Coupe Ryder à la française, Tiger (qui d’autre ?) et autres nouvelles du golf
Vous avez un début d’automne bien rempli qui vous attend ? La réponse est oui, au golf aussi.
Même si la grande PGA vient de compléter en fin de semaine son année avec le couronnement de Tiger Woods à son championnat du circuit, place à compter de vendredi jusqu’à dimanche à la Coupe Ryder avec le Tigre à l’ombre de la tour Eiffel à la toujours particulière et acharnée compétition entre les USA et l’Europe.
C’est la deuxième fois seulement en 42 présentations que cette compétition biennale a lieu à l’extérieur du Royaume-Uni après l’Espagne en 1997 avec à la barre le regretté Seve Ballesteros.
Historiquement, la Coupe Ryder a toujours été disputée les années impaires, mais la cadence a été forcée de changer par mesure de sécurité ayant eu un report à l’année suivante avec l’explosion des deux tours à New York le 11 septembre, qui s’adonnait être le lendemain de l’Omnium canadien à Royal Montréal.
Les Français font les choses en grand au Golf National et ailleurs
La Fédé tricolore a eu la très bonne idée de créer une fête populaire en transformant le parvis du gigantesque Hôtel de Ville de Paris en « fan zone » qui consiste à un centre urbain de golf pour faire profiter de la fièvre aux citadins et aux touristes au nombre de 33 millions selon les chiffres de l’an dernier. Anne Hidalgo représente un modèle sportif comme mairesse en ajoutant l’obtention des Jeux olympiques de 2024.
Une déception chez les « Cousins » de ne pas être parvenu à qualifier un de leurs talents sein d’Équipe Europe. Dommage !
Rappelez-vous tout le bonheur des 30 000 personnes à Royal Montréal pour la Coupe des Présidents de 2007 lorsque Mike Weir a vaincu le Tigre alors au sommet de son art, au 18e. On aurait cru que le Canadien venait de gagner la Coupe Stanley au septième match.
Malgré ce boguey coté de la représentation, le succès est garanti à cette Coupe en banlieue de Paris.
En raison de la configuration du Golf National, cela facilite le transport et la sécurité. C’est rien de moins que 51 000 spectateurs qui sont attendus chaque jour.
Mais bien que les billets ne soient quand même pas donnés avec les coûts variant entre 169 et 199 euros selon les jours, sachez que c’est complet sauf vendredi (faites vite !) et les jours d’entraînement.
Tiger…
Aussi méritoire soit ce retour au cercle des vainqueurs de Tiger, pas vrai que sa plus grande victoire reste celle sur sa santé (quatre opérations) et son attitude.
Le tigre (la suite)
Depuis 2012, cette Coupe Ryder est à la première de Tiger. Ses résultats sont en deça de ses attentes avec sa fiche 13-17-3.
Très haut niveau
Dix-huit des 24 participants se situent au top vingt mondial, ce qui dit tout.
700 millions
Le chiffre du nombre de téléspectateurs dans le monde. Au Québec, RDS sera en direct.
Vers un doublé ?
Champion à Hazeletine, au Minnesota, à la précédente Coupe, les Américains n’ont pas gagné deux fois de suite depuis 1991 et 1993.
L’avantage du terrain
Jamais l’Europe n’a perdu sur son territoire depuis 1995.
6 500
Le nombre de places dans l’estrade au départ numéro un. Il a fallu trois mois à l’équipe de mécanos pour monter la structure.
Question ?
Si le Brexit fonctionne, qu’en sera-t-il de l’avenir du Royaume-Uni en Coupe Ryder une fois sorti de l’Union européenne ?
Mon choix est…
Les Américains possèdent la plus solide formation, mais combien de fois les Européens ont-ils montré que la victoire se décidait avec le cœur au jeu et non sur papier ?
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La PGA du Canada, division Québec, revient sur le terrain
Après la tutelle suite à des problèmes administratifs de même que les mois nécessaires à la réorganisation et la relance, la division québécoise de la PGA du Canada est maintenant définitivement prête à sortir de ses bureaux du Stade olympique pour retourner sur le terrain.
Ce n’est pas un, ni deux, mais trois événements que l’organisme a prévu à son calendrier en commençant par les championnats du Québec Taylor Made adidas Golf sur le parcours du Château Bromont les 30 septembre et 1er octobre.
Le pluriel s’impose puisque le titre de la PGA provinciale sera décidé simultanément à chez les pros de club et les vétérans.
Le trophée Ernie-Findlay, pour les professionnels adjoints, reprendra du service le 16 octobre.
Entre les deux tournois, il y aura le retour du « gala » de fin de saison.
Cela se fera en interaction avec le groupe Boutiques Pro-Golf, lequel tiendra son exposition annuelle du 10 au 13 octobre comme le confirme leur président Claude Gamache.
On cite, Martin Ducharme, Monsieur Golf à Bromont, au sujet du support: «c’est un plaisir de collaborer croyant à la réussite de la réunification des professionnels», déclare-t-il.
Compte tenu que les 385 pros de la province demeuraient encore gérés de Toronto en début de l’année, que le conseil d’administration présidé par Steven Brosseau n’a été mis en place qu’au printemps, et que le nouveau directeur général Dominic Racine n’a rejoint Marine Laparé (la seule de la précédente organisation de retour) n’est entré en fonction qu’en juillet devant compléter son mandat au Grand Prix de Montréal, les dossiers avancent bien.
Déjà, on prépare 2019 et il y a de bonnes nouvelles.
À la barre d’adidas Golf, Lesley Hawkins et annonce que sa firme et TaylorMade vont demeurer commanditaires conjoints du championnat de la PGA du Québec jusqu’en 2020.
Un autre titre masculin pour le Rouge et Or?
Nos golfeurs-étudiants se préparent à fermer les livres pendant trois jours au sens réel de l’expression. À compter de dimanche jusqu’à mardi prochain, l’élite sera rassemblée au club Islesmere, à Laval, pour y disputer leur championnat provincial, qui est celui du Rouge et Or.
La formation de Québec y va pour le titre au classement masculin cela pour une 17e année consécutive. La plus forte compétition chez les filles est celle des Carabins. Avec Mathieu Paradis (hommes) et Kevin Bergeron (filles) à la barre cette saison, le Rouge et Or a continué d’être dominant.
Le calibre s’est considérablement amélioré chez les universitaires.
«On est vraiment loin des débuts alors qu’on était chanceux d’avoir un gagnant sous la normale», de raconter Michel St-Laurent, ex-président de Golf Québec qui a été un moteur au tout début du championnat canadien à ses années à titre de gouverneur à Golf Canada.
Pour donner une idée, Baptiste Mory, du Rouge et Or, a ravi le premier tournoi à Cap-Rouge avec une fiche de -16 au cumulatif de trois jours ce qui est tout au mérite des entraîneurs pour les programmes mis en place et Michel St-Laurent pour son implication à Golf Canada.
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Aussi dans les activités, le circuit CCPT tient son tournoi Honda au club Le Portage en début de semaine.
Pas de victoire pour Anne-Catherine, mais du jeu solide
En tête par un coup avec une journée à faire au tournoi Guardian de Prattville, en Alabama, Anne-Catherine Tanguay a terminé 5e en fin de semaine à cette étape de la série Symetra.
Maintenant que son année à la LPGA est scellée, la porte-couleurs d’Équipe Canada a opté de retourner à son circuit alma mater chez les professionnelles en prévision du retour aux qualifications annuelles de 2019 aussitôt que du 22 octobre au 3 novembre.
L’idée est de garder la main. Depuis son retour en août après une pause d’un mois, elle a élevé son jeu, obtenant notamment une 16e position au tournoi de Portland, Oregon, pour un sommet personnel à la LPGA.
La vraie priorité
Anne-Catherine s’était hissée au sommet à Prattville grâce à deux cartes identiques de 66 pour un cumulatif de moins douze. Elle a égalé la normale 72 à sa troisième et finale sortie avec un boguey au 18e. C’est quatre coups de plus que la titulaire Kendall Dye. L’Américaine état en feu dimanche et elle a bouclé avec 66 pour un combiné de moins 16.
Anne-Catherine a été gagnante à la tournée Symetra l’an dernier, mais cette fois, c’est davantage la préparation afin de retourner dans les ligues majeures de la LPGA plus que la victoire qui est l’essentiel. «Mon jeu se situe où je le veux et je continue de travailler dans cette direction pour les prochaines semaines», avait décaré Anne-Catherine en point de presse samedi.
Maude-Aimée LeBlanc devra aussi retourner aux sélections de la LPGA dans un mois ce qui vient vite.
Tiger Woods remporte le Championnat du circuit de la PGA
ATLANTA, Ga. — Vêtu de son traditionnel chandail rouge, Tiger Woods a levé les bras au ciel au 18e vert, savourant chaque seconde de sa victoire.
Durant plusieurs années, cette scène était bien familière.
Cette fois-ci, c’était surréel.
« Je ne peux pas croire que j’y suis parvenu, s’est exclamé Woods, dimanche, lors de la remise des trophées du Championnat de la PGA, après avoir donné aux partisans sur place et aux téléspectateurs ce qu’ils voulaient voir et ce qu’ils croyaient plus possible: une victoire.
Et à ce moment, Woods a été submergé par l’émotion et s’est interrompu un instant.
Après avoir subi deux interventions chirurgicales à six semaines d’intervalle, Woods n’était plus en mesure de s’étendre, de s’asseoir ou de marcher sans ressentir de la douleur. Le golf était alors le moindre de ses soucis.
C’est un retour triomphant que même lui n’avait pas vu venir il y a un an.
« Juste d’être en mesure de compétitionner et de jouer de nouveau cette année, c’est tout un retour en force », a souligné Woods.
Woods a mis la touche finale parfaite à sa saison retour en offrant une performance digne de ses belles années et il a remporté le Championnat du circuit de la PGA, dimanche.
Woods s’était donné une priorité de cinq coups au sommet du tournoi et il a réussi une normale au 18e trou, remettant une carte de 71 (plus-1). Grâce à un pointage cumulatif de moins-11, il a devancé Billy Horschel (66) par deux coups pour signer une 80e victoire sur le circuit de la PGA et une première en plus de cinq ans.
« C’était une bataille sur le terrain, a affirmé Woods. J’ai aimé chaque seconde de celle-ci. »
La marche de Woods en direction du 18e vert ressemblait à une consécration. Son deuxième coup sur cette normale-5 avait atterri dans la fosse de sable à l’avant du vert. Une foule massive marchait derrière lui et à ses côtés, un peu comme les amateurs de golf l’avaient vu à l’Omnium Western, en 1997, dans les premiers moments de son ascension vers le sommet.
C’était la folie. Les partisans tentaient de se tailler une petite place parmi la foule afin de suivre le célèbre joueur jusqu’à la toute dernière seconde.
« Je ne voulais pas que ça s’arrête », a reconnu Woods en riant.
Plusieurs joueurs, dont notamment Zach Johnson, Rickie Fowler et Horschel, l’ont attendu à la fin du parcours pour le féliciter. Il y a deux ans, Johnson avait dévoilé les chandails rouges avec l’écriteau « Make Tiger Great Again » à son équipe, à la Coupe Ryder.
« Ils connaissaient mes problèmes, a expliqué Woods. C’était très spécial de les voir. »
Il y a un an, Woods attendait toujours que son dos guérisse et il ne savait pas s’il allait jouer au golf à nouveau. Il a partagé ses expériences, au cours desquelles il ne pouvait pas quitter le sofa afin d’aller regarder ses enfants jouer au soccer. Encore moins de s’élancer.
Woods a redonné vie à sa légende il y a quatre jours, sur le parcours d’East Lake, et les joueurs qui se sont partagé le rôle de numéro un au monde pendant son absence ont senti sa présence. Rory McIlroy, qui faisait partie du même groupe que Woods pour la ronde finale, s’est rapidement effondré. Justin Rose a quant à lui connu des ratés au deuxième neuf.
« Quatre-vingts victoires, c’est beaucoup, a reconnu Woods. C’est un sentiment incroyable. »
Dustin Johnson a joué 67 pour s’emparer seul du troisième rang, à moins-7. Rose (73), Hideki Matsuyama (65) et Webb Simpson (67) ont conclu l’événement à égalité en quatrième position, à moins-6. McIlroy (74) a glissé à égalité en septième place avec Rickie Fowler (65), Justin Thomas (69) et Xander Schauffele (69).
Il s’agissait du dernier tournoi individuel de la saison sur le circuit de la PGA. La Coupe Ryder s’amorcera le week-end prochain.
Tiger Woods mène le Championnat du circuit par trois coups après trois rondes
ATLANTA – Tiger Woods s’est donné une avance de trois coups et il ne reste qu’une ronde avant qu’il puisse couronner sa saison retour d’une façon qu’il a bien connue tout le long de sa carrière.
En gagnant.
Woods a joué son meilleur golf de l’année et il a réussi six oiselets lors des sept premiers trous pour finalement remettre une carte de 65 (moins-5), samedi, au Championnat du circuit de la PGA.
Woods détient une avance après 54 trous pour une première fois depuis l’Invitation Bridgestone de 2013, qu’il avait éventuellement remportée. Il n’a jamais perdu un tournoi officiel de la PGA lorsqu’il mène par plus de deux coups avant la ronde finale et il montre une fiche de 42-2 dans la PGA quand il doit concrétiser une victoire.
Grâce à un pointage cumulatif de moins-12, Woods n’a jamais été en meilleure position pour montrer qu’il est bel et bien remis de ses blessures.
« Je suis passé à travers beaucoup de choses cette année pour me rendre à ce point et je me suis battu à travers ça, a déclaré Woods. Je suis plus outillé aujourd’hui qu’en mars en raison de ce que j’ai vécu. »
En vertu d’une ronde de 66, Rory McIlroy partage le deuxième rang avec Justin Rose, qui a joué 66. Woods et McIlroy feront partie du groupe final lors de la dernière ronde pour une première fois sur le circuit de la PGA.
« C’est très excitant pour ce tournoi et pour le golf en général de le voir au sommet du classement, a dit McIlroy à propos de Woods. De mon côté, je ne peux que me concentrer sur moi. Le sport est déjà assez difficile sans que je regarde ce que les autres font. Tu vas sur le parcours et tu fais ce que tu as à faire en espérant que ce soit suffisant. »
Rose a amorcé la troisième ronde à égalité en tête avec Woods, mais pas pour longtemps.
Rose a commis deux bogueys dès les deux premiers trous de la ronde et le numéro un mondial accusait déjà quatre coups de retard après quatre trous. Il s’est approché grâce à un oiselet au 16e fanion.
« D’une certaine façon, l’ambiance ressemblait à un dimanche, a affirmé Rose. Je voulais simplement retrancher quelques coups sous la normale et me donner une chance de gagner dimanche. »
Kyle Stanley (67) et Jon Rahm (68) se retrouvent à égalité au quatrième échelon, à moins-6.
Par le passé, lorsque Woods était au sommet du classement avant la ronde finale, il ne semblait y avoir aucune issue pour le battre. Ses seuls revers sont survenus à la Classique Quad City en 1996, alors qu’il n’avait que 20 ans, et lors du Championnat de la PGA en 2009. Il a aussi perdu une avance de deux coups en 2000, sur le circuit européen.
Maintenant, Woods a passé les cinq dernières années sans victoires. Il a toutefois gagné à plusieurs reprises, soit 90 fois à travers le monde, et il pourrait très bien se rappeler comment le faire.
« C’est une situation plus inconnue maintenant, a exprimé Rose. Évidemment, son histoire et ses statistiques sont impeccables. Il est humain et il y a beaucoup de choses en jeu pour lui demain, comme pour nous tous. »
Tiger Woods partage la tête du Championnat du circuit de la PGA avec Justin Rose
ATLANTA – Un mauvais trou n’a pas été suffisant pour empêcher Tiger Woods de partager la tête d’un tournoi après 36 trous pour une première fois en plus de trois ans.
Woods a appuyé sur l’accélérateur lors du deuxième neuf, vendredi, réussissant trois oiselets en quatre trous. Il s’est donné une avance de deux coups et il semblait se bâtir un bon coussin au sommet du Championnat du circuit de la PGA.
Un mauvais coup de départ l’a fait redescendre sur terre.
Woods a envoyé sa balle dans l’herbe haute au 16e fanion du parcours du club de golf East Lake avant de l’enfouir dans la fosse de sable. Lorsqu’il s’est rendu sur le vert, il a raté un coup roulé de 12 pieds et il a dû encaisser un double boguey.
Un oiselet au 18e trou a permis à Woods de remettre une carte de 68 (moins-2). Il a été rejoint au sommet par Justin Rose (67). Les deux golfeurs montrent un pointage cumulatif de moins-7.
Woods considère déjà sa présence à ce tournoi comme une victoire, après être revenu de quatre interventions chirurgicales au dos. Il n’est toutefois pas prêt à penser à terminer sa saison avec une 80e victoire sur le circuit de la PGA.
« Il reste encore beaucoup de chemin à faire, a-t-il dit. Ce n’est pas un parcours de golf facile. »
Rose, à ses débuts en tant que numéro un au monde, faisait partie du groupe de golfeurs devant Woods et il pouvait entendre les énormes cris derrière lui. Il a réussi trois oiselets et un boguey à ses six derniers trous.
Rose revient d’une défaite en prolongation au Championnat BMW, la semaine dernière. Occupant la deuxième place au classement de la Coupe FedEx, c’est lui qui est en meilleure position pour mettre la main sur la somme de 10 millions $ US. Bryson DeChambeau, le premier joueur au classement, a bouclé le parcours en 75 coups et il est loin derrière.
La dernière fois que Woods a partagé le sommet d’un tournoi après 36 trous remonte à 2015, lors du Championnat Wyndham. Il s’était contenté de la 10e position.
Rory McIlroy a réussi cinq oiselets, mais il a commis trois bogueys. Sa ronde de 68 lui a permis de grimper de deux échelons et il s’est emparé seul de la troisième place, à deux coups des meneurs.
Billy Horschel (65), Patrick Cantlay (65), Jon Rahm (68) et Justin Thomas (69) suivent à égalité au quatrième rang, à moins-4. Horschel et Cantlay ont réussi la meilleure ronde de la journée.
Woods n’a pas été aussi efficace que jeudi, lorsqu’il a signé une carte de 65, mais il a raté ses coups aux bons endroits. Même s’il n’a atteint l’allée que deux fois après 11 trous, il ne perdait pas beaucoup de terrain.
« Sur ce parcours, de la façon dont nous y jouons en ce moment, il faut être patient, a mentionné Woods. C’est difficile de réussir des oiselets et en plus, c’est difficile d’approcher la balle près du trou. C’est très facile de commettre des erreurs et des bogueys. »
Seulement 30 joueurs prennent part à ce dernier tournoi individuel de l’année. La Coupe Ryder mettra un terme à la saison, la semaine prochaine.
Tiger Woods et Rickie Fowler partagent la tête au Championnat de la PGA
ATLANTA, Ga. — La foule à East Lake était plus imposante et bruyante qu’au cours des dernières années, jeudi, alors que Tiger Woods en était à une première participation en cinq ans au Championnat du circuit de la PGA.
Il ne s’agit peut-être pas d’une coïncidence.
Woods a disputé l’une de ses meilleures rondes de l’année à son retour en finale de la Coupe FedEx, soulevant notamment la foule grâce à un roulé de plus de 25 pieds pour un aigle au 18e trou, une normale-5. Il a finalement remis une carte de 65 (moins-5), ce qui lui a permis de s’installer en tête en compagnie de Rickie Fowler.
C’est la deuxième fois de suite que Woods se retrouve à égalité en tête à l’issue de la première ronde d’un tournoi des éliminatoires de la Coupe FedEx. Il avait joué 62 sur le premier 18 trous il y a deux semaines au Championnat BMW, dans des conditions favorables.
Woods a affirmé que le résultat était encore plus satisfaisant cette fois-ci, en raison des conditions de jeu plus difficiles à East Lake.
« Le terrain était ramolli à Aronimink quand j’ai joué 62, a rappelé Woods. Ici, il est difficile d’envoyer la balle près du trou. Si vous envoyez votre coup de départ dans l’herbe longue, vous savez que c’est impensable parce qu’il est impossible de contrôler votre coup. »
Fowler, qui a raté deux tournois éliminatoires en raison d’une blessure à un muscle oblique, s’est offert des roulés pour des oiselets sur 16 des 18 trous, mais a aussi joué 65.
Justin Rose, à son premier tournoi en tant que golfeur no 1 au monde, et Gary Woodland ont joué des rondes de 66. Rory McIlroy, Justin Thomas et Tony Finau suivent à 67.
Woods s’est déjà dit satisfait de sa saison après s’être simplement qualifié parmi les 30 golfeurs qui disputent le tournoi de fin de campagne, quand tous les participants ont mathématiquement des chances de remporter le bonus de 10 millions $ US. Il a commencé sa saison en janvier après qu’une quatrième opération au dos l’ait contraint à participer à seulement 16 tournois de la PGA lors des quatre saisons précédentes.
« C’est ce que j’espérais au début de la saison _ jouer à nouveau au golf et revenir à ce niveau _, mais je n’en avais aucune certitude », a dit Woods.
Woods a encore 54 trous à jouer. Il y a deux semaines, il a rapidement glissé à cinq coups de la tête sur un parcours où les golfeurs se devaient d’attaquer les fanions pour inscrire de bons pointages.
Cette fois, ce sera une question de précision et Woods se sent en contrôle. Il a commis un boguey sur son premier trou avant de réussir deux oiselets difficiles qui lui ont permis de maîtriser la vitesse des verts.
« J’ai réussi plusieurs coups de qualité, que ce soit sur des approches ou sur les verts, a souligné Woods. Je ne crois pas avoir mal frappé un seul coup. Il y a mon coup de départ au 17e qui n’était pas très bon. J’ai opté pour mon bois-3 et si j’avais pris un fer, j’aurais probablement complètement raté mon coup. Mais j’ai plutôt atteint l’allée et réussi une normale. »
Seize des 30 golfeurs ont joué sous la normale lors d’un après-midi chaud et peu venteux.
Bryson DeChambeau, premier au classement de la Coupe FedEx avant le tournoi, s’est contenté d’un score de 71 malgré deux oiselets à ses trois derniers trous.
Christopher Vandette comble un écart de sept coups pour remporter le tournoi Duke of York
INVERNESS, Écosse — Christopher Vandette, un membre de la formation junior d’Équipe Canada, a effectué une remontée remarquable pour se sauver avec la victoire jeudi, retranchant sept coups de retard pour forcer la prolongation et inscrire son nom sur le Trophée des jeunes champions Duke of York.
Vandette, vainqueur du Championnat canadien junior masculin plus tôt cette saison, a remis une carte finale de 71 (-1), le seul résultat sous la normale de cette journée plutôt venteuse au club Castle Stuart Golf Links. Le jeune golfeur de Beaconsfield, QC est parvenu à rejoindre l’Irlandais Joseph Byrne au sommet pour forcer la tenue d’une prolongation à élimination subite en Écosse.
Le duo s’est élancé du premier trou et ce ne fut qu’au second fanion, après que Byrne ait raté son approche au vert, que Vandette a saisi l’occasion en réussissant la sienne à dix pieds de la coupe. Il a aussitôt calé le roulé pour conclure le tournoi sur une note victorieuse.
En trous réglementaires, le jeune homme de 17 ans ne prêtait pas vraiment attention au tableau des meneurs, mais il sentait bien qu’il réduisait l’écart.
« Je ne voulais pas vraiment regarder (le tableau). Je voulais simplement terminer le mieux possible et me concentrer sur mon propre jeu, » relate Vandette. « J’ai retranché des coups de retard en conservant ma balle en jeu et en évitant les erreurs. J’ai aussi atteint beaucoup de verts et fait de bons roulés, j’étais très efficace autour des verts et cela m’a bien servi. »
Vandette crédite le nouveau programme centralisé de Golf Canada pour son niveau de préparation et la qualité de sa performance cette semaine.
« L’entraînement centralisé cet hiver à Bear Mountain m’a naturellement beaucoup aidé à me développer en tant que golfeur, et je crois aussi que les conditions météorologiques (vent et température) de Victoria m’ont beaucoup aidé cette semaine. J’ai investi bien des heures (à m’entraîner)… c’est donc très plaisant de l’obtenir, celle-là. »
Pour Robert Ratcliffe, l’entraîneur principal de la formation junior d’Équipe Canada, le Québécois Vandette continue à démontrer une résilience et une progression incroyable cette saison.
« Chris a pu tirer parti de l’expérience vécue l’an dernier à ce tournoi dans des conditions assez éprouvantes pour livrer une superbe performance à Castle Stuart, » affirme ce membre de niveau « A » de la PGA du Canada. « Le vent a tournoyé pendant trois jours, mais Chris a gardé son sang-froid et démontré pourquoi il est l’un des meilleurs juniors au pays. »
Il s’agit de la deuxième victoire canadienne à cet événement. Chloe Currie de Mississauga, ON, y a triomphé en 2016.
Une autre golfeuse canadienne a bien fait en Écosse, puisqu’Emily Zhu de Richmond Hill, ON, a terminé le tournoi mixte de 54 trous ex aequo au 8e rang, ce qui lui permet de s’arroger le second rang chez les filles.
Le Trophée des jeunes champions Duke of York, créé en 2001, est un événement international haut coté. Tous les athlètes inscrits sont détenteurs ou détentrices des titres U18 de leurs pays respectifs ou ont remporté un tournoi d’importance au cours de l’année précédente. Plusieurs joueurs de renom ont participé à l’événement dont Rory McIlroy, gagnant quatre tournois majeurs.
Cliquer ici pour consulter les résultats.
Championnat mondial junior féminin : un incontournable pour la NCAA afin de dénicher les golfeuses les plus prometteuses
OTTAWA, ON – Un événement qui réunit 57 des meilleures golfeuses internationales d’âge junior, provenant de 18 pays, attirera toujours les foules. Mais pas seulement ceux auxquels on s’attendrait.
Durant toute la semaine dernière au Club de golf Camelot, on notait la présence aux abords du terrain de nombreux recruteurs des plus prestigieux programmes de golf la NCAA, qui s’étaient donné rendez-vous pour l’édition 2018 du Championnat mondial junior féminin. Parmi eux, on retrouvait des entraîneurs des universités de l’Oklahoma, en plus de Purdue, UCLA, Iowa, Arizona, Nebraska, Tennessee et Georgia.
Ce sont près de 20 entraîneurs de golf de la Division 1 de la NCAA qui étaient sur place pour assister à une nouvelle page d’histoire du golf junior, alors que la golfeuse thaïlandaise Atthaya Thitikul a anéanti le record du parcours et du tournoi en signant une carte de 60 (-12), sans commettre de boguey. Cela lui a permis de remporter le titre de championne individuelle de cette cinquième présentation du Championnat mondial junior féminin. Âgée de 15 ans seulement, elle figure au 11e échelon du classement mondial amateur féminin WAGR et n’est toujours pas commise à un programme de la NCAA, elle qui pourrait faire sa rentrée universitaire à l’automne 2020.
C’est l’Italie qui a remporté la compétition par équipes, au terme d’une séance de prolongation passionnante qui leur a permis de ramener la médaille d’or et le trophée du championnat vers le vieux continent.
Mais qu’est qui amène les recruteurs à Ottawa ?
« Le niveau de compétition est fantastique. Forcément, avec tant de pays représentés, vous savez, ce ne sont pas que des joueuses ordinaires, mais bien les meilleures golfeuses d’âge junior de leurs pays respectifs, » affirme Ryan Sirman, un membre-recrue du personnel d’entraîneurs de l’Université de l’Oklahoma. « C’est clairement du jeu de très haut niveau ici cette semaine, » ajoute Sirman.
Le directeur en chef du sport de Golf Canada affirme que c’était là une des raisons premières de la création de cette compétition. « Nous avons volontairement opté pour limiter le nombre d’équipes inscrites. Seules les meilleures peuvent y participer. »
La meilleure performance du Canada a été réalisée par Céleste Dao, qui a terminé cinquième au classement individuel, tandis que la première formation canadienne a raté le podium de peu en terminant quatrième parmi les 19 formations participantes.
Selon Justin Bubser, l’entraîneur adjoint des Wildcats de l’Université de l’Arizona, il s’agit d’une occasion unique d’évaluer des golfeuses de haut niveau. « On retrouve beaucoup de golfeuses de talent qui prennent part à cet événement, et nous tentons simplement de préparer la relève pour l’Université de l’Arizona, » confie Bubser.
Aux côtés de Bubser se trouve Kolton Lapa, entraîneur-chef associé de l’Université du Nebraska. « C’est un tournoi fantastique, car ce sont les trois meilleures golfeuses d’âge junior de chacun des pays, ce qui procure une merveilleuse occasion pour les entraîneurs d’observer des joueuses que l’on ne voit pas souvent en action, » ajoute Lapa, qui partage les responsabilités d’entraîneur-chef à l’Université du Nebraska avec Robin Krapfl. « Par exemple, la Thaïlande est inscrite, et cela nous donne la chance d’évaluer de nombreuses golfeuses qu’on ne peut voir à l’œuvre nulle part ailleurs. »
« Vous savez, en tant qu’entraîneurs universitaires, c’est vraiment notre boulot de faire nos devoirs et avec ces athlètes internationales, que l’on ne voit que très rarement — surtout dans un peloton aussi relevé — sans compter le niveau de jeu élite auquel elles évoluent. Ici, nous pouvons toutes les voir au même endroit, » dit Sirman. « C’est une chose pour nous que d’étudier leur élan sur la vidéo, vous savez, mais de les voir en direct sur le parcours de golf — un superbe parcours, en passant — c’est complètement différent, » ajoute-t-il.

Alessia Nobilio et Enrico Trentin de l’Italie (Photo: Golf Canada)
Après des débuts sans tambour ni trompette, ce championnat est désormais l’un des fleurons du calendrier des compétitions de Golf Canada.
« Année après année, c’est fantastique de constater l’intérêt grandissant des entraîneurs des programmes de Division 1 de la NCAA qui assistent au tournoi. Il s’agissait de notre cinquième année. Lors de la première édition, nous n’étions pas un événement classé (dans WAGR) et avons depuis acquis le statut d’événement de niveau “A” — et les gens le savent maintenant. Ils savent que des joueuses de grande qualité y seront, » de conclure Thompson, qui est aussi à la tête des formations nationales junior, amateur et jeune pro de Golf Canada.
Pour Matt Wilson, l’entraîneur de la formation junior féminine du Canada, la date du Championnat mondial junior féminin est encerclée dans le calendrier toute l’année en raison de sa grande importance pour l’équipe.
« Le Championnat mondial junior féminin est une occasion à ne pas manquer pour nos athlètes, qui veulent constamment s’améliorer en se frottant aux meilleures golfeuses internationales, » confie Wilson. « C’est un excellent test pour les meilleures golfeuses internationales et, au niveau de l’horaire, c’est tout à fait indiqué pour les recruteurs et pour les entraîneurs. »
Le Championnat mondial junior féminin sera de retour au Canada l’an prochain pour sa sixième présentation. Pour plus de renseignements, on peut visiter le site Internet de la compétition.
Max Gilbert remporte la Classique Acura du Circuit CPT
SAINTE-VICTOIRE-DE-SOREL, Qc – Max Gilbert a signé une carte de 69, trois coups sous la normale et a remporté les honneurs de la Classique Acura présentée par les vins Les Petits Carreaux, mercredi, au club de golf Continental, à Sainte-Victoire de Sorel.
Avec des cartes de 66 et 69 pour un total de 135, neuf coups sous la normale, Gilbert l’emporte par la marge de deux coups devant les Ontariens Sebastian Szirmak, Jim Kenesky et Ryan Curran.
Les Québécois Tim Alarie (68), Keven Fortin-Simard (71) et Raoul Ménard (70) terminent à égalité au 5e rang à 139 (-5) avec les David Morland IV, un ancien joueur de la PGA, Austin James et Stephen Gonko.
En quintuple égalité en 11e position à 140 (-4), on retrouve Éric Laporte, Yohann Benson, Mark Hoffman, Mich Sutton et Stephane Dubois. Du coup, Dubois s’est faufilé au sommet du Classement Coors Light devant Sutton et Brendan Leonard.
Pour mettre la main sur la première bourse de 7 000 $ tirée de l’enjeu global de 40 000 $ de ce tournoi de la division internationale de Circuit Canada Pro Tour, Gilbert a ramené une carte ponctuée de six oiselets contre trois bogueys.
« Je me suis mis dans l’embarras avec des bogueys aux 11e et 12e trous, mais l’oiselet au 14e m’a redonné une avance de deux coups, a dit Gilbert. Au 15e trou, je me suis informé des résultats des autres et après mon oiselet au 16e, je savais que c’était dans la poche. La sensation est d’autant plus grande que je ne me souviens pas de ma dernière victoire. »
En 2013, Gilbert avait remporté le championnat du Circuit Mackenzie Tour PGA TOUR Canada.
Plus tôt cette saison, il a terminé huitième à la Coupe Canada Sani Marc _ Desjardins grâce à ses deux dernières rondes de 66.
Au début d’octobre, Gilbert participera à la qualification du Circuit Web.com. Il n’écarte pas la possibilité de prendre part à un plus grand nombre de tournois de Circuit Canada Pro Tour en 2019.
« Mes projets dépendent de mes résultats aux qualifications du Web.com et du Circuit Mackenzie Tour PGA Tour Canada « , dit-il.
Après une première ronde de 68 et s’être maintenue dans le top-10 jusqu’au 13e trou, Caroline Ciot a bouclé avec un compte de 73 pour conclure à égalité au 16e rang avec un total de 141 (-3).
Des bogueys aux 15e et 16e trous ont ralenti ses ardeurs, mais la golfeuse de Brossard a néanmoins conclu sur une bonne note avec un oiselet au 18e trou.
« Je suis un peu déçue de ma dernière ronde, mais je ne retiens que du positif de cette expérience, de commenter Ciot. Quelques petites erreurs bêtes autour des verts m’ont coûté des bogueys. Pour mieux faire, je dois améliorer mon jeu avec le fer droit qui est ma principale faiblesse. »
Quatre autres Québécois sont parmi les 27 joueurs qui ont joué sous la normale. Jean Laforce et Vincent Blanchette ont terminé à 142 (-2), deux coups de mieux que Billy Houle et Lucas Duperré-Vanden-Hecke.
Marc-Étienne Bussières accomplit son tour du chapeau en PGA du Canada !
Marc-Étienne Bussières a réussi cinq oiselets sur les cinq derniers trous et c’est par la marge de deux coups qu’il a conservé son titre au Championnat du Canada Callaway des professionnels-adjoints, à Calgary.
Le représentant du club LongChamp, à Sherbrooke, en était son deuxième 65 en trois jours, en plus d’un 69 entre les deux, pour combler un déficit de quatre coups lors de la journée finale, pour un cumulatif de moins seize au club The Winston. « Je peux l’avouer maintenant. J’ai été très nerveux dès mon premier coup de départ jusqu’à mon birdie au 18e », de déclarer le golfeur âgé de 32 ans. «Cela dit, j’ai le bonheur de bien jouer sous la pression», a-t-il admis.
Règle de trois
De l’histoire, seul Serge Thivierge, alors à Laval-sur-le-Lac, a fait mieux en enlevant trois fois le titre national des adjoints. À sa façon, Bussières a réussi son tour du chapeau ayant été couronné champion de la PGA du Canada en 2016 en plus des adjoints deux fois.
Un autre triplé est celui du Québec, le succès de Bussières survenant après ceux de Pierre-Alexandre Bédard, de Cap-Rouge, au Championnat de la PGA du Canada, en juin, et de Thivierge, passé à la Vallée du Richelieu, chez les seniors, le mois dernier.
Numéro un au Canada, en route vers le trophée Mike Weir
De plus, Marc-Étienne Bussières conserve sa position de commande au classement des pros du Canada RBC. «Il s’agit d’un prestige de coiffer la liste tout en gardant en tête l’Omnium canada RBC», raconte-t-il. Le premier sera invité au tournoi de la PGA américaine au pays en juin prochain comme il l’a été l’été dernier. Chez les autres Québécois, Bédard et Sonny Michaud Michaud, de La Tempête, ont terminé 10e et 11e avec des fiches de moins neuf et moins huit.
Avec cet autre succès, Bussières devient un très sérieux candidat au trophée Mike Weir remis au joueur canadien par excellence au pays.
Lors du championnat interprovincial disputé en parallèle les deux premiers jours, le Québec a bouclé en 2e place derrière les hôtes de l’Alberta.