Circuit LPGA

Hur en avance par deux coups au tournoi Volunteers of America

Mi Jung Her
(Darren Carroll/Getty Images)

ASHBURN, Va. – La Sud-Coréenne Mi Jung Hur a obtenu six oiselets et évité le boguey au tournoi Volunteers of America, jeudi, prenant les devant par deux coups avec un 65.

Hur a notamment réussi un roulé de 30 pieds pour une normale, au 15e trou.

Dans le groupe à 67 se trouve l’Américaine Michelle Wie. Elle a récolté cinq oiselets, dont quatre sur le deuxième neuf. Trois compatriotes sont aussi à moins quatre: Sandra Changkija, Marina Alex et Jennifer Song.

L’Australienne Katherine Kirk, la Sud-Coréenne Sung Hyun Park et la Thaïlandaise Ariya Jutanugarn ont également deux coups de retard.

La championne en titre est la Sud-Coréenne Jenny Shin, qui a joué 71.

Quatre Canadiennes sont en lice, incluant Maude-Aimée Leblanc (73). La Sherbrookoise a inscrit trois oiselets et commis cinq bogueys. Alena Sharp (70), Brooke M. Henderson (74) et Jennifer Ha (75) sont aussi de la partie.

Le duo Spieth et Palmer est à égalité au sommet à la Classique Zurich

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(Chris Graythen/Getty Images)

AVONDALE, La. – Le duo composé de Jordan Spieth et de Ryan Palmer a remis une carte de 66 (moins-6), jeudi après-midi, et les deux Américains se retrouvent au premier rang de la Classique Zurich.

L’Américain Kyle Stanley et le golfeur australien de 18 ans Ryan Ruffels les ont accompagnés au sommet du classement général de ce tournoi, le premier par équipe sur le circuit de la PGA au cours des 36 dernières années.

Spieth a montré tout son savoir-faire lors des approches et Palmer a réussi plusieurs coups roulés importants lors de la première ronde, qui s’est disputée sous la formule de coups en alternance.

Spieth a mis la table pour un oiselet à la suite d’une belle approche d’environ 30 verges, au 11e trou. Il a ensuite envoyé sa balle directement dans la coupe pour un oiselet, au 14e, avant de mettre lui-même la touche finale en réussissant un oiselet au 18e sur le parcours du TPC Louisiana.

Les Sud-Coréens K.J Choi et Charlie Wi (67) suivent à moins-5. Les deux équipes américaines composées de Ben Martin et Ben Crane (67) ainsi que Charley Hoffman et Nick Watney (67) se retrouvent également à un coup des meneurs, tout comme l’équipe formée du Suédois Jonas Blixt et de l’Australien Cameron Smith (67).

Le duo canadien de David Hearn et Graham DeLaet a joué 71 et il occupe le 33e rang, à moins-1. Leurs compatriotes, Mackenzie Hughes et Nick Taylor (75), sont en 72e place, à plus-3.

Règles et situations de jeu

Balle déplacée?

Dustin Johnson
(Andrew Redington/Getty Images)

Les Règles du golf stipulent que, si un joueur provoque le déplacement de sa balle en jeu, celui-ci encourt une pénalité d’un coup et la balle doit être replacée. Cette règle s’applique de longue date, malgré quelques exceptions. Ces dernières années, toutefois, elle s’avère de plus en plus difficile à mettre en œuvre quand les joueurs et les officiels peinent à déterminer la véritable cause du déplacement.

Les organismes directeurs du golf ont étudié la question et, depuis le 1er janvier 2017, un comité (le comité responsable d’une compétition ou le comité des règles d’un club) pourra adopter une nouvelle règle locale modifiant la règle 18-2. Le texte suivant est recommandé :


Déplacement accidentel d’une balle sur le vert

Les règles 18-2, 18-3 et 20-1 sont amendées comme suit :

« Lorsque la balle d’un joueur repose sur le vert, il n’y a pas de pénalité si la balle ou le marque-balle est déplacé accidentellement par le joueur, son partenaire, son adversaire ou par l’un ou l’autre de leurs cadets ou équipement.

La balle ou le marque-balle déplacé doit être replacé tel que prévu dans les règles 18-2, 18-3 et 20-1.

Cette règle locale s’applique seulement si la balle ou le marque-balle du joueur repose sur le vert et que tout déplacement est accidentel.

Note : Si on détermine que le déplacement de la balle du joueur sur le vert a été causé par le vent, l’eau ou tout autre effet naturel comme la gravité par exemple, le joueur devra jouer la balle de son nouvel emplacement. Un marque-balle déplacé dans de telles circonstances est replacé. »


FAQ

Q : Si une balle est déplacée sous l’effet du vent, de l’eau ou de la gravité, est-ce que la nouvelle règle s’applique?

R : Non. La balle doit être jouée de son nouvel emplacement sans pénalité.

 

Q : Qu’entend-on par « déplacement accidentel »?

R : Cela comprend tout acte par lequel le joueur cause accidentellement le déplacement de sa balle ou de son marque-balle (par ex., échapper le marque-balle sur la balle, toucher accidentellement la balle en effectuant un élan d’exercice, etc.).

 

Q : Qu’est-ce qui est considéré « non accidentel »?

R : Tout geste intentionnel destiné à lever ou à déplacer la balle (par ex., frapper ou déplacer la balle dans un geste de colère, lever la balle sans en marquer l’emplacement, etc.).

 

Q : La nouvelle règle est-elle réservée seulement aux tournois ou aux niveaux d’élite?

R : Non. Même si cette règle locale sera d’abord adoptée pour tous les tournois professionnels et amateurs de haut niveau, elle est recommandée pour tous. On laisse cependant le choix de l’adopter à la discrétion de chaque comité, qu’il s’agisse d’un comité responsable d’une compétition ou d’un comité de club.

L’adoption de cette règle locale exempte le joueur d’une pénalité si sa balle en jeu sur le vert est déplacée par accident. Il faudra aussi noter que cette règle locale vient modifier la règle 18-3 et la règle 20-1; un joueur ne sera pas pénalisé en partie par trous pour avoir accidentellement déplacé la balle ou le marque-balle de son adversaire et aucune pénalité ne sera encourue pour le déplacement accidentel d’un marque-balle sur le vert.

La décision d’agir immédiatement pour introduire cette règle locale sans attendre la prochaine révision du code des Règles du golf pour 2020 découle du nombre croissant de situations où la balle d’un joueur est déplacée sur le vert. On se souvient tous des événements survenus en ronde finale de l’Omnium des États-Unis 2016.

Alors que Dustin Johnson s’apprêtait à faire un coup roulé pour la normale au 5e trou d’Oakmont, il a reculé en constatant un léger déplacement de sa balle. Après avoir visionné la vidéo et discuté de l’incident avec Dustin après sa ronde, la USGA a déterminé que les gestes posés par Johnson avaient causé le déplacement de la balle et, malgré son objection, on lui a imposé une pénalité d’un coup. Heureusement, cette décision n’a pas eu d’incidence sur le résultat final et l’Américain a remporté son premier tournoi majeur par trois coups.

Au golf moderne, la configuration et la vitesse de la surface des verts augmentent considérablement le risque que la balle bouge. Tous les circuits professionnels au monde vont adopter cette nouvelle règle locale, dont le PGA TOUR, le Circuit européen, le Circuit de la LPGA et la PGA des États-Unis.

Au Canada, toutes les associations provinciales de golf vont aussi ajouter cette règle locale dans leurs règles d’application générale, tout comme Golf Canada, d’ailleurs, car notre comité des règles et du statut d’amateur l’a officiellement adoptée lors de l’assemblée générale annuelle.

Cette nouvelle règle locale a été très bien accueillie et elle s’inscrit dans un vaste effort visant à rendre les Règles du golf plus faciles à comprendre et à appliquer. Les organismes directeurs procèdent actuellement à une révision importante des ces règles auxquelles on veut apporter plusieurs changements. La version préliminaire des nouvelles règles, qui s’inscrit dans le cadre du projet de modernisation des règles, a été dévoilée au public le 1er mars.   

Spring_2017_Cover_FRCet article a été publié dans l’édition de avril 2017 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image.

Gardez le contact avec Équipe Canada

Les espoirs de Grace

Grace St-Germain
(Golf Canada)

Le soleil darde de ses derniers rayons le club de golf LPGA International de Daytona Beach, en Floride, et les golfeurs collégiaux terminent leur entraînement de la journée. Les jeunes athlètes s’éloignent du vert d’exercice pour rentrer à leur résidence ou encore, parce que c’est lundi et que les ailes de poulet y sont en spécial, pour aller chez Houligan, un bar sportif voisin du Daytona International Speedway.

Grace St-Germain n’est pas de ceux-là.

Elle reste sur le vert d’exercice, à frapper quelques roulés en tâchant d’éloigner les moustiques qui sortent en masse dès que le soleil se couche. Elle salue d’un grand sourire le journaliste qui l’observe.

Une bestiole se pose sur son bras gauche et, en la faisant fuir, la golfeuse dévoile un tatouage sous la lumière crue des projecteurs qui éclairent le stationnement où l’attendent ses coéquipiers.

Sur son bras, on peut lire sa devise tatouée en cursives : « Je crois que de bonnes choses s’en viennent. »

« Peu importe ce qu’on traverse, il y a toujours de bonnes choses qui s’en viennent, dit-elle. Si on frappe un mauvais trou, ce n’est pas grave, ça ira mieux plus tard. »

Après un an au sein d’Équipe Ontario et deux dans la formation de développement de Golf Canada, St-Germain a été admise cette saison dans la formation nationale amateur féminine.

En première année au collège préuniversitaire Daytona State, l’athlète de 18 ans a déjà obtenu son admission à l’Université d’Arkansas pour l’automne 2018 grâce à ses accomplissements sur la scène internationale du golf.

C’est à 16 ans qu’elle a décidé d’inscrire en permanence ces mots de motivation sur son bras, avec le consentement de ses parents, bien sûr.

« Grace est une vieille âme. Quoi qu’elle veuille faire, elle le mûrit bien avant d’agir, dit sa mère Kathy. J’aimais bien que cela ait du sens pour sa vie et aussi pour le golf. On s’est entendues pour qu’elle l’écrive d’abord au stylo sur son bras puis, si elle aimait toujours ça au bout d’un mois, on irait la faire tatouer. Cette devise résume la personnalité de Grace et j’avoue que j’aime la voir sur elle. »

Mais Kathy St-Germain ne sait toujours pas d’où est venu à sa fille son talent de golfeuse. Elle-même ne joue pas et son mari ne va au golf qu’une fois par été.

Ce sont peut-être les grands-parents de Grace qui l’ont inspirée, car ils dirigeaient le programme junior au Hylands Golf Club – hôte de l’Omnium de la Capitale nationale en appui à nos troupes dans le cadre du Circuit Mackenzie-PGA Tour Canada – et encourageaient tous leurs petits-enfants à jouer.

« Un membre du club nous a dit que Grace devrait s’inscrire à des tournois et on se demandait pourquoi, ajoute Kathy en riant. Les gens disaient qu’elle avait un bel élan et on pensait qu’elle faisait ça seulement pour s’amuser, qu’elle avait choisi un sport qu’elle pourrait pratiquer toute sa vie. On ne savait pas où ça allait la mener. »

La jeune fille est la seule des petits-enfants de la famille qui a persisté dans le programme de golf junior après ses débuts à sept ans.

« Je ne pouvais pas jouer sur le parcours avant d’avoir huit ans, raconte St-Germain, alors je m’amusais sur le terrain d’exercice. Je voulais m’améliorer continuellement jusqu’à ce que je puisse jouer le grand parcours. C’est ce qui m’a donné la piqûre du golf. »

Fille unique, St-Germain a d’abord pratiqué le patinage artistique. À son avis, la dimension individualiste du patinage l’aide maintenant sur les parcours de golf.

« Je dois y consacrer tous mes efforts, je n’ai pas d’équipe pour me soutenir, explique-t-elle. Je dois faire tout le travail par moi-même, et le patinage artistique m’a appris à m’exécuter devant des spectateurs. J’ai commencé à patiner à quatre ans et je suis habituée au public. »

Même s’ils ont vu Grace grandir comme athlète, Kathy admet qu’elle et son mari ne comprennent toujours pas comment elle réussit si bien sur les terrains de golf.

« Ça nous étonne encore, avoue Kathy. On va la voir jouer et on aime tellement ça. Tant qu’elle est heureuse, on ne s’arrête jamais pour se demander où ça mène. Quand elle a remporté le Championnat amateur féminin d’Ontario en 2016, on savait qu’elle pouvait le faire. Et pourtant, on se pinçait pour y croire, après. »

Kathy estime que la participation de Grace au programme de Golf Canada est « la meilleure chose qui lui soit arrivée » et la golfeuse elle-même souligne que l’appui d’Ann Carroll, responsable de la formation de développement, l’a beaucoup aidée à progresser comme golfeuse, tant par son rôle de « figure maternelle » que comme « meilleure amie ».

Elle ajoute cependant qu’elle est très excitée d’avancer pour travailler avec Tristan Mullally.

« Je vois beaucoup de potentiel de croissance chez Grace, affirme Mullally, entraîneur-chef de l’Équipe Canada féminine. La stratégie est un des éléments forts de son jeu. Il lui reste encore quelques améliorations techniques à intégrer, mais c’est déjà formidable de la voir si bien jouer et réaliser de si bons scores, même si elle peut encore se perfectionner. Elle peut devenir bien meilleure, elle a beaucoup d’éléments positifs à développer. »

Originaire d’Ottawa, St-Germain reconnaît que l’exemple de Brooke Henderson, héroïne de la ville voisine de Smiths Falls, la motive aussi beaucoup.

« Je veux atteindre ce niveau, dit-elle. De voir une fille de ma région obtenir un tel succès, c’est super! »

« Avec Henderson et tous les autres Canadiens qui réussissent si bien, la porte s’est ouverte, renchérit Mullally. Ça familiarise les athlètes avec le niveau de jeu à maîtriser pour connaître le succès. Ce sont des gars et des filles d’ici qu’on peut admirer et qui servent de modèles. »

Bien qu’elle n’ait pas encore participé à un tournoi professionnel, St-Germain se dit prête à le faire : « Si on m’invite ou si je me qualifie, ce sera une belle expérience. »

Déjà, en ce début de 2017, elle a une victoire à son actif, ayant remporté le Championnat amateur du Mexique par équipe en compagnie de Maddie Szeryk d’Équipe Canada. Elle a en outre terminé troisième en compétition individuelle.

Le soleil de Floride est disparu à l’horizon et une autre journée d’entraînement se termine pour Grace St-Germain. La jeune fille saute dans la voiture de ses coéquipiers pour rentrer à la résidence des étudiants. Demain, elle sera au rendez-vous pour poursuivre ses espoirs.

Car elle sait que de bonnes choses s’en viennent.


Spring_2017_Cover_FRCet article a été publié dans l’édition de avril 2017 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image.

Règles et situations de jeu

Nouvelle décision pour restreindre l’utilisation de la vidéo

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(Scott Halleran/ Getty Images)

L’USGA et le R&A ont adopté une nouvelle décision sur les Règles du golf, qui s’applique dès maintenant,  pour restreindre l’utilisation de la preuve vidéo dans le jeu.

Les deux organismes ont aussi mis sur pied un comité de travail formé de gens des circuits professionnels (LPGA, PGA, PGA européenne, Ladies European Tour et PGA des États-Unis) pour procéder immédiatement à une révision exhaustive des questions générales liées à la vidéo lors de compétitions télévisées, incluant les appels de téléspectateurs.

La nouvelle décision 34-3/10 établit deux critères à l’intention des comités de règles pour restreindre l’utilisation de la vidéo : 1) lorsque les faits révélés par la séquence vidéo ne pouvaient raisonnablement être vus à « l’œil nu » et 2) lorsque le joueur a exercé « un jugement raisonnable » pour déterminer un endroit précis dans l’application d’une règle. Le texte complet de la décision peut être vu ici.

Le premier critère vient affirmer que « l’utilisation de la technologie vidéo peut permettre d’identifier des actions qui ne peuvent être vues à l’œil nu », par exemple lorsqu’un joueur touche à son insu quelques grains de sable dans son élan arrière pour effectuer un coup dans une fosse de sable.

Si le comité en vient à la conclusion que de tels faits ne pouvaient raisonnablement pas avoir été constatés à l’œil nu et que le joueur n’était pas autrement conscient d’une infraction possible, le joueur sera considéré comme n’ayant pas enfreint les règles même si la technologie vidéo démontre le contraire. Ceci vient s’ajouter à la provision pour les cas de balle au repos déplacée introduite en 2014.

Le deuxième critère s’applique lorsqu’un joueur détermine un emplacement, un point, une position, une ligne, un espace, une distance ou autre endroit pour appliquer les règles en reconnaissant que le joueur ne peut être tenu au niveau de précision qui peut parfois être fourni par la technologie vidéo. Pensons par exemple à l’action de déterminer le point de dégagement le plus proche ou le geste de replacer une balle qui a été levée.

En autant que le joueur fait tout ce à quoi on pourrait raisonnablement s’attendre dans les circonstances pour faire une détermination précise, le jugement raisonnable du joueur sera accepté même si, par après, l’utilisation de preuve vidéo démontre le contraire.

Ces deux critères ont fait l’objet de nombreuses discussions dans le projet de modernisation des règles. L’USGA et le R&A ont décidé de mettre cette décision en vigueur dès maintenant à cause des nombreux problèmes suscités par les reprises vidéo lors des tournois télévisés.

Les critères établis par cette décision ne viennent aucunement modifier les exigences actuelles des règles. Les joueurs doivent toujours procéder avec attention, faire rapport de toute infraction connue aux règles et faire tout ce qui est raisonnable pour arriver à une détermination précise dans l’application des règles.

Les cas liés à la vidéo qui doivent faire l’objet d’une étude plus approfondie de la part du comité de travail comprennent l’information provenant de sources autres que les participants, tels les appels téléphoniques, les courriels et les médias sociaux, ainsi que l’imposition de pénalités après que la carte de scores a été remise.

Le directeur exécutif de l’USGA Mike Davis déclare : « Cette première initiative fournit aux officiels des outils pouvant avoir un impact direct et positif sur le jeu. Nous reconnaissons qu’il reste encore du travail à faire. Les progrès de la technologie vidéo améliorent l’expérience de visionnement des gens, mais peuvent aussi affecter sérieusement la compétition. Nous devons trouver un équilibre dans ces avancées pour appliquer les règles de façon équitable pour tous les joueurs. »

Selon le directeur général du R&A Martin Slumbers, « nous avons étudié l’impact des reprises vidéo sur le jeu et nous croyons qu’il est important d’introduire une décision pour clarifier les situations possibles dans ces circonstances. Le golf demeure un sport basé sur l’intégrité et nous voulons nous assurer qu’on continue de mettre autant que possible l’accent sur le jugement raisonnable du joueur au lieu de s’en remettre à la technologie vidéo. »

L’USGA et le R&A vont considérer d’autres changements suggérés par le comité de travail pour une application avant le 1er janvier 2019, date à laquelle le nouveau code résultant de l’étude conjointe sur le projet de modernisation des règles doit entrer en vigueur.

Décision 34-3/10 Restrictions quant à l’usage de preuve vidéo

Raymond Bourque, le Jean Béliveau de Boston

Raymond Bourque
(Maddie Meyer/Getty Images)

Dans les moments intéressants des derniers jours, il y a eu cette conversation que j’ai eue avec Raymond Bourque. Pas surprenant que les amis chroniqueurs de hockey disent que le quintuple gagnant du trophée Norris soit le Jean Béliveau de… Boston.

L’ancien capitaine des Bruins et auteur du record pour le plus grand nombre de points pour un défenseur avec 1579 a eu droit à un très grand honneur de la United Stes Golf Association (USGA). L’organisme qui régit le golf l’a choisi à titre de président de l’Omnium sénior des États-Unis, qui aura lieu du 30 juin au 2 juillet au Salem Country Club où il est membre.

À la suite de l’annonce de cette nouvelle, nous avons pu rejoindre Raymond grâce à l’aide d’Yvan Vanier. Il n’a pas été question de hockey ou de sa conquête de la Coupe Stanley en compagnie de Patrick Roy dans l’uniforme de l’Avalanche du Colorado lors du dernier match de sa carrière dans la LNH. Nous avons exclusivement parlé de golf.

On évoque toujours le Country Club de Brookline lorsqu’on parle du plus célèbre test de golf à Boston, mais le parcours du club Salem, qui est centenaire, est dans la même catégorie. Il a été dessiné par le réputé Donald Ross, créateur également de Pinehurst No 2.

Or, Raymond y est membre au Salem Country Club depuis 25 ans, et ce, après avoir patienté sur la liste d’attente pendant neuf ans. Un total de six championnats américains y ont été présentés dans l’histoire.

« UN TRÈS BEL HONNEUR »

Raymond appartient définitivement à la catégorie des passionnés de golf. « Je joue cinq fois chaque semaine », a-t-il mentionné, lui qui avait hâte d’aller à Salem une première fois de la saison pendant le congé de Pâques, étant donné le début de saison plus tardif.

Bernhard Langer, Fred Couples, qu’il a déjà rencontré par l’entremise de Patrick Roy, Colin Montgomerie, Vijay Singh seront parmi les légendes que la gloire de Ville Saint-Laurent croisera à cette occasion, mais c’est de la place consacrée aux jeunes durant l’Omnium dont il aime jaser.

« Une clinique avec les grands noms sera destinée aux juniors. De plus, l’entrée sera gratuite pour les 17 ans et moins ce qui permettra aussi d’intéresser davantage les jeunes », a-t-il précisé.

Raymond Bourque n’a pas changé. Il demeure toujours aussi humble que durant ses années juniors à Trois-Rivières avec Michel Bergeron de même qu’à Sorel et Verdun avec Rodrigue Lemoyne.

« Bien sûr que c’est un très bel honneur que me fait la USGA », a-t-il raconté, lui qui profite du moment pour inviter les amateurs de golf de Montréal et du Québec à se rendre à Boston pour assister à cet omnium réservé aux vétérans.

Pourquoi pas?

EST-CE PGA TOUR CANADA OU USA?

La réponse à cette question s’avère beaucoup les deux à la fois. Lors du tournoi de qualification au circuit Mackenzie-PGA TOUR Canada, disputé à Sebring en Floride, les 28 premiers au classement final, de même que 34 des 36 premiers, étaient des Américains.

La semaine dernière à Sebring, seulement quatre Canadiens étaient sur les rangs pour tenter leurs chances. Jean-Philip Cornellier était du nombre. En jouant +8 au cumulatif des quatre jours de la compétition, il a terminé au 91e rang. Il lui fallait terminer 40e au moins pour placer son nom sur la liste de remplacement.

Une autre étape de sélection suivra à Port St. Lucie, en Floride. Celle-ci sera plus « canadienne » pour la bonne raison qu’elle aura lieu à Vancouver, au début mai.

Tous les tournois du circuit Mackenzie-PGA TOUR Canada, (il s’agit du nom commercial puisqu’il faut quelqu’un pour payer les bourses), ont lieu au pays et cela inclut le retour d’un arrêt dans la région de Montréal du 20 au 23 juillet, au Golf Les Quatre Domaines, à Mirabel.

L’OISELET D’AVRIL VA À… MIKE WEIR!

Même si ce n’était qu’une question de temps, toutes nos félicitations accompagnent Mike Weir à la suite de sa sélection au Panthéon des sports du Canada. Weir aura de la belle compagnie, puisque Lanny McDonald, les médaillés d’or olympique Cindy Klassen, Carol Huynh et Simon Witfield seront également honorés.

La victoire de Weir au Tournoi des Maître de 2003 demeure toujours la seule à avoir été méritée par un Canadien dans le cadre d’un tournoi majeur masculin.

Mais en plus, il ne faut pas oublier que le gaucher a connu aussi une carrière remarquable en totalisant huit titres sur le circuit de la PGA durant les années de gloire de Tiger Woods, ce qui ajoute à son mérite.

Il faut aussi savoir que Weir a débloqué ici, au Québec, lorsqu’il avait causé toute une surprise en défaisant David Duval, alors numéro un mondial, Fred Couples et John Daly lors du Skins Game de 1999. On connaît la suite… Il faut aussi ajouter son gain spectaculaire au dernier trou devant le Tigre au tournoi de la Coupe des Présidents de 2007, qui a eu lieu au club Royal Montréal.

Mike Weir aura donc un automne chaud, puisqu’il agira également comme adjoint au capitaine Nick Price à la Coupe des Présidents qui précédera son intronisation.

DU GOLF AUX… AUX ÉLECTIONS MUNICIPALES

Robert Martin, un journaliste sportif à la retraite, qui a beaucoup écrit sur le golf en Mauricie pendant ses années passées au quotidien Le Nouvelliste, a annoncé sa candidature comme échevin à Trois-Rivières lors des élections municipales de novembre prochain.

Il avait auparavant été mêlé à la politique comme conseiller du député de Champlain.

L’aréna Jean-Guy Talbot représente est un des dossiers chauds de Robert Martin.

AÉROPORT TRUDEAU ET GOLF DORVAL

À la suite d’une entente avec l’ADM, le Golf Dorval se prépare à effectuer des travaux d’importance.

Parce que l’administration de l’Aéroport Trudeau a besoin d’espace, le terrain d’exercice sera relocalisé. De plus, deux verts devront être déplacés.

Les béliers mécaniques et les gros équipements ne sont pas attendus avant juin. Le maire Edgar Rouleau mentionne que les usagers n’ont pas de souci à se faire, car il a assuré que les travaux sur le golf seront terminés que l’ADM se mette à l’œuvre à son tour.

Il s’agit d’une autre belle réussite du maire Rouleau car, précédemment, il avait sauvé le golf.

Retour digne de mention pour Anne-Catherine Tanguay qui passe au deuxième rang des boursières

Anne-Catherine Tanguay
(Bernard Brault/ Golf Canada)

Anne-Catherine Tanguay ne décolle plus du haut du classement au circuit Symetra même dans des conditions plus ardues.

Malgré une carte de 76 en ouverture, la golfeuse de Québec a néanmoins réussi à prendre la 4e place de la Classique Sara Bay, en Floride.

Des comptes de 70 et 71 durant la fin de semaine ont permis à la porte couleurs du volet Jeunes pro d’Équipe Canada de se racheter et flirter avec le titre. Son combiné de plus 2 l’a placé à quatre coups de la gagnante Hannah Green, cela malgré un bogey au dernier trou.

Tanguay termine parmi les cinq premières pour la troisième fois en quatre départs. Son chèque de 5 309 $ la fait passer au deuxième rang chez les boursières avec 23 020 $ en banque, 5 000 $ de moins que la meneuse Benyapa Niphatsophon.

Les dix premières à la fin de la saison gradueront à la LPGA.

L’Ontarienne Augusta James a terminé 8e et Sara-Maude Juneau, du club Saint-Joseph, 58e.

Adam Hadwin : une percée longtemps attendue

Adam Hadwin
(Bernard Brault/ Golf Canada)

On dit souvent que l’effort et une volonté à toute épreuve sont payants, mais il est un autre adage selon lequel la patience est une vertu. Adam Hadwin, 29 ans, qui fait cette année une percée sur le PGA TOUR, en est un exemple probant.

Professionnel depuis 2009, Hadwin ─ il est né à Moose Jaw en Saskatchewan, mais a grandi à Abbotsford en Colombie-Britannique ─ a progressé régulièrement, du Vancouver Golf Tour au Circuit Web.com, puis au PGA TOUR à compter de la saison 2014-2015.

Si ses deux premières saisons sur le PGA TOUR ont été respectables, ce diplômé de l’Université de Louisville a passé cette année à la vitesse supérieure.

« À mon avis, il est beaucoup plus patient et calme cette année. Il a gagné en maturité et s’est entouré d’une équipe compétente. De plus, son jeu sur les verts est remarquable, ce qui ne peut pas nuire », note Derek Ingram, entraîneur-chef de l’équipe nationale masculine du Canada.

« En règle générale, les hommes mettent beaucoup plus de temps à se développer, tant leur cheminement est difficile. Vingt-neuf ans, ce n’est pas vieux, je dirais que c’est à peu près la norme », d’ajouter Ingram.

C’est en janvier, au CareerBuilder Challenge, que cet ancien membre de l’équipe nationale canadienne attire l’attention du monde du golf en signant une carte de 59, devenant du coup le neuvième golfeur seulement à jouer moins de 60 dans l’histoire du PGA TOUR.

Dans un sport où beaucoup se joue « entre les oreilles », cette partie n’a pu que stimuler la confiance en soi du golfeur de 1 m 75 (5 pi 9 po) qui a par la suite signé sa première victoire sur le PGA TOUR lors du Championnat Valspar.

Après avoir remporté le titre le mois dernier et s‘être enrichi de 1,13 million $ US, Hadwin a parlé avec franchise de son cheminement à l’enseigne de l’effort et de la patience.

« Je n’ai pas traversé de grandes épreuves, sauf que j’ai dû travailler d’arrache-pied pour arriver », souligne Hadwin qui a épousé son amie de toujours Jessica et acheté une maison moins de trois mois après son premier triomphe.

« Je me suis lentement amélioré d’année en année. J’ai gagné sur tous les circuits où j’ai joué et je peux maintenant me vanter de l’avoir fait sur celui de la PGA. »

Récemment, lors d’une audioconférence organisée par Golf Canada, Hadwin a aussi expliqué ce qui avait contribué à sa percée en 2017.

« La raison de mes succès cette année, c’est que je suis agressif, mais de façon contrôlée. Je me suis particulièrement amélioré sur les normales 5. Je suis agressif quand la situation l’exige et quand je me sens à l’aise avec le coup à jouer. Sinon, je mets la pédale douce. »

Vu son départ exceptionnel en 2017, sa 36e place ex æquo au récent Tournoi des Maîtres, son premier, n’a peut-être pas comblé ses attentes. Cela dit, Hadwin, seul Canadien à se qualifier pour les rondes du week-end à l’Augusta National, a plusieurs raisons de se montrer optimiste, y compris sa ronde finale où il a récolté sept oiselets pour rendre une carte de moins 2.

Bien sûr, Hadwin voudra briller de mille feux lors des autres championnats majeurs de cette année, mais il souhaite aussi être retenu au sein de l’équipe internationale de la Coupe des Présidents.

« C’est un de mes grands objectifs pour le reste de l’année, souligne Hadwin. J’ai entouré la date du 4 septembre, car c’est la dernière journée des qualifications. Je veux à tout prix me classer dans le top 10 sans avoir à obtenir mon visa selon le bon gré du capitaine.

« Ce serait la cerise sur le gâteau. Si je peux me maintenir au moins dans le top 10, je serai très honoré de représenter le Canada sur la scène internationale. »

Pour l’heure, six Canadiens évoluent sur le PGA TOUR et plusieurs jeunes espoirs piaffent d’impatience dans les coulisses, preuve, selon Hadwin, que les passionnés de golf canadiens ont de quoi envisager l’avenir avec le sourire.

« Il y a des gars qui évoluent sur le Circuit Web.com et qui sont prêts à faire le saut. Derrière eux, il y en a d’autres qui frappent à la porte du Web.com. Je pense que le golf canadien est entre de bonnes mains et qu’il continuera de s’améliorer. »

Ingram reconnaît que les exploits de Mike Weir, champion du Tournoi des Maîtres de 2003, et les récent succès des Canadiens sur le PGA TOUR sont une source d’inspiration pour les jeunes golfeurs.

« En voyant percer les Mac [Mackenzie Hughes], Nick [Taylor] et Adam, tous d’anciens membres de l’équipe nationale, les jeunes espoirs croient encore plus en leurs chances », indique Ingram.

Quant au départ canon d’Hadwin, c’est, selon Ingram, la preuve qu’avec un peu de patience, les efforts sont finalement récompensés.

« Adam a pris de la maturité comme personne et comme golfeur, et il encaisse maintenant les dividendes de ses années de labeur », dit-il.

« Plusieurs membres de l’équipe nationale connaissent Adam et l’aiment. Ils adorent voir un autre Canadien réussir et ils sont de plus en plus nombreux à se rendre compte qu’eux aussi peuvent atteindre le sommet. ».

Omnium du Texas: Kevin Chappell bat Brooks Koepka par un coup à San Antonio

Kevin Chappell
(Steve Dykes/Getty Images)

SAN ANTONIO – Kevin Chappell a réussi un roulé de huit pieds au dernier trou pour signer une victoire par un coup à l’Omnium du Texas, dimanche.

Sa carte de 68 l’a placé à 276 (moins 12). Il a éclipsé Brooks Koepka pour mériter son premier titre de la PGA, à son 180e tournoi.

Koepka était en quête d’un deuxième triomphe. Son 65 a été le meilleur score de la journée.

Kevin Tway (69) et Tony Finau ont conclu dans l’impasse au troisième rang, à 279.

L’unifolié était représenté par Nick Taylor (74), Brad Fritsch (78) et Adam Hadwin (74). Ils ont terminé 22e, 69e et 72e.

Kevin Chappell prend les devants par un coup à l’Omnium du Texas

Kevin Chappell
(Steve Dykes/Getty Images)

SAN ANTONIO – Kevin Chappell a réussi trois oiselets à ses cinq derniers trous et a remis une carte de 71, samedi, prenant les devants par un coup après trois rondes à l’Omnium du Texas.

Il a fait un pas de plus vers sa première victoire sur le circuit de la PGA.

Chappell affiche un pointage cumulatif de moins-8. Il devance Branden Grace, qui avait pris les devants en première ronde et qui a terminé sa journée avec une carte de 70. John Hu a réussi un aigle et un oiselet pour remettre une carte de 71, à égalité au deuxième rang avec Grace.

Ryan Palmer, a récolté la meilleure ronde de la journée affichant un 68. Il rejoint à égalité au quatrième rang (moins-6) Bud Cauley (74), Tony Finau (74), Carl Pettersson (71), Martin Laird (71), Kevin Tway (72) et Cameron Smith (73).

Chez les Canadiens, Nick Taylor (71) a pris le 12e rang, tandis que Brad Fritsch a glissé de 12 rangs au 59e, puisqu’il a joué 76. Adam Hadwin a remis une carte de 82.