Circuit des Champions

Steve Flesch et Jerry Smith partagent la tête à moins 7 à Victoria

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Steve Flesch (Masterpress/Getty Images)

VICTORIA – Steve Flesch et Jerry Smith ont joué des rondes de 64 (moins-7), vendredi, et ils partagent la tête après la première ronde de jeu au Championnat Pacific Links Bear Mountain du circuit des Champions.

Flesh, qui a célébré son 50e anniversaire de naissance en mai, participe à un 12e tournoi sur le circuit senior. Détenteur de quatre titres de la PGA, il a connu une séquence de quatre oiselets en cinq trous sur le parcours Mountain à Bear Mountain et a évité les bogueys avant de conclure sa ronde avec un autre oiselet au 18e trou.

Smith a aussi brillé avec une séquence de six oiselets en sept trous avant de commettre un boguey au 14e. Il a déjà un titre senior à son palmarès.

Le meneur au classement de la Coupe Charles Schwab Bernhard Langer accuse un coup de retard, tout comme John Daly, David Toms et Jerry Kelly.

Âgé de 60 ans, Langer est de retour au jeu après une pause de deux semaines. Il a gagné trois des cinq tournois majeurs du circuit cette saison.

Stephen Ames, de Calgary, se retrouve au sein du groupe suivant à moins-5 après une ronde de 66. Ses compatriotes Rod Spittle, de St. Catharines, en Ontario, et Jim Rutledge, de Victoria, ont inscrit des scores respectifs de 69 et 75.

Le champion en titre Colin Montgomerie a joué une ronde de 70. Il a triomphé la semaine dernière en banlieue de Tokyo lors du premier tournoi du circuit des 50 ans et plus présenté au Japon.

Gordon et le golf

Impliquez-vous dans la Semaine Adopter une école!

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Vous éprouvez un sentiment de fierté à voir Brooke Henderson, Adam Hadwin et d’autres Canadiens des grands circuits professionnels remporter autant de succès? Alors, le temps est venu de vous demander : « Que puis-je faire pour soutenir la prochaine génération de golfeurs canadiens? Comment puis-je redonner au golf? »

Surprise! J’ai la réponse : en soutenant la Semaine Adopter une école, du 18 au 22 septembre.

Adopter une école est un volet de Golf en milieu scolaire, une composante de Premiers élans, commandité par Acura, un programme-cadre de développement du golf junior créé par Golf Canada, conjointement avec la PGA du Canada et Éducation physique et santé Canada, et soutenu par l’Association nationale des propriétaires de terrains de golf du Canada. Adopter une école permet à des établissements de golf, des entreprises et des particuliers d’adopter une ou plusieurs écoles de leur choix pour y introduire Golf en milieu scolaire. (Les écoles peuvent aussi participer au programme indépendamment.)

Depuis le lancement du programme en 2009, les adoptions ont compté pour presque la moitié des quelque 3 200 écoles adhérant à Golf en milieu scolaire. L’an dernier, 234 écoles ont été adoptées, ce qui a permis à 120 élèves en moyenne par école de s’initier au golf. Actuellement, plus de 380 000 élèves profitent du programme Golf en milieu scolaire.

Si les partenaires susmentionnés jouent un rôle vital, le succès du programme repose en grande partie sur la participation des établissements et des golfeurs. Pourquoi? Parce que, idéalement, chaque école est en rapport avec un établissement de golf ─ club ou terrain d’exercice ─, ce qui n’est pas possible sans le soutien de donateurs.

Les établissements qui sont en rapport avec une école ont vu leur chiffre d’affaires grossir grâce à des adhésions, des leçons et des dépenses de restauration. De plus, c’est, à long terme, le sport du golf même qui du coup sera revitalisé. Les enseignants des écoles adoptées ne tarissent pas d’éloges envers ce programme qui, en plus d’initier les élèves au golf, leur inculque des valeurs associés à ce sport comme la persévérance, l’esprit sportif, l’honnêteté, etc.

Alors, que votre soutien contribue à développer la Brooke Henderson ou le Adam Hadwin de demain, ou tout simplement familiarise avec le golf des enfants de votre communauté, vous pourrez vous féliciter d’avoir redonné au golf.

Investissez dans l’avenir du golf! Soutenez la Semaine Adopter une école!

Pour soutenir la Semaine Adopter une école, visitez www.golfcanada.ca/adopteruneecole/ ou composez le 1-800-263-0009, poste 475.

Le Championnat Évian ne sera lancé que vendredi; réduit à 54 trous

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(Stuart Franklin/Getty Images)

EVIAN-LES-BAINS, France – La pluie et des forts vents ont forcé l’annulation de la première ronde au Championnat Évian, dernier tournoi majeur du golf féminin, jeudi.

Le commissaire de la LPGA, Michael Whan, a indiqué que le peu de golf qui avait été joué jeudi ne comptera pas et que la compétition en sera maintenant une de 54 trous.

Le tournoi a été annulé près de 4h30 après que le jeu eut été suspendu à 10h, heure locale. Des rafales de plus de 70 km/h ont été mesurées, jeudi.

Les prévisions météorologiques sont « plutôt bonnes » pour les deux prochains jours, mais de la pluie est prévue dimanche.

Championnat canadien senior masculin

Gene Elliott remporte le Championnat canadien sénior masculin

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Gene Elliott (Golf Canada/ Bernard Brault)

HAHNAWAKE, QC – L’Américain Gene Elliott a joué la normale 70 en ronde finale et a remporté le trophée commémoratif John Rankin remis au gagnant du Championnat canadien sénior masculin, jeudi, au club de golf Kanawaki.

Le golfeur originaire de West Des Moines, en Iowa, a bouclé le championnat avec un pointage de 283 (+3) et une avance de deux coups sur le meneur après la troisième journée, Doug Hanzel, de Savannah, en Georgie.

« Je suis tellement excité, a dit Elliott qui a récemment atteint la ronde des 32 au Championnat amateur sénior des États-Unis. Il s’agit d’une compétition tellement relevée. Rien n’est facile au golf sénior; les joueurs sont tellement bons. De gagner au Canada est encore plus emballant. »

Elliott est relativement nouveau sur la scène du circuit sénior ayant fêté ses 55 ans en février dernier, mais il compte déjà plusieurs faits d’armes à son palmarès, dont plus d’une vingtaine de titres dans son état de l’Iowa en plus d’avoir gagné la prestigieuse Porter Cup en 1998.

Le champion n’avait que des éloges à faire du parcours du club Kanawaki.

« Ce parcours est plus difficile qu’il en a l’air, dit-il. Vous croyez pouvoir le mater, mais c’est lui qui a souvent le dernier mot. C’est un endroit formidable pour présenter un tel championnat. »

Elliott obtient un laissez-passer pour le Championnat amateur sénior masculin des États-Unis 2018 qui aura lieu du 25 au 30 août à l’Eugene Country Club (Eugene, Oregon).

Il a aussi confirmé son intention de revenir au Canada pour défendre son titre lors du Championnat canadien sénior masculin de 2018 qui sera disputé du 4 au 7 septembre au Gowan Brae Golf & Country Club, à Bathhurst, au Nouveau-Brunswick.

« J’ai hâté d’aller au Nouveau-Brunswick, a-t-il dit à la blague. J’ignore où ça se trouve et je n’ai aucune idée comment m’y rendre, mais je serai au rendez-vous. »

Hanzel n’a jamais pu se mettre en marche en parcours final. Il a joué une ronde de 75 (+5) ponctuée d’un seul oiselet contre quatre bogueys et un double boguey.

Un trio d’Américains a terminé à égalité au troisième rang à 287 (+7). Il s’agit de Allen Barber (Yorktown, Virginie), Paul Simson (Raleigh, Caroline du Nord) et Jack Hall (Savannah, Georgie).

Le meilleur Canadien a été Doug Roxburgh, membre du Temple de la renommée du golf canadien. Le golfeur de Vancouver a conclu à égalité au 6e rang à 288 (+8). Roxburgh a remporté le Championnat canadien junior masculin de 1970; le Championnat canadien amateur de 1972, 1974, 1982 et 1988 ainsi que le Championnat canadien sénior masculin de 2014.

Pour les résultats complets et des renseignements additionnels à propos du Championnat canadien sénior canadien, cliquez ici.

Championnat canadien senior masculin

Doug Hanzel en avance par trois coups avant la dernière ronde du Championnat canadien sénior masculin

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Doug Hanzel (Golf Canada)

KAHNAWAKE, QC – Doug Hanzel a fait un pas de plus vers sa première conquête du Championnat canadien sénior masculin en jouant une troisième ronde consécutive de 70, mercredi, au club de golf Kanawaki, pour se donner une avance de trois coups à l’aube du parcours final de jeudi.

Le golfeur natif de Savannah, en Georgie, n’a pas l’intention de modifier son plan de match en prévision du parcours final.

« Comme aujourd’hui, je vais recourir à mon décocheur que quelques fois, a dit Hanzel, champion amateur sénior des États-Unis en 2013. Des tertres de départ sur ce parcours, les bois d’allée suffisent pour ma placer en position d’attaquer les fanions. »

« J’aurais pu retrancher quelques coups de plus sur le premier neuf, a expliqué Hanzel. Sur le neuf de retour, j’ai bien frappé la balle, sans plus. »

Hanzel, qui présente un total de 210, soit la normale après trois rondes, avait été le meilleur amateur à l’Omnium sénior des États-Unis en 2011 et 2012.

À trois coups de Hanzel se trouve Gene Elliott, de West Des Moines, Iowa. Le golfeur américain a joué la meilleure ronde du tournoi, mercredi, un 66 (-4) pour passer de la 16e à la deuxième position au classement avec un total de 213 (+3).

Deux autres golfeurs américains complètent le top 3. Buzz Fly, de Memphis, et Paul Simson, de Raleigh, en Caroline du Nord, sont à égalité à 214 (+4).

Le champion obtiendra un laissez-passer pour le Championnat amateur sénior masculin des États-Unis 2018 qui aura lieu du 25 au 30 août à l’Eugene Country Club (Eugene, Oregon).

La dernière ronde du Championnat canadien sénior masculin s’amorcera à 8 heures, jeudi.

Pour les heures de départ et des renseignements additionnels à propos du Championnat canadien sénior canadien, cliquez ici.

De nos archives

Regard sur l’histoire du Club de golf Kanawaki

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Cette semaine, le Club de golf Kanawaki de Kahnawake, près de Montréal, accueille le Championnat canadien sénior masculin. Voici un aperçu de ce parcours, conçu par Charles et Albert Murray, pionniers de l’architecture de golf au Canada.

Le premier club de golf en Amérique du Nord a été fondé en 1873 lorsqu’un parcours a été aménagé à Fletcher’s Field par un permis de la ville de Montréal. Ce club s’est appelé le Montréal Golf Club. Devant la croissance de la ville et l’étalement urbain des 20 années suivantes, il est devenu évident que le club serait contraint de déménager. Donc en 1896, le club, qui avait obtenu pendant ce temps la permission d’ajouter le mot « Royal » à son nom, a été relocalisé à Dixie, à Lachine. Un certain nombre de membres ont toutefois préféré rester au même endroit et ils ont formé un club de neuf trous qu’ils ont appelé le Metropolitan Golf Club.

Au mois de septembre 1902, quelque cinquante de ces membres ont décidé d’établir le Outremont Golf Club. Ils ont loué des terres agricoles entre les avenues Rockland et Pratt où ils ont procédé au financement et à la construction d’un parcours de neuf trous. Le club comptait 212 membres et Son Honneur M. Recorder Weir en a été le premier président. Le club a poursuivi ses activités jusqu’en 1922, même si chaque année son territoire rétrécissait suite à la vente de lots pour la construction domiciliaire.

En 1910, M. J. Harry Birks, voyant qu’il faudrait tôt ou tard trouver un nouvel emplacement, a entrepris d’identifier un site futur pour le club. On a fait une offre ferme pour une propriété dans le secteur de Ville LaSalle, près de l’approche actuelle du pont Mercier, mais le terrain a été vendu au plus offrant. Vers la même période, un Indien de Kahnawake nommé Meloche a rendu visite à M. Birks pour réclamer le loyer dû à l’installation d’un panneau de publicité sur sa propriété. Il lui a indiqué alors qu’une partie de la réserve pourrait très bien répondre aux exigences d’un club de golf. On s’est entendu avec Meloche pour faire traverser le fleuve à partir de Lachine à un groupe de membres incluant M. Birks, pour que ceux-ci puissent inspecter le site proposé. Le site en question s’est avéré plutôt marécageux et parsemé de broussailles. On a procédé à l’arpentage du terrain et, même si le rapport d’ingénieur faisait état de certains problèmes de drainage inquiétants, on a pris la décision de procéder à la construction du parcours.

Le Kanawaki Golf Club a été incorporé par une loi de la législature québécoise (2 Geo V c. 131) sanctionnée le 14 mars 1912. La loi d’incorporation prévoyait que tous les membres du Outremont Golf Club devenaient membres du nouveau club. Cependant, les deux clubs ont continué d’exister pour dix ans encore jusqu’à l’expiration du bail du club Outremont. Les clubs ont fusionné par la suite.

Le tableau qui décore le mur sud de la salle à manger, une représentation de l’ancien Outremont Golf Club, est l’oeuvre de Maurice Cullen ARC. Il a été acquis en 1915 grâce à la contribution financière privée de 19 membres.

LE TERRAIN
On a entrepris les travaux en 1910 par le creusage de plusieurs fossés qui s’étendaient bien au-delà des limites de la propriété du club. Le terrain a été complètement entouré de clôtures et le travail de débroussaillage et de dynamitage des rochers a commencé. Lors de la construction du pont de chemin de fer au-dessus du Saint-Laurent plusieurs années auparavant, le remblai servant à ériger le talus protégeant l’emprise de la voie ferrée avait été tiré de la portion de terrain qui fait actuellement face au chalet. Cela explique en partie la topographie particulière de la zone qui s’étend du vert du 12e trou jusqu’au tertre de départ du 4e trou, pour bifurquer ensuite vers le vert. Le bol formé par le vert du 9e trou était un immense trou qu’on a rempli de tonnes de roches et de remblai pour le relever à un niveau acceptable. Fait particulier, le chemin situé à l’ouest de la propriété constituait l’emprise du premier lien ferroviaire entre le Canada et les États-Unis. Ce chemin de fer allait du quai de Kahnawake jusqu’à Mooers Junction, N.Y.

Les travaux d’aménagement du terrain ont progressé en 1911 et 1912 suivant un plan tracé par Charles Murray, professionnel au Royal Montreal, et son frère Albert. Cependant, le parcours n’a été ouvert au jeu qu’à la toute fin de l’été de 1913, alors que 15 trous avaient été complétés. Le parcours de 18 trous était prêt pour la saison 1914, même si on a rallongé les trous peu après à mesure que le terrain était nettoyé et aménagé.

Les nombreux arbres qui suscitent l’admiration de tous aujourd’hui sont le résultat d’un programme de plantation bien calculé entrepris au moment de la construction du terrain et poursuivi depuis des années. Il est intéressant de constater que les érables et les ormes majestueux qui ornent aujourd’hui certains secteursdu parcours peuvent facilement être identifiés sur les vieilles photos du club. On retrouvait généralement de denses sous-bois et des terrains marécageux à l’extérieur des allées; le travail de nettoyage et de drainage de l’herbe longue se poursuit de nos jours.

LE PARCOURS
Les premiers neuf trous du parcours sont essentiellement les mêmes que ceux du dessin initial. Il y a bien eu de nombreuses modifications et améliorations sur chacun des trous au cours des années, mais la séquence des trous et le plan général n’ont pas changé. Le vert du 3e trou, qui était très grand à l’origine, a été remplacé en 1933 par deux verts plus petits. Le vert du 7e trou a aussi été réaménagé sur une surface plane, à la droite du vert actuel.

En 1970, des changements substantiels ont été apportés au vert du 2e trou et le vert du 3e trou a été refait pour constituer un seul grand vert. Le 5e trou a été redessiné, avec la construction d’un nouveau vert sur la portion de terrain surélevée qui est située à la gauche du départ du 6e trou.

Fait intéressant à noter, la distance totale des premiers neuf trous sur la carte de scores de 1914 était de 3220 verges, pour une normale de 37, comparée à la distance actuelle de 3199 verges à normale 35. Le neuf de retour a cependant fait l’objet de changements importants et plutôt radicaux au cours des années. Dans chacun des cas, ces changements ont suscité parfois de vives controverses au moment où ils ont été présentés aux membres. Il n’existe aucune description aujourd’hui qui permettrait d’identifier le tracé du parcours en 1914; l’hypothèse la plus plausible est que le deuxième neuf trous ne pouvait profiter de l’espace occupé actuellement par les trous 11, 14 et 15. Il semble bien que les trous 13, 14, 15 et 16 du temps aient été aménagés dans la partie du terrain délimitée à l’est par une ligne allant du tertre de départ actuel du 13e trou au départ du 16e trou et englobant les 16e, 17e et 18e trous actuels.

On croit que le tracé original de ces trous n’a pas été utilisé longtemps, car la partie de terrain couvrant les trous 11 et 15 actuels a été préparée et drainée, à la suite de quoi les trous du neuf de retour ont été réorganisés. Le nouveau plan plaçait les trous plus courts aux environs du 11e trou actuel, prévoyait un long 14e trou, soit le 13e trou actuel allongé à 545 verges, et un trou coudé vers la gauche aboutissant au vert du 15e trou. Le dernier changement majeur a été proposé aussi tôt qu’en 1930, mais il n’a été réalisé qu’en 1953. Il s’agissait d’abandonner un des trous courts au 11e et 12e trous et de le remplacer par le 14e trou actuel. Plusieurs membres ont contesté ce plan chaque fois qu’il a été présenté. Les années de crise économique, suivies de près par la Deuxième Guerre mondiale, ont contribué à augmenter les délais. Finalement, le plan a reçu l’aval des membres en 1953, mais non sans une vive opposition. Aujourd’hui, les critiques ont peu à peu disparu, même si cela fait encore jaser les vieux membres à l’occasion. En 1963, un projet majeur s’est concrétisé par l’installation d’un système d’arrosage complet du parcours avec l’eau puisée dans la Voie maritime du Saint-Laurent.

LE CHALET
Lors de sa construction en 1913, le chalet comprenait la salle à dîner actuelle, la cuisine, des casiers au rez-de-chaussée et un vestiaire à l’étage. Il s’agissait d’une structure modeste qui a très bien répondu aux besoins des membres pendant quinze ans, mis à part quelques changements mineurs. Comme il n’y avait pas d’électricité dans le secteur, l’éclairage était assuré par des lampes à acétylène. L’eau provenait de puits à ciel ouvert et elle était pompée à un réservoir situé sous le tertre de départ du 1er trou. La salle à dîner servait un nombre limité de personnes et les membres devaient réserver à l’avance s’ils avaient l’intention de rester pour dîner. Les boissons alcooliques étaient interdites sur les lieux, règle qu’on appliquait strictement en fouillant fréquemment les casiers et en confisquant toute boisson qu’on y trouvait.

En 1925, les premières améliorations d’importance ont été réalisées. Une ligne électrique a relié le club à la Jonction Adirondack, on a creusé un puits artésien et on a érigé un réservoir d’eau. Le club comptait alors un nombre maximal de membres et les installations devenaient de plus en plus inadéquates. En 1928, le comité exécutif a donc reçu le mandat d’élaborer un programme de construction visant à ajouter une aile à la partie ouest du chalet pour loger les bureaux, le vestiaire des hommes et la boutique du professionnel, à prolonger la partie est pour fournir de meilleures installations au club des dames, à agrandir la cuisine et à ajouter un casse-croûte.

Un système de gicleurs a été installé en 1938 et la boutique du professionnel a été agrandie en 1949.

La plus récente addition au chalet, complétée en 1956, comprenait le « Club Room », la conversion du casse-croûte en salon des hommes ou salle des trophées (salon Gordon B. Taylor aujourd’hui) et la modernisation de la terrasse.

Le chalet a fait l’objet d’un bon nombre de changements et de réaménagements majeurs au cours des années, mais il n’en garde pas moins tout son charme et sa simplicité originale tout en continuant de bien servir les membres.

Kanawaki accueille l’Omnium Canadien de 1929, remporté par le légendaire Leo Diegel.

Le film de Disney ‘’Un Parcours de légende’’, mettant en vedette Shia LaBeouf et basé sur l’histoire véridique de Francis Ouimet lors du US Open de 1913, a été filmé à Kanawaki, et certains de nos membres ont eu le privilège d’y être figurants. Notre golfeur professionnel John Murray a entrainé les acteurs et a servi de doublure pour certaines scènes.

Championnat canadien senior masculin

Équipe Alberta remporte le titre interprovincial au Championnat canadien sénior masculin

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KAHNAWAKE, QC – La deuxième journée du Championnat canadien sénior masculin 2017 s’est terminée, mardi, au club de golf Kanawaki par la conquête du championnat interprovincial par Équipe Alberta.

Le trio de Frank Van Dornick (Camrose), Brian Laubman (Edmonton) et Ken Griffith (Red Deer) a présenté un pointage combiné de 141 (+1) en deuxième ronde pour mettre la main sur le trophée Phil Farley avec un total de 282 (+3).

Les Albertains l’ont emporté par la marge de 12 coups devant Équipe Colombie-Britannique composée de Doug Roxburgh (Vancouver), membre du Temple de la renommée du golf canadien, John Gallacher (Burnaby) et Gred Bismeyer (Mission). Ces derniers ont totalisé 295 (+15).

Équipe Québec et Équipe Manitoba ont terminé à égalité au troisième échelon à 299 (+19). Les membres de l’équipe du Québec étaient François Bissonnette (Mirabel), Danny Turbine (Québec) et Peter Harrison (Ottawa). Mike Walker (Winnipeg), Garth Collings (Matlock) et Brent Clague (Winnipeg) représentaient le Manitoba.

L’Américain Paul Simson, de Raleigh, en Caroline du Nord, a été couronné champion de la division super sénior des 65 ans et plus. Après deux rondes de 71, Simson l’a emporté par un coup devant Lance Lundy, de Pemberton, C.-B. Avec le titre super sénior en poche, le golfeur de 65 ans aura un autre trophée dans sa mire au cours des deux prochaines journées.

« À cause du vent, les conditions étaient un peu plus difficiles aujourd’hui », a dit Simson, qui a écrit une page d’histoire en 2010 en devenant le premier à remporter la même année les championnats séniors de Grande-Bretagne, des États-Unis et du Canada. « Je vais tout faire maintenant pour mettre la main sur le championnat sénior. »

Meneur de la division super sénior après la première ronde, Lance Lundy a joué 73 (+3) et occupe le deuxième rang avec un total de 143 (+3). Frank Van Dornick, de Camrose, en Alberta, a terminé troisième à 144 (+4).

Doug Hanzel, de Savannah, en Georgie, occupe la tête du classement de la division sénior à mi-chemin du championnat avec une fiche de 140 (la normale).

« J’ai joué de façon constante pendant toute la journée, a dit Hanzel. J’ai atteint 16 verts en coups prescrits aujourd’hui en évitant surtout de me retrouver devant des roulés difficiles à lire. »

Simson et Brian Laubman, d’Edmonton, sont ex æquo au deuxième rang à 142 (+2).

Un total de 71 golfeurs ont évité le couperet en complétant les 36 premiers trous à 155 ou mieux. La troisième ronde s’amorcera à 8 heures.

Le champion obtiendra un laissez-passer pour le Championnat amateur sénior masculin des États-Unis 2018 qui aura lieu du 25 au 30 août à l’Eugene Country Club (Eugene, Oregon).

Pour les heures de départ et des renseignements additionnels à propos du Championnat canadien sénior canadien, cliquez ici.

Charles et Albert trônent tous deux au Temple de la renommée du golf canadien. Le petit-fils d’Albert raconte leur épopée.

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Mes grands-parents habitaient un duplex sur une paisible rue de Montréal et j’adorais leur rendre visite. Le corridor était décoré de photos de mon grand-père Albert, un golfeur professionnel qui ne parlait jamais de sa carrière.

Quand je descendais à la cave, humide et encombrée, l’importance de sa vocation golfique me sautait aux yeux. Sur une tablette étroite, le long d’un mur, se dressait une collection de bâtons de golf en bois de tous les calibres et styles imaginables. L’un d’eux semblait façonné à partir d’une branche d’arbre. À côté, une vitrine contenait des balles de golf antiques et des douzaines de tés en bois, papier ou métal. Dans un autre coin, il y avait des maquettes de verts en pâte à modeler et ce que grand-maman appelait « ses cartes », roulées ou épinglées au mur.

Parmi la quincaillerie de trophées, médailles et souvenirs de golf encombrant le vaisselier du rez-de-chaussée se trouvaient quatre albums de photos et coupures de presse témoignant d’une vie de grand golfeur. Quelques décennies plus tard, un album de son frère Charlie, révélé par une de ses petites-filles qui a permis au Musée et Temple de la renommée du golf canadien de le numériser, venait confirmer la glorieuse carrière de pionniers qu’avaient menée les frères Murray au golf professionnel.

Leur père, Charles Joseph Murray, tailleur de pierre, émigre d’Angleterre en 1888 pour se faire une vie au Canada avec sa femme et ses trois enfants : Charles, cinq ans, Albert, huit mois, et Frances, née entre les deux garçons. Il ne tarde pas à se mettre au boulot et bâtit une vaste maison familiale à colonnes corinthiennes, près de Toronto, tout en travaillant comme maçon sur les chantiers de la ville. Mais les finances de la famille sont serrées.

Jeune adolescent, Charlie se met donc en quête de travail à temps partiel. Grand, solidement charpenté, il a entendu dire que le club de golf du voisinage cherche des cadets. Cela fait son affaire, rester dehors, gagner quelques sous et apprendre un nouveau sport, de surcroît. Son jeune frère Albert, qui le suit partout, l’accompagne. Il a neuf ans.

Les frères Murray apprennent vite les rudiments du golf et en 1899, Albert gagne son premier tournoi de cadets. Son prix? Un plum-pudding avec une pièce d’or de 5 $ cachée à l’intérieur. L’année suivante, il défendra avec succès son titre.

Albert est cependant tiraillé entre le golf et les chevaux. Derrière la maison familiale, il y a la piste de course privée de Joseph Seagram, fondateur de la distillerie éponyme. Le jeune garçon traîne du côté des stalles et tombe en amour avec les chevaux. Avec la permission de M. Seagram, mais pas de son père, et la complicité de Charlie, Albert se lève chaque matin à cinq heures pour exercer les chevaux.

« Avec le temps, j’ai gagné en confiance jusqu’à pouvoir entraîner n’importe quel cheval sur le terrain, écrira Albert dans son journal. Les chevaux savaient que je les aimais et étaient donc devenus faciles à manier. »

Il voudra devenir jockey, jusqu’à ce que son père s’en rende compte. « C’était ma première ambition, j’aimais mieux ça que le golf », dira-t-il à un journaliste des années plus tard.

L’année 1900 marque l’arrivée de George Cumming – un Écossais qui a débuté sa carrière comme cadet à 14 ans – au premier Toronto Golf Club, non loin de la demeure Murray. C’est là que Cumming fait la connaissance de Charlie et qu’il lui conseille de songer à une carrière au golf, ayant noté les habiletés naturelles du jeune homme et surtout son flegme, qualité essentielle pour bien servir les membres du club. Pour se faire remarquer, lui aussi, Albert lui montre le bâton de golf qu’il a façonné à partir d’une branche d’arbre à 12 ans. Les frères Murray seront les premiers diplômés de Cumming, ayant appris l’art de la fabrication de bâtons et de l’enseignement du golf.

Ensemble, les Murray vont mettre en pratique leurs compétences, d’abord au Toronto Hunt Club où Charlie est professionnel en titre et Albert, pro enseignant attitré, puis au Westmount Golf Club, à Montréal, et ensuite au Royal Montréal.

Le premier Omnium canadien a lieu au Royal Montréal, en 1904, et seuls 10 professionnels, plus quelques amateurs, y participent. Albert termine le tournoi en 12e place et Charlie en 4e. Albert sera vainqueur en 1908 et en 1913, tandis que Charlie aura le titre en 1906 et en 1911, année où il fondera, avec son frère et 22 autres golfeurs professionnels, la PGA du Canada.

En 1906, Albert quitte Montréal pour Québec, ou plus précisément Cove Fields, un secteur des Plaines d’Abraham où se trouve le (futur Royal) Quebec Golf Club. Il n’a que 18 ans et, comme professionnel en titre, il a pour mission de rénover le parcours. Il retourne à Montréal un an plus tard, mais les membres du club de Québec ne l’oublieront pas et en 1915, ils embaucheront Albert pour aménager leur nouveau terrain de 18 trous à Boischâtel.

Au fil des ans, Charlie consolidera sa réputation auprès des membres du Royal Montréal et de la grande communauté golfique grâce à ses prouesses. Au début des années 1920, il affiche régulièrement des scores dans la soixantaine, ce qui est rare en cette ère de balles inertes et de parcours mal entretenus. Homme de peu de mots à la personnalité intègre et charismatique, il est très aimé des membres. Dix ans plus tard, le Royal Montréal le consacre membre honoraire à vie, en reconnaissance de 25 années de loyaux services.

En plus de sa victoire au premier Championnat de la PGA du Canada et aux deux omniums, Charlie triomphera neuf fois à l’Omnium de Québec. De son côté, Albert détiendra pendant 50 ans le record du plus bas score réalisé à l’Omnium de Québec avec sa victoire de 1931.

Entretemps, ce dernier est à la recherche d’un endroit de classe pour fonder la première école intérieure de golf au Canada. Il loue le sous-sol de l’hôtel Ritz Carlton, à Montréal, en 1916, où il installe les appareils d’apprentissage qu’il a inventés pour l’assister dans ses cours. Albert exploitera son école de golf d’hiver en différents lieux de la ville pendant 25 ans.

Très tôt, aussi, il s’intéresse à l’architecture de golf et déjà, en 1915, le jeune Murray a 10 parcours à son actif, certains dessinés avec son frère Charlie, dont le clubs de golf Kanawaki et Whitlock. Au terme d’une carrière professionnelle de plus de 60 ans, il aura conçu ou réaménagé au-delà de 60 parcours.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, on organise des matchs de golf patriotiques pour le Fonds de secours de la Croix-Rouge. C’est la première fois en Amérique du Nord que des spectateurs paient pour regarder jouer des professionnels. Les frères Murray, faisant équipe contre les meilleurs golfeurs de l’époque, resteront invaincus. En 1918, le journal Toronto Mail and Empire annonce que le multiple champion amateur canadien George S. Lyon et le professionnel Percy Barrett lancent un défi aux frères Murray, au Weston Golf & Country Club de Toronto, avec paris ouverts de 500 $ ou 1 000 $.

Le golf professionnel devient lucratif et en mai 1922, le Vancouver Sun rapporte que Charles et Albert Murray sont les golfeurs professionnels les mieux payés au Canada. Charles vient tout juste de décliner une offre d’E.B. Mclean, éditeur du Washington Post, qui souhaite l’embaucher comme entraîneur personnel et pro en titre du club privé qu’il construit en Floride. Son refus témoigne de sa fidélité envers les membres du Royal Montréal où il est en poste depuis 1905.

Il sera plutôt le premier pro en titre du nouveau parcours conçu par Donald Ross à Delray Beach, en Floride, le Gulf Stream, surclassant ainsi plusieurs professionnels américains de haut calibre pour obtenir ce poste convoité dans un des clubs les plus exclusifs du pays.

Père dévoué de trois fils, Charlie amènera sa famille chaque automne en Floride pendant neuf ans afin d’exercer sa profession au Gulf Stream durant l’hiver, revenant au printemps pour l’ouverture de la saison au Royal Montréal. C’est en Floride que Charlie acquiert une réputation enviable à la grandeur de l’Amérique du Nord, brisant les records de parcours aux clubs de la région et accueillant au Gulf Stream les stars du golf de son époque.

Pendant ce temps, son jeune frère Albert est pro en titre au Country Club de Montréal dont il a conçu le premier parcours en 1910, deux ans après avoir remporté son premier Omnium canadien à l’âge de 20 ans, soit le record du plus jeune champion, toujours intact 109 ans plus tard. Charlie, pour sa part, détient celui du plus grand nombre de top 10 de l’Omnium avec deux de plus que Jack Nicklaus.

« Les Murray régnaient au sommet » titrera le Montreal Star en 1967, publiant une interview d’Albert, alors âgé de 70 ans. On y lit que le Parcours Jaune, premier golf municipal du Québec conçu par les frères Murray, fut le premier club public choisi pour accueillir un championnat ouvert en Amérique du Nord. Le « jeune » Murray hoche la tête quand on lui parle des stars du moment comme Nicklaus, Palmer et Player, disant que le jeu a complètement changé depuis son époque, puis il fait un clin d’œil au journaliste et ajoute : « Mais le trou est toujours aussi petit. »

Ian Murray, petit-fils d’Albert, rédige actuellement un ouvrage sur les frères Murray à l’Âge d’or du golf.

Grace St-Germain : vouée au succès

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Bernard Brault , GOLF CANADA

Le tatouage sur son poignet gauche se lit : « I believe in the good things coming » (Je crois que le meilleur est à venir). On peut donc en déduire que Grace St-Germain, d’Ottawa, est une optimiste et que sa mentalité est gage de succès.

« Cela rappelle que, quelle que soit l’épreuve que l’on traverse, au golf ou dans la vie, le meilleur est à venir si l’on fait preuve de patience et que l’on ne dévie pas de son objectif », affirme la golfeuse de 19 ans, membre de l’équipe nationale amateur de Golf Canada qui récemment, à l’occasion de l’Omnium féminin CP, a bien voulu discuter de son parcours golfique.

« Mes grands-parents étaient responsables du programme junior au Hylands Golf and Country Club, tout près de l’aéroport. Ils étaient eux-mêmes membres de ce club et invitaient les petits-enfants à jouer. »

Pour la jeune Grace, ce fut le coup de foudre.

« J’avais 7 ans et ça m’a plu tout de suite. C’était mieux que de regarder le golf à la télé. Je passais toute la journée dehors et je jouais avec d’autres enfants. »

Au début, St-Germain avait beau aimer le golf, elle ne le prenait pas trop au sérieux. Mais la donne a changé à 11 ans à la faveur d’une performance inattendue lors d’un tournoi au Québec.

« Mes parents croyaient que je tomberais sous le couperet et ils ont réservé l’hôtel pour deux nuitées seulement, se rappelle-t-elle avec le sourire. Mais je me suis qualifiée et c’est alors que je me suis mise à prendre le golf plus au sérieux. »

Depuis, elle n’a jamais failli à son engagement et son jeu n’a cessé de progresser.

St-Germain a réussi l’un des exploits de sa jeune carrière amateur en 2014 en enlevant le Championnat canadien junior féminin au Thornhill Golf and Country Club de Toronto.

« J’ai entamé le tournoi avec une grande confiance. J’ai enchaîné quelques bonnes rondes, si bien que j’ai entrepris la dernière journée avec une avance de quelques coups », dit-elle.

Et d’ajouter que c’est un conseil à la fois simple et efficace de son entraîneur qui l’a aidée à relaxer avant la ronde finale.

« J’étais très nerveuse. J’étais en tête et je ne savais pas comment faire face à la pression. Je me souviens que mon entraîneur m’a simplement dit de respirer et de sourire. »

Le conseil a fait des merveilles puisque Grace a décroché son premier titre national.

« C’était surréaliste. Ma mère pleurait et mon père m’a serrée très fort dans ses bras. Ce fut une expérience extraordinaire qui m’a donné confiance en mes moyens », indique St-Germain qui a également été couronnée championne amateur de l’Ontario en 2016.

Proche collaborateur de St-Germain depuis trois ans, Tristan Mullally, entraîneur-chef de l’équipe nationale féminine de Golf Canada, n’a que des éloges pour l’engagement et le désir de réussir de son élève.

« Son attitude est très positive, ce qui est essentiel au golf, et son éthique de travail est irréprochable. On voit tout de suite qu’elle est vouée au succès et qu’elle est prête à faire des sacrifices pour s’améliorer chaque jour », note-t-il.

« Grace est encore jeune et en plein développement. Quand elle sera plus forte, elle frappera la balle encore plus loin. Comme son petit jeu est déjà très solide, il est facile de lui prédire une brillante carrière », ajoute Mullally.

Ayant fait partie de la formation de développement avant de se joindre cette année à l’équipe amateur, St-Germain reconnaît les bienfaits du programme.

« Nous avons participé à plusieurs tournois prestigieux partout dans le monde et nous avons eu des entraîneurs et une équipe de soutien extrêmement compétents. Le programme a beaucoup contribué à mon développement », indique-t-elle.

L’un de ses souvenirs les plus chers remonte à 2015, année où elle a participé au Championnat mondial junior féminin au club The Marshes d’Ottawa.

« J’étais du tournoi il y a deux ans et je ne regrette rien. J’ai beaucoup appris de cette expérience et me suis fait plusieurs amies aux quatre coins du monde », dit-elle.

« C’était génial d’être l’héroïne locale et d’avoir le soutien de plusieurs membres de la famille et amis. »

St-Germain ne participera pas au championnat de cette année qui aura lieu au Marshes du 26 au 29 septembre, mais plusieurs de ses amies y prendront le départ.

« Des amies qui participeront au tournoi me demandent des renseignements sur le parcours et sur la sensation que l’on éprouve à représenter son pays en tant que membre d’une équipe. Je les conseille de mon mieux. »

St-Germain souligne aussi à quel point elle a apprécié d’être l’une des favorites locales à l’Omnium féminin CP.

« J’ai grandi à 25 minutes de l’Ottawa Hunt et j’ai trouvé génial que des gens m’encouragent en criant mon nom. Jouer avec l’élite mondiale a été une expérience très enrichissante et motivante. »

À la conclusion de l’Omnium féminin CP, St-Germain a repris ses études à  Daytona State où elle termine sa deuxième et dernière année de collège préuniversitaire. À l’automne de 2018, elle poursuivra sa formation à l’Université de l’Arkansas.

« Mon objectif pour les prochaines années, c’est de gagner d’autres tournois et de faire partie de l’élite amateur mondiale. Après l’université, je veux joindre les rangs professionnels. Pour le reste, on verra. »

Bien que plusieurs président un avenir tout en rose à la championne canadienne junior 2014, St-Germain estime qu’il ne faut surtout pas brûler les étapes.

« À chaque jour suffit sa peine, dit-elle. L’important, c’est de continuer à trimer dur chaque jour pour améliorer toutes les facettes de mon jeu. Si je fais ce qu’il faut et continue de m’améliorer, il est sûr que l’avenir me réservera de belles surprises. »

Championnat canadien senior masculin

Allan Barber prend les devants au Championnat canadien sénior masculin

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KAHNAWAKE, QC – Allan Barber, de Yorktown, en Virginie, a ramené une carte de 67, trois coups sous la normale, pour prendre les devants après la première ronde du Championnat canadien sénior masculin au club de golf Kanawaki.

Barber, qui a été le seul golfeur à jouer sous la normale lundi, a attribué sa solide prestation à sa façon de mater les verts capricieux du parcours de Kanawaki.

« Le parcours est dans une condition impeccable, a dit Barber. L’un des meilleurs parcours sur lesquels j’ai joué, mais les verts sont réellement difficiles à lire. Mon plan de match de la journée était d’atteindre les allées et me laisser des roulés en montant. Je dois dire que mon fer droit s’est aussi bien comporté sur ces verts. »

Barber connu un été de rêve sur la scène amateur. Il a récolté quatre top 5, dont une égalité au quatrième rang du prestigieux tournoi sénior de la Coupe Porter.

Quatre joueurs accusent un retard de trois coups sur Barber après avoir joué la normale 70. Il s’agit de Buzz Fly, de Memphis, Brady Exber, de Las Vegas, Doug Hanzel, de Savannah, en Georgie, et Lance Lundy, de Pemberton, Colombie-Britannique.

Lundy mène le bal de la division super sénior (65 ans et plus) par un coup devant le champion canadien sénior de 2010 Paul Simson, de Raleigh, en Caroline du Nord, auteur d’une ronde de 71. À 72, on retrouve Graham Cooke, membre du Temple de la renommée du golf canadien. Le golfeur de Hudson, au Québec, célébrait lundi son 71e anniversaire de naissance. Cooke a gagné quatre fois le Championnat canadien sénior (2001, 2001, 2008 et 2009).

Au terme des deux premières rondes, le tableau sera réduit aux 70 meilleurs, égalités comprises. De plus, une compétition interprovinciale par équipes se déroule sur les 36 premiers trous du championnat.

Équipe Alberta composée de Frank Van Dornick (Camrose), Brian Laubman (Edmonton) et Ken Griffith (Red Deer) occupe le premier rang avec un pointage combiné de 142 (+2). Équipe Québec et Équipe Colombie-Britannique sont à égalité au deuxième échelon à 147 (+7).

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Pour des renseignements supplémentaires à propos du Championnat canadien sénior canadien, cliquez ici.