Le CP renouvelle son partenariat avec Brooke Henderson pour cinq ans
La golfeuse la mieux classée au pays et le chemin de fer emblématique du Canada se sont associés pour cinq autres années, sur et en dehors du parcours. En effet, le Canadien Pacifique (CP) a renouvelé son entente comme ambassadrice du golf avec Brooke Henderson, une gagnante à sept reprises sur le circuit de la LPGA et la golfeuse classée 12e au monde.
Depuis son entente avec le CP en 2017, Henderson a remporté quatre titres sur le circuit de la LPGA, dont sa victoire historique lors de l’Omnium féminin CP de 2018, où elle est devenue la première Canadienne en 45 ans à remporter le Championnat national féminin de golf du Canada.
Brittany Henderson, sa sœur qui œuvre aussi comme cadette pour elle, se joindra aussi à la famille du CP et portera le logo du CP en sa capacité de membre de la famille et équipière de Brooke.
« C’est un honneur de prolonger le parrainage de Brooke jusqu’au 31 décembre 2023 et de souhaiter la bienvenue à Brittany dans la famille du CP, » a déclaré Keith Creel, président et chef de la direction du CP. « Brooke demeure l’ambassadrice idéale du CP alors que nous continuons à faire évoluer le golf, à plaider en faveur d’une vie saine par le biais de CP a du cœur et à renforcer la marque emblématique canadienne qu’est le CP. L’ajout de Brittany à la famille CP était une décision naturelle, car les cheminots savent que précision et excellence exigent une équipe solide. »
Le CP continue de parrainer Équipe Canada, un engagement qui a marqué le début de la relation entre Brooke et l’entreprise de chemin de fer. Les Henderson sont toutes deux diplômées de ce programme amateur qui aide les jeunes golfeurs et golfeuses à réaliser leurs rêves professionnels. Brooke a également été nommée récipiendaire du Prix Bobbie Rosenfeld à titre d’athlète féminine de l’année de la Presse canadienne. De plus, PostMedia lui a décerné le titre d’athlète féminine estivale de l’année en 2018 et les Prix du sport canadien l’ont nommée Athlète de l’année 2018.
« Je suis très fière de poursuivre cette relation en tant qu’ambassadrice du CP. Plusieurs membres de ma famille ont travaillé pour le CP dans ma ville natale de Smiths Falls et c’est vraiment spécial pour moi de revêtir ce logo et d’occuper une place dans la longue histoire de la famille du CP. En outre, le geste sincère d’ajouter ma sœur Brittany à la famille du CP est incroyable, car elle a été à mes côtés à chaque étape de ma carrière. Nous avons toutes les deux très hâte de célébrer de nombreuses autres victoires avec la famille du CP. »
– Brooke Henderson
La famille du CP compte déjà Lorie Kane, une gagnante à quatre reprises sur le circuit de la LPGA, qui a été nommée ambassadrice en 2014 lorsque CP s’est engagé comme commanditaire en titre de l’Omnium féminin du Canada. Kane, qui a été intronisée au Temple de la renommée du golf canadien en 2017 et nommée récipiendaire de l’Ordre du Canada en 2006, jouit d’une réputation bien établie en tant qu’une des joueuses les plus remarquables et les plus constantes de ce sport. De surcroît, elle a consacré de nombreux efforts au programme CP a du cœur. Le CP a récemment désigné la Fondation SickKids comme bénéficiaire caritative officielle de l’Omnium féminin CP de 2019, qui se déroulera au Magna Golf Club à Aurora, en Ontario. Dans le cadre de son programme CP a du cœur, le CP fera à nouveau un don substantiel localement au profit d’organismes offrant des soins pédiatriques. Brooke et Lorie, ambassadrices du golf, appuient les efforts de collecte de fonds afin d’atteindre l’objectif de 1,75 million de dollars en dons prévu cette année. Au cours de ses cinq années comme commanditaire en titre de l’Omnium féminin CP, l’entreprise a recueilli 8,5 millions de dollars pour le soutien des soins de santé cardiovasculaire des enfants au Canada. Ce sera la troisième fois en six ans que le sud de l’Ontario accueillera l’Omnium féminin CP, ce qui représente un investissement de plus de 3,3 millions de dollars à London (1,3 million de dollars en 2014) et à Ottawa (2 millions de dollars en 2016).
Le meilleur Tournoi des Maîtres de l’histoire ?
Vous êtes certainement nombreux à vous poser la question suivante : est-ce la finale du Tournoi des Maîtres la plus prenante que vous ayez vue ?
Disons qu’en 82 ans d’histoire, il y a eu d’autres excellentes présentations, mais celle-ci se situe très certainement dans le peloton de tête.
Au moment décrire ces lignes, les sondages de la télévision ne sont pas connus, mais attendez-vous à une très forte hausse de l’auditoire comparativement aux années précédentes car, jeudi, il l’était déjà avec Tiger dans le décor.
Aujourd’hui, vos questions sont nombreuses. Est-ce le plus grand retour de l’histoire? Qu’est-ce qui a relancé le Tigre? Le record de Jack Nicklaus redevient-il menacé?
Bonne lecture.
Est-ce le plus retentissant retour de l’histoire du golf ?
C’est effectivement énorme comme réalisation cette résurgence de Tiger après une disette de 11 ans sans victoire en grand chelem, quatre opérations et de même qu’une carrière et une vie aussi qu’il a dû reprendre en charge à partir de zéro.
Malgré l’excitation, il ne faut au grand jamais oublier Ben Hogan, qui a quand même remporté six titres du grand chelem après qu’un autobus eut complètement embouti sa Cadillac, en 1949. Il avait de nombreux os broyés dont ceux des jambes. Il ne devait plus jamais marcher.
Tiger est le premier à reconnaître la résilience de Ben Hogan.
Qu’est-ce qui tant changé chez Tiger ?
Avant la technique, il y a l’attitude.
Vous direz que c’est plus facile être agréable et même aimable dans la victoire, mais cela n’a pas toujours été le cas du Tigre, même lorsqu’il était au sommet de sa gloire.
Le 18e trou dimanche représente l’illustration parfaite d’une sérénité acquise alors qu’il a opté de plein gré de jouer pour le boguey en sacrifiant un coup.
Vous direz que son corps a des limites, mais au nom de la patience encore une fois, vous avez aussi remarqué qu’il ne s’élançait qu’à 75% de sa puissance, cela aussitôt qu’au début de la semaine, laissant les gros bras frapper la balle à 340 verges pour miser sagement sur le contrôle.
Pouvait-on le voir revenir plus fort ?
Vous conviendrez qu’on ne termine pas sixième à l’Omnium britannique, deuxième à deux coups de la victoire au Championnat de la PGA et vainqueur du Championnat du circuit en fin d’année 2018 sans que ça provoque des étincelles.
Elle sera quand et où la prochaine étape du Grand chelem ?
Les dates de cette présentation sont du 16 au 19 mai. Il s’agit du Championnat de la PGA qu’on a devancé au printemps. C’est à Bethpage, New York, où Tiger s’est déjà adjugé le titre de l’Omnium des Etats-Unis, que l’action se déroulera.
L’Omnium américain suivra en juin à Pebble Beach, là où Tiger avait gagné par 15 coups en 2000.
Avec maintenant 15 titres, Tiger aura-t-il le temps nécessaire de rejoindre Jack Nicklaus qui en compte 18 ?
Il y a l’âge (43 ans) et les rivaux meilleurs et plus nombreux que jamais (ils étaient cinq en tête dimanche) mais ça dépendra avant tout de son état de santé. Cela dit, les amateurs souhaitent très fortement que Tiger poursuive. Selon un sondage de Golf Week, la majorité croit que Tiger va rugir encore.
La meilleure déclaration ?
Le prix va à Francesco Molinari, le grand perdant avec deux balles à l’eau aux 12e et 15e trous. «Pas de doute que je me suis fait beaucoup de nouveaux amis avec mes deux double-bogeys sur le neuf de retour.»
Les meneurs de la semaine Titleist de Golf Canada
PGA TOUR
Tiger Woods est revenu de l’arrière, dimanche, pour remporter son cinquième Tournoi des Maîtres en signant une carte finale de 70 (-2), lui permettant de devancer par un coup un trio formé de Dustin Johnson, Brooks Koepka et Xander Shauffele. À 43 ans, il devient le vainqueur du Tournoi des Maîtres le plus âgé depuis que Nicklaus a remporté son sixième veston vert à l’âge de 46 ans en 1986. Près de 11 années s’étaient écoulées depuis que Woods avait remporté son dernier tournoi majeur… Corey Conners fut brièvement détenteur du premier rang dans le pavillon après avoir signé une carte de 70 lors de la ronde de jeudi. L’ancien membre de l’Équipe nationale de Golf Canada a inscrit un score de 142 lors de ses deux premières rondes, soit sept coups de mieux que lors de sa première apparition à Augusta en 2015, lorsqu’il n’a pu éviter le couperet en tant qu’amateur. Il a raté l’occasion d’égaler son meilleur score à Augusta (69) après avoir commis un bogey au 18e trou lors de la première ronde … Mike Weir a raté le weekend à Augusta pour la huitième fois au cours des neuf dernières années. Sa première ronde de 72 était son meilleur score d’ouverture au tournoi depuis 2013. Son total de plus +4 était son meilleur résultat lors des deux rondes d’ouverture du Masters depuis 2004.
| POS | SCORES | TOTAL | |
| É46 | Corey Conners | 70-71-71-76 | E |
| MC | Mike Weir | 72-76 |
PROCHAIN ÉVÉNEMENT: RBC Heritage (18 avril)
CANADIENS INSCRITS: Corey Conners, Adam Hadwin, Mackenzie Hughes, Ben Silverman, Roger Sloan, Nick Taylor
LPGA TOUR
PROCHAIN ÉVÉNEMENT: Championnat LOTTE Championship (17 avril)
CANADIENNES INSCRITES: Brooke Henderson, Jaclyn Lee, Brittany Marchand, Alena Sharp, Anne-Catherine Tanguay
WEB.COM TOUR
PROCHAIN ÉVÉNEMENT: Championnat Robert Trent Jones Golf Trail (18 avril)
CANADIENS INSCRITS: Albin Choi, Brad Fritsch, Michael Gligic, Mike Weir, Ryan Yip
PGA TOUR CHAMPIONS
PROCHAIN ÉVÉNEMENT: Classique Mitsubishi Electric (19 avril)
CANADIENS INSCRITS: Stephen Ames
« Une joie immense ! » – Tiger Woods
AUGUSTA, Géorgie – «Ce tournoi a tellement d’importance à mes yeux et de le gagner une autre fois, après tant d’années, me procure une joie immense», a déclaré Tiger Woods en entrant dans la salle d’entrevues.
«Il y avait tellement de scénarios possibles sur le deuxième neuf. Il y avait au moins six ou sept joueurs qui pouvaient se sauver avec la victoire. Bien sûr, l’erreur commise par Francesco (Molinari) au 12e trou a ouvert la porte à tout le monde, moi le premier.
«Je remercie le ciel d’être encore capable de pratiquer un
Tiger Woods: la victoire que tout le monde attendait depuis 11 ans!
métier que j’aime. Il y a deux ans, j’avais du mal à m’asseoir ou même à marcher. Heureusement, j’ai fini par recouvrer la santé. Mon corps n’est plus ce qu’il était il y a quelques années, mais j’ai encore de bonnes mains».
DEVANT SES ENFANTS
Tiger a répété que sa victoire à East Lake, l’automne dernier, dans le tournoi de fin de saison, lui avait servi d’inspiration, de même que sa très bonne performance à l’Open de Grande-Bretagne, à Carnoustie.
«Quand je suis arrivé ici, j’avais le sentiment que je connaîtrais une bonne semaine, a-t-il ajouté. Je m’étais si bien préparé. Je frappais bien la balle et mon jeu avec le fer droit était adéquat. Il y a longtemps que je n’ai pas aussi bien joué avec mon bois-1».
Il a aussi parlé de ses deux enfants, Sam et Charlie, qui lui ont été d’un grand secours quand il était malade. «Ils ne m’ont pas vu jouer quand j’étais à mon apogée. Je pense qu’ils sont fiers de moi ce soir», a-t-il dit.
Qui est le meilleur de tous les temps? Tiger Woods ou Jack Nicklaus? Le débat est relancé.
LE RECORD DE NICKLAUS
Comme il fallait s’y attendre, un vieux journaliste lui a demandé si Jack Nicklaus devait maintenant s’inquiéter pour son record de 18 victoires dans les tournois majeurs.
«Je penserai à cela en temps et lieu, a-t-il répondu avec un sourire en coin. Pour le moment, je veux juste savourer ce 15e triomphe, mon premier depuis 2008. Je suis un peu courbaturé et je vous jure une chose: je ne jouerai pas au golf demain!»
Tiger Woods est la preuve vivante qu’il ne faut jamais abandonner face aux difficultés. Avec l’aide des médecins et de ses proches, il est parvenu à remonter la pente et à réussir un des plus beaux retours dans toute l’histoire du sport. «Never give up!, a-t-il dit. Il faut toujours se battre».
Quand on lui a parlé de sa contribution au monde du golf, il a dit: «Je pense avoir encouragé les autres joueurs à s’entraîner davantage et à surveiller leur alimentation. Même que Phil (Mickelson) visite maintenant le gymnase!»
À la toute fin, on lui a demandé de dire quel bâton il avait utilisé pour atteindre chaque vert (en ronde finale). Il a souvent mentionné le fer 8 et le fer 9. Ça veut tout dire.
Cette victoire historique n’a pas fini de faire jaser. C’est un tonique pour le golf en général. J’en connais plusieurs qui sont très, très heureux, à commencer par mon fils Alexandre, directeur de golf en Outaouais. Il a grandi avec Tiger comme idole, en essayant de frapper la balle beaucoup mieux que son père. Ça n’a pas été long avant qu’il le fasse!
Tiger Woods remporte le Tournoi des Maîtres
AUGUSTA, Ga. – Héros déchu, golfeur sur le déclin, et de nouveau champion du Tournoi des Maîtres.
Tiger Woods est venu de l’arrière pour décrocher son cinquième veston vert en carrière, dimanche, comblant un déficit bien plus important que celui de deux coups devant une foule en liesse en bordure du parcours Augusta National.
Woods a patienté pendant près de 11 ans depuis la conquête de son dernier titre majeur, et 14 ans depuis qu’il a enfilé pour la dernière fois un veston vert par-dessus son légendaire polo rouge. L’attente en valait cependant la peine, puisqu’il a remporté le Tournoi des Maîtres par un coup, dimanche, après avoir remis une carte finale de 70 (moins-2).
La table était mise pour une scène très émotive.
Il a d’abord soulevé son fils de 10 ans Charlie, né un an après la conquête de son 14e titre majeur à l’Omnium des États-Unis en 2008. Il a ensuite enlacé sa mère, puis sa fille de 11 ans Sam, et tous ceux qui l’ont entouré alors qu’il traversait un divorce orageux, une arrestation embarrassante pour conduite avec les facultés affaiblies par des médicaments et une série d’interventions chirurgicales.
« Ils peuvent découvrir ce que c’est voir leur père gagner un championnat majeur et j’espère que c’est quelque chose qu’ils n’oublieront jamais », a dit Woods.
Qui pourra oublier cette journée?
« J’ai de la difficulté à critiquer mon jeu parce que je viens d’assister à un moment historique, a dit Xander Schauffele, un des trois golfeurs qui se sont partagé le deuxième rang. C’était vraiment spécial en fin de parcours, sur ces trous historiques, de voir Tiger rugir. C’est ça le Tournoi des Maîtres. »
Woods n’a pas raté un seul coup important lors des sept derniers trous, prenant les devants grâce à un coup de fer-5 vers le 15e vert et deux roulés pour inscrire un oiselet sur cette normale-5. Il a enchaîné avec un coup de fer-8 phénoménal au 16e, une normale-3, envoyant sa balle à deux pieds de la coupe avant de caler un court roulé pour un autre oiselet.
Il a ainsi pu se contenter d’un boguey au 18e, avant de commencer les célébrations.
« WOOOOOOO!!! », a crié Woods, tandis qu’il se dirigeait vers le chalet, alors que les spectateurs scandaient « Tiger! Tiger! Tiger! » de façon aussi assourdissante que pendant l’ensemble du neuf de retour à l’Augusta National.
« C’est ahurissant, juste à cause de tout ce qui s’est passé, a déclaré Woods en entrevue au chalet. L’année dernière, je me comptais chanceux de simplement pouvoir jouer au golf. Lors du banquet des champions de l’année précédente, j’étais vraiment au plus bas. Et j’ai dû faire l’impasse sur ce prestigieux tournoi pendant plusieurs années. C’est incroyable de pouvoir vivre ça. »
Woods a maintenant décroché 15 titres majeurs en carrière. Il n’est devancé à ce chapitre que par Jack Nicklaus, qui en totalise 18. De plus, il a enregistré sa 81e victoire en carrière sur le circuit de la PGA, et il ne lui en manque qu’une pour égaler le record qui appartient à Sam Snead.
Il s’agit d’une des plus belles victoires de la carrière de Woods, même s’il a dominé son sport pendant si longtemps. Difficile de dire s’il redeviendra le Woods presque imbattable de la fin des années 1990 et du début des années 2000. Après tout, Woods a eu besoin d’un peu d’aide pour triompher dimanche. Six golfeurs ont partagé à différents moments le premier rang sur le neuf de retour.
« Ça n’aurait pas pu être plus dramatique. Je sais maintenant pourquoi je perds mes cheveux, a dit Woods. C’est un sport difficile. »
Le golf n’avait pas l’air si difficile pour Woods quand il était plus jeune, en santé et l’un des visages les plus populaires du monde du sport.
L’image de Woods a changé à la suite d’un scandale sexuel, l’une des chutes les plus spectaculaires du sport. Des problèmes au dos ont affecté sa santé. Il a passé deux ans sans même pouvoir participer à un tournoi majeur.
Son retour au sommet est officiellement complété. Et la course aux records est à nouveau bien réelle.
« Toutes mes félicitations Tiger, a écrit Nicklaus sur Twitter. Je suis très content pour lui et notre sport. C’est tout simplement fantastique!!! »
Son pointage cumulatif de moins-13 lui a permis de devancer Schauffele, Dustin Johnson et Brooks Koepka. Jason Day, Webb Simpson, Francesco Molinari et Tony Finau ont tous terminé à deux coups.
« C’est de toute évidence l’un des plus beaux retours de l’histoire du sport, a admis Koepka. Vous voulez vous mesurer aux meilleurs de l’histoire. Vous voulez les affronter. Je peux rentrer en me disant que j’ai tout donné. Il (Woods) est tout simplement dominant. »
Corey Conners, de Listowel, en Ontario, a joué 76 en ronde finale et terminé en 46e position à égalité avec la normale.
Koepka est sérieux
Collaboration spéciale d’André Rousseau (lescoulissesdusport.ca)
AUGUSTA, Géorgie— Les noms de Brooks Koepka, Bryson DeChambeau et Phil Mickelson étaient sur toutes les lèvres après la ronde initiale du tournoi des Maîtres.
Le cas de Koepka est particulièrement intéressant. Le jeune homme de West Palm Beach totalise seulement 5 victoires sur le circuit de la PGA, mais trois d’entre elles ont été remportées dans les tournois majeurs.
« J’adore me retrouver sous les réflecteurs et je suis à l’aise dans les tournois majeurs, avoue-t-il. C’est ton rendement dans ce genre de tournoi qui fait ta renommée ».
Double vainqueur du U.S. Open, Koepka est entouré par les mêmes personnes depuis 4 ans et il garde la même routine en ce qui concerne ses séances d’entraînement, sa nutrition et sa préparation mentale. Si on se fie aux résultats, il a trouvé la bonne recette.
Quand on lui fait remarquer qu’il a perdu une vingtaine de livres, il répond : « On disait que j’étais trop gros pour jouer au golf. Je perds un peu de poids et on dit que je suis trop petit. Je ne sais plus quoi faire. Je suis à la fois trop gros et trop petit ! »
Ce qui est certain, c’est que Koepka est fort comme un cheval, qu’il frappe la balle très loin et qu’il a confiance en ses moyens. La semaine est jeune, mais voilà un joueur à surveiller durant les prochains jours.
Sous les grands pins
- BRYSON DeCHAMBEAU, le physicien du golf, a réussi 6 oiselets dans les 7 derniers trous pour jouer 31 sur le neuf de retour, jeudi. Il a terminé sa journée de travail avec 9 birdies, fournissant ainsi la preuve qu’il était capable de se signaler sur un parcours aussi exigeant…. Perfectionniste jusqu’au bout des doigts, il s’est rendu à Dallas, la semaine dernière, pour corriger son jeu avec les cocheurs (wedges). Il a frappé 125 balles avant d’obtenir réponse à ses questions. DeChambeau ne laisse rien au hasard et il ne compte pas les heures pour s’améliorer. Il est aussi très intelligent. Un nom à retenir.
- FRED COUPLES a connu beaucoup de succès à Augusta durant les 35 dernières années, mais le poids des années commence à faire son œuvre. Il n’a pu faire mieux que 78 en premier parcours. IAN WOOSNAM (80), Vijay Singh (80) et Angel Cabrera (82) ont aussi éprouvé des ennuis. Même chose pour JOSE MARIA OLAZABAL (78) et Larry Mize (77).
- IAN POULTER est très réaliste. « J’ai 43 ans, je suis ici pour m’amuser et je n’ai rien à perdre », dit-il. On se souviendra toujours de lui pour ses exploits en coupe Ryder.
- JASON DAY s’est blessé au dos en jouant avec ses enfants. Il a quand même joué 70 en première ronde.
- Il y a 55 ans cette semaine, ARNOLD PALMER était couronné champion du Masters pour la 4e fois.
- Si ça peut vous consoler, BRYSON DeCHAMBEAU n’a jamais réussi un trou d’un coup.
- Durant l’été, on va construire du TUNNEL sous Washington Road pour faciliter les déplacements des spectateurs. Ici, « money is no object ».
- À plus.
Koepka et DeChambeau en tête ; Mickelson à un seul coup des meneurs
Collaboration spéciale d’André Rousseau (lescoulissesdusport.ca)
AUGUSTA, Géorgie— Brooks Koepka, double champion de l’Open des États-Unis, et Bryson DeChambeau, étoile montante de la PGA, ont joué 66 dans des conditions idéales pour s’emparer de la tête après la première ronde du 83e tournoi des Maîtres.
Koepka et DeChambeau ont multiplié les oiselets sur le neuf de retour pour jouer 31. Koepka aurait pu jouer 64 s’il n’avait pas raté des roulés relativement faciles au 16e et au 18e trou. Quant à DeChambeau, le physicien du golf, il a réussi un oiselet après avoir expédié son coup de départ sous les grands pins au 17e et il est venu à deux pouces d’un aigle au 18e. Sa balle a frappé la tige et s’est arrêtée tout près du fanion.
Phil Mickelson, qui fêtera ses 49 ans à la mi-juin, a été l’autre étoile de la journée. Après avoir commis des bogueys au 10e et 11e trou, Lefty s’est ressaisi de belle façon et il a réussi 5 birdies pour jouer 67.
Mickelson tente de remporter une 4e victoire à Augusta. Il pourrait aussi devenir le plus vieux joueur à gagner un tournoi du Grand Chelem. Cette marque appartient à Julius Boros. Il avait 48 quand il a gagné le championnat de la PGA, il y a bien des lunes.
Dustin Johnson et Ian Poulter ont joué 68, soit un coup de mieux que Jon Rahm et Kevin Kisner. Tiger Woods est dans un autre groupe à 70.
Patrick Reed, Justin Thomas, Rory McIlroy et Sergio Garcia n’ont pu faire mieux que 73. Justin Rose (75) a fait encore pire, mais ce n’est rien à comparer à Paul Casey qui a joué un affreux 81.
Bernhard Langer a fait fi de ses 61 ans pour jouer une ronde de 71, un coup de mieux que le Canadien Mike Weir.
TIGER SATISFAIT : En quête d’un 5e veston vert, Tiger Woods était satisfait de sa première ronde (70). C’est la première fois depuis 2014 qu’il amorce un tournoi majeur avec un pointage sous la normale. « J’ai bien contrôlé la balle, a-t-il dit. Au 15e trou, j’ai frappé trop loin avec mon fer 4 et je me suis retrouvé dans une fâcheuse position. Heureusement, j’ai pu sauver la normale. La semaine est encore jeune ».
RORY McILROY n’a pas cherché d’excuses pour son 73. « Les conditions n’étaient pas difficiles et je n’ai pas su en profiter, a-t-il déclaré. J’ai réussi 5 birdies, mais j’ai aussi commis des erreurs stupides. Je m’en vais immédiatement au vert d’exercice pour corriger la situation ».
JON RAHM (69) : « J’ai éprouvé des ennuis avec mon bois-1 et avec mes fers, mais je n’ai jamais perdu patience. Je devrai faire mieux sur les normales 5, mais ce n’est pas si facile que ça ».
Conners est un homme heureux
L’Ontarien COREY CONNERS était très heureux après avoir joué 70 en première ronde du Masters. C’est un aigle au 15e trou grâce à un coup de fer 6 presque parfait qui lui a permis de terminer sa ronde sous le par.
« C’est 10 coups de moins qu’à ma première visite ici en 2015, a-t-il souligné. J’ai réussi plusieurs bons coups et je suis très content du résultat. Je sais que je suis chanceux de participer au tournoi et je tente d’en profiter au maximum. Il y avait plein de Canadiens pour m’encourager et je les en remercie ».
Conners faisait partie du premier groupe à prendre le départ, jeudi matin, et il a reçu la visite de Jack Nicklaus avant de frapper sa première balle. Nicklaus était sur le tertre avec Gary Player pour la cérémonie protocolaire.
« Comme lui, je vis dans la région de Palm Beach, mais c’était la première fois qu’il m’adressait la parole. En fait, je suis surpris qu’il me connaisse. C’est pas mal cool », a dit le golfeur de 27 ans.
Conners vole sur un tapis magique depuis environ une semaine. Il joue bien et la chance lui sourit. « Je suis un amateur de statistiques et mes chances de venir ici étaient quasiment nulles avant ma qualification au Texas. J’espère que ça va continuer », a-t-il conclu.
Au 19e trou : On prévoit de la pluie durant toute la fin de semaine. Ça pourrait compliquer les choses, mais les gens du club Augusta National ont plusieurs trucs et beaucoup d’employés pour faire face à la musique…. Les fleurs sont moins belles que d’habitude à Amen Corner… Il faisait très chaud pour suivre les champions de la PGA, jeudi après-midi, mais vous ne m’entendrez pas me plaindre de la chaleur. Ça serait honteux de ma part !
Le mot d’humour
Jack Nicklaus à son ami Gary Player: « Je pensais qu’il fallait gagner au moins 10 tournois majeurs pour être considéré comme une superstar ! »
(Player a gagné 9 majeurs durant sa carrière, soit la moitié du total de Nicklaus)
Corey Conners joue 70 en première ronde au Tournoi des Maîtres; Weir joue la normale
AUGUSTA, Ga.— Le Canadien Corey Conners a poursuivi sur son erre d’aller à l’un des plus prestigieux tournois de golf de la planète.
Le golfeur âgé de 27 ans originaire de Listowel, en Ontario, s’est provisoirement hissé en tête du Tournoi des Maîtres, après avoir pris le départ très tôt en matinée jeudi. Il est actuellement au 4e rang.
Conners, qui a obtenu son invitation pour le premier tournoi majeur de la saison après avoir remporté l’Omnium Valero du Texas dimanche dernier, a signé une carte de 70 (moins-2) sur le parcours Augusta National.
Le représentant de l’unifolié s’est retrouvé seul en tête après avoir calé un aigle au 15e trou, une normale-5, à la suite de deux oiselets consécutifs. Il a cependant commis un boguey sur le dernier vert, le reléguant à égalité en tête.
Conners avait pris part au Tournoi des Maîtres en 2015 à titre de golfeur amateur, et il avait raté le seuil de qualifications pour les rondes du week-end.
Mike Weir, de Brights Grove, en Ontario, est le seul autre golfeur canadien présent à ce tournoi. Le champion du Tournoi des Maîtres en 2003 a aussi foulé le parcours en matinée. Il a terminé la journée avec une normale 72, bon pour l’égalité au 25e rang.
Le 83e Tournoi des Maîtres est en cours; McIlroy est le choix de Rousseau
AUGUSTA, Géorgie — Après avoir écouté et analysé les commentaires de tous et chacun, c’est le temps que la fête commence. Après la cérémonie protocolaire avec Jack Nicklaus et Gary Player, 87 magiciens de la PGA se disputeront le veston vert.
J’aimerais vous garantir que Tiger Woods sera dans la course dimanche après-midi et qu’il livrera bataille à Rory McIlroy pour le trophée, mais ce n’est pas aussi simple que ça. Le tournoi des Maîtres ne se gagne pas dans la salle d’entrevues, mais sur un parcours de 7475 verges, long et exigeant, avec des verts capables de faire perdre la tête au golfeur le plus patient.
Justin Rose a raison de dire qu’il faut non seulement bien jouer, mais aussi avoir la chance de son côté pour gagner un tournoi de cette envergure. Autrement dit, il faut que « les dieux du golf » soient de ton bord.
Les exemples sont nombreux. Arnold Palmer a été favorisé par une décision des officiels pour battre Ken Venturi en 1958. Dix ans plus tard, Bob Goalby a gagné parce que Roberto De Vicenzo a signé involontairement une carte erronée. En 1983, Seve Ballesteros a envoyé sa balle à l’eau au 15e trou et Greg Norman a raté son coup de fer au 18e. Jack Nicklaus en a profité pour se faufiler et remporter une victoire totalement inattendue. En 1961, Arnold Palmer avait le trophée dans la poche gauche, mais il a perdu sa concentration au dernier trou et il a commis un double-boguey pour offrir la victoire à Gary Player sur un plateau d’argent. En 1989, Scott Hoch a raté un roulé d’environ deux pieds avant de se faire battre par NickFaldo en prolongation. Et cetera, et cetera.
Quoi qu’il en soit, voici quelques mots sur les joueurs les plus susceptibles de gagner dimanche :
- TIGER WOODS a retrouvé une grande partie de ses moyens et il se croit capable, à 43 ans, de faire reculer l’horloge du temps après sa belle victoire de l’automne dernier à East Lake. Il aura l’appui d’une foule considérable et il adore être le centre d’attraction.
- RORY McILROY a terminé dans le Top-10 durant les cinq dernières années et sa récente victoire au Championnat des joueurs ne peut que le stimuler. Son attitude est meilleure que jamais.
- JUSTIN ROSE n’est pas numéro un mondial par hasard. Il a cogné deux fois à la porte durant les 3 dernières années et il sait exactement quoi faire pour l’emporter ici.
- JORDAN SPIETH : ses déboires des derniers mois sont inquiétants, mais il a l’habitude de très bien jouer à Augusta. L’an passé, il a fini le tournoi avec une ronde de 64. Il pourrait profiter de ce tournoi pour relancer sa carrière. Spieth n’a que 25 ans.
- PHIL MICKELSON aura 49 ans à la mi-juin, mais le Masters demeure son tournoi préféré. Il se sent chez lui à Augusta. Nous réserve-t-il une surprise ?
- JUSTIN THOMAS : un élan à faire rêver et une grande détermination, mais il n’a jamais fait mieux qu’une 17e place ici.
- PATRICK REED: un « bulldog » impopulaire, capable de performer sous pression. Seulement 3 joueurs ont réussi à gagner deux années de suite : Nicklaus, Faldo et Woods.
- DUSTIN JOHNSON frappe la balle « au bout du monde », mais il est rarement menaçant à Augusta.
- BROOKS KOEPKA : un autre champion de la longue balle. Il a déjà gagné 3 tournois majeurs, dont les deux derniers U.S. Opens. Un joueur à surveiller.
- FRANCESCO MOLINARI n’a jamais fait mieux qu’une 20e place sur les terres de Bobby Jones.
- JASON DAY semble avoir du mal à retrouver sa touche magique.
- SERGIO GARCIA : sa victoire en 2017 a été le couronnement de sa carrière. Il connaît très bien les lieux.
- BRYSON DECHAMBEAU : un golfeur pas comme les autres, très méthodique. Le physicien du golf. On a très hâte de voir ce qu’il pourra faire en fin de semaine.
- RICKIE FOWLER: un des favoris de la foule. Il a terminé à un coup de la tête, l’an passé. À 30 ans, il est dû pour parader dans le cercle des vainqueurs.
Mon choix : McIlroy.
Raymond ne se souvient pas
- Je suis allé voir RAYMOND FLOYD sous le grand chêne pour lui demander s’il se souvenait d’ADRIEN BIGRAS, son rival à Miami au début des années 1960. « Désolé, ce nom ne me dit rien, a-t-il répondu. À mon âge (76 ans), j’ai la mémoire qui flanche ».
- Floyd a été un des meilleurs golfeurs de sa génération. Il a gagné le Masters par 8 coups en 1976 et il a terminé deuxième à 3 reprises. Il a aussi gagné le championnat de la PGA et le U.S. Open.
- J’ai écouté les explications de MARC BERGEVIN pendant une quinzaine de minutes et j’en ai eu assez. La prochaine saison sera cruciale pour lui et pour son équipe. Revenir avec le même club ne sera pas suffisant.
- MATT WALLACE a gagné la compétition Par-3 mercredi après-midi. Il a battu son compatriote SANDY LYLE en prolongation…. Il y a eu 4 trous d’un coup. Wallace en a réussi un. Les autres appartiennent à MARK O’MEARA, Devon Bling et Shane Lowry… Le trio de Nicklaus, Player et Watson totalisait 231 ans.
Jack et son ami Gary
AUGUSTA, Géorgie— «Si Tiger Woods n’avait pas connu tous ces problèmes (physiques et familiaux), il aurait déjà gagné 20 ou 21 tournois majeurs», a déclaré GARY PLAYER devant une soixantaine de journalistes, jeudi matin.
Comme le veut la tradition, Player et son ami Jack (Nicklaus) ont visité la salle d’entrevues après avoir frappé la première balle du tournoi.
« Tiger a gagné l’Open des États-Unis par 15 coups (en l’an 2000) et il a osé modifier son élan quelques semaines plus tard, a renchéri le Chevalier Noir. Faut avoir pas mal de talent pour faire ça. Tiger peut réussir des coups inimaginables. Il a maintenant 43 ans et c’est plus difficile de s’imposer après avoir subi 4 opérations au dos et 3 opérations aux genoux. Tout le monde veut le voir gagner d’autres tournois majeurs, mais je ne pense pas qu’il réussira à battre de record de Jack (18 victoires dans les épreuves du Grand Chelem ».
À 83 ans bien sonnés, Player est encore en grande forme et n’a rien perdu de sa verve. Il ne serait pas surpris de voir RORY McILROY l’emporter cette semaine. «C’est lui qui possède le meilleur élan, a-t-il dit. Il est aussi avantagé par la puissance de ses coups de départ, d’autant que les allées sont assez larges à Augusta».
Ambassadeur international du golf, Player est un des rares joueurs à avoir gagné les 4 épreuves du Grand Chelem. Il revendique 3 victoires à Augusta. La plus belle est survenue en 1978. Il a alors réussi 7 oiselets dans les 10 derniers trous pour jouer 64 et se sauver avec le veston vert. «Le golf professionnel a beaucoup changé depuis 50 ans, a-t-il poursuivi. À cause des balles et de la technologie nouvelle, les gars frappent de plus en plus loin. C’est devenu ridicule. Chose certaine, j’aurais aimé jouer pour une bourse de 2 millions. Je me serais inscrit à tous les tournois sans exception !»
Player trouve absurde que les joueurs d’aujourd’hui consultent un petit livre avant d’effectuer un coup roulé. «Bobby Locke, Jack Nicklaus et Tiger Woods n’ont jamais eu besoin d’un petit livre pour «lire un vert». Si te ne sais pas lire un vert, va vendre des pois !»
Nicklaus, lui, a félicité les dirigeants du club Augusta National (dont il est membre en règle) pour avoir créé un tournoi consacré aux femmes, juste avant le Masters. Il a aussi félicité Jennifer Kupcho qui a gagné le tournoi avec une ronde finale de 67 sur un parcours de 6500 verges et des verts qu’elle ne connaissait presque pas avant d’arriver ici.
Les deux hommes ont aussi parlé de BOBBY JONES, fondateur du Masters. Ils ont le plus grand respect pour un homme qui, en plus d’avoir été un grand champion, maîtrisait parfaitement la langue de Shakespeare et faisait preuve d’une grande humilité.
«Je ne veux pas vivre dans le passé, mais nous avions plus de plaisir dans mon temps, a ajouté Player. On voyageait ensemble partout à travers le monde et pas juste pour l’argent. La compétition était forte, mais nous étions des amis. Aujourd’hui, c’est devenu une grosse business».
Enfin, le petit géant d’Afrique du Sud a eu une pensée pour ARNOLD PALMER et SEVE BALLESTEROS, les deux plus grands absents ici cette semaine.
Sous les grands pins
- JOHNNY MILLER, meilleur analyste de golf des 25 dernières années, a été honoré par l’Association des chroniqueurs de golf, mercredi soir, en banlieue d’Augusta. Miller n’a jamais gagné à Augusta, mais il est venu à un cheveu de le faire en 1975. Il a joué 65 et 66, mais n’a pas réussi à rattraper le Golden Bear. On se souviendra de Miller pour son immense talent de golfeur et pour sa franchise. Avec lui, c’est noir ou c’est blanc. Jamais gris.
- Selon les commentaires de BUBBA WATSON, on a beaucoup parlé de BEN HOGAN durant le souper des Champions, mardi soir. C’est Hogan qui a initié cette tradition au début des années 1950.
Ces reportages en direct du club Augusta National sont rendus possibles grâce à BARWOOD-PILON, Chalut Auto, Regroupement PAR, Importations Activin et Granite Lacroix.
Spieth espère que ses succès passés à Augusta l’aideront à se relancer
AUGUSTA, Géorgie — Tiger Woods a recommencé à gagner, rendant sa présence au Tournoi des Maîtres encore plus attrayante.
« J’ai travaillé pour revenir parmi le groupe de golfeurs pouvant gagner des tournois », a déclaré Woods.
Rory McIlroy est le favori des parieurs, peut-être même le favori sentimental. Alors qu’il en sera à une cinquième tentative de compléter le Grand Chelem en carrière sur le parcours d’Augusta National, McIlroy n’a jamais connu un aussi bon début de saison que celui-ci.
McIlroy a remporté le Championnat des joueurs, a fait partie du dernier groupe lors de trois autres tournois et n’a encore jamais terminé à l’extérieur du top-10 lors des sept événements auxquels il a pris part sur le circuit de la PGA cette saison.
« Je suis satisfait de ma situation actuelle , corps, esprit et jeu », a résumé le Nord-Irlandais.
De tels propos sont aussi doux aux oreilles de Jordan Spieth que le chant d’oiseaux abrités dans les pins de la Georgie. Ce serait n’importe quelle autre année et le nom de Spieth serait sur les lèvres d’un peu tout le monde au moment des premiers coups de départ du 83e Tournoi des Maîtres jeudi.
« Je ne ressens pas de pression additionnelle cette semaine, a affirmé Spieth. J’ai l’impression de passer inaperçu, ce qui est plutôt bien. »
Ce sentiment ne durera peut-être pas longtemps.
Aucun autre jeune golfeur depuis Woods n’a semblé aussi à l’aise que Spieth au Augusta National. En cinq présences, à commencer par sa deuxième place à ses débuts au Tournoi des Maîtres, à l’âge de 20 ans, il compte un Veston vert, il partage le record du tournoi pour le meilleur score, a ajouté une deuxième place et se dirigeait vers une ronde finale historique l’an dernier jusqu’à ce que sa balle n’accroche un arbre au passage, au 18e trou, pour un boguey et un score de 64.
Sa pire prestation a été sa 11e place en 2017. Et même là, il a amorcé le parcours ultime à deux coups de la tête. Rien d’étonnant qu’il parle du « Masters » comme étant son tournoi préféré à travers le monde.
Voilà ce qui rend l’édition de 2019 si intrigante pour Spieth, enlisé dans une profonde léthargie depuis son triomphe à l’Omnium britannique il y a deux ans.
Le Texan de 25 ans n’a pas gagné depuis. Il n’a pas réussi à percer le top-10 à ses 15 derniers tournois. Plus sidérant encore: il a terminé, en moyenne, à 14 coups du vainqueur à l’exception des trois tournois lors desquels il n’a pas franchi le seuil de qualification.
Si un parcours peut l’aider à trouver la solution à ses ennuis, c’est bien Augusta National.
Spieth dégage de la patience, voire même de la confiance.
« Mes attentes sont élevées cette semaine. Je me sens très à l’aise avec le niveau de mon jeu en ce moment, a noté Spieth. Je ne pense pas que mes récents résultats sont un reflet fidèle de l’état actuel de mon jeu, et je considère avoir fait de belles avancées au cours des deux derniers jours dans les aspects du jeu entre le tertre de départ et la surface de coups roulés. »
« J’ai l’impression d’être en ascension en ce moment. C’est vraiment ce que je ressens, a ajouté Spieth. Je ne pense pas que j’ai besoin de résultats pour prouver quelque chose. Je sais où se situe mon jeu et je sais que de bonnes choses vont arriver bientôt. »