Une carte finale de 63 propulse Nick Taylor en séries et bonne préparation de nos filles avant l’Omnium CP

Nick Taylor
Nick Taylor (Bernard Brault/ Golf Canada)

Dans les héros obscurs de la semaine, le Canadien Nick Taylor vient en tête de liste.

Classé 129e, il avait besoin d’une très solide performance au tournoi Wyndham en fin de semaine pour faire sa place aux éliminatoires FedEx, réservées aux 125 premiers dans les points.

C’est ce qu’il a réussi avec brio malgré la forte pression, grâce à une carte finale de 63 pour boucler 8e  à -15 et se retrouve 119e ce qui lui permet de rejoindre Adam Hadwin.

Les deux sont de la Colombie-Britannique. « La semaine a été une stressante, » de mentionner Taylor qui n’a pas aidé sa cause en commettant un triple boguey samedi. En plus d’une place en séries, ce top 125 assure Taylor de sa permanence à la PGA en 2019.

Autres résultats canadiens

Chez les autres Canadiens, l’Ontarien David Hearn a aussi terminé 8e au Wyndham, mais ce résultat et ce bel effort n’ont pas suffi et il finit 138e.

Il réintègrera toutefois le club entre les 126e et 150e rangs, qui vaut une quinzaine de tournois au minimum lors du prochain calendrier. Aussi de l’Ontario, Corey Conners (130e) et Ben Silverman (136e) sont de cette catégorie.

Un autre de l’Ontario, Mackenzie Hugues avait déjà son poste sécurisé en vertu de son exemption de deux ans à titre de vainqueur sur le circuit de la PGA.

Parmi les noms connus en congé forcé, mentionnons Sergio Garcia et Bill Haas, lesquels n’avaient jamais raté les séries en carrière.

Les séries s’amorcent avec le rendez-vous Northern Light Trust à Paramus, au New Jersey.

LPGA:  Brooke finit avec 63 et bonne préparation de nos filles avant l’Omnium CP.

  La décision d’Anne-Catherine Tanguay de s’arrêter aura été la bonne. À son retour en LPGA après une absence d’un mois et demi, cela notamment pour guérir ses bobos pendant les tournois en Europe, Anne-Catherine a remis la semaine dernière des cartes de 68, 70, 70 et 69 au Championnat Tech d’Indianapolis. Son cumulatif de moins -11 lui a valu la 39e position, ce qui s’avère son deuxième plus reluisant résultat de l’année.

Elle aurait pu terminer plus haut n’eut été de son double boguey au 16e trou dimanche. Elle encaisse néanmoins 10 137 $ pour sa semaine de travail.

Maude-Aimée LeBlanc aurait bien voulu reprendre son troisième parcours de 77 venu ternir ses 70 à ses trois autres sorties pour boucler 70e à moins -1 lui rapportant 4 030 $.

Auteure d’un spectaculaire 63 en toute fin pour passer de moins-9 à moins-18, Brooke Henderson est conséquemment remontée du 28e au 7e échelon. Toujours chez les Canadiennes, Alena Sharp (54e avec moins-8) a aussi complété les quatre jours ce qui augure bien en prévision de l’Omnium canadien CP cette semaine

La Coréenne Sung Hyun Park eu le dessus en prolongation devant Lizette Salas. Les deux avaient bouclé à -23. La gagnante empoche 300 000 $ contre 185 159 $ pour la finaliste.

En boni, la championne Park redevient numéro un au monde.

 

Les échos du 19e trou

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Mario Brisebois et Jocelyne Bourassa (Golf Canada)

Prompt rétablissement Jocelyne

Les nouvelles sont bonnes concernant Jocelyne Bourassa, notre grande dame du golf   avec les genoux les plus célèbres du sport canadien avec Bobby Orr. Imaginez donc qu’encore une fois, elle a été tout récemment opérée.

« Ça va bien », commente Jocelyne en se faisant patiente et rassurante en convalescence de son opération, laquelle était la numéro quatre. Son célèbre co-membre du Panthéon du sport canadien et défenseur de Bruins en compte… six.

Et comme Bobby Orr, les blessures ont forcé Jocelyne à aussi mettre fin prématurément à la compétition. Gagnante du prix de recrue par excellence à la LPGA en 1972 et de La Canadienne (maintenant l’Omnium canadien CP), elle a dû accrocher bâtons et crampons aussitôt qu’en 1979.

Jocelyne n’a toutefois jamais cessé de servir son sport. Dans sa deuxième carrière, elle a été vingt-cinq ans directrice de l’Omnium canadien ainsi que mené et réalisé plein de projets en parallèle pour l’avancement du golf féminin.

Au Panthéon canadien, elle est une des très, très rares personnalités qui aurait pu tout autant être intronisée en même temps dans la catégorie des athlètes que bâtisseur en raison du vaste rayonnement de son implication.

De nouveau, Jocelyne reste absolument collée à son sport. Le « ménage » au genou a été fait par la chirurgienne Marie-Thérèse Groake au centre hospitalier Centre-Mauricie Shawinigan-Sud, lequel est situé sur l’ancien neuf trous de Shawi avant le déménagement au Mémorial en 1964.

« Ma chambre était située sur l’ancien 2e trou, » de dire Jocelyne à qui l’ensemble du golf au Québec souhaite un très prompt rétablissement.

La reine du soul et le tigre

Dans des très nombreux hommages suite au décès d’Aretha Franklin, qui a eu vingt numéros un au palmarès, il y a eu celui d’Andy Smith, du Providence Journal, qui écrivait que la chanteuse était une grande fan de Tiger Woods et qu’elle aimait frapper des balles ou jouer quelques trous pour relaxer.

Golf Magazine confirme que la reine du soul a déjà été de la foule au club Firestone à Akron, Ohio.

Revoilà Yohann Benson

Après avoir choisi la vie plus tranquille du travail dans un club de golf de la région de West Palm Beach, Yohann Benson reprend du service sur la scène compétitive.

Bien que cet ancien de Whitlock de même que régulier des circuits canadien et mini-tour en Floride participait la semaine passée au tournoi Coupe Canada Sani Marc à Victoriavillle, ce n’est pas comme joueur qu’il revient mais comme cadet de Mark Hubbard au circuit Web.com, a-t-il raconté à Gilles Terroux.

Cet Américain a enregistré deux top dix dans sa tentative de retour à la grande PGA.

Yohann Benson demeure le dernier Québécois à s’être qualifié à l’Omnium des Etats-Unis, ce qui remonte en 2008.

Le 10e à réussir l’exploit

En signant une carte de 59 au tournoi Wyndman, Brandt Snedeker devient le 10e à réussir l’exploit à la PGA et le premier depuis le Canadien Adam Hadwin en 2017.

Équipe Canada sera aussi celle du Québec

Après les championnats canadien et américain, Hugo Bernard, de Laval-sur-le-Lac, et Joey Savoie seront vraiment bientôt en mode international.

L’information sera annoncée ces jours-ci, mais on a déjà appris que les deux « élèves » de Daniel Langevin ont été retenus pour aller en Irlande pour y défendre les couleurs du Canada au championnat mondial.

Céleste rejoint Anne-Catherine et Maude-Aimée à l’Omnium CP

Dans la rubrique « à surveiller cette semaine », l’attention du golf canadien et québécois est beaucoup dirigée vers Régina, plus précisément le club Wascana, hôte de l’Omnium féminin CP maintenant la seule étape de la LPGA au pays suite au retrait du tournoi de Kitchener-Waterloo cette année.

Trois filles d’ici sont au nombre des participantes. En plus d’Anne-Catherine Tanguay et Maude-Aimée LeBlanc, il faut ajouter la championne junior canadienne Céleste Dao, de Summerlea, qui a obtenu un carton d’invitation.

Sylvie Schetagne, de Delson, est aussi des inscrites, mais elle doit passer par les qualifications.

À 17 ans seulement, Céleste en est à sa deuxième participation à un Omnium national cet été s’étant qualifiée en mai à celui des États-Unis.

Aussi au programme 

La PGA entreprend déjà ses éliminatoires FedEx au New Jersey.

Toujours au calendrier hebdomadaire, il y a l’Omnium du Québec Canam à Saint-Georges de Beauce et le championnat canadien « mid-amateur » (25 ans et plus) à Victoria dans le cadre des fêtes du 125e anniversaire.

Dans nos clubs, c’est la période des championnats de club au cours de la fin de semaine qui vient et la suivante qui sera celle du long congé de la Fête du travail.

Bonne chance à toutes et tous.

Rouge et Or : pas un, mais deux co-entraîneurs en chef

On ne change pas une formule gagnante et c’est ce qu’a fait Rouge et Or à la succession de d’Elie Anquetil comme entraîneur chef de l’équipe de golf.

La direction a continué de privilégier le personnel déjà en place à la différence qu’il y a maintenant deux personnes responsables.

Mathieu Paradis, un vétéran de 14 saisons dans l’entourage, et Kevin Bergeron, qui est là depuis quatre ans, se partageront les tâches administratives et comme jadis, ils restent chacun à la barre des programmes hommes et femmes.

Lors du départ de Frédéric Théberge il y a cinq ans, Paradis avait reçu une première offre de prendre la barre.

Cette annonce de Stéphane Lemieux, président du conseil d’administration, n’a pas surpris le milieu, la stabilité étant beaucoup le mot d’ordre de l’institution.

« Pour nous, il s’agit d’une suite logique », a-t-il déclaré.

Pourquoi changer alors que le Rouge et Or a gagné chez les hommes trois titres universitaires canadiens (2010, 12 et 17) et tous ceux au Québec depuis 1999 sauf 2001?

Un ancien athlète-étudiant du Rouge et Or, Anquetil a dû quitter pour des motifs de famille. Son épouse a obtenu un prestigieux poste dans une université de Boston.

Ouverture dès la semaine prochaine

Dans ses rangs, le Rouge et Or compte Loick Laramée, couronné à la fin juillet champion du Québec chez les amateurs en complétant avec un électrisant 63 à Windmills Heigth, dans la banlieue ouest de Montréal.

Porte couleur de l’Université de la Colombie-Britannique, Charles-David Trépagnier joint le Rouge et Or, mais ne pourra pas jouer immédiatement. Les règles au Canada exigent un an d’attente après la décision de transfert, laquelle fut prise le printemps dernier. Une participation au championnat canadien 2019 n’est pas à écarter.

Chez les filles, l’équipe ne pourra pas compter sur Elizabeth Asselin, deux ans joueuse par excellence.

La saison universitaire commence aussitôt que la semaine prochaine à Cap-Rouge, où le pro local Fréréric Théberge est celui qui a lancé, et très solidement installé, le programme Rouge et Or devenu un modèle.

La pire déclaration de la semaine

En parlant de sa femme Michelle qui lui servait de cadet la semaine dernière au Championnat Wyndham, CT Pan, un Taïwanais qui a poli son golf à l’Université de Washington, a décrit ainsi en entrevue à CBS que ses attentes envers celle-ci consistaient à « se présenter, suivre et de se la fermer.»

Ayoye !

Les groupes et les heures de départ pour l’épreuve de qualification du lundi de l’Omnium féminin CP sont annoncés

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REGINA (Golf Canada) – Les quatre dernières places au départ de l’Omnium féminin CP de 2018 seront attribuées au terme de l’épreuve de qualification tenue lundi au club de golf Royal Regina.

Ce sont 17 compétitrices qui s’affronteront dans le but de s’assurer l’une des quatre places offertes au tableau des inscrites du Championnat national féminin du Canada. Cette épreuve de qualification finale sera jouée lors d’une ronde de 18 trous qui verra les quatre meilleures golfeuses intégrer le peloton de l’Omnium féminin CP de 2018. Une prolongation trou par trou tranchera dans le cas d’égalité au terme des trous réglementaires.

Il est possible de consulter le tableau des compétitrices et les résultats de l’épreuve en cliquant ici.
Les résultats seront rendus disponibles au fur et à mesure que les golfeuses termineront leur ronde.

La semaine de l’Omnium féminin CP de 2018 s’amorce le lundi 20 août au club Wascana, alors que les vedettes du circuit de la LPGA font le premier arrêt de leur histoire en Saskatchewan.

En plus des rondes d’exercice qui sont au programme lundi, le Pro-Am toute étoile de la Journée du Canada sera disputé dès 12 h 30 avec un départ simultané. Un atelier toute étoile est aussi prévu, mettant en vedette la grande Gail Graham, une ex-gagnante du circuit de la LPGA qui a été récemment intronisée au Temple de la renommée du golf canadien. Elle effectuera des entrevues en direct avec des vedettes de la LPGA telles Alena Sharp, Lydia Ko, Morgan Pressel, Pernilla Lindenberg et Paula Creamer en plus de la légendaire golfeuse canadienne Lorie Kane.

Remarque pour les médias : il est possible de télécharger le guide des médias de l’Omnium féminin CP de 2018 en cliquant ici.

La liste complète des participantes à l’Omnium féminin CP de 2018 est disponible ici.

Snedeker conserve l’avance au Championnat Wyndham; Hearn, un des quatre Canadiens toujours en lice

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David Hearn (Michael Reaves/Getty Images)

GREENSBORO, N.C. — Brandt Snedeker a enchaîné sa ronde de 59 avec un score de 67 (moins-3), vendredi, et il détenait une avance de deux coups avant les rondes du week-end au Championnat Wyndham.

Un jour après être devenu le dixième joueur de l’histoire du circuit de la PGA à jouer sous la barre des 60, Snedeker est passé à 126 (moins-14) à la mi-parcours du tournoi final de la PGA avant les éliminatoires.

D.A. Points a inscrit un score de 64 pour passer à moins-12 _ un coup devant C.T. Pan, qui a aussi joué 64. David Hearn, de Brantford, en Ontario, Peter Malnati, Keith Mitchell, Harris English, Brett Stegmaier et Sergio Garcia suivent à moins-9.

Snedeker, champion de la Coupe FedEx 2012, a remporté ce tournoi en 2007 avant qu’il soit déplacé au Sedgefield Country Club.

Nick Taylor, d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, a inscrit un score de 67 et se retrouve à égalité au 10e rang à moins-8. Corey Conners, de Listowel, en Ontario, a bouclé sa ronde en 69 coups pour s’installer à égalité au 26e rang à moins-6. Mackenzie Hughes, de Dundas, en Ontario, a pour sa part joué une ronde de 68 et se retrouve à égalité au 41e rang à moins-4. Ben Silverman, de Thornhill, en Ontario, n’a pas été en mesure de se qualifier pour les rondes du week-end.

Gordon et le golf

Jim Clark, le champion des bénévoles du golf

Jim Clark
Dustin Johnson & Jim Clark (Bernard Brault/ Golf Canada)

Le gazouillis a fait le tour du monde.

Du monde golfique canadien, du moins.

« Je laisse @RBCCanadianOpen après 34 tournois, 11 comme président de tournoi. Moment de nostalgie, souvenirs de Glen Abbey. À @TheGolfCanada, merci pour ces belles expériences et amitiés. »

L’auteur de ces lignes est Jim Clark (@cognashene pour les abonnés de Twitter) et la photo le montrait à côté du trophée de l’Omnium canadien RBC alors que le soleil se couchait sur le championnat de cette année, le 29 juillet.

À 61 ans, Clark peut se targuer d’une longue carrière de bénévole auprès de Golf Canada, impliqué dans notre championnat ouvert masculin depuis 1984, année où il entrait au Comité des cadets et juniors. Sa progression l’a fait passer par divers comités jusqu’à ce qu’on le nomme président de tournoi en 2002, lorsque le championnat a fait escale à l’Angus Glen Golf Club de Markham, Ontario.

En 1983, Bill Paul était directeur adjoint du tournoi, sous la gouverne du légendaire Richard « Dick » Grimm. Paul, aujourd’hui directeur des championnats professionnels à Golf Canada, dit que Clark possède cette rare combinaison de qualités qui a fait de lui le bénévole idéal.

« Jim s’est toujours intéressé à toutes les facettes du tournoi et il a toujours cherché des moyens de faire mieux. Il n’était jamais satisfait du statu quo. Il a une très belle personnalité, il est amical et d’approche facile. Il sait écouter et, s’il a une opinion, il l’explique de manière raisonnée. »

« Il reste le même, qu’il s’adresse au chef de la direction de RBC ou au responsable des bénévoles au septième trou de Glen Abbey. »

« Il a été pour nous le champion des bénévoles. »

C’est le genre de qualificatif qui correspond le mieux à Clark, sans aucun doute, parce qu’il fait écho à l’un des nombreux legs du regretté Dick Grimm, surnommé « M. Omnium canadien ».

Clark se rappelle la première fois qu’il a vu Grimm. « Je voyais cet homme à la stature imposante traversant le stationnement et j’ai demandé qui c’était. On m’a répondu : “C’est M. Grimm, il dirige la place.” Il avait l’air plutôt intimidant, plus grand que nature. »

En peu de temps, les deux hommes sont devenus de très bons amis et Clark a vite adopté de tout cœur le mantra fondamental de Grimm.

« Occupe-toi des bénévoles, dit Clark en imitant assez bien la voix de baryton rocailleuse de Grimm. Je l’ai encore à l’oreille comme s’il me l’avait dit ce matin même. »

Selon Paul, Grimm aurait été fier de voir comment Clark a porté son héritage. De plus en plus, le rôle essentiel des bénévoles (il y en avait plus de 1 500 à l’Omnium canadien RBC cet été) est ignoré, avec toute cette attention que l’on porte aux infrastructures, aux médias, aux entreprises, aux exigences logistiques, etc.

« On ne voit plus aussi souvent, au golf professionnel, ce que Jim représentait, fait remarquer Paul. Il s’était donné pour mission de garder en vie l’héritage de DIck où “le bénévole est roi”. À bien des égards, Jim était l’homme de la situation. »

Lorsque l’Omnium canadien RBC se joue à Glen Abbey, en particulier, le rôle du président de tournoi est intimement lié au succès de l’évènement. Il doit consacrer d’innombrables heures à dénicher les bonnes personnes pour chaque tâche dans les quelque 20 comités essentiels à la tenue du championnat.

Une fois la planification réglée, arrive la semaine du tournoi avec ses journées de 18 heures de boulot. Mais au lendemain de l’Omnium, quand il retournait à son « vrai travail » dans l’industrie informatique le lundi matin, Clark affirme qu’il se sentait énergisé et euphorique. « Comparée aux 51 autres semaines de l’année, cette semaine en compagnie des meilleurs golfeurs au monde et de certaines des personnes les plus agréables que j’ai jamais rencontrées, c’était tout un contraste! »

Quand il revient sur certains des moments forts de sa longue carrière de bénévole, Clark ne peut s’empêcher de penser à la belle époque de Jack Nicklaus (« mon golfeur préféré de tous les temps »), Lee Trevino, Nick Price et leurs semblables. « Les gars comme Price venaient se réfugier dans la roulotte des cadets pour échapper au regard du public, prendre une bière et placoter, les pieds sur la glacière. C’était cool. »

Un autre de ses beaux souvenirs est de s’être retrouvé à l’intérieur des cordes, au 18e trou de l’Omnium canadien RBC 2000, quand Tiger Woods a frappé ce stupéfiant coup à son 72e trou. Mais quatre ans plus tard, un autre évènement, moins heureux, allait se graver dans sa mémoire.

« J’avoue que la tristesse de voir Mike Weir perdre en prolongation contre Vijay Singh ne me quittera jamais. Ça m’a brisé le cœur. »

L’expression qu’affiche Clark sur cette photo du 29 juillet trahit les sentiments doux-amers qui l’habitent. Quand on lui parle d’un éventuel retour dans les rangs bénévoles, il a la même réponse qu’au sujet d’un possible retour de l’Omnium canadien RBC à Glen Abbey : « Il ne faut jamais dire jamais. »

Avec l’escale que fera l’Omnium féminin CP en 2019 au Magna Golf Club près de son domicile d’Aurora, en Ontario, il se peut fort bien qu’on revoie Clark, lui qui est toujours membre du Conseil des gouverneurs de Golf Canada. Comme dit Paul, « il n’est qu’à un coup de fil de là… »

Ne jamais dire jamais.

Une autre alerte Twitter s’annonce-t-elle?

Championnat canadien mid-amateur masculin

Le Victoria Golf Club accueille le Championnat canadien mid-amateur masculin

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(Victoria Golf Club)

VICTORIA, C.-B. – Les golfeurs amateurs de plus de 25 ans seront rassemblés pour la 32e édition du Championnat canadien mid-amateur masculin au Victoria Golf Club du 20 au 24 août.

Les 156 golfeurs amateurs inscrits au tableau de compétition affronteront les allées verdoyantes et les vents capricieux de ce superbe parcours niché au bord du rivage escarpé de la côte Ouest.

Fondé en 1893, le Victoria Golf Club est le deuxième plus ancien terrain de golf d’Amérique du Nord toujours au même endroit.

« Nous sommes très honorés d’accueillir ce prestigieux tournoi au Victoria Golf Club, déclare le directeur général du club Scott Kolb. Nous avons hâte de voir tous ces joueurs s’attaquer au défi de notre parcours historique, et aussi de mettre en valeur la magnifique ville de Victoria avec tous ses attraits. »

Graham Cooke de Hudson, QC, a coiffé le titre de champion canadien mid-amateur à sept reprises de 1987 à 2002. Il fait partie du petit groupe de cinq golfeurs qui ont remporté ce championnat plus d’une fois et qui compte notamment le gagnant de 2014, 2015 et 2016 Garrett Rank d’Elmira, ON.

Cooke et Rank se joindront à quatre autres anciens champions pour cette édition du Championnat canadien mid-amateur masculin : Dave Bunker (2008-2010), Kevin Carrigan (2012-2013), Garth Collings (2003) et le champion en titre Todd Fanning. Bunker, Rank et Cooke sont les trois seuls joueurs à y participer une troisième année de suite.

« Nous sommes emballés de présenter ce peloton relevé au Victoria Golf Club. Le Championnat mid-amateur est une belle expérience pour les golfeurs amateurs canadiens, une occasion de se démarquer sur la scène nationale, souligne le directeur du tournoi Akash Patel. Le splendide parcours est en excellent état et il stimulera assurément la compétition. »

En 2017, Fanning a clôturé à 10 coups sous la normale pour se retrouver en prolongation à trois sur le terrain du Wascana Country Club. Ce n’est qu’au quatrième trou de prolongation qu’il a finalement décroché le titre, grâce à un roulé de huit pieds pour la normale. Fanning tentera de devenir le septième golfeur à conserver son titre une deuxième année de suite à ce championnat.

La première ronde aura lieu le 21 août et le tableau sera ensuite ramené aux 70 meilleurs joueurs et égalités pour les deux rondes finales.

Le Championnat canadien mid-amateur masculin, qui s’est disputé pour la première fois en 1987, comprend une compétition interprovinciale sur les 36 premiers trous. S’ajoute également une compétition mid-maître pour les golfeurs de plus de 40 ans, jouée parallèlement au championnat.

Équipe Ontario s’efforcera de conserver son titre à la compétition interprovinciale par équipes, dans l’espoir d’une quatrième victoire consécutive.

En plus de son titre de champion canadien mid-amateur, le vainqueur de 2018 obtiendra une exemption pour participer au prochain Omnium canadien RBC au Hamilton Golf and Country Club, du 3 au 9 juin 2019.

D’autres renseignements au sujet de ce tournoi sont offerts ici, y compris le tableau de compétition attendu et les heures de départ

À SURVEILLER
Garrett Rank d’Elmira, ON
En 2016, Rank remportait son troisième Championnat canadien mid-amateur masculin consécutif. Au 88e rang du WAGR, il sera le golfeur canadien le mieux classé au tableau de compétition. Il a récemment conquis le titre mid-amateur masculin d’Ontario et celui du Championnat amateur masculin Groupe Investors d’Ontario. Le golfeur de 30 ans a également partagé les honneurs d’une médaille à l’épreuve de qualification pour l’Omnium des États-Unis à l’Ansley Golf Club et terminé troisième au Championnat canadien amateur masculin.

Dave Bunker de Brampton, ON
Le golfeur de 53 ans a remporté ce championnat à trois années de suite, de 2008 à 2010. Il a aussi triomphé à trois reprises au tournoi mid-amateur masculin Groupe Investors, la dernière fois en 2014. Bunker compte quatre finales dans le top 5 aux six compétitions auxquelles il a participé cette saison, dont une deuxième place ex æquo au Championnat mid-amateur masculin Groupe Investors d’Ontario.

Todd Fanning de Winnipeg, MB
À 50 ans, le champion en titre – après sa belle remontée en finale de l’édition 2017 et sa victoire en prolongation – s’efforcera de le défendre avec succès. Fanning a terminé troisième au Championnat amateur masculin Nott Autocorp en juillet.

Kevin Carrigan de Victoria, C.-B.
Carrigan a remporté le Championnat canadien mid-amateur masculin deux années de suite, en 2012 et 2013, et clôturé l’édition au quatrième rang en 2017. Le golfeur de 32 ans a aussi terminé troisième au Championnat amateur de Colombie-Britannique en 2017 et 2018.

Graham Cooke de Hudson, QC
Fort de ses sept victoires, Cooke détient le record du plus grand nombre de titres de champion canadien mid-amateur masculin. Maintenant âgé de 71 ans, il a inscrit trois finales dans le top 3 cette année, dont une victoire au Championnat sénior de Montréal au Club de golf Kanawaki.

Garth Collins de Matlock, MB
Le golfeur de 60 ans, vainqueur du championnat en 2003, a terminé deuxième au Championnat mid-amateur du Manitoba 2018 et quatrième au Championnat sénior du Manitoba 2018.

FAITS SAILLANTS

  • Le Championnat canadien mid-amateur masculin a été disputé une première fois en 1987 sous l’appellation de RCGA Pre-Seniors Championship avant d’être rebaptisé comme on le connaît aujourd’hui en 1989.
  • Le Championnat interprovincial par équipes pour le trophée R. Bruce Forbes s’est tenu pour la première fois en 1992 et se joue parallèlement aux deux premières rondes en partie par coups.
  • Graham Cooke de Hudson, au Québec, et Stu Hamilton de Brampton, Ontario, ont conquis 11 des 20 premiers championnats.
  • Graham Cooke a été le premier champion en 1987.
  • Graham Cooke cumule le plus grand nombre de titres de victoires au championnat, avec sept.
  • Le champion en titre est Todd Fanning de Winnipeg, Manitoba, qui a mérité les honneurs d’une médaille d’or dans les divisions mid-amateur et mid-maître.
  • Trois joueurs ont remporté le championnat trois fois de suite : Garrett Rank, Dave Bunker et Graham Cooke – personne n’a cumulé quatre victoires consécutives.
  • La formule du championnat a été modifiée en 2006, de parties par trous à parties par coups, et une catégorie mid-maître s’est ajoutée pour les golfeurs de plus de 40 ans.
  • En 2017, Équipe Ontario a remporté le trophée interprovincial R. Bruce Forbes pour une troisième année consécutive.

À PROPOS DU PARCOURS
Victoria Golf Club

  • Fondé en 1893
  • Le plus ancien parcours de 18 trous toujours au même endroit au Canada et le deuxième plus ancien en Amérique du Nord.
  • D’abord aménagé sur 14 trous, il a rapidement été prolongé sur 18 en 1895.
  • Le pavillon, achevé en 1928, est inscrit au répertoire des Lieux patrimoniaux du Canada.
  • Depuis plus d’un siècle, de grands noms du golf ont foulé les allées du Victoria Golf Club, dont Harry Vardon, Chick Evans, Byron Nelson, Joyce Wethered, Ben Hogan, Al Geiberger, Pat Bradley, George Knudson, Sam Snead, Dawn Coe-Jones et Johnny Miller, entre autres.
  • Plusieurs célébrités ont aussi joué le parcours, notamment Bob Hope, Bing Crosby, Wayne Gretzky, Pamela Anderson, Kiefer Sutherland et tout récemment Alice Cooper.

De plus amples renseignements sont offerts ici.

Brandt Snedeker joue 59 au Championnat Wyndham; quatre Canadiens aussi dans le coup

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David Hearn (Stacy Revere/Getty Images)

L’enjeu est grand au Championnat Wyndham pour David Hearn, de Brampton, ON, mais l’athlète de 39 ans est en haut de la liste des Canadiens qui prennent part à l’événement. Après une première ronde de 64, il est à égalité au 4e rang.

Ses compatriotes Corey Conners de Listowel, ON et Nick Taylor d’Abbostford, C.-B. ont remis des cartes identiques de 65 pour partager le 11e échelon. Mackenzie Hughes de Dundas, ON et Ben Silverman de Toronto ont conclu respectivement à moins -2 et à plus +1.

Ce tournoi représente la dernière chance pour Silverman, Conners, Taylor et Hearn de percer le top 125 du classement FedEx et de se qualifier pour les tournois éliminatoires de fin de saison du circuit PGA TOUR.

Brandt Snedeker avait prédit des pointages très bas au Championnat Wyndham, mais pas à ce point.

Snedeker a signé une carte de 59 (moins-11) pour se hisser en tête du Championnat Wyndham à l’issue de la première ronde, jeudi, passant même à un coup du record du circuit de la PGA.

Snedeker a commencé sa ronde au Sedgefield Country Club en commettant un boguey au 10e vert, mais il s’est repris en réalisant 10 oiselets et un aigle sur les 17 trous suivants. Jim Furyk est toujours le détenteur du record après une ronde finale de 58 au Championnat Travelers en 2016.

« Je dois sourire, a convenu Snedeker. Ça ne m’arrive pas tous les jours. »

Snedeker est ainsi devenu le 10e golfeur de l’histoire de la PGA à jouer sous la barre des 60 coups, et le premier depuis le Canadien Adam Hadwin qui a réussi l’exploit en troisième ronde du Défi CareerBuilder en 2017.

Les Américains Ryan Moore et John Oda partagent le deuxième rang à moins-7, quatre coups derrière Snedeker.

 

Championnat canadien mid-amateur masculin

Le Victoria Golf Club célèbre son 125e en accueillant le Championnat canadien mid-amateur masculin

Victoria Golf Club
Victoria Golf Club

Quand on arrive à l’âge vénérable de 125 ans, une fête d’un jour ne suffit pas. C’est pourquoi le Victoria Golf Club, fondé en 1893, célèbre tout au long de l’année son anniversaire. Le Championnat canadien mid-amateur masculin, qui se déroule du 21 au 24 août sur les spectaculaires links en bord de mer du Victoria, est un élément majeur de cette grande célébration.

« Notre date de naissance est en réalité le 7 novembre, précise le professionnel en titre Lindsay Bernakevitch. À ce moment-là, nous aurons un tournoi de membres, mais ce 125e jalon a été notre principale motivation pour obtenir ce championnat national et fêter en grande. »

En juillet, au sommet de la saison de golf, un grand gala d’anniversaire a accueilli plus de 650 personnes au club et au début d’août, un grand thé à l’anglaise a été organisé sur le vert d’exercice.

Le Victoria Golf Club est le plus ancien parcours de 18 trous au Canada qui n’ait jamais déménagé. C’est aussi l’un des plus beaux de tous. Aménagé sur un vaste terrain de Gonzales Point dans la municipalité d’Oak Bay, le golf offre des panoramas à couper le souffle du détroit de Juan de Fuca. Comptant d’abord 14 trous à sa fondation en 1893, le parcours a été allongé à 18 trous deux ans plus tard.

Les premières années, les golfeurs partageaient le terrain avec les moutons et les vaches qui paissaient paisiblement dans les pâturages de la famille Pemberton. L’été, le parcours était interdit au jeu.

« Les golfeurs devaient ronger leur frein pendant trois mois chaque été pour laisser les bêtes paître dans les allées », écrit Arv Olson dans son ouvrage historique Backspin: 100 years of golf in British Columbia. « Les verts étaient ceinturés de clôtures pour les protéger des marques de sabots. Les membres s’étaient adaptés et avaient appris à éviter les obstacles laissés par le bétail vorace. »

Les trous les plus remarquables du Victoria se trouvent sur la pointe de la péninsule, au bord de l’océan, allant du 3e au 10e trou.

Le trou emblématique est le no 7, autrefois une longue normale 3 maintenant convertie en normale 4. Le flanc droit épouse le rivage et mène à un traître vert sur deux paliers inclinés vers la mer, vert qui a connu son lot de triples et quadruples roulés au fil des ans.

À la seule ronde qu’il a jouée au Victoria, Ben Hogan a trouvé le moyen de faire rouler sa balle hors du vert, dans la mer.

« C’était une normale 3 dans les années 1950, quand il a joué ici, raconte Mike Parker, l’ancien pro en titre, pendant de longues années, du Victoria Golf Club, aujourd’hui professionnel émérite. « Il a frappé son coup roulé à partir de la lisière droite du vert, jusque dans la flotte. À l’époque, c’était hors limites, pas un obstacle d’eau latéral, et Hogan a dit que c’était la seule fois de sa carrière où il avait fait rouler une balle hors limites. Toute une histoire! »

Au nombre des membres célèbres du Victoria, en 125 ans, se compte A.V. Macan, arrivé en Colombie-Britannique de son Irlande natale en 1910 pour y ouvrir un cabinet d’avocat. Après avoir remporté son deuxième Championnat amateur de C.-B. consécutif en 1913 à son club d’attache, Macan a fermé boutique pour se lancer dans ce qui allait devenir une fructueuse carrière d’architecte de golf.

Les membres du Victoria sont très fiers, et à juste titre, de la riche histoire de leur club. Depuis plus d’un siècle, ils jouent un tournoi interclubs annuel contre le Seattle Golf Club. Hormis un hiatus de trois ans durant la Seconde Guerre mondiale, les matchs se sont disputés sans discontinuer depuis 1903.

« C’est une rivalité très amicale, comme un match de soccer entre amis, souligne Parker. On aime bien gagner, et tout le monde fait son possible pour ça, mais c’est aussi, en grande partie, une bonne occasion de fraterniser. »

Le parcours du Victoria est relativement court, à l’aune des normes actuelles. À son extrême limite, il fait environ 6 200 verges et affiche une normale de 70.

« Il n’est pas rare de voir des golfeurs arriver ici et dire, en regardant la carte de pointage, qu’ils vont facilement dompter le parcours parce qu’il est si court, note Parker. Mais ils n’y arrivent pas… ça dépend surtout du temps qu’il fait. On va voir de bons scores, des 65 ou 66, mais pas autant qu’on pourrait croire. »

En 1993, dans le cadre des célébrations de son centenaire, le Victoria a été l’hôte du Championnat canadien amateur masculin. Le score du gagnant, l’Australien Gary Simpson, a été de 281, soit un de plus que la normale.

« On peut occasionnellement faire de bons scores, ici, dit Bernakevitch, et j’ai moi-même signé d’excellentes cartes. Mais les verts sont difficiles et, quand le vent se lève, la normale est déjà un bon score. Tant qu’on joue la normale, on est dans la course, mais il se peut fort bien qu’un compétiteur connaisse une semaine exceptionnelle, on ne sait jamais. C’est un parcours assez tordu, il semble toujours maître du jeu. »

Soulignons qu’il vente presque toujours au Victoria, un peu, parfois beaucoup. Bernakevitch, qui vient de la Saskatchewan, en est à sa cinquième année comme professionnel en titre du Victoria et il se considère des plus choyé d’avoir décroché ce poste.

« Quand j’ai laissé tomber la vie de circuit et décidé de m’établir dans un club, c’est ici que je voulais travailler, dit-il. Je m’étais fait une liste d’objectifs, il y a à peu près huit ans, et le Victoria était dans ma liste de clubs où je souhaitais devenir pro en titre. Me retrouver ici, c’est un rêve qui se réalise, avec tout ce que je désirais : des membres formidables, un parcours fantastique, l’air marin et un décor spectaculaire… Chaque matin, en arrivant au travail, je me pince! »

Il est plus que probable qu’au nombre des concurrents mid-amateurs qui se pointeront au championnat ce 21 août, il s’en trouvera plusieurs à se pincer quand ils verront le Victoria Golf Club pour la première fois. Les demandes d’inscription ont été phénoménales pour jouer ce parcours vraiment exceptionnel, et Berkanevitch affirme qu’ils ne seront pas déçus.

« Le terrain est magnifique en ce moment, dit-il. Sur toute sa longueur, le parcours est en excellente condition. Tout est en santé, des allées aux fétuques, des herbes longues aux verts, aussi parfait que j’ai jamais vu en cinq ans. C’est super excitant pour nous tous. Nos membres bénéficient d’un superbe été de golf et ce sera une semaine de tournoi exceptionnelle. »

Bâtir sa légende : Brooke Henderson

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(Brooke Henderson)

Quand le sujet est à peine âgé de 20 ans, il est un peu tôt pour évoquer le terme légende. Mais lorsque cette personne est Brooke Henderson, et qu’elle compte déjà six trophées de la LPGA à son nom – dont un tournoi majeur – c’est un thème qui risque de s’immiscer dans la conversation.

À seulement sa troisième saison complète, l’ex-membre de la formation nationale d’Équipe Canada n’est devancée que par Sandra Post (détentrice de huit titres en carrière) sur la liste des championnes canadiennes du circuit de la LPGA.

« Il n’y a que le premier chapitre du livre qui est écrit, » confie Lorie Kane, en se référant à la légende que bâtit Henderson en vertu de ses nombreux succès.

En tant que membre intronisée au Temple de la renommée du golf canadien en 2016 et de membre de l’Ordre du Canada, Kane est très familière avec les concepts de léguer un héritage et de provoquer de l’impact.

« Elle attire un haut niveau d’enthousiasme envers le sport grâce à son succès, » ajoute la gagnante de quatre titres en LPGA au sujet d’Henderson. « Et elle contribue à la croissance du golf. »

Pour sa part, la jeune femme de 20 ans originaire de Smith Falls, Ontario, a de bonnes paroles pour Kane, qu’elle considère comme un modèle à suivre.

« Je me souviens d’avoir disputé une joute d’entraînement avec elle lorsque je n’avais que 15 ans; et plus tard au courant de la semaine, nous nous sommes tenues par la main en marchant vers le 18e drapeau. C’est un souvenir qui m’est très cher, » relate Henderson.

« Elle a vraiment pavé la voie pour le golf canadien. Elle est une grande ambassadrice pour le sport du golf. Ç’a été incroyable de pouvoir apprendre d’elle et profiter de son expérience. »

Kane est rapide à ajouter que la jeune étoile du golf tire très bien profit de l’excellente équipe d’appoint qui l’entoure.

« Brooke est le produit de l’excellente éducation que sa mère et son père lui ont donnée, sans compter sa sœur Brit qui porte le sac comme cadette et qui la soutient également, » note-t-elle.

« Elle a aussi bien profité de faire partie du programme de la formation nationale de Golf Canada, » ajoute Kane.

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Henderson, qui a fait ses débuts avec le programme de la formation nationale à 14 ans, attribue une grande partie de ses succès à ce passage au sein de l’équipe nationale.

« J’ai obtenu une foule d’occasions de concourir à l’extérieur du Canada et aux États-Unis. Nous avons disputé des championnats amateurs en Angleterre et partout dans le monde, » affirme Henderson.

« D’évoluer pour cette formation m’en a appris beaucoup. Non seulement du personnel d’entraîneurs, mais aussi pour le golf nous avions accès à un nutritionniste, un psychologue et des entraîneurs de puissance et de conditionnement physique. J’ai appris plein de choses à propos de divers aspects du golf et cela a été vraiment profitable à mon développement. »

Aujourd’hui, en tant que gagnante de six titres de la LPGA et de vedette établie de son sport, la golfeuse de 20 ans est reconnaissante de pouvoir vivre son rêve d’enfance.

« C’est un rêve que je caresse depuis que je suis toute petite de pouvoir me mesurer aux meilleures golfeuses de la planète. Je suis tellement choyée de pouvoir le faire chaque semaine, tout en voyageant de par le monde, » avoue Henderson, qui a fait ses débuts au golf à l’âge de trois ans.

« Je me sens bénie d’avoir déjà six gains à mon actif et j’espère pouvoir poursuivre sur cette lancée. »

Sur le sujet de poursuivre sur cette lancée, Henderson n’hésite pas à déclarer que son but éventuel est de remporter un jour l’Omnium féminin Canadien Pacifique.

« Ce tournoi représente ni plus ni moins que le sixième tournoi majeur sur le circuit de la LPGA et il est très significatif pour moi. Je serais au septième ciel si je pouvais un jour remporter ce titre devant les partisans canadiens. »

En prenant une plus vaste perspective, celle qui a été couronnée Athlète féminine de l’année CP a deux reprises est heureuse de constater que son succès crée des remous et qu’elle inspire d’autres jeunes athlètes à se lancer à la quête de l’excellence.

« Je suis heureuse d’être devenue une personne qui inspire les jeunes et quelqu’un qui peut leur montrer la voie à suivre afin de réaliser leur potentiel personnel. Tout ça pour qu’ils et elles partent à la conquête de leurs rêves, que ce soit au niveau sportif, académique ou pour toute autre discipline pour laquelle ils ont un intérêt. »

Les succès d’Henderson lui ont aussi procuré une tribune qui lui permet d’aborder les causes qui lui tiennent à cœur.

« Je crois que c’est super d’évoluer en LPGA, je jouer partout sur la planète et d’être dans la position de pouvoir redonner (à la société), » dit-elle.

« Et d’être une ambassadrice pour le programme CP a du cœur est l’une de ces raisons. De simplement constater la différence qu’est en mesure de réaliser ce programme et des vies qu’il parvient à sauver est extraordinaire ! »

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L’an dernier à Ottawa, le programme CP a du cœur a récolté plus de 2 millions $ au profit de l’Hôpital pour enfants de l’est de l’Ontario. Cette année, les sommes recueillies seront versées à la Fondation de l’Hôpital pour enfants Jim Pattison.

« Cela me remplit de joie d’être ambassadrice (du programme) aux côtés de Lorie Kane. Elle abat un boulot incroyable pour accroître la visibilité ainsi qu’aider au rayonnement du programme et je suis son exemple, » ajoute Henderson.

Aussi, au début du mois d’avril, après la dévastation causée par la collision subie par l’autocar des Broncos de Humboldt, Henderson a dédié son triomphe au Championnat Lotte de Kapolei, Hawaii, aux victimes et à leurs familles.

« Ce qui s’est produit est une véritable tragédie et je suis contente d’avoir pu remporter la victoire en leur nom. J’étais heureuse de pouvoir honorer leur mémoire d’une manière quelconque, » dit-elle.

Alors que la golfeuse originaire de Smiths Falls se prépare à disputer une compétition en Saskatchewan pour la première fois de sa carrière, elle espère pouvoir honorer à nouveau la mémoire des victimes avec une bonne performance dès le 20 août au Wascana Country Club.

À part le fait de bâtir sa propre légende avec de spectaculaires résultats sur les parcours de golf – et partir à la chasse aux records par la même occasion – la jeune mais mature golfeuse de 20 ans comprend que sa légende reposera également sur l’utilisation qu’elle fera de sa tribune à l’extérieur du terrain.

« Dans le fond, je joue au golf pour vivre et je profite de chaque minute qui m’est accordée, » confie Henderson.

« C’est ma grande passion et c’est ce que j’aime faire. Je suis choyée d’avoir l’occasion de redonner au suivant et d’inspirer les autres le long de ma route, » ajoute-t-elle.

« Et à chaque jour, j’essaie de devenir une meilleure golfeuse et une meilleure personne. »

Keith Creel, l’efficacité incarnée

Keith Creel
Keith Creel (Golf Canada)

Quand on voit Keith Creel en action, on assiste à l’incarnation de l’efficacité.

Le président et chef de l’exploitation du Canadien Pacifique est un apôtre de la précision qui s’est donné pour mission de fournir des services ferroviaires sûrs, efficaces et fiables pour apporter les produits canadiens au monde.

Si la passion des trains est profondément enracinée chez Creel, sa passion pour le golf l’est presque autant.

Le 9 juillet dernier, il est monté à l’avant-scène pour annoncer au pays que le CP prolongera son entente avec Golf Canada et le Circuit de la LPGA afin de continuer de commanditer pour les cinq prochaines années la seule escale canadienne au calendrier du circuit. De même, le CP poursuivra ses investissements dans plusieurs autres programmes de Golf Canada, ainsi que sa commandite des golfeuses victorieuses du Circuit de la LPGA Brooke Henderson et Lorie Kane.

« Je me suis rapproché de ce tournoi depuis huit ou neuf ans et je trouve qu’il n’y a rien comme le golf pour établir des liens personnels ou professionnels entre notre entreprise dans une foule de domaines, et les collectivités, surtout au Canada », déclare Creel qui, avant de passer au CP, avait aussi travaillé au CN, commanditaire de l’Omnium féminin canadien de 2006 à 2013.

Creel a hâte de voir l’impact positif qu’aura le CP dans les collectivités où se tiendra le tournoi au cours des prochaines années. La Saskatchewan, par exemple, est l’une des deux seules provinces canadiennes où il n’y a pas encore d’hôpital pour enfants. Grâce aux 2 millions de dollars que l’on prévoit récolter dans le cadre de l’Omnium féminin CP cette année, la société de chemin de fer jouera un rôle de premier plan dans la réalisation de ce projet en 2019.

L’homme d’affaires s’emballe aussi quand il parle des succès de Henderson, qui a inscrit un record de parcours en 2017 à l’Ottawa Hunt and Golf Club, le samedi de l’Omnium féminin CP, pour aspirer à la victoire le lendemain.

« Je ne sais pas si on va revoir ça un jour, mais j’espère que l’avenir me détrompera, car c’était vraiment exceptionnel », dit-il à propos de cette ascension de Henderson au tableau de compétition.

Creel s’est mis au golf dès son arrivée au Canada en 2002, débutant comme tout novice maladroit sur les parcours de Winnipeg. Il garde également d’excellents souvenirs du Magna Golf Club – site hôte de l’Omnium féminin CP 2019 – car il a vécu dans cette région avec sa famille il y a quelques années.

« J’ai commencé à frapper des balles maladroitement, et j’ai adoré ça. Depuis, je n’ai jamais arrêté », dit-il avec un sourire.

En cette époque où les budgets des entreprises se resserrent et où il faut se montrer de plus en plus persuasif pour convaincre celles-ci de participer à un programme ou évènement, le CP a choisi de doubler son investissement dans le golf au Canada.

Creel estime que le « rendement social » et le « rendement commercial » de cet engagement golfique représentent une bonne affaire, et la relation avec Golf Canada est riche de synergies.

« Le niveau d’engagement et de professionnalisme est le même que le nôtre, c’est un bon mariage, dit-il. Quand vous rencontrez une organisation qui vous comprend bien et partage votre vision, ça offre une occasion exceptionnelle de partenariat. »

Laurence Applebaum, qui vient de célébrer son premier anniversaire à la tête de Golf Canada comme chef de la direction, affirme que sa relation personnelle avec Creel est inestimable, alors qu’il remet les pieds dans le monde des affaires canadien.

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Il le qualifie de « partenaire et ressource formidables ».

« Nous avons passé beaucoup de temps ensemble au cours de la dernière année, dit Applebaum. J’ai vu à quel point l’entreprise qu’il mène est de grande envergure et combien sa vie familiale est bien équilibrée, aussi. Keith s’implique intimement dans le golf à tous les niveaux. »

Applebaum dit que chez Golf Canada, tout le monde est enchanté d’avoir le CP, et Creel, comme partenaire-clé pour les cinq prochaines années. La société ferroviaire apportera aussi un soutien financier au programme Jeune pro et à l’équipe nationale de Golf Canada, en plus d’être commanditaire en titre du Sommet des femmes d’influence CP qui tiendra ses premières assises cette année en Saskatchewan.

Par cette entente de cinq ans, selon Applebaum, le CP démontre son engagement envers le sport au Canada et témoigne de ses priorités face au marché.

« Ces entreprises veulent être des partenaires engagés à long terme, et cela nous aide à planifier nos activités, à mobiliser nos partisans et à exprimer nos projets. C’est une piste de décollage vers le succès », ajoute Applebaum.

« C’est quelque chose de merveilleux à partager. Un tel engagement envers le sport pour une période de cinq ans signale aux marchés que nous sommes réellement partenaires. »

À quelques semaines de l’Omnium féminin CP 2018, Creel se dit prêt pour l’évènement, et pas seulement pour cette année, pour les prochaines aussi.

Creel est très heureux d’utiliser le golf comme plateforme pour établir des liens entre son entreprise et des millions de personnes d’un bout à l’autre du Canada.

« Choisir un sport que tellement de gens tiennent à cœur et se servir de ce sport pour commanditer la recherche sur la santé cardiaque au pays, et ainsi redonner aux collectivités que nous desservons, c’est tout simplement fantastique! On donne l’événement à la collectivité et on crée des liens affectifs avec nos clients et les familles, conclut Creel. Je ne connais aucun autre sport, autre que le golf, qui offre tout ça. »