Adam Hadwin veut bâtir sur sa ronde de 59 qui lui a permis de marquer l’histoire
Un coup roulé de routine a effrayé Adam Hadwin.
Tout ce qui séparait le golfeur canadien d’un score de 59 en troisième ronde du Défi CareerBuilder de la PGA samedi était un coup roulé de trois pieds au 18e vert. Un coup qu’il a répété à maintes reprises au fil de sa carrière semblait tout à coup intimidant, alors qu’il était sur le point d’écrire une page d’histoire.
« C’est formidable que tout se soit joué sur ce coup roulé. J’étais extrêmement nerveux, je tremblais, a confié Hadwin lundi. La première chose qui m’a traversé l’esprit c’était ‘ne rate pas la coupe’, et la deuxième c’était que j’avais effectué ce mouvement des milliers de fois auparavant et que j’avais seulement besoin de le refaire une autre fois, pour compléter une belle ronde. »
Hadwin a réussi son coup, et il est devenu le huitième golfeur, et le premier du Canada, à jouer sous la barre des 60 sur le circuit de la PGA.
Son meilleur score précédent fut un 62 lors d’un tournoi du circuit canadien de la PGA plus tôt dans sa carrière professionnelle. Il a admis qu’il songeait à l’histoire et qu’il avait lui-même compté ses coups dans sa tête samedi.
« Tu ne te retrouves pas dans ce genre de situation très souvent, a-t-il expliqué. Ça n’avait pas d’importance où je me retrouvais sur le vert. Si j’avais un coup roulé de huit, 10, 16 ou même 20 pieds à caler, je les réussissais tous. »
Hadwin a complété le tournoi en deuxième place, empochant une bourse d’un peu plus de 626 000 $US. C’était la deuxième année consécutive que Hadwin se retrouvait dans le dernier groupe au Défi CareerBuilder. Il a dit qu’il était confortable sur ce terrain situé dans le désert à La Quinta, en Californie.
Il a aussi souligné les encouragements des amateurs de golf canadiens.
« Beaucoup de gens m’ont encouragé, et je crois que ç’a aidé. Je me suis senti très bien sur le terrain, et ç’a de toute évidence joué sur mon niveau de confiance », a-t-il révélé.
Même s’il n’a pu s’adjuger la victoire dimanche, le principal intéressé a dit que ce résultat allait l’aider cette saison.
« J’avais l’impression de très bien jouer lors des premiers jours. Mais que tout me réussisse samedi et que je sois en mesure de connaître une journée comme celle-là, ça m’a permis de revenir dans le peloton de tête et d’écrire une page d’histoire, a-t-il déclaré, fièrement. J’étais heureux de me retrouver dans cette position aussi tôt dans la saison. Ça donne le ton pour les prochains tournois, car j’ai vu que je peux rivaliser avec les meilleurs, m’accrocher, et me donner une chance de gagner. »
Hadwin sera de retour sur un parcours de golf cette semaine alors qu’il participera à l’Omnium Farmers Insurance en compagnie de ses compatriotes Graham DeLaet, Brad Fritsch, Mackenzie Hughes et Nick Taylor. Ce sera également la première fois que Tiger Woods participera à un tournoi officiel de la PGA depuis août 2015.
Hugo Bernard en feu en toute fin en Amérique du Sud
Hugo Bernard, d’Équipe Canada, a gardé le meilleur pour la fin au championnat de l’Amérique à Buenos Aires, en Argentine, au cours de la fin de semaine.
Le champion du Canada chez les amateurs a bouclé avec 67 pour terminer 7e au classement final.
Ce deuxième plus bas pointage du jour a été enregistré devant un peloton international et a permis au double champion de la NCAA Division II, de remonter du 14e rang.
En ajoutant ses pointages de 75, 68 et 72 des trois jours précédents, il a conclu avec un cumulatif de -6.
Le Costaricain Paul Clavet est sorti vainqueur en bouclant avec -12.
NOTRE CARABIN SOLIDE
Pour revenir à la sortie finale d’Hugo, notre gaucher a enregistré six oiselets, dont trois aux 13e, 14e et 16e verts, et il a commis un bogey au premier neuf qu’il a su vite effacer.
Avant la période des Fêtes, Hugo Bernard a demandé et obtenu sa libération de l’université floridienne de Saint Leo (pas très loin d’Orlando) pour revenir joindre son entraîneur Daniel Langevin, lequel est aussi à la barre des Carabins dont il porte aussi les couleurs.
Parmi les explications, son transfert académique à l’Université de Montréal lui permet de disputer les grands tournois internationaux.
Le golf féminin au Canada perd son plus ardent supporter
En plus du monde des affaires au Canada, le golf féminin a perdu son plus grand supporter lorsque Hunter Harrison a décidé de quitter son poste de chef de la direction de la compagnie de chemins de fer CP avant la date du 1er juillet tel que préalablement annoncé.
Le gestionnaire à succès a été le plus ardent supporter de l’Omnium canadien féminin tout en aidant une autre cause puisque des levées de fonds sont organisés en parallèle pour soutenir les hôpitaux pour enfants.
Il a financé l’Omnium féminin à ses années à la barre de CN à Montréal. Après son passage chez CP, il a récupéré la commandite du championnat national certifié LPGA lorsque celle-ci est devenue libre.
Lorie Kane, qu’il avait engagée dans le rôle d’ambassadrice à CN d’abord et CP plus tard, de même que Jocelyne Bourassa, Debbie Savoy-Morel, du Mirage, et Diane Dunlop-Hébert, ex-présidente de Golf Canada, pourraient vous en raconter bien davantage.
L’actuelle entente CP et Golf Canada à propos de l’Omnium féminin est valide jusqu’à l’an prochain. Pour la suite prometteuse avec Brooke Henderson pour garder bien haut le flambeau, il est particulièrement intéressant de savoir que le successeur Keith Creel est un protégé de Hunter Harrison.
ORFORD CHOISIT UN D.G. EXPERT EN TOURISME
La Corporation du Mont-Orford possède un nouveau directeur général en vertu de la nomination ces derniers jours de Pascal Mongeau en remplacement de Luc Chapdelaine, lequel a choisi d’aller relever de nouveaux défis après avoir sorti l’endroit d’une situation précaire.
Orford est plus qu’une station de ski, le site comprenant aussi un parcours de 18 trous.
Natif de l’Estrie, Mongeau arrive avec un très intéressant bagage de connaissances dans le tourisme, notamment l’hôtellerie aux Caraïbes.
La façon de faire ailleurs peut certes aider les nouvelles idées n’étant jamais de trop dans le domaine récréotouristique.
LA FILLE D’YVES TREMBLAY OPÉRÉE EN SKI
Populaire professionnel au club Boucherville, Yves Tremblay joue à l’infirmier par la force des choses.
Membre de l’équipe de ski du Québec, sa fille Maxime voit sa saison compromise. Elle a dû passer au bistouri à l’hôpital Enfant-Jésus, à Québec, la semaine dernière. Dommage parce que la jeune athlète de 17 ans allait bien dans ses courses.
« Cela arrive dans le ski surtout lorsqu’on atteint ce niveau », de déclarer le paternel en grand philosophe, ce qui est recommandé en pareilles circonstances.
Oui, l’opération a très bien fonctionné pour la graduée du club Sutton. Deux heures après, Maxime recevait ses coéquipières qui voulaient aller saluer leur amie populaire comme son père.
77
C’est l’âge qu’a célébré la légende Jack Nicklaus samedi dernier.
APRÈS LE COUP DE L’ALLIGATOR, GILLES TERROUX RÉUSSIT (ENFIN!) LE COUP RÊVÉ
Longtemps mon patron à titre de directeur des pages sportives au Journal de Montréal, Gilles Terroux est la preuve que tout vient à point à qui sait attendre.
Après avoir patienté pendant 53 ans en remontant à la belle époque du « Municipal » de Montréal avec Damien Gauthier, Gilles a réussi la semaine dernière son premier trou d’un coup.
Il a obtenu son as au 17e trou au club The Village de Royal Palm Beach, lequel est dirigé par le pro québécois Daniel Pesant. Il jouait en compagnie de Gene Cardarelli, Russ Hodges et Marty Kocal, l’homme de confiance de Pesant depuis de nombreuses années.
« Mon meilleur coup de fer numéro six depuis toujours avec la balle qui est tombée à un pouce et demi du fanion avant de frapper l’arrière de la coupe pour disparaître », dit-il.
Un autre bel exploit courageux de l’ami Gilles avait été ce coup frappé à côté d’Oscar, un long alligator de 10 pieds qui vivait dans le lac en bordure du 15e trou au Village. Voici la preuve!

CARO ET RORY À NE PLUS INVITER AU MÊME PARTY
La joueuse de tennis Caroline Wozniacki ne comprend pas que Rory McIlroy revienne encore publiquement sur leur ex-relation. Bien des gens non plus.
Par l’entremise de mon autre métier de chroniqueur à Tennis Canada, je connais Caroline, championne de la Coupe Rogers 2010. Elle est une bonne fille toujours restée une visiteuse fidèle à Montréal et cela même après son ascension comme numéro un au monde.
Ce n’est pas la première fois que Rory ne paraît pas très bien dans ses propos. Peut-être devrait-il se concentrer sur ce qu’il fait de mieux : jouer au golf.
JIM CONNOLLY ÉTAIT UN ALLIÉ DU QUEBEC
Le golf au Québec perd aussi un allié suite au décès de Jim Connolly.
Associé au club Riverside à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, pendant presque 60 ans, il a déjà été pro de l’année au pays et président de la PGA du Canada.
Jim a participé au pro-am de Dave Ross de l’Estérel. Son épouse Pamela (Godin) a effectué aussi le déplacement pour venir disputer le tournoi féminin au même endroit des Laurentides.
Dave Ross, aussi un ex-président de PGA du Canada ayant fait carrière avec succès dans cette province, a assisté aux funérailles de son ami.
UNE SEMAINE TRÈS « CHAUDE » EN PERSPECTIVE
Les choses à surveiller ne manquent pas pour conclure le premier mois de 2017 :
TIGER WOODS : Retour du Tigre qui dispute son premier tournoi officiel à la PGA depuis l’été 2015 en participant à l’Omnium Farmers Insurance à San Diego.
MARC-ÉTIENNE BUSSIÈRES : Double champion canadien individuel et en équipe (en compagnie de Dave Lévesque), Bussières, du club LongChamp, recevra mercredi le trophée Mike Weir à titre de joueur de l’année 2016 de la PGA du Canada.
JEAN LAFORCE : Le représentant du club Le Champêtre est au Portugal pour y entreprendre la première des deux étapes de qualification du circuit d’Europe chez les séniors. Il a terminé 5e d’une épreuve préparatoire dans l’Algarve.
MAUDE-AIMÉE LEBLANC : Elle entreprend jeudi la nouvelle année à LPGA lors du tournoi Pure Silk, aux Bahamas. Brooke Henderson et Alena Sharp sont aussi là.
L’AUTRE CHIFFRE DE LA SEMAINE
Il faut ajouter le fabuleux compte de 59, -13, enregistré en fin de semaine par le Britanno-colombien Adam Hadwin au Challenge CareerBuilder dans le désert de la Californie.
Il a totalisé 13 oiselets et commis zéro bogey lors de sa journée magique.
Hadwin, qui a terminé deuxième avec son cumulatif de -19, devient le 9e joueur à briser la marque de 60 à la PGA, mais le premier Canadien à le faire dans la grande ligue.
Danny King a joué 58 et James Love aussi 59, l’automne dernier. C’était dans un tournoi invitation aux Bermudes et en qualifications de la série Web.com.
Bravo au trio.
Une fosse n’est pas qu’un trou de sable
J’ai parfois l’impression que l’on ne parle pas assez de Stanley Thompson. Pourtant, cet homme est une légende. Et les légendes inspirent de nombreux auteurs et – époque oblige – blogueurs. Voici donc un blogue à son sujet.
Si le nom vous est inconnu, sachez que Stanley Thompson fut l’architecte de golf canadien par excellence, qui a conçu de nombreux parcours au Canada et hors de notre pays, 145 au total entre 1920 et 1952, à une époque où se déplacer était moins facile que de nos jours. Voilà de quoi appartenir à la légende.
Mais Thompson ne tient pas sa grandeur que du seul nombre de ses parcours. Fruits d’une réflexion approfondie, ses trous sont façonnés avec le plus grand soin en mettant en valeur le paysage environnant.
J’ai eu la chance de m’attaquer au Banff Springs ─ c’est de tous les parcours de Thompson celui que je préfère, mais on me dit que c’est parce que je n’ai pas encore découvert celui de Jasper…. Chaque trou m’a laissée béate d’admiration. Et les fosses de sable sont sans pareilles.
Vous n’avez jamais joué un parcours de Thompson? Voici ce que je vous propose. Imaginez-vous sur le tertre, les yeux fixés sur la balle (coefficient de difficulté : facile). Vous levez la tête et apercevez les arbres qui bordent l’allée et, au loin, le vert protégé par des monticules (coefficient de difficulté : moyen). Mais voici que les fosses vous agressent, qu’elles vous semblent de plus en plus grosses et qu’elles vous donnent l’impression d’un gant de receveur qui essaie de vous attraper (COEFFICIENT DE DIFFICULTÉ : À LA THOMPSON).
Récemment, un visiteur s’est présenté au Musée et Temple de la renommée du golf canadien avec un autoportrait signé par Stanley Thompson. Mon cœur s’est emballé. Cet homme, Scott Simpson, m’a raconté que son grand-père, Jack Milligan, avait été préposé au parcours de Jasper pendant plus de 30 ans. Et d’ajouter que cet autoportrait lui avait été offert par Thompson, non seulement pour souligner son travail à Jasper, mais aussi pour le remercier d’avoir participé en tant que contremaître à la construction de Banff. Vous trouverez à l’adresse suivante un texte qu’a rédigé à son sujet Ian Andrew.
Scott nous a généreusement fait don de ce portrait pour enrichir notre exposition sur Stanley Thompson. Il a beau être de petite dimension, ce n’en est pas moins une pièce fantastique. J’en ai envoyé une photographie à Ian Andrew qui m’a répondu : « C’est peut-être la meilleure signature [de Stanley Thompson] que j’aie vue. »

Je remercie Scott de nous avoir permis d’exposer cette pièce et j’espère que les archives personnelles de son grand-père nous le feront encore mieux connaître.
NOTE : Jack Milligan était le fils de Rae Milligan, une légende du golf canadien qui a participé à de nombreuses compétitions internationales par équipes avec Marlene Streit et Margaret Todd.
Le Canadien Adam Hadwin joue une ronde de 59 au Défi CareerBuilder
LA QUINTA, Calif. – Adam Hadwin a joué une ronde de 59 (moins-13), samedi, au Défi CareerBuilder, signant seulement la neuvième carte de 59 ou moins de l’histoire du circuit de la PGA – et la deuxième en 10 jours.
Dans des conditions fraîches après deux jours de pluie dans le désert, le Canadien âgé de 29 ans est passé à moins-13 grâce à un oiselet au 17e trou au club de golf La Quinta. Son coup d’approche au 18e trou, une normale-4, a atterri dans l’herbe longue en bordure du vert et il a dû se contenter d’une normale.
« Je ne sais pas encore quoi dire. Je n’arrive toujours pas à y croire, a déclaré Hadwin. Dans ce genre de situation, je pense que les gens parlent de tomber dans la zone et c’est peut-être ce qui m’est arrivé aujourd’hui. J’y pensais. Je connaissais exactement mon score. Je savais ce que je devais faire, mais ça ne m’a pas affecté. »
Justin Thomas avait inscrit un score de 59 (moins-11) la semaine dernière lors de la première ronde de l’Omnium Sony, qu’il avait éventuellement gagné. Hadwin a égalé le record du tournoi établi par David Duval, qui avait joué 59 (moins-13) sur le parcours Arnold Palmer en ronde finale lors de sa victoire en 1999.
Jim Furyk a établi un record de la PGA l’an dernier en jouant 58 (moins-12) au Championnat Travelers. Furyk avait aussi joué une ronde de 59 au Championnat BMW en 2013.
Hadwin, d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, a pris les commandes du tournoi à moins-17, lui qui avait joué 71 sur le parcours Jack Nicklaus, jeudi, et 69 sur le parcours Stadium, vendredi.
Il est le premier Canadien à passer sous la barre des 60 dans l’histoire du circuit, et le premier depuis Duval à accomplir l’exploit sur un parcours avec une normale de 72.
« Je pense que ce qui me donne confiance est le fait de savoir que j’étais conscient de ce qui se passait et que je trouvais quand même le moyen de viser le 58, a raconté Hadwin. Malgré la nervosité, j’ai trouvé le moyen d’exécuter le plan à chaque trou.
« J’étais content de voir la balle tomber au 18e trou. La pire chose aurait été de rater un court roulé de trois pieds pour glisser à 60. Je ressentais du soulagement plus que de la joie quand j’ai quitté le vert. »
Hadwin a réussi 13 oiselets et cinq normales lors de sa ronde. Il a amorcé sa journée avec une normale avant d’enchaîner six oiselets. Il a ajouté un autre oiselet au neuvième trou pour un premier neuf du 29. Hadwin a ensuite réussi des oiselets sur les trous 11 à 15 et 17.
Le golfeur recrue Dominic Bozzelli accuse un coup de retard sur Hadwin après une ronde de 69 sur le parcours Nicklaus.
Hudson Swafford, meneur après la deuxième ronde, suit un coup plus loin à moins-15 en compagnie de Brian Harman, Bud Cauley et Chad Campbell.
Swafford a joué une ronde de 71 sur le parcours Stadium. Il a commis un double boguey au 16e trou, puis un boguey au 17e trou.
Harman (69), Cauley (65) et Campbell (66) ont joué à La Quinta, le plus facile des trois parcours.
Phil Mickelson a conclu sa journée avec un double boguey sur le parcours Stadium et il s’est contenté d’un 73. Il accuse huit coups de retard sur Hadwin à son premier tournoi après deux opérations au dos.
David Hearn, de Brantford, en Ontario, a joué 68 à La Quinta pour grimper à égalité au 43e rang à moins-7, tandis que Nick Taylor, d’Abbotsford, a inscrit un score de 70 sur le parcours Nicklaus et il se retrouve à égalité au 53e rang à moins-6.
Graham DeLaet, de Weyburn, en Saskatchewan, et Brad Fritsch, d’Ottawa, n’ont pas respecté le seuil de qualification pour la ronde finale. DeLaet a joué 70 sur le parcours Nicklaus et Fritsch a bouclé sa ronde sur le parcours Stadium en 73 coups.

Adam Hadwin (Jeff Gross/ Getty Images)
« Mon but est simple : gagner » – Tiger
Vous avez été parmi les très nombreux sceptiques du retour à la PGA que Tiger Woods effectuera à la fin du mois au tournoi Farmers Insurance de San Diego après un an et demi d’absence? Si oui, bienvenue dans le club du principal intéressé.
« Très honnêtement, j’ai eu mes doutes moi aussi », admet de façon surprenante Tiger dans son blogue de janvier.
Cela étonne en ce sens que même une si longue éclipse ne peut faire autrement que provoquer une réflexion chez n’importe quel athlète sur son avenir. Force est de reconnaître qu’on n’a pas beaucoup lu, vu ou entendu souvent le Tigre verbaliser ses craintes et même ses hésitations dans sa carrière. Du moins pas en public.
COUPE RYDER, TERRAIN À NORMALES TROIS ET DONALD TRUMP
En plus d’exprimer ses souhaits pour la nouvelle année, le vainqueur de 79 tournois au circuit américain dont 14 dans les grands chelems aborde sur les récents moments de sa vie.
Il parle du parcours de sa compagnie d’architecture qui a des contrats sur la table de travail.
Il a élaboré un concept de 12 trous à normales trois.
« J’ai été initié au golf sur des « par » trois. Il faut y voir alors que les rondes prennent cinq heures », dit-il.
Il revient sur son rôle d’adjoint au capitaine de la Coupe Ryder, même si, admettons-le, son attitude n’a jamais été d’être deuxième dans rien.
Même si ses résultats personnels sont curieusement en deca des attentes lors de ces rencontres USA-Europe, il précise avoir absolument été ravi de l’expérience victorieuse auprès de Davis Love III.
« Lors d’un souper, les joueurs se sont levés d’un trait en arborant un chandail sur lequel il était écrit Make Tiger Great Again! », raconte-t-il, touché par le geste.
Ouvrons une parenthèse : Jim Fury a été confirmé très judicieusement la semaine passée pour prendre la barre des Américains en prévision des prochaines rencontres de 2018 au Golf National de France, près de Paris.
Eh bien, Tiger suivra à son tour éventuellement comme capitaine. Puisque Phil Mickelson est une autre valeur sure, il ne reste qu’à déterminer l’ordre entre les deux, soit qui sera le capitaine à Whistling Straits, au Wisconsin, en 2020 ou à Rome en 2022 au plus tard.
Tiger dévoile des détails aussi de sa récente partie de golf présidentielle. Après Bill Clinton, George W. Bush, ainsi que Barack Obama, il a joué récemment en compagnie de Donald Trump.
« Nous n’avons pas eu de match parce que j’étais en test d’équipement. Nous avons joué pour le plaisir. J’ai été impressionné par les distances atteintes par une personne de 70 ans », commente-t-il.
Le duo Woods-Trump a eu des discussions sans précision sur la teneur. Mais on revient sur les retrouvailles de Tiger avec la compétition.
POURQUOI CETTE FOIS SERAIT LA BONNE
Après San Diego du 26 au 29 janvier, Tiger ira aux Émirats arabes du 2 au 5 février. Il reviendra à la PGA pour conclure février aux tournois Genesis à Los Angeles (16 au 19) et à la classique Honda de Palm Beach (23 au 26), tout proche de chez lui à Jupiter, en Floride.
En passant, une autre de ses compagnies en gestion d’événements organise le Genesis. Sa fondation est aussi impliquée pour montrer qu’il ratisse large.
Tiger a renoué avec la compétition en décembre dans le cadre du Challenge Hero, une exhibition coordonnée par la firme de Tiger évidemment.
Ses cartes de 74, 65, 70 et 76 l’ont placé 15e sur un peloton de 17 participants triés sur le volet et il demande de ne pas trop se fier à ce résultat.
« Les enfants et moi avons été très malades (gastro) la semaine avant. Je venais de perdre dix livres », indique-t-il.
Cette fois, il pense que son retour fonctionnera à 41 ans et malgré qu’il soit relégué 652e au monde.
« Je sais que c’est possible », affirme-t-il.
Il explique la raison de cette confiance alors qu’il n’était certain de rien il y a un an.
« J’ai trimé dur aux entraînements. Mon amour du golf n’a pas changé et mon corps me permet maintenant d’aller de l’avant. En combinant cela au support d’énormément de gens, des amis et des joueurs, j’ai toutes les raisons d’être optimiste », poursuit-il à propos de son avenir.
Enfin, qu’elle est son ambition?
« Je trime dur à l’entraînement. Mon but est simple : gagner », écrit le Tigre qu’on garde comme mots de la fin.
S’il y a quelqu’un qui sait trop bien que la victoire s’occupe de tout lorsqu’elle survient, c’est bien Tiger Woods.
Justin Thomas couronne une semaine de rêve à Hawaii avec un record de la PGA
HONOLULU – Défié seulement par le livre des records, Justin Thomas a remporté l’Omnium Sony, dimanche, en établissant une nouvelle marque pour le plus bas pointage cumulatif de l’histoire de la PGA pour un tournoi de 72 trous.
Thomas a couronné une semaine de golf à Hawaii, qui s’est amorcée par une ronde de 59, en triomphant pour une deuxième fois consécutive cette saison. Il a remis une carte de 65 (moins-5) et il a montré un pointage cumulatif de moins-27. Ses 253 coups ont battu le record de 254 établi à l’Omnium du Texas par Tommy Armour III, en 2003.
Thomas a commencé la ronde finale avec une avance de sept coups et aucun rival ne s’est approché à moins de cinq coups de retard pendant toute la journée.
Âgé de 23 ans, le golfeur du Kentucky est devenu le premier joueur depuis Ernie Els, en 2003, à remporter les deux tournois ayant lieu à Hawaii. Il a également signé une victoire pour une troisième fois à ses cinq derniers tournois internationaux.
Son plus proche poursuivant, Justin Rose, a joué 64 et il a complété le tournoi avec un pointage cumulatif de moins-20.
Jordan Spieth (63) a terminé au troisième échelon, à moins-19, tandis que Kevin Kisner (65) et Jamie Lovemark (65) se sont partagé la quatrième place, à moins-18. Samedi, Kisner était passé à quelques centimètres d’inscrire le deuxième score de 59 du week-end.
Le Canadien Mackenzie Hughes a remis une carte de 68 et il s’est emparé de la 27e place, à égalité avec huit autres golfeurs, à moins-11.
Kevin Kisner passe à quelques centimètres de jouer 59 à l’Omnium Sony
HONOLULU – Kevin Kisner est passé à quelques centimètres d’inscrire le deuxième score de 59 du week-end, samedi à l’Omnium Sony.
Ayant un besoin d’un aigle sur le 9e trou, une normale-5, pour réaliser le tour de force, Kisner a placé la balle à neuf pieds de la cible à l’aide de son fer-8. Il a cependant raté le roulé qui lui aurait permis de réaliser la neuvième ronde sous le seuil de 60 dans l’histoire de la PGA.
Justin Thomas a ramené une carte de 59 grâce à un aigle au neuvième trou lors de la ronde initiale jeudi. En tête depuis le début du tournoi, Thomas a joué 65, cinq coups sous la normale, et son score cumulatif de 188, 22 sous la normale, lui a permis d’égaler le record de la PGA après 54 trous.
Thomas détient une avance de sept coups sur Zach Johnson, qui a également ramené une carte de 65.
Le Britannique Justin Rose (66) partage le troisième rang avec les Américains Hudson Swafford (66) et Gary Woodland (68), à huit coups de la tête.
Trois autres golfeurs suivent à neuf coups du meneur, dont Kisner.
L’Ontarien MacKenzie Hughes a joué 68 et se classe au 28e rang avec une fiche cumulative de moins-9.
Thomas fracasse un record après 36 trous et mène par cinq coups à Honolulu
HONOLULU – Justin Thomas a à nouveau terminé sa journée avec un aigle et il a écrit une autre page d’histoire de la PGA.
Thomas a calé un roulé de huit pieds au 18e trou, une normale-5, pour boucler sa ronde en 64 coups (moins-6) et établir un record de la PGA avec un score de 123 après 36 trous. Il détient aussi cinq coups d’avance sur Gary Woodland avant les rondes du week-end.
Après être devenu le septième golfeur de l’histoire du circuit à jouer 59, jeudi, Thomas a connu un début de ronde tranquille vendredi avant de réussir quatre oiselets consécutifs en milieu de parcours. Il a commis un boguey au 17e trou, avant de se racheter au dernier trou.
Woodland a remis une deuxième carte de 64 en autant de journées et il se retrouve à moins-12.
Justin Rose (64), Zach Johnson (61) et Hudson Swafford (68) font partie du groupe suivant à moins-10, à sept coups de Thomas.
Mackenzie Hughes, de Dundas, en Ontario, a inscrit un score de 65 et il se retrouve à égalité au 21e rang à moins-7. David Hearn (71), de Brantford, en Ontario, et Nick Taylor (71), d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, n’ont pas respecté le seuil de qualification pour les rondes du week-end.
Justin Thomas conclut avec un aigle et amorce l’Omnium Sony avec un score de 59
HONOLULU – Quelques jours après avoir triomphé à Maui, Justin Thomas est devenu le septième joueur à rejoindre le « Club des 59 » sur le circuit de la PGA en calant un roulé de 15 pieds pour un aigle à son dernier trou, jeudi, à l’Omnium Sony.
Thomas détenait une avance de trois coups sur son compatriote américain Hudson Swafford, et de quatre coups sur le Sud-Africain Rory Sabbatini. Huit autres joueurs accusaient cinq coups de retard.
Les trois Canadiens inscrits, soit Mackenzie Hughes, David Hearn et Nick Taylor, ont tous ramené des cartes de 68, deux coups sous la normale.
Thomas croyait avoir perdu espoir de jouer 59 quand son coup de départ au neuvième trou, une normale-5, du Waialae Country Club a abouti dans une fosse de sable. Il ne croyait pas pouvoir atteindre le vert avant de voir Daniel Berger cogner un coup de fer-4 à partir de la fosse jusque sur le vert.
Thomas s’est dit que « ce n’était pas le moment pour se contenter d’une simple sortie ».
Il a utilisé son fer-5 et a réussi une belle frappe qui a permis
à la balle d’aboutir à 15 pieds de la coupe. Thomas n’a pas perdu de temps sur le vert et a rapidement calé son roulé pour un score de 59 (moins-11). Il a légèrement agité le poing en guise de célébration, tandis que ses partenaires de jeu Berger et Jordan Spieth paraissaient encore plus heureux que lui.
« C’était plus excitant de voir leur réaction », a raconté Thomas.
Jim Furyk était le plus récent golfeur à avoir remis une carte sous les 60, quand il avait établi un record avec une ronde de 58 au Championnat Traverlers, l’été dernier. Furyk avait aussi réussi un 59 en 2013 au Championnat BMW, ce qui lui avait permis d’ajouter son nom à ceux d’Al Geiberger, Chip Beck, David Duval, Paul Goydos et Stuart Appleby dans la légende.
Thomas, qui est âgé de 23 ans, a réussi l’exploit sans jamais avoir l’air de forcer lors d’une journée idéale pour les bons scores _ peu de vent, des allées rapides et des verts mous.
Son seul boguey a été commis à son deuxième trou _ le 11e, une normale-3 _ quand son coup de départ a trouvé une fosse et qu’il a raté un roulé de 18 pieds pour la normale.
Duval est le seul autre golfeur à avoir inscrit son 59 grâce à un aigle au dernier trou. Furyk, en 2013, est le seul autre à avoir joué une ronde de 59 malgré un boguey.
Spieth, un bon ami de Thomas depuis l’âge de 13 ans, était plus nerveux que Thomas et beaucoup plus expressif. Thomas a tenté un roulé de 30 pieds pour un oiselet au septième trou, mais la balle a tout juste effleuré la coupe sans tomber dans l’objectif. Spieth s’est saisi l’arrière du cou, déçu.
« C’est comme être assis sur le banc pendant que votre coéquipier lance un match parfait, a raconté Spieth, qui avait passé du beau temps avec Thomas et Berger dans un complexe hôtelier il y a quelques semaines à Maui. C’était génial. »
Il y a seulement quatre jours, Thomas a remporté le Tournoi des Champions à Kapalua grâce à des oiselets à ses deux derniers trous. Jeudi, il a commencé avec un aigle au 10e trou. Ce n’était que le début.
Le plus beau moment est survenu au dernier trou, avec Berger et Spieth en bordure du vert observant Thomas écrire une page d’histoire. Berger a levé les bras au ciel. Spieth a montré le poing gauche.
« Le plus spécial pour moi, c’était de voir leur réaction au dernier trou, a mentionné Thomas. De faire ça avec deux de vos meilleurs amis sur le terrain et deux amis avec qui vous jouez depuis longtemps… C’est avec eux que je vais continuer à jouer pendant 20, 25 ans. C’était vraiment spécial. »
Goydos est le seul autre golfeur à avoir joué 59 lors de la première ronde, en 2010 à la Classique John Deere. Il avait éventuellement terminé en deuxième place derrière Steve Stricker.
C’est peut-être pour cette raison que Thomas est resté aussi calme. Il dit avoir tout de même pensé au 59 quand il a marché sur le dernier vert.
« Je me disais: ‘Si tu le réussis, qu’est-ce que tu vas faire? Ce n’est pas comme gagner un tournoi’, a mentionné Thomas. Il reste trois jours au tournoi. »