Golf amateur

Équipe Canada termine 11e place à la Coupe du monde junior Toyota

Charles-Eric Belanger - Team Canada 2016
Charles-Éric Bélanger (Toyota Junior Golf World Cup)

TOYOTA CITY, Japon ─ La formation masculine de développement de Golf Canada a dû vendredi se contenter d’un score collectif de plus 4 pour terminer au 11e rang de la 24e Coupe du monde de golf junior Toyota présentée par JAL.

Au club Chukyo de Toyota City, au Japon, le contingent canadien a totalisé plus 1 après 72 trous de cette compétition où les trois meilleurs scores du quatuor étaient portés à la marque de l’équipe. La formation canadienne a pour un temps détenu la sixième place ex æquo du championnat, mais a été incapable de maintenir le rythme. L’équipe américaine s’est envolée avec la victoire. Ayant clôturé chacune des quatre rondes sous la normale, les Américains ont terminé le tournoi à moins 36, neuf coups de mieux que l’Allemagne. Les Américains ont ainsi remporté ce championnat pour la huitième fois – leur première victoire depuis 2005.

Tony Gil (Vaughan, ON) a mené la délégation canadienne en affichant moins 4 (65-73-68-74─280) pour prendre seul la 18e place. Âgé de 18 ans, Gil, qui a signé une lettre d’entente avec l’Université de Houston, participait à sa troisième Coupe du monde Toyota. Son coéquipier de 17 ans A.J. Ewart (Coquitlam, C.-B.) a terminé au 19e rang après avoir totalisé 281 (71-70-69-71).

Charles-Éric Bélanger (Québec) s’est classé 47e ex æquo en terminant à plus 11 (76-73-74-72─295). Jack Simpson (Aurora, ON) a pris la 56e place à plus 18.

Le Chilien Joaquim Niemann a décroché les honneurs individuels. À la suite d’une dernière ronde de 62, moins 9, il a clôturé le championnat à moins 17, cinq coups de mieux que son plus proche concurrent.

Dans la division féminine, les Américaines, inspirée par Kristen Gillman qui a terminé à moins 10, ont remporté les titres collectif et individuel. Le Canada n’était pas représenté dans la division féminine.

Cliquez ici pour les résultats des équipes.
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Championnat canadien amateur féminin Golf amateur

La bataille de l’Atlantique

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Ken-Wo Golf Club (facebook.com/KenWoGolfClub)

Le Championnat canadien amateur féminin 2016 attirera cet été un tableau relevé au Ken-Wo Golf Club de New Minas, en Nouvelle-Écosse. Ce tournoi, coté « A » depuis cinq ans au Classement mondial amateur féminin, sera disputé du 26 au 29 juillet.

Le parcours vénérable du Ken-Wo, un neuf trous lors de son inauguration en 1921 et l’un des doyens de la province, accueillera son cinquième championnat national.

Ce sera aussi la deuxième fois que le club sera l’hôte de ce tournoi prestigieux, l’une des plus anciennes compétitions au pays. En 2002, la Montréalaise Lisa Meldrum y avait remporté le deuxième de trois titres consécutifs. Le Ken-Wo a aussi été le théâtre du Championnat canadien féminin junior (1985), du Championnat canadien des champions de club (1996) et du Championnat canadien junior masculin (2001).

Le Néo-Écossais Roland Deveau, président de Golf Canada, explique pourquoi le Ken-Wo a été sélectionné.

« En premier lieu, c’est un grand parcours de championnat avec des trous variés qui poseront bien des défis aux concurrentes, de dire Deveau. J’ai été associé à plusieurs championnats nationaux et provinciaux au Ken-Wo, et chacun s’est Les troublants verts du Ken-Wo Golf Club, comme le 7 e ci-dessus, joueront un rôle déterminant dans le couronnement de la championne. avéré une expérience formidable pour les participants et le club. Finalement, qu’elles soient canadiennes ou étrangères, les golfeuses, ainsi que leurs amis et leur famille, découvriront l’hospitalité de la vallée de l’Annapolis. »

Les membres du Ken-Wo appuient fermement la présentation de la 103 e édition de ce championnat, selon Rene MacKay, directeur du golf et des opérations du club, et co-président du tournoi.

« Notre club appuie de longue date le golf de compétition, dit-il. C’est l’occasion rêvée de mettre notre nom sur la carte nationale du golf. Les membres sont fiers de leur appartenance et ils sont emballés de pouvoir s’impliquer, tout comme d’ailleurs le personnel du club. »

Le Ken-Wo, qui tient son nom de sonemplacement à New Minas, à mi-chemin entre Kentville et Wolfville, site de l’Université Acadia, est un terrain traditionnel bordé d’arbres, un parcours pour « gens réfléchis », estime MacKay.

La normale devrait être de 70 pour environ 6 200 verges, ce qui est court selon les normes actuelles. Cependant, la gestion efficace du parcours et l’analyse des verts seront les clés de la réussite.

« Les rangées d’arbres et les verts indéchiffrables sont les grandes armes défensives de Ken-Wo, de dire MacKay. J’ai beau être là depuis près de 20 ans, j’ai encore du mal à lire les verts. » Selon lui, les golfeuses se rendront compte que les cinq ou six premiers trous sont plutôt simples, tandis que les 7 e , 8 e et 9 e trous sont plus difficiles.

« Ce sont trois normales 4. Le 7 e est bordé d’arbres et doit se jouer prudemment. Frapper la balle à droite, c’est se bloquer l’accès au vert. Le 8 e est tout simplement magnifique. Il est lui aussi bordé d’arbres et légèrement coudé à gauche. Au 9 e , on frappe son coup de départ dans une vallée, mais il est ensuite difficile d’atteindre l’arrière du vert qui est surélevé », explique MacKay.

Les trous 10 à 13 sont affectueusement appelés la « pommeraie », parce qu’ils se trouvent sur l’emplacement d’un ancien verger.

Quant aux trous 14 à 18, surnommés la « vallée de la mort », ils sont les plus compliqués du parcours d’après MacKay, qui souligne que plusieurs championnats ont été gagnés ou perdus sur ces trous de clôture.

« On dit qu’à Augusta, le Tournoi des Maîtres commence le dernier jour sur le neuf de retour. Pour nous, le tournoi commence le dernier jour au 14 e trou, dit-il avec un sourire. Tout peut arriver. Les derniers trous sont décisifs et c’est là que le parcours brandit ses armes défensives les plus dangereuses. »

Les cinq derniers trous comprennent deux normales 5, deux difficiles normales 4 et une longue normale 3.

MacKay estime que dans l’ensemble, le Ken-Wo est un parcours de « positionnement » et qu’il y a « des endroits où il est rigoureusement interdit de frapper la balle ». À son avis, les plus longues cogneuses pourraient décider de ne pas sortir leur bois 1 sur certains trous plus courts où il est inutile de frapper un long coup de départ.

Les verts – de 4 000 à 5 000 pieds carrés et très ondulés – sont protégés par une cinquantaine de fosses de sable et quelques plans d’eau. Et MacKay de conclure : « Voilà un parcours qui convient bien à un championnat national. »

MacKay est curieux de connaître les résultats. Selon lui, l’emplacement du drapeau sur les verts jouera un rôle déterminant.

« Il y aura quelques cartes de 65 ou 66, mais une golfeuse ne pourra les enchaîner. Selon la préparation du parcours par Golf Canada, je pense que la championne finira à moins 4, 5 ou 6. »


April-Mag-Cover-FR

La bataille de l’atlantique

Cet article a été publié dans l’édition de mai 2016 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image à la gauche.

Marc-Étienne Bussières champion de la PGA du Canada avec panache

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Marc-Etienne Bussieres (PGA of Canada)

Le championnat de la PGA du Canada aura été celui de Marc-Étienne Bussières du début à la fin cette semaine à Victoria, en Colombie-Britannique.

Après avoir coiffé le classement des qualifications lundi et mardi avec des cartes de 71 et 66, le professionnel du club LongChamp, dans les Cantons-de-l’Est, a enlevé jeudi le titre national devant Billy Walsh dans une conclusion de finale spectaculaire et quasi québécoise.

Bien que résident de l’Ontario, Walsh est natif des Laurentides, où son père a été jadis à la barre du club de Val Morin.

Ancien titulaire du Québec chez les amateurs, Bussières a empoché le premier de chèque de 15 000 $ de la bourse globale de 100 000$ offerte par M. Lube et TaylorMade adidas dans un gain plus serré que le compte de 3-1 ne l’indique, devant un rival étant premier au classement annuel de la PGA du Canada depuis deux ans.

Bussières n’a jamais tiré de l’arrière, menant par deux trous après les neuf premiers. Il a eu une vraie frousse lorsque Walsh a égalé le compte au 12e.

Une fin canon lui a permis de ravir les 14e de même que les 16e et 17e pour ramener avec panache le trophée P.D. Ross avec une fiche personnelle de -3 après les 17 trous joués lors de l’affrontement de championnat.

Avec les légendes

« Il s’agit d’un honneur et un privilège d’inscrire mon nom sur un trophée aussi prestigieux à côté d’Arnold Palmer, Lee Trevino et George Knudson. On parle ici de légendes de notre sport », de déclarer Bussières lors de la présentation officielle.

Il s’agissait de la deuxième victoire du jour de Bussières après celle de 2 et 1 le matin contre le Britanno-Colombien Philip Jonas, un autre rival redoutable ayant évolué à la PGA américaine et chez les séniors en Europe.

Jonas avait été vainqueur de l’Omnium du Québec Telus disputé au club le Versant en 2000.

« Gagner la qualification ne donne pas grand-chose, sinon pour montrer que ton golf est bon », avait dit Bussières plus tôt.

Ses propos se sont avérés puisque ce sont quatre rencontres qu’il aura enlevées au total en comptant celles de mercredi sur le parcours en bordure du Pacifique inauguré en 1893.

Cet ancien de Gatineau avant de s’installer en Estrie d’abord au Memphrémagog avant que Marc Viens, pro et co-actionnaire du Longchamp réussisse le très bon coup de le recruter après quelques années aux circuits mini-tour en Floride avoue avoir joué moins que normalement depuis le début de la saison.

« J’ai travaillé davantage dans la boutique et l’agenda a été occupé avec plus de leçons », a expliqué Bussières.

Il faut préciser que le nouveau champion et parfait gentilhomme des verts a toujours été à l’aise en formule duels ayant été couronné trois fois titulaire provincial durant son passage chez les amateurs.

Marc-Étienne Bussières a ainsi donc poursuivi la réussite québécoise, sa victoire étant la quatrième du Québec ces six dernières années au championnat canadien, en ajoutant précédemment Dave Lévesque (2014), Éric Laporte (2012) et Vincent Dumouchel (2011).

Circuit LPGA

Alena Sharp joue 66 et se retrouve à un coup de la tête à la Classique Meijer

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Alena Sharp(Christian Petersen/Getty Images)

BELMONT, Mich. – L’Ontarienne Alena Sharp a signé une carte de 66 (moins-5) jeudi pour se retrouver à un coup de la tête à l’issue de la première ronde de la Classique Meijer, jeudi.

La championne en titre, Lexi Thompson, a joué 65, tout comme la Sud-Africaine Paula Reto, la Sud-Coréenne Sei Young Kim, l’Espagnole Carlota Ciganda et l’Anglaise Laura Davies.

Thompson, qui est âgée de seulement 21 ans, a retranché six coups à la normale sur le neuf d’aller – son neuf de retour – du parcours Blythefield. Après avoir réussi la normale sur ses neuf premiers trous, elle a calé son coup d’approche d’une distance de 71 verges pour un aigle au premier trou, une normale-5. Elle a aussi réalisé des oiselets aux troisième, quatrième, cinquième et huitième verts, en plus de retrancher quatre coups à la normale sur les trois normales-5 du neuf d’aller.

La championne de l’Omnium féminin des États-Unis, In Gee Chun, a rejoint Sharp à 66 en compagnie de ses compatriotes sud-coréennes Q Baek et So Yeon Ryu, des Américaines Jaclyn Jansen et Amelia Lewis ainsi que de l’Anglaise Jodi Ewart Shadoff.

La compatriote de Sharp, Brooke M. Henderson, qui l’a emporté en prolongation aux dépens de la Néo-Zélandaise Lydia Ko dimanche dernier au Championnat féminin de la PGA présenté en banlieue de Seattle, est à égalité avec Ko à 67.

La Thaïlandaise Ariya Jutanugarn, troisième la semaine dernière après avoir remporté ses trois tournois précédents, a commis des bogueys sur ses deux derniers trous pour se contenter d’un score de 68.

La Sherbrookoise Maude-Aimée Leblanc a complété le parcours en 70 coups.

Anne-Catherine Tanguay, de Québec, a signé pour sa part une carte de 73.

L’autre représentante de l’unifolié inscrite à cette compétition, Samantha Richdale, a joué 75.

Les orages interrompent la première ronde de l’Omnium des États Unis

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Oakmont Country Club (Andrew Redington/Getty Images)

OAKMONT, Pa. – Les orages ont attendri passablement le parcours d’Oakmont, jeudi, entraînant même la suspension de la première ronde de l’Omnium des États-Unis.

Celle-ci a été interrompue pour la troisième et dernière fois au moment où le qualifié de 28 ans Andrew Landry bouclait une ronde de rêve sur l’un des parcours les plus exigeants au monde.

Après avoir commis deux bogueys consécutifs, Landry a frappé son coup d’approche à environ 10 pieds du neuvième fanion. Alors qu’il se préparait à effectuer un coup roulé pour un oiselet, la sirène annonçant qu’un violent orage s’approchait du secteur a retenti. Il était à moins-2.

Il n’a pas été le seul golfeur recrue à l’Omnium des États-Unis à connaître une ronde mémorable. Scottie Scheffler, qui vient de compléter sa deuxième année à l’Université du Texas, pourra au moins dire qu’il aura été le meneur provisoire en première ronde. Scheffler, l’un des neuf golfeurs qui ont pu compléter leur ronde, a joué 69.

Danny Lee était à moins-2 après 13 trous, tout comme Bubba Watson, qui s’est contenté de normales sur ses premiers trous. Watson n’a jamais connu beaucoup de succès à l’Omnium des États-Unis, saut à Oakmont. Il avait terminé à égalité en cinquième place en 2007.

Lee Westwood, Kevin Streelman et Harris English sont tous à moins-1, à divers endroits sur le parcours.

Sept des 78 golfeurs qui ont pris le départ en matinée jouaient sous la normale, rappelant que le parcours d’Oakmont cause bien des maux de tête, notamment sur les verts.

Le champion en titre du tournoi, Jordan Spieth, a commis quelques erreurs. Il était néanmoins à plus-1 après les 12 premiers trous.

Le champion du Tournoi des Maîtres, Danny Willett, de même que Rory McIlroy et Rickie Fowler n’ont pu limiter les dégâts comme Spieth. Willett et McIlroy étaient à plus-4, tandis que Fowler se trouvait à plus-6.

Jason Day, Phil Mickelson et près de la moitié des golfeurs inscrits n’ont même pas pu disputer un trou jeudi. Ils pourraient être contraints de faire du temps supplémentaire vendredi, afin de disputer leurs 36 premiers trous réglementaires.

Aucun golfeur canadien ne participe à l’Omnium des États-Unis.

Golf amateur

Tout sur le Concours Prédictions Podium

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Désireux de souligner le retour du golf dans le giron olympique lors des Jeux d’été de Rio cet été, Golf Canada, ses partenaires de la NAGA, les 10 associations provinciales de golf et le Circuit Mackenzie-PGA TOUR Canada ont conjugué encore une fois leurs efforts pour lancer le Concours Prédictions Podium, l’un des nombreux nouveaux éléments du site golfCanadagolf.ca, récemment réaménagé.

« 2016 est une année excitante pour le golf canadien », de dire Peter Kirkpatrick, directeur général des services de marketing et de la marque à Golf Canada. « Avec le retour du golf aux Jeux et le statut du Canada comme tenant du titre [le Canadien George S. Lyon a gagné la médaille d’or en 1904, dernière fois où le golf a fait partie du programme olympique], l’équipe de Golf Canada a jugé qu’il était important de donner aux Canadiens la chance de s’impliquer dans cette période excitante. Nous espérons que les améliorations apportées au site golfCanadagolf.ca, y compris ce concours, contribueront à sensibiliser davantage le public au golf olympique et à allumer sa passion et sa fierté pour ce sport. »

Le concours donne aux participants la chance de démontrer leurs talents de pronostiqueur en faisant leurs prédictions quant à qui gagneront les médailles d’or, d’argent et de bronze dans la compétition olympique de golf.

Un chanceux remportera le grand prix, des vacances de golf inoubliables pour deux à Whistler, en Colombie-Britannique, gracieuseté de Tourism Whistler.

Le prix comprend :

De plus, des tirages au sort hebdomadaires auront lieu pour gagner des couvre-bâtons Équipe Canada.

« Ce sont des capuchons très cool qui sont en train de devenir des incontournables pour les fans de golf canadiens », a déclaré Marianne Baker, directrice de la marque et du marchandisage à Golf Canada. « Je suis persuadée qu’ils gagneront encore en popularité quand on les verra sur les bâtons utilisés par nos olympiens à Rio cet été. C’est notre version à nous des mitaines canadiennes. »

Lancé en 2015, le site golfCanadagolf.ca est une initiative de l’industrie golfique qui incite golfeurs et fans à partager leurs histoires de golf et leur passion pour ce sport.

« Nous bâtissons un mouvement, d’ajouter Kirkpatrick. Pour s’y joindre, il suffit d’utiliser le mot-clic #golfCanadagolf, le cri de ralliement qui est le symbole de l’excellence golfique au Canada. »

Pour en savoir plus, veuillez visiter golfCanadagolf.ca.

Blog De nos archives

George S. Lyon : un homme aux multiples talents

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George S. Lyon (Golf Canada Archives)

A lors qu’on devrait l’honorer comme étant l’un des plus grands héros sportifs du Canada, George Seymour Lyon est méconnu au pays, et c’est bien triste.

Mais cela devrait changer cet été lors des Jeux olympiques de Rio de Janeiro, où l’on reconnaîtra enfin son titre de champion olympique, remporté en 1904 aux derniers Jeux d’été où le golf fut disputé dans cette arène.

Mais malgré toute cette attention médiatique, y aura-t-il quelqu’un pour raconter son histoire? Sait-on vraiment qui était cet homme et comment il devint l’athlète formidable qui, après s’être mis au golf dans la trentaine seulement, allait remporter la médaille d’or olympique à 46 ans face à une étoile montante qui n’avait même pas la moitié de son âge? Qui se souvient que, quatre ans après son exploit, Lyon allait être un des premiers sportifs de l’histoire olympique à refuser une médaille d’or, sous prétexte qu’il ne l’avait pas méritée?

« Ce qu’a fait George S. Lyon à 46 ans, et tous les autres accomplissements de sa vie, c’est une histoire fabuleuse, déclare Scott Simmons, chef de la direction de Golf Canada. Il ne fait aucun doute pour moi que, si ses exploits en tant qu’athlète polyvalent, il les réalisait aujourd’hui, sur la scène sportive moderne et dans le paysage médiatique contemporain, plutôt qu’à la fin du XIXe siècle et au début du XXe , nous serions en train de célébrer une des idoles sportives les plus remarquables du Canada. Son histoire est probablement l’une des plus fascinantes des annales du sport. »

George Seymour Lyon est né en 1858 à Richmond, Ontario, non loin d’Ottawa. Il était né pour marquer l’histoire, semble-t-il. Son grand-oncle Robert Lyon a été le dernier à perdre un duel au Canada. Son grand-père George Lyon fut blessé à la bataille de Chippewa durant la Guerre de 1812; une bataille mémorable car c’était la première fois que des soldats de l’armée des États-Unis défaisaient des soldats britanniques sur le champ de bataille.

La famille Lyon déménagea à Toronto où le jeune George allait faire preuve de remarquables talents d’athlète. Quel que soit le sport qu’il pratiquait – athlétisme, baseball, cricket, hockey, tennis, curling –, il y excellait.

À 18 ans, il établit un nouveau record canadien de saut à la perche. Lyon était aussi reconnu comme étant l’un des meilleurs, sinon le meilleur batteur de cricket au Canada, à une époque où ce sport était encore très prisé au pays.

En 1894, lors d’un match opposant son équipe de Toronto à celle de Peterborough, Ontario, il a porté la batte sans coup férir pour 238 points, un record qui a tenu 40 ans. Il était régulièrement nommé capitaine des équipes canadiennes lors de compétitions internationales.

16-06-15 - Lyon Story

George S. Lyon, assis au centre de son équipe de cricket Canadian International Eleven en 1894. (Archives de Golf Canada)

Lyon était aussi un assez bon joueur de curling pour faire partie de plusieurs équipes et il fut l’assistant capitaine d’un équipe qui remporta la « chope » d’Ontario.

Le golf est arrivé tard dans la vie de Lyon. Il était trop occupé à jouer au cricket, l’été, pour s’y intéresser et considérait même le golf avec un certain dédain.

À 38 ans, selon ce qu’on raconte, il attendait que débute un entraînement de cricket quand son ami John Dick l’a invité à essayer le golf sur le parcours adjacent au terrain de cricket. Après quelques élans, Lyon avait attrapé la piqûre du golf, comme tant d’autres avant et après lui.

Faisant fi du style de jeu de l’époque, il cognait avec toute la puissance dont il était capable, comme s’il frappait une balle de cricket avec sa batte. Son élan, peu orthodoxe sans doute, donnait des distances prodigieuses. S’ajoutant à son habileté d’athlète né, c’est ce qui lui a permis de maîtriser rapidement le golf, si rapidement d’ailleurs que seulement deux ans plus tard, il remportait le premier de ses huit titres – un record – de Champion amateur du Canada.

En septembre 1904, Lyon prenait le train pour se rendre à St. Louis, Missouri, afin de participer aux Jeux olympiques d’été, en compagnie de deux autres golfeurs du Lambton Golf and Country Club qu’il avait aidé à fonder et à aménager dans ce qui était alors une banlieue de Toronto.

À 46 ans, Lyon se qualifie pour la finale en partie par trous, où il doit affronter Chandler Egan, 20 ans, étoile montante du golf américain qui, plus tôt cet été-là, est devenu Champion amateur de l’Ouest et aussi des États-Unis.

Lors de la finale d’une journée sur 36 trous, joués en partie sous une pluie diluvienne, Lyon a gagné par une marge de 3 et 2 pour mériter la médaille d’or olympique (aujourd’hui égarée depuis longtemps) et le majestueux trophée de championnat qui trône au Musée et Temple de la renommée du golf canadien, à Glen Abbey.

Egan, invoquant l’épuisement, s’est retiré à son hôtel tandis que Lyon, dont la presse locale s’était moqué pour son âge et son surpoids, traversait la salle de banquet en marchant sur les mains pour aller recevoir son trophée.

Quatre ans plus tard, Lyon est allé à Londres, en Angleterre, pour défendre son titre olympique. À son arrivée, les organisateurs des Jeux d’été 1908 l’informèrent que le golf avait été annulé en raison d’une dispute autour des règles définissant le statut d’amateur. On lui offrit la médaille d’or par défaut, mais Lyon refusa, disant qu’il ne l’avait pas méritée.

George S. Lyon allait continuer de participer à des compétitions de golf pendant de nombreuses années et siégea comme administrateur de l’Association Royale de Golf du Canada (aujourd’hui Golf Canada) dont il fut président en 1923.

Il est décédé en 1938, à 79 ans.


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George S. Lyon

Cet article a été publié dans l’édition de mai 2016 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image à la gauche.

Blog

Brooke Henderson a réalisé l’exploit par excellence du weekend

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Brooke Henderson (Jeff Gross/Getty Images)

Malgré l’importance du Grand Prix de formule un qui fait rayonner Montréal sur la scène internationale et de la conquête de la coupe Stanley par les Penguins de Pittsburgh, l’événement par excellence de la fin de semaine dernière dans le sport demeure la formidable victoire de la phénoménale Brooke Henderson au championnat de la LPGA disputé dans l’État de Washington.

À 18 ans, la petite Mozart de Smiths Falls, en Ontario, devient conséquemment la plus jeune gagnante de ce titre majeur à la suite d’un duel absolument prenant avec la numéro un au monde, Lydia Ko.

Un coup roulé sur la distance de trois pieds lui a valu un oiselet au premier trou supplémentaire et lui a conféré le magot de 525 000 $, comparativement à 321 675 $ pour la Néo-Zélandaise.

Brooke était en mission. Elle s’est donnée à fond en ronde finale, comme en témoigne son spectaculaire 65 qui constituait le score le plus bas non seulement de la journée, mais également de la semaine!

Telle une artiste, elle a peint le tableau de sa victoire en réussissant un aigle au 11e trou, une normale 5, où elle a réussi un long coup roulé à partir du tablier du vert. Puis, que dire de plus au sujet de son oiselet sur la normale 3 du 17e, qui lui a permis de terminer le neuf de retour avec une score de 31 et de force la tenue d’une prolongation avec la fin de la très belle histoire que l’on sait.

Rien d’étonnant…

Brooke Henderson s’avère être tout, sauf une surprise. Elle va bientôt devenir la sportive la plus populaire au Canada si ce n’est pas déjà fait.

De fait, on l’a déjà choisie parmi les favorites pour ravir l’or aux Jeux olympiques de Rio.

Jack se souvient…

Pour enchaîner avec d’autres propos élogieux, mentionnons que les témoignages entendus à la suite du décès de Gordie Howe ont été évidemment très nombreux. Howe était aussi un bon golfeur. Après sa carrière dans la LNH et la défunte AMH, il était surtout très présent et actif dans les tournois organisés pour des œuvres caritatives.

Jack Nicklaus lui a adressé un très beau message sur Facebook.

« J’ai eu l’occasion de côtoyer Gordie souvent. Il était un homme d’exception. On le surnommait « Monsieur Hockey ». J’ai toujours préféré l’appeler « La Légende », a écrit Nicklaus qui est de cette même catégorie de grandes exceptions.

Des hauts et des bas pour Maude-Aimée LeBlanc

Pour ce qui est de la performance de Maude-Aimée LeBlanc au Championnat de la LPGA, commençons avec le côté positif : c’était la première fois cette année que pour une deuxième semaine de suite, elle se qualifiait pour les quatre jours de la compétition.

LeBlanc a joué 74, 75, 71 et 76 lui valant une fiche de +12 au terme de ce tournoi majeur disputé sur un parcours aux allées serrées et difficiles.

La nouvelle la moins heureuse, c’est qu’elle a complété le tournoi avec une carte de 40 (+5) et, surtout, quatre coups au-dessus de la normale sur ses cinq derniers trous.

Elle a ainsi glissé de 37e à 58e. Sa dernière heure de jeu lui aura été particulièrement dispendieuse. Elle a encaissé un chèque de 8 921$ versus 17 964$ si elle avait égalé la normale.

Grand Rapids, au Michigan, sera le prochain arrêt de LeBlanc dès jeudi. Aux dernières informations, Anne-Catherine Tanguay n’avait toujours pas encore sécurisé sa place à ce tournoi.

Un aigle malgré une pénalité!

Voilà ce qu’a réussi, vendredi, Stephan Jeager lors du tournoi Rust-Oleum du circuit Web.com. Après avoir frappé son coup de départ dans un plan d’eau au 9e trou (son dernier de la journée), Jeager a utilisé un fer 5 pour effectuer son troisième coup.

« Disons que j’étais pas très fier », a-t-il admis.

Ces propos sont ceux avant que la balle franchisse 218 verges à perfection, tombe sur le vert et roule avant de disparaître dans le fond de la coupe pour l’aigle et une carte finale de 69.

Gilbert : un coup de trop!

Après s’être qualifié pour les quatre jours des deux premiers tournois du circuit Mackenzie-PGA TOUR Canada en Colombie-Britannique, Max Gilbert a raté de peu sa participation au Championnat BCGolf la semaine passée.

Le golfeur de Saint-Georges-de-Beauce aurait souhaité un peu plus d’opportunisme en toute fin, son total de -2 n’a pas été suffisant.

C’est d’autant plus désolant du fait que Gilbert avait joué 66, jeudi. Mais à la suite de bogeys aux 15e et 17e trous, il s’est contenté d’un 74, un score qui lui a fait rater sa qualification par un seul coup.

Ce circuit est en congé cette semaine. Par la suite, on poursuivra avec des rendez-vous dans les Prairies, avec le tournoi Dakota, en Saskatchewan, auquel est maintenant associé le héros local, Graham DeLaet.

Brousseau vous dit « Malaho »

Des nouvelles de Claude Brousseau, le plus international de nos enseignants de golf avec des écoles à Hawaii et en France où il est présentement.

Ses conseils ont défrayé la première page d’un grand magazine encore récemment.

Aussi membre du groupe d’experts que l’on voit à l’émission « Golf Academy » présenté à la chaîne Golf Channel, il annonce qu’il sera de passage à Montréal les 11 et 12 juillet lors de son retour vers Hawaii.

Il profite du moment pour dire malaho (merci beaucoup en hawaïen) pour le support qu’il reçoit au Québec.

Claude Brousseau est natif de St-Eugène-de-Guigues en Abitibi.

Le juge se montre clément

Un juge s’est montré indulgent et humain envers l’ancienne directrice du pavillon du club Kamloops, C.-B., elle qui était poursuivie en justice parce qu’elle avait dérobé 52 000 $, entre 2011 et 2013, ce qui lui avait déjà coûté son emploi et sa maison.

Cette personne était soutien financier de son mari et de leurs trois enfants qui avaient tous des problèmes. La situation s’est compliquée lorsque l’administration du club a été forcé de scinder son salaire horaire de 23$ à 15$, mais en augmentant ses tâches du triple, a allégué la défense.

Des examens médicaux ont démontré que la coupable est bi-polaire et elle a accepté de se faire soigner.

« Mes activités m’ont coûté ma deuxième famille », de regretter la dame qui est impliquée dans le golf depuis l’âge de 14 ans.

Le juge a donné une sentence conditionnelle d’un an en tenant compte de l’ensemble de la situation.

« Pour une fois qu’une personne accepte de reconnaître avoir des problèmes, ce qui est rare… », a-t-il déclaré.

Un décès…

Un très triste événement est survenu en fin de semaine au club Venise, dans les Cantons-de-l’Est.

Monsieur Eugène Rancourt est décédé samedi après-midi, après avoir frappé son coup départ au 5e trou. Il avait 75 ans, nous apprend André Rousseau.

Il mentionne que Paul Brouillard, proprio des 36 trous de Venise, et de Roger H. Legault, co-président de l’Omnium canadien ont été secoués.

Nos condoléances à la famille.

L’étoile locale de la semaine

Josée Doyon a droit à un vote unanime : sa très belle victoire à la Coupe Porter (voir autre texte sur le site) s’avérant la plus prestigieuse de sa vie.

22 heures en direct!

Voilà le nombre d’heures que Michel Lacroix et Carlo Blanchard passeront à l’antenne de RDS, principalement, et de RDS 2 pendant l’Omnium des États-Unis en provenance du très sélect club Oakmont, près de Pittsburgh.

Peut-être y verra-t-on la coupe Stanley, puisque Mario Lemieux y est membre. Mais comme on sait, ce n’est pas vraiment son style de pavaner…

Le couronnement du champion est prévu dimanche, vers 19h15… à moins qu’il y ait une prolongation.

Golf amateur

Les nouveaux mentors

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CN Future Links (Archives de Golf Canada)

Derrière chaque golfeur junior de premier plan se cache un mentor, un enseignant, un instructeur ou un entraîneur.

Par exemple, Marlene Stewart Streit et Gary Cowan, deux des meilleurs golfeurs amateurs de l’histoire du golf au Canada et membres du Temple de la renommée du golf canadien, auraient-ils atteint des hauteurs si vertigneuses si, dans leur jeunesse, ils n’avaient pu respectivement compter sur les conseils de Gordon McInnis père et Lloyd Tucker?

D’un océan à l’autre, les golfeurs juniors ont la chance de recourir aux services d’instructeurs, entraîneurs et professionnels de la PGA du Canada qui, sans relâche, entretiennent la flamme du golf dans notre pays.

Les étoiles actuelles du golf professionnel canadien – les Brooke Henderson, Alena Sharp, Nick Taylor, David Hearn, Graham DeLaet et Brad Fritsch – ont aussi eu des mentors. Et leur succès est un facteur de motivation pour les jeunes golfeurs les plus prometteurs.

« Les programmes de l’équipe nationale de Golf Canada ont produit plusieurs bons joueurs et joueuses, comme Brooke Henderson, et cela incite des jeunes à prendre la relève », constate Dave Smallwood, directeur du Golf Performance Centre au Whistle Bear Golf Club de Cambridge, en Ontario.

« Il faut féliciter Golf Canada et les associations provinciales de golf d’avoir mis sur pied les Centres de développement du golf junior », dit-il.

Après avoir été un professionnel de club respecté pendant plus de 20 ans, Smallwood a décidé il y a une dizaine d’années de se concentrer sur son rôle d’entraîneur.

« Entraîner des juniors est non seulement gratifiant, mais cela m’a permis de me spécialiser », affirme Smallwood, membre de classe A de la PGA du Canada. « Un professionnel de club doit porter plusieurs chapeaux dont celui d’instructeur. Les professionnels sont de plus en plus nombreux à se spécialiser dans l’instruction, ce qui a contribué, encore plus que la technologie, à améliorer la qualité de l’enseignement. Aujourd’hui, on compte davantage d’enseignants voués au développement des joueurs. »

Depuis qu’il est entraîneur, Smallwood a pu constater une amélioration du niveau d’habileté des golfeurs juniors. Pourquoi? « Parce qu’il y a une vraie formation. »

Comme Whistle Bear possède un centre couvert, les élèves de Smallwood et son équipe peuvent peaufiner leur jeu à longueur d’année.

Moniteurs de tir, vidéos, entraînement mental, travail en gymnase : telles sont les ressources dont disposent aujourd’hui les meilleurs enseignants de golf au Canada. Assimiler les techniques de base ne suffit plus.

« Pour qu’un junior atteigne le plus haut niveau d’excellence, il faut lui fournir tous les outils nécessaires, soutient Smallwood. Mes élèves ont la totale, qu’il s’agisse de technologie, de l’ajustement des bâtons, de psychologie du sport, d’entraînement de la force, du conditionnement ou d’un enseignement de qualité. Il n’y a pas de limites. »

Et l’entraîneur d’ajouter : « Tout ça n’existait pas quand j’étais jeune. Et il n’y avait pas de golfeur d’élite que je pouvais idolâtrer. À cet égard, une révolution est en cours au Canada. »

16-06-14 - Camp Story

Cela dit, une chose n’a pas changé : assurer le plaisir de jouer. C’est un défi car le golf est un sport difficile à apprivoiser, sans compter que les jeunes athlètes ont l’embarras du choix.

Voilà pourquoi, quand vous arrivez à la Brian Affleck Golf Academy de New Glasgow, en Nouvelle-Écosse, vous vous demandez s’il s’agit d’une école de hockey, de soccer ou de golf.

Affleck n’hésite pas à sortir bâtons de hockey ou ballons de soccer pour que ses élèves assimilent mieux les mouvements corporels dont ils ont besoin pour maîtriser l’élan de golf.

« Oui, nos méthodes sont parfois non conventionnelles », constate Affleck qui compte maintenant plus de 300 élèves, comparativement à 43 lors de l’inauguration de son académie en 2013.

« Mon grand principe de base, c’est que chacun est différent, dit-il. L’uniformisation de l’élan de golf n’est pas mon fort. Je tiens à ce que l’élan leur vienne naturellement. Ensuite, nous prenons des mesures pour que ça marche. De cette façon, les élèves ont plus de plaisir à jouer, ce qui est l’objectif visé. »

Les meilleurs entraîneurs de golfeurs juniors du Canada partagent une même approche : traiter le jeune golfeur comme un jeune athlète.

L’entraîneur provincial de Golf Québec Frédérick Colgan a eu le coup de foudre pour le golf après s’être blessé en jouant au baseball. Depuis qu’il a ouvert son Centre d’entraînement à Québec, il y a 25 ans, il a constaté que les jeunes pratiquaient le golf de façon différente.

« Le golf est devenu un sport, affirme Colgan. Il n’y a plus de joueurs bedonnants comme Craig Stadler ou John Daly… »

Le Québécois précise : « Depuis 10 ans, le golf s’est amélioré à plusieurs points de vue, notamment pour l’enseignement et l’entraînement. En misant sur les techniques de base, le petit jeu, la psychologie du sport et l’entraînement, le golfeur devient aussi un athlète. »

Colgan et son équipe doivent leur réussite à leur volonté ferme d’inculquer à leurs élèves des compétences de vie aussi bien que le savoir-faire technique.

« Il importe d’entraîner une personne sur une longue période », affirme Colgan qui propose à ses élèves Apprendre à compétitionner, le tout récent programme de développement de Golf Canada. « Le golf est plus qu’un sport, c’est un mode de vie. Il faut apprendre aux élèves à se fixer des objectifs, à planifier leur journée, à devenir à la fois de meilleurs joueurs et de meilleures personnes.

Telle est aussi la méthode préconisée par Brian Gallant au Centre de développement du golf junior intégré au Firerock Golf Club de London, en Ontario. L’an dernier, il a collaboré à la mise au point d’un programme pilote appelé Apprendre à jouer, Compétences de vie.

Son objectif est triple : plaisir de jouer; athlète d’abord, golfeur ensuite; famille et compétences de vie.

« Le golf est une activité que l’on peut pratiquer en famille durant toute sa vie », note Gallant qui adore travailler avec des juniors de tous âges et niveaux d’habileté. « On voit rarement une famille jouer au hockey ou au soccer ensemble. »

Pour lui, « la priorité, c’est le plaisir. Si les jeunes ne s’amusent pas, ils vont abandonner parce qu’il y a tellement d’autres choses à faire. »

L’un des attraits à long terme du golf, c’est qu’il déteint sur d’autres facettes de la vie. Discipline, éthique de travail, engagement, honnêteté et compétences de vie sont depuis toujours associés au golf. Voilà ce qu’enseigne Colin Lavers dans ses installations de pointe au Seymour Golf and Country Club de Vancouver.

« J’adore enseigner aux juniors parce que je veux qu’ils apprennent à aimer le golf comme moi à leur âge, affirme Lavers. Les étés que j’ai passés sur le parcours de golf entre 12 et 18 ans comptent parmi les plus beaux souvenirs de ma jeunesse. »

L’enseignant précise que « les jeunes ont un avantage sur les adultes : ils ont plus de temps pour perfectionner leur jeu. C’est pourquoi ils s’améliorent. Et plus ils s’améliorent, plus ils veulent jouer, et mieux ils jouent, plus leur confiance grandit. »

« C’est un grand plaisir d’accompagner un junior dans son évolution et de voir son facteur de handicap passer de 30 à 2 », conclut Lavers.

Avec des personnes comme Lavers, Gallant, Colgan, Affleck, Smallwood et d’autres encore, il ne fait aucun doute que le golf canadien est entre bonnes mains.

Les juniors ont-ils la réponse?

Des programmes créés tout spécialement pour les golfeurs juniors ont redonné un souffle de vie à un parcours d’Ontario.

L a ville ontarienne de Brantford a appris une bonne nouvelle cet hiver : la survie du parcours municipal Arrowdale, en principe voué à la fermeture, était assurée.

Avec le soutien de Scott Simmons, chef de la direction de Golf Canada, lui-même natif de Brantford, le parcours de neuf trous restera ouvert. Jeff Moore, directeur du golf pour les cinq parcours municipaux de Brantford, a pu rescaper l’Arrowdale en introduisant deux nouveaux programmes destinés à attirer de jeunes golfeurs.

Durant la saison, le programme Junior Junior proposera des tarifs de crépuscule chaque week-end et jour férié pour les golfeurs de 6 à 10 ans. De plus, un tarif spécial de crépuscule sera offert aux familles chaque week-end et jour férié.

Le second programme consiste en une nouvelle adhésion Junior Junior (100 $, taxes en sus) qui comprend un temps de jeu illimité après 11 heures, ainsi qu’un rabais sur les droits de jeu pour un parent ou un adulte accompagnant le golfeur junior.

Moore a eu l’idée en analysant les statistiques d’adhésion des clubs municipaux Arrowdale et Northridge. Il a découvert que le Northridge, un 18 trous, comptait 114 juniors, comparativement à 11 seulement pour l’Arrowdale de 9 trous.

« Je me suis dit que l’Arrowdale serait l’endroit idéal pour lancer un programme incitatif », a déclaré le directeur du golf municipal au journal Brant-News.

Moore souhaite que les juniors se découvrent une passion pour le golf à l’Arrowdale et qu’une fois adultes, ils continuent de pratiquer leur sport de prédilection au Northridge.

« Je pense que les deux établissements en sortiront gagnants », de dire Moore, nommé Leader junior de l’année de la PGA de l’Ontario en 2011. En compagnie de son fils Zac, il donnera aux juniors des cours pratiques sur le petit jeu le samedi après-midi aux deux semaines, de juin à août inclusivement.

« Travailler avec les juniors a toujours été une passion. Mon raisonnement, c’est que si tu t’occupes des enfants, les parents ne seront jamais loin. »


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Les nouveaux mentors

Cet article a été publié dans l’édition de mai 2016 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image à la gauche.

Malgré le virus Zika, Jordan Spieth sera à Rio

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Jordan Spieth (Sam Greenwood/Getty Images)

Malgré le virus Zika, l’Américain Jordan Spieth entend prendre part au tournoi de golf des Jeux olympiques 2016 de Rio, qui aura lieu du 5 au 21 août prochains.

Rappelons que quelques gros noms comme Fidjien Vijay Singh et Marc Leishman ont annoncé qu’ils ne seront pas aux J.O. de 2016 en raison du virus. Le golf fera alors ses débuts olympiques. Adam Scott, Louis Oosthuizen et Charl Schwartzel ont également refusé d’y prendre part, sans toutefois invoquer le Zika.

Le virus Zika, qui sévit actuellement au Brésil, est transmis par le moustique Aedes aegypti et touche 1,5 million de personnes à Rio.