réalisé que je devais améliorer mes coups de départ et mon jeu en général si je voulais atteindre de nouveaux sommets. C’est ce que j’ai fait ».

Molinari a grandi à Turin, dans un pays où le golf n’est pas le sport le plus populaire, loin derrière le soccer ou le vélo. C’est en voyant jouer CONSTANTINO ROCCA dans l’Open de Grande-Bretagne, en 1995, qu’il a attrapé la piqûre du golf. On se souviendra que Rocca a calé un roulé d’une soixantaine de pieds au 18e trou, à Saint.Andrews, pour rejoindre JOHN DALY et forcer la prolongation. C’est toutefois Daly qui a triomphé pour se sauver avec la Claret Jug.

KOEPKA LES GROS BRAS : Bâti comme une armoire à glace ou un joueur de la NFL, Brooks Koepka, double champion du U.S. Open, est content d’être retour à Augusta après avoir raté le tournoi de l’an passé à cause d’une blessure au poignet gauche.

« Le Masters n’est pas un tournoi comme les autres, dit-il. Je n’oublierai jamais la première fois que je suis venu ici avec mon père. C’était en 1998 ou 1999. Je pouvais enfin voir mes idoles de près et je suis reparti avec plusieurs autographes, mais pas celui de Phil Mickelson. Je dois être le seul garçon à qui Phil a refusé un autographe !».

Le golfeur de West Palm Beach participe au Masters pour la 4e fois. Même s’il n’a pas l’intention de lui faciliter la tâche, il avoue que ce serait « cool » si Tiger parvenait à mettre fin à une disette qui dure depuis 14 ans. « De la façon dont il joue depuis quelques mois, je ne serais pas surpris de le voir cogner à la porte », a-t-il ajouté.

ROSE PHILOSOPHE : Numéro un mondial, JUSTIN ROSE a l’intention d’y mettre toute la gomme après avoir fendu l’air trois fois durant les dernières années. « Je dois avouer que ma défaite contre Sergio en 2017 a été difficile à avaler. Il m’a fallu quelques mois pour oublier. Ça fait partie du métier. Il m’est arrivé d’être de l’autre côté de la clôture. Je pense aussi qu’il faut un petit peu de chance pour remporter la victoire. Sergio a vu la chance lui sourire au 13e trou et il a su en profiter ».

TRIOS À SURVEILLER : TIGER WOODS jouera les deux premières rondes avec Jon Rahm et le Chinois Haotong Li…. RORY McILROY prendra le départ avec Rickie Fowler et Cameron Smith…. DUSTIN JOHNSON jouera les 36 premiers trous avec Jason Day et Bryson DeChambeau… PHIL MICKELSON jouera avec Justin Rose et Justin Thomas… BROOKS KOEPKA sera jumelé à Jordan Spieth et Paul Casey… Parmi les « vieux de la vieille », il y aura FRED COUPLES, Ian Woosnam, Bernhard Langer, Vijay Singh, Larry Mize, Angel Cabrera et Jose Maria Olazabal… Le Canadien COREY CONNERS amorcera le tournoi avec deux inconnus, Adam Long et Andrew Landry. Conners a pris part au tournoi comme amateur en 2015. Il avait joué 80 et 69 et il avait raté la coupure.

CONNERS À LA SOIRÉE DE GOLF CANADA

  • L’Ontarien COREY CONNERS, récent vainqueur du Valero Open à San Antonio, a fait une visite très appréciée à la soirée annuelle de GOLF CANADA, en banlieue d’Augusta. J’ai profité de l’occasion pour lui souhaiter bonne chance en fin de semaine. Conner est un partisan des MAPLE LEAFS, mais les Bruins lui font très peur. Il choisit TAMPA BAY pour gagner la coupe.
  • La soirée était animée par CHARLIE BEAULIEU, nouveau président de Golf Canada, et LAURENCE APPLEBAUM, directeur général de l’association. Parmi les invités, il y avait MIKE DAVIS, patron de la USGA, JEAN-PHILIPPE MOFFET, Pascal Leblond et Pascal Girard, du Manoir Richelieu, SYLVAIN COURCELLES, du Château Montebello, DAVE LÉVESQUE, du Château Bromont, et DIANE BARABÉ, arbitre au Masters.
  • La populaire compétition PAR-3 débutera sur le coup de midi. JACK NICKLAUS sera de la fête avec TOM WATSON et GARY PLAYER. Parmi les inscrits, il y a aussi RAY FLOYD, Fuzzy Zoeller, Craig Stadler, Ben Crenshaw, Fred Couples et la majorité des champions de la PGA. Pas vu le nom de Tiger.
  • Les séries de la COUPE STANLEY débutent ce soir. Mes choix en première ronde : BOSTON, Columbus, Washington et Pittsburgh dans l’Est ; CALGARY, Winnipeg, Nashville et Vegas dans l’Ouest.
  • Les partisans des RED SOX et des CUBS commencent à s’inquiéter. C’est beaucoup plus drôle à Seattle, Tampa, Los Angeles et Milwaukee.

Le Grand Chelem de Bobby Jones

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Bobby Jones (Archives Golf Canada)

Pourquoi le nom de Bobby Jones n’apparaît-il pas au sein du club sélect du Grand Chelem du golf?

 

C’est parce que le Grand Chelem original du golf consistait en quatre tournois: les championnats amateurs des États-Unis et de la Grande-Bretagne, de même que les Omniums américain et britannique.

Il n’y a qu’un seul golfeur qui ait réussi l’exploit de les gagner tous. Bobby Jones. Celui-là même qui est à l’origine de la construction du réputé parcours Augusta National où est disputé le Tournoi des Maîtres depuis 1934.

Joueur amateur et avocat de profession, Jones a connu une carrière phénoménale dont le point culminant fut ses victoires dans chacune des épreuves du Grand Chelem au cours de la même année, 1930.

Il y a eu d’abord le Championnat britannique amateur disputé sur le vieux parcours de St Andrews, puis l’Omnium britannique qui se déroulait au Royal Birkdale. Quelques semaines plus tard, il inscrivait sa quatrième victoire à l’Omnium des États-Unis présenté à cette occasion au Interlachen Country Club, au Minnesota. Puis, il a enfin décroché le titre de Champion amateur des É.-U. au club Merion, en septembre, concrétisant ainsi un exploit tout-à-fait exceptionnel.

En tout, Jones a participé à 31 tournois majeurs. Il en a gagné 13 et terminé dans le top 10 à 27 occasions. C’est à la surprise générale qu’il a décidé de prendre sa retraite de la compétition à l’âge de 28 ans.

 

Un nouveau parcours pour la qualification locale de l’Omnium des États-Unis 2019

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En raison de circonstances hors de son contrôle, l’épreuve de qualification locale pour l’Omnium des États-Unis de 2019, prévue au club de golf Beacon Hall à Aurora, en Ontario, devra être déplacée.

L’épreuve de qualification locale pour l’Omnium des États-Unis de 2019 aura plutôt lieu au TPC Toronto Osprey Valley, à Caledon, en Ontario, le lundi 13 mai.

Les dirigeants de TPC Toronto avaient manifesté leur intérêt auprès de Golf Canada après avoir appris que le rude hiver avait quelque peu endommagé le parcours de Beacon Hall. Ils sont ravis de pouvoir ajouter l’épreuve à leur calendrier. Déjà engagé à accueillir la qualification régionale de l’Omnium canadien RBC qui y sera tenue le jeudi 16 mai, le club accueillera donc ces deux épreuves sur le parcours Nord pendant la même semaine. Outre ces épreuves, TPC Toronto accueillera également l’Omnium Osprey Valley, le seul événement de la région du Grand Toronto du Mackenzie Tour – PGA Tour Canada. TPC Toronto est un établissement formidable qui se révélera être un hôte incomparable pour l’épreuve de qualification locale de l’Omnium de États-Unis de 2019

Quel effet aura sur la relève la victoire de Corey Conners?

Corey Conners
Corey Conners (Michael Reaves/Getty Images)

Collaboration speciale de Daniel Caza | MonGolf.ca

Corey Conners ne pouvait trouver un meilleur moment pour remporter, dimanche à San Antonio, la première victoire de sa carrière au sein du circuit PGA Tour.

Il l’a méritée la veille du début de la semaine du Tournoi des Maîtres, la plus belle de toute la saison, du moins si l’on se fie aux cotes d’écoute et à la fébrilité animant les amateurs qui sont nombreux à suivre tout le déroulement des sept prochains jours d’activités sur place, à la télévision ou sur le web.

On veut tout voir. On veut tout savoir. C’est qui déjà le Canadien qui a gagné la semaine passée? C’est un autre produit du programme de développement de Golf Canada auquel s’ajoutent des noms comme ceux de Adam Hadwin, Nick Taylor, Mackenzie Hughes, Adam Svensson, Brooke Henderson et Anne-Catherine Tanguay.

Comme on l’a vu au tennis au cours des dernières semaines dans les cas de Félix Auger-Aliassime, Denis Shapovalov, Milos Raonic et Bianca Andreescu, ce ne sont plus les modèles qui manquent pour former des championnes et des champions actuels ou en devenir. Que ce soit au golf, au tennis ou dans toute autre discipline, ces athlètes ont maintenant la responsabilité et le privilège d’être des modèles pour les jeunes qui forment la relève. Et jusqu’ici, ils le font bien.

Pour en revenir à Conners, c’est bien plus qu’une bourse de 1 350 000$ que lui a valu la première victoire de sa carrière au sein du PGA Tour. En plus, le golfeur âgé de 27 ans a également mérité la dernière invitation disponible au Tournoi des Maîtres de 2019.

Il sera certainement heureux de vivre cette expérience. Mais sa plus grande satisfaction, il la soutirera sans doute à tous les lundis qui se succèderont au cours des deux prochaines années, lorsqu’il n’aura plus besoin d’aller tenter de se qualifier à un tournoi; à vivre des moments stressants comme ce fut le cas dans cette prolongation à six joueurs d’où il est sortir vainqueur lundi passé.

Lors de ce tournoi, Conners a réalisé une des grandes performances dans l’histoire du golf canadien avec 29 oiselets, y compris 10 en ronde finale pour conclure avec une fiche de -20.

Sa place à Augusta, il ne l’aura donc pas volée!

 

Sur la route d’Augusta avec André Rousseau

Masters
(Andrew Redington/ Getty Images)

Cette année encore, le chroniqueur sportif André Rousseau (lescoulissesdusport.ca) prend la route d’Augusta pour couvrir le Masters, pour une 25e fois. Collaboration spéciale:

RICHMOND HILL, Géorgie— La route est belle entre West Palm Beach et la Géorgie. Surtout le dimanche quand le soleil brille de tous ses feux. Mis à part quelques adeptes du « zig zag » et de parfaits imbéciles qui collent à gauche à basse vitesse, c’est moins stressant que sur la très folle 95 entre Boca Raton et Miami où on se croirait dans une course contre la montre à la piste de Sanair.

Un jour, lorsque je serai riche, j’aurai mon chauffeur privé. En attendant, je mange des kilomètres en écoutant Willie Nelson, Kenny Rogers, Jacques Brel et Le Bal à l’huile.

Je me suis arrêté près de Richmond Hill pour un soir, mais dans ma tête, je suis déjà rendu à Augusta. S’il y a un avril au Portugal, il y a aussi un avril à Augusta.

Je me targue parfois (humblement) d’avoir couvert 25 tournois majeurs et trois épreuves de la coupe Ryder. C’est pas si mal, mais c’est de la petite bière à comparé à Dan Jenkins, un journaliste du Texas, qui nous a quittés il y a quelques semaines à l’âge de 89 ans.

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Il ratera le Masters pour la première fois depuis 1951

Grand ami et défenseur de Ben Hogan, M. Jenkins a eu privilège de couvrir plus de 200 tournois majeurs pour son journal de Fort-Worth et pour le Golf Digest. Il a connu tous les grands champions (ou presque), de même que les célébrités qui ont longtemps participé au Pro-Am de Bing Crosby à Pebble Beach.

Jenkins était tellement connu et respecté qu’il pouvait stationner son auto près de celle du président du club Augusta National durant la semaine du Masters. Ça veut tout dire.

Je viens de terminer la lecture d’un de ses 20 livres sur le golf (Unplayable Lies) et je lui rends hommage ce matin en vous offrant quelques-uns de ses meilleurs commentaires:

  1. Il est très difficile, voire impossible, disait-il, de comparer des joueurs comme BEN HOGAN, Jack Nicklaus et Tiger Woods. Hogan était le meilleur pour la précision des coups de départ et les fers courts. Jack frappait la longue balle et excellait avec la majorité de ses fers. Tiger était champion pour les coups d’approche, les coups roulés, et pour se tirer d’embarras. Si j’avais besoin d’un de ces trois joueurs pour réussir le coup gagnant, Hogan serait mon choix».
  2. BYRON NELSON était un autre grand champion. Non seulement a-t-il gagné 20 tournois en 1945, mais il les a presque tous gagnés facilement.
  3. JOHNNY MILLER a été un joueur exceptionnel, puis il est devenu de loin le meilleur commentateur à la télévision.
  4. Ben Hogan m’a dit un jour: « Si j’étais le caddie de SAM SNEAD, il ne perdrait jamais ».
  5. ARNOLD PALMER n’a jamais gagné un autre tournoi majeur après avoir cessé de fumer.
  6. LEE TREVINO m’a confié un jour: « Jack Nicklaus est le meilleur golfeur de tous les temps, mais il ne sait pas comment réussir un coup d’approche. Dieu lui a tout donné… ou presque ».
  7. Vers la fin de sa vie, GENE SARAZEN ne voulait plus participer à la cérémonie protocolaire avant le Masters. Il avait peur de mal paraître. Le président du club, Hord Hardin, l’a fait changer d’idée en lui disant: « Gene, les gens ne veulent pas te voir frapper la balle. Ils veulent juste savoir si tu es encore
    vivant! »
  8. TOM WATSON a failli réussir l’exploit du siècle quand il a perdu le British Open de 2009 par un seul petit coup à 59 ans. Il a aussi livré un match inoubliable à son ami Nicklaus à Turnberry (1977).
  9. Les 5 meilleures rondes de tous les temps: Hogan à Okland Hills (1951); Palmer à Cherry Hills (1960); Miller à Oakmond (1973); Nicklaus à Augusta (1986) et Mickelson à Muirfield (2013).
  10. Il existe seulement deux catégories de golfeurs amateurs: LES TRICHEURS et les autres.

Je m’arrête ici. J’en ai d’autres en banque.

ÉPHÉMÉRIDES du 8 avril:

  • RORY McILROY, récent vainqueur du Championnat des joueurs de la PGA, Rory McIlroy est favori à 8 contre 1 pour gagner le tournoi des Maîtres cette semain. C’est le seul tournoi majeur qu’il n’a pas gagné. DUSTIN JOHNSON est deuxième favori à 10 contre 1 et JUSTIN ROSE suit à 12 contre 1.
  • Chez les favoris, on retrouve aussi TIGER WOODS (14-1), JON RAHM, Justin Thomas, Brooks Koepka et Rickie Fowler. Un peu plus loin: TOMMY FLEETWOOD, Jordan Spieth, Bryson DeChambeau et Jason Day. FRANCESCO MOLINARI, golfeur par excellence en 2018, est coté à 30 contre 1… comme Paul Casey et Tony Finau… PATRICK REED, champion en titre, est listé à 40 contre 1… Tiger n’a pas gagné à Augusta depuis 2005. Une éternité!
  • L’Ontarien COREY CONNERS a gagné le Valero Open à San Antonio, ce qui lui vaut une bourse de 1,35 millions de dollars et une invitation au Masters. Conners est nouveau marié et gradué de Kent State,
  • Mes condoléances à YVAN HÉROUX, du club Dallaire, et à sa soeur Nicole, en deuil de leur maman.
  • Les jeunes qui ont participé au concours DRIVE, CHIP & PUTT à Augsuta ont eu la chance de rencontrer les anciens champions SERGIO GARCIA, Bubba Watson, Nick Faldo, Patrick Reed, Ben Crenshaw et MIKE WEIR.
  • En 2001, TIGER WOODS gagne le tournoi des Maîtres pour la 2e fois et complète le Tiger Slam

Les meneurs Titleist de la semaine de Golf Canada

Les meneurs Titleist
Les meneurs Titleist

PGA TOUR

 

Corey Conners a remporté l’Omnium Valero du Texas par deux coups dimanche, connaissant ainsi la victoire pour une première foi en carrière sur le circuit de la PGA. Conners a dû se soumettre à une ronde de qualification lundi dernier afin d’obtenir l’une des quatre places offertes dans le peloton. Il a terminé à égalité en troisième position lors de cette épreuve et a remporté une prolongation à 6 pour 1 pour faire sa place au départ du tournoi. Conners devient ainsi seulement le cinquième joueur issu de la qualification du lundi à l’emporter sur le circuit de la PGA, et le premier depuis 2010. C’est la troisième fois qu’il se qualifie pour un tournoi lors de la ronde du lundi cette saison, ayant terminé au second rang et ex-aequo pour la troisième place les fois précédentes. La victoire s’accompagne d’un laissez-passer de deux ans sur le circuit de la PGA et d’un jour de paie de 1,3 million de dollars américains. Et crucialement aussi, il met la main sur la toute dernière invitation pour disputer le Tournoi des Maîtres cette semaine … Mackenzie Hughes a franchi le couperet lors de chacun de ses trois derniers tournois après l’avoir raté lors des quatre précédents … Adam Svensson, une recrue sur le PGA TOUR, s’est qualifié pour la deuxième fois seulement à ses six derniers départs. … Nick Taylor a enregistré un trou d’un coup au 13e lors du troisième tour. … Après avoir terminé deuxième à Porto Rico, Roger Sloan n’a toujours pas enregistré de résultat top 20 lors de ses cinq dernières épreuves. Ben Silverman a alterné entre rater et franchir le couperet lors de ses cinq derniers tournois.

 

POS   SCORES TOTAL
1 Corey Conners 69-67-66-66 -20
   É42 Mackenzie Hughes 70-71-69-73 -5
É42 Adam Svensson 73-69-71-70 -5
É52 Nick Taylor 69-72-71-72 -4
MC Roger Sloan 72-75  
MC Ben Silverman 77-75  


PROCHAIN ​​ÉVÉNEMENT
: Tournoi des Maîtres (11 avril)CANADIENS INSCRITS : Mike Weir, Corey Conners  LPGA   Jin Young Ko a remporté l’ANA Inspiration dimanche à Mission Hills récoltant son premier titre majeur et sa deuxième victoire en trois semaines. Brooke Henderson n’a enregistré que quatre rondes au-delà de la normale lors des 22 parties qu’elle a jouées jusqu’à présent cette saison … Alena Sharp a égalé son deuxième meilleur résultat de l’année

 

POS   SCORES TOTAL
É17 Brooke Henderson 71-72-71-72 -2
É17 Alena Sharp 76-70-67-73 -2


PROCHAIN ​​ÉVÉNEMENT
: Championnat LOTTE (17 avril)CANADIENNES INSCRITES : à ​​déterminer SYMETRA TOUR Leona Maguire a remporté son premier titre professionnel en remportant la Classique de golf Windsor du Symetra Tour, en Californie, battant Pajaree Anannarukarn avec un oiselet lors du premier trou éliminatoire… Maddie Szeryk, qui a déjà occupé le rang de golfeuse amateur la mieux classée au pays, a enregistré son deuxième résultat top 20 après quatre épreuves cette année … Hannah Hellyer a enregistré son meilleur résultat de l’année, en quatre départs

 

POS   SCORES TOTAL
É16 Maddie Szeryk 75-70-66 -5
É63 Hannah Hellyer 72-73-74 +3
MC Megan Osland 76-76  
MC Samantha Richdale 74-80  


PROCHAIN ​​ÉVÉNEMENT
: Murphy USA El Dorado Shootout  (26 avril)CANADIENNES INSCRITES : à ​​déterminer