L’Américain Brooks Koepka triomphe à l’Omnium des États Unis
L’Américain Brooks Koepka a été sacré champion de l’Omnium des États-Unis, dimanche.
Le golfeur de 27 ans a remis une carte de 67 (moins-5) et il a devancé Brian Harman et Hideki Matsuyama par quatre coups pour signer une première victoire en carrière lors d’un tournoi majeur.
Koepka a rapidement annoncé ses couleurs en réussissant trois oiselets sur le premier neuf et il s’est distancé de ses plus proches poursuivants en réussissant trois oiselets consécutifs sur le neuf de retour, à Erin Hills. Son pointage cumulatif de moins-16 lui a permis d’égaler le record de l’Omnium des États-Unis, établi en 2011 par Rory McIlroy.
Cette victoire permettra à Koepka de mettre la main sur une somme de 2,16 millions $US, la plus importante cagnotte remise au gagnant d’un tournoi majeur de l’histoire. Pour une septième fois de suite, un golfeur n’ayant jamais remporté un tournoi majeur de la PGA a été couronné vainqueur d’un de ces quatre événements de la saison.
Koepka est devenu le troisième joueur américain à remporter le titre à l’Omnium des États-Unis, une première depuis 2000.
Harman, le meneur au terme de la troisième ronde, a bouclé le parcours en 72 coups et il n’a pas été en mesure de maintenir le rythme imposé par Koepka. Il a commis trois bogueys sur le deuxième neuf pour terminer le tournoi avec un pointage cumulatif de moins-12.
Matsuyama s’est pour sa part invité au sommet du classement en réussissant cinq oiselets sur le neuf de retour. Il a joué 66, la meilleure ronde de la journée, et il a partagé la deuxième position avec Harman.
Tommy Fleetwood a connu des hauts et des bas lors du premier neuf, mais il a réussi un oiselet au 14e trou pour finalement s’emparer seul de la quatrième place. Il a joué 72.
Le Canadien Adam Hadwin a éprouvé plusieurs difficultés en ronde finale et il a dégringolé au 60e rang, à égalité avec trois autres golfeurs, en vertu d’une carte de 80. Il a conclu le tournoi avec un pointage cumulatif de plus-9.
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La Canadienne Brooke Henderson remporte la Classique Meijer de la LPGA
GRAND RAPIDS, Mich. _ La Canadienne Brooke Henderson a remporté la Classique Meijer de la LPGA, devançant Michelle Wie et Lexi Thompson par deux coups, dimanche.
Âgée de 19 ans, l’Ontarienne n’a commis aucun boguey et elle a remis une carte de 66 (moins-3) lors de la ronde finale pour terminer le tournoi avec un pointage cumulatif de moins-17. Elle a signé un quatrième titre en carrière sur le circuit de la LPGA.
« C’est incroyable. C’est environ à ce temps-ci l’année dernière que j’ai remporté mon premier tournoi majeur alors je voulais obtenir une autre victoire cette année. Ça veut dire beaucoup pour moi, a indiqué Henderson. Je connais une saison un peu plus difficile et je n’ai pas eu les résultats que je souhaitais avoir. Cette semaine, j’ai très bien joué et les choses ont commencé à débloquer pour moi. »
Henderson détenait l’avance au terme des première et deuxième rondes, mais elle accusait un coup de retard derrière Thompson lorsqu’elle a complété la troisième. Grâce à son triomphe, la golfeuse canadienne a empoché la somme de 300 000 $US.
Henderson avait gagné deux tournois l’année dernière. Elle avait d’abord remporté un premier majeur au Championnat féminin de la PGA avant de défendre son titre avec succès à la Classique Cambia Portland.
La jeune Canadienne prendra une semaine de repos avant de se diriger vers la ville de Chicago, où elle participera au Championnat féminin de la PGA.
« Ce tournoi a défini ma carrière l’année dernière, a-t-elle insisté. C’est très excitant et ça me donne beaucoup de confiance de retourner à ce tournoi forte d’une victoire. »
Wie a joué 65 et Thompson a inscrit un 69 à sa carte.
Su Oh (64), Madelene Sagstrom (65) et Moriya Jutanugarn (66) se sont toutes les trois emparées de la quatrième position, à moins-14.
L’autre Canadienne à prendre part à la quatrième ronde, Alena Sharp, a conclu le parcours en 68 coups et elle a terminé à égalité au 43e échelon, à moins-6.
Robby Shelton augmente son avance au GolfBC Championship
Robby Shelton de Wilmer en Alabama, a joué 66 au Gallagher’s Canyon Golf & Country Club samedi, pour accroitre son avance à trois coups, au GolfBC Championship, le troisième tournoi de la saison 2017 du Mackenzie Tour – PGA TOUR Canada.
L’ancien de l’université de l’Alabama, a réussi un aigle et son cinquième oiselet de la journée au 18ième trou pour terminer la journée avec une avance de trois coups sur Adam Webb de Ridgeway en Virginie, avec seulement une ronde à jouer.
“Je frappe très bien la balle, et j’ai réussi quelques roulés sur le premier neuf pour me donner confiance,” a dit Shelton, un ancien de la coupe Walker, et étudiant/athlète de marque en Alabama. “Tout allait bien aujourd’hui, c’était facile.”
Ayant débuté la journée avec une priorité d’un coup, Shelton s’est retrouvé à égalité avec Webb, et deux Californiens, Johnny Ruiz et Jake Knapp tôt pendant la ronde, mais il a repris la tête avec un long roulé de 50 pieds au neuvième trou.
“Je suis très précis avec mes coups de fers, et quelques coups roulés ont pénétré la coupe,” a dit Shelton, qui se sent confiant avec une avance de trois coups. “Je peux lever le pied de l’accélérateur un peu, en espérant que les autres ne réussissent pas des pointages très bas.”
Le jeune professionnel de 22 ans avait un avantage samedi, son cadet Dwayne Henry, est le champion en titre du club hôte, Gallagher’s Canyon.
“C’était super. Il m’a définitivement aidé avec la lecture des verts, et c’est un honneur d’avoir le champion du club comme cadet,” a dit Shelton.
Webb a joué 65, six coups sous la normale, pour prendre la deuxième position, tandis que Ruiz, Knapp, Danville et Cody Blick, lui aussi de la Californie, sont à égalité en troisième position, à 13 coups sous la normale.
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Brian Harman se faufile et prend les commandes de l’Omnium des États Unis
Brian Harman a remis une carte de 67 (moins-5) et il s’est faufilé jusqu’au sommet du classement de l’ Omnium des États-Unis, samedi, prenant un coup d’avance sur Justin Thomas, Brooks Koepka et Tommy Fleetwood.
Thomas a cependant volé le spectacle. Il a réussi un aigle au 18e trou, une normale-5, et il a signé seulement la cinquième carte de 63 de l’histoire de l’Omnium des États-Unis. Il s’agissait de la 29e inscrite lors d’un tournoi majeur.
Vijay Singh était le dernier golfeur à avoir accompli l’exploit, en 2003 à Olympia Fields.
Thomas a également fracassé le record de l’Omnium des États-Unis pour la meilleure ronde par rapport à la normale. Son moins-9 pour la journée est un coup de mieux que le 63 (moins-8) de Johnny Miller lors de la ronde finale à Oakmont en 1973.
Seulement six joueurs avaient réussi à se rendre à moins-10 ou mieux lors des 116 derniers Omniums des États-Unis. Cette année, cinq golfeurs se retrouvent dans cette position à Erin Hills.
Harman mène le groupe, à moins-12.
Koepka a réussi un oiselet au 18e trou et il a terminé sa journée avec un 68. Fleetwood aurait pu prendre les devants, mais son approche au 18e trou a été trop forte et son coup suivant a dépassé le fanion. Il a dû se contenter d’un boguey et il a remis une carte de 68.
Rickie Fowler avait été laissé derrière jusqu’à ce qu’il réussisse trois oiselets consécutifs pour jouer 68. Il complète le top-5, à moins-10.
En vertu d’une ronde de 68, le Sud-Coréen Si Woo Kim est également au plus fort de la lutte. Kim, qui a remporté le Championnat des joueurs de la PGA le mois dernier, se retrouve seul en sixième position, à moins-9.
Adam Hadwin, d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, a joué 75 et il a glissé à égalité au 47e échelon, à plus-1.
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Lexi Thompson mène par un coup à la Classique Meijer, Henderson est deuxième
Lexi Thompson a profité d’un parcours réduit à une normale de 69 à Blythefield, en raison d’une inondation, pour remettre une carte de 64, samedi, et prendre les devants par un coup à la Classique Meijer.
La Canadienne Brooke Henderson, qui était la meneuse après chacune des deux premières rondes, a inscrit un score de 67 pour glisser au deuxième rang en compagnie de Lee-Anne Pace (61), Sung Hyun Park (62) et Jenny Shin (63).
Le cinquième trou était une normale-3 à la place d’une normale-5 en raison d’une accumulation d’eau pendant la nuit.
Après avoir échappé la victoire en prolongation devant Ariya Jutanugarn dimanche dernier à la Classique Manulife, Thompson a réussi six oiselets contre un boguey pour passer à moins-15.
Hyo Joo Kim suit à moins-12, devant un groupe qui inclut Lydia Ko (64). Ko a glissé au deuxième rang du classement mondial lundi dernier après une séquence de 85 semaines au sommet de l’échelle. La nouvelle reine est Jutanugarn, qui se retrouve à moins-9 après une ronde de 64.
Alena Sharp, de Hamilton, a joué une ronde de 67 pour aboutir à égalité 47e rang à moins-5. La Sherbrookoise Maude-Aimée Leblanc a inscrit un score de 73 et a chuté à égalité au 68e rang à moins-1.
Casey se relève après un trou catastrophique et revient dans la lutte
Paul Casey a découvert à quel point il est facile d’inscrire un score élevé à l’Omnium des États-Unis. Et à l’édition de 2017, il a aussi montré qu’il est possible de se relever, ce qui lui a permis de s’installer dans le groupe de tête à l’issue de la deuxième ronde, vendredi.
L’Anglais se retrouve au sommet du tableau des meneurs à moins-7 en compagnie de son compatriote Tommy Fleetwood et des Américains Brian Harman et Brooks Koepka.
Casey a expédié sa balle dans l’herbe haute, a eu besoin de deux coups pour envoyer sa balle dans une autre zone d’herbe haute derrière le 14e vert et s’en est sorti avec un score de huit, trois coups au-dessus de la normale.
Mais alors que ce score aurait pu ruiner sa journée, Casey a presque aussitôt amorcé une séquence de cinq oiselets qui l’ont aidé
à se placer exactement là où il voulait avant le début des deux dernières rondes.
« C’était une belle démonstration _ et c’était ma faute _ de ce qui peut arriver quand vous vous retrouvez dans une mauvaise position sur ce terrain », a admis Casey en revenant sur son 14e trou.
Casey a terminé sa folle journée avec six normales d’affilée pour une ronde de 71 (moins-1).
« Ce n’est pas tous les jours que vous allez inscrire un 8 sur votre carte et être un homme heureux, a noté Casey. Il y a eu des hauts et des bas. Il est rare de passer à travers un tournoi majeur sans incident. »
Pour leur part, Harman, Fleetwood et Koepka ont remis des cartes de 70.
Rickie Fowler, le meneur à l’issue de la première ronde grâce à une carte de 65, a réussi deux oiselets sur le premier neuf. Toutefois, il a commis trois bogueys consécutifs sur les 11e, 12e et 13e trous et il a dû se contenter d’un score de 73.
Fowler se retrouve à moins-6, en compagnie de Jamie Lovemark (69) et J.B. Holmes (69).
Dustin Johnson, Rory McIlroy et Jason Day, eux, ne se sont jamais relevés de leurs ratés et ils ont vu leur tournoi prendre fin prématurément. C’est la première fois depuis la création du classement mondial en 1986 que les trois meilleurs golfeurs au monde ne se qualifient pas pour les rondes du week-end d’un tournoi majeur.
Day, le vainqueur du Championnat de la PGA en 2015, a dû inscrire un oiselet sur le dernier trou, jeudi, pour signer une carte de 79. Vendredi, il a inscrit un score de 75 et il n’a pas franchi le seuil de qualification.
« Devine quoi? Nous allons rentrer à la maison aujourd’hui parce que papa a mal joué », a dit Day à son fils, Dash, avant d’aller signer des autographes.
Quant à McIlroy, qui jouait pour la première fois en un mois afin de guérir une blessure aux côtes, il s’est finalement mis en marche une fois qu’il était trop tard. Il a inscrit des oiselets sur quatre de ses six derniers trous _ et il a raté deux roulés de dix pieds pour des oiselets _ pour un score de 71, et une fiche cumulative de plus-5.
« Je me suis présenté pour les six derniers trous », s’est contenté de dire McIlroy.
Johnson a couronné la journée de misère du trio avec trois bogueys en cinq trous sur le neuf de retour et un pointage de 73. Il a terminé la ronde à plus-4.
Victime d’un double boguey sur le 17e vert, Adam Hadwin, d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, a inscrit un score de 74 et il se retrouve à égalité au 24e rang à moins-2.
Son compatriote Corey Conners, de Listowel, en Ontario, ne sera pas du groupe de joueurs en fin de semaine après un deuxième parcours consécutif de 76.
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La Canadienne Brooke Henderson est toujours aux commandes de la Classique Meijer
Brooke Henderson a commis des bogueys sur ses deux derniers trous lors d’une ronde de 67 (moins-4), vendredi, mais la Canadienne âgée de 19 ans menait quand même la Classique Meijer par deux coups à l’issue de la deuxième ronde.
Henderson a réussi sept oiselets pour effacer trois bogueys et atteindre moins-12 après 36 trous à Blythefield. Elle détenait une avance d’un coup après avoir joué 63 lors de la première ronde, jeudi.
L’Américaine Lexi Thompson, qui a échappé la victoire en prolongation devant Ariya Jutanugarn dimanche dernier, a inscrit un score de 68 et elle partage le deuxième rang à moins-10 avec l’Espagnole Carlota Ciganda (64) et la Sud-Coréenne Mi Jung Hur (66).
Moriya Jutanugarn, la soeur aînée d’Ariya, suit à moins-9 après une ronde de 66.
Ariya Jutanugarn, qui participe à un premier tournoi en tant que golfeuse no 1 au monde, se retrouve à égalité au 30e rang à moins-4. Lydia Ko, qui avait passé les 85 semaines précédentes au sommet de l’échelle mondiale, se retrouve à moins-6 après une ronde de 71.
La Sherbrookoise Maude-Aimée Leblanc a connu une journée du tonnerre avec sept oiselets contre un boguey pour une ronde de 65. Elle est passée du 95e au 20e rang, à moins-5. Alena Sharp, de Hamilton, a remis une carte de 72 pour aboutir à égalité au 42e rang
à moins-3.
Jennifer Ha, de Calgary, a dégringolé du deuxième au 97e rang en jouant 80 après avoir inscrit un score de 64 la veille et elle n’a pas respecté le seuil de qualification pour les rondes du week-end. Augusta James, de Bath, en Ontario, a également été éliminée à la suite d’une deuxième ronde consécutive de 73.
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Robby Shelton prends les devants lors de la première ronde du GolfBC Championship
Robby Shelton de Wilmer en Alabama, a joué une ronde de 63 jeudi, 8 coups sous la normale, au Gallagher’s Canyon Golf & Country, pour prendre l’avance après la première journée du GolfBC Championship, le troisième tournoi de la saison 2017 du Mackenzie Tour – PGA TOUR Canada.
L’ancienne vedette de l’université d’Alabama, a réussi neuf oiselets et seulement un bogey pour mener par un coup sur Evan Bowser de Dearborn au Michigan, après une ronde, au Gallagher’s Canyon.
“J’ai bien joué lors des rondes de pratique, et j’ai découvert de quoi de nouveau avec mes coups coulés,” a dit Shelton. “J’ai rate quelques roulés sur le premier neuf, mais je me suis repris sur le neuf de retour, alors en gros, j’ai bien joué.”
Shelton, un des meilleurs amateurs aux États-Unis alors qu’il évoluait à l’université d’Alabama entre 2013-2016, est à son troisième tournoi de sa saison recrue sur le Mackenzie Tour. Le jeune de 21 ans, qui est à ses débuts professionnels, se fait du plaisir au Canada cette saison.
“Ce circuit est remplie de bon joueurs,” a dit Shelton. “On doit toujours bien jouer, car beaucoup d’entres eux pourraient évoluer sur le circuit PGA TOUR en ce moment. C’est un processus, et une étape à franchir, beaucoup de joueurs doivent réussir ce parcours.”
Avec encore trois rondes à compléter, Shelton est conscient qu’il doit continuer de jouer des pointages très bas pour garder l’avance sur ses poursuivants.
“Nos attentes sont évidemment hautes quand on débute un tournoi de la sorte, mais je dois continuer de bien jouer, sinon les autres vont me rattraper,” a expliqué Shelton.
Deux Texans, Matt Gilchrest, de Southlake, et Kramer Hickok de Dallas, ainsi que Kyle Peterman, de Springfield en Illinois, et Chase Wright de Muncie dans l’Indiana, sont à un coup de Bowser.
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Le prix du plaisir
Inscrire ses enfants à des activités sportives peut s’avérer coûteux, mais pour les heures d’engagement qu’il offre, le golf est plus abordable qu’on pense.
La valeur réelle du golf junior ne peut se mesurer en chiffres. Parlez-en au double champion mid-amateur canadien Kevin Carrigan.
Enfant, Carrigan passait des heures au Cedar Hill Golf Course de Saanich sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, avant de devenir membre junior du prestigieux Royal Colwood Golf Club de Victoria.
« L’été, en route pour le travail, nos parents nous déposaient au club et ils devaient nous en arracher, quand le parcours fermait, pour qu’on aille se coucher », raconte en riant Carrigan, planificateur financier au Groupe Investors. « C’est un sport tellement social, surtout quand un groupe de jeunes golfeurs grandissent ensemble. Et on dirait que, plus le groupe est nombreux, plus on apprend. Rares sont les endroits où un jeune de 12 ans peut aller s’amuser en plein air, sans obstruction, avec quelques garçons de son âge. »
Les longues heures que Carrigan a consacrées à la pratique du golf ont été payantes, lui méritant une éducation supérieure au Collège Midland et à l’Université du Texas à Arlington, quatre finales dans le top 10 au Championnat canadien amateur masculin et deux laissez-passer à l’Omnium canadien RBC en tant que champion mid-amateur. Il sent maintenant qu’il doit redonner aux suivants en étant président des juniors au Royal Colwood et co-président des juniors de la zone 5 de British Columbia Golf.
« J’ai appris tellement de leçons de vie en jouant au golf, dit-il, à commencer par la façon de se tenir en public, quand tout le monde vous regarde, et aussi la capacité de s’adapter aux autres et d’interagir avec des gens très différents de moi. Comme, à 12 ans, quand j’ai joué en duo pendant cinq heures avec un homme de 85 ans, pas mon grand-père censé m’aimer, un étranger. J’ai dû apprendre à le connaître et ce fut une expérience inestimable pour mon développement personnel, au-delà du golf. »
Et tout ça pour un prix dérisoire, pourrait-il ajouter. Bien sûr, les abonnements coûtent plus cher qu’à l’époque où le jeune Carrigan de 30 ans fréquentait Cedar Hill et Royal Colwood, mais l’accès au jeu et l’engagement qu’acquièrent les enfants se mesurent favorablement à l’aune des activités sportives.
« C’est quelque chose qui me passionne, la valeur du golf comparée au prix d’autres sports, déclare Jason Giesbrecht, directeur du golf au Royal Colwood. J’ai trois enfants qui ont joué au soccer, à la crosse et à d’autres sports, et quand je regarde les possibilités qui s’offrent aux enfants sur un terrain comme Royal Colwood, où ils ont 167 acres d’espaces verts pour s’amuser, en plus des installations d’exercice, je trouve ça inestimable. »
Pour moins de 700 $ par année, les juniors de la famille d’un membre du club peuvent en profiter. Cela comprend des programmes organisés, des leçons de golf, des tournois et la possibilité de jouer en tout temps après 14 heures. Une partie durant quatre heures en moyenne, cela peut se traduire par 20 heures de jeu par semaine durant l’été si l’enfant est motivé, et il y apprend à la fois des habiletés sportives et des compétences de vie pendant que ses parents travaillent.
« Pour nos membres juniors, c’est comme un deuxième foyer durant l’été », ajoute Giesbrecht à propos du Royal Colwood qui organise une Journée des jeunes en mars pour initier les enfants de l’île au golf. « On a de belles histoires de juniors qui s’illustrent en compétition, mais les succès dont on n’entend pas toujours parler sont ceux des amitiés que nouent les enfants et de leur évolution sociale. »
Ce professionnel de la PGA du Canada met aussi l’accent sur l’activité physique et la mise en forme que propose le golf sans risque de commotion cérébrale ou de fracture. La dimension sécuritaire de ce sport ajoute à sa valeur, selon lui, pour les frais de 57 $ par mois qu’exige son club privé pour chaque junior.
C’est plus cher que la plupart des golfs publics où la majorité des jeunes, partout au pays, s’initient d’abord au vénérable sport.
La Ville d’Edmonton, par exemple, vend des adhésions juniors à 125 $ offrant le plein accès et le jeu illimité au Rundle Golf Course, un parcours de 18 trous à normale 3 dans l’est de la ville. Pour 425 $, on peut jouer tant qu’on veut sur trois terrains municipaux, Victoria, Riverside et Rundle. Dans ce dernier club, il n’y a aucune restriction, tandis qu’aux deux autres, on peut jouer toute la journée du lundi au vendredi, et après 15 heures les fins de semaine et jours fériés. Donc beaucoup de souplesse pour les activités familiales. D’autres formules abordables sont aussi offertes, comme les 90 trous au Rundle pour 75 $, ou 180 trous aux trois clubs pour 200 $.
À titre de comparaison, pour inscrire leurs enfants de moins de 4 ans à 17 ans au soccer, à Edmonton Sud, les parents peuvent débourser de 110 $ à 275 $ pour un ou deux matchs par semaine, soit pas plus de trois heures d’activité.
Le baseball mineur de South Jasper Place, à Edmonton, coûte 110 $ pour les enfants de quatre à cinq ans et le prix augmente jusqu’à 300 $ pour les joueurs de catégorie midget en ligue locale, ce qui se traduit par quelques heures de sport par semaine. C’est peu, à côté des quatre heures d’une partie de golf. Pour ce qui est du baseball promotionnel, quand on ajoute le coût des voyages et tournois, les frais passent de 650 $ pour le niveau Mosquito AAA à 1 050 $ pour le Midget AAA.

Le programme junior de Royal Colwood offre un enseignement de qualité, à la fois inclusif et motivant pour tous les groupes d’âges, peu importe le temps qu’il fait.
« Il y a tant de choses qu’un enfant peut apprendre du golf », souligne Adam Werbicki, un pro adjoint qui dirige depuis 11 saisons l’un des 32 Centres de développement du golf accrédités au pays, au Derrick Golf and Winter Club d’Edmonton. « C’est pour ça qu’on trouve le golf tellement formidable pour eux. Ils y apprennent, surtout personnellement, un tas de choses. »
« Personne ne frappe la balle pour eux et leurs succès leur appartiennent. Le défi est structurel et ils progressent à leur propre rythme. Et les enfants, ce sont des éponges, ils s’investissent complètement et ils s’amusent. C’est fascinant de voir combien ils peuvent apprendre en si peu de temps », ajoute Werbicki qui souligne en outre les compétences de vie, comme le respect et la patience, qu’enseigne le golf.
À l’autre bout du pays, un abonnement junior au Green Gables Golf Club de Cavendish, Î.-P.-É., qui donne droit aux privilèges de jeu sur ce parcours et ceux des clubs voisins d’Andersons Creek et de Forest Hills, coûte 395 $ la saison et passe à 525 $ pour les étudiants postsecondaires avec carte d’identité.
C’est peut-être un peu plus cher qu’une inscription au soccer avec les Rangers de Sherwood-Parkdale (de 105 $ pour les moins de cinq ans à 135 $ pour les moins de 17 ans), mais ça ne dit rien du nombre d’heures de jeu sur le terrain.
À Toronto, dans la plus grande agglomération du Canada, un abonnement junior (10 à 18 ans) de saison à 300 $, taxes comprises, donne accès aux cinq golfs municipaux. Les départs peuvent se faire après 11 heures du lundi au jeudi, et après midi du vendredi au dimanche, lorsque le jeune est accompagné d’un adulte qui paie ses droits de jeu.
« Le golf est le sport de toute une vie où les parents peuvent jouer aux côtés de leurs enfants », fait remarquer Giesbrecht qui a vu passer par le programme junior de Royal Colwood des golfeurs comme Carrigan, Naomi Ko de l’Équipe nationale amateur (qui a participé à trois tournois de la LPGA l’an passé) et Nolan Thoroughgood, un adolescent de 15 ans qui fut en 2016 le plus jeune golfeur à remporter le Championnat amateur masculin de Colombie-Britannique. « Peu de sports rassemblent ainsi les familles, et c’est un autre atout du golf. »
« C’est littéralement la forme de gardiennage la moins coûteuse qui soit », dit Carrigan, évoquant ses débuts à Cedar Hill, club qui a produit les professionnels de circuit Jim Rutledge et Rick Gibson.
Quand il ne jouait pas avec ses parents, il fréquentait d’autres adultes, absorbant des bribes de leur expérience de golfeurs et gentlemen, ce qui a énormément contribué à son développement.
« Un terrain de golf, c’est un lieu où fleurissent les anecdotes, explique Carrigan. Ça m’a aidé à façonner le type de personne que je voulais devenir. »
Voilà ce que Golf Canada souhaite inculquer chez les jeunes grâce à son plan de Développement à long terme du joueur qui encadre des programmes juniors d’un océan à l’autre.
« Nous n’en sommes encore qu’aux premières mesures de l’efficacité qu’ont certaines initiatives juniors de Golf Canada en matière de participation active », précise Jeff Thompson, directeur en chef du sport et chef de la direction par intérim de Golf Canada, faisant allusion au programme Golf en milieu scolaire créé en 2009 pour initier au golf des milliers de jeunes dans plus de 3 100 établissements au pays.
« Nous voulons que les enfants, en rentrant à la maison, disent à leurs parents : “J’ai joué au golf aujourd’hui et j’ai adoré ça! Voulez-vous essayer avec moi?” L’important, c’est que ça se traduise par une participation accrue aux leçons et camps de golf, ainsi qu’aux programmes de compétition, et par des adhésions familiales. »
« Les autres sports comme le basketball ou le volleyball se jouent à l’école, et quand les parents décident d’inscrire leurs enfants à une activité, ils choisissent généralement un sport que connaît l’enfant. C’est pourquoi nous voulions faire entrer le golf dans les écoles », ajoute Thompson.
Il n’est pas faux de dire que le golf peut devenir de plus en plus coûteux à mesure que le jeune s’équipe, mais on pourrait dire la même chose du hockey d’élite. Il y a des joueurs de 16 à 20 ans qui doivent débourser plus de 3 000 $ pour jouer au niveau Junior A ou B dans l’espoir de gagner une bourse d’études.
« Les gens croient que le golf est coûteux, mais si l’on cherche à faire participer nos jeunes, il existe diverses possibilités à prix raisonnable pour les y amener, comme les abonnements juniors et les camps d’été, insiste Thompson. Face aux autres sports, le golf est très concurrentiel. »
Et il conclut : « Le golf est une excellente activité sociale où ils apprennent l’honnêteté, la discipline réglementaire et l’intégrité. »
Combien cela vaut-il? Aux parents de décider.
Cet article a été publié dans l’édition Familles au jeu du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image.
Nouveau champion de la PGA du Canada, Cornellier sera passé par toute la gamme des émotions
Compte tenu du dicton voulant qu’à « vaincre sans péril, on triomphe sans gloire », Jean-Philip Cornellier mérite dans les circonstances que le club Knowlton qu’il représente sorte la fanfare à son retour.
« C’est vraiment spécial remporter mon premier titre chez les professionnels dans un championnat de cet envergure », de dire le nouveau titulaire dont le nom va rejoindre Lee Trevino, Arnold Palmer, Lanny Wadkins, George Knudson, Moe Norman et autres légendes sur le trophée.
FINALE EN DEUX TEMPS
Après neuf trous, Cornellier menait par la ronflante marge de six grâce à un formidable compte de 30 à l’aller. Un autre oiselet au 10e lui a valu une fiche de -7 après dix.
« En plus de bien jouer, la coupe m’apparaissait de la dimension d’un panier de basket-ball », a-t-il commenté au sujet de son fer droit en feu.
La suite fut néanmoins une bataille de tous les instants contre les démons du stress.
Quatre bogeys consécutifs commis aux 11e, 12e, 13e et 14e ont réduit l’avance à deux trous. Un oiselet de Parry au 15e a fait fondre la priorité à un seul trou avec trois à compléter.
« Je me suis dit en dedans de rester calme lorsque mon avance a été diminuée à trois trous », a-t-il déclaré à propos de son passage à vide.
Un ancien des Carabins de Daniel Langevin qui a longtemps été entraîné par Pierre Dugas, Cornellier a retrouvé l’énergie et surtout la confiance pour sceller avec style.
Malgré un coup de départ erratique au 18e qui l’a obligé à sacrifier le coup suivant, il a néanmoins bouclé avec un oiselet sur cette normale cinq.
Dans le passé, Cornellier a tenté deux fois sa chance au circuit Web.com. Il y a deux ans, il avait fait sa place au tournoi d’Hartford à la PGA.
LA TRADITION SE POURSUIT…
Quoiqu’il aurait souhaité une fin plus simple, Jean-Philip Cornellier mérite nos applaudissements.
Lors de la demi-finale, il affichait -5 après 17 trous lors de sa victoire devant Nick Kenney.
Porte-couleurs du club National, un bijou à Toronto, Kenney a défait Marc Hurtubise en prolongation.
Un vétéran de 55 ans du club Vieux Village, à Bromont, Hurtubise avait remonté un déficit de trois trous avec des oiselets entre les 14e et 18e.
ENCORE LE QUÉBEC
Jean-Philip Cornellier poursuit donc la série victorieuse des professionnels du Québec au Championnat de la PGA du Canada doté de 100 000 $ offerts par M. Lube avec TaylorMade dans le rôle de présentateur.
En plus de Marc-Étienne Bussières l’an dernier, Vincent DuMouchel, Éric Laporte et Dave Lévesque sont tous des titulaires ces récentes années.
Représentant du club LongChamp, à Sherbrooke, Bussières a été éliminé en quarts cette année. Meneur au classement canadien des points à son arrivée, Dave Lévesque, du Château Bromont, n’a pu se qualifier au volet de championnat ce qui lui coûte son invitation à l’Omnium canadien RBC à la fin juillet qui va à Bryn Parry.
