Golf Québec

Prix Pierre-Nadon : Pierre Dugas et Roger Lauzon, à la fois pionniers et piliers du golf

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Notre collègue Diane Barabé fut elle aussi récipiendaire du Prix Pierre-Nadon en 2017

Ce n’est pas un, mais deux gagnants que couronne cette année le prix Pierre-Nadon, remis par Golf Québec et déterminé par un groupe de collègues du défunt chroniqueur afin de souligner l’implication et le dépassement d’une personne ou d’une organisation (et cela souvent dans l’ombre) au nom de l’avancement du golf.

L’année dernière a été particulièrement faste au plan des résultats et parce qu’il faut de compétents entraîneurs pour développer le talent, on a décidé d’honorer en même temps Pierre Dugas et Roger Lauzon pour l’ensemble de leur œuvre.

Les deux sont membres de la PGA du Québec, certifiés grade III du sport canadien, professeurs d’éducation physique et de grands passionnés.

« Il est tout à fait juste de dire que pour espérer, il faut être avant tout capable de montrer et il n’existe pas de doute que dans la très bonne période que connaît le Québec sur la scène compétitive et les sélections aux équipes nationales, il y a l’apport des entraîneurs », de reconnaître Jean-Pierre Beaulieu, directeur général de Golf Québec.

Des modèles

Cette double sélection Pierre Dugas-Roger Lauzon est une première en plus de dix ans, le Prix Pierre-Nadon ayant précédemment honoré Jocelyne Bourassa, Dan Halldorson, Dave Ross, Denis Messier, Diane Barabé, Roger H. Legault et d’autres illustrant le vaste rayonnement de cette reconnaissance.

Entraîneur de premier plan qui dirige Hugo Bernard et Joey Savoie de même que les Carabins, en plus d’être à la barre des enseignements à Laval-sur-le-Lac, Daniel Langevin ovationne le doublé.

« Pierre et Roger s’avèrent des pionniers. Plus encore, ils représentent des piliers dans notre domaine. Si on peut travailler aujourd’hui comme on le fait, c’est grâce à eux deux », révèle-t-il.

« Les deux ont été des mentors. Les circonstances ont fait que j’ai été plus proche de Pierre (consultant chez les Carabins). J’ai côtoyé Roger dans les événements provinciaux. Les deux ont toujours aimer partager le fruit le leur travail », continue-t-il.

« Parce que Pierre et Roger nous ont éveillé à essayer, à s’impliquer et à se surpasser, je leur dédie une partie de mes succès », ajoute Daniel Langevin dans un hommage très senti.

L’idée d’honorer tout le travail accompli dans l’enseignement a été initiée par Denis Messier, chroniqueur à La Tribune de Sherbrooke.

Honorés à l’Assemblée générale de Golf Québec

Pierre Dugas, associé au Club de golf de Cowansville et Roger Lauzon, encore prêt à aider même en étant à la retraite, seront honorés samedi prochain (le 2 mars) à l’assemblée annuelle de Golf Québec, qui précédera celle de Golf Canada. Ce sera à l’hôtel Marriott de l’Aéroport de Montréal.

À propos de Pierre Nadon

Pierre Nadon a été un très respecté chroniqueur de golf à l’époque du Montréal-Matin. Il été directeur du magazine Golf Canada à ses années dans le rôle de pupitreur à La Presse, mais au-delà de tout, il a été un parfait gentilhomme et un passionné du golf ce qui explique la création d’un hommage à sa mémoire.

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Gordon et le golf

Voici pourquoi apprendre les nouvelles règles vous mènera au succès sur le parcours

Rules of Golf 2019

« Ce ne serait pas une mauvaise idée d’exiger que chaque golfeur doive passer un examen écrit sur les règles du golf… »

Ne paniquez pas. Ce n’était que l’opinion de J.T. Clark, rédacteur en chef du Toronto Star.

En 1915.

Ses commentaires ont été rapportés dans le magazine Canadian Golfer et le rédacteur en chef a conclu l’article par cette phrase mémorable dans la langue de Shakespeare : « Play up, play up, and play the game. And conscientiously observe the Rules and etiquette. »

Peu de choses ont changé depuis lors. La modernisation récente des règles du golf, qui est entrée en vigueur le 1er janvier, a extrêmement bien mis au point les règles et leur application. (Vous pouvez consulter les nouvelles règles ici.)

De récents incidents survenus sur les circuits professionnels ont eu un impact considérable. Les sanctions imposées après qu’un cadet ait aidé son joueur à aligner un coup et la disqualification de Sergio Garcia lors d’un événement du circuit européen, dû à son comportement inexcusable, ont suscité de nombreuses réactions.

Ce n’est pas une mauvaise chose, à mon avis. En fait, c’est positif.

Tenons pour acquis que de nombreux golfeurs amateurs respectent le strict minimum des règles et de l’étiquette. C’est bien tant qu’ils n’ont aucune incidence sur le plaisir et la sécurité de leurs collègues golfeurs et qu’ils ne publient pas de scores pour un handicap officiel. Tout score affiché à des fins de handicap doit être joué selon les règles du golf.

Pourquoi ?

Dans les mots de Clark : « Les joueurs rapportent parfois des scores bizarres, obtenus de façon étrange et qui les disqualifieraient 10 fois plutôt qu’une. »

Plus ça change, plus c’est pareil, n’est-ce pas ?

Mais à tout le moins, chaque golfeur, qu’il soit récréatif ou compétitif, devrait avoir une bonne compréhension des règles.

Bien que je ne souscrive pas au souhait de Clark qui voulait que chaque golfeur passe un examen écrit sur les règles, je pense qu’il incombe à tous ceux qui sont sérieux au sujet de ce sport de profiter de l’occasion offerte par Golf Canada.

C’est mon opinion personnelle, tout comme celle que je pense que tous les professionnels de circuits et de clubs, tous les entraîneurs de golf de tous les niveaux et tous les instructeurs de chaque programme académique de gestion professionnelle du golf devraient être certifiés pour officier les règles.

Si ce n’est pas le cas, alors idéalement, il y aurait un expert des règles (désormais appelé « officiel » en vertu des nouvelles règles) sur chaque parcours.

C’est une initiative qu’au moins une association provinciale essaie de mettre en place.

Anne Balser est responsable du développement du sport et des championnats à l’Association de golf de la Nouvelle-Écosse. En plus d’être une golfeuse accomplie (qui fut deux fois championne amateur de la Nouvelle-Écosse, championne canadienne des universités et collèges en 2010, quatre fois toute-étoile canadienne et deux fois toute-étoile américaine, alors qu’elle fréquentait l’université de Victoria), elle a appris l’importance des règles dès son tout jeune âge. Elle a récemment obtenu sa certification nationale des règles du golf.

« Ma mère était golfeuse et enseignante, alors chaque fois que mes sœurs et moi allions jouer avec elle, elle profitait de l’occasion pour nous montrer non seulement comment les règles étaient appliquées, mais aussi, comment elles pouvaient nous aider. J’ai appris que les règles ne sont pas là pour vous pénaliser, mais que de connaître ces règles peut réellement vous aider à éviter d’inscrire des coups superflus. »

Cette année, son association dirige des séminaires d’initiation aux règles dans toute la province. La première séance, tenue au Ken-Wo Country Club, a attiré plus de 70 golfeurs et golfeuses qui souhaitent à en apprendre les rudiments.

« Cela démontre que les golfeurs sont très avides de comprendre non seulement la nouvelle version des règles, mais aussi de comprendre comment un golfeur moyen peut bénéficier de la connaissance des règles de base », confie Balser.

En plus de ces visites dans les clubs, Balser a souligné que les golfeurs de partout au pays peuvent s’initier aux règles, tout en déblayant la neige avant le début de la saison, par le biais de divers contenus offerts en ligne tels que des webinaires, des vidéos YouTube et d’autres supports média.

Alison Murdoch, membre intronisée au Temple de la renommée du golf canadien qui possède un CV truffé de succès aux niveaux national et international, est accréditée au niveau national depuis plus de dix ans. Son incitation à le faire était évidente.

« En tant que joueuse, ce serait incroyablement embarrassant de prendre une décision pour moi-même ou un autre joueur et de me tromper. C’est pourquoi j’ai décidé 2008 de suivre le séminaire et de passer l’examen sur les règles. Je ne l’ai jamais regretté. »

Elle loue l’esprit de camaraderie qui règne dans la confrérie des officiels des règles dont elle fait partie durant les tournois, utilisant pour la décrire des adjectifs tels que « accueillante, encourageante, utile, éducative, enrichissante et stimulante » afin d’encourager d’autres mordus à obtenir la certification sur les règles.

« Dans mon club, ils savent que je suis une officielle des règles certifiée et on me pose souvent des questions sur une décision. C’est formidable d’être reconnue comme une ressource et je suis heureuse de pouvoir les aider. La plus grande récompense est peut-être lorsque je rends une décision et que quelqu’un me contacte après et me remercie, car je leur ai épargné une situation malheureuse puisqu’ils n’étaient pas au courant de la règle. »

Non seulement le nouveau livre des règles est-il devenu plus compréhensible et plus convivial, mais Golf Canada a également modifié son système d’enseignement des règles, qui est passé de quatre niveaux à trois, afin de le rendre plus accessible.

« Le Niveau 1 est une plateforme en ligne pour procurer à tous les golfeurs une compréhension basique des règles et leur expliquer les situations fréquemment rencontrées sur le parcours », déclare Adam Helmer, directeur des règles, des compétitions et du statut d’amateur de Golf Canada. « Elle sera bientôt disponible sur golfcanada.ca/règles et ce sera gratuit pour tous ceux qui souhaitent en apprendre davantage. »

Si vous aimez le golf, assurez-vous d’en connaître les règles.

Amy Yang gagne de nouveau le tournoi LPGA Thaïlande; Brooke termine 6e

Brooke Henderson
Brooke Henderson (Thananuwat Srirasant/Getty Images)

CHONBURI, Thaïlande —La Sud-Coréenne Amy Yang a remporté le Tournoi de golf de la Thaïlande de la LPGA pour la troisième fois de sa carrière dimanche.

Yang a ramené une carte finale de 65, sept coups sous la normale, pour une fiche cumulative de 266, 22 coups sous le par. Elle a devancé par un coup l’Australienne Minjee Lee, qui a joué 66 dimanche.

Yang a brisé une égalité à trois en première place avec Lee et l’Espagnole Carlota Ciganda en réalisant un oiselet au 16e trou, une normale-3, à l’aide d’un coup effectué de la frise pour porter sa fiche à 21 coups sous le par.

Alors que Ciganda avait déjà complété ses quatre rondes avec un score total de 268, incluant une ronde finale de 63, Lee avait l’occasion de forcer une prolongation en réussissant un roulé de 14 pieds pour un aigle. Elle l’a raté et a dû se contenter d’un oiselet.

Grâce à une carte finale de 68, la Canadienne Brooke Henderson a terminé le tournoi au sixième rang avec une fiche de 273.

Brooke Henderson est à trois coups de la tête au tournoi Honda en Thaïlande

Brooke Henderson
Brooke Henderson (Thananuwat Srirasant/Getty Images)

CHONBURI, Thaïlande — La Canadienne Brooke Henderson accuse un déficit de trois coups sur la meneuse sud-coréenne Eun-Hee Ji, après qu’elle eut signé une carte de 66 (moins-6) à l’issue de la première ronde du tournoi Honda de Thaïlande jeudi.

Henderson n’a pas commis le moindre boguey, à l’occasion de sa première ronde officielle depuis la conclusion du Tournoi des Championnes en Floride le 20 janvier. La golfeuse âgée de 21 ans originaire de Smiths Falls, en Ontario, a raté deux tournois en raison d’un problème de santé.

Henderson est à égalité en cinquième place. Ji dispose d’une avance de deux coups sur l’Australienne Minjee Lee, l’Américaine Danielle Kang et la Sud-Coréenne Jenny Shin.

Henderson avait fini en septième place à ce tournoi l’an dernier.

Ji a remporté son cinquième titre sur le circuit américain de la LPGA au Tournoi des Championnes, le mois dernier.

Après avoir réussi un oiselet sur le premier trou et un boguey sur le troisième, Ji a enregistré neuf oiselets sur les 14 trous suivants du vieux parcours du Siam Country Club Pattaya.

La no 1 mondiale, Ariya Jutanugarn, qui avait terminé en deuxième place en 2013, a joué 68. Elle a totalisé un aigle et six oiselets, contre deux bogueys et un double boguey.

Maxime Dufour-Lapointe et Geoff Molson à l’AGA de Golf Canada et autres nouvelles du golf

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Maxime au centre de ses soeurs (Getty Images)

Si vous demandez ce que Geoff Molson fait dans une chronique de golf, c’est que le programme de l’Assemblée générale annuelle de Golf Canada à Montréal se précise et on m’apprend que le président du Canadien y a été invité à titre de conférencier, ce qu’il a accepté à l’instar de Maxime Dufour-Lapointe, l’aînée des trois sœurs du ski acrobatique, dont on avait annoncé la participation la semaine passée.

On sait également que Jean-Pierre Beaulieu, directeur général de Golf Québec, fera un exposé à ses collègues au pays sur les activités dans la province.

Aussi, il y aura un hommage à trois intervenants d’ici. On attend la fin de l’embargo avec grande hâte pour vous jaser d’eux. Sachez que c’est très mérité.

Le moment fort de ses rencontres sera la confirmation de Charlie Beaulieu à la présidence de l’ensemble du golf au Canada. On sera là.

Jouer 36 trous avec… Tiger

Les pointages n’ont pas été exaltants à Los Angeles pour Adam Hadwin après 68 et 72 pour enchaîner avec deux 77 accompagné de Yohann Benson dans le rôle de cadet.

« La longue semaine (lire la météo difficile) à Riviera après Pebble Beach a fini par le rattraper », dit Benson à son ami Gilles Terroux. Le point positif est que lors des deux derniers parcours, nous avons joué devant Tiger Woods (65-72), ce qui nous a permis de voir tous ses coups ».

Revoilà Brooke !

Incapable de participer aux tournois de la LPGA en Australie ces deux dernières semaines en raison de son état de santé, Brooke Henderson doit effectuer un retour en Thaïlande jeudi, donc mercredi soir chez nous avec le décalage.

Brooke y est la seule Canadienne sur les rangs, Elle a été avare d’explication sur ses bobos.

Tel père, telle fille

Couronnée championne de l’Omnium australien, Nelly Korda est tout à fait la fille du champion de tennis Petr Korda, finaliste au Stade IGA du Parc Jarry en 1991.

Arbitres demandés d’urgence 

La situation dégénère à la PGA. C’est rien de moins que 1 minute et 20 secondes que J.B. Holmes, le vainqueur à Los Angeles, a pris pour analyser un roulé avec son carnet de notes, ce qui tue le golf.

Le pire est que Holmes a attendu que ses deux partenaires aient terminé avant d’entreprendre sa routine sur le vert.

Question à des compétences telles Jacques Nols, Diane Barabé, Jean-Claude Gagné, Roger H. Legault, Claire Beaubien, les deux Michel (Bolduc et St-Laurent), Édouard Rivard et compagnie : « où sont les arbitres à la PGA ?»

CITATION

« J’ai été tête dure ! »

Voilà les mots d’excuse de Matt Kuchar après avoir enfin compris de verser 50 000$ au lieu de 5000$ qu’il avait donné à son cadet suite à sa victoire au Mexique qui lui avait valu 1,3 million, l’automne dernier.

Kuchar a vraiment très mal paru sur la place publique dans cette histoire.

Souvenir de Gene Littler et de 1967  

Permettez-moi de revenir sur le récent décès de Gene Littler, le premier joueur de la PGA que j’ai vu s’élancer sur la petite balle blanche.

C’était en 1967, l’année de l’Expo, au 9e trou au club Municipal, où Raymond Maurais, l’homme de confiance de Gilles Bourassa au club Shawinigan, avait rempli son bolide (une Renault) de jeunes cadets et de juniors pour aller assister à l’Omnium canadien. René Noël était du périple.

Avec une technique et son rythme impeccable, Littler méritait pleinement son surnom « Gene the Machine » avec son style sans effort et si gracieux.

Billy Casper avait défait Art Wall en prolongation. Adrien Bigras avait terminé 16e pour une performance toujours inégalée chez les Québécois.

Si jamais vous croisez Raymond à Shawi, pouvez-vous lui dire que je le remercie encore d’avoir agrandi l’univers d’un ancien jeune.

Remède à l’hiver 

Si jamais vous avez une poussée de fièvre du golf ou la déprime de l’hiver, l’Expo Golf de la Rive-Sud a lieu samedi et dimanche à l’hôtel Mortagne, à Boucherville.

La PGA « s’écourtiche »

Je sais que c’est frisquet ici que ce n’est pas la saison, mais les joueurs à la PGA ont droit à compter de cette semaine de porter le bermuda pour les journées d’entraînement et de Pro-Am.

La PGA permet le port des shorts

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Jimmy Walker (Warren Little/Getty Images)

Branden Grace est sur le vert du club de golf de Chapultepec vêtu d’un pantalon, comme à son habitude.

Il a reçu le mémo trop tard.

Le PGA Tour, à l’instar du circuit européen, a décidé de permettre le port des shorts lors des rondes d’entraînement et des Pro-Am. L’annonce a été affichée dans les vestiaires de l’Omnium de Porto Rico et du Championnat du Mexique lundi.

Les joueurs doivent toutefois porter des shorts au genou, ajustés et « d’apparence propre ».

Grace était à Los Angeles la semaine dernière et n’a pas cru bon de mettre un tel short dans sa valise. Et peut-être que c’est une bonne affaire. Il a soulevé son pantalon pour évéler une paire de jambes très pâles.

« Il me faudrait une semaine de congé en Floride pour prendre un peu de soleil sur ces piquets blancs », a plaisanté Grace.

La PGA Europe a commencé à autoriser les shorts lors des rondes d’entraînement il y a trois ans, tandis que qu’ils furent permis lors du Championnat PGA de 2017 à Quail Hollow. Les joueurs doivent toutefois toujours porter un pantalon long pendant les rondes de compétition.

Gordon et le golf

Une solution simple pour régler la question du rythme de jeu

JB Holmes
J.B. Holmes (Tim Bradbury/Getty Images)

Je suis l’anti J.B. Holmes.

Ne vous méprenez pas. Je ne suis pas « anti » J.B. Holmes.

Lorsqu’il a remporté le Genesis Open pour sa cinquième victoire sur le circuit de la PGA, j’ai applaudi la résurgence de quelqu’un qui, de l’avis général, est un type bien, un mari et un père formidable qui a survécu à une opération au cerveau. Un ancien équipier en Coupe Ryder et un puissant cogneur qui attaque bien la balle.

Mais aussi, hélas, un véritable temps d’arrêt humain lorsque l’on observe son rythme de jeu !

Cela dit, je suis l’exemple parfait du « balayeur de rosée ». À mon club, le Midland Golf and Country Club en Ontario, mon groupe se voit attribuer la première heure de départ le dimanche, après un vote unanime du reste des membres. Nous jouons typiquement en trois heures ou moins.

« Le golf prêt-à-jouer » est notre modus operandi, mais j’admets que notre concept du rythme de jeu est plutôt extrême. La saison dernière, un membre de notre groupe a dû se défiler et nous avons demandé à un ami de le remplacer. Après avoir complété le premier trou, il nous dit qu’il inscrivait la normale 4.

« Non », lui dis-je. « Dans ce groupe, nous considérons que les élans d’exercice sont des coups. Tu en as pris trois, alors ça fait sept.

Donc, comme je l’ai dit, plutôt extrême.

Vous voulez parler d’extrême ?

Lors de la dernière ronde de l’Omnium Genesis, le trio de Holmes a eu besoin de — non, je vais être honnête — il a enduré cinq heures et 28 minutes pour compléter ses 18 trous. Dont treize minutes autour du seul 13e vert. Et en creusant vingt minutes de retard sur le groupe précédent. Des golfeurs professionnels. En alignant indéfiniment des roulés faciles de moins d’un pied. (Au moins, on peut dire que Holmes sait bien aligner ses roulés. Selon mon expérience, la plupart des amateurs pourraient tout aussi bien fermer les deux yeux lorsqu’ils tentent cela.)

À une époque où il est largement reconnu que l’un des principaux défis du golf est d’accroître le rythme de jeu, l’approche glaciaire de Holmes a fait la une des médias sociaux. Même ses pairs l’ont critiqué.

Fidèle à mon esprit contrariant habituel, je crois que nous devrions peut-être féliciter Holmes d’avoir soulevé le débat.

Aucun de nous, sauf moi bien entendu, n’est exempt du droit de pointer le doigt.

Du golfeur récréatif allant jusqu’aux tournois professionnels, la lenteur du jeu est une maladie pernicieuse qui affecte le golf à tous les niveaux.

En 2018, les décideurs du circuit européen ont résolu ce problème en appliquant un chrono de 40 ou de 50 secondes en fonction du type de coup à jouer. Seuls quatre joueurs ont reçu des pénalités d’un coup pour avoir dépassé le temps alloué. La réaction des joueurs a été extrêmement positive.

« La règle 5.6b (3) permet à un comité d’établir une politique de cadence de jeu spécifique », affirme Adam Helmer, directeur des règles, des compétitions et du statut d’amateur de Golf Canada. « En vertu de cette politique, on peut imposer un délai maximum pour terminer une ronde, un trou ou une série de trous et un élan, et on peut également imposer des pénalités pour non-respect de cette politique. Le PGA Tour a recours à un mélange d’amendes et de pénalités pour appliquer cette politique.

« Golf Canada adopte une politique de cadence de jeu qui identifie le temps imparti aux groupes pour jouer des trous spécifiques (1-5, 6-9, 10-14, 15-18). Les groupes sont avertis s’ils ont dépassé le temps imparti ou s’ils atteignent 14 minutes de retard sur le groupe précédent. S’ils échouent à un deuxième point de contrôle, ils sont passibles d’une pénalité d’un coup (et la pénalité augmente à mesure qu’ils ratent un troisième et un quatrième point de contrôle potentiel). Par contre, pour ce qui est de la cadence de jeu lors des épreuves de qualification (pour les omniums et les championnats amateurs) nous ne nous penchons que sur la cadence de jeu individuelle. »

Mon but n’est pas de prêcher que tout le monde adopte le golf à toute vitesse que préconise mon groupe, mais si nous accordions plus d’attention au rythme de jeu, le jeu serait plus agréable pour tout le monde.

Les nouvelles règles le reconnaissent, grâce à des modifications comme réduire le temps accordé à la recherche d’une balle — qui passe de cinq à trois minutes — et encourager la pratique du golf prêt-à-jouer. Et qu’est-ce que le golf prêt-à-jouer en fait ?

Oubliez le concept de « c’est à qui le tour ? » Frappez quand vous êtes prêt et quand il est sécuritaire de le faire. Préparez-vous pour votre coup pendant que vous vous approchez de la balle. Ayez le bon bâton en main. Effectuez tous vos coups roulés sans faire de pause. Inscrivez votre score en arrivant au départ suivant. Gardez le pas avec le groupe qui vous précède. Et surtout, socialisez après votre partie, pas pendant.

J’ai bien appris ma leçon il y a des années à North Berwick, en Écosse, lorsque notre trio, tous des golfeurs de talent, a acquiescé à la demande de quatre membres de la gent féminine tirant leurs sacs sur des chariots et qui voulaient nous dépasser. Et lorsque nous avons finalement terminé notre ronde, ils savouraient déjà un sandwich et une pinte, tout en nous servant des regards foudroyants bien mérités.

C’est à mon tour maintenant diriger ces mêmes regards vers les golfeurs les plus tortues de mon club. Merci, mesdames.

La règle 5.6b spécifie que « Une ronde de golf est censée se jouer à un rythme soutenu. Chaque joueur devrait réaliser que la vitesse de son jeu est susceptible d’affecter le temps requis par les autres joueurs pour jouer leur ronde, tant les joueurs de son groupe que ceux des groupes qui suivent. »  Cette règle propose aussi certaines recommandations pour accélérer le rythme de jeu.

Le rythme de jeu. Ce n’est pas tout de jouer rapidement. Il faut aussi jouer de manière efficace et avec considération pour autrui.

PGA du Québec

PGA du Québec: formation le matin, tournoi l’après-midi

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Dominic Racine, directeur général de la PGA du Québec

Collaboration spéciale de Golf Martial Lapointe

L’association regroupant les pros du Québec renaît peu à peu, depuis l’été dernier, après avoir connu une période guère joyeuse. Et avec ce renouveau, l’accent sera mis, entre autres, sur l’un des points passablement critiqué au moment où la défunte AGP rendait l’âme, soit la formation.

« Je ne peux pas commenter comment les choses se sont déroulées il y a deux ans, lorsque la PGA du Canada a pris en charge l’AGP (Association des golfeurs professionnels), car je n’étais pas là et j’ai très peu d’information à ce sujet. Je sais quand même que l’aspect formation avait été soulevé et cela fait effectivement partie de mes priorités depuis ma nomination », nous explique en entrevue téléphonique Dominic Racine, directeur général depuis juillet 2018, soit au moment où l’entité PGA du Québec (officiellement PGA Canada – Zone Québec) a pris la relève de l’AGP.
Et l’une des façons de prioriser la formation sera, selon lui, justement d’en faire lors de différents événements.

« Nous aurons six à sept événements qui, précise-t-il, seront des journées spéciales où les pros auront de la formation en avant-midi, suivie d’un tournoi 18 trous en après-midi.  Il était clair, poursuit-il, que les pros de club ne voulaient plus d’une association se limitant à un circuit de compétitions se déroulant sur plusieurs jours. Pour ces professionnels, la réalité est que l’été, ils n’ont pas le temps de faire de la compétition plusieurs jours de suite; ils ont déjà beaucoup de travail à leur club. »

Grand voyageur

Pour vous rafraîchir la mémoire, rappelons qu’à l’été 2016, l’AGP se retrouvait en faillite et la PGA Canada en prenait les commandes. Pendant deux ans, donc, les pros de clubs du Québec ont été supervisés par la PGA Canada à Toronto. Finalement, à l’été 2018, les professionnels de golf du Québec reprenaient le contrôle de leur association et c’est là que M. Racine est devenu le dg de ce qui est maintenant convenu d’appeler la PGA du Québec.

Ce dernier n’est nullement un néophyte dans le domaine. D’abord assistant-pro un an au club Owl’s Head en Estrie, il passe ensuite 10 ans à Beaconsfield. De là, en 2007, il est approché par le PGA Tour pour travailler à la Coupe des Présidents se tenant au Royal Montréal.

« Lors de cet événement, rappelle-t-il, des gens d’une entreprise de Chicago, soit Global Golf Management, m’ont offert de travailler pour eux. Cette firme prend en charge la tenue de tournois pour les circuits majeurs dont la PGA, la LPGA et le Champions Tour. Pendant sept ans avec eux, j’ai parcouru le monde. Puis, au cours des trois dernières années, c’est le PGA Tour qui m’a embauché pour travailler sur le nouveau circuit canadien, soit le MacKenzie Tour. »

« Donc pendant 10 ans, continue M. Racine, j’étais en voyage la moitié de l’année. Et quand tu as un petit bonhomme de 9 ans, tu en viens par souhaiter être plus souvent chez vous. Je suis donc bien heureux d’être maintenant associé à la PGA du Québec. »

Unité et confiance

Donc la formation des pros sera mise de l’avant et, selon le directeur, mieux orientée.

« Les programmes seront adaptés selon les besoins des pros, précise Dominic Racine. Certains veulent se spécialiser dans l’enseignement, d’autres, être pros en titre pendant que d’autres souhaitent devenir aussi directeur général de leur club. Donc les attentes varient et la formation se fera dans ce sens. »

Le recrutement et une meilleure accessibilité à la classe A figurent aussi dans la liste d’objectifs de la nouvelle PGA du Québec. Le but: mieux outiller les pros.

« On repart tranquillement pour bien faire les choses, insiste-t-il. On souhaite remettre l’association des pros québécois sur la carte du golf et on veut une association unie, qui s’entraide. »

« Si l’on se reparle dans un an, j’aimerais bien vous dire que la réputation des pros du Québec s’est améliorée, que ceux-ci ont maintenant confiance en leur association, qu’ils en sont fiers et que le taux de participation à nos événements l’aura prouvé, » termine-t-il.

Les meneurs Titleist de Golf Canada cette semaine

Les meneurs Titleist
Les meneurs Titleist

PGA TOUR

J.B. Holmes a surmonté un déficit de quatre coups lors du dernier tour pour remporter le Genesis Open, sa première victoire en trois ans. Nick Taylor a su éviter le couperet du week-end pour la septième fois en 10 événements de la PGA cette saison. Adam Hadwin a connu un de ces week-ends à oublier. Ses deux rondes consécutives de 77 représentent son total le plus élevé depuis l’Omnium américain de 2017. Il a enregistré 13 bogueys ou pire au cours des deux dernières rondes, après avoir inscrit seulement sept bogueys lors des deux premiers jours … Mackenzie Hughes a raté le couperet à ses trois derniers événements …

POS SCORES TOTAL
É33 Nick Taylor 70-71-68-72 -3
75 Adam Hadwin 68-72-77-77 +10
RC Mackenzie Hughes 72-72

PROCHAIN ​​ÉVÉNEMENT: Open de Porto Rico (21 février), Championnat WGC-Mexico (21 février)

CANADIENS INSCRITS: Corey Conners, David Hearn, Ben Silverman, Roger Sloan, Adam Svensson, Mike Weir (Aucun Canadien inscrit à l’événement WGC)

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WEB.COM  

Mark Hubbard a remporté le LECOM Suncoast Classic pour son premier titre sur le circuit Web.com. Mike Weir a inscrit son meilleur résultat en carrière à la série Web.com, se qualifiant pour un deuxième événement consécutif cette année. Pour une deuxième semaine de suite, l’ancien champion du Masters a débuté le tournoi avec une ronde de 66… Une semaine après avoir remporté son premier tournoi de la série Web.com, Michael Gligic a inscrit son plus bas résultat en carrière dans un tournoi de quatre rondes … Ryan Yip a raté la coupe pour une deuxième semaine consécutive et une troisième fois cette saison, en cinq épreuves… Brad Fritsch a raté la coupe pour la troisième fois en cinq tournois cette saison… Le score de 146 après deux rondes d’Albin Choi est son meilleur total d’ouverture en cinq événements cette saison.

POS SCORES TOTAL
É35 Mike Weir 66-68-69-75 -10
65 Michael Gligic 72-67-75-76 +2
RC Ryan Yip 71-70
RC Brad Fritsch 73-70
RC Albin Choi 71-75

PROCHAIN ​​ÉVÉNEMENT: Open de Chitimacha de Louisiane (21 mars)

CANADIENS INSCRITS: à confirmer

PGA EUROPE

Ryan Fox a remporté le tournoi de golf World Super 6 Perth après avoir battu l’Espagnol Adrian Otaegui 3 & 2 lors de la finale en match-play à Perth, en Australie. Austin Connelly a raté une participation au volet match-play par seulement deux coups. C’était son premier résultat top 30 de la saison

POS SCORES TOTAL
É26 Austin Connelly 71-70-70

PROCHAIN ​​ÉVÉNEMENT: Championnat WGC-Mexico (21 février)

CANADIENS INSCRITS: Aucun Canadien inscrit à cet événement

LPGA TOUR

Nelly Korda a remporté une victoire par deux coups à l’Omnium féminin d’Australie, remportant ce tournoi sept ans après que sa soeur Jessica ait remporté le même titre. Alena Sharp a enregistré son troisième meilleur résultat sur le circuit de la LPGA et son meilleur depuis sa cinquième place à Hawaï en 2017… Jaclyn Lee évolué pour la première fois durant le weekend en tant que pro du circuit de la LPGA et a obtenu son meilleur résultat en carrière en LPGA… Anne-Catherine Tanguay a joué cinq de ses six premières parties de la saison au-delà de la normale … Brittany Marchand n’a pu éviter le couperet pour un deuxième événement consécutif cette année

POS SCORES TOTAL
É6 Alena Sharp 69-71-70-68 -10
É22 Jaclyn Lee 72-71-71-68 -6
RC Anne-Catherine Tanguay 73-74
RC Brittany Marchand 73-76


PROCHAIN ​​ÉVÉNEMENT :
 Honda LPGA Thailand (21 février)

CANADIENNES INSCRITES : Brooke Henderson

PGA CHAMPIONS TOUR  

Miguel Angel Jimenez a remporté le tournoi Chubb Classic pour son septième titre sur le circuit de la PGA, en battant Bernhard Langer et Olin Browne au premier trou éliminatoire. Stephen Ames a réalisé une première ronde de 63, ce qui était un record de parcours jusqu’à ce que Kevin Sutherland n’inscrive une marque de 62 le lendemain. Son total de moins -11 lors des deux premiers tours est le meilleur score de sa carrière sur deux jours. Ames souhaitait devenir le deuxième joueur lors des 11 derniers tournois à faire un trou d’un coup et à remporter le tournoi après avoir réussi l’exploit au trou no. 12 lors de la première ronde.

POS SCORES TOTAL
É6 Stephen Ames 63-68-71 -11


PROCHAIN ​​ÉVÉNEMENT 
: Cologuard Classic (1er mars)

CANADIENS INSCRITS :  à confirmer

Nelly Korda remporte l’Omnium féminin d’Australie; Sharp finit sixième

Alena Sharp
Alena Sharp (Mark Brake/Getty Images)

ADELAÏDE, Australie – L’Américaine Nelly Korda a remis une carte finale de 67 (moins-5) qui lui a permis de remporter l’Omnium féminin d’Australie par deux coups, dimanche.

Korda menait par trois coups après trois rondes, et elle a creusé l’écart en tête à quatre coups après avoir réussi un oiselet sur le 10e vert. Elle a ensuite calé un coup roulé de 25 pieds pour un autre oiselet au trou suivant, avant d’en ajouter un troisième consécutif au 12e du club de golf The Grange. Elle a présenté un pointage cumulatif de moins-17 (271).

La championne en titre, Jin Young Ko, a fini deuxième après une ronde finale de 64, trois coups devant la Taïwanaise Wei-Ling Hsu, auteure d’une ronde finale de 68.

L’Américaine Angel Yin (66) a partagé la quatrième place à moins-11 au cumulatif avec la Japonaise Haru Nomura (70), tandis que la Canadienne Alena Sharp (68), de Hamilton, en Ontario, finissait ex aequo avec l’Espagnole Azahara Munoz (65), un coup derrière.

Jaclyn Lee, de Calgary, s’est signalée avec une ronde finale de 68 qui lui a permis de terminer le tournoi en 22e place à moins-6.

La quintuple championne du tournoi, Karrie Webb, a joué 73 et terminé le tournoi à plus-3.