Après sa ronde record de 64, Joey Savoie continue sur sa lancée en Australie
Joey Savoie ne dérougit pas durant la série de tournois qu’il poursuit en Australie.
Gagnant de la qualification du championnat la Nouvelle Galles du Sud, en vertu d’une carte record de 64 (-8) en ouverture lundi, le chef de file d’Équipe Canada et membre du club Pinegrove âgé de 24 ans se retrouve maintenant de la ronde des quarts de finale du volet partie par trous de ce championnat.
Entraîné par Daniel Langevin, Joey a remporté ses deux duels mercredi. Après être allé en prolongation afin de coiffer Connor McKinney le matin, il a défait Thomas Heaton, un autre Australien, par deux tous en après-midi.
Josh Whalen l’emporte aussi
Coéquipier de Joey au sein d’Équipe Canada, Josh Whalen, de Napanee, dans la région d’Ottawa, va très bien aussi Il a également atteint les quarts pour permettre de commencer à penser à une finale canadienne vendredi.
À suivre…
En rappel, mentionnons la carte historique de 64 de Joey lundi qui montrait sept oiselets et un aigle contre un boguey.
En Australie depuis le début janvier, Joey Savoie a auparavant terminé 6e au Masters avant de compléter 3e la semaine dernière à la sélection du championnat d’Australie chez les amateurs.
En 2018, il a été nommé le golfeur par excellence au pays de sa catégorie par Golf Canada.
Brigitte Thibault sera de l’édition inaugurale du Championnat amateur national féminin d’Augusta
AUGUSTA, Ga — Le premier Championnat amateur féminin national d’Augusta se dessine : le tournoi a dévoilé les noms des 66 premières golfeuses qui ont accepté l’invitation à disputer ce tournoi mettant aux prises 72 compétitrices, du 3 au 6 avril.
Cela comprend Brigitte Thibault, membre d’Équipe Canada. Cette athlète de 20 ans, native de Rosemère, Québec, est actuellement la Canadienne la mieux classée au classement mondial féminin de golf amateur, soit au 221e rang. Thibault est une étudiante de deuxième année à l’Université Fresno State.
Parmi les autres golfeuses ayant accepté l’invitation, on en retrouve trois joueuses qui ont obtenu leur laissez-passer en remportant des épreuves reconnues, 55 qui se sont qualifiées en vertu de leur rang au classement mondial du golf amateur féminin de 2018 et huit choisies par le comité organisateur. Les places restantes seront octroyées par le comité.
Quarante des cinquante meilleures golfeuses de niveau amateur au monde, dont cinq apparaissant au top 10, y prendront le départ.
(Dès cette année, les gagnantes du Championnat amateur national féminin d’Augusta recevront une exemption de cinq ans pour disputer le tournoi.)
Les 36 premiers trous de cette compétition échelonnée sur 54 trous seront disputés au Club de golf Champions Retreat, avant que les détentrices des 30 meilleurs scores (en plus des égalités) se disputent la finale au Club de golf Augusta National Golf Club, le 6 avril. Les golfeuses qualifiées pour la ronde finale disputeront une ronde d’entraînement le 5 avril à Augusta National.
NBC retransmettra la ronde finale de midi à 15 h HE, appuyé par Golf Channel qui produira des faits saillants, des reportages en direct et des bulletins périodiques pendant l’événement.
L’édition inaugurale du Championnat amateur féminin national d’Augusta sera disputée à guichets fermés à la suite d’un processus de demande de billets en ligne. Aucun billet ne sera disponible à l’entrée.
Cliquez ici pour plus de précisions au sujet de l’événement dont, notamment, un aperçu des compétitrices qui sont en lice.
Le Canadien Adam Hadwin « affamé » après sa 2e position au tournoi Desert Classic
Une égalité au second rang du tournoi Desert Classic ce week-end aura valu à Adam Hadwin son troisième résultat top 10 de la verte saison 2018-1919, lui permettant d’avoir déjà accumulé un million de dollars en bourses et de le placer 13e au classement de la Coupe FedEx.
Mais pour le golfeur canadien, cela ne suffit pas.
« Honnêtement, je ne fais même pas attention à cela, » a dit Hadwin, lundi. « Il est trop tôt dans la saison pour se préoccuper (du classement de la Coupe FedEx). Si je suis toujours au 13e rang en août, alors là seulement je pourrai dire que c’est une réalisation incroyable ou un truc du genre. »
« Je dois juste continuer à travailler fort. Oui, je suis en bonne posture, mais j’ai de plus grandes choses en tête. Je vais simplement rester concentré sur le fait de jouer du bon golf et de savoir si les astres s’alignent ou non, on verra. »
Hadwin, d’Abbotsford, Colombie-Britannique, était en tête durant une large partie de la ronde finale, jouant en trio avec Adam Long et le grand Phil Mickelson dimanche à La Quinta, en Californie. Même après avoir inscrit un excellent score de 67 (-5) lors de la ronde finale, Hadwin a vu Long passer à la vitesse supérieure sur le neuf du retour pour remporter le tournoi avec l’oiselet au 18e trou. Quoi qu’il en soit, le Canadien a connu une semaine fructueuse, noircissant sa feuille de pointage de la semaine avec des scores de 65, 66 et 65 pour se placer dans le coup lors du dernier jour de jeu.
Mais Hadwin a débuté 2019 avec l’espoir d’ajouter à sa fiche d’une victoire en carrière sur le circuit PGA Tour, acquise le 12 mars 2017 au Championnat Valspar.
« J’ai commencé l’année plutôt affamé, a dit Hadwin. « C’est l’année de la Coupe des Présidents et je savais que j’allais devoir réaliser des choses afin d’être choisi dans l’équipe (internationale). Je ne suis pas encore qualifié pour les tournois majeurs ni pour les (Championnats du monde de golf) comme je l’étais lors des années précédentes, » ajoute-t-il.
« Je veux obtenir une place au départ de ces tournois et jouer selon le même horaire que j’ai connu l’année dernière. C’est agréable de bien jouer, certainement, et c’est encourageant, mais ce qui me motive en ce moment, c’est la Coupe des Présidents et les tournois majeurs. »
Hadwin a inscrit cinq oiselets durant le neuf d’aller au Stadium Course de La Quinta Resort & Club et en a ajouté un sixième au trou numéro 11. Mais un boguey au 13e et des roulés ratés de peu aux 14e et 15e ont permis à Mickelson et à Long de le rejoindre, puisqu’Hadwin a réalisé la normale lors des cinq derniers trous.
Hadwin a admis que, malgré une solide ronde de golf, il aura peut-être été trahi par ses nerfs. Lors de la troisième ronde de l’édition 2017 du tournoi Desert Classic, il avait inscrit une superbe marque de 59 et avait également terminé deuxième. Il avoue que cela lui trottait en tête tandis qu’il s’approchait du 18e trou dimanche.
Les finales que j’ai connues lors de ce tournoi dans le passé cette épreuve m’ont peut-être ajouté un peu plus de pression, parce que j’ai été si proche les années précédentes et que j’avais encore une bonne chance de terminer premier cette année, » a déclaré Hadwin, qui a également terminé troisième lors de cette compétition en 2018. « Je n’ai tout simplement pas réussi à le faire. On apprend de cela. »
« Chaque fois que je suis dans cette situation, je me sens de plus en plus à l’aise. Parfois, je frappe les bons coups et parfois je ne le fais pas. Il faut juste continuer à travailler fort et ça finira par porter fruit. »
Hadwin ne participera pas à l’Omnium Farmers Insurance de Torrey Pines, à San Diego, et se reposera pendant une semaine avant de disputer l’Omnium Waste Management de Phoenix, en Arizona, qui se met en branle le 31 janvier. Il devrait également disputer le Pebble Beach Pro-Am de Pebble Beach, Californie, à compter du 7 février ainsi que l’Omnium Genesis au Riviera Country Club de Pacific Palisades, Californie, qui débute le 14 février.
Skitt à l’ACGQ, Savoie en prolongation et la PGA du Québec en France !
« Je retourne dans ce que j’aime le plus ! »
– David Skitt, nouveau directeur général de l’ACGQ
S’il y a une nomination populaire dans le sport en ce début d’année, c’est bien celle de David Skitt à la direction générale de l’Association des clubs de golf du Québec, annoncée la semaine dernière au terme d’un processus de sélection.
Les félicitations viennent d’ici et d’ailleurs, notamment de Chip Beck, vainqueur à la PGA, membre de la Coupe Ryder et corecordman du golf, ayant déjà signé une carte de 59.
Il faut savoir que David Skitt possède un cardex impressionnant suite à ses années de directeur-créateur du Championnat de Montréal (quatre ans) et de Québec (un an), tournoi doté de 1,6 million en bourses à la série des Champions de la PGA et auparavant de l’Omnium de Montréal au circuit canadien, qui a amené comme invités d’honneur des personnalités du calibre de John Daly (deux fois), Jean Van de Velde, Thomas Levet, aussi vainqueur à la PGA d’Europe, Hank Haney, entraîneur personnel de Tiger Woods lorsque le Tiger survolait littéralement le golf, et Rory Sabbatini.
David Skitt a « gradué » avec son ami Dominic Racine (d.g. de la PGA du Québec), du neuf-trous de Saint-Lambert, aussi affectueusement nommée le Royal Rock Pile, où ils ont été juniors et nettoyeurs de bâtons ensemble.
C’était lors des années de Gordie Ross, un pro très apprécié.
Au travail dès le jour de sa nomination
« Je ne peux être plus heureux », de déclarer David Skitt en remerciant Patrice Forcier et l’ensemble du bureau de direction pour la confiance. David remplace le vaillant Michel Lafrenière, qui partira en mars à la retraite méritée à Trois-Rivières.
« Notre organisation était financièrement déficitaire et Michel l’a rendue profitable », affirme Patrice Forcier.
David Skitt ne perd pas de temps. Même dans la tempête, il est actif. Après une réunion avec le conseil le jour du dévoilement du résultat du concours qui a suscité une soixantaine de candidatures quand même, dont plusieurs solides, il fera le voyage en Mauricie pour entreprendre le transfert des dossiers.
« Je retourne à ce que j’adore le plus : le golf », de terminer David Skitt.
Après son 65, Joey cède en prolongation
Pas de veine pour Joey Savoie, membre d’Équipe Canada et du club Pinegrove qui entreprend son année en Australie.
Après avoir terminé excellent 3e des qualifications en vertu de rondes de 70 et de 65, il a baissé pavillon au premier tour du volet au jeu par trou en éliminatoire. L’Australien David Micheluzzi, gagnant de la sélection avec 63 et 64, a aussi été sorti dès le début.
Golfeur par excellence au pays dans sa catégorie, notre globe-trotter connaît néanmoins un très encourageant début après avoir pris la très honorable 6e place au Masters Australien la semaine auparavant.
Succès du ski fond… au golf
En plus de la Coupe du Québec, le club Vieux Lennox devient l’hiver le celui d’Orford en ski de fond sur ses neufs trous, reçoit aussi en fin de semaine une étape de la série Nor-Am, de même que les sélections au Jeux du Québec. Plus de 400 participants y sont réunis.
Des clubs souhaitant des revenus additionnels au golf devraient peut-être faire un détour y voir le détour le directeur général Bert Collin !
Le golf québécois intéresse en France
En marge du Salon de l’emploi du Québec à Paris, Dominic Racine, directeur général de la PGA du Québec, raconte avoir recruté deux professionnels de la France qui ont joint les rangs de l’Association provinciale pour venir faire carrière ici.
LPGA: Malgré le froid et le vent, Ji gagne le tournoi inaugural; Brooke termine au 6e rang
LAKE BUENA VISTA, Fla.— La Sud-Coréenne Eun-Hee Ji a fait fi du froid et du vent pour ramener une carte de 70, un coup sous la normale, et remporter le Tournoi des Championnes Diamond Resorts par deux coups dimanche.
À l’issue des trois premières rondes du tournoi inaugural de la LPGA, Ji partageait le premier rang avec Lydia Ko. Celle-ci s’est cependant écroulée en deuxième moitié de parcours, commettant un double boguey au 13e trou, une normale-5. Elle a complété le neuf de retour avec un score de 42, et une carte finale de 77.
Ji a complété les 72 trous avec une fiche de 270, 14 sous la normale, et deux coups de mieux que Mirim Lee (68). Nelly Korda (71) s’est classée troisième.
Alors qu’elle avait amorcé la journée à un coup des meneuses, la Canadienne Brooke Henderson a connu des ennuis dimanche et a dû se contenter d’une ronde finale de 75, quatre coups au-dessus de la normale.
Cette prestation l’a laissée à égalité avec Stacy Lewis (70) au 6e rang du classement général, à six coups de la gagnante.
Adam Hadwin second à la Desert Classic ; Adam Long l’emporte
LA QUINTA, Calif. — Adam Long a réussi un oiselet de 14 pieds au dernier trou, dimanche, pour devancer Adam Hadwin et remporter la Classique Desert, son premier titre du circuit de la PGA.
Long a conclu sa ronde finale avec une carte de 65 (moins-7) et a devancé le Canadien Hadwin et Phil Mickelson de justesse.
Hadwin, qui s’est retrouvé au sommet du classement durant une bonne partie de la ronde finale, a terminé avec un score de 67 après avoir bousillé une avance de trois coups au neuf de retour.
« C’est ça le golf, a déclaré Hadwin. J’ai fait plein de belles choses tout au long de la semaine et honnêtement, je tentais d’économiser mes coups, mais ça n’allait pas aussi bien que lors des autres rondes… Je suis tombé à plat lors des derniers trous. »
Mickelson, qui avait mené les trois rondes précédentes, a connu quelques ennuis et s’en est tiré avec une carte de 69.
Long a orchestré son coup vainqueur, alors qu’il se trouvait dans l’herbe à droite de l’allée. Le golfeur de 31 ans a obtenu son laissez-passer sur le circuit de la PGA en terminant au 13e rang du tournoi Web.com, la saison dernière. Long a conclu avec un pointage cumulatif de moins-26.
Hadwin a bousillé une avance de trois coups sur le neuf de retour.
C’est la quatrième fois de suite que Hadwin termine dans le top six de ce tournoi. Il a également terminé au deuxième échelon en 2017 après avoir réussi à obtenir un 59 lors de la troisième ronde à La Quinta et avait terminé à égalité au troisième rang la saison dernière.
Roger Sloan (65), de Calgary, en Alberta, a fait une remontée fulgurante au classement, gagnant 34 rangs pour se hisser au 12e échelon. La recrue Adam Svensson a pour sa part obtenu la 18e position, grâce à une ronde de 69.
Nick Taylor (72), autre représentant de l’unifolié, a quant à lui chuté de 21 places pour se retrouver à égalité au 40e rang.
Brooke Henderson prend les commandes après 18 trous au Tournoi des Championnes
BUENA VISTA, Fla. — La Canadienne Brooke Henderson a amorcé le Tournoi des Championnes du circuit de la LPGA sur les chapeaux de roue en remettant une carte de 65 (moins-6) pour se tailler une place au sommet du classement, jeudi.
Originaire de Smiths Falls, en Ontario, la golfeuse de 21 ans se trouve à égalité avec la Coréenne Eun-Hee Ji à ce tournoi, réservé aux golfeuses ayant remporté un titre lors des deux dernières années.
Les deux meneuses détiennent un coup d’avance sur la Néo-Zélandaise Lydia Ko et l’Américaine Stacy Lewis.
Après avoir commis un boguey au deuxième trou, Henderson a par la suite joué la normale et a réussi cinq oiselets sur le neuf de retour.
Henderson a été classée au quatrième rang des golfeuses ayant remporté le plus d’argent sur le circuit de la LPGA après avoir remporté deux tournois.
Corey Conners en bonne voie d’obtenir son brevet grâce à un départ canon sur le circuit PGA TOUR en 2019
Corey Conners s’exerçait sur le vert d’entraînement vendredi dernier lorsque son compatriote canadien Mackenzie Hughes lui a offert un conseil.
Hughes lui a fait remarquer que s’il repliait légèrement le coude droit, cela améliorerait sa posture.
Conners a écouté son ami de longue date et a inscrit un score de 64 lors des troisième et quatrième journées du Sony Open à Hawaii, pour terminer avec un total de moins -17 (263) ce qui lui a conféré une égalité pour la troisième position après avoir dû se plier à la ronde de qualification du lundi pour cet événement du PGA Tour. Ce bon résultat a permis à Conners de grimper au classement de la Coupe FedEx et lui a donné l’élan nécessaire pour participer au Desert Classic de cette semaine à La Quinta, en Californie.
« Cela m’a donné confiance et j’ai dit à Mac vendredi après-midi que, grâce à lui, on va voir mon nom grimper en flèche au tableau des meneurs ce week-end. J’ai réussi à faire de meilleurs coups roulés et c’est exactement cela qui s’est produit », a confié Conners, âgé de 27 ans. « Il m’a envoyé un texto après la ronde finale dimanche pour me féliciter de mon bon travail et je l’ai remercié de m’avoir donné des conseils. Je lui en dois une. »
Conners, de Listowel, en Ontario, a obtenu un brevet partiel pour évoluer sur le circuit de la PGA la saison dernière en terminant 130e au classement de la Coupe FedEx avec 353 points. Les 125 meilleurs joueurs de cette liste obtiennent leur brevet complet. L’Américain Harris English a mérité la dernière place à temps complet, en inscrivant seulement 50 points de plus que Conners.
Toutefois, la troisième place de Conners dimanche dernier, combinée à une deuxième place au championnat Sanderson Farms et à une égalité au 23e rang de la RSM Classic, le place en 19e position du classement de la Coupe FedEx cette saison avec 331 points. En d’autres termes, il se rapproche déjà de son total de points de la saison dernière et est virtuellement assurer de mériter son brevet pour évoluer sur le circuit de la PGA à temps complet en 2020.
« L’an dernier, j’étais dans une position où je me battais pour mon brevet tout au long de l’été et tout autant vers la fin de l’année, » a confié Conners. « Cela enlève beaucoup de pression. Voilà quelque chose qui ne me préoccupera pas autant. Je peux donc simplement me concentrer sur de bonnes semaines au lieu de ressentir la pression de me classer à tout prix. »
Compte tenu de sa montée rapide au classement de la Coupe FedEx cette saison, Conners sera probablement invité à participer à davantage de tournois sur invitation, ce qui l’aidera à gagner encore plus de points pour obtenir son brevet l’année prochaine.
« Je n’étais pas certain des tournois auxquels je serais en mesure de participer en début d’année, mais avec ce bon début, il y aura des tournois sur invitation dans lesquels je serai qualifié d’office, ce qui est génial. Il y aura aussi quelques nouveaux événements, ce qui est vraiment excitant, » a dit Conners.
« C’est vraiment fantastique de connaitre un tel départ et cela augure bien pour le reste de l’année. »
Conners a été rejoint par sept autres Canadiens au départ de la Desert Classic ce jeudi. Mike Weir de Brights Grove, Ont., David Hearn de Brantford, Ont., Adam Svensson de Surrey, C.-B., et Ben Silverman de Thornhill, Ont., Se sont joints à Conners sur le parcours LaQuinta. Adam Hadwin et Nick Taylor, d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, et Roger Sloan, de Merritt, en Colombie-Britannique, se trouvaient sur le parcours Stadium.
C’est la troisième fois cette saison que huit Canadiens participent à une épreuve de la PGA, ce qui en fait le nombre le plus élevé dans un tournoi tenu hors du pays depuis que le circuit compile ces données en 1970.
Malgré ce nom de Desert Classic, il a plu abondamment dans les jours qui ont précédé l’événement.
« J’espère qu’il y aura du soleil au cours des prochains jours, » avoue Conners. « Les terrains de golf ici dans le désert sont géniaux, tellement luxuriants. L’herbe est parfaite. Ils sont vraiment beaux. »
« Les verts roulent vraiment bien donc je suis vraiment excité d’y être. J’aime beaucoup les deux parcours. Il est difficile de ne pas en profiter quand vous jouez dans de si beaux endroits. »
Les neuf modifications aux règles qui affecteront le plus les golfeurs récréatifs
Comme vous en avez sans doute eu vent, un remaniement historique des règles de golf est entré en vigueur le 1er janvier.
Afin de mieux comprendre en quoi cela affecte les golfeurs récréatifs comme moi, j’ai invité Adam Helmer, directeur des règles, des compétitions et du statut d’amateur de Golf Canada, à jouer neuf trous ensemble à mon club local.
Bien que le tout soit fictif, puisqu’il fait moins -8 dans le centre de l’Ontario et que le Club de golf de Midland est enneigé au moment où j’écris ceci, les nouvelles règles ne le sont aucunement !
L’intention et, à mon avis, elle fut bien réalisée, est de rendre ces règles plus compréhensibles et plus pertinentes pour tous ceux qui aiment le sport. Avec une nouvelle édition des joueurs format poche et une appli pour téléphone intelligent, il est vous est facile de jouer selon les règles. Visitez www.golfcanada.ca/règles
Trou n° 1 (Normale 4, 395 verges, pente descendante)
Fidèle à moi-même, je bousille mon coup de départ et me retrouve dans le boisé à gauche de l’allée. Même si, comme toujours, je suis certain bien sûr de retrouver le projectile, Helmer me rappelle que je n’ai maintenant que trois minutes, et non cinq comme le prévoyait l’ancienne règle, pour le localiser. Néanmoins, avec l’optimisme injustifié qui a toujours défini mon jeu, je refuse de frapper un coup provisoire et nous voici marchant dans la brousse. Mais, pas de chance après les trois minutes prescrites. Je me prépare à entamer la marche de la honte et retourne au tertre de départ pour accepter la pénalité de coup et distance. Attends, me dit Helmer, il existe maintenant une alternative. Ton club a décidé d’instituer une règle locale qui te permet de laisser tomber une balle dans l’allée la plus proche et d’inscrire deux coups de pénalité afin d’éviter d’avoir à rebrousser chemin vers le départ. Balle perdue. Gain de temps. Le quatuor derrière nous applaudit le nouveau règlement. Vous devez une bière à Helmer. Moi aussi.
Trou n° 2 (Normale 3, 178 verges, bordée d’eau devant et à gauche du vert)
Indécis quant au choix du bâton (après tout, je ne suis membre ici que depuis 30 ans), j’atterris à court et ma balle revient vers l’obstacle, mais elle n’est pas tout à fait perdue et peut-être même jouable. Oups, dit Helmer, ce n’est plus considéré comme un « obstacle », mais maintenant comme une « zone à pénalité », avant de souligner que je peux maintenant ancrer mon bâton, effectuer des élans de pratique en touchant le sol et que je peux retirer cette satanée cocotte de pin et tout autre détritus sis à proximité de la balle.
Trou n ° 3 (Normale 4 en amont, 290 verges, bien ceinturée de fosses de sable)
Au lieu de prendre mon fer 5 et de frapper un coup facile au marqueur de 100 verges, j’essaie d’impressionner Helmer et je canonne mon départ dans l’une des quatre fosses protégeant ce vert dit atteignable (en théorie). Ma balle est au ras du rebord de la fosse et, préoccupé par mon jeu de sable comme ci comme ça, je demande à Helmer quelles sont mes options.
Avec un coup de pénalité, je peux laisser tomber la balle à l’intérieur de la fosse de sable ou, en vertu des nouvelles règles, laisser tomber la balle ou une balle à l’extérieur de la fosse de sable, en prenant deux coups de pénalité. De plus, en vertu des nouvelles règles, on peut enlever des détritus (feuilles, pierres…) et toucher le sable (à condition de ne pas éprouver l’état du sable). Il est toujours interdit de toucher le sable avec un bâton juste devant ou derrière la balle, ou en effectuant un élan d’entraînement, ou en effectuant l’élan arrière pour pour votre coup.
Trou n° 4 (Normale 4, crochet de 389 verges à droite)
L’un des coups de départ les plus difficiles du parcours, il mène vers un vert en forme de rein qui s’incline fortement de l’arrière vers l’avant et de gauche à droite. De manière inhabituelle, je frappe un coup de départ parfait, puis une approche avec un fer moyen qui se retrouve à l’arrière gauche du vert. Ai-je mentionné que la position du drapeau est à droite ? Alors que me prépare à effectuer le coup roulé, je demande à Helmer de s’occuper du drapeau. « Tu es sûr ? », demande-t-il. Car, en vertu des nouvelles règles, tu peux maintenant laisser le drapeau à l’intérieur du trou. J’accepte ses conseils avec gratitude. Et si mon coup roulé avait été dirigé près du trou, je suis sûr qu’il aurait touché la perche et pénétré l’orifice.
Trou n° 5 (Normale 4, 419 verges en amont)
Un essaim de fosses de sable à droite me fait toujours trébucher vers la gauche où, bien sûr, ma balle se retrouve immanquablement enfouie dans l’herbe haute. Pendant que nous cherchons, je marche sur ma balle et la déplace. Aucune pénalité selon les nouvelles règles ! Il suffit de le remplacer à son emplacement d’origine ou d’estimer cet endroit, s’il est inconnu.
Trou n° 6 (Normale 4, crochet de 344 verges)
Enfin sur un vert en coups réglementaires, mais seulement pour découvrir que quelqu’un a traîné ses chaussures sur ma ligne de roulé, ce qui rendra mon coup plus comme un jeu de devinettes. Mais, comme Helmer me le fait remarquer, les nouvelles règles me permettent d’aplanir le dégât ainsi que tout autre dommage au vert causé par l’homme. Ce que je fais avant de rater le roulé, de toute façon.
Trou n° 7 (Normale 3, 195 verges)
Mon coup de départ virevolte vers les arbres, à la gauche du vert. Mon coup de récupération imaginaire, soit de frapper un fer quatre sur les talons à quelques pouces du sol, atteint de plein fouet le seul arbre situé dans mon champ de vision et rebondit à la hâte directement sur mon sac. Selon Helmer, il n’y a aucune pénalité en vertu des nouvelles règles, même si la balle m’avait frappé (aïe !).
Trou n° 8 (Normale 4, 401 verges)
Mon coup d’approche atterrit sur le sentier pour les voiturettes, à droite du vert. Je prends un allégement approprié et m’apprête à laisser tomber la balle de la hauteur des épaules, comme stipulé dans les anciennes règles. Attends, dit Helmer. La nouvelle règle stipule que tu dois laisser tomber la balle à hauteur du genou. Ce que je fais. Et puis j’effectue une double frappe par erreur. Aucune pénalité selon les nouvelles règles !
Trou n° 9 (Normale 4, 402 verges en amont)
Alors que nous terminons notre ronde, je me dirige vers Helmer pour lui serrer la pince et déplace accidentellement mon marqueur de balle sur le vert. Pas de problème, grâce aux nouvelles règles. Il suffit de le replacer et de continuer. Nous avons parcouru nos neuf trous en moins de deux heures, en grande partie grâce à notre engagement à disputer une ronde de golf « prêt à jouer », une pratique encouragée par les nouvelles règles.
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Quand une poignée de golfeurs décide de sauver le Pebble Beach du Québec
Pourquoi irions-nous jouer à Fort Prével en Gaspésie ?, demande-t-on dès le début de l’entrevue à Daniel Bouvrette, le directeur du club. Sa réponse étonne: « Pour venir vivre l’expérience Pebble Beach au Québec ! »
Ouf! Rien de moins! D’accord, on n’y a jamais mis les pieds pour juger par nous-mêmes mais de là à comparer son terrain de golf à Pebble Beach, l’un des plus beaux parcours au monde, me semble qu’on va peut-être dans l’exagération… De plus, en poste depuis à peine un an, M. Bouvrette admet qu’avant son entrée en fonction, le monde du golf lui était pas mal inconnu.
Alors, vous n’en beurrez pas trop épais, monsieur le directeur?, insistons-nous. Même si l’entretien a lieu au téléphone, on sent qu’il garde son aplomb, qu’il tient à sa comparaison. De plus, il enchaîne avec une anecdote certifiant ses dires.
« L’été dernier, relate-t-il alors, j’ai approché un client américain qui venait régulièrement jouer. Il a sa maison d’été dans le secteur. Je lui ai demandé s’il aimait le parcours. Il a tout de suite répondu: Bien sûr! On se croirait à Pebble Beach ! »
« Je lui ai alors répliqué que sa réponse me plaisait car nous-mêmes, ici, à Fort Prével, on ose comparer notre terrain à Pebble Beach. On avait un peu peur d’exagérer. » Le type a ajouté: « Bien sûr que votre terrain ressemble à Pebble Beach, j’y joue régulièrement, je demeure à côté. »
Quand les citoyens s’en mêlent
Mais savoir si le terrain de Fort Prével ressemblait ou non au célèbre Pebble Beach n’était pas le but premier de notre appel. Cela faisait quelque temps que plusieurs personnes nous disaient à quel point il s’était passé quelque chose d’exceptionnel là-bas, au bout de la pointe de la Gaspésie. Alors on a donc fouillé…
Et nous avons constaté que quand une poignée de golfeurs et de citoyens décident de sauver un club de golf, tout est possible.
Pour la petite histoire, rappelons que Fort Prével, avec son golf, son terrain de camping, son auberge et ses chalets, a été construit dans les années 1950 par le gouvernement provincial qui en a fait un lieu d’enseignement pour la gastronomie. Petit à petit, la vocation a changé et c’est la SEPAQ (Société des établissements de plein air du Québec) qui en a pris les commandes. Mais cette dernière a décidé de fermer Fort Prével en 2015.
« Nous, les membres du club de golf, avons appris au printemps de cette année-là que c’était notre dernière saison de golf! Et à l’automne, la SEPAQ allait en appel d’offres dans le but de vendre l’établissement et le club de golf. En janvier 2016, personne ne s’était montré intéressé. Alors on a créé le comité de citoyens Relance Fort Prével, » raconte M. Gilles Pelletier, président de ce comité.
Soulagement
Florent Fournier, 64 ans, a grandi, pour ne pas dire a vécu, carrément sur le terrain de Fort Prével. Il y a été cadet, joueur junior, compétiteur de haut calibre, surintendant, enseignant et maintenant, en plus de continuer à donner des cours de golf, il est un bénévole très actif. Pour lui, pas de doute, la survie de Fort Prével est un grand soulagement.
« Comme cela aurait été dommage si ce club de golf avait fermé, soupire-t-il. C’est un joyau! C’est sûr qu’il reste encore des rénovations à faire ici et là, comme à la piscine de l’auberge, mais c’est quand même incroyable cette relance. Je lève mon chapeau aux gens qui se sont dévoués pour le club. »
Comme la SEPAQ ne semblait pas à l’aise avec cette vocation golfique, elle a plutôt négligé les lieux, dit-on. Alors le comité de citoyens qui s’est formé pour relancer Fort Prével, a cogné à plusieurs portes.
« On nous a écoutés, précise le président Gilles Pelletier. C’est sûr que les municipalités de Gaspé et de Percé tenaient elles aussi à ce que Fort Prével continue ses opérations, alors on a eu leur appui. Cela nous a aidés quand on a approché les ministres. Ils nous ont donc octroyé des subventions et des prêts, tout en disant que si notre plan d’affaires tenait le coup, ils continueraient de nous aider. »
« Et là, poursuit-il, cela fait trois ans, on remplit bien nos obligations, alors nous souhaitons que les promesses d’aides faites à cette époque vont être tenues. Car on ne veut pas recommencer continuellement la relance, on veut opérer dans les meilleures conditions. »
Saison record
On a là un bel exemple de détermination, de force collective. Des gens, une région, n’ont pas voulu qu’une institution locale ferme. Alors ils se sont levés et ont fait leur preuve: Fort Prével était déficitaire il y a trois ans, soit dans le rouge de l’ordre de 750 000 $, ce chiffre tombait à 150 000 $ l’année suivante et, en 2018, il passait à 80 000 $.
« Ce n’est pas encore l’équilibre budgétaire, mais on y est presque», mentionne M. Pelletier qui tient à rappeler que l’engagement bénévolat chez ceux et celles tenant à Fort Prével, a atteint plus de 12000 heures! »
« En moins de trois ans, continue-t-il, nous avons doublé le chiffre d’affaires. Le membership au golf a lui aussi doublé. Du côté de l’hébergement, nous avons eu 3400 nuitées en 2017. L’an passé, elles étaient à plus de 6000! Et le terrain de camping a été plein toute la saison. »
De son côté, le directeur Daniel Bouvrette a bien confiance que 2019 sera elle aussi une bonne année pour Fort Prével.
« On va être présent partout au Québec pour inciter les gens à venir nous voir, à venir golfer chez nous. Car cela en faut vraiment la peine! Le terrain a été grandement amélioré. L’an passé on avait des verts de grande qualité. Et il y a bien sûr le coup d’oeil, le paysage. C’est quelque chose avec le parc Forillon juste en face et la mer tout près! C’est quand même le Pebble Beach du Québec », nous sert-il encore, convaincant.
Collaboration spéciale de Martial Lapointe (www.golf-martial-lapointe.com)