Modernisation des règles : un « astérisque » pour le Canada
Quand, la semaine dernière, on a rendu publiques les propositions concernant la modernisation des règles du golf, les logos de l’USGA et du R&A occupaient toute la place. Mais peut-être faudrait-il ajouter un minuscule astérisque en forme de feuille d’érable.
Depuis 1952, année où les comités des règles respectifs de l’USGA et du R&A ont fait front commun pour mettre au point un code unique, un délégué canadien siège au Comité conjoint des règles (CCR). C’est un privilège unique dans le monde du golf puisque l’USGA règne sur les États-Unis et le Mexique tandis que le R&A régit le reste du monde, sauf le Canada.
Depuis quatre ans, Dale Jackson, de Victoria en Colombie Britannique, est le représentant canadien en question, poste qu’il occupe en sa qualité de président du Comité des règles et du statut d’amateur de Golf Canada. Même s’il a annoncé le mois dernier qu’il abandonnait ces responsabilités lors de l’Assemblée générale annuelle de Golf Canada, il continuera de siéger au CCR pour au moins une autre année afin d’assurer la continuité.
Quoi qu’il en soit, Jackson aura vécu un moment important de l’histoire du golf, lui qui a vu les plus grands experts mondiaux des règles refondre entièrement le livre existant pour proposer un nouveau code de 24 règles au lieu de 34. Le dernier remaniement important remontait à 1984. Le livre des règles avait aussi été révisé en 1899, 1934 et 1952.
Cela dit, jamais n’avait-on osé remettre en question le manuel de manière aussi radicale. Selon Jackson, le tout a commencé en 2012 par la mise sur pied de l’équipe du projet de modernisation des règles. Le groupe rassemblait des bénévoles et des membres du personnel de l’USGA et du R&A, des représentants du PGA TOUR et du Circuit européen et, pour la bonne mesure, Jackson.
« L’idée, c’était de prendre chaque ligne, chaque règle, chaque note, chaque exception en se disant : “Que faire pour l’améliorer? Qu’est-ce qui est le plus logique? Quelles sont les solutions de rechange? Pourquoi cette règle existe-t-elle? Quelle est son histoire?” ».
Dans certains cas, note Jackson, l’équipe du projet de modernisation a estimé que la version ancienne d’une règle était préférable à la moderne. Exemple : la nouvelle proposition en vertu de laquelle
il n’y a plus de pénalité si une balle est jouée à partir du vert et qu’elle frappe le drapeau qui a été laissé dans le trou. Jusqu’à il y a une cinquantaine d’années, cela était permis, mais, selon la règle actuelle, un joueur encourt une pénalité de deux coups si la balle « frappe le drapeau dans le trou, lorsqu’il n’est pas pris en charge, quand le coup a été effectué à partir du vert ».
Jackson n’en revient pas du temps et de l’énergie qu’ont consacrés au projet tous les membres du groupe. Tous organismes confondus, ils ont montré un enthousiasme et une détermination de tous les instants.
« Tous les membres de l’équipe, dit-il, étaient sur la même longueur d’ondes et tendaient vers un même but : améliorer les règles, les simplifier, faciliter leur compréhension ainsi que leur application sur le parcours. »
Selon Jackson, l’équipe a relevé tous les défis que posait la modernisation des règles, à une exception près : l’énigmatique question du « coup et distance ».
« Chacun, particulièrement le golfeur du dimanche, comprend qu’il se complique la vie, surtout si le parcours est achalandé, quand il frappe la balle hors limites sur son coup de départ ou quand il se trouve dans d’allée, et qu’il doit faire marche arrière pour jouer un autre coup. »
Jackson indique que l’équipe de modernisation a passé un temps fou à chercher la réponse, mais en vain.
« Notre espoir, c’est qu’à présent que nos propositions sont connues, quelqu’un trouvera une solution adéquate. »
Les règles actuelles resteront en vigueur jusqu’à ce que la nouvelle version devienne officielle, le 1er janvier 2019. D’ici là, les golfeurs sont invités à réviser les propositions, à les tester sur le terrain et à faire part de leurs suggestions et commentaires à l’USGA et au R&A jusqu’au 31 août.
On trouvera de plus amples renseignements sur le projet de modernisation des règles sur le site de Golf Canada en cliquant ici.
On peut aussi visiter www.usga.org ou www.randa.org pour prendre connaissance du projet et donner son opinion (en anglais seulement).
Dustin Johnson triomphe au Mexique à ses débuts comme numéro un au monde
MÉXICO – Dustin Johnson n’a pas commis d’erreurs au dernier neuf et il a remporté le Championnat du Mexique, dimanche, à son premier tournoi en tant que golfeur classé au premier rang mondial.
Johnson s’est sorti d’une fosse de sable au 18e trou et il a placé sa balle sur le milieu du vert pour réussir un aigle et remettre une carte de 68 (moins-3). Son pointage cumulatif de moins-14 lui a permis de devancer par un coup l’Anglais Tommy Fleetwood.
Johnson est devenu le cinquième joueur de l’histoire à gagner un tournoi à ses débuts en tant que numéro un au monde.
Fleetwood a réussi un coup roulé d’une distance de 40 pieds pour l’oiselet au 18e trou et il a joué 66. Il s’est assuré d’une place pour le Tournoi des Maîtres.
Ross Fisher a remis une carte de 65, la meilleure de la journée avec Brandt Snedeker, et Jon Rahm a joué 68. Les deux golfeurs ont terminé à égalité en troisième position, à moins-12.
Le seul Canadien à prendre part au tournoi, Mackenzie Hughes, a inscrit un 70 sur sa carte et il a terminé à égalité avec cinq autres golfeurs au 32e rang, à moins-1.
Inbee Park joue une ronde de 64 et s’impose par un coup à Singapour
SINGAPOUR – Inbee Park a remporté le Championnat féminin HSBC par un coup, dimanche.
La Sud-Coréenne a bouclé sa ronde finale en 64 coups (moins-8) pour conclure le tournoi présenté au club de golf Sentosa à moins-19.
La Thaïlandaise Ariya Jutanugarn a terminé en deuxième position après une ronde de 66.
Sung Hyun Park, Michelle Wie, meneuse avant la reprise des activités dimanche, et Lydia Ko, classée no 1 au monde, étaient aux abords du 18e trou quand le jeu avait été interrompu en raison d’éclairs, samedi.
Aucune de ces trois golfeuses n’a été en mesure de rattraper Inbee Park. Sung Hyun Park s’est contentée d’un score de 68 pour conclure à moins-16, tandis que Wie a joué la normale pour terminer
à cinq coups de la gagnante. Ko s’est aussi contentée de la normale pour terminer à moins-12.
Brooke Henderson, de Smiths Falls, en Ontario, a inscrit un score de 66 pour aboutir à égalité au quatrième rang à moins-14. Alena Sharp, de Hamilton, a inscrit un pointage de 71 et elle a terminé le tournoi en 59e position à plus-6.
Justin Thomas réussit un trou d’un coup et prend la tête du Championnat du Mexique
MÉXICO – Justin Thomas a réussi un trou d’un coup et il a remis une carte de 61 (moins-5) pour passer en tête du Championnat du Mexique, lors d’une journée haute en couleur, samedi.
Thomas a envoyé la balle au fond de la coupe en utilisant son fer-6 sur une distance de 239 verges, au 13e fanion. Il a conclu sa journée de travail à moins-12 et il détient un coup d’avance sur Dustin Johnson. Thomas compte déjà trois victoires cette saison.
Johnson a semblé éprouver quelques difficultés avec le terrain. Il a fait la rencontre d’un arbre, samedi. Au 16e trou, sa balle a frappé un arbre et n’est jamais revenue. Après avoir entamé son quatrième coup, la balle est finalement retombée. Il s’en est tiré avec un boguey et il a terminé sa journée en jouant 66.
Phil Mickelson (68) et Rory McIlroy (70) accusent deux coups de retard, laissant place à une ronde finale qui s’annonce excitante.
Le Canadien Mackenzie Hughes a remis une carte de 73 et il est à égalité à la normale, au 38e échelon.
Rory McIlroy prend les commandes du Championnat du Mexique
MÉXICO – Rory McIlroy a réussi un aigle de l’allée au 14e trou et il a remis une carte de 65 (moins-6) pour se donner une avance de deux coups au Championnat du Mexique, vendredi.
McIlroy a eu 14 heures de sommeil pour l’aider à surmonter un virus à l’estomac et il a affirmé qu’il se sentait bien. Son jeu paraissait encore meilleur qu’à l’habitude. Le golfeur de l’Irlande du Nord montre un pointage cumulatif de moins-9.
À son premier tournoi en sept semaines en raison d’une blessure aux côtes, McIlroy a réussi six oiselets et un aigle. Il a raté un coup roulé d’une distance de trois pieds pour un oiselet au dernier trou, mais il a tout de même trouvé le moyen de devancer Phil Mickelson, Justin Thomas et Ross Fisher. Thomas a joué 66 tandis que Mickelson et Fisher ont inscrit un 68 à leur carte.
Mickelson a pris part aux 15 derniers trous de la deuxième ronde aux côtés de son frère, Tim Mickelson, car son cadet habituel est tombé malade.
L’Américain Dustin Johnson, classé au premier rang mondial, a joué 66 et il accuse trois coups de retard, à moins-6. Il se retrouve à égalité au cinquième échelon avec deux autres golfeurs, dont Andy Sullivan, qui a lui aussi remis une carte de 65, la meilleure de la journée.
Le Canadien Mackenzie Hughes a joué 70 pour une deuxième ronde consécutive et il se retrouve à égalité en 27e position, à moins-2.
Les billets gratuits pour juniors de l’Omnium canadien RBC 2017 sont émis avec l’aide d’écoles locales
OAKVILLE, ON (Golf Canada) – Les parents pourront saluer l’imagination et la créativité d’une élève de 3e année quand leurs enfants de 17 ans et moins se procureront des billets gratuits pour voir à l’œuvre les étoiles du PGA TOUR.
En effet, plus de 100 élèves de cinq écoles élémentaires locales ont participé au premier Concours de design du billet pour juniors de l’Omnium canadien RBC 2017 qui aura lieu du 24 au 30 juillet au Glen Abbey Golf Club d’Oakville, en Ontario.
« Je remercie et félicite tous les participants au Concours de design du billet pour juniors », a déclaré Brent McLaughlin, directeur du tournoi. « Nous avons pu constater que tous les dessins soumis se caractérisaient par leur créativité et leur qualité. »
Des 100 illustrations et plus qui ont été reçues, l’équipe de marketing du tournoi a retenu huit finalistes, et le personnel de Golf Canada a sélectionné l’illustration gagnante. Celle-ci est l’œuvre d’Emma Hapelt, une élève de 3e année de l’école St. Mildred’s-Lightbourn d’Oakville.
Ce concours vise à renforcer l’engagement qu’a pris le tournoi d’ouvrir ses portes aux fans de tous âges.
D’ajouter Brent McLaughlin : « Impliquer la famille et les juniors est une priorité pour l’Omnium canadien RBC, et nous sommes fiers d’être l’un des tournois du PGA TOUR les plus conviviaux pour les spectateurs. Nous tenons à ce que tous les membres de la famille s’amusent sur le site du championnat. L’idée, c’est de rassembler tout le monde dans un esprit communautaire pour célébrer le golf canadien. »
L’an dernier, près de 45 000 billets gratuits pour juniors ont été imprimés et distribués.
Toute la classe d’Emma a fêté sa victoire à la pizza. De plus, sa famille a reçu deux laissez-passer VIP pour l’Omnium canadien RBC 2017. Emma et sa famille seront aussi invitées à faire une visite exclusive des coulisses du tournoi.
Les billets gratuits pour les 17 ans et moins sont des cadeaux que peuvent offrir des équipes sportives, des écoles, des tournois de golf et des camps d’été. On peut les télécharger ici, les commander au service des ventes de Golf Canada au 1-800-263-0009, poste 320, ou par courriel à omniumcanadienrbc@golfcanada.ca.
Pour de plus amples renseignements sur les billets, les postes de bénévoles et les forfaits hospitalité de l’Omnium canadien RBC 2017, allez à omniumcanadienrbc.com.
Inbee Park mène à Singapour; Brooke Henderson se trouve à trois coups
SINGAPOUR – Inbee Park a réussi un birdie au 18e trou, vendredi, pour se forger une avance d’un coup à mi-chemin du Tournoi des Championnes HSBC, tandis que la Canadienne Brooke Henderson a glisséà trois coups de la tête.
La médaillée d’or des Jeux de Rio de Janeiro a commis son seul impair des deux premiers jours de compétition au 12e, alors qu’elle a commis un double bogey pour perdre la tête du classement. Mais elle a reprise en réussissant des birdies aux 14e et 18e pour remettre une carte de 67, cinq coups sous la normale, pour un pointage cumulatif de 134, soit moins-10.
Elle devance l’Américaine Michelle Wie, meneuse à l’issue de la première ronde, qui a joué 69. Elle se trouve sur un pied d’égalité
à 135 avec Mi-Jung Hur (67) et Ariya Jutanugarn (68).
Henderson, qui partageait la deuxième place en vertu de son premier parcours de 67, a dû se contenter d’un 70 vendredi pour glisser à moins-7, à trois coups de Park. Henderson et cinq autres golfeuses, dont la no 1 mondiale Lydia Ko (68), sont à égalité, un coup derrière Suzann Pettersen (67) et Sung-Hyun Park (68).
L’Ontarienne Alena Sharp a joué 74 pour se retrouver à plus-5 après deux rondes. Elle se trouve à égalité en 59e et avant-dernière place.
L’industrie canadienne du golf répond au documentaire de la CBC sur l’usage des pesticides sur les terrains de golf

La diffusion récente d’un documentaire intitulé Dad and the Dandelions a suscité des discussions au sein de l’industrie canadienne du golf, y compris l’Alliance nationale des associations de golf (NAGA). Ce documentaire d’Andrew Nisker a été diffusé le jeudi 2 mars dans le cadre de The Nature of Things, série animée par David Suzuki.
Le documentariste a tenté de trouver des réponses précises à des questions soulevées par l’usage des pesticides sur les terrains de golf. Malheureusement, il a choisi de ne pas consulter des représentants de l’industrie canadienne du golf, ce qui aurait aidé les téléspectateurs à approfondir leurs connaissances sur le sujet.
Afin de rétablir l’équilibre, une Foire aux questions a été rédigée sur l’usage des pesticides sur les terrains de golf canadiens, sous la gérance des surintendants de parcours. La FAQ est affichée ci-dessous.
La FAQ a été mise au point après consultation avec plusieurs représentants de l’industrie canadienne du golf et des experts. Voici nos sources :
– Santé Canada
– Guelph Turfgrass Institute
– Université de Guelph
– IPM Council of Canada
– Audubon International
– Étude sur l’impact économique du golf au Canada
– ANPTG Canada
– Association canadienne des surintendants de golf
– Golf Canada
– PGA du Canada
– Société canadienne des directeurs de club
En recourant aux meilleures pratiques de gestion recommandées par Santé Canada, les surintendants de parcours s’engagent à ce que ces espaces verts que sont les terrains de golf continuent d’être un atout environnemental pour les collectivités d’un bout à l’autre du Canada.
Pourquoi les terrains de golf utilisent-ils les pesticides?
- Les terrains de golf restreignent le plus possible l’usage de produits antiparasitaires, mais ceux-ci sont absolument nécessaires pour, en dernier ressort, prévenir la propagation de maladies.
- Les pesticides coûtent cher et les clubs de golf en limitent l’usage pour économiser de l’argent.
- Les surintendants de parcours, leurs adjoints et leur personnel sont des gérants de l’environnement, bien au fait de la gestion du gazon, de la conservation et des meilleures pratiques.
- Les professionnels du gazon qui font usage de pesticides ont dû se plier à un rigoureux processus d’octroi de permis.
- Les pesticides sont appliqués sur le parcours conformément aux principes de la Lutte antiparasitaire intégrée (LAI).
- La LAI requiert l’usage judicieux de pesticides seulement là et où ils sont nécessaires pour éliminer l’infestation de maladies du gazon, les mauvaises herbes et les insectes nuisibles.
- Les infestations sont déterminées à l’aide de données historiques propres au site et de seuils établis pour restreindre l’usage de pesticides.
- Les terrains de golf comptent parmi les rares réserves naturelles urbaines encore en existence.
- Quelque 2 346 parcours gèrent 750 000 hectares d’espaces verts, y compris 30 000 hectares d’habitat faunique naturel relevant de la gérance de parcours.
- Les gestionnaires professionnels du gazon responsables de terrains de golf prennent très au sérieux l’impact de leurs opérations sur l’environnement.
Les pesticides sont-ils dangereux pour la santé humaine?
- Les pesticides en vente au Canada sont régulés par Santé Canada et ne sont mis sur le marché qu’après avoir été déclarés sécuritaires.
- Les pesticides ne sont approuvés qu’après des tests rigoureux et un long processus d’approbation géré par Santé Canada.
- Le Canada a l’un des protocoles de sécurité les plus respectés et rigoureux au monde pour l’approbation des pesticides.
- Des tests réguliers garantissent que les produits sont sécuritaires pour l’opérateur antiparasitaire. Les produits doivent être déclarés sécuritaires pour les personnes qui sont régulièrement exposées à ces produits et qui sont donc le plus à risque.
- L’exposition du public et des golfeurs à ces produits est négligeable.
Quels tests les terrains de golf font-ils pour s’assurer que les pesticides sont sécuritaires?
- En règle générale, ce sont des scientifiques indépendants, issus de l’université et du gouvernement, spécialistes de la toxicologie et de la sécurité des produits antiparasitaires, qui font les tests de sécurité.
- Comme les opérateurs antiparasitaires sont les plus exposés, Il leur arrive de financer eux-mêmes la recherche pour assurer la sécurité des produits.
Qu’est-ce que l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA)?
- Les quelques produits de lutte antiparasitaire utilisés par l’industrie du golf sont approuvés au niveau fédéral par le truchement de l’ARLA de Santé Canada.
- Cette agence est responsable de la réglementation de la lutte antiparasitaire au Canada en vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires. Elle recourt aux plus grands spécialistes de la toxicologie et des sciences connexes.
- L’ARLA évalue les produits sur une base rigoureusement scientifique et promeut sans cesse une lutte antiparasitaire durable dans des domaines comme l’agriculture, les parcs, les sports et les applications résidentielles.
- Tous les produits de lutte antiparasitaire utilisés par le surintendant d’un terrain de golf ont été déclarés sécuritaires par l’ARLA de Santé Canada.
Comment les pesticides des terrains de golf se comparent-ils à ceux de l’industrie de l’agriculture?
- Les produits antiparasitaires en usage sur les parcours sont des dérivés de ceux de l’industrie agricole.
- Les mêmes produits de base sont utilisés pour protéger les plantes contre la maladie.
- L’industrie agricole canadienne utilise environ 94 % de tous les pesticides, et l’ARLA de Santé Canada s’assure que la sécurité des aliments est bien en deçà du niveau de risques acceptable pour la consommation.
- Sur les parcours de golf, les golfeurs ne font que marcher dans l’herbe, plutôt qu’en ingérer le moindre résidu, et ils le font moins souvent qu’ils ne mangent de produits agricoles.
- Il n’y a pas de risque important.
L’industrie essaie-t-elle de réduire l’usage des pesticides sur les terrains de golf?
- Ces produits sont onéreux et, par conséquent, toute réduction fait en sorte que le modèle de gestion financière du golf se porte mieux.
- Depuis l’interdiction de l’usage des pesticides à des fins esthétiques dans certaines régions du pays, le Guelph Turfgrass Institute (GTI) a contribué à tester des produits antiparasitaires de remplacement acceptables, dont certains sont maintenant sur le marché.
- Le GTI concentre ses recherches sur les produits antiparasitaires de remplacement et les pratiques écologiques durables pour aider les gestionnaires du gazon à réduire l’usage des pesticides.
- L’aménagement paysager durable, accompagné d’une réduction des intrants, est une priorité pour les chercheurs.
La recherche n’est-elle pas entièrement financée par les fabricants de pesticides? Si oui, ce financement influence-t-il l’opinion sur l’usage des pesticides?
- Santé Canada exige que les données des essais de sécurité et d’efficacité soient compilées par des chercheurs indépendants et, souvent, par une université qui n’est pas intéressée dans la compagnie ni dans les résultats de la recherche. Le rigoureux processus de révision de Santé Canada constitue une garantie.
- Les chercheurs ne sont pas intéressés dans la compagnie qui choisit de tester ses produits, ni dans les résultats de ces tests.
- Le gros de la recherche est financé par des associations professionnelles sans but lucratif de l’industrie du golf qui se soucient de protéger leurs membres : surintendants de parcours, propriétaires, cultivateurs de plaques de gazon et gestionnaires de terrains de sport.
Certains terrains de sport ont commencé à éliminer les pesticides. Pourquoi les terrains de golf n’adoptent-ils pas cette stratégie?
- Les utilisateurs de terrains de sports préfèrent généralement des surfaces gazonnées de grande qualité. Il a été démontré qu’il est possible d’obtenir des conditions de jeu acceptables en restreignant l’accès, en irriguant le terrain et en recourant à des techniques de gestion du gazon comme l’épandage en couverture, l’aération, les méthodes appropriées de fertilité, le sursemis et l’irrigation. Ces diverses techniques entraînent une hausse des coûts.
- Les terrains de golf n’ont pas adopté une politique « sans pesticides » parce que les exigences pour des conditions de jeu acceptables sont élevées et que les agents pathogènes fongiques comme la brûlure en plaques et la moisissure des neiges sont des maladies susceptibles de détruire la surface de jeu.
- L’usage de produits antiparasitaires constitue le seul moyen d’obtenir ces conditions de jeu.
Y a-t-il une différence entre les pesticides utilisés sur les terrains de golf d’Amérique du Nord et ceux d’autres pays?
- L’Amérique du Nord, Ontario en tête, a dans son ensemble réduit le recours aux pesticides sur les terrains de golf.
- Plusieurs autres pays, notamment l’Écosse, utilisent moins de pesticides que l’Ontario sur leurs parcours.
- L’apparition de plusieurs mauvaises herbes et maladies du gazon est directement reliée au climat et au type de gazon constituant les parcours.
- L’Écosse a le climat idéal pour des parcours « naturels » qui, par conséquent, requièrent moins de pesticides.
- D’autres pays ont accès à des pesticides additionnels et les utilisent.
- Les terrains de golf nord-américains reconnaissent la nécessité d’inclure la durabilité dans tous les aspects de l’entretien d’un parcours, et la réduction des pesticides en fait partie.
Les terrains de golf peuvent-ils fonctionner sans pesticides?
- Oui, mais ils seraient moins nombreux et, par conséquent, les agglomérations urbaines compteraient moins d’espaces verts.
- Le climat canadien ne se prête pas à un entretien de parcours de golf sans pesticides.
- Oui, c’est possible, mais alors la pratique du golf serait très différente, ce qui est contraire aux souhaits des golfeurs.
Les terrains de golf, qui ne peuvent être entretenus sans pesticides, constituent-ils un danger pour l’environnement?
- Aucun terrain de golf ne constitue un danger pour l’environnement.
- Les terrains de golf, loin d’être un danger, sont les rares espaces verts qui subsistent dans l’environnement urbain.
- Les terrains de golf sont un refuge pour plusieurs espèces d’animaux et d’insectes; ils constituent aussi un milieu de croissance idéal pour les plantes et essences indigènes.
- Les gazons des terrains de golf ont aussi plusieurs avantages pour l’environnement :
- ils préviennent l’érosion et réduisent les ruissellements provoqués par les orages;
- ils séquestrent le carbone et produisent de l’oxygène;
- ils améliorent la qualité de l’air en emprisonnant les particules en suspension et le pollen;
- ils fournissent une aire de jeu sécuritaire;
- ils régulent les températures urbaines.
Quels avantages pour l’environnement le golf présente-t-il?
- Le terrain de golf est la meilleure façon de développer un terrain nu dans le respect de l’environnement.
- Les routes, les projets immobiliers, les espaces de bureau, les commerces et toute autre forme de développement commercial perturbent l’environnement.
- Le golf préserve les espaces verts et, dans plusieurs cas, améliore même la durabilité écologique du terrain nu.
Est-il vrai que de nombreux terrains de golf sont des sanctuaires Audubon certifiés?
- Plus de 200 parcours canadiens ont obtenu ou sont en voie d’obtenir leur certification.
- Ces parcours dépassent les normes environnementales courantes en améliorant l’habitat de la faune et de la flore, en conservant les eaux, en limitant les espèces envahissantes et en améliorant le milieu naturel des collectivités avoisinantes.
En quoi les terrains de golf diffèrent-ils des pelouses privées et des parcs?
- Traditionnellement, les pelouses et les parcs utilisent des produits antiparasitaires à des fins esthétiques.
- Pour un parcours, il est nécessaire d’utiliser ces produits, sans souci esthétique, car les gazons de calibre professionnel doivent pousser dans des conditions climatiques difficiles.
Les terrains de golf canadiens adoptent les normes de sécurité les plus élevées, conformément au processus d’approbation des produits antiparasitaires de l’ARLA de Santé Canada et des divers ministères de l’environnement.
Ces produits excèdent le seuil de sécurité pour nos propres employés qui y sont plus exposés que le public ne le sera jamais. La recherche confirme que, même pour les golfeurs, le risque n’est pas important.
Le golf est le sport de participation no 1 au Canada. Ses effets sur l’économie, l’emploi, la bienfaisance, les impôts et les espaces verts sont supérieurs à ceux de tous les autres sports de participation. Il importe de faire connaître notre gérance environnementale et nos protocoles de sécurité pour continuer à servir le plus efficacement possible le sport de participation par excellence du Canada.
Michelle Wie remet une carte de 66; Brooke Henderson est à un coup derrière
SINGAPOUR – Michelle Wie a calé plusieurs roulés importants pour réussir six birdies dans un intervalle de 10 trous et se forger une avance d’un coup à l’issue de la première ronde du Tournoi des Championnes HSBC.
La golfeuse de 27 ans a remis une carte de 66, soit six coups sous la normale, sur les allées du parcours Tanjong. Elle a réussi six birdies contre deux bogeys.
L’Ontarienne Brooke Henderson a de son côté joué 67 pour se retrouver dans une quintuple égalité au deuxième rang, en compagnie d’Inbee Park, Mo Martin, Anna Nordqvist et Ariya Jutanugarn.
Cinq autres joueuses, dont Stacy Lewis et Paula Creamer, suivent
à 68. La numéro 1 mondiale, la Néo-Zélandaise Lydia Ko, a quant à elle joué 69, comme huit autres golfeuses.
L’Ontarienne Alena Sharp a connu une journée plus difficile, remettant une carte de 75, trois coups au-dessus de la normale.
Scott Simmons laisse un héritage durable
Scott Simmons, ex-chef de la direction de Golf Canada, démissionnaire après 10 ans à son poste, ne veut pas parler d’héritage, y préférant infrastructure. De même, il répugne à utiliser le mot défi, y substituant celui d’opportunité.
Quand Simmons a pris les rênes en 2007, il aurait bien fait d’avoir à l’esprit la première phrase d’Un conte de deux villes de Charles Dickens : « C’était le meilleur et le pire de tous les temps. »
Il y a 10 ans, le paysage du golf changeait, comme il continue de le faire. Les profils démographiques et économiques, et autres plaques tectoniques qui avaient propulsé le golf à des niveaux sans précédent, se stabilisaient, vacillaient même.
Pour Simmons, cela ne constituait pas un défi, mais une opportunité.
L’année avant son entrée en scène, l’Association Royale de Golf du Canada (RCGA) avait été désignée Fédération nationale de sport (FNS) pour le golf.
« Pour moi, c’était une période exaltante qui pouvait permettre au golf canadien de faire un grand bond en avant, de dire Simmons en entrevue. Cette association traditionnelle, qui était simplement l’“organisme directeur du golf” au Canada, avait la chance de devenir la Fédération nationale de sport dans un pays passionné de golf. À mes yeux, c’était une raison suffisante pour accepter le poste. »
Je connais Scott Simmons depuis plus de 20 ans. Au début des années 1990, nous avons été collègues à la RCGA dont j’étais le directeur des communications et lui celui du marketing. Nous sommes partis tous les deux pour, comme on dit, relever de nouveaux défis, lui dans l’entreprise privée, moi dans je ne sais trop quoi au juste… Franchement, ce fut un plaisir de travailler avec lui à de nombreux projets, y compris les balbutiements de ce qui est aujourd’hui Premiers élans et Golf en milieu scolaire. Sa passion pour le golf n’a jamais cessé de m’impressionner et elle reste à ce jour intacte.
Si vous souhaitez savoir ce dont il est le plus fier, jetez un coup d’œil è son message d’adieu dans le Rapport annuel de Golf Canada. C’est impressionnant. Bien sûr, il n’a pu tout faire tout seul, mais avec la collaboration du Conseil d’administration, des associations provinciales et nationales et autres intervenants.
Néanmoins…
Voici un croquis miniaturisé de son « héritage » : mise au point d’un Plan stratégique continu pour l’association, révision tellement nécessaire du modèle de gouvernance, introduction de « Golf Canada » comme marque auprès du consommateur, recrutement de commanditaires à long terme pour les omniums masculin et féminin, implantation d’un nouveau modèle d’adhésion, revitalisation de la Fondation Golf Canada et j’en passe.
« J’adore le golf. Il y a 10 ans, je me suis dit que je pouvais peut-être apporter une perspective et une énergie différentes et redonner ainsi à mon sport de prédilection, explique Simmons. Je me réjouis de ce que nous avons construit en tant que FNS, mais ce qui me rend le plus fier, c’est d’avoir réussi à impliquer les jeunes dans le golf. »
Quand je me suis entretenu récemment avec Simmons, il revenait d’une réunion avec les personnes qui lui cherchent un successeur.
Que leur a-t-il suggéré? De dénicher quelqu’un qui continuerait d’étendre l’infrastructure qu’il a établie ces 10 dernières années et, plus précisément, de renforcer les relations avec toutes les associations de golf internationales, nationales et provinciales.
Permettez-moi de mentionner d’autres qualités inhérentes à l’emploi : visionnaire, communicateur, diplomate, spécialiste du marketing, ambassadeur, administrateur, personne à la couenne dure…
Golfeur? Non.
Voici le conseil de Simmons à son successeur : se préparer à « voir des tas de parcours, mais à ne jouer aucun d’entre eux. »