Blair Bursey en tête pour une troisième journée de suite au Championnat canadien amateur masculin
GATINEAU, Québec – Malgré la chaleur accablante qui sévit à la 112e édition du Championnat canadien amateur masculin au Club de golf Royal Ottawa, Blair Bursey est demeuré frais et dispos, y allant d’une troisième ronde de 70, la normale, pour se maintenir au sommet du classement. Le golfeur de 18 ans originaire de Gander n’a que 18 trous à disputer pour devenir le premier compétiteur de Terre-Neuve à remporter ce championnat national.
« J’ai entrepris ma partie sur une bonne note grâce notamment à quelques bons coups roulés, a dit Bursey. J’ai commis quelques erreurs d’exécution en milieu de parcours, mais dans l’ensemble, j’ai bien contrôlé ma nervosité. Même si j’ai fait quelques erreurs, je suis bien heureux d’occuper toujours le premier rang du classement. Mon avance n’est que d’un coup et ce n’est vraiment pas beaucoup. Je sais que je devrai y aller d’un solide pointage pour signer une victoire de bout en bout. »
Bursey a calé trois oiselets de suite entre le 4e et le 6e trou, mais il a commis autant de bogueys en l’espace de quatre trous à partir du 11e trou. Il devance par un coup le Chinois Andy Zhang, un résident de Winter Garden, en Floride, qui a ramené une carte de 69 (moins-1) ponctuée de quatre oiselets.
« Donnons crédit à Blair, a dit Zhang. Il est un vrai bon joueur et il n’est pas facile de le poursuivre. Si je joue ma partie et si je limite mes erreurs, je crois en mes chances de l’emporter. »
Bursey s’est empressé de faire les éloges de ses partenaires de jeu – Zhang et le Québécois Hugo Bernard, membre de la formation d’Équipe Canada – en prévision du parcours final.
« Andy est très impressionnant. De la façon dont il a frappé la balle aujourd’hui, je m’attends à le voir réussir un bas pointage demain. Je devrai y aller moi aussi d’une solide ronde. Hugo est toujours redoutable. Il frappe bien la balle et excelle avec le fer droit. Ce ne sera pas facile demain et je devrai me surpasser pour garder le championnat à ma portée. »
Après avoir mené le bal pour une troisième journée de suite et avoir aidé l’équipe de Terre-Neuve et Labrador à ravir la Coupe Willingdon pour la première fois de son histoire, Bursey n’est pas sans ressentir un niveau de pression plus élevé.
« Depuis le début de ma carrière, j’ai toujours mieux fait en jouant sans trop d’attentes, dit-il. Je ne fais rien pour les éviter; les choses se passent ainsi. Je me suis présenté sur le parcours l’autre jour et sans trop y penser, j’étais cinq ou six coups sous la normale à Eagle Creek. »
« C’est toujours une question d’état d’esprit, d’ajouter Bursey. J’ai bien géré mon comportement cette semaine. Je n’ai pas réellement réagi aux coups erratiques. Sur les verts, je suis demeuré calme et détendu. »
Bernard, originaire de Mont-Saint-Hilaire, a joué 69 et partage le troisième rang avec l’Australien Travis Smyth et Chris Crisologo, de Richmond, en Colombie-Britannique.
Le champion amateur canadien de 2016 obtiendra un laissez-passer pour le Championnat amateur masculin des États-Unis qui aura lieu au Oakland Hills Country Club, à Bloomfield, Michigan, ainsi que pour l’Omnium canadien RBC 2017, à Glen Abbey, à Oakville, Ontario. Le champion sera aussi admissible à recevoir un laissez-passer pour les trois championnats amateurs américains suivants : junior, mid-amateur et senior.
L’entrée est libre pendant la semaine du Championnat canadien amateur masculin. Cliquez ici pour de plus amples renseignements.
Les golfeurs olympiques canadiens vivront une expérience unique
L’événement est si grandiose, si grisant que certains ont du mal à l’apprivoiser.
Il y a quatre ans, 3,64 milliards de téléspectateurs se sont branchés sur les Jeux de Londres. En 2008, ceux de Beijing en avaient attiré quelque 3,55 milliards. Les Jeux olympiques ont une ampleur inégalée sur la scène sportive.
Pendant 17 jours, plus de 10 000 athlètes de 206 pays se sont donné rendez-vous à Rio de Janeiro. L’enjeu : 306 médailles dans 28 sports dont le golf qui attire beaucoup l’attention, et pour cause.
Voilà un sport qui figure sur l’affiche olympique pour la première fois en 112 ans. À l’époque, en 1904, le revenu annuel moyen d’un Canadien variait entre 200 et 400 $ (22 cents l’heure était la norme), les mots croisés n’avaient pas été inventés, l’espérance de vie était d’environ 47 ans et Wilfrid Laurier était premier ministre. Faut-il se surprendre que le retour du golf dans le giron olympique suscite la curiosité?
Bien sûr, les deux grands circuits professionnels nord-américains provoquent chaque semaine un battage médiatique, tout particulièrement à l’heure d’un championnat majeur. Mais les Jeux olympiques font passer l’intérêt à un niveau supérieur, ce qui comporte un risque, comme l’explique le skieur canadien Brady Leman.

Brady Leman (THE CANADIAN PRESS/Jeff McIntosh?
« Une première présence aux Jeux olympiques a sa part de danger », prévient le double olympien (Vancouver et Sotchi). « L’envergure de l’événement risque de monter à la tête et de donner le trac. Il y a une mythologie olympique qui relègue pour un moment dans l’ombre toutes les autres grandes manifestations sportives.
« Les golfeurs, les joueurs de tennis et les basketteurs sont habitués à l’attention. Mais les Jeux n’ont lieu qu’aux quatre ans, un athlète peut n’avoir qu’une chance d’y participer dans sa carrière, si bien qu’il est facile de se laisser happer par le tapage publicitaire. Et puis il y a ces détails un peu fous dont il faut tenir compte, des trucs comme les vêtements, les logos, ce qui est permis et interdit de porter.
« Les athlètes sont des êtres d’habitudes, mais avec un événement d’une notoriété mondiale comme les Jeux, il est mieux de suivre le courant. Cela dit, un athlète ne peut se laisser distraire, il doit plutôt solliciter l’aide de son entourage, compter sur eux pour faire face à des maux de tête inhabituels comme l’omniprésence des médias, les défis logistiques de se rendre du point A au point B, la gestion la plus efficace possible de son temps, etc. C’est sans nul doute un défi inusité. »
Les Jeux – particulièrement ceux d’été, beaucoup plus gigantesques que ceux d’hiver – sont tentaculaires, compliqués, frénétiques. La sécurité y est absolue, la circulation, particulièrement à Rio, cauchemardesque. À l’opposé, un tournoi de la PGA ou de la LPGA se déroule sans histoires, comme un court roulé en ligne droite de Graham DeLaet. L’élite mondiale des golfeurs sera plongée dans un univers inédit, y compris le contingent canadien formé de DeLaet, David Hearn, Alena Sharp et Brooke Henderson.
Commençons par le Village des athlètes. Pas de service aux chambres à longueur de journée, mais un mode de vie spartiate, selon les normes d’un pro. Mais il appartient aux individus de mettre à profit ce temps passé dans une ruche d’activités. Pour un athlète curieux, à l’esprit ouvert, c’est une occasion sans précédent de se mêler à un creuset d’athlètes de tous les pays et sports, une chance de se familiariser avec d’autres cultures et d’élargir ses horizons.
Autre écart à la norme : le parcours de style links, une normale 71 de 7 290 verges, conçu par Gil Hanse sur un terrain sablonneux, le long d’une réserve naturelle, dans le quartier cossu de Barra da Tijuca. En raison de la pauvreté du sol et de la pénurie d’eau à Rio, il a fallu installer un gazon appelé Zeon Zoysia qui, résistant à la chaleur, nécessite moins d’azote, de fertilisants, de pesticides et d’eau. Ainsi, le parcours sera différent de ceux auxquels s’attaquent la plupart du temps les pros, ce qui ajoutera à l’inconnu et à l’imprévisible.

Chose certaine : cette incursion dans le monde olympique augmentera la visibilité du golf à l’échelle mondiale.
« Les Jeux de Rio contribueront à l’essor du golf », indique la Néo-Zélandaise Lydia Ko, 1re mondiale. « C’est une chance de faire des amateurs de sport en général des amateurs de golf, et nous avons tous et toutes un rôle à jouer. Le golf est un sport très individuel. Évidemment, il y a des compétitions par équipes comme la Coupe Solheim et la Coupe Ryder, où on participe sous notre drapeau plutôt qu’en notre nom propre. Mais aux Jeux, ce sera une sensation différente, et j’ai hâte d’en être. Les cérémonies d’ouverture et de clôture sont à chaque fois une source d’inspiration. Tous les sports convergent, c’est comme une grande famille.
« La pression sera forte, mais je dois bloquer tout ça. Je dois me concentrer sur mon jeu, frapper le coup qu’il faut et me régaler de l’ambiance olympique. Ce n’est pas tous les jours que l’on a la chance de participer aux Jeux olympiques sous les couleurs de son pays. Revenir au pays avec une médaille, c’est super, mais il y a tellement plus. Je sais que cela a l’air idiot, mais il n’y a pas que les médailles. C’est l’expérience qui compte. Il faut jouer de son mieux en espérant toutes les pièces s’emboîteront. »
Pour la première fois en 112 ans, le golf est de retour aux Jeux olympiques. Le tournoi masculin commence le 11 août, celui des femmes le 17. Le golf reste le golf, mais pour le reste, il faudra s’habituer.
De dire Brady Leman : « Mon conseil aux golfeurs, c’est de s’adapter, de savourer l’expérience et de ne pas se laisser déranger par les petits détails.
« Est-ce un tournoi comme les autres? Oui et non. Il faut l’aborder comme ça, mais il reste que ce sont les Jeux olympiques. Finalement, il faut se rappeler que l’on est là parce que l’on fait partie de l’élite mondiale, quel que soit son nom et quel que soit son sport. C’est ça qui compte. »
Équipe Terre-Neuve et Labrador écrit une page d’histoire en gagnant sa première Coupe Willingdon
GATINEAU, Québec – Le trio représentant Terre-Neuve et Labrador s’est inscrit à l’histoire en remportant la Coupe Willingdon lors de la 112e édition du Championnat canadien amateur masculin au Club de golf Royal Ottawa, à Gatineau, Québec, et au Eagle Golf Club, à Dunrobin, Ontario. Blair Bursey a maintenu son emprise sur le premier rang individuel et a mené sa province à son tout premier titre national en équipe, tous niveaux confondus.
« Je suis fier d’où je viens et de toujours représenter ma province, a dit le golfeur originaire de Gander. Il ne m’a pas toujours été facile de grandir à Terre-Neuve et d’essayer de jouer du golf universitaire et de haut niveau amateur en raison de la météo et de la courte saison, mais les gens là-bas m’ont toujours bien appuyé. »
« La nouvelle va faire du bruit là-bas. Gagner la Coupe Willingdon et accomplir une première pour Terre-Neuve est fantastique non seulement pour moi-même, mais aussi pour Chuck, Nathan et nos autres coéquipiers et pour tous ceux qui nous ont aidés à y parvenir. »
Nathan Peters, de St-John’s, a partagé les sentiments de ses coéquipiers en faisant le bilan de la journée.
« C’est vraiment cool. En venant de Terre-Neuve, tu ne fais que rêver de participer aux championnats nationaux; tu es loin de t’imaginer gagner quoi que ce soit. Les deux parcours étaient formidables et gagner la Coupe Willingdon est incroyable. »
Privé de Chuck Conley, de St-John’s, forcé de se retirer avant la deuxième ronde en raison d’une blessure, le trio a bouclé la compétition avec un pointage de 281, moins-3, pour doter la province de sa première Coupe Willingdon en 89 ans d’histoire. La victoire était aussi la première de la province au niveau amateur, autant chez les hommes que chez les femmes. Bursey s’est empressé de louer la contribution de ses coéquipiers.
« Je connais très bien Nathan. Il est un jeune beaucoup plus talentueux qu’il ne le pense. Chuck est toujours le même; un vrai bon gars avec lequel il est toujours agréable de jouer. Je suis très heureux pour eux. »
Équipe Ontario a terminé à deux coups des champions, tandis que l’Alberta et le Québec ont conclu à égalité au troisième rang à 284, la normale.
Bursey domine toujours la compétition individuelle après une ronde de 69 (moins-1) et une fiche de moins-9 à mi-chemin du championnat. Le golfeur de 19 ans a inscrit trois oiselets, dont deux de suite aux 6e et 7e trous. Bien qu’il ait mené Terre-Neuve et Labrador aux grands honneurs en équipe, il demeure confiant et concentré sur la besogne à accomplir au cours des prochains jours.
« J’ai gagné à divers niveaux. Chez les juniors et au niveau universitaire; le golf amateur est la prochaine étape dans ma carrière. Mon développement suit son cours et je sens que je suis prêt à gagner de plus gros tournois. »
« Je n’ai pas la prétention d’affirmer que je vais gagner cette semaine, mais le processus d’apprentissage suit son cours. Je n’avais jamais survécu au couperet à ce tournoi et c’est une nouvelle expérience pour moi à un tournoi amateur de haut niveau. Ce qui m’attend ne m’intimide pas. J’adore être près de la tête et encore plus me retrouver au haut du classement. J’ai hâte aux deux prochaines journées. »
Le Chinois Andy Zhang, un résident de Winter Garden, en Floride, a joué 68 (moins-2) et se retrouve à deux coups du meneur. Hugo Bernard, de Mont-Saint-Hilaire, membre de l’équipe nationale d’Équipe Canada, a réussi sept oiselets, dont quatre au neuf de retour, en route vers la meilleure ronde de la journée, un 64, six coups sous la normale. Il occupe le troisième rang à moins-5 sur un pied d’égalité avec Chris Crisologo, de Richmond, en Colombie-Britannique.
Trois joueurs partagent le cinquième échelon à moins-3 – Stuart MacDonald, de Vancouver, membre de l’équipe nationale, Travis Smyth, de Shellharbour, en Australie, 62e au classement mondial amateur, et Garrett Rank, d’Elmira, Ontario. Rank et Bernard avait terminé à égalité au deuxième rang au Championnat canadien amateur masculin de 2015.
77 joueurs présentent un pointage combiné de 147 (plus-5) qui leur permet d’accéder aux deux dernières rondes qui seront disputées au Club de golf Royal Ottawa.
Le champion amateur canadien de 2016 obtiendra un laissez-passer pour le Championnat amateur masculin des États-Unis qui aura lieu au Oakland Hills Country Club, à Bloomfield, Michigan, ainsi que pour l’Omnium canadien RBC 2017, à Glen Abbey, à Oakville, Ontario. Le champion sera aussi admissible à recevoir un laissez-passer pour les trois championnats amateurs américains suivants : junior, mid-amateur et senior.
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Brooke Henderson est prête à vivre son moment olympique
D’un côté, Smiths Falls, une petite ville ontarienne de 9 000 habitants où la vie se déroule tout doucement; de l’autre, Rio de Janeiro, une métropole de 6,5 millions où se côtoient splendeur et misère. Deux univers.
Rio… Des plages célèbres comme Leblon, Ipanema et Copacabana où l’on sirote une caїpirinha ou une eau de coco… Le rythme envoûtant de la bossa nova et celui, trépidant, de la samba…
À flanc de colline s’étendent ces bidonvilles que l’on appelle favelas, pauvres maisons de poupée. Et surplombant le tout, au somment du Corcovado, la légendaire statue du Christ Rédempteur, souvent perdue dans les nuages, qui, bras tendus, semble veiller bienveillamment sur cette ville disparate.
« Rio, ce sera génial, être une olympienne aussi », affirme Brooke Henderson, 18 ans, qui, malgré les exploits et la gloire, est restée l’adolescente typique de Smiths Falls.
« C’est mon rêve depuis que je suis toute petite. Je ne savais pas quel sport je pratiquerais ni comment j’allais faire, mais les athlètes me fascinaient. J’aimais la volonté, la détermination, la concentration que je voyais dans leurs yeux.
« Je voulais être une olympienne. Quand j’ai suivi à la télé les Jeux olympiques de Vancouver en 2010 et que j’ai vu tout le pays se rallier, j’ai compris la puissance extraordinaire des Jeux olympiques. Ce sera fantastique d’en faire partie. »
La controverse et les forfaits, particulièrement dans le sport du golf qui fera un retour dans le giron olympique, ont marqué les préparatifs de ces Jeux, mais le quatuor canadien de golf a malgré tout résolu de prendre la route du Brésil.
Quand Alena Sharp, Graham DeLaet et David Hearn ont été officiellement présentés au Glen Abbey Golf Club d’Oakville (Ontario), Henderson, 2e golfeuse mondiale, se trouvait à Calgary (Alberta) pour y apprivoiser le parcours de Priddis Greens, théâtre le mois prochain de l’Omnium féminin Canadien Pacifique.
En effet, après son expérience olympique, Henderson filera droit sur Calgary où elle n’aura pas le temps de percer les secrets du Priddis Greens. Le jour de la célébration de l’équipe olympique de golf, elle se trouvait au Centre Golf Canada dans cette ville de l’Alberta pour y donner un cours pratique de golf à des jeunes. Pour marquer sa sélection pour Rio, des Brooke en herbe lui ont fait une garde d’honneur où les bâtons de golf remplaçaient les épées. Un relais temporaire de télévision lui a permis de participer à distance aux festivités.
« Il se passe beaucoup de choses à Rio en ce moment », a-t-elle noté après son cours pratique. « Il y a des problèmes politiques sans parler du virus Zika et des inquiétudes pour la santé. Nous tentons simplement de prendre la meilleure décision en tenant compte de la situation générale. « Ceux qui décident de ne pas participer aux Jeux ont leurs raisons. Il faut respecter leur opinion, car la santé et la sécurité sont plus importantes qu’une partie de golf. Nous se serons là que pour une semaine environ. Nous espérons revenir de ce bref séjour avec une médaille d’or. »
Quand elle se produira sur le parcours flambant neuf du Campo Olimpico de Golfe du 17 au 20 août, la nouvelle étoile sportive du Canada comptera parmi les favorites.
Ce statut relevé, elle l’a conforté à la mi-juin en remportant en prolongation devant Lydia Ko, 1re mondiale, l’Omnium féminin des États-Unis KMPG au Sahalee Country Club, près de Seattle (Washington), devenant du coup la plus jeune titulaire d’un championnat majeur.
À Rio, Brittany, sa sœur aînée, elle-même une golfeuse émérite, transportera le sac de Brooke. Brittany reconnaît qu’au début les nouvelles en provenance du Brésil n’avaient rien de rassurant.
« Il est difficile de cerner la situation, dit-elle. On ne sait trop à quelles sources se fier pour avoir des informations dignes de foi. Cela dit, nous sommes plutôt confiantes et nous savons que le Comité olympique fait de son mieux.
« Comme c’est l’hiver là-bas, ce sera un peu plus sécuritaire. Nous allons probablement porter des pantalons et des manches longues pour mieux nous protéger. Le golf est plus à risque que d’autres sports parce que nous serons en plein air huit heures par jour. Nous espérons qu’il y aura du vent. Normalement, nous souhaitons le contraire, mais dans ce cas… »
La routine fait partie de la vie sur un circuit professionnel de golf, mais les Jeux olympiques mettront fin au traintrain. Des obstacles se dresseront, certains prévisibles, d’autres pas. Par exemple, la circulation à Rio sera démentielle, si bien qu’il pourrait être hasardeux de se rendre au parcours.
« Nous irons à un camp d’entraînement de Golf Canada à Houston (Texas) quelques jours avant de partir pour Rio. Cela sera crucial, car on pourra faire le point. »
La jeune étoile se réjouit d’avoir à ses côtés un membre de sa famille à l’occasion d’une compétition à nulle autre pareille. À ses yeux, c’est même une nécessité.
« Pour nous deux, c’est énorme de partager notre rêve olympique, mais nous avons aussi un autre rêve, celui d’évoluer un jour ensemble sur le Circuit de la LPGA », indique Brooke.
« Nous formons une équipe. Je n’aurais pas enchaîné neuf top 10 cette saison et je n’aurais pas signé deux victoires sans elle à mes côtés. Elle fait des pieds et des mains pour m’aider. »
Il y a 112 ans, le Canadien George S. Lyon gagnait la médaille olympique de golf, la dernière. Par un heureux hasard, il était né et résidait à Richmond (Ontario), à 522 kilomètres – cinq heures de voiture – de la ville natale de Brooke Henderson.
Le mois prochain, à un monde de la vie tranquille de Smiths Falls, dans la splendeur et la misère de Rio et sous l’œil attentif du Christ du Corcovado, Brooke Henderson tentera à son tour d’écrire une page d’histoire.
« Alena et moi sommes maintenant de très bonnes amies. Je suis très heureuse de sa sélection pour l’équipe féminine. Je pense que nous formons une équipe du tonnerre. Son jeu s’est beaucoup amélioré et je pense que nos chances sont bonnes de monter sur le podium avec une médaille d’argent et une d’or, qui sait? L’équipe masculine est également solide. Il y a dans tout ça quelque chose de surréel. C’est comme un sixième tournoi majeur sur le Circuit de la LPGA et comme j’ai déjà un titre à mon palmarès… »
Et puis, pour tout dire, elle a toujours eu un faible pour l’Ô Canada.
« J’étais émue quand on jouait l’hymne national à l’école, dit-elle en souriant. C’était ce que je voulais entendre lors des Championnats mondiaux amateurs [au Japon il y a deux ans]. Ça ne s’est pas produit, mais une autre chance m’est maintenant donnée.
« Bien sûr, il faut vivre dans le moment présent sans présumer de rien, mais rien n’empêche de faire de la visualisation et de se voir sur la plus haute marche du podium. Il faut entendre l’hymne dans sa tête. »
Elle fait une pause, peut-être pour fredonner quelques mesures. Puis elle sourit, le sourire d’un prodige de 18 ans qui n’a qu’un objectif.
« Et puis, notre hymne national est formidable. »
Rio propose du golf style Omnium britannique
Depuis le temps qu’on en parle, et qu’on se prépare, ce sera le jour J jeudi avec le retour du golf dans la famille olympique avec ses qualités et ses défauts.
Il faudra se lever aux aurores. Le premier trio olympique composé du Brésilien Adilson da Sylva, le Canadien Graham DeLaet et le Coréen Ryeong Hun An prendra le départ aussitôt qu’à 6 h 30 à notre heure.
Bon choix de la Fédération internationale de réunir le Brésil, le pays-hôte, et le Canada, la nation championne en titre, l’Ontarien George S. Lyon ayant raflé la dernière médaille d’or aux Jeux de St. Louis en 1904.
David Hearn suivra à 8 h 25 et les temps des deux Canadiens seront inversés vendredi.
Le volet féminin suivra la semaine prochaine et le golf représente très certainement un podium potentiel avec Brooke Henderson au compteur d’Équipe Canada dont l’objectif se situe à «19 médailles et plus».
PAS D’HERBE LONGUE ET NI D’ARBRES
Alors qu’on pourrait s’attendre à une nature luxuriante au pays de l’Amazonie, mais non.
Il n’y a pas d’arbres sur le parcours et ni d’herbe longue.
Des tertres de départ, la balle roulera dans les plantes indigènes plantées dans de la terre séchée au soleil lorsque celle-ci débordera des allées.
Les fosses de sable sont au nombre de 79 et l’eau – même si on ne la retrouve que sur quatre trous – représentent les principaux obstacles.
En résumé, le concept est considérablement du modèle Omnium britannique.
C’est d’autant le vas que la localisation du terrain est en bordure de la mer, où le vent sera un élément majeur surtout s’il souffle de l’océan atlantique.
On dit le vent inévitable de toute façon, le routage des trous allant dans trois directions distinctes.
Gare aux verts très durcis toujours en raison du vent de l’océan.
Pour cette raison, un avantage certain est accordé aux joueurs précis avec les fers du calibre d’Henrik Stenson, le champion britannique et évidemment parmi les grands favoris.
INVITATION À LA FÊTE POUR TERMINER
Une conception de l’Américain Gil Hanse et son équipe comprenant Amy Alcott, ex-titulaire de l’Omnium canadien féminin à la Vallée du Richelieu, le Club Olympique est une normale de 71.
Il mesure 7128 verges pour les hommes ce qui est amical d’après les standards de la PGA et 6245 pour les dames avec une motivation particulière.
Les distances sur la carte ne sont pas un hasard pour l’architecte qui a été préféré à des grands noms tels Jack Nicklaus, Gary Player et Greg Norman dans un concours de sélection.
L’architecte Hanse a multiplié les tests avec Amy Alcott afin de s’assurer que les deux sexes utilisent les mêmes bâtons pour atteindre le vert.
Les fins de partie, lequel deviendra public après les Jeux, sont à ne pas rater dans nos salons.
Le 16e trou à normale quatre de 303 verges peut être atteint du tertre de départ, le 17e représente le trou le plus court à 133 verges alors que le 18e est une autre invitation à passer en mode attaque, cette quatrième du terrain normale cinq faisant 571 verges.
Une conclusion oiselet-oiselet et aigle dans une ambiance style Carnaval de Rio surviendra sûrement au fil des quatre jours.
***
Il n’y a pas d’herbe longue et d’arbres sans les allées style aires ouvertes, mais il y aura un grand absent : le public.
Ne vous attendez pas à avoir des bousculades avec la foule auprès des groupes de meneurs.
Malgré de 200 millions comme population, le Brésil ne compte que 20 000 golfeurs fédérés.
Quoique qu’en pense Rory McIlroy, c’est aussi le rôle des Jeux de développer le sport.
Les Terre-neuviens en tête du Championnat canadien amateur masculin et de la Coupe Willingdon
GATINEAU, Québec – Le Terre-neuvien Blair Bursey a fait fi de la chaleur et du vent et a pris les devants en lever de rideau de la 112e édition du Championnat canadien amateur masculin en vertu d’une ronde de 64, huit coups sous la normale. Le golfeur originaire de Gander, qui a disputé sa partie au Eagle Creek Golf Club, à Dunrobin, Ontario, détient une avance de trois coups à la veille de sa deuxième ronde qui sera jouée au Club de golf Royal Ottawa, à Gatineau.
« Je n’ai pas bien entrepris ma partie, mais tout s’est vite replacé, a commenté Bursey. Une telle ronde est plutôt rare, ce qui la rend très spéciale. Pour conclure avec un aigle au dernier trou, j’ai exécuté deux de mes coups de la journée. C’est une bonne façon d’entreprendre le tournoi, mais ce n’est qu’un solide départ. Avec trois jours à faire, j’espère qu’il me reste encore du bon golf à venir. »
Le golfeur de 19 ans a inscrit deux oiselets pour compléter le neuf d’aller à moins-2. Il a ajouté quatre autres oiselets au retour avant d’y aller d’un aigle au 18e trou à normale cinq. Il n’a été débité d’aucun boguey.
Bursey disputera sa deuxième ronde au Club de golf Royal Ottawa – un parcours intiment lié aux débuts du golf canadien. Il a été le lieu fondateur de Golf Canada en 1895 avant d’accueillir le tout premier Championnat canadien amateur masculin plus tard la même année.
« J’y ai disputé une ronde d’exercice et j’ai adoré le parcours, a dit l’étudiant du Utah Valley University à propos du parcours hôte de la deuxième journée du championnat. C’est un parcours traditionnel qui m’emballe. C’est un honneur que d’y jouer. Golf Canada a fait plaisir à tous les golfeurs amateurs en choisissant ce parcours et je suis excité à l’idée de m’y rendre demain. »
À l’instar de Bursey, 15 des 16 premiers au classement ont entrepris le championnat au Eagle Creek. Malgré le défi qui l’attend, Bursey demeure confiant et concentré.
« Je ne m’attendais pas à jouer un aussi bas pointage. J’essayais simplement de frapper des coups de qualité. Tout semblait tourner en ma faveur aujourd’hui. Je ne m’attends pas à jouer de la sorte chaque jour, mais si je parviens à loger la balle au bon endroit, de bonnes choses vont survenir. Il ne me reste qu’à continuer à faire de mon mieux et la semaine devrait bien se dérouler. »
À égalité au deuxième rang se trouvent Marco Trstenjak, de Winnipeg, Josh Whalen, de Napanee, Ontario, et le Chinois Andy Zhang, qui habite à Winter Garden, en Floride. Le trio accuse un retard de trois coups et se joindra à Bursey au Royal Ottawa.
L’équipe de Terre-Neuve et Labrador a entrepris la première des deux journée de la compétition interprovinciale de la Coupe Willingdon avec un total de 140, moins-4. L’équipe de Bursey, et des Terre-neuviens Chuck Conley et Nathan Peters espère ravir le prestigieux trophée à l’équipe de la Colombie-Britannique. Équipes Alberta et Ontario accusent deux coups de retard sur l’équipe des provinces de l’Atlantique.
Les concurrents auront disputé les 36 premiers trous sur les deux parcours. Le tableau sera ensuite réduit aux 70 premiers, égalités comprises, pour les deux dernières rondes qui seront disputées au Royal Ottawa.
Le champion amateur canadien de 2016 obtiendra un laissez-passer pour le Championnat amateur masculin des États-Unis qui aura lieu au Oakland Hills Country Club, à Bloomfield, Michigan, ainsi que pour l’Omnium canadien RBC 2017, à Glen Abbey, à Oakville, Ontario. Le champion sera aussi admissible à recevoir un laissez-passer pour les trois championnats amateurs américains suivants : junior, mid-amateur et senior.
L’entrée est libre pour toute la semaine du Championnat canadien amateur masculin. Cliquez ici pour de plus amples renseignements.
Nike ne fabrique plus d’équipement
Quand viendra le temps de faire le bilan de la saison 2016, la première nouvelle économique dans le domaine du golf sera sûrement le retrait de Nike du domaine de l’équipement.
Plus de bâtons, plus de balles et plus de sacs. Nike retourne à la case départ se concentrant sur les chaussures et les vêtements.
Nike, c’est Tiger Woods, qui a signé un premier contrat en 1996 pour 40 millions de dollars. Une autre entente a suivi en 2001 valant au Tigre 20 millions annuellement.
Parmi les joueurs vedettes et multi-millionnaires, il ne faut pas oublier Rory McIlroy, surnommé « l’homme de 200 millions de dollars », ce qui est son cachet de longue durée.
La nouvelle a surpris parce qu’à titre de compagnie publique, Nike n’a pu rien laisser couler comme informations même à ses méga-étoiles.
Elle est en vigueur dès maintenant. Des représentants Nike au circuit de la PGA ont perdu leur emploi. Des designers aussi.
D’autres noms associés aux produits comme Paul Casey, Michelle Wie et Tony Finau attendent avant de réagir. Stephen Ames est aussi membre de l’équipe Nike chez les Canadiens.
Le choc est partagé chez les experts. Certains dans l’industrie disent qu’il fallait s’y attendre avec tout l’argent que Nike dépensait en publicité pour l’équipement pas si payant. Des pièces étaient achetées de fournisseurs réduisant les profits.
Reste que le départ est majeur. Les quatre grands Titleist, TaylorMade (aussi à vendre avec Adams), Callaway et Ping demeurent. Ils sont suivis de Cobra et Mizuno.
La vente de feu est en cours. Dans les super magasins de golf, des décocheurs à 400$ ont déjà été vus en solde à 150$ aux États-Unis.
JOEY SAVOIE… POUR ÉPIER P.K.!
Qu’est-ce que Joey Savoie, notre champion amateur du Québec, et P.K. Subban ont en commun ?
La réponse est que les deux évoluent dorénavant pour une équipe du Tennessee.
Après trois ans avec l’université Saint Leo, en Floride, qu’il a aidée à remporter son premier titre national NCAA Division II, le printemps dernier, Joey portera maintenant les couleurs du Middle Tennessee State University à compter de la fin août.
Il existe un processus à suivre afin que les athlètes sportifs puissent changer d’institution. La NCAA a donc cautionné le transfert amorcé par MTSU.
À Middle Tennessee, qui appartient à la conférence USA, la direction se réjouit de l’acquisition du membre du club Pinegrove.
« Non seulement nous alignons dorénavant un joueur de premier niveau, mais nous comptons également sur un chef de file dans nos rangs », a affirmé Brennan Webb, entraîneur-chef de l’équipe des Blue Raiders.
« Mon université n’est pas très loin de Nashville, ce qui me permettra de surveiller P.K. de plus près », a pour sa part mentionné avec humour le jeune homme de LaPrairie.
Mentionnons que Joey connaît un très bel été sur la scène compétitive.
En plus du Championnat amateur du Québec, remporté par la marge de cinq coups avec son cumulatif de -11 après avoir entrepris la journée finale à Islesmere sur un pied d’égalité en tête en compagnie du tenant du titre Étienne Papineau, il a participé au championnat de la Grande-Bretagne.
Il a aussi terminé 3e lors de la sélection de l’important tournoi « North & South » à Pinehurst, en Caroline du Nord, avant de se rendre jusqu’aux quarts de finale pour deux premières compétitions au golf québécois.
Autre belle réalisation de Joey, entraîné par Daniel Langevin, il s’est qualifié pour le prestigieux Championnat amateur des États-Unis qui suivra dans deux semaines.
À compter de lundi, il dispute toutefois le Championnat amateur du Canada, au club Royal Ottawa (aussi Eagle Creek pour les 36 premiers trous). Il y avait terminé 6e l’an passé.
Joey Savoie est membre d’Équipe Québec avec Hugo Bernard et Francis Berthiaume, deux autres talents de la NCAA liés au club Laval-sur-le-Lac.
BON SANG NE SAURAIT MENTIR CHEZ LES DOUCET
La tradition d’excellence se poursuit chez la famille Doucet avec la victoire de Phil et Andrew au championnat provincial parent-enfant.
Le duo a joué 70 au club voisin d’Elm Ridge, nos vainqueurs étant membres au club Royal Montréal.
Phil est d’ailleurs l’ex-capitaine du club ayant été maintes fois hôte de l’Omnium canadien sans oublier la Coupe des Présidents.
Nos gagnants ont de qui retenir. Ils sont le fils et le petit-fils de Duke Doucet, qui a tout balayé chez les pros après avoir fait de même chez les amateurs à ses glorieuses années à titre de compétiteur.
SHEA WEBER… AU MIRAGE
Shea Weber effectuera sa première visite à Montréal en passant par le club Le Mirage.
La nouvelle acquisition du CH est au nombre des participants au tournoi Michel Therrien.
FORE OU PLAYBALL?
Qu’ont fait bon des joueurs des Cubs de Chicago lors de leur journée de congé de baseball en Californie la semaine dernière?
Ils ont troqué le bâton rond en bois pour ceux en métal afin de s’offrir une sortie sur le mythique parcours de Pebble Beach.
RÉSULTATS QUÉBÉCOIS À L’EXTÉRIEUR DE LA PROVINCE
Valérie Tanguay, de Saint-Hyacinthe, s’est qualifiée au tableau principal du Championnat féminin des États-Unis réservées aux 64 premières la semaine dernière à Springfield, au New Jersey. Elle a été écartée au tour d’entrée par une rivale qui affichait -3 à sa carte de pointage.
Au circuit Mackenzie-PGA TOUR Canada à Calgary, Max Gilbert, de Saint-Georges de Beauce, a terminé à -3, ce qui lui a valu le 62e rang lors de la présentation écourtée de quatre à trois parcours en raison du temps inclément.
C’était congé la semaine dernière autant à la LPGA qu’à la série Symetra.
En Ontario, Marc Girouard, du club Le Diamant, a remporté l’Omnium de Cornwall, qui est un des plus anciens chez nos voisins. Il a inscrit 68 pour l’emporter par la marge de quatre coups devant Lee Curry, d’Ottawa.
C’EST QUAND LE GOLF OLYMPIQUE?
La question la plus demandée depuis que la vasque a été allumée, à Rio vendredi soir, en est une à deux volets: les hommes sont en action à compter de jeudi, jusqu’au 14 août, alors que les femmes suivront du 17 au 20.
Allez Brooke!
LE CHIFFRE DE LA SEMAINE
Nul autre que le 58 enregistré dimanche par Jim Furyk lors du Championnat Travalers.
Furyk partageait depuis 2013 l’ancien record de 59 signé lors d’un tournoi de la PGA avec Al Geiberger (1977), Chip Beck (1991), David Duval (1999), Paul Goydos (2010), et Stuart Appleby (2011).
Knox remporte le Championnat Travelers
CROMWELL, Conn. – Russell Knox a sauvé sa normale avec un roulé de 12 pieds au 18e trou et il a devancé le héros local Jerry Kelly par un coup, dimanche, au Championnat Travelers, quelques heures après que Jim Furyk soit devenu le premier golfeur de l’histoire de la PGA à réussir une ronde de 58.
Knox a remis une carte de 68 (moins-2) pour conclure le tournoi disputé au TPC River Highlands à moins-14. Il s’agit d’une deuxième victoire en carrière pour l’Écossais de 31 ans, qui avait aussi gagné les Championnats mondiaux de golf, en Chine, en novembre.
Kelly, qui est âgé de 49 ans, a bouclé sa ronde finale en 64 coups.
Furyk a terminé à égalité au cinquième rang à moins-11. Il avait d’abord joué des rondes de 73, 66 et 72.
Knox a pris les commandes du tournoi avec des oiselets aux 13e et 14e trous. Il a commis un boguey au 16e trou et a gaspillé une occasion de fermer les livres quand son roulé de 20 pieds pour un oiselet a tout juste raté la coupe au 17e trou.
L’Écossais a ensuite envoyé son coup de départ dans la foule au 18e, une normale-4, puis son deuxième coup dans une fosse de sable à l’avant du vert. Il a toutefois envoyé sa sortie en bonne position et il a réussi à la normale.
Nick Taylor, d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, a inscrit un score de 72 et a conclu à égalité au 64e rang à moins-1.
Furyk fracasse un record de la PGA avec un 58 au Championnat Travelers
CROMWELL, Conn. – Jim Furyk a établi un record de la PGA avec un score de 58 lors de la ronde finale du Championnat Travelers, dimanche, calant un court roulé au dernier trou puis levant les bras au ciel pour célébrer.
L’Américain âgé de 46 ans a rapidement trouvé sa touche, avec un premier oiselet au deuxième trou au TPC River Highlands. Il a ensuite réussi un aigle sur une approche de 135 verges au troisième trou, une normale-4. Il a complété ses neuf premiers trous en 27 coups, un record de parcours.
« Il y a eu beaucoup d’excellentes rondes par d’excellents golfeurs qui n’ont jamais pris fin en 58 coups. D’être le seul détenteur du record de la PGA… c’est phénoménal, a dit Furyk. D’avoir une petite place dans l’histoire, c’est quelque chose à quoi on ne peut que rêver. »
Furyk a ensuite complété le deuxième neuf en 31 coups, passant à l’histoire avec un roulé de deux pieds pour une normale au dernier trou. Sa tentative d’oiselet sur 27 pieds pour un 57 a tout juste raté la coupe sur la droite. Il a réussi son dernier oiselet au 16e trou, une normale-3, quand il a calé un roulé de 24 pieds.
Détenteur de 17 victoires sur le circuit de la PGA, Furyk était déjà un des six golfeurs de l’histoire à avoir réussi une ronde de 59. Il avait accompli l’exploit lors de la deuxième ronde du Championnat BMW, en 2013.
Les autres étaient Al Geiberger à la Classique de Memphis en 1977, Chip Beck à l’Invitation de Las Vegas en 1991, David Duval à la Classique Bob Hope en 1999, Paul Goydos à la Classique John Deere en 2010 et Stuart Appleby à la Classique Greenbrier en 2010.
Furyk a déclaré qu’il avait ressenti un sentiment de déjà-vu puisqu’il avait aussi inscrit un score de moins-8 sur le premier neuf lors de sa ronde de 59.
« Je frappais bien la balle, ça allait bien sur les verts, et vous devez trouver un moyen de ne pas y penser », a raconté Furyk.
Son meilleur résultat en carrière à Cromwell est une quatrième place en 2000.
Furyk a terminé le tournoi à moins-11, à égalité au cinquième rang à quatre coups du gagnant, Russell Knox.
Joe Durant bat Miguel Angel Jimenez en prolongation et gagne le Championnat 3M
BLAINE, Minn. – Joe Durant a calé un roulé de 10 pieds pour un aigle au premier trou supplémentaire contre Miguel Angel Jimenez et il a remporté le Championnat 3M du circuit des Champions, dimanche.
Âgé de 52 ans, Durant s’est imposé au 18e trou, une normale-5, après avoir réussi un oiselet au dernier trou réglementaire pour une ronde de 63 (moins-9). Après un double boguey au 14e, Jimenez a réussi des oiselets à ses quatre derniers trous pour un score de 67 et pour rejoindre Durant à moins-19 après 54 trous au TPC Twin Cities.
Jimenez a réussi un oiselet au premier trou supplémentaire, avant de voir Durant faire encore mieux.
Il s’agit d’une deuxième victoire pour Durant sur le circuit des 50 ans et plus. Il avait aussi gagné le Tournoi des Légendes en compagnie de Billy Andrade, l’an dernier. Durant a remporté le dernier de ses quatre titres de la PGA en 2006.
Stephen Ames, de Calgary, a bouclé sa ronde en 67 coups pour aboutir à égalité au 14e rang à moins-12. Rod Spittle, de St. Catharines, en Ontario, a inscrit un score de 69 et a conclu à égalité au 37e rang à moins-7.