Position améliorée : comporte des inconvénients
Au cours d’une saison, les golfeurs canadiens doivent s’adapter à toutes sortes de conditions de jeu : chaleur torride, froid, vent, pluie et même gel au sol. Quand ces conditions se présentent, le surintendant ou le comité du club peut décider de protéger certains endroits sur le parcours, ou même tout le parcours, en adoptant une règle locale de position améliorée. On entend parfois les plus mordus se moquer de cette règle en l’appelant « lever, nettoyer et tricher ».
Les compétitions professionnelles se jouent très rarement sous une telle règle locale. Quand les conditions de jeu sont exécrables, on préfère suspendre le jeu ou annuler la ronde. On nous pose de nombreuses questions au sujet de ces « règles d’hiver », dont la plus courante est celle-ci : les scores réussis dans de telles circonstances sont-ils admissibles pour fins de handicap?
Voyons d’abord ce qu’est la position améliorée (ou règles d’hiver). Il s’agit d’une règle locale adoptée par le comité en charge du parcours lorsque les mauvaises conditions sont si généralisées, sur le terrain, que le fait de déplacer la balle d’une certaine façon permettrait un jeu plus équitable tout en protégeant la pelouse. Les scores réalisés lorsqu’une telle règle est en vigueur doivent compter dans le calcul du handicap, à moins que le comité (de préférence le comité du handicap) n’ait déterminé que les conditions sont trop mauvaises pour que ces scores soient inscrits. Dans ce cas, le comité devrait plutôt songer à fermer le terrain. Soyons clairs, cependant, il n’appartient pas aux golfeurs eux-mêmes de décider si les scores sont admissibles en raison de l’état du parcours.
Il est important de se rappeler que l’adoption de la position améliorée comporte certains inconvénients. Une telle règle locale contrevient au principe fondamental voulant que la balle soit jouée là où elle repose. La position améliorée est parfois adoptée sous prétexte qu’on veut protéger le parcours mais, en pratique, elle peut produire l’effet contraire. La règle permet de déplacer la balle à un endroit où le terrain est en meilleur état et d’où l’on arrache des mottes de gazon, ce qui endommage davantage le parcours. De plus, la position améliorée a tendance à faire baisser les scores et à fausser le facteur de handicap. Pour contrer cet effet, le comité devrait s’assurer que la difficulté habituelle du parcours est maintenue en déplaçant les jalons de départ ou par toute autre méthode du genre.
En somme, si l’usage de la position améliorée peut sembler une bonne idée, à prime abord, pour les joueurs et les parcours, cela peut aller à l’encontre de l’objectif poursuivi. Pour un comité, ce n’est pas une décision à prendre à la légère.
Cet article a été publié dans l’édition septembre 2017 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image.
Fondamentaux du golf et affaires
Joseph Paris est un auteur, conférencier, mentor et « maître à penser » dans la discipline dite de « l’excellence opérationnelle ». Fondateur de XONITEK, une firme-conseil internationale et le cercle de réflexion de l’« Operational Excellence Society », il est également un golfeur de longue date, s’étant initié à ce sport dans le nord-ouest de l’État de New York avant de s’établir en Allemagne.
L’excellence opérationnelle, dit-il, est « un programme intégré, axé sur l’amélioration continue et délibérée du rendement d’une société et des conditions de travail de ses employés ».
Dans un blogue sur le site Web de sa société (www.xonitek.com), Paris énonce d’une façon divertissante quelques leçons qui, tirées du golf, s’appliquent à l’excellence opérationnelle d’une entreprise. Aux fins du présent article, il a bien voulu fournir quelques exemples des rapports entre les fondamentaux du golf et les affaires.
Prise
« Quand la prise d’un golfeur est trop ferme, celui-ci devient tendu, rigide, et il perd de sa souplesse et de sa fluidité, note Paris. De même, vous devez desserrer votre prise dans la poursuite de l’excellence opérationnelle. Si vous avez embauché les bonnes personnes, vous leur avez donné des instructions claires sur votre stratégie d’ensemble et les tactiques utiles à sa mise en œuvre. La microgestion ne s’avère donc pas nécessaire. Laissez-leur la bride sur le cou. Soutenez-les, mais sans vous mettre en travers de leur chemin. »
Posture
Si le golf requiert une certaine posture physique, les affaires nécessitent une certaine posture ou attitude mentale. « Il faut toujours être prêt à faire face à l’inattendu, de dire Paris. Comme au golf, les affaires – et la vie en général – sont remplies d’imprévu. Sur le parcours, les poses de balle compliquées et les mottes de terre non replacées sont monnaie courante. Ainsi en va-t-il dans les affaires. « Il est peu probable que votre plan se déroule comme prévu, mais il faut s’y résigner. Il faut avoir la souplesse nécessaire pour s’adapter aux circonstances. »
Alignement
Il est de plus en plus fréquent que les golfeurs utilisent sur le terrain d’exercice quelque appareil pour vérifier que les divers éléments de leur élan – épaules, hanches, pieds, face du bâton – sont bien alignés et pointent vers la cible. Selon Paris, il faut garder cette image à l’esprit autant au bureau que sur le parcours. « La différence entre le succès et le succès relatif, sinon l’échec, c’est l’alignement des activités commerciales sur les stratégies commerciales. »
Concentration
Quand vous vous apprêtez à frapper votre premier coup de départ, vous avez un plan, un objectif, une stratégie. Mais, à l’évidence, il n’y a pas de route directe entre ce premier coup et le dernier roulé au 18e. De dire Paris : « Il y a un vaste espace à négocier entre ces deux points. Il faut, comme en affaires, y aller coup par coup, et décomposer sa stratégie en tout petits morceaux. L’un des plus grands défis du golf et des affaires consiste à filtrer les distractions. Il faut s’entraîner à ignorer le non important. »
Pour ce faire, il préconise l’adoption du « OODA Loop » en affaires. Cette abréviation, qui était utilisée par les pilotes de chasse durant la guerre de Corée, réfère à Observer, Orienter, Décider et Agir. Le OODA Loop vise notamment à fournir une vision claire et une cible précise afin d’augmenter les chances de succès.
Les fondamentaux, encore et toujours
Qu’il s’agisse de l’élan de golf ou d’une situation d’affaires, Paris observe : « Quand rien ne va plus, il faut revenir aux fondamentaux. Quand un golfeur est dans le pétrin ou qu’une situation stressante se présente dans la vie de tous les jours, on est instinctivement porté à se mettre encore plus de pression. C’est une réaction naturelle, mais très mauvaise. » Le résultat, dit-il, c’est la « spirale de la mort », sur le parcours ou dans la salle de conférence.
« Quand on est pris dans la spirale de la mort, c’est l’heure de revenir aux fondamentaux, de ralentir son rythme, d’opter pour des tactiques plus prudentes, de laisser son esprit prendre le dessus sur ses instincts primaires. Ralentissez, reculez d’un pas. Observez et évaluez la situation, puis recommencez. En affaires, si vous avez le sentiment que vous êtes en train de creuser votre propre tombe, il faut cesser de creuser. »
Selon Paris, la rédaction de son blogue a été une expérience éclairante, car il a découvert un nombre croissant de parallèles entre le golf et les affaires. Il a aussi découvert que « toutes mes expériences commerciales n’ont pas été aussi utiles à mon golf que le golf à mes expériences commerciales ».
Voilà pourquoi vous devriez jouer au golf encore plus souvent, n’est-ce pas?
Frédéric Colgan dans les honneurs nationaux
Octobre continue d’être fertile au plan de la réussite pour Frédéric Colgan.
Après qu’Anne-Catherine Tanguay soit devenue le deuxième talent de son académie à obtenir sa permanence à la LPGA, il demeure dans les honneurs alors qu’il rentre du Royal Ashburn, de Whitby, en Ontario, avec l’obtention du titre d’entraîneur collégial par excellence au Canada.
L’hommage lui a été décerné la semaine dernière lors du gala des championnats nationaux Ping pour la deuxième fois en ajoutant 2012.
Voilà une belle façon de souligner ses 20 ans dans l’enseignement de haut niveau à son académie, qui compte trois « Golf Lab », dans la région de Québec et à la barre des Lions de Champlain-St. Laurence de Québec, lesquels ont tout balayé au circuit provincial.
Anne-Catherine Tanguay s’avère la deuxième joueuse issue des programmes de Frédéric à graduer dans les « ligues majeures » après Sara-Maude Juneau.
Au fil des ans, 28 de ses talents ont été recrutés dans les rangs universitaires (NCAA) et ceux-ci ont totalisé 16 sélections à Équipe Canada.
SARAH-ÈVE RHÉAUME CHAMPIONNE NATIONALE
Sarah-Ève Rhéaume, des Lions, est aussi revenue de l’Ontario avec un prix dans ses bagages y ayant enlevé le titre individuel au premier trou de prolongation. Son coéquipier Charles-Éric Bélanger a mérité la deuxième position.
Au volet en équipes, les Lions ont terminé deuxième chez les filles et quatrième chez les garçons au cumulatif du championnat dominé par Fraser Valley, l’institution de la Colombie-Britannique.
PAS UN, MAIS DEUX ÉLÈVES DE DANIEL LANGEVIN À ÉQUIPE CANADA
Un autre entraîneur ravi actuellement est Daniel Langevin suite à la toute récente nomination de Joey Savoie à Équipe Canada, où il rejoint son ami Hugo Bernard.
Cela signifie qu’il peut profiter de l’encadrement sportif et donc financier de Golf Canada pour défrayer certaines dépenses de déplacements et séjours dans les grands tournois amateurs.
Savoie complète ses études universitaires à Middle Tennessee cet automne et aura donc à compter de janvier tout son temps à dévouer au golf.
De mémoire, deux Québécois avec l’élite au pays est une première qui rejaillit sur Daniel Langevin, celui-ci encadrant Savoie et Bernard, lequel a atteint la deuxième étape des qualifications du circuit Web.com avec un brillant 63 en conclusion au Nevada la semaine auparavant.
Permettez que l’on profite de l’occasion afin de saluer le groupe des entraîneurs en général.
Quoiqu’il y ait toujours place à amélioration, s’il y a un domaine où une intéressante structure s’est installée au golf québécois, c’est bien dans l’encadrement aux athlètes.
Il faut rendre hommage à Debbie Savoy Morel, Roger Lauzon, Denise Lavigne (elle a enseigné à la Fédération de la Suisse aussi), et Pierre Dugas, qui ont été parmi les premiers à mettre en place un encadrement adapté.
SOLEIL, BRIO ET TEMPS DE JEU IDÉAL À VENISE
Parler d’un franc succès la semaine derrière au pro-am automnal des Cantons-de-l’Est au club Venise est tout à fait juste.
Le professionnel hôte Yves Robillard et son ami Guy Faucher, de Milby, ont très bien fait les choses à l’organisation.
Évidement que la belle température a aidé et le parcours en condition optimale ont contribué, mais le rythme de jeu avec à peine quatre heures pour compléter les 18 trous a également contribué à la réussite.
Ce serait tellement bien que la façon de faire soit reproduite ailleurs, dans l’avenir! Refilez la façon de faire ailleurs!
Le temps rapide n’a pas empêché le brio de Jean Laforce, du Champêtre, du directeur général Mario Brouillard, Fernando Perron et Pierre Robillard, le frère d’Yves, qui sont sortis victorieux avec une fiche collective de -14.
« Je n’ai utilisé mon fer droit que quatre fois », de dire Laforce en saluant l’efficacité sur les verts de ses amateurs qui fait toujours la différence dans les « vegas ».
Âgé de 94 ans, le proprio Paul Brouillard était bien sûr présent pour recevoir les amis en cette fin des activités du 40e anniversaire de son complexe de 36 trous. L’hôte était coiffé de la caquette du Canadien, ce qui va soulager Marc Bergevin de savoir que oui, il reste encore des partisans malgré la déroute du début de saison!
DES NOUVELLES D’AMÉRIQUE DU SUD
Nouveau professionnel, Jean-Michel Paré, a vécu une première expérience internationale en participant à l’Omnium du Pérou au circuit PGA Latinoamérica. Deux cartes de 76 au jeune homme de Victoriaville n’ont toutefois pas suffi pour être des rondes de la fin de semaine.
LE GOLF ET LES ÉLECTIONS MUNICIPALES
Ajoutez le nom de Bruno Harvey parmi les gens de l’industrie du golf qui veulent s’impliquer en politique municipale en se présentant à la mairie de Saint-Bruno dans son cas.
Ses activités à titre de proprio du club Riviera et de directeur général à Beloeil font qu’il est connu dans le secteur.
JOE AURAIT ADORÉ…
Dans un portrait posthume à Joe Dassin, fort bien tourné à l’intéressante émission « Aujourd’hui l’histoire » que Jacques Beauchamp anime à la radio de Radio-Canada, la semaine passée, la journaliste artistique Marie-Christine Blais a évoqué que le très populaire chanteur était aussi… golfeur.
Pas de doute qu’il adorerait notre « Été Indien » qu’il a tant chanté… en se souhaitant que le beau reste le plus longtemps.
Bernhard Langer réalise un aigle au 18e trou et remporte la Classique Dominion
RICHMOND, Va. – Bernhard Langer a réalisé un aigle au 18e trou, dimanche, pour surmonter une ronde médiocre et remporter la Classique Dominion Energy Charity, le premier tournoi des éliminatoires de la Coupe Charles Schwab sur le circuit des Champions.
Langer, qui a joué sur la normale toute la journée avant d’arriver au trou le plus facile du parcours James River du Country Club de Virginie, a battu Scott Verplank par un coup. Verplank, jouant deux groupes avant Langer, a remis une carte de 66 (moins-6) pour effacer un déficit de cinq coups, mais n’a pas réussi des oiselets au 17e et au 18e trou.
Langer a enregistré une ronde de 70 après avoir joué 63 lors de la deuxième ronde, terminant avec un pointage cumulatif de moins-16. Il s’agit de sa sixième victoire cette saison et sa 35e sur le circuit, lui qui est âgé de 60 ans.
Langer, qui convoite une cinquième coupe Schwab en carrière et une quatrième consécutive, domine le classement de la saison.
Billy Mayfair (65), Kenny Perry (65) et Vijay Singh (71) ont terminé à égalité au troisième rang, à moins-12.
Langer est devenu le deuxième joueur du circuit des 50 ans et plus à réalisé un aigle au dernier trou pour l’emporter avec un coup d’avance. Scott McCarron, champion du tournoi l’an dernier, l’avait fait l’an dernier au Championnat Allianz à Boca Raton, en Floride.
Le Canadien Stephen Ames a obtenu le meilleur résultat de l’unifolié en terminant à égalité au 19e rang, après une ronde finale de 68. Rod Spittle (69) et Jim Rutledge (66) ont respectivement terminé aux 25e et 40e rangs.
La Sud Coréenne Eun Hee Ji mène le Championnat de Taïwan par six coups; Sharp E10
TAIPEI, Taïwan – Eun-Hee Ji a remis une carte de 69 (moins-3) et elle s’est donné une priorité de six coups au terme de la troisième ronde du Championnat de Taïwan de la LPGA, samedi.
Ji, qui partageait la tête avec Jenny Shin, a surmonté un boguey au cinquième trou et elle a réussi quatre oiselets pour montrer un pointage cumulatif de moins-10. La Sud-Coréenne est à la recherche d’une première victoire sur le circuit depuis celle qu’elle a acquise en 2009, à l’Omnium féminin des États-Unis.
Lydia Ko a réussi sept oiselets, mais elle a commis un boguey et un double boguey. Elle a joué 68, ce qui représente le meilleur pointage de la journée. Elle se retrouve à égalité au deuxième rang avec Shin, à moins-4.
Shin a commis trois bogueys et elle a dégringolé en vertu d’une ronde de 75.
L’Américaine Cristie Kerr a inscrit un 70 à sa carte et elle fait partie d’un groupe de six golfeuses à égalité en quatrième position,
à moins-3.
So Yeon Ryu, la joueuse classée au premier échelon mondial, et Sung Hyun Park, la numéro deux et recrue de l’année dans la LPGA, ont éprouvé des difficultés à trouver leur rythme. Ryu a joué 75 et elle partage la 16e place, à égalité avec la normale, tandis que Park (73) est loin derrière, à plus-6.
La Canadienne Alena Sharp est en bonne position après trois rondes. Elle a bouclé le parcours du Club de golf Miramar en 71 coups et elle se retrouve à égalité au 10e rang, à moins-2. Sa compatriote Brooke M. Henderson (71) occupe la 39e place, à plus-4.
Les Américains Justin Thomas et Scott Brown partagent le sommet de la Coupe CJ
JEJU, Corée, République de – Justin Thomas a conclu la troisième ronde avec une carte de 70 (moins-2) malgré de vents violents et il a partagé la tête de la Coupe CJ avec son compatriote américain Scott Brown, samedi.
Thomas a effacé un boguey et un double boguey en réussissant cinq oiselets pour rentrer au chalet avec un pointage cumulatif de moins-9.
Brown a commis deux bogueys consécutifs, aux 10e et 11e trous, mais il s’est ressaisi en réussissant deux oiselets pour remettre une carte de 71.
Brown et Thomas détiennent deux coups d’avance sur l’Indien Anirban Lahiri et l’Australien Marc Leishman, qui se retrouvent à égalité en troisième place.
Lahiri a réussi quatre oiselets et il a commis un boguey pour finalement boucler le parcours en 69 coups. Leishman a joué 71 en vertu de cinq oiselets et quatre bogueys.
Whee Kim (70) est le Sud-Coréen le mieux classé des 16 présents lors de ce tournoi qui se déroule dans leur pays natal. Kim a grimpé d’un rang pour pointe en cinquième position grâce à une ronde de 72.
Luke List, qui menait après deux rondes, a éprouvé des ennuis avec les conditions climatiques et il a joué 76 pour glisser au huitième échelon, à moins-5. Il a notamment commis trois bogueys sur le premier neuf et deux doubles bogueys sur le neuf de retour.
Le Canadien Nick Taylor est encore dans la course malgré une ronde de 72. Il est à égalité avec cinq autres golfeurs au 10e rang, à moins-4. Son compatriote Adam Hadwin a signé une carte de 76 et il se retrouve en 56e position.
Langer dans le groupe de tête au premier tournoi des éliminatoires
RICHMOND, Va. – Bernhard Langer a inscrit un oiselet au 18e trou pour boucler sa ronde en 67 coups (moins-5), vendredi, à la Classique Dominion Energy Charity, le premier tournoi des éliminatoires de la Coupe Charles Schwab du circuit des Champions.
À la recherche d’un cinquième titre de la Coupe Schwab, et d’un quatrième d’affilée, Langer a dominé le classement tout au long de la saison et a déjà cinq victoires à son palmarès en 2017.
Rocco Mediate, David Toms et Joe Durant partagent le premier rang avec Langer à l’issue de la première ronde sur le parcours James River du Country Club of Virginia. Jay Don Blake, Olin Browne et Glen Day accusent un coup de retard.
Le champion en titre Scott McCarron, qui jouait en compagnie de Langer, a commis un boguey au 18e trou lors d’une ronde de 72. McCarron a signé quatre victoires cette saison et occupe le deuxième rang du classement saisonnier.
Rod Spittle, de St. Catharines, en Ontario, a inscrit un score de 69 et fait partie du groupe à égalité au huitième rang. Stephen Ames, de Calgary, a joué 74 et se retrouve à égalité au 56e rang.
UFV double médaillée d’or au Championnat canadien de golf PING de l’ACSC
Les Cascades de la University of the Fraser Valley (UFV) ont raflé les deux titres par équipe à l’enjeu au Royal Ashburn Golf Club, vendredi après-midi, à l’issue du Championnat canadien de golf PING 2017 de l’Association canadienne du sport collégial (ACSC). C’est la quatrième fois seulement en 17 ans qu’un même établissement s’impose à la fois chez les hommes et les femmes.
Les Cascades avaient réussi l’exploit en 2013, après les Hawks de Humber en 2007 et 2003.
C’est aussi aux Cascades que revient le titre individuel masculin : après avoir mené la compétition de bout en bout, l’athlète par excellence pancanadien Daniel Campbell termine huit coups devant James Casorso de la University of British Columbia – Okanagan (UBC-O).
« C’est assez excitant [que l’équipe et lui aient remporté l’or], confie Campbell. C’est un bon groupe de gars. C’est agréable de jouer avec eux sur le terrain et de les côtoyer à l’extérieur. Ils ne se prennent pas trop au sérieux et on s’amuse toujours.
Charles-Éric Bélanger de Champlain St. Lawrence complète le podium, à un coup de Casorso. Bélanger s’est faufilé devant Thomas Code de Fanshawe et Zach Olson de UFV, qui ont chacun été nommés étoiles du championnat.
Pour la première fois dans l’histoire de l’ACSC, le titre individuel féminin a dû être décidé en éliminatoire après que Sarah-Ève Rhéaume des Lions de Champlain St. Lawrence et Madison Kapchinsky de UFV aient terminé les quatre rondes à égalité à 23 au-dessus de la normale. Lors du trou éliminatoire, Rhéaume a mis la table avec un coup roulé en descente d’environ 30 verges, puis réussi la normale sur un coup roulé court pour gagner le titre, alors que Kapchinsky signait un boguey après avoir envoyé son coup de départ dans la fosse de sable.
La championne individuelle en titre, Addison Wallwin des Grizzlies de Georgian, a remporté la médaille de bronze, terminant à 14 coups des meneuses et trois coups de Shaye Leidenius de Red Deer.
Pour les deux équipes de UFV, il s’agissait d’un deuxième titre dans l’histoire du programme, le précédent remontant dans les deux cas à 2013.
L’équipe féminine s’est imposée avec un score collectif de 59 au-dessus de la normale, 21 coups devant Georgian et Champlain St. Lawrence, qui terminent ex aequo. Champlain St. Lawrence remportera le bris d’égalité pour la médaille d’argent. Humber finit quatrième, à 11 coups du podium.
Chez les hommes, UFV a signé la meilleure ronde du jour (7 au-dessus de la normale) en route vers la victoire par 16 coups. UBC-O prend la médaille d’argent, une première médaille pour le programme masculin. Humber a devancé Champlain St. Lawrence par trois coups pour le bronze, sa première breloque chez les hommes depuis 2013.
Médaillée d’or par équipe et d’argent en individuel, Kapchinsky était ravie de son expérience au championnat.
« On n’aurait pas pu espérer une meilleure performance collective, se réjouit Kapchinsky. C’est mon premier championnat canadien. Je pense qu’on a toutes super bien joué et je suis fière de nous trois. »
L’équipe hôte, les Lords de Durham, a monté d’un rang lors de la dernière ronde pour terminer sixième. Josh Taylor a percé le top 20 après avoir remis une carte de quatre au-dessus de la moyenne vendredi. Il termine le tournoi avec un score de 23 au-dessus de la normale.
Dans le cadre du Championnat, le comité organisateur de Durham College et le Conroy’s No Frills ont conclu une entente en vertu de laquelle une livre de nourriture est donnée à l’Armée du Salut pour chaque oiselet.
Pour l’ensemble du championnat, ce sont 450 oiselets qui ont été réussis, pour 450 livres de nourriture.
Équipe Canada, j’y crois
Il y a 11 ans, le développement des joueurs au Canada, qui accusait un retard indu, a (finalement) gagné des adeptes.Humbles débuts? Voyez ça comme l’équivalent d’une franchise d’expansion au sport professionnel. Aucun entraîneur, aucun joueur, aucun mécanisme de soutien ni structure au lancement, mais un nom : Équipe Canada. Dans un pays imbu de hockey, on ne peut pas résister. Et qui pourrait résister au concept de foi? C’est un mot puissant. La foi est au cœur de ce programme, à mon avis. Elle a permis sa mise en œuvre. Quand les premiers adeptes d’Équipe Canada se sont mis à l’ouvrage, abandonnant leurs égos, une chose étrange est arrivée : ils ont trouvé un terrain d’entente. Ils ont fait de la « foi » un fondement du processus de création d’une équipe nationale. Et cette foi, ils l’ont trouvée dans une confiance mutuelle.
« Au début, bien des gens étaient fascinés, mais ils avaient aussi beaucoup de questions, raconte Jeff Thompson, directeur en chef du sport à Golf Canada. À quoi ça va vraiment servir? Quel effet cela aura-t- il? Est-ce que ça peut durer? Pouvons-nous travailler tous ensemble? Et ça n’a fait que s’améliorer, année après année, depuis lors. » S’attendait-on à de tels résultats? À ces 29 victoires sur les circuits du monde entier, à tous ces drapeaux canadiens s’affichant dans les classements officiels après une décennie seulement? Improbable, mais ça s’est produit. On a aussi vu des admirateurs se pressant sur dix rangs au bord des allées de l’Ottawa Hunt & Golf Club pour voir Brooke Henderson à l’Omnium féminin CP. On a vu la golfeuse se hisser au 2 e rang mondial avant l’âge de 19 ans. On l’a vue remporter un championnat majeur et trois autres titres de la LPGA, et presque une médaille aux Jeux olympiques.
Et que dire de Mackenzie Hughes? Pouvait-on l’imaginer gagnant sur le PGA TOUR dès sa première saison? Ou espérer que le Circuit Symetra compterait deux championnes canadiennes, Anne-Catherine Tanguay et Brittany Marchand, en 2017? Auriez-vous jamais pensé être si optimiste, si confiant pour le golf canadien? Pas moi. Mon espoir pour cette initiative, il y a 11 ans, se limitait à quelques bonnes choses, pas extraordinaires mais convenables, comme d’aider au développement, pas d’engendrer un déferlement de succès. Je dois sans doute des excuses à ces décideurs, entraîneurs et « croyants » du début. Le programme de développement de Golf Canada est non seulement l’une des plus belles histoires méconnues du sport canadien, c’est aussi une initiative que d’autres pays, partout dans le monde, veulent imiter. « La mission de notre programme est simple, explique Thompson, produire davantage de Brooke Henderson et de Mackenzie Hughes, plus souvent, par dessein, pas par hasard. » La structure est prioritaire. Équipe Canada représente un investissement annuel de 1,5 million de dollars, à plusieurs niveaux, suivant un cheminement clairement défini. Cela commence par la formation de développement qui mène à la formation amateur, puis au soutien, à l’aide et au mentorat de la formation Jeune pro. À compter de 2018, le programme national de développement comprendra un volet académique de 18 semaines. Les joueurs et les coachs séjourneront au Bear Mountain Resort de Victoria, en immersion dans un centre d’excellence de haut niveau. Les jeunes fréquenteront une école secondaire locale. L’entraînement, qui durait de 30 à 35 jours par année, passera à 120 jours. « Quand nous avons vu ce qui se faisait dans le monde, tout ce temps et ces points de contact que d’autres pays offrent à leurs joueurs, nous avons constaté que cette étape manquait chez nous », ajoute Thompson. Parmi tant d’étapes qu’Équipe Canada assure en chemin, pourrais-je conclure.
Cet article a été publié dans l’édition septembre 2017 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image.
UFV domine toujours tous les classements à l’issue de la deuxième ronde
Même si la quasi-totalité des équipes et de leurs membres ont ramené de meilleures cartes de pointage, les Cascades de la University of the Fraser Valley occupent toujours la tête des quatre classements du Championnat canadien de golf PING 2017 de l’ACSC, disputé au Royal Ashburn.
« Nous avions bien joué mardi compte tenu de la difficulté du parcours et du vent, mais je pense que les conditions étaient un peu meilleures aujourd’hui, et que c’était donc plus facile, a souligné l’entraîneur-chef de UFV, Chris Bertram. Dans l’ensemble, je suis satisfait, mais nous pouvons relever la barre. Performance correcte jusqu’ici, mais nous sommes à mi-chemin du tournoi, et nous devons mieux faire. »
Ce n’est qu’au sommet du classement féminin individuel qu’on note un changement. Emery Bardock, meneuse après la première ronde, a glissé au deuxième rang, sa coéquipière Madison Kapchinsky lui ayant damé le pion après avoir ramené la meilleure carte de la journée : elle a joué un coup au-dessus de la normale pour permettre aux Cascades de demeurer aux commandes, à 17 coups au-dessus de la normale. Hannah Dirksen, également des Cascades, vient au quatrième rang à 21 coups au-dessus de la normale; elle est devancée par Bardock et par Sarah-Ève Rhéaume, des Lions de Champlain St. Lawrence, qui sont à 18.
La championne en titre, Addison Wallwin des Grizzlies de Georgian, est à égalité avec Dirksen à 21 coups au-dessus de la normale, tandis que sa coéquipière Emilie Tyndall est sixième à 22.
Dominant les sommets du classement individuel, les golfeuses des Cascades et des Grizzlies permettent aux leurs de conserver les premier et deuxième rangs du classement par équipe. Après deux rondes, Georgian tire de l’arrière par 11 coups. En fait, le classement féminin par équipe est resté intact. Les Hawks de Humber et les Lions de Champlain St. Lawrence occupent toujours les troisième et quatrième places, respectivement à 18 et 20 coups de Fraser Valley.
Le carré d’as du classement masculin par équipe est aussi demeuré inchangé : Fraser Valley conserve la tête, devançant par cinq coups sa rivale de la PACWEST, UBC-Okanagan. Les Hawks de Humber font toujours honneur à la conférence hôte (OCAA) : troisième à seize coups des Cascades, ils n’ont toutefois qu’une avance de cinq coups sur André-Laurendeau.
Thomas Code, des Falcons de Fanshawe, a réalisé le parcours du jour, à un coup sous la normale, grimpant au sixième rang du classement individuel. Mais cette performance n’a pas suffi à modifier le podium, qui reste le même à mi-tournoi.
Après deux rondes, Daniel Campbell et Zach Olson de Fraser Valley occupent les premier et deuxième rangs, et Olivier Ménard, du Bommerang d’André-Laurendeau, est bon troisième.
James Casorso, de la UBC-Okanagan, a ravi la quatrième place à son coéquipier Nik Federko, qui a joué quatre coups au-dessus de la normale.
L’équipe hôte, les Lords de Durham, ont connu une journée difficile, glissant de la cinquième à la septième position; elle se retrouve maintenant à 25 coups du podium.
Dans le cadre du Championnat, le comité organisateur du Durham College et le Conroy’s No Frills ont conclu une entente en vertu de laquelle une livre de nourriture est donnée à l’Armée du Salut pour chaque oiselet.
Après deux rondes, ce sont 213 oiselets qui ont été réussis, pour 213 livres de nourriture. Après en avoir cumulé 97 le premier jour, les équipes en ont cette fois totalisé 116.
La ronde trois débutera jeudi à 8 h 30 au Royal Ashburn.
