Charles et Albert trônent tous deux au Temple de la renommée du golf canadien. Le petit-fils d’Albert raconte leur épopée.
Mes grands-parents habitaient un duplex sur une paisible rue de Montréal et j’adorais leur rendre visite. Le corridor était décoré de photos de mon grand-père Albert, un golfeur professionnel qui ne parlait jamais de sa carrière.
Quand je descendais à la cave, humide et encombrée, l’importance de sa vocation golfique me sautait aux yeux. Sur une tablette étroite, le long d’un mur, se dressait une collection de bâtons de golf en bois de tous les calibres et styles imaginables. L’un d’eux semblait façonné à partir d’une branche d’arbre. À côté, une vitrine contenait des balles de golf antiques et des douzaines de tés en bois, papier ou métal. Dans un autre coin, il y avait des maquettes de verts en pâte à modeler et ce que grand-maman appelait « ses cartes », roulées ou épinglées au mur.
Parmi la quincaillerie de trophées, médailles et souvenirs de golf encombrant le vaisselier du rez-de-chaussée se trouvaient quatre albums de photos et coupures de presse témoignant d’une vie de grand golfeur. Quelques décennies plus tard, un album de son frère Charlie, révélé par une de ses petites-filles qui a permis au Musée et Temple de la renommée du golf canadien de le numériser, venait confirmer la glorieuse carrière de pionniers qu’avaient menée les frères Murray au golf professionnel.
Leur père, Charles Joseph Murray, tailleur de pierre, émigre d’Angleterre en 1888 pour se faire une vie au Canada avec sa femme et ses trois enfants : Charles, cinq ans, Albert, huit mois, et Frances, née entre les deux garçons. Il ne tarde pas à se mettre au boulot et bâtit une vaste maison familiale à colonnes corinthiennes, près de Toronto, tout en travaillant comme maçon sur les chantiers de la ville. Mais les finances de la famille sont serrées.
Jeune adolescent, Charlie se met donc en quête de travail à temps partiel. Grand, solidement charpenté, il a entendu dire que le club de golf du voisinage cherche des cadets. Cela fait son affaire, rester dehors, gagner quelques sous et apprendre un nouveau sport, de surcroît. Son jeune frère Albert, qui le suit partout, l’accompagne. Il a neuf ans.
Les frères Murray apprennent vite les rudiments du golf et en 1899, Albert gagne son premier tournoi de cadets. Son prix? Un plum-pudding avec une pièce d’or de 5 $ cachée à l’intérieur. L’année suivante, il défendra avec succès son titre.
Albert est cependant tiraillé entre le golf et les chevaux. Derrière la maison familiale, il y a la piste de course privée de Joseph Seagram, fondateur de la distillerie éponyme. Le jeune garçon traîne du côté des stalles et tombe en amour avec les chevaux. Avec la permission de M. Seagram, mais pas de son père, et la complicité de Charlie, Albert se lève chaque matin à cinq heures pour exercer les chevaux.
« Avec le temps, j’ai gagné en confiance jusqu’à pouvoir entraîner n’importe quel cheval sur le terrain, écrira Albert dans son journal. Les chevaux savaient que je les aimais et étaient donc devenus faciles à manier. »
Il voudra devenir jockey, jusqu’à ce que son père s’en rende compte. « C’était ma première ambition, j’aimais mieux ça que le golf », dira-t-il à un journaliste des années plus tard.
L’année 1900 marque l’arrivée de George Cumming – un Écossais qui a débuté sa carrière comme cadet à 14 ans – au premier Toronto Golf Club, non loin de la demeure Murray. C’est là que Cumming fait la connaissance de Charlie et qu’il lui conseille de songer à une carrière au golf, ayant noté les habiletés naturelles du jeune homme et surtout son flegme, qualité essentielle pour bien servir les membres du club. Pour se faire remarquer, lui aussi, Albert lui montre le bâton de golf qu’il a façonné à partir d’une branche d’arbre à 12 ans. Les frères Murray seront les premiers diplômés de Cumming, ayant appris l’art de la fabrication de bâtons et de l’enseignement du golf.
Ensemble, les Murray vont mettre en pratique leurs compétences, d’abord au Toronto Hunt Club où Charlie est professionnel en titre et Albert, pro enseignant attitré, puis au Westmount Golf Club, à Montréal, et ensuite au Royal Montréal.
Le premier Omnium canadien a lieu au Royal Montréal, en 1904, et seuls 10 professionnels, plus quelques amateurs, y participent. Albert termine le tournoi en 12e place et Charlie en 4e. Albert sera vainqueur en 1908 et en 1913, tandis que Charlie aura le titre en 1906 et en 1911, année où il fondera, avec son frère et 22 autres golfeurs professionnels, la PGA du Canada.
En 1906, Albert quitte Montréal pour Québec, ou plus précisément Cove Fields, un secteur des Plaines d’Abraham où se trouve le (futur Royal) Quebec Golf Club. Il n’a que 18 ans et, comme professionnel en titre, il a pour mission de rénover le parcours. Il retourne à Montréal un an plus tard, mais les membres du club de Québec ne l’oublieront pas et en 1915, ils embaucheront Albert pour aménager leur nouveau terrain de 18 trous à Boischâtel.
Au fil des ans, Charlie consolidera sa réputation auprès des membres du Royal Montréal et de la grande communauté golfique grâce à ses prouesses. Au début des années 1920, il affiche régulièrement des scores dans la soixantaine, ce qui est rare en cette ère de balles inertes et de parcours mal entretenus. Homme de peu de mots à la personnalité intègre et charismatique, il est très aimé des membres. Dix ans plus tard, le Royal Montréal le consacre membre honoraire à vie, en reconnaissance de 25 années de loyaux services.
En plus de sa victoire au premier Championnat de la PGA du Canada et aux deux omniums, Charlie triomphera neuf fois à l’Omnium de Québec. De son côté, Albert détiendra pendant 50 ans le record du plus bas score réalisé à l’Omnium de Québec avec sa victoire de 1931.
Entretemps, ce dernier est à la recherche d’un endroit de classe pour fonder la première école intérieure de golf au Canada. Il loue le sous-sol de l’hôtel Ritz Carlton, à Montréal, en 1916, où il installe les appareils d’apprentissage qu’il a inventés pour l’assister dans ses cours. Albert exploitera son école de golf d’hiver en différents lieux de la ville pendant 25 ans.
Très tôt, aussi, il s’intéresse à l’architecture de golf et déjà, en 1915, le jeune Murray a 10 parcours à son actif, certains dessinés avec son frère Charlie, dont le clubs de golf Kanawaki et Whitlock. Au terme d’une carrière professionnelle de plus de 60 ans, il aura conçu ou réaménagé au-delà de 60 parcours.
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, on organise des matchs de golf patriotiques pour le Fonds de secours de la Croix-Rouge. C’est la première fois en Amérique du Nord que des spectateurs paient pour regarder jouer des professionnels. Les frères Murray, faisant équipe contre les meilleurs golfeurs de l’époque, resteront invaincus. En 1918, le journal Toronto Mail and Empire annonce que le multiple champion amateur canadien George S. Lyon et le professionnel Percy Barrett lancent un défi aux frères Murray, au Weston Golf & Country Club de Toronto, avec paris ouverts de 500 $ ou 1 000 $.
Le golf professionnel devient lucratif et en mai 1922, le Vancouver Sun rapporte que Charles et Albert Murray sont les golfeurs professionnels les mieux payés au Canada. Charles vient tout juste de décliner une offre d’E.B. Mclean, éditeur du Washington Post, qui souhaite l’embaucher comme entraîneur personnel et pro en titre du club privé qu’il construit en Floride. Son refus témoigne de sa fidélité envers les membres du Royal Montréal où il est en poste depuis 1905.
Il sera plutôt le premier pro en titre du nouveau parcours conçu par Donald Ross à Delray Beach, en Floride, le Gulf Stream, surclassant ainsi plusieurs professionnels américains de haut calibre pour obtenir ce poste convoité dans un des clubs les plus exclusifs du pays.
Père dévoué de trois fils, Charlie amènera sa famille chaque automne en Floride pendant neuf ans afin d’exercer sa profession au Gulf Stream durant l’hiver, revenant au printemps pour l’ouverture de la saison au Royal Montréal. C’est en Floride que Charlie acquiert une réputation enviable à la grandeur de l’Amérique du Nord, brisant les records de parcours aux clubs de la région et accueillant au Gulf Stream les stars du golf de son époque.
Pendant ce temps, son jeune frère Albert est pro en titre au Country Club de Montréal dont il a conçu le premier parcours en 1910, deux ans après avoir remporté son premier Omnium canadien à l’âge de 20 ans, soit le record du plus jeune champion, toujours intact 109 ans plus tard. Charlie, pour sa part, détient celui du plus grand nombre de top 10 de l’Omnium avec deux de plus que Jack Nicklaus.
« Les Murray régnaient au sommet » titrera le Montreal Star en 1967, publiant une interview d’Albert, alors âgé de 70 ans. On y lit que le Parcours Jaune, premier golf municipal du Québec conçu par les frères Murray, fut le premier club public choisi pour accueillir un championnat ouvert en Amérique du Nord. Le « jeune » Murray hoche la tête quand on lui parle des stars du moment comme Nicklaus, Palmer et Player, disant que le jeu a complètement changé depuis son époque, puis il fait un clin d’œil au journaliste et ajoute : « Mais le trou est toujours aussi petit. »
Ian Murray, petit-fils d’Albert, rédige actuellement un ouvrage sur les frères Murray à l’Âge d’or du golf.
Grace St-Germain : vouée au succès
Le tatouage sur son poignet gauche se lit : « I believe in the good things coming » (Je crois que le meilleur est à venir). On peut donc en déduire que Grace St-Germain, d’Ottawa, est une optimiste et que sa mentalité est gage de succès.
« Cela rappelle que, quelle que soit l’épreuve que l’on traverse, au golf ou dans la vie, le meilleur est à venir si l’on fait preuve de patience et que l’on ne dévie pas de son objectif », affirme la golfeuse de 19 ans, membre de l’équipe nationale amateur de Golf Canada qui récemment, à l’occasion de l’Omnium féminin CP, a bien voulu discuter de son parcours golfique.
« Mes grands-parents étaient responsables du programme junior au Hylands Golf and Country Club, tout près de l’aéroport. Ils étaient eux-mêmes membres de ce club et invitaient les petits-enfants à jouer. »
Pour la jeune Grace, ce fut le coup de foudre.
« J’avais 7 ans et ça m’a plu tout de suite. C’était mieux que de regarder le golf à la télé. Je passais toute la journée dehors et je jouais avec d’autres enfants. »
Au début, St-Germain avait beau aimer le golf, elle ne le prenait pas trop au sérieux. Mais la donne a changé à 11 ans à la faveur d’une performance inattendue lors d’un tournoi au Québec.
« Mes parents croyaient que je tomberais sous le couperet et ils ont réservé l’hôtel pour deux nuitées seulement, se rappelle-t-elle avec le sourire. Mais je me suis qualifiée et c’est alors que je me suis mise à prendre le golf plus au sérieux. »
Depuis, elle n’a jamais failli à son engagement et son jeu n’a cessé de progresser.
St-Germain a réussi l’un des exploits de sa jeune carrière amateur en 2014 en enlevant le Championnat canadien junior féminin au Thornhill Golf and Country Club de Toronto.
« J’ai entamé le tournoi avec une grande confiance. J’ai enchaîné quelques bonnes rondes, si bien que j’ai entrepris la dernière journée avec une avance de quelques coups », dit-elle.
Et d’ajouter que c’est un conseil à la fois simple et efficace de son entraîneur qui l’a aidée à relaxer avant la ronde finale.
« J’étais très nerveuse. J’étais en tête et je ne savais pas comment faire face à la pression. Je me souviens que mon entraîneur m’a simplement dit de respirer et de sourire. »
Le conseil a fait des merveilles puisque Grace a décroché son premier titre national.
« C’était surréaliste. Ma mère pleurait et mon père m’a serrée très fort dans ses bras. Ce fut une expérience extraordinaire qui m’a donné confiance en mes moyens », indique St-Germain qui a également été couronnée championne amateur de l’Ontario en 2016.
Proche collaborateur de St-Germain depuis trois ans, Tristan Mullally, entraîneur-chef de l’équipe nationale féminine de Golf Canada, n’a que des éloges pour l’engagement et le désir de réussir de son élève.
« Son attitude est très positive, ce qui est essentiel au golf, et son éthique de travail est irréprochable. On voit tout de suite qu’elle est vouée au succès et qu’elle est prête à faire des sacrifices pour s’améliorer chaque jour », note-t-il.
« Grace est encore jeune et en plein développement. Quand elle sera plus forte, elle frappera la balle encore plus loin. Comme son petit jeu est déjà très solide, il est facile de lui prédire une brillante carrière », ajoute Mullally.
Ayant fait partie de la formation de développement avant de se joindre cette année à l’équipe amateur, St-Germain reconnaît les bienfaits du programme.
« Nous avons participé à plusieurs tournois prestigieux partout dans le monde et nous avons eu des entraîneurs et une équipe de soutien extrêmement compétents. Le programme a beaucoup contribué à mon développement », indique-t-elle.
L’un de ses souvenirs les plus chers remonte à 2015, année où elle a participé au Championnat mondial junior féminin au club The Marshes d’Ottawa.
« J’étais du tournoi il y a deux ans et je ne regrette rien. J’ai beaucoup appris de cette expérience et me suis fait plusieurs amies aux quatre coins du monde », dit-elle.
« C’était génial d’être l’héroïne locale et d’avoir le soutien de plusieurs membres de la famille et amis. »
St-Germain ne participera pas au championnat de cette année qui aura lieu au Marshes du 26 au 29 septembre, mais plusieurs de ses amies y prendront le départ.
« Des amies qui participeront au tournoi me demandent des renseignements sur le parcours et sur la sensation que l’on éprouve à représenter son pays en tant que membre d’une équipe. Je les conseille de mon mieux. »
St-Germain souligne aussi à quel point elle a apprécié d’être l’une des favorites locales à l’Omnium féminin CP.
« J’ai grandi à 25 minutes de l’Ottawa Hunt et j’ai trouvé génial que des gens m’encouragent en criant mon nom. Jouer avec l’élite mondiale a été une expérience très enrichissante et motivante. »
À la conclusion de l’Omnium féminin CP, St-Germain a repris ses études à Daytona State où elle termine sa deuxième et dernière année de collège préuniversitaire. À l’automne de 2018, elle poursuivra sa formation à l’Université de l’Arkansas.
« Mon objectif pour les prochaines années, c’est de gagner d’autres tournois et de faire partie de l’élite amateur mondiale. Après l’université, je veux joindre les rangs professionnels. Pour le reste, on verra. »
Bien que plusieurs président un avenir tout en rose à la championne canadienne junior 2014, St-Germain estime qu’il ne faut surtout pas brûler les étapes.
« À chaque jour suffit sa peine, dit-elle. L’important, c’est de continuer à trimer dur chaque jour pour améliorer toutes les facettes de mon jeu. Si je fais ce qu’il faut et continue de m’améliorer, il est sûr que l’avenir me réservera de belles surprises. »
Allan Barber prend les devants au Championnat canadien sénior masculin
KAHNAWAKE, QC – Allan Barber, de Yorktown, en Virginie, a ramené une carte de 67, trois coups sous la normale, pour prendre les devants après la première ronde du Championnat canadien sénior masculin au club de golf Kanawaki.
Barber, qui a été le seul golfeur à jouer sous la normale lundi, a attribué sa solide prestation à sa façon de mater les verts capricieux du parcours de Kanawaki.
« Le parcours est dans une condition impeccable, a dit Barber. L’un des meilleurs parcours sur lesquels j’ai joué, mais les verts sont réellement difficiles à lire. Mon plan de match de la journée était d’atteindre les allées et me laisser des roulés en montant. Je dois dire que mon fer droit s’est aussi bien comporté sur ces verts. »
Barber connu un été de rêve sur la scène amateur. Il a récolté quatre top 5, dont une égalité au quatrième rang du prestigieux tournoi sénior de la Coupe Porter.
Quatre joueurs accusent un retard de trois coups sur Barber après avoir joué la normale 70. Il s’agit de Buzz Fly, de Memphis, Brady Exber, de Las Vegas, Doug Hanzel, de Savannah, en Georgie, et Lance Lundy, de Pemberton, Colombie-Britannique.
Lundy mène le bal de la division super sénior (65 ans et plus) par un coup devant le champion canadien sénior de 2010 Paul Simson, de Raleigh, en Caroline du Nord, auteur d’une ronde de 71. À 72, on retrouve Graham Cooke, membre du Temple de la renommée du golf canadien. Le golfeur de Hudson, au Québec, célébrait lundi son 71e anniversaire de naissance. Cooke a gagné quatre fois le Championnat canadien sénior (2001, 2001, 2008 et 2009).
Au terme des deux premières rondes, le tableau sera réduit aux 70 meilleurs, égalités comprises. De plus, une compétition interprovinciale par équipes se déroule sur les 36 premiers trous du championnat.
Équipe Alberta composée de Frank Van Dornick (Camrose), Brian Laubman (Edmonton) et Ken Griffith (Red Deer) occupe le premier rang avec un pointage combiné de 142 (+2). Équipe Québec et Équipe Colombie-Britannique sont à égalité au deuxième échelon à 147 (+7).

Pour des renseignements supplémentaires à propos du Championnat canadien sénior canadien, cliquez ici.
Diane Barabé : sur les chemins de la gloire et de la générosité
Diane Barabé est la présidente du Comité des règles de Golf Canada et a une chose en commun avec les Jordan Spieth, Jason Day, Rory McIlroy et autres grands joueurs du PGA TOUR : elle a participé au Tournoi des Maîtres, ainsi qu’aux omniums américain et britannique.
À son retour d’Angleterre, cette résidante des Cantons-de-l’Est a également officié à l’Omnium canadien RBC et à l’Omnium féminin CP, ce dernier évènement se déroulant du 24 au 27 août au Ottawa Hunt & Golf Club.
Bien que ces expériences lui apportent une certaine gloire, Diane Barabé – qui est une élève de Jacques Nols, une sommité en la matière – demeure très généreuse et garde du temps pour les jeunes et pour sa région.
D’ailleurs, elle agit comme officielle à des tournois de catégories mosquitos et pee-wee se déroulant aux clubs North Hatley et Vieux Lennox avec la même ferveur que si elle se trouvait sur le site d’un tournoi majeur. Elle soutient ainsi le travail bénévole de sa bonne amie Claire Beaubien, de Golf Québec.
« Claire m’a beaucoup motivée à prendre part à des séminaires sur les règles de golf et accroître mes connaissances dans le domaine, indique Diane Barabé. Nous sommes devenues presque des sœurs. Nous avons un agenda commun, elle me téléphone pour me dire de ne pas oublier ceci et cela. Claire m’a beaucoup poussée et tu peux l’écrire. »
Voilà, c’est fait!
Coup de cœur et vol nolisé
Évidemment, Diane Barabé a beaucoup aimé son expérience au Tournoi des Maîtres, mais son coup de cœur va du côté de l’Omnium britannique.
« Tout est impeccable au club Augusta National, mais nous étions moins nombreuses (il y avait seulement quatre femmes), dit-elle. Au Royal Birkdale, c’était extraordinaire, voire surréaliste. La Royal & Ancient (organisme qui légifère le golf de concert avec la USGA) y a organisé des rencontres pour toute la confrérie des spécialistes des règles. C’était excitant au point d’être énervant pour moi, un petit bout de femme des Cantons-de-l’Est rendue jusque-là. »
Afin de ne pas rater l’Omnium canadien RBC, Diane Barabé est revenue d’Angleterre dans le vol nolisé des joueurs participants au tournoi. Sa présence à Glen Abbey importait du fait qu’elle devait vérifier la préparation du parcours pour cet évènement.
« Les experts du circuit dans ce domaine sont tellement généreux de leur temps. Puis, ils ont souvent des anecdotes à raconter. Ça aide… », confie cette retraitée du Cégep de Granby, à propos de sa méthode de travail.
« En fait, précise-t-elle, je deviens un des boys et ne demande aucun traitement spécial. »
Mandat de quatre ans
Diane Barabé apprécie pleinement tout ce que ses compétences lui apportent. De fait, sa carrière internationale ne fait que commencer.
« La présidence du Comité des règles pour Golf Canada représente un mandat de quatre ans, explique-t-elle. Il a donc fallu que mes décisions soient prises en couple. Mon chum est patient et bon. Il me laisse aller seule pour que j’aie le temps de faire toutes mes choses, ce que j’ai apprécié au début.
« Mais à l’avenir, conclut-elle, j’espère bien que nous voyagerons une année ensemble, afin de partager cette belle expérience. »
Le Carabin Olivier Daneau empêche un autre balayage du Rouge et Or
Ce n’est pas la revanche des Carabins comme au football, mais ceux-ci ont néanmoins empêché un balayage des champions canadiens du Rouge et Or au circuit universitaire qui s’est arrêté, au club Milby, à Sherbrooke, au cours de la fin de semaine.
Olivier Daneau, de l’Université de Montréal, a complété les trois parcours en deux jours avec une fiche de -1. C’est un coup de mieux que Ryan Mitchell, de Concordia.
Noémie Ouellet a enlevé la palme chez les filles par la ronflante avance de quatorze coups.
En équipes, le Rouge et Or a réussi le doublé autant du côté féminin que masculin.
La prochaine sortie sera celle pour la finale à Beaconsfield. Le Rouge et Or déteint les titres là aussi.
La Monarchie à Québec et le Championnat canadien à Kanawaki
Cette semaine, Royal Québec reçoit les clubs ayant l’appellation « Royal » du monde que les responsables Richard Laflamme et Maurice Huot ont invité pour venir célébrer les 150 ans du Canada et découvrir la région.
Les clubs ayant l’appellation sont nombreux, mais ils ne sont que 66 dans le monde à détenir le sceau et les armories officielles.
Au Canada, le nombre est limité à cinq : Royal Montréal, Royal Mayfair (Edmonton), Royal Colwood (Victoria, C.-B.) et le petit dernier Royal Régina en plus de Royal Québec bien sûr, lequel a été fondé en 1874.
Des équipes de la Grande-Bretagne, mais d’aussi loin que l’Asie et l’Australie ont fait le déplacement.
L’an dernier, une rencontre avec eu lieu à Royal Dornoch pour le 400e anniversaire.
Membre du Royal depuis une vingtaine d’années, Patrick Roy est l’ambassadeur de cette Coupe RBC.
LE CHAMPIONNAT POUR LE 100e DE KANAWAKI
Toujours au calendrier de la semaine, Kanawaki poursuit son année centenaire avec le Championnat canadien masculin sénior, lesquels golfeurs jouent encore du golf de haut niveau.
Bon anniversaire à Graham Cooke, membre des Panthéons du Québec et du Canada ainsi que dix fois titulaire national, qui célèbre son 71e anniversaire lors de la première des quatre rondes lundi.
Kanawaki est un secret trop bien gardé pour sa qualité de parcours. Non seulement est-ce un joyau ici, mais au pays.
Tex, le golfeur, le Tigre… Au tennis, Summerlea à l’International, Irma et plus
Décédé en fin de semaine dernière, Tex Lecor a fait plein de choses très bien dans la chanson avec « Le Frigidaire » et « Noël au camp », à la radio « Les insolences » ainsi que « le Festival de l’humour » à CKAC et de même qu’à Télé-Métropole (« Sous mon toit ») et TQS (« Y’a du soleil »).
Sa carrière de peintre le plaçait parmi les plus grands de cet art bien longtemps avant qu’il succombe à ce qui apparaît être une pneumonie qui a vite dégénéré.
Artiste aux multiples talents qui a peint le Québec et nos gens, Tex Lecor a été pilote d’avion et aussi golfeur.
Il a été membre au club New Glasgow, cela aux années de Richard Millaire dans le rôle de pro, Jean-Pierre Masson et des hockeyeurs Carol Vadnais, Michel Plasse et Gilles Meloche, qui étaient des habitués.
Tex était un joueur régulier ne demeurant pas très loin à Saint-Louis de Terrebonne. On le voyait après ses trucs de radio et entre deux spectacles.
Pour avoir effectué une sortie en compagnie de Tex (Paul Lecorre de son nom complet), il frappait une bonne balle. Sa marge d’erreur se situerait autour de 10/12.
« Tex était aussi une très agréable personne. Il appelait les gens “ti-frère” », d’ajouter avec raison Yvan Vanier, un témoin de la même époque à New Glasgow.
TIGER APPLAUDI CHALEUREUSEMENT
Avant la Coupe des Présidents où il agira dans le rôle d’adjoint auprès de son ami Steve Stricker, capitaine chez les Américains, Tiger Wood a opté pour le… tennis à New York afin d’effectuer sa première sortie publique après les plus récents événements pas jojo.
Accompagné de son fils Charlie, Tiger, tout de noir vêtu, était dans la loge de Rafa, un « coéquipier » chez Nike et passionné de golf.
Autre point en commun, les deux sont deuxième dans les titres du grand chelem derrière Jack Nicklaus et « Rogeure » Fededer.
Tiger a vécu dernièrement un moment qui n’est pas survenu depuis longtemps. Lorsque les caméras sur le court central Arthur-Ashe ont diffusé son visage partout sur les écrans géants, les spectateurs ont applaudi quand même chaleureusement.
Franchement, il avait l’air enfin bien. Chose certaine, il semble beaucoup mieux.
Au golf, il a eu le feu vert des médecins pour reprendre les entraînements légers sur et autour des verts. La cause devant les tribunaux, suite à son arrestation avec un dangereux cocktail de médicaments, va venir un moment donné, mais il existe du positif dans sa vie et c’est ce qui compte vraiment pour le moment, n’est-ce pas?
APRÈS LE QUÉBEC, LA PLANÈTE…
Même à la retraite très bien méritée ayant été un des phares auparavant en compétition et un modèle pour sa profession de pro à Summerlea, Duke Doucet est tout fier des jeunes super talents locaux Céleste Dao et Christopher Vandette.
Après avoir monopolisé les titres provinciaux chez les juvéniles, les juniors et les amateurs chez les adultes ce qui est unique au sein d’un même club, les deux surdoués se retrouvent sur la scène internationale cette semaine.
En plus de la participation de Dao au sein de l’équipe numéro un du Canada au Championnat mondial junior à Ottawa, plus précisément au parcours The Marshes, Duke nous apprend que Vandette passe la semaine au club Royal Liverpool où il a été choisi par Golf Canada. C’est à cet endroit que Rory McIlroy a été couronné champion de l’Omnium britannique en 2004.
Un rappel : Christopher est le fils de Jimmy Vandette, le pro de Summerlea, qui a appris le métier sous la tutelle de… Duke.
HOMMAGE À GEORGE ARNOLD AU 30e TOURNOI INTERVAL
En Mauricie, le tournoi pro-am InterVal vieillit très bien. La 30e année de présentation au club Ki-8-eb a attiré une trentaine de pros qui ont répondu à l’invitation de leur collègue et pro local Luc Boisvert afin de joindre pour de bonnes causes 37 équipes formées de quatre amateurs locaux ou de la région.
Un des rares pros certifié « maître » à la PGA du Canada, George Arnold est un bâtisseur de cet événement dont les recettes viennent en aide au CIUSS et la Fondation Fusée. Les organisateurs ont eu la très bonne idée de lui rendre un hommage posthume.
NOS PENSÉES ACCOMPAGNENT…
Au moment de finir d’écrire cette chronique et tout juste avant la finale de Rafa (il est gaucher au tennis et droitier au golf) contre Kevin Anderson au tennis, la télé montre des images de la Floride qui sèment des craintes.
Après Harvey, maintenant Irma. Il faudra y croire à l’appel de détresse de la planète à voir les dégâts partout.
Bien sûr que nos pensées accompagnent toute la population, plus particulièrement Mary-Lee Cobick et Daniel Pesant à la barre des clubs Okeeheelee et The Village à Royal Palm Beach.
Une première victoire qui rapproche Anne-Catherine Tanguay de la LPGA
Anne-Catherine Tanguay ne pouvait choisir un meilleur moment qu’en fin de semaine pour remporter son premier tournoi à la série Symetra.
Son succès dimanche à Garden City, dans l’État du Kansas, vaut à la golfeuse de Québec et membre d’Équipe Canada un chèque de 22 500 $, ce qui l’a fait bondir de la 8e à la 5e place chez les boursières de l’année.
Dire que Tanguay cogne comme jamais à la porte de la LPGA à titre de membre est tout à fait juste puisque les dix premières à la conclusion du calendrier au début octobre gradueront directement au grand circuit en 2018.
Elle a été substitut l’an passé et la permanence serait une première.
Pour le moment, elle possède un coussin de 23 438 $ aux dépens de la 10e.
RETOUR AU BRIO DU DÉBUT D’ANNÉE
Tanguay a ravi de façon tout à fait justifiée les honneurs au Kansas.
Codétentrice du premier rang avec son 67 en ouverture vendredi, elle était bonne deuxième samedi en enchaînant avec 73.
Deux bogeys à l’aller dimanche ont été vite et brillamment rachetés avec des oiselets aux 14e, 16e et 17e pour une carte finale de 71 et un cumulatif de -5 lui valant une avance de trois coups devant Katelyn Dambaugh, la meneuse du matin qui n’a pu faire mieux que 75.
Âgée de 26 ans, Tanguay a vaincu ses rivales et ses démons.
Sur le site Symetra, on écrit qu’elle a pleuré avant sa partie.
« J’étais si nerveuse. Pour moi c’était « Go big or go home » cette année. Mais ma confiance n’était pas très élevée jusqu’à la semaine dernière », a-t-elle déclaré.
En traduction libre chez-nous, « C’est ça passe ou ça casse ».
Tanguay a téléphoné à ses parents, Lucie et Yvan.
« Ce qui m’arrive est incroyable. Merci aussi à Véronique Drouin (son entraîneur à l’université d’Oklahoma d’où elle est graduée) qui m’a enseigné à jouer dans le vent », d’ajouter la championne.
Cette victoire en est une de couple. Son amoureux, Jean-Hubert Trahan, est aussi son cadet. Il a fait la grande demande à Chicago.
Tanguay avait connu un début d’année du tonnerre. Elle avait tout fait sauf gagner en bouclant 2e, 3e et 4e deux fois dans ce dernier cas.
Elle s’est retrouvée en tête dans les gains fin mai et début juin avant de traverser une séquence au cours de laquelle elle a été reléguée au rôle de simple figurant avec toute la pression de réussir pendant lourd.
À ne pas en douter, Tanguay a repris ses ailes et… son brio.
RAOUL MÉNARD COMPLÈTE… LOIN DERRIÈRE
Au championnat de l’Ontario, lequel mettait fin au calendrier régulier du circuit Mackenzie PGA Tour Canada à Barrie, Raoul a complété son troisième tournoi de l’année.
Des cartes de 73, 69, 70 et 78 pour un cumulatif de 290 (+2) lui ont valu le 61e échelon.
Un invité à titre de membre d’Équipe Canada chez les amateurs, Hugo Bernard (71 et 72 pour -1) et Max Gilbert (72 deux fois) ont été éliminés par un et deux coups.
Beon Yeong Lee (73 et 74) n’a jamais été dans le coup.
Le championnat de fin de saison à London, lequel a été remporté par Gilbert dans le passé, réunit un nombre limité d’inscrits cette semaine.
On y décidera des joueurs qui gradueront au circuit Web.com l’an prochain et qui aussi accèdera directement à la qualification finale à l’automne.
MAUDE-AIMÉE LEBLANC ÉCARTÉE
Au tournoi de la LPGA à Indianapolis, Maude-Aimée LeBlanc a été écartée à mi-chemin en vertu de ses pointages de 73 et 77.
Brooke Henderson a mérité le cinquième à -12. La victoire est allée à Lexi Thompson suite à son combiné de 197 (-19).
JEAN LAFORCE A TOUJOURS LA FOI
Voici le récent message de Jean Laforce à son ami Gilles Terroux :
« Je suis toujours vivant. Je viens de terminer mon tournoi sénior à Cooperstown, NY, avec trois rondes de 73-69-71 et une neuvième place. Je pense sérieusement à retourner à la qualification du Circuit européen sénior au Portugal en janvier prochain. J’y crois encore. J’ai toujours un bon appui financier de Desjardins Entreprise et de Canimex. J’aimerais tellement réussir et terminer ma carrière sur le grand circuit. En attendant, plusieurs tournois s’en viennent pour moi jusqu’à la mi-janvier. »
BIRDIE DE LA SEMAINE
Qui d’autre que Anne-Catherine Tanguay après cette victoire au circuit Symetra au Kansas!
L’Écossais Colin Montgomerie remporte le Championnat Japan Airlines
CHIBA, Japon – Colin Montgomerie a réussi tous les coups roulés dont il a eu besoin sur les gigantesques verts du club de golf Narita, dimanche, et il a remporté le Championnat Japan Airlines, le premier tournoi de l’histoire du Circuit des Champions à être présenté au Japon.
Chemin faisant vers une carte de 67, cinq coups sous la normale, l’Écossais de 54 ans a effectué deux roulés d’une distance de 50 pieds pour assurer la normale au 18e trou, incluant le premier qui s’est arrêté à 18 pouces de l’objectif.
Son score cumulatif de 202, 14 sous la normale, lui a permis de devancer par un coup les Américains Billy Mayfair (66) et Scott McCarron (71), le meneur après le deuxième parcours.
Au coeur d’une séquence de trois oiselets, Montgomerie a réussi un long roulé de 60 pieds au 13e trou, une normale-4. Il a ensuite calé deux autres cruciaux roulés de six pieds chacun, le premier pour le par au 16e, une normale-3 et le second dès le trou suivant pour un oiselet, ce qui lui a permis de rompre l’égalité avec Mayfair.
Pour Montgomerie, il s’agit d’un cinquième triomphe en carrière sur le Circuit des Champions, mais d’un premier en près d’un an.
Au fil de sa carrière sur le circuit européen, Montgomerie a signé 31 victoires et terminé huit fois au sommet des boursiers, dont années d’affilée entre 1993 et 1999.
Les Canadiens Stephen Ames et Rod Spittle ont tous deux joué 72 et ont complété les trois rondes du tournoi avec des fiches cumulatives de 208 et de 210, respectivement.
La Québécoise Anne Catherine Tanguay remporte un tournoi du circuit Symetra
GARDEN CITY, Kan. – Anne-Catherine Tanguay a remporté la Classique Garden City Charity du circuit Symetra, dimanche.
La Québécoise semble maintenant être en bonne position pour une carte de la LPGA.
Par une journée venteuse au club Buffalo Dunes, la jeune femme de 26 ans a réussi des oiselets sur trois des cinq derniers trous, jouant 71 pour s’imposer par trois coups devant Katelyn Dambaugh (75).
Les vents allaient de 30 à 60 km-h.
« Je ne saurais pas trop expliquer comment j’ai gagné. J’étais très nerveuse, a dit Tanguay, qui a brillé avec l’Université de l’Oklahoma, de 2010 à 2014. Un de mes grands buts était de choisir une cible et de prendre des élans agressifs, sans avoir peur. C’est ce qui a fait la différence. »
Tanguay a terminé à 211, cinq coups sous la normale. Sa première victoire chez les pros la fait passer de huitième à cinquième boursière, avec 70 995 $. Une carte de la LPGA sera remise au top 10 après les quatre derniers tournois.
« L’an passé, j’ai goûté à la LPGA (10 départs avec un statut conditionnel). Je sais que j’y ai ma place et je veux vraiment y retourner, a confié Tanguay. C’est un gros objectif pour moi. On verra bien, mais je pense maintenant être en très bonne position. Je suis très confiante. »