PGA du Canada

Professionnels de club : Brian McDonald l’emporte au fil d’arrivée et un coup de trop pour le Québec

Brian McDonald
Brian McDonald (PGA du Canada)

C’est terminé pour les championnats canadiens cette année suite à la présentation au début décembre de celui des professionnels de club Titleist-FootJoy dans la région de Phoenix.

L’élément intéressant était la possibilité de réaliser le truc de chapeau québécois, les deux précédents titres nationaux ayant été enlevés par Pierre-Alexandre Bédard et Marc-Étienne Bussières chez les pros et les adjoints.

Toujours est-il que le Québec a terminé 2e dans la compétition interprovinciale par équipes. Meneurs après la première journée, Éric Laporte, de Montcalm, Philippe Gariépy, de l’académie du même nom, et Denis Girard, de l’Epiphanie, ont bouclé un coup derrière l’Ontario au final.

Au classement individuel, Laporte (67-75-71) et Marc Giroux (72-71-72), de retour au club Le Diamant, ont scellé à moins trois et moins deux pour prendre les 6e et 7e rangs.

La victoire au club Wigwam est allée au Britanno-colombien, Brian McDonald, qui a conclu avec 67 pour l’emporter pas la ronflante marge de cinq coups, en vertu de son combiné de moins onze.

Le vainqueur encaisse 8 500 $ contre 1 700 $ et 1 300 $ pour Laporte et Girouard.

Autres pointages d’ici

Ils étaient une douzaine de la province à avoir fait le déplacement dans la région de Phoenix. Mentionnons le 11e échelon de Dave Lévesque, du Château Bromont. Il a égalé la normale au terme des trois jours.

Marc Hurtubise, du Vieux Village, et Philippe Gariépy ont partagé la 15e position avec leur fiche identique de plus un.

Parmi les autres titulaires canadiens, il faut ajouter Céleste Dao et Christopher Vandette, les deux de Summerlea, couronnés chez les juniors (18 ans et moins) au pays plus tôt cette saison.

Gordon et le golf

La technologie a changé le golf (et votre façon de suivre l’évolution de votre jeu)

Rickie Fowler
Rickie Fowler (Andrew Redington/Getty Images)

Quand on leur demande comment la technologie a modifié leur jeu, la plupart des golfeurs vont aussitôt évoquer leur bois de départ ajustable, leurs fers d’amélioration de jeu, les balles plus précises sur de plus longues distances, les vêtements de golf plus imperméables et les chaussures plus stables. Ils vont peut-être même parler d’un télémètre pour mesurer leurs coups d’approche, ou d’un chariot électrique pour réduire la fatigue sur le parcours.

Quand on parle aux experts dans divers domaines de l’industrie golfique, cependant, on obtient des réponses inattendues, et révélatrices, sur les technologies qu’ils jugent avoir le plus grand impact sur les golfeurs.

« Le téléphone intelligent », répond Craig Loughry, directeur du handicap et de l’évaluation de parcours chez Golf Canada. On n’a qu’à voir l’écran d’accueil de son téléphone pour en avoir la preuve : y apparaît une profusion d’icônes d’applications golfiques. Parmi les applis GPS, c’est Golfshot qui semble la plus populaire, mais Loughry aime bien les autres, notamment FunGolf.

Pour le golfeur moyen, faire le suivi de ses statistiques de jeu est maintenant plus simple que jamais grâce aux nombreuses applis offertes. « On se souvient du petit carnet de poche où l’on notait son nombre de coups de départ réussis dans l’allée, avec les distances, les verts atteints en coups réglementaires et les coups roulés par trou… Tout ça a beaucoup évolué, note Loughry. Bien utilisées, ces applis peuvent vous indiquer les éléments à travailler pour améliorer votre jeu. » La gamme d’applis statistiques est vaste, tant gratuites qu’accessibles sur abonnement, dont celles mises au point par Golf Canada.

Il y a aussi les dispositifs de suivi du jeu en temps réel qui s’insèrent dans le manche du bâton. « Ils permettent d’enregistrer la vitesse de votre élan et la distance atteinte avec chaque bâton, de suivre votre position sur le terrain et votre tendance à rater certains coups, tout ça coup par coup, y compris les coups roulés. C’est une technologie vraiment stupéfiante », s’exclame Loughry. Entre autres systèmes de ce type, Arccos et Game Golf se démarquent.

Liam Mucklow, fondateur du Golf Lab de King City, en Ontario, insiste sur les récents progrès des technologies de suivi d’envol de balle, de capture du mouvement en trois dimensions et de tapis capteurs de pression. Ces équipements perfectionnés augmentent la capacité qu’ont les enseignants et entraîneurs d’aider les golfeurs à mieux jouer, non seulement dans le cadre des leçons de golf, mais aussi grâce aux séances d’ajustement de bâtons. « Ces trois appareils me permettent, en tant que coach, de mesurer la boucle complète de rétroaction, allant du mouvement corporel à l’envol de la balle, en passant par la pression au sol, la trajectoire du bâton et son impact, explique Mucklow. En fin de compte, ça m’aide à améliorer le jeu des golfeurs plus vite et mieux. »

L’enseignant recommande aussi les terrains d’exercice et de divertissement « hi-tech » comme Drive Shack et TopGolf qui font beaucoup pour initier les jeunes au golf et les encourager à adopter ce sport, comme le confirme un récent rapport de la U.S. National Golf Foundation.

Les administrateurs de clubs de golf, là où se joue le sport pour de vrai, sont également proactifs. En plus d’offrir la meilleure expérience golfique possible aux adeptes, ils sont très présents sur les médias sociaux et organisent toutes sortes d’activités et de tournois.

« À mesure que l’industrie évolue, le rôle des professionnels de la PGA du Canada change, souligne Adam Tobin, directeur du golf au Whistle Bear Golf Club de Cambridge, Ontario. On voit par exemple se multiplier les logiciels d’organisation de tournois qui offrent un guichet unique pour la mise sur pied de tournois, de ligues et d’évènements, en assurant la gestion de toutes les étapes. Mais le progrès le plus important est survenu dans notre manière de communiquer avec nos membres sur une base régulière. De nombreux clubs emploient un gestionnaire des communications à plein temps et à mon avis, c’est une des tâches les plus importantes pour un club de golf. »

David Main, membre de la PGA du Canada et directeur de club, voit plusieurs avantages à l’informatique associée au golf. La gestion des données est un atout majeur qui rehausse l’expérience client. Si cette technologie est en grande partie invisible, pour le golfeur, elle permet aux clubs de mieux calibrer leur offre de services en continu.

Et Main d’ajouter : « De plus en plus de clubs vont automatiser l’expérience des joueurs à l’avenir. Pourquoi monopoliser un employé pour l’inscription des golfeurs, alors que ceux-ci peuvent tout simplement poser leur carte de membre ou d’invité prépayée sur un lecteur automatique pour avoir accès au terrain de golf? Et les serveurs sont-ils vraiment nécessaires, quand on peut choisir ses plats à partir d’un menu numérique et aller les chercher à une fenêtre? Pourquoi ne pourrais-je pas scanner mon empreinte digitale pour accéder à mon casier de bâtons? Ou encore, utiliser ma carte de membre pour louer une voiturette? Et les programmes de reconnaissance faciale pourraient servir à assurer la sécurité des clubs ou le suivi des membres. Bref, des trucs qu’on voit seulement dans les films feront bientôt partie de l’univers golfique. »

Voilà pour demain. Mais en attendant, l’un des impacts les plus importants – et néanmoins méconnu – des technologies sur le sport du golf se manifeste déjà lorsque vous montez sur le tertre de départ et observez le premier trou. Les architectes de parcours se servent quotidiennement d’ordinateurs et de programmes complexes pour concevoir et réaménager les parcours et les trous.

« Les nouvelles technologies informatiques créent des modélisations hyperréalistes en 3D pour visualiser les plans de réaménagement proposés, et ces outils sont inestimables, soutient l’architecte de parcours torontois Jeff Mingay. Ça nous permet de présenter les changements proposés tels qu’ils apparaîtront dans la réalité aux membres du club qui pourraient avoir de la difficulté à interpréter les plans de survol traditionnels en deux dimensions. »

Mingay, qui participe étroitement à la construction et à l’évolution de ses projets, souligne aussi l’apport des nouvelles souches d’agrostides mises au point grâce aux techniques de recherche modernes. « Les surintendants peuvent aménager plus facilement des surfaces de roulement toujours uniformes et rapides, en meilleure santé et pouvant mieux résister à la sécheresse, au passage des golfeurs, aux rudes hivers et autres stress naturels, que le pâturin annuel. »

Kathryn Wood, directrice des opérations de l’Association canadienne des surintendants de golf, a fait appel à ses nombreux abonnés Twitter pour répondre à nos questions, et nous remercions les nombreux répondants. C’est ainsi qu’elle a appris l’arrivée sur les verts des robots tondeurs! À ce sujet, l’USGA a récemment publié un très intéressant article : https://www.usga.org/content/usga/home-page/articles/2018/10/robots–drones–gps–how-new-technology-is-transforming-course-c.html.

« Je suis certain que la plupart des golfeurs n’ont aucune idée de la façon dont les technologies font évoluer le golf, a répondu Brad Hutchinson, surintendant de parcours du Warkworth Golf Club, en Ontario. Presque chaque fois que j’essaie de leur expliquer le phénomène, leurs yeux deviennent vitreux. On dirait qu’ils songent à leur prochain coup roulé… »

Ils devraient pourtant y prêter attention. Après tout, ces professionnels du gazon déploient d’immenses efforts pour vous assurer la meilleure ronde de golf possible.

Plusieurs interlocuteurs ont fait écho à l’enthousiasme de Mingay pour les progrès remarquables réalisés dans le domaine des pelouses, ajoutant qu’il existe toute une panoplie de nouveaux gadgets pour faciliter la tâche des surintendants, comme les humidimètres de sol qui les aident à programmer avec précision les cycles d’irrigation et d’arrosage pour améliorer la jouabilité des surfaces et assurer un usage plus responsable et efficace de l’eau. Il y a aussi des arroseurs perfectionnés guidés par GPS, des drones de diagnostic, des régulateurs de croissance des plantes comme Primo Maxx, de nouveaux systèmes d’affûtage des lames de tondeuses, les stations météo télémétriques et la communication des conditions de parcours aux membres sur les réseaux sociaux, entre autres avancées technologiques qui modifient le portrait du golf dans toutes ses facettes.

Donc, la prochaine fois qu’on vous dira que le golf est un sport du passé, répondez en donnant quelques exemples de ce qui précède. Jusqu’à ce que les yeux de votre interlocuteur deviennent vitreux…

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Le top 10 de la semaine présenté par RBC

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CLASSEMENT MONDIAL AMATEUR MASCULIN

1. Joey Savoie La Prairie, QC (Team Canada) 57
2. Garrett Rank Elmira, ON 114
3. James Song Rancho Santa Fe, CA California 172 +1
4. Josh Whalen Napanee, ON (Team Canada) 230
5. Charles Corner Cayuga, ON 278 +5
6. Chris Crisologo Richmond, B.C. (Team Canada) 286 +6
7. Laurent Desmarchais Longueuil, QC 391 +4
8. Myles Creighton Digby, NS 464 +5
9. Brendan Macdougall Calgary, AB High Point University 512 +6
10. Henry Lee Coquitlam, BC Washington 536 +5

CLASSEMENT MONDIAL AMATEUR FÉMININ

1. Jaclyn Lee Calgary, AB Ohio State 19
2. Brigitte Thibault Montreal, QC Fresno State 225
3. Vanessa Ha Montreal, QC 257 +3
4. Naomi Ko Victoria, BC NC State 281 -2
5. Celeste Dao Notre-Dame, QC (Team Canada) 289 -1
6. Michelle Ruiz Mississauga, ON 301 -2
7. Grace St-Germain Ottawa Daytona St. 366 -1
8. Ellie Szeryk Allen, TX (Team Canada) 472
9. Jessica Ip Richmond Hill, ON 491 -2
10. Tiffany Kong Vancouver, BC (Princeton) 529

CLASSEMENT MONDIAL MASCULIN

1. Adam Hadwin Abbotsford, BC PGA 68 -1
2. Corey Conners Listowel, ON PGA 268 -2
3. Benjamin Silverman Thornhill, ON PGA 280 -2
4. Nick Taylor Abbotsford, BC PGA 304 +13
5. Mackenzie Hughes Dundas, ON PGA 368 -7
6. Austin Connelly Irving, TX EUR 391 -12
7. Graham DeLaet Weyburn, SK PGA 407 -10
8. Adam Svensson Surrey, BC PGA 437 -4
9. Roger Sloan Merritt, BC PGA 469 -3
10. David Hearn Brantford, ON PGA 471 -7

CLASSEMENT MONDIAL FÉMININ

1. Brooke Henderson Smiths Falls, ON LPGA 9
2. Alena Sharp Hamilton, ON LPGA 192
3. Brittany Marchand Orangeville, ON LPGA 201 +1
4. Anne-Catherine Tanguay Quebec City, QC LPGA 307 +1
5. Maude-Aimee Leblanc Sherbrooke, QC SYMT 345
6. Augusta James Bath, ON SYMT 465 -3
7. Jaclyn Lee Calgary, AB 749
8. Samantha Richdale Kelowna, BC SYMT 904 -1
9. Christina Foster Concord, ON SYMT 966
10. Jennifer Ha Calgary, AB SYMT 988 -4

 

PGA du Canada

Le Québec 1er au classement des provinces et Laporte 2e en solo

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Éric Laporte (Golf Canada)

Tout est bien entrepris pour le Québec au championnat Titleist/FootJoy des professionnels de club du Canada, dont la première des trois journées a eu lieu mardi, en Arizona.

Composé d’Éric Laporte (Montcalm), Philippe Gariépy (de l’académie du même nom) et Denis Girard (L’Épiphanie), le trio représentant le Québec a retranché sept coups à la normale en ouverture.

C’est cinq coups de mieux que l’Ontario, qui suit au classement interprovincial.

Laporte a été sans conteste le chef de file de la province. Six oiselets contre un seul boguey au complexe Wigwam, près de Phoenix, lui valent la 2e place au classement individuel en vertu de son 67.

Seul Percy Gordon, du club Carleton, en banlieue d’Ottawa, a fait mieux avec 66.

Gariépy a scellé avec70 et Girard a égalé la normale 72 tout comme Marc Girouard (de retour au Diamant après un an au Champêtre).

Deux ex-titulaires nationaux, Dave Lévesque (Château Bromont) et Benoit Boudreau (Longueuil) ont remis des cartes de 74 et 75.

Des Québécois en action jusqu’à Noël, 50 000 $ pour être le cadet de Tiger et autres échos du 19e trou

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Dave Lévesque (Bernard Brault/ Golf Canada)

Si jamais vous cherchez votre pro cette semaine, celui-ci pourrait être à Phoenix.

Ils sont une dizaine à avoir fait le déplacement en Arizona afin d’aller participer du 4 au 6 décembre au Championnat des professionnels de club du Canada au complexe Wigwam.

L’idée de disputer le titre national fin novembre ou début décembre selon les années est celle de Max Oxford, longtemps Monsieur Titleist/FootJoy (toujours commanditaire) avant de devenir heureux retraité à Canton Hatley.

Dans une autre vie, Max a été longtemps à la barre du club Milby. Il a choisi plus tard l’automne comme période de prédilection, afin de ne pas priver les membres de leur pro pendant une semaine complète au cœur de la saison.

La preuve que la décision était la bonne est qu’elle tient toujours après toutes ces années.

Top dix d’ici aux Bermudes

Un qui va se pointer moins rouillé au pays des cactus est Dave Lévesque, du Château Bromont.

La semaine passée, il a fait un détour par les Bermudes afin d’y disputer le tournoi Goslings Dommage que la deuxième journée ait été annulée en raison d’une tempête maritime. Après son 79 en ouverture, il a enchaîné avec 70 et 67 pour conclure au 10e rang.

Aussi présent, Daniel Bogan, de Knowlton, mais il n’a jamais été véritablement dans le coup avec son 58e rang.

Miami suivra très bientôt    

En passant, Phoenix ne représente pas la fin de la présence québécoise sur la scène compétitive, cette année. Membre d’Équipe Canada et champion junior au pays, Christopher Vandette, de Summerlea, étirera le plaisir. Il est inscrit au championnat de South Beach juste avant Noël. Cette étape compte au classement mondial amateur.

Ce sera du 19 au 22 décembre aux clubs Miami Beach et Normandy Shores, s’il vous arrive d’y être un « snowbird » avant la Fêtes. Le jeune homme mérite votre encouragement avec un talent rare à 16 ans en plus d’être un jeune gentilhomme.

George Bush père était à Royal Montréal

Décédé la semaine dernière, George Bush père a été le président-golfeur des États-Unis possédant les plus grandes valeurs… du golf.

Son grand-père maternel a été président de la USGA et la Coupe Walker porte son nom.  Son père jouait la normale. Michel Lacroix me confirme que George Bush était à Royal Montréal à la Coupe des Présidents de 2007 avec Stephen Harper, les deux comme invités d’honneur. Il a beaucoup joué au golf à Cap Avenel, à Kennebunkport, un endroit bien connu des Québécois.

Il jouait très rapidement

« Comment voulez-vous être décisionnel en politique s’il faut trop de temps pour choisir quel bâton frapper », disait-il.

Pour aller plus vite sur un parcours, George Bush père demandait à ses gens de la sécurité de donner quatre balles au sceau présidentiel aux groupes devant afin qu’ils libèrent la place.

Jim Rutledge si proche et si loin à la fois

Une pensée spéciale va à Jim Rutledge, un ami du golf Québec avec ses visites en remontant à l’Omnium du Québec à Victoriaville jusqu’à plus récemment au championnat de Montréal comme invité de David Skitt. Le Britanno-Colombien de Victoria a échappé à Lutz, en Floride, sa permanence en 2019 au circuit des Champions de manière crève-cœur.

Après un oiselet au 72e trou pour finir 4e, il s’est incliné au 4e trou d’une prolongation à quatre pour deux places.

La série des vétérans est un cercle vraiment fermé. Seulement cinq obtenaient leur promotion.

Pourquoi pas Brooke comme athlète canadienne par excellence ? 

Décembre représente le mois des annonces des prix de fin d’année et sachez que le golf fait son travail pour mousser la sélection de Brooke Henderson à titre de sportive par excellence au pays.

L’été dernier, la surdouée de Smiths Falls, près d’Ottawa, a gagné l’Omnium féminin CP pour devenir le premier talent, masculin ou féminin, à enlever un titre national au pays depuis notre Jocelyne (Bourassa) au club municipal de Montréal en 1973.

Juste pour rire… 

Une très bonne histoire au golf ces derniers soirs est celle de Jim Williams.

Détenteur d’un facteur de handicap de 12, le golfeur de l’Illinois avait déroulé rien de moins que 50 00$ à l’encan du Tiger Jam en mai pour agir à titre de cadet de celui-ci au Challenge World Hero aux Bahamas en fin de semaine, ce qui a soulevé les blagues et sarcasmes de ses amis.

Ils lui ont rappelé qu’il jouait toujours en voiturette motorisée. Et plus encore, qu’il ne sortait même pas son sac du coffre de l’auto. On a parié qu’il ne ferait pas neuf trous.

Rira bien celui qui rira le dernier.

Non seulement Jim Williams, qui a fait le voyage accompagné de sa femme, a complété les 18 trous, mais double vengeance, ses « gentils » copains ont été dans un pied de neige exactement le même jour !

L’Espagnol Jon Rahm remporte le Défi mondial Hero par quatre coups

Tiger Woods, John Rahm
Tiger Woods et John Rahm (Rob Carr/Getty Images)

NASSAU, Bahamas — L’Espagnol Jon Rahm a remis une carte de 65 (moins-7) et il a remporté le Défi mondial par quatre coups, dimanche, dans les Bahamas.

Amorçant la ronde finale à égalité au sommet avec Tony Finau et Henrik Stenson, Rahm s’est emparé de la tête quand Finau a commis un boguey au huitième trou. L’Espagnol n’a pas tiré de l’arrière du reste de la journée sur le parcours du club de golf Albany.

Rahm a terminé l’année avec trois victoires, comme en 2017, lors de sa première saison complète en tant que professionnel.

Finau a réussi un oiselet au 18e fanion et il a joué 69. L’Américain a conclu l’événement au deuxième rang, à moins-16.

Justin Rose a terminé troisième en vertu d’une ronde de 65. Ce résultat l’a empêché de revenir au premier rang mondial.

L’hôte du tournoi, Tiger Woods, a signé une carte de 73 et il a dû se contenter du 17e échelon sur 18 golfeurs.

Aucun Canadien ne participait à l’épreuve.

ANPTG: élection de Nadia Di Menna à la présidence

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Nadia Di Menna (Courtoisie de mongolf.ca)

Déjà responsable de la gestion et des opérations du plus grand complexe de golf au pays, Nadia Di Menna a accepté, le 15 novembre dernier à Calgary, de relever un autre défi en acceptant la présidence du chapitre québécois de l’Association nationale des propriétaires de terrains de golf du Canada (ANPTG).

La dirigeante du club Le Versant succède à Daniel Pilon des clubs de golf Banlieue Ouest qui avait rempli ce mandat au cours des trois dernières années.

« Je fais partie de cette association depuis plusieurs années et je suis toujours aussi impressionnée par son dynamisme, affirme Mme Di Menna. À ce propos, je tiens d’ailleurs à féliciter Daniel Pilon qui a accompli un travail admirable avant moi et qui reste au sein de l’organisme national en tant que trésorier. Nous comptons près de 1300 clubs membres au Canada dont près de 120 au Québec. Notre province est bien représentée. »

Parmi les activités qui tiennent à cœur à Mme Di Menna il y a la création d’un salon de l’industrie qui sera organisé conjointement avec l’ANPTG du Canada, l’Association des surintendants de golf du Canada et la PGA du Canada. L’évènement sera connu sous l’appellation suivante: « Salon de l’industrie canadienne du golf ».

« On estime à plus de 700 le nombre d’intervenants qui prendront part à ce salon, dit-elle. Ils pourront profiter des divers programmes d’achat, participer à des ateliers et assister à des conférences qui leur seront profitables à court, moyen ou long termes. »

La nouvelle présidente s’attaquera également aux problèmes liés à la main d’œuvre saisonnière. Elle entend également poursuivre les efforts de ses prédécesseurs en ce qui a trait à l’iniquité fiscale que subit l’industrie du golf quand on le compare à une autre activité de divertissement.

« On ne demande pas la charité, mentionne Mme Di Menna. En tant qu’organisme, on veut juste être traité de manière équitable en ce qui concerne les déductions de dépenses encourues par des gens d’affaires. »

Tremblay prend sa retraite

Autres nouvelles en provenance de Terrebonne : Mme Di Menna a confirmé que Claude Tremblay prend sa retraite du golf, lui qui occupait depuis six ans le poste de professionnel en titre du complexe de 72 trous. Il agira comme entraîneur de l’équipe de volleyball du Québec, une autre passion pour lui.

« Claude nous a rendu de précieux services et nos portes lui seront toujours ouvertes, affirme-t-elle. Nous sommes très heureux également de l’embauche de Pascal Edmond qui nous aidera, notamment, à relancer nos camps de jours. »

Tremblay sera remplacé par Edmond qui occupait un poste similaire au Golf les Quatre Domaines. Pour ce qui est de Cédric Ouellette, qui était l’adjoint de Tremblay, il a accepté l’offre du club Le Fontainebleau.

 

19e trou

Une saveur canadienne lors du duel Tiger vs Phil

Tiger Woods and Phil Mickelson
Tiger Woods et Phil Mickelson (Christian Petersen/Getty Images for The Match)

LAS VEGAS — Pour Andrew Pittam, c’était loin d’une semaine de travail ordinaire, mais plutôt une de ces expériences qu’il racontera pendant un bon moment.

Car la plupart des vendredis ne se concluent pas avec une poignée de main de Tiger Woods.

Pittam, de London, Ontario, est vice-président de la gestion de projets pour le groupe torontois Astound, une agence internationale de design et d’événements. La société était responsable de tous les aspects de la signalisation et du développement d’événement pour ‘The Match’ à Las Vegas vendredi, opposant Woods à Phil Mickelson, dans une confrontation valant 9 millions de dollars pour le vainqueur.

Pittam avait déjà travaillé chez IMG et possédait de l’expérience en tant que directeur de tournoi pour l’ex Telus Skins Game. Il a été fortement impliqué dans une poignée de tournées et d’événements pour la LPGA et la PGA, notamment la Coupe Tavistock conçue pour la télévision en Floride.

Mais rien, dit-il, n’était comme vendredi.

« Quand je travaillais chez IMG, il y a quelques années, nous parlions toujours de ce que ce serait de réunir Tiger et Phil. Cela n’avait jamais vraiment fait de sens pour eux en ce qui a trait à leur carrière », explique Pittam. « Si vous êtes un passionné de golf, vous devez comprendre à quel point c’était incroyable de les voir s’affronter et de conclure le duel en trous supplémentaires.

« Que les gens y assistent sur place, en personne… c’est quelque chose qui ne s’était jamais produit auparavant. »

Il y avait un petit contingent canadien sur le site du match vendredi. La légende de la comédie Norm MacDonald — qui marchait le long Shadow Creek avec un vieux putter et tentait de se rapprocher le plus possible de Woods pour prendre des photos sur son iPhone — rejoignit Pittam et son épouse Colleen, leurs amis Andrew et son épouse Stephanie, « difficile à mettre en mots », explique Andrew, le patron de Pittam, et deux journalistes faisant partie du groupe.

Ce groupe de huit personnes faisait partie des quelque 1 000 spectateurs qui regardaient The Match en personne, et Pittam avait pour tâche de veiller à ce que tout le monde se dirige là où il devrait être. Il n’y avait pas de cordon tout au long, comme pour un événement traditionnel. Au lieu de cela, il y avait un seul cordon amovible qui était constamment déplacé par un groupe de bénévoles, dirigé par Pittam.

Astound, dit Pittam, faisait partie de la production de l’événement — de la signalisation et de la marque à la gestion de l’événement — et il a déclaré que c’était une expérience unique. « Vous n’avez pas installé de cordon (le long du parcours) et lors d’une (épreuve normale du PGA TOUR), les joueurs sont fondamentalement en sécurité tout le temps. Vous les amenez au champ d’exercice et ils sont heureux, car ils ne sortent pas de la zone cordonnée. Mais quelque chose comme ça… c’était un peu délicat, » dit-il.

« Mais je pense que l’expérience sur le site pour le spectateur doit être l’une des meilleures que je n’ai jamais vues. Ils ont vécu une expérience incroyable en étant aussi proches des deux joueurs. » Pittam a joint l’équipe d’Astound il y a sept ans, après avoir débuté sa carrière chez IMG. À la fin du Telus Skins Game, Pittam a commencé à travailler dans le secteur de la mode et du patinage artistique chez IMG et il avait perdu sa passion, dit-il. Il a fait son entrée chez Astound — l’un de ses fournisseurs chez IMG — et a été impliqué dans toutes les facettes de l’entreprise, y compris des événements, des salons, des installations de marque (la société s’occupait de l’image de marque de Nike lors du week-end NBA All-Star à Toronto, par exemple) et il dirige une équipe basée à Oakville, en Ontario. Astound possède des installations de 350 000 pieds carrés à Las Vegas. L’efficacité était donc parfaite pour ce type d’événement, dit-il. Bien que The Match ne requît pas trop en termes d’infrastructures de spectateurs — avec seulement 1 000 personnes, qui souhaitaient toutes se rapprocher le plus possible de Woods et de Mickelson —, il a déclaré que l’événement était néanmoins « énorme » pour Astound. « Être appelé à travailler sur un événement qui suscitait un tel intérêt… Cet événement a été une très grosse affaire pour nous, à Toronto », dit-il. « Ce fut une excellente semaine pour notre entreprise, mais c’était vraiment génial de faire partie d’un événement comme celui-ci. »

Tiger vs Phil : l’aubaine du Vendredi fou, mais y aura-t-il une suite ?

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mongolf.ca

Si le beau-frère vante partout son flair des affaires parce qu’il a profité du « Vendredi fou » pour s’acheter à rabais une nouvelle télé de style et de dimension comparables à l’écran du Centre Bell pour le sous-sol, dites-lui qu’il existait un meilleur « deal » avec « The Match » Tiger Woods-Phil Mickelson aussi intitulé « The Cash » avec la bourse de neuf millions de dollars allant entièrement au gagnant.

Vendu 19,99 $ aux États-Unis (on m’a dit 24,99 $ au Canada avec le taux de change) à la télé à péage qui détenait l’exclusivité, le public aux USA a eu plein de difficulté à accéder au diffuseur Bleacher Report juste avant le début.

Sachez que les complications ont été majeures. L’organisateur et financier Turner – qui appartient au conglomérat AT&T- a décidé dans les circonstances aussi ultimes que pressantes de procéder à un grand débrouillage.

Je ne sais pas au Canada, mais aux États-Unis, les câblodistributeurs ont commencé dès vendredi à offrir des crédits et ou des remboursements à ceux et celles qui avaient payé.

Voilà un coup dans le vide (whiff !) dispendieux en titi. On dit qu’ils étaient 500 000 acheteurs.

Pas le désastre. Et que nous réserve l’avenir ?           

Comme plein de monde, je n’ai pas vu le match et je ne suis pas le seul parce que vous êtes bien peu en m’en avoir jasé…

J’ai toutefois lu les gens crédibles pour aller au-delà de la victoire au 4e trou éliminatoire (qui faisait moins de cent verges !) de Mickelson.

Je ne me suis pas attardé aux propos de Charles Barkley qui a qualifié le jeu de « merdique ». Il peut retourner à son basket celui-là.

Rory McIlroy a tout à fait raison de dire que cette confrontation Woods-Mickelson aurait dû avoir lieu il y a quinze ans, mais le niveau de jeu a été correct.

D’accord, Shadow Creek n’est pas Augusta National, Pebble Beach ou Bethpage, mais Rex Hoggard, très fiable chroniqueur à Golf Channel, a compté dix oiselets réussis ou concédés, ce qui n’est pas un désastre.

À la fin, un spectateur a crié : « Rematch ! ».

Pas sûr. Et si jamais le concept revient, prière de bien vérifier tous les fils et les pitons de même que changer de ceinture de champion trop petite pour Phil, ce qui pourrait faire un vrai deal au… beau-frère.

Le Canada termine quatrième en Australie

Nick Taylor, Adam Hadwin
Nick Taylor, Adam Hadwin (Scott Barbour/Getty Images)

MELBOURNE, Australie – Thomas Pieters et Thomas Detry, de Belgique, ont remporté dimanche le trophée de la Coupe du monde de golf. Mais ils l’ont peut-être gagné dès vendredi.

Les Belges ont vécu quelques instants inquiétants dimanche, mais ils ont réussi à inscrire un score de 68 et à remporter la victoire par trois coups, malgré les poussées tardives de l’Australie et du Mexique.

Le ciel ensoleillé et l’absence de vent de dimanche étaient bien loin des conditions de vendredi, alors que la pluie battante et les rafales de vent se sont traduites par dans nombreux scores dans les 80.

La Belgique a joué 71, vendredi, à égalité pour le score le plus bas de la journée et l’un des quatre scores sous la normale et a partagé la tête dès le troisième tour. De nombreux golfeurs ont déclaré que les conditions de vendredi étaient les pires dans lesquelles ils avaient joué.

Pieters et Detry ont inscrit 63 samedi dans l’épreuve de quatre balles (meilleure balle) par mauvais temps et ont pris une avance de cinq coups lors de la dernière ronde de quatuors au club Metropolitan.

À partir de là, il fallait s’accrocher pour obtenir les 1,12 million de dollars en bourse qu’ils ont tous deux reçus.

« C’était un long neuf de retour », a déclaré Pieters alors qu’il était entouré de famille, d’amis et de fans, certains avec des drapeaux belges sur la tête, juste à côté du 18ème vert.

L’Australien Marc Leishman et Cameron Smith se sont approchés à deux coups en fin de partie, grâce à un birdie effectué depuis la fosse de sable par Smith et à un roulé de 12 pieds par Leishman pour sauver la normale au trou suivant.

Si un doute demeurait, l’approche de Pieters à  quatre pieds de la coupe au 18e a permis à Detry de réaliser un dernier oiselet pour permettre aux Belges de conclure à moins -23, soit 265.

« Nous étions parfois tous les deux nerveux, mais terminer avec un oiselet était spécial », a déclaré Pieters.

Leishman et Smith on joué 65. Le Mexicain Abraham Ancer, vainqueur de l’Omnium d’Australie la semaine dernière, et son partenaire Roberto Diaz, qui jouaient dans le dernier groupe avec la Belgique, ont inscrit 66 et ont également réduit l’écart à deux coups de la tête, mais ont terminé à égalité avec les Australiens.

Les champions en titre Thorbjorn Olesen et Soren Kjeldsen du Danemark ont inscrit un score de 65 pour terminer à égalité en quatrième place ex aequo avec Canadiens Adam Hadwin et Nick Taylor, qui ont bouclé avec 66, à six coups de retard.

Cela représente la meilleure performance pour le Canada depuis que Dave Barr et Dan Halldorson ont signé la victoire pour le Canada en 1985.