Le jour de gloire de Sergio Garcia
AUGUSTA, Géorgie – Le jour où son idole Seve Ballesteros aurait célébré son 60e anniversaire de naissance, Sergio Garcia a finalement réalisé son rêve en enlevant les honneurs du 81e tournoi des Maîtres.
Sergio Garcia devient le 3e Espagnol à gagner le Masters après Seve Ballesteros et Jose Maria Olazabal.
Le golfeur de 37 ans a calé un roulé d’une quinzaine de pieds au premier trou de prolongation pour vaincre son ami Justin Rose (victime d’un bogey). Il devient ainsi le troisième Espagnol à gagner le Masters après Ballesteros et Jose Maria Olazabal. Fou de joie, il a sauté dans les bras de sa belle Angela avant de se rendre dans la Butler Cabin pour recevoir le veston vert.
Garcia et Rose, qui ont souvent été coéquipiers en coupe Ryder, ont offert tout un spectacle par une journée bénie des dieux. Rose semblait se diriger allègrement vers la victoire au début du deuxième neuf, mais Garcia s’est battu courageusement pour rester dans le match et il a finalement eu le dernier mot.
Le point tournant est survenu au 13e trou. Sergio a raté son coup de départ à gauche de Rae’s Creek et il a dû accepter une pénalité d’un coup, mais il a réussi à sauver la normale. Il a ensuite réussi un oiselet au 14e trou et un aigle au 15e.
Rose a repris les devants avec un birdie au 16e, mais il a ouvert la porte à son rival avec un bogey au 17e. Les deux joueurs ont raté de belles chances de birdie au 18e et il a fallu rejouer le trou pour déterminer un vainqueur.
« J’ai dû attendre si longtemps pour vivre ce moment, a dit Garcia. Je n’ai pas lâché prise après mes bogeys au 10e et au 11e trou. Je suis resté positif et la chance a fini par me sourire. C’est vraiment spécial de devenir le 3e Espagnol à gagner le Masters. Seve et Jose Maria sont mes idoles de jeunesse. »
TROU D’UN COUP DE KUCHAR
Un peu après 17h., le vétéran Matt Kuchar a soulevé la foule avec un as au 16e trou. Il a frappé sa balle à droite du fanion, puis elle a glissé lentement dans le trou.
Matt Kuchar a soulevé la foule avec un trou d’un coup au 16e.
Visiblement très heureux, le golfeur de 38 ans a tapé dans les mains de plusieurs spectateurs, puis il s’est dirigé vers le vert pour récupérer sa balle. Il l’a ensuite autographiée et l’a remise à un jeune garçon qui avait du mal à croire ce qui lui arrivait. Toute une pièce de collection!
Il s’agit du 19e as au 16e trou dans l’histoire du Masters. Il y en avait eu trois l’an passé et ils avaient été réussis par Shane Lowry, Davis Love et Louis Oosthuizen.
SOUS LES GRANDS PINS
Le Canadien Adam Hadwin a joué une dernière ronde de 70. Il termine le tournoi en 37e position avec un total de 294.
Stewart Hagestad, de Newport Beach, a été le meilleur golfeur amateur, ce qui lui vaut la médaille d’argent. Comme Hadwin, il a fini à plus 6.
Le gagnant du Masters touche un bourse de 1,98 M$. La deuxième place vaut 1,18 M$ et la troisième 748 000$.
François-Étienne Corbin, de RDS, a gagné à la loterie des journalistes et il foulera les allées du club Augusta National, lundi matin. Même chose pour Dave Feschuk, du Toronto Star, mon voisin dans la salle de presse.
Phil Mickelson a réussi son 2e eagle de la semaine en début de ronde, mais il a enchaîné avec un double bogey, son deuxième en autant de jours sur la normale 4 la plus courte du parcours. Malheur de malheur!
Ernie Els a joué une dernière ronde de 78 et il a terminé bon dernier. C’était peut-être son dernier tournoi ici.
Diane Barabé, de Granby, a adoré sa première expérience comme arbitre à Augusta. Elle sera de retour lors des trois prochains tournois.
À plus.
Souvenirs d’Augusta
AUGUSTA, Géorgie – D’aussi loin que je me souvienne, mon amour du Masters est né dans un hôtel de Chicago au printemps 1978.
Nous étions réunis dans la suite de Jim Fanning, ancien directeur général des Expos, pour regarder la fin du tournoi. Ce jour-là, Gary Player, tout vêtu de noir, a réussi sept birdies dans les 10 derniers trous pour se sauver avec son troisième veston vert.
Par la suite, mon amour du tournoi des Maîtres n’a jamais cessé de grandir en surveillant les exploits des Seve Ballesteros, Jack Nicklaus, Nick Faldo, Jose Maria Olazabal, Tiger Woods et Phil Mickelson.
Cet après-midi, j’assisterai en personne à ma 15e finale. C’est un bonheur et un privilège que j’apprécie au plus haut point. Plusieurs de mes amis seraient parfaitement heureux s’ils mettaient les pieds ici une seule fois.
En fouillant dans mes souvenirs, je retiens ceci:
La dernière ronde d’Arnold Palmer en 2004. Un moment magique. Jamais vu un golfeur autant adulé par son public.
Le coup miracle de Tiger Woods en 2005. Au 16e trou, sa balle a disparu très lentement dans la coupe sous un tonnerre d’applaudissements. La plus belle pub pour Nike qui, aujourd’hui, ne fabrique plus de balles.
La joie sur le visage de Phil Mickelson après son premier triomphe (2004) et son fameux coup de fer 6 dans les aiguilles de pin, six ans plus tard.
Le « comeback de Jack » en 1986. Un des plus grands moments dans toute l’histoire du golf.
Les conférences de presse du trio Palmer-Nicklaus-Player. Du bonbon.
La déconfiture de Greg Norman en 1996. Il aurait probablement gagné s’il n’avait pas eu dans les jambes un adversaire aussi redoutable que Nick Faldo.
La victoire inattendue de Mike Weir en 2003. Rarement un golfeur a-t-il été aussi bien servi par son fer droit.
La tristesse sur les visages de Len Mattiace (2003), Chris DiMarco (2005) et Kenny Perry (2009). On oublie trop facilement ceux qui se font battre en prolongation. So close and yet so far!
Le coup de wedge victorieux de Bubba Watson en prolongation, en 2012. Il fallait beaucoup de culot et de la chance.
L’entrée en scène de Jordan Spieth, meilleur joueur ici depuis 2014.
Mes deux rondes du lundi matin (2007 et 2015). Jamais été humilié de la sorte par un terrain de golf!
La nouveau Centre de presse. Un château pour les journalistes du monde entier.
La résidence de Frank Valentine dans la campagne de la Géorgie. C’est là que j’habite durant le tournoi avec mes copains Labbé et Messier. C’est devenu notre chez-nous.
Nos détours par Latrobe et Myrtle Beach. On a pu visiter le musée du roi du golf et les plus beaux parcours du Grand Strand.
Je pourrais continuer encore longtemps. Bonne fin de tournoi à tous. Ça promet!
SOUS LES GRANDS PINS
Le gagnant du Masters touche une bourse de 1,98 M$. La deuxième place vaut 1,18 M$ et la troisième 748 000$.
La quarantaine de joueurs qui ont raté la coupure recevront quand même un chèque de 27 060$.
Dan Jenkins, qui couvre le tournoi depuis le début des années 1950, aurait bien aimé que son ami Ben Hogan voit le nouveau Centre de presse. Le Hawk en aurait eu plein la vue!
Rickie Fowler, le favori des jeunes : « J’adore jouer ici même si les embûches sont nombreuses. »
Golf Channel présentera trois émissions sur Jack Nicklaus à partir de dimanche soir. Parmi les intervenants, il y a Wayne Gretzky, Jerry Rice et Richard Petty.
Champions du Masters après 40 ans: Jack, Crenshaw, Player, O’Meara et Hogan.
Nicklaus : « Les très longs parcours ne favorisent que les longs cogneurs. Ce n’est pas juste pour tout le monde. Je pense toujours à cela lorsque je dessine un terrain. »
J’apprends que le club de golf Victoriaville ouvrira ses portes mercredi matin. Aux armes, citoyens!
À plus.
Toute une finale en vue à Augusta!
AUGUSTA, Géorgie – Justin Rose a joué 31 sur le deuxième neuf et il partage le premier rang avec son ami Sergio Garcia avant la ronde finale du 81e tournoi des Maîtres. Ils ne sont toutefois pas les seuls à rêver à la victoire.
Rickie Fowler (71), Jordan Spieth (68), Ryan Moore (69), Charlie Hoffman (72) et Adam Scott (69) sont tout près de la tête et on devrait assister à une fin de tournoi électrisante sous les grands pins de la Géorgie, dimanche après-midi.
LES COMMENTAIRES
JUSTIN ROSE: «C’est mon 12e tournoi à Augusta et je connais le tabac. J’ai fait preuve de patience sur le premier neuf et j’ai su profiter de mes chances par la suite. C’est ce qu’il faut faire ici. Je joue très bien depuis le début de la semaine et je suis de plus en plus à l’aise sur les verts. Je présume que je serai dans le dernier duo (dimanche) et j’aimerais bien partir d’ici avec le veston vert». Rose a gagné l’Omnium des États-Unis à Merion en 2013 et la médaille d’or aux Jeux olympiques de 2016 à Rio.
SERGIO GARCIA: «J’ai fait preuve de patience et j’ai été sauvé par mon putter une couple de fois. J’espère que Seve (Ballesteros) me donnera un coup de pouce. Je serais heureux de gagner en sa mémoire». Seve aurait 60 ans demain s’il était encore avec nous.
JORDAN SPIETH: «J’ai trimé du pour revenir parmi les meneurs et j’en suis fier. Je vivrai une nouvelle expérience en tentant de venir de l’arrière pour l’emporter, dimanche. J’ai l’intention d’être agressif dès le début du match. La deuxième place ne m’intéresse pas. Je me considère chanceux d’être dans la course une quatrième année de suite».
RICKIE FOWLER: «Il sera important de bien jouer sur le premier neuf pour rester dans la course. Nous sommes plusieurs dans le peloton de tête et il ne sera pas facile de se sauver avec les honneurs. Je m’attends à une grosse journée d’ouvrage. J’ai déjà hâte de prendre le départ».
AU 19E TROU
Rory McIlroy tourne en rond comme une toupie. Il a beau frapper très loin, il n’arrive pas à se mettre en marche. Une troisième ronde de 71 le laisse loin des meneurs. On s’attendait à mieux de sa part.
Le jeune Thomas Pieters a connu une journée plus difficile et il se retrouve à 5 coups de la tête.
Fred Couples aurait aimé rester dans la course jusqu’à la fin du tournoi, mais il a eu des ennuis sur le neuf de retour et il n’a pu faire mieux que 74. La commande était trop lourde.
J’ai passé une partie de l’après-midi au trou numéro 5 avant de rentrer au château qui sert maintenant de Centre de presse. Le fanion était placé sur un monticule et j’ai vu seulement 2 birdies. Ils ont été réussis par Sergio Garcia et William McGirt. Les «3 putts» étaient monnaie courante.
On se demande pourquoi les responsables du tournoi voudraient allonger le 5e trou. Il est déjà extrêmement difficile. Il s’agit d’une normale 4 de 455 verges (en montant) qui exige un long coup de départ et une approche d’une grande précision.
Phil Mickelson a amorcé la journée en lion avec des birdies sur les deux premiers trous, mais il a suivi avec un affreux double-bogey au 3e trou et trois bogeys avant la fin du premier neuf. Fin des émissions!
Après deux journées difficiles à cause du vent, les magiciens de la PGA ont profité de conditions de jeu idéales samedi. Le mercure indiquait environ 75 degrés Farenheit et «le vent était immobile», aurait dit Jean-Pierre Roy.
Le Canadien Adam Hadwin a joué 75, ce qui le place à 224, très loin du sommet. C’est son premier tournoi ici.
Il y a un policier en uniforme avec chaque groupe. Dans le monde d’aujourd’hui…
Bon dernier avant la 3e ronde, Jason Day a joué 69 en compagnie d’un marqueur (un membre du club local).
Bonne chance, Freddie
AUGUSTA, Géorgie — Qui n’a pas rêvé de faire reculer la grande horloge? C’est en plein ce que Fred Couples tente de faire en fin de semaine à Augusta.
Le golfeur de 57 ans a fait plaisir à ses millions d’admirateurs en jouant une ronde de 70 vendredi, ce qui lui permet d’être parmi les meneurs avant le début de la troisième ronde. Malgré son âge vénérable, il n’est qu’à 3 coups du sommet.
« Pour le moment, je ne songe pas à gagner le tournoi, a dit Boom-Boom. Il peut se passer bien des choses d’ici dimanche soir. Tout ce que je souhaite, c’est de continuer à bien jouer et voir ce qui va arriver. Je suis un compétiteur et j’ai confiance en moi. J’ai eu beaucoup de succès ici et j’ai la ferme intention de me battre jusqu’à la fin. »
Couples est comme un poisson dans l’eau à Augusta. Il a gagné ici en 1992 et il a terminé 17 fois parmi les 15 premiers. Ce n’est pas rien. Il fait en quelque sorte partie des meubles et les amateurs lui vouent un grand respect.
« Pour vous dire la vérité, je me souviens très peu des coups que j’ai joués en 1992, avoue-t-il. Ça fait si longtemps. Toutefois, je me souviens d’une balle qui a refusé de tomber à l’eau au 12e trou! »
Comme Watson
Couples a déjà dit que son dos ne lui permettait plus de faire face à la musique quatre jours de suite dans un tournoi d’une telle envergure. On verra samedi et dimanche s’il y a encore de l’essence dans le réservoir. Chose certaine, l’élan est toujours aussi gracieux.
Jack Nicklaus est le plus vieux champion à Augusta. Il avait 46 ans quand il a remporté sa dernière victoire (en 1986). Il y a quand même une grande différence entre 46 et 57 ans…
Si jamais Couples était dans la course dimanche après-midi, ça nous rappellerait l’exploit de Tom Watson à Turnberry en 2009. À l’âge de 59 ans, il était venu à un cheveu de gagner l’Open de Grande-Bretagne pour la 6e fois. Il avait joué de malchance au 72e trou avant de se faire battre par Stewart Cink en prolongation.
En 1998, à l’âge de 58 ans, Nicklaus avait joué une dernière ronde de 68 pour terminer au 6e rang. À peu près au même âge, Ben Hogan a joué 30 sur le dernier neuf avant de rentrer à la maison.
Tout le monde sait qu’il est impossible de faire reculer la grande horloge du temps. Toutefois, durant quelques jours, il est possible de faire des miracles. Bonne chance, Freddie.
SOUS LES GRANDS PINS DE LA GÉORGIE
Plusieurs bons joueurs ont raté la coupure, dont le champion en titre Danny Willett. Parmi les autres joueurs éliminés, il y a Bubba Watson, Henrik Stenson, Patrick Reed, Trevor Immelman, Zach Johnson, Angel Cabrera, Jim Furyk, Mike Weir et Rafa Cabrera-Bello.
Rory McIlroy dit avoir besoin d’une ronde de 66 ou 67, samedi, pour revenir dans la course.
C’est la deuxième fois que Sergio Garcia est en tête d’un tournoi majeur après 36 trous. En 2007, à Carnoustie, il était venu un cheveu de l’emporter avant de se faire battre par Padraig Harrington.
Garcia en est à son 71e tournoi majeur d’affilée. À 37 ans, il semble avoir finalement compris qu’il faut rester calme sur un parcours aussi exigeant que celui d’Augusta et accepter les revers de fortune. Tout le monde vante sa nouvelle attitude. On verra.
Larry Mize, 59e ans, célèbre le 30e anniversaire de sa victoire à Augusta en participant aux rondes du week-end. Chapeau!
« Je suis épuisé, a dit Phil Mickelson en quittant le terrain vendredi. J’ai très mal joué sur les cinq derniers trous, mais je suis encore dans le peloton de tête. »
À plus.
Fowler, Garcia et Pieters rejoignent Hoffman en tête après 36 trous à Augusta
AUGUSTA, Géorgie – Après son 65 de la veille, le vétéran Charley Hoffman n’a pu faire mieux que 75 en deuxième parcours et il y a congestion au sommet à mi-chemin du 81e tournoi des Maîtres.
Hoffman, qui a commencé la journée avec une avance de 4 coups, partage maintenant le premier rang avec Sergio Garcia, Rickie Fowler et le jeune Belge Thomas Pieters. Ils sont tous à 140, quatre coups sous la normale.
En quête de son premier titre majeur, Fowler a été le meilleur joueur de la journée avec un 67. Il a été particulièrement brillant sur le premier neuf. Il a réussi un aigle au 2e trou et il a joué 32.
Pieters, qui s’est fait remarquer en coupe Ryder l’automne passé, a été tout aussi brillant avec un 68. Son aigle au 13e trou lui a permis de jouer 33 sur le neuf de retour. « Je suis très content, a dit le golfeur de 25 ans. Le parcours d’Augusta est très spécial, mais j’essaye de ne pas trop réfléchir dans le feu de l’action. Ça reste du golf. Le secret, c’est de ne pas avoir de coups roulés en pente descendante. » On s’en doutait un peu.
Garcia a réussi six oiselets contre trois bogeys pour ramener une carte de 69. Il a déjà dit qu’il n’était pas assez bon pour gagner un tournoi majeur, mais il continue de pourchasser son rêve 18 ans après son entrée sur le grand circuit. Pourquoi pas?
Phil Mickelson était près de la tête, mais il a commis quatre bogeys sur le neuf de retour et il commencera la troisième ronde avec un recul de 4 coups. On ne sait jamais à quoi s’attendre de la part de Lefty, mais il ne faut pas le compter pour battu à Augusta où il a remporté trois victoires et terminé 15 fois parmi les 10 premiers.
Jordan Spieth a effacé son 75 de la veille avec un 69. Il est lui aussi dans la course avec les Justin Rose, William McGirt, Jon Rahm, Adam Scott, Matt Kuchar et Fred Couples (57 ans). Boom-Boom a réussi un birdie au 18e pour jouer 70.
Rory McIlroy n’a pu faire mieux que 73, ce qui le laisse à 5 coups du sommet.
La journée de samedi (moins venteuse) servira à placer les « chevaux » avant l’épreuve principale. Ce tournoi ne fait que commencer!
Une autre gifle pour Jordan Spieth
AUGUSTA, Géorgie – À chaque fois qu’on suit un tournoi de golf, il y a quelque chose qui nous échappe.
Jeudi, il m’a fallu quelques heures pour réaliser que Jordan Spieth, un des favoris ici, avait commis un quadruple bogey (9) au 15e trou en route vers une ronde décevante de 75.
C’est la deuxième année de suite que le jeune champion commet un quadruple bogey au Masters. L’an passé, il avait expédié deux balles à l’eau au 12e trou pour perdre le tournoi aux mains de Danny Willett.
Cette fois, Spieth a raté son coup d’approche et sa balle a abouti dans le ruisseau qui longe le 15e trou. Il a ensuite frappé de l’autre côté du vert (très étroit), puis il a eu besoin de trois coups roulés avant de mettre fin à son calvaire.
« Pas facile à accepter, a reconnu le golfeur de 23 ans. Je visais le birdie au 15e et je me retrouve avec un compte de 9. J’ai choisi le mauvais bâton pour mon coup d’approche. Il faut croire que je n’ai pas encore saisi le message. Cependant, le tournoi est encore jeune et j’aurai l’occasion de me racheter. »
JACK ET ARNIE
Bill Payne, président du club Augusta National et champion des relations publiques, a fait les choses en grand lors des cérémonies protocolaires, jeudi matin. En rendant hommage à Arnold Palmer, il a déclaré : « Notre tristesse n’est égalée que par notre amour pour lui. Arnold Palmer n’était pas seulement le roi du golf. Il était mon ami, il était votre ami à tous. »
En conférence de presse, Jack Nicklaus a déclaré : « Je n’oublierai jamais ce qu’Arnold a fait pour moi à mes débuts sur le circuit. J’avais 22 ans et il en avait 32. Il m’a plus ou moins pris sous son aile. Arnold est arrivé en même temps que la télévision. À cause de sa personnalité, il était le gars parfait pour populariser notre sport et il l’a fait à merveille. »
« Le tournoi des Maîtres a été très bon pour Arnold, mais l’inverse est également vrai, a ajouté le Golden Bear. C’est lui qui a mis le tournoi sur la mappe. Palmer et le Masters ne font qu’un. »
À cause des vents violents, les magiciens de la PGA ont conservé une moyenne de 74,9 coups en première ronde. Il y a eu 407 bogeys et 44 doubles bogeys ou plus. « Je n’ai jamais vu de telles conditions », a dit Fred Couples qui en est à son 32e tournoi.
Avant de frapper sa balle au 12e trou, Brandt Snedeker s’est tourné vers la foule et il a dit : « Est-ce qu’il y a quelqu’un ici qui veut frapper à ma place? »
On a beaucoup parlé des 5 birdies consécutifs de Charley Hoffman sur le deuxième neuf (jeudi), mais Lee Westwood en a fait autant pour jouer 70. L’Anglais de 43 ans est définitivement un des meilleurs golfeurs de sa génération même s’il n’a jamais gagné un tournoi majeur. Westwood a souvent été dans la course dans les événements du Grand Chelem, mais il a surtout fait sa marque en coupe Ryder, notamment avec l’Irlandais Darren Clarke.
Le jeune Rickie Fowler a assisté au lancement du tournoi en compagnie de Barbara Nicklaus, épouse de Jack Nicklaus. « Je n’oublierai jamais cette cérémonie en l’honneur de M. Palmer », a-t-il dit.
En première ronde, aucun des 10 meilleurs joueurs au monde n’a réussi à jouer sous la normale. Bien sûr, on ne saura jamais ce que Dustin Johnson (blessé au dos) aurait pu faire.
Le tournoi marque aussi le 25e anniversaire de la victoire de Fred Couples. Vous vous rappelez de sa balle qui avait refusé de reculer dans l’étang au 12e trou? Il y a tellement d’anniversaires ici qu’on va finir par manquer de gâteau!
Thomas Levet, vice-champion du British Open en 2002, a fondé une Académie de golf à Palm Beach Gardens. Il vit en Floride depuis une douzaine d’années. On l’a croisé dans la salle de presse et il nous a invités à lui rendre visite à Paris pour le tournoi de la coupe Ryder 2018.
Ernie Els avoue qu’il était très nerveux avant le début du tournoi. Au premier trou, il a exorcisé ses démons avec deux bons coups roulés.
Gary Player, triple champion du Masters, fête ses 60 ans à Augusta. Il a encore plein d’anecdotes à raconter. Disons qu’il n’a pas peur de mettre de la moutarde sur son hot-dog!
Thomas Pieters est un nom à retenir. Le Belge de 25 ans a compilé un dossier de 4-1 en coupe Ryder l’automne passé.
Il y a 82 ans aujourd’hui, Gene Sarazen secouait le monde du golf avec un albatros au 15e trou. Un coup de bois-4 sur une distance de 235 verges. Le lendemain, Sarazen a vaincu Craig Wood dans une prolongation de 36 trous pour gagner le 2e tournoi des Maîtres. Il a joué 144 contre 149 pour son adversaire.
Don Rickles, qui vient de mourir à l’âge de 90 ans, a fait rire les Américains pendant plus de 6 décennies. Il a participé au show de Johnny Carson une centaine de fois. Il était le roi l’insulte.
Charley Hoffman s’empare de la tête avec un magnifique 65
AUGUSTA, Géorgie – Comme il fallait s’y attendre, le temps frais et les vents violents ont causé toutes sortes d’ennuis aux magiciens de la PGA en première ronde du 81e tournoi des Maîtres. Seulement 11 joueurs sur 93 ont réussi à jouer sous la normale.
Voici en résumé ce qu’il faut retenir de cette première journée:
CHARLEY HOFFMAN, un golfeur de 40 ans qui ne jouit pas d’une grande réputation, a été de loin le meilleur de tous avec une excellente ronde de 65. Il a réussi cinq birdies de suite sur le deuxième neuf et il est venu à un cheveu d’en faire un autre au 18e. Il pourra dire à ses petits-enfants qu’il a été en tête du Masters une fois dans sa vie. À moins qu’il n’ait vraiment envie de gagner le tournoi! Il a quatre coups d’avance sur WILLIAM McGIRT, un autre col bleu de la PGA.
Dans des conditions très difficiles, Charley Hoffman a surpris tout le monde avec une ronde de 65.
Le grand favori DUSTIN JOHNSON a dû tirer sa révérence dès le départ parce que son dos le faisait trop souffrir. Le golfeur de Myrtle Beach s’est blessé en glissant dans l’escalier de sa résidence à Augusta. (Voir autre texte à ce sujet).
PHIL MICKELSON, qui vise un 4e veston vert, a réussi à «sauver les meubles» et à jouer 71 après avoir connu des ennuis en milieu de journée. Il partage le 4e rang avec JUSTIN ROSE, Matthew Fitzpatrick, Sergio Garcia et deux ou trois autres joueurs.
LEE WESTWOOD, souvent parmi les meneurs à Augusta, a fait honneur à sa réputation avec un solide 70.
RORY McILROY s’est racheté sur le deuxième neuf et il a joué la normale (72), un coup de mieux que le jeune Espagnol JON RAHM, très peu fier de lui après des bogeys au 17e et 18e trous.
Les vétérans ERNIE ELS (72), Fred Couples (73) et Larry Mize (74) ont su tirer leur épingle du jeu. Els fêtera bientôt ses 48 ans. Couples en a 57 et Mize 58. BERNHARD LANGER, encore en grande forme à 59 ans, a joué 75.
ADAM HADWIN, de la Saskatchewan, a été le meilleur Canadien avec un 75. MIKE WEIR, champion en 2003, a joué 76 et MACKENZIE HUGHES, de Hamilton, 80.
JORDAN SPIETH, qui n’a jamais fini plus loin que deuxième à Augusta, n’a pu faire mieux que 75. JASON DAY a joué 74 et RICKIE FOWLER 73, tout comme le champion en titre DANNY WILLETT.
Le Belge THOMAS PIETERS était à «moins 5» après 10 trous, mais il a connu des ennuis par la suite et il a terminé la journée à 72.
Avec sa balle rose Volvik, BUBBA WATSON a trimé dur pour jouer 74.
La météo ne sera guère plus favorable vendredi, mais on prévoit du beau temps pour les rondes finales, samedi et dimanche. La fête ne fait que commencer!
Blessé au dos, Dustin Johnson est incapable de prendre le départ
AUGUSTA, Géorgie –Après les orages de la veille, le soleil est de retour au club Augusta National, mais les magiciens de la PGA n’ont pas la vie facile en première ronde du tournoi des Maîtres.
Éol, ennemi juré du golfeur, souffle déjà à 20 ou 25 milles à l’heure et ce sera pire d’ici la fin de la journée. On se croirait en Écosse et on assiste déjà à beaucoup de bogeys et de doubles bogeys.
Il était environ 14 h 29 lorsque le numéro un mondial Dustin Johnson a avisé les organisateurs qu’il se retirait du tournoi à cause de la blessure au dos qu’il s’est infligée la veille en jouant avec son fils. À cause de son jeu durant les derniers mois, D.J. était favori pour enlever les honneurs du 81e Masters.
LES EXPLICATIONS DE JOHNSON : « J’ai glissé dans l’escalier en voulant aller chercher mon fils et j’ai mal tombé. J’ai tout essayé pour guérir rapidement : tantôt de la glace, tantôt de la chaleur. J’ai passé presque toute la nuit debout. À mon arrivée au club, je me suis dirigé en vitesse au champ d’exercice, mais je peux juste m’élancer à 80 %. Pas de problème avec l’élan arrière, mais ça se complique lorsque je fais contact avec la balle. Je ne pourrais pas jouer 18 trous.
« J’étais en chaussettes lorsque l’accident est survenu. J’ai raté seulement trois marches, mais je me suis fait mal en tombant. J’ai aussi le coude gauche enflé. Ça me pue au nez. Royalement. Je ne veux surtout pas rater ce tournoi. Je joue le meilleur golf de ma carrière et le Masters est mon tournoi préféré. Ça devrait aller mieux d’ici deux jours. Si l’accident était survenu lundi, probablement que je pourrais prendre le départ. »
Au moment d’écrire ces lignes, quatre sujets retiennent l’attention :
Dustin Johnson sera-t-il en mesure de jouer après s’être blessé au dos en faisant une vilaine chute à la maison? Le numéro un mondial doit prendre le départ à 14 h 03 avec Bubba Watson et Jimmy Walker.
Jordan Spieth sera-t-il capable de venger son échec de l’an passé. On se souviendra qu’il a perdu le tournoi après avoir détenu une avance de 5 coups avant le dernier neuf?
Rory McIlroy réussira-t-il à gagner le Masters, seule épreuve du Grand Chelem qui lui a échappé jusqu’ici?
Phil Mickelson, 46 ans bien sonnés, est-il capable de faire la barbe aux jeunes loups pour enlever son 4e veston vert?
SOUS LES GRANDS PINS
Jason Day peut amorcer le tournoi la tête en paix parce que sa maman se porte beaucoup mieux après avoir subi une opération au poumon.
Colin Montgomerie, huit fois champion d’Europe, travaille pour Golf Channel. Il sympathise avec les amateurs qui sont venus de partout à travers le monde pour assister à la compétition Par-3 et n’ont pu voir jouer Jack Nicklaus, Gary Player et Tom Watson à cause des intempéries.
Selon Monty, le parcours de 7435 verges a été construit pour des longs cogneurs comme Tiger Woods et Dustin Johnson.
Il y a 11 golfeurs nés en Angleterre parmi les 94 inscrits. Les plus connus sont Danny Willett (champion en titre), Justin Rose, Lee Westwood et Paul Casey. Il fut un temps où il n’y avait que Nick Faldo et deux ou trois compatriotes.
Rory McIlroy a joué une ronde de golf avec Donald Trump en février et cela a créé de la controverse. Il ne sait pas s’il recommencerait.
C’est Butch Harmon, professeur de golf de réputation internationale, qui a convaincu Dustin Johnson de travailler plus fort sur son jeu court. « Tu as toujours un wedge entre les mains. Alors, pourquoi ne pas le maîtriser à la perfection? », lui a-t-il suggéré.
Richard Beaudry, président d’Ovation Médias, a visité le paradis d’Augusta avant de tenter sa chance sur le parcours numéro 2 à Pinehurst.
Le Masters 2017 marque le 80e anniversaire de la première victoire de Byron Nelson. C’est aussi le 30e anniversaire de la victoire imprévue de Larry Mize et le 20e anniversaire du premier triomphe de Tiger Woods.
La veuve d’Arnold Palmer (Kay) a assisté à la cérémonie protocolaire, jeudi matin.
Il se peut que le grand Ernie Els en soit à son dernier Masters. Big Easy a souvent été parmi les meneurs (deux fois 2e), mais n’a jamais réalisé son rêve de rentrer à la maison avec le veston vert. Le golfeur de 47 ans avoue qu’il a parfois manqué de patience sur un parcours aussi exigeant.
Michael Greller, caddie de Jordan Spieth : « Jordan est un bagarreur. Il a la tête dure et n’abandonne jamais. »
Au souper des Champions, Tom Watson a dit : « Le golf n’a jamais eu de meilleur ami qu’Arnold Palmer. »
Watson n’est pas déçu de ne pas participer au tournoi pour la première fois en plus de 40 ans. « Je ne frappe plus la balle assez loin pour me frotter à ces jeunes champions », avoue le golfeur de 67 ans. Watson a gagné deux fois à Augusta et il revendique 5 victoires à l’Open de Grande-Bretagne.
Justin Rose est celui qui a réussi le plus de birdies et d’eagles à Augusta depuis 2011.
Ian Woosnam semble plus petit chaque fois que je le croise. On dirait qu’il rapetisse au lavage!
Mike Weir en était à son 2e trou d’un coup dans la compétition Par-3. Il a réussi le premier en 2007.
Diane Barabé vit un rêve à Augusta
AUGUSTA, Géorgie – Diane Barabé, de Granby, aura du mal à s’endormir ce soir.
Jeudi matin, elle fera ses débuts comme arbitre dans le prestigieux tournoi des Maîtres. Elle deviendra ainsi la première Canadienne à occuper une telle fonction à Augusta.
Si tout fonctionne comme prévu, elle sera assignée au trou no 17. Vendredi, elle sera d’office entre le 8e et le 9e trou. Samedi, elle sera au numéro 4 et dimanche au numéro 3.
« Je suis évidemment très excitée de vivre une telle expérience dans un tournoi aussi prestigieux. J’espère être à la hauteur », nous a-t-elle confiée lors du souper annuel de Golf Canada en banlieue d’Augusta.
Membre du club Granby Miner depuis plusieurs années, Barabé est présidente du Comité des règles de Golf Canada, ce qui signifie qu’elle connaît les règlements sur le bout des doigts. Elle a déjà travaillé dans trois Omniums canadiens RBC et dans trois championnats des États-Unis chez les femmes. Au mois de juin, elle sera d’office à l’Omnium des États-Unis.
Barabé est une élève de Jacques Nols, une sommité dans les règles de golf. Elle a aussi travaillé avec les meilleurs arbitres de la province de Québec avant d’atteindre un tel statut. On lui dit bravo et on lui lance le mot de Cambronne.
PHIL SOUHAITE IMITER NICKLAUS
Phil Mickelson aura 47 ans à la mi-juin, mais il n’a pas perdu espoir de gagner le tournoi des Maîtres une 4e fois, ce qui lui permettrait de rejoindre Arnold Palmer et Tiger Woods au deuxième rang sur la liste de tous les temps.
« Si je peux jouer aussi bien que je l’ai fait à l’Open de Grande-Bretagne l’an passé, j’aime mes chances d’être dans la course dimanche après-midi, disait-il mardi après-midi. Je ne crois pas que mon âge soit un facteur si important. De nos jours, les joueurs se gardent en forme et parviennent à prolonger leur carrière.
« Prenez l’exemple de Bernhard Langer qui était parmi les meneurs en ronde finale l’an passé même s’il avait 58 ans. Je ne suis pas le plus grand champion au gymnase, mais je m’arrange pour garder la forme et rester compétitif. Si les conditions de jeu sont difficiles jeudi et vendredi (tel que prévu), ça jouera en ma faveur parce que je connais ce parcours sous toutes ses coutures. Je sais exactement où ne pas frapper la balle pour me mettre dans le trouble. À Augusta, il faut éviter les erreurs graves si on veut avoir une chance de gagner. »
Jack Nicklaus avait 46 ans quand il a remporté sa 6e et dernière victoire à Augusta, en 1986. Il est venu de nulle part et il a joué 30 sur le dernier neuf pour devancer Seve Ballesteros, Greg Norman et Tom Kite. C’est un classique dans l’histoire du sport.
Nicklaus est d’avis que les chances de Mickelson de répéter son exploit sont très bonnes parce qu’il cogne encore la longue balle et qu’il excelle autour des verts. « Je ne serais pas surpris de le voir parmi les meneurs », a-t-il déclaré.
DE LA GRANDE CLASSE
Il était environ 10 h, mercredi matin, lorsque le Néo-Zélandais Craig Heatley, président du comité des Médias au club Augusta National, s’est présenté dans la nouvelle salle de presse pour s’adresser aux journalistes du monde entier.
« Nous sommes très fiers de cette nouvelle bâtisse, a-t-il dit. Vous êtes la crème de la crème et nous voulons vous aider le mieux possible à bien faire votre travail. Ce building (un véritable château) a été construit dans un temps record, comme cela est possible uniquement aux États-Unis. Dieu vous bénisse et Dieu bénisse le Masters. »
De la classe, de la très grande classe.
On nous a ensuite présenté une vidéo des nouvelles installations en nous rappelant l’importance des journalistes dans ce tournoi depuis l’époque de Grantland Rice, ami personnel de Bobby Jones, et d’Herbert Warren Wind, celui qui a inventé l’expression Amen Corner en 1958.
On a également noté la contribution de certaines personnes et souligné la carrière du Texan Dan Jenkins qui couvre le tournoi pour une 67e année consécutive.
Le club Augusta National a compris l’importance des médias dès sa création au début des années 1930. Bobby Jones, cofondateur du tournoi avec son ami Clifford Roberts, disait souvent : « J’ai gagné tous les tournois, mais personne ne l’aurait su si les journalistes n’avaient pas été là pour rapporter mes exploits. »
SEMAINE CONSACRÉE À PALMER
Environ une heure plus tard, Bill Payne, président du club Augusta National, avait rendez-vous avec les journalistes dans la salle d’entrevues.
Il a d’abord dit que le 81e tournoi des Maîtres était dédié à Arnold Palmer. « Nous allons lui rendre hommage pendant toute la semaine, a-t-il dit. Arnold a été un grand champion et il a marqué profondément l’histoire du Masters, mais il a surtout été un grand homme. Il nous a laissé entrer dans sa vie et nous l’avons aidé à accomplir de grandes choses.
« Je n’ai jamais rencontré un homme aussi généreux de sa personne. J’ai eu la chance jouer en sa compagnie même si j’étais un très mauvais golfeur. Plus tard, je suis devenu son ami et il a beaucoup influencé ma vie. »
Quand on lui a demandé si le nouveau Centre de presse allait porter le nom du roi du golf, il a répondu : « La construction du centre a pris fin il y a deux jours et nous n’avons pas encore eu le temps de se pencher sur la question. »
Fêtez la Journée du golf le dimanche 28 mai
Dans le cadre des célébrations Canada 150 qui se déroulent dans les collectivités d’un océan à l’autre tout au long de l’année, l’industrie golfique canadienne s’est associée à ParticipACTION pour désigner le dimanche 28 mai Journée du golf au Canada.
Le Palmarès 150 de ParticipACTION – lancé cette année en l’honneur de Canada 150 – invite les Canadiens à participer à 150 activités tout au long de 2017 pour célébrer le 150e anniversaire du Canada moderne. À l’occasion de la Journée du golf, nous invitons tous les mordus de golf, nouveaux adeptes et amateurs de sport à jouer une partie de golf (no 14 au Palmarès), à en apprendre davantage au sujet de notre sport ou à participer à des activités liées au golf dans un club de leur localité.
La Journée du golf est fièrement soutenue par des partenaires de toute l’industrie golfique canadienne, dont l’Association nationale des propriétaires de terrains de golf (ANPTG du Canada), la PGA du Canada, la Société canadienne des directeurs de clubs, l’Association canadienne des surintendants de golf et Golf Canada, ainsi que les 10 associations provinciales de golf.
« Notre partenariat avec le Palmarès 150 de ParticipACTION, consacrant le 28 mai Journée du golf au Canada, constitue une excellente façon de célébrer les extraordinaires bienfaits du golf pour la santé, la société, les œuvres caritatives et l’économie des collectivités d’un océan à l’autre, a déclaré le chef de la direction par intérim de Golf Canada Jeff Thompson. Nous sommes très fiers de nous associer à ParticipACTION et à nos partenaires de l’industrie golfique canadienne pour encourager les modes de vie sains grâce à la pratique du sport en hommage à ce grand pays. »
Partout au Canada, des installations de golf proposeront des activités amusantes comme des tournois de golf, des cours, des parties gratuites pour les jeunes et des concours d’habiletés, entre autres. Pour le chef de la direction de l’ANPTG du Canada Jeff Calderwood, cette journée spéciale est une occasion pour les clubs de golf de tisser des liens plus étroits avec leur communauté.
« Nous sommes emballés de collaborer avec nos partenaires de l’industrie, ParticipACTION et, surtout, des milliers de parcours de golf du pays pour célébrer le 105e anniversaire de notre nation, a déclaré Calderwood. Il n’y a rien de tel pour développer le sens communautaire que de jouer au golf avec des membres de la famille et des amis. »
Les intéressés qui souhaitent s’initier au golf et les passionnés qui veulent faire découvrir le sport à leurs proches pourront profiter de la Journée du golf pour rencontrer des professionnels de la PGA du Canada aux établissements de golf de leur région. Ces professionnels se font un plaisir d’accueillir les golfeurs de tout niveau d’habileté.
« La PGA du Canada se réjouit d’appuyer le Palmarès 150 de ParticipACTION et la Journée du golf avec nos partenaires de l’industrie golfique canadienne », a indiqué Gary Bernard, chef de la direction de la PGA du Canada. « J’encourage tous les Canadiens à profiter du 28 mai pour célébrer le golf canadien et participer à cette formidable initiative. »
Le golf fait partie des activités du Palmarès 150 de ParticipACTION, tout comme d’autres exercices liés à ce sport, tels le disc golf et le mini-putt. Quelle que soit l’activité choisie, ParticipACTION souhaite que les Canadiens de tout âge bougent cette année pour célébrer le Canada.
« Le Palmarès 150 de ParticipACTION est un vaste mouvement de mobilisation à l’activité physique qui inspire et motive les Canadiens, partout au pays, à bouger plus et à rester moins assis. Nous sommes très heureux d’avoir l’industrie golfique canadienne à nos côtés », a déclaré Elio Antunes, président et chef de la direction de ParticipACTION. « La vie moderne, avec ses horaires chargés, ses emplois assis, ses écrans qui nous monopolisent pendant des heures et son attachement au confort, laisse peu de place à la pratique d’activités physiques au quotidien. Le Palmarès 150 de ParticipACTION rappelle aux Canadiens que bouger, ça fait aussi partie de la vie et de notre identité. »
Un instantané du paysage golfique au Canada révèle que l’industrie du golf contribue pour plus de 14,3 milliards de dollars annuellement à l’économie canadienne, somme reflétant le formidable impact financier, caritatif, social, touristique et environnemental qu’a le golf dans les collectivités d’un bout à l’autre du pays.
C’est le sport le plus pratiqué au Canada, où près de 5,7 millions de personnes jouent plus de 60 millions de parties de golf par année sur 2 346 terrains de golf d’un océan à l’autre.
Visitez le site golfcanada.ca/journeegolf pour de plus amples renseignements sur les événements et activités de golf qui se dérouleront partout au Canada le 28 mai prochain. Utilisez le mot-clic #journeegolfcanada pour partager votre expérience de la Journée du golf.