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Les directeurs régionaux de Golf Canada contribuent à façonner le golf canadien

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Golf Canada a la chance d’être représenté par un groupe de personnes compétentes qui ont foi dans le golf et dans les valeurs qui le sous-tend. Outre les associations provinciales de golf qui accomplissent un travail remarquable, les directeurs régionaux de Golf Canada sont les agents de liaison entre la Fédération nationale de sport et les milliers de golfeurs de tous les coins du pays. Ils sont à leur écoute et ils racontent leurs histoires, désireux de faire du Canada une nation de golf encore plus forte.


Guy Bernier fait ses débuts dans l’industrie du golf en 1981 au service des ventes de Spalding-Top Flite Canada. Ce Montréalais est ensuite embauché par Callaway Golf où, pendant 13 ans, il est directeur du territoire du Québec et de la Vallée de l’Outaouais. À la fin de 2008, Guy estime que l’heure de la retraite a sonné, mais il se rend compte deux mois plus tard qu’il ne peut résister à la sirène du golf.

De retour dans l’industrie, il lance une agence de vente qui propose au public les marques les plus réputées. Guy explore d’autres horizons, mais, quelle que soit la direction qu’il prenne, il ne cesse de revenir à son sport de prédilection.

En 2016, Guy a la chance de redonner au golf, un sport qui a été tellement généreux à son endroit. Avec le soutien de son épouse et de ses deux fils, le nouveau grand-papa continue de filer le parfait amour avec l’industrie du golf. Guy Bernier se joint à Golf Canada à titre de directeur régional pour le Québec et la Vallée de l’Outaouais, un territoire qui lui est très familier.


Jeff Hutt a 10 ans quand il découvre le golf au Fredericton Golf Club, un sport qu’il n’a cessé de pratiquer depuis. Rien n’empêche Jeff de jouer. Ainsi, grièvement blessé à l’épaule en 2008, ce gaucher devient droitier au cours des deux étés suivants et maintient un handicap de 7 des deux côtés de la balle.

En 2002, Jeff décroche son premier emploi dans l’industrie du golf, au Kingswood Golf Course de Fredericton où il apprend l’importance du service à la clientèle. Quelques étés plus tard, il est promu à la boutique du pro où il acquiert une expérience précieuse dans divers domaines : vente, réparation des bâtons, marchandisage, vente au détail. Quatre ans plus tard, il complète le programme de gestion d’un club de golf au Collège Holland avant d’obtenir son diplôme en hospitalité et tourisme de l’Université du Nouveau-Brunswick.

En 2010, Jeff entre au service de Golf Nouveau-Brunswick où il est affecté au développement des juniors et au programme provincial de marketing. Moins de trois ans plus tard, il devient responsable du marketing et de l’administration pour cette association provinciale de golf.

Fort de 15 années d’expérience pratique et d’une connaissance approfondie de l’industrie du golf, Jeff Hutt se joint à Golf Canada en 2016 à titre de directeur régional pour les Maritimes.


Christine Dengel est une professionnelle de golf membre de la PGA du Canada, qui compte plus de 30 ans d’expérience dans de multiples facettes de l’industrie du golf.

Avant de se joindre à Golf Canada, Christine fait carrière pendant 18 ans à titre de directrice régionale des ventes de Callaway Golf Canada. Chez Callaway, elle dirige le territoire du Toronto métropolitain et du sud-ouest de l’Ontario de 1992 à 2005, puis le territoire du sud de l’Ontario à compter de 2006.

Au fil de son parcours, cette Ontarienne de Chatham-Kent développe une passion inébranlable pour le golf et consacre ses énergies au développement et à la promotion de ce sport. Depuis 2011, Christine Dengel est directrice régionale de Golf Canada pour l’Ontario et la Canada atlantique.


Blair Armitage est l’ancien directeur général du Quilchena Golf and Country Club de Richmond en Colombie-Britannique après avoir occupé le même poste au Dalewood Golf and Curling Club de Port Hope en Ontario.

Ce Vancouvérois fut aussi le président de la Société canadienne des directeurs de clubs, section du Pacifique, et un directeur de la British Columbia Golf Marketing Alliance. Ces expériences diverses ont approfondi sa compréhension des subtilités du golf et sa passion pour ce sport.
Depuis 2009, Blair Armitage est directeur régional de Golf Canada pour l’Ouest canadien.


Les quatre directeurs régionaux de Golf Canada sont des ambassadeurs de la Fédération nationale de sport aux niveaux des clubs et des régions. En plus de soutenir la programmation de Golf Canada, ils assurent la liaison avec les associations provinciales de golf dans le but de bâtir une communauté golfique d’un océan à l’autre. Voici comment contacter les directeurs régionaux pour toute question ou commentaire :

Golf amateur

Trois compétitions de qualification régionales prévues pour l’Omnium canadien RBC 2016

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Heron Point Golf Links (facebook.com/HeronPointGolfLinks)

Oakville, Ont. – Golf Canada, en partenariat avec RBC, le commanditaire titulaire, a annoncé la formule de qualification en vue de l’Omnium canadien RBC 2016 qui se tiendra du 18 au 24 juillet au Glen Abbey Golf Club, à Oakville, en Ontario.

La procédure de qualification en deux étapes en vue de l’omnium national du Canada comprendra trois compétitions régionales de qualification, dont une au Québec, suivies d’une épreuve finale de qualification le lundi 18 juillet.

Le premier tournoi régional de qualification sera disputé le 30 mai au Bear Mountain Resort de Victoria, en Colombie-Britannique; le deuxième se tiendra le 6 juin sur le parcours Rouville du Club de golf de la Vallée du Richelieu, à Sainte-Julie, au Québec; et le troisième sera disputé le 20 juin au King’s Forest Golf Club de Hamilton, en Ontario. La qualification finale se déroulera le lundi 18 juillet au Heron Point Golf Links d’Ancaster, en Ontario.

Chacune des trois épreuves régionales de qualification sera disputée sur 18 trous en partie par coups, et le premier qualifié de chaque tournoi obtiendra un laissez-passer pour participer à l’Omnium canadien RBC 2016 (à la condition que 100 compétiteurs au minimum participent à l’étape de qualification). Les 15 % des compétiteurs qui terminent en tête du classement de chaque épreuve de qualification régionale pourront participer à l’étape de qualification finale.

L’épreuve finale de qualification s’adresse aux compétiteurs exemptés et aux individus qui se sont qualifiés lors d’une étape de qualification régionale. La qualification finale sera disputée sur 18 trous en partie par coups et un minimum de quatre (4) exemptions permettront de faire directement partie du peloton de l’Omnium canadien RBC de 2016.

De nouvelles catégories ont été ajoutées en 2016 à la liste des exempts des qualifications régionales, soit :

  • Les 10 meilleurs joueurs au classement de l’Ordre de mérite du Circuit Mackenzie-PGA TOUR Canada (à la conclusion de l’Omnium de la Fondation Staal présenté par Tbaytel)
  • Les 5 meilleurs joueurs au classement de l’Ordre de mérite de la PGA du Canada (à la conclusion du Championnat de la PGA du Canada)
  • Le meilleur joueur au classement de l’Ordre de mérite du circuit Great Lakes Golf Tour (à la conclusion du Championnat GLT Paris)

La compétition de qualification s’adresse aux membres en règle de la PGA du Canada ou d’autres entités affiliées de la PGA, aux golfeurs amateurs (dont le facteur de handicap courant n’excède pas 2,0) qui sont membres de clubs faisant partie de Golf Canada ou de clubs dans d’autres pays en règle avec leurs associations respectives, et aux autres professionnels de golf.

Au total, 24 exemptions, y compris les sept (7) accordées en vertu des épreuves de qualification régionales et de l’épreuve de qualification finale, sont disponibles en vue de l’Omnium canadien RBC 2016 au Glen Abbey Golf Club.

Pour de plus amples informations concernant les critères complets de qualification, cliquez ici.

Steve Stricker sera le capitaine des États Unis à la Coupe des Présidents

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Steve Stricker (Photo Getty)

JERSEY CITY, N.J. – Steve Stricker sera le prochain capitaine des États-Unis à la Coupe des Présidents, dont l’édition 2017 sera présentée au Liberty National.

Stricker a joué cinq fois à la Coupe des Présidents, amassant une fiche de 14-10 au sein de cinq équipes gagnantes. Il sera confronté à Nick Price, capitaine de la formation internationale pour la troisième édition consécutive.

L’équipe internationale n’a pas gagné le tournoi depuis 1998, bien qu’elle ne se trouvait qu’à un coup roulé de la victoire l’an dernier, en Corée du Sud. Price avait demandé après le tournoi de 2013 que la compétition comporte moins de matchs afin qu’elle soit plus serrée, une suggestion qui a été retenue et qui lui a donné raison.

Le tournoi 2017 sera disputé pendant la dernière semaine de septembre sur le parcours qui procure une vue imprenable sur Manhattan.

Golf amateur

adidas sera le fournisseur exclusif de vêtements pour Vert la guérison présenté par Subaru

Golf Fore the Cure

OAKVILLE, ON ─ Vert la guérison présenté par Subaru est fier d’annoncer la conclusion d’une entente d’un an en vertu de laquelle adidas Canada devient le commanditaire exclusif des vêtements de ce programme de Golf Canada.

Voué à l’accroissement de la participation des femmes au golf, Vert la guérison a attiré plus de 110 000 participantes en 12 saisons. Durant cette période, le programme a collecté plus de 5,4 millions $ pour la Société canadienne du cancer et la Fondation du cancer du sein du Québec.

Vert la guerison

« Vert la guérison est un promoteur de longue date de la participation au golf ainsi que d’un style de vie sain et actif », a déclaré Lesley Hawkins, directrice de la marque chez adidas Golf. « Nous sommes emballés de nous engager dans ce partenariat et honorés d’être le partenaire exclusif de vêtements pour un programme axé sur une si bonne cause. »

À titre de Partenaire rose de Vert la guérison, adidas Canada fournira des uniformes à chaque coordonnatrice de site et à chaque participante à l’Événement national. De plus, adidas Canada remettra une carte-cadeau de 100 $ en ligne à la championne de la collecte de fonds à chaque événement, habillera les trois équipes championnes de la collecte de fonds et versera un montant en argent comptant au programme.

« adidas soutient depuis longtemps le sport récréatif et nous sommes ravis de voir cette société aligner sa marque sur Vert la guérison », a déclaré Jeff Thompson, directeur en chef du sport à Golf Canada. « La marque adidas est légendaire et représente une occasion unique d’impliquer un plus grand nombre de femmes dans le golf. Nous sommes convaincus que ce partenariat sera couronné de succès. »

La participation est gratuite pour vous et votre club! Cliquez ici pour en savoir plus sur Vert la guérison présenté par Subaru.

Tournoi des Maîtres: Willett l’emporte, Spieth s’effondre

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Danny Willett & Jordan Spieth (Andrew Redington/ Getty Images)

AUGUSTA, Ga. – L’Anglais Danny Willett a remporté le Tournoi des Maîtres à la suite d’un effondrement spectaculaire de Jordan Spieth, dimanche.

Willett a joué une ronde finale de 67 (moins-5), ce qui a égalé le meilleur score de la semaine à l’Augusta National, et il a conclu le tournoi à moins-5.

«Vous rêvez à un moment comme celui-là, mais quand ça se produit… c’est difficile d’y croire», a déclaré Willett.

Spieth, le champion en titre qui avait terminé les sept dernières rondes du tournoi au sommet du classement des meneurs, a vu une avance de cinq coups à la mi-parcours fondre sur le neuf de retour.

Il a commis des bogueys aux 10e et 11e trous avant d’inscrire un score de 7 au 12e trou, une normale-3, et il s’est contenté d’un pointage de 73 pour conclure à égalité au deuxième rang à moins-2.

Âgé de 28 ans, Willett ne pensait même pas se présenter à Augusta cette semaine. Son épouse devait accoucher de leur premier enfant dimanche. Elle a plutôt donné naissance à Zachariah James le 30 mars pour permettre à Willett de participer au Tournoi des Maîtres.

Willett a triomphé à sa deuxième participation au prestigieux tournoi et il a mis fin à la disette de 17 ans des Européens à Augusta. Il est aussi devenu le premier Anglais à enfiler le veston vert depuis Nick Faldo, en 1996.

Et quand Spieth lui a remis son veston, il était déjà tôt lundi en Angleterre – le jour du 28e anniversaire de naissance de son épouse Nicole.

«On parle du destin, on parle de tout ce qui doit tomber en place, a déclaré Willett. C’est fou. Quelle semaine folle.»

De son côté, Spieth espérait devenir le premier golfeur de l’histoire à défendre son titre dans un tournoi majeur en menant d’un bout à l’autre les deux fois. Ses espoirs se sont envolés au 12e trou.

Spieth menait encore par un coup sur Willett quand il s’est présenté au 12e tertre de départ. Le Texan de 22 ans a toutefois envoyé deux fois sa balle dans l’eau pour passer de moins-5 à moins-1. Au même moment, Willett inscrivait une normale au 15e trou pour rester à moins-4.

«J’ai manqué de discipline après avoir commis deux bogueys de suite, a noté Spieth. J’aurais dû me rappeler que j’étais encore en tête au Tournoi des Maîtres.»

Willett a ajouté un oiselet au 16e trou et deux normales avant d’attendre patiemment de voir si Spieth allait être en mesure de combler l’écart.

Spieth a rendu les choses intéressantes avec des oiselets aux 13e et 15e trous pour revenir à deux coups de Willett, mais il a commis un autre boguey au 17e, confirmant la victoire de l’Anglais.

«Ce fut 30 minutes très difficiles et j’espère ne jamais avoir à revivre une expérience comme celle-là», a dit Spieth.

Lee Westwood, un autre Anglais, a terminé à égalité au deuxième rang avec Spieth à moins-2 après une ronde de 69.

Bryson DeChambeau a terminé le tournoi en tant que meilleur joueur amateur en jouant la normale à l’Augusta National pour une troisième fois.

DeChambeau a terminé à plus-5 en raison de sa ronde de 77, samedi.

Mike Weir ne s’est pas qualifié pour le week-end. Le seul Canadien au tournoi a joué 10 coups au-delà de la normale lors des deux premières rondes.

Le Canadien Brad Fritsch gagne un tournoi sur le circuit Web.com

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Brad Fritsch (PGA TOUR)

CARTHAGÈNE, Colombie – Le Canadien Brad Fritsch a défait Ollie Schniederjans au premier trou supplémentaire, dimanche, et il a remporté le Championnat Servientrega du circuit Web.com.

Les deux golfeurs se retrouvaient à moins-11 après les 72 trous réglementaires et Fritsch a ensuite joué la normale au 18e trou, tandis que Schniederjans a commis un triple boguey.

Schniederjans avait rejoint Fritsch en tête du classement grâce à une ronde de 69 (moins-3), dimanche. Fritsch, d’Ottawa, a joué 71.

Fritsch, qui a obtenu son statut à temps plein sur le circuit secondaire de la PGA lors des qualifications, a reçu une bourse de 126 000 $ US pour sa victoire.

La Canadienne Samantha Richdale s’impose sur le circuit Symetra

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Samantha Richdale (Symetra Tour/ David S. Williams)

LAKE WALES, Fla. – La Canadienne Samantha Richdale a gagné la Classique Florida’s Natural Charity du circuit Symetra par un coup, dimanche, grâce à une ronde de 69 (moins-3).

Âgée de 32 ans et originaire de Kelowna, en Colombie-Britannique, Richdale a terminé le tournoi disputé au club de Lake Wales à moins-7. Elle a reçu une bourse de 26 250 $ US pour sa quatrième victoire en carrière sur le circuit secondaire de la LPGA.

La Taïwanaise âgée de 15 ans Ya-Chun Chang et la Suédoise Madelene Sagstrom ont terminé à égalité au deuxième rang.

Sara-Maude Juneau, de Fossambault-sur-le-Lac, a conclu le tournoi à égalité au 48e rang à plus-7.

19e trou Blog

Le Tournoi des Maîtres de la perspective d’André Rousseau

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(David Cannon/ Getty Images)

L’extase de la victoire et l’agonie de la défaite

Depuis 1934, le club Augusta National a été le théâtre des plus grands triomphes comme des défaites les plus amères.

Durant les derniers jours, on n’a pas manqué de souligner le 30e anniversaire de la victoire inattendue de Jack Nicklaus en 1986, mais on n’a presque pas fait allusion à la terrible défaite de Greg Norman aux mains de Nick Faldo, il y a 20 ans.

Ce jour-là, le Requin Blanc détenait une avance de six coups sur Faldo avant la ronde finale, mais il a commencé à connaître toutes sortes d’ennuis et son avance a fondu comme neige au soleil. Sur le deuxième neuf, étouffé par la pression, Norman a multiplié les gaffes pour jouer 78 et offrir la victoire à son rival sur un plateau d’argent.

Rarement a-t-on vu un grand champion s’écraser de la sorte. Il faut quand même accorder à Faldo tout le mérite qui lui appartient. Il a joué 67 en finale pour enlever son troisième et dernier veston vert.

Dans une récente entrevue, Norman a déclaré qu’il ne se sentait pas bien avant le dernier parcours. Quelque chose qui clochait dans son élan. Il en a parlé à son entraîneur Butch Harmon qui a tenté de le rassurer, mais sans succès.

Cette défaite suivra Norman jusque dans sa tombe, mais elle a aussi contribué à le rendre « plus humain » dans les yeux des amateurs de golf. Ce jour-là, on a compris que le malheur peut frapper tout le monde sur un terrain golf, même un joueur qui a été « numéro un mondial » pendant plus de 300 semaines consécutives.

Autres malheurs:

Greg Norman n’est pas le seul à avoir connu l’agonie de la défaite à Augusta. Voici d’autres exemples:

  • En 1956, Ken Venturi, encore dans les rangs amateurs, n’a pu faire mieux que 80 en ronde finale et il a été battu de justesse par Jack Burke Jr.
  • En 2011, le jeune Rory McIlroy se dirigeait tout droit vers la victoire, mais il a joué 80 le dimanche après-midi et il a fini au 15e rang. Le Sud-Africain Charl Schwartzel est venu de nulle part pour l’emporter.
  • En 1954, le golfeur amateur Billy Joe Patton, un peu trop sûr de lui, a commis un double-bogey au 13e et un bogey au 15e (deux normales 5 relativement faciles) et il a dû se contenter de la troisième place. Le lendemain, Sam Snead a battu Ben Hogan (70-71) dans le match éliminatoire.
  • En 1989, Scott Hoch a raté un petit roulé au 17e trou, puis il a perdu contre Nick Faldo en prolongation après avoir raté un autre roulé d’une couple de pieds.
  • En 1985, Curtis Strange a failli gagner le tournoi après une ronde initiale de 80, mais il n’a pas été capable de maintenir une avance de trois coups avec six trous à jouer et il a dû s’incliner devant Bernhard Langer.
  • En 1961, trop certain de gagner, Arnold Palmer a commis un double-bogey au dernier trou et s’est fait battre par son ami Gary Player.
  • En 1968, Roberto DeVicenzo a signé une carte erronée et il a dû concéder la victoire à Bob Goalby.
  • En 1986, le grand Seve Ballesteros a raté son coup de fer 4 et il a envoyé sa balle à l’eau au 15e trou. Il a ensuite commis un bogey pour ouvrir la porte à Nicklaus.
  • En 1979, Ed Sneed avait trois coups d’avance avec trois trous à jouer, mais il a commis deux ou trois gaffes avant de se faire battre par Fuzzy Zoeller en prolongation.

Faits d’armes:

En revanche, il y a plein de joueurs qui sont venus de l’arrière pour connaître l’extase de la victoire:

  • En 1937, Byron Nelson a réussi un birdie et un aigle à Amen Corner pour arracher six coups à son rival Ralph Guldahl et enlever son premier veston vert.
  • En 1978, Gary Player a réussi des oiselets sur sept des 10 derniers trous pour jouer 64 et gagner le tournoi par un coup.
  • En 2005, Tiger Woods a réussi un miracle au 16e trou avant de vaincre Chris DiMarco en prolongation.
  • En 2010, Phil Mickelson a joué le tout pour le tout dans les aiguilles de pin et il a logé sa balle près du trou au 13e avant de se sauver avec la victoire. Le plus beau coup de fer 6 de toute sa vie.
  • En 1975, Jack Nicklaus a calé un roulé d’une quarantaine de pieds au 16e pour « couper les jambes » de Johnny Miller et de Tom Weiskopf.
  • En 1960, Arnold Palmer a fini birdie-birdie pour battre Ken Venturi par un coup.
  • En 1987, Larry Mize a calé un coup d’approche de 140 pieds pour vaincre Greg Norman au deuxième trou supplémentaire.
  • Il y a d’autres exemples, mais je m’arrête ici.

Spieth amorcera la ronde finale avec une faible avance d’un coup sur Smylie Kaufman

Il est 17h30 et le soleil se couche doucement sur Augusta National.

Assis dans la dernière rangée à Amen Corner, j’aperçois au loin le petit pont qui porte le nom de Ben Hogan. Plus près, je peux admirer l’allée du 13e trou, le jardin de fleurs, les grands pins de la Géorgie et le vert diabolique où j’ai déjà calé un roulé de 50 pieds bon pour… un double bogey.

Le décor est fantastique, mais il y a quelque chose qui fait défaut. On dirait que la magie n’est pas la même sans Tiger Woods et Fred Couples. Sans compter que Phil Mickelson a plié bagages après 36 trous et que Bubba Watson n’a jamais été « dans la parade ».

J’aimerais vous parler du duel tant attendu entre Jordan Spieth et Rory McIlroy, mais il n’a jamais eu lieu. Ce dernier a connu une journée misérable. Non seulement a-t-il joué 77, mais il n’a pas réussi un seul petit birdie. C’était la première fois en 80 rondes dans un tournoi majeur. Sur le vert du 18e, il était si frustré qu’il aurait aimé  lancer son fer droit dans la foule.

Quant à Spieth, il a vécu toute la gamme des émotions sur le deuxième neuf. Il a d’abord commis un double-bogey au 11e, puis il s’est ressaisi avec trois oiselets, mais il n’était pas au bout de ses peines. Un bogey au 17e et un double au 18e l’ont forcé à se contenter d’une carte de 73. Il entreprendra donc la ronde finale avec une avance d’un seul coup sur Smylie Kaufman, un golfeur de l’Alabama qui participe au Masters pour la première fois.

« Je viens d’ouvrir la porte à tout le monde, a admis Spieth en conférence de presse. J’aurais pu avoir la vie facile comme l’an passé en ronde finale. Au lieu de cela, je devrai tenter d’oublier ces deux mauvais trous et me remettre au boulot. Ça va me prendre un bien meilleur résultat dimanche si je veux gagner et je ne pourrai pas me fier uniquement à mon fer droit. Je devrai mieux frapper la balle. Dans les circonstances, n’importe qui peut « tomber sur la tête » et se sauver avec la victoire. »

Spieth tente de devenir le premier golfeur depuis Tiger Woods (2002) à gagner deux fois de suite à Augusta. Il ne l’aura pas facile.

D’autres joueurs sont dans la course grâce aux déboires de Spieth en fin de journée. Parmi eux, il y a Bernhard Langer (58 ans), Hideki Matsuyama, Jason Day, Dustin Johnson, Danny Willett, Brandt Snedeker et Lee Westwood.

« Langer m’impressionne, a dit Spieth. C’est vrai qu’il gagne très souvent sur le circuit des Champions. Les conditions difficiles sont à son avantage à cause de sa vaste expérience à Augusta. Il sera certainement à surveiller. »

Jack Nicklaus est le plus vieux joueur à avoir gagné le tournoi des Maîtres. Il avait 46 ans quand il a réussi l’exploit en 1986.

Qui a-t-il d’autre à retenir?

  • Le jeune Bryson DeChambeau, champion amateur des États-Unis, a perdu pied en fin de partie et il a joué 77.
  • Le numéro un mondial Jason Day a joué un peu mieux (71) et il n’est plus qu’à trois coups de la tête. Il sera à surveiller dimanche.
  • Ian Poulter a joué 82, Henrik Stenson 78, Martin Kaymer et Shane Lowry 79, Hunter Mahan 78. Ça en fait des coups!
  • À plus.

DeChambeau : Une attitude de champion

Si on oublie le dernier trou où il a commis un triple bogey, le jeune Bryson DeChambeau a été le meilleur golfeur dans des conditions très difficiles, vendredi après-midi. Pour un golfeur qui n’a pas encore quitté les rangs amateurs, il s’agit d’un exploit remarquable.

Non seulement DeChambeau possède-t-il un talent exceptionnel pour frapper une balle de golf, mais il est tout aussi impressionnant lorsqu’il se présente devant les journalistes pour étaler ses états d’âme. Il s’exprime très bien, connaît son affaire et ne manque surtout pas de confiance en lui.

En gros, il a dit : « J’ai été erratique avec mon bois-1 au dernier trou, mais ce n’est pas la fin du monde. Je suis fier de ma journée dans l’ensemble et je crois encore en mes chances de victoire. Je devrai cependant améliorer mon jeu sur les normales 5 et mieux me servir de mon wedge. »

Après avoir été couronné champion de la NCAA et avoir enlevé le championnat amateur des États-Unis, DeChambeau a eu l’intelligence de jouer cinq tournois chez les pros tout en conservant son statut amateur. Il a aussi joué 12 rondes de pratique à Augusta avant de participer au Masters. Il ne se fait pas mieux comme préparation pour un golfeur de 22 ans.

« J’aime beaucoup l’attitude de ce jeune homme, a déclaré Colin Montgomerie sur les ondes de Golf Channel. Il a commis un triple bogey au dernier trou et ne s’est jamais plaint de son sort. Au contraire, il a promis de revenir plus fort. C’est là l’attitude d’un champion. »


Encouragé par McIlroy

« Bryson n’a peur de rien et je m’attends à ce qu’il joue très bien en fin de semaine », a ajouté Jordan Spieth, son compagnon de jeu durant les deux premières rondes.

Rory McIlroy a joué à deux reprises avec DeChambeau durant les derniers mois. Une fois à Abu Dhabi et une autre fois à Bay Hill. Après coup, il lui a dit : « Si tu continues de jouer comme ça, je vais te revoir très souvent. »

Le jeune Californien ne pouvait pas recevoir de plus beau compliment de la part de McIlroy. « Il a été très gentil de me dire ça. Je l’apprécie beaucoup et ça me sert de motivation. »

Le tournoi des Maîtres n’a jamais été gagné par un golfeur amateur même si c’était le vœu le plus cher de Bobby Jones. Billy Joe Patton et Ken Venturi ont failli réussir l’exploit durant les années 1950, mais ils ont « manqué de jus » dans le dernier droit.

Sous les grands pins

  • Pas moins de 10 anciens champions ont raté la coupure. En plus de Phil Mickelson, il y a Tom Watson, Charl Schwartzel, Trevor Immelman, Mike Weir, Mark O’Meara, Sandy Lyle, Vijay Singh, Zach Johnson et Ian Woosnam. Ce dernier en était à sa dernière participation.
  • Parmi les autres absents en fin de semaine: Graeme McDowell, Ernie Els, Rickie Fowler, Darren Clarke et Jason Dufner. « J’ai une relation amour-haine avec Augusta, a dit McDowell. Je tenterai de faire mieux la prochaine fois».
  • Jordan Spieth (2) et Rory McIlroy (2) ont gagné quatre des six derniers tournois majeurs.
  • Bernhard Langer, Davis Love et Larry Mize sont les trois « vieux renards » qui ont réussi à éviter la coupure. Langer a 58 ans, Mize 57 et Love 51.
  • Tom Watson a beaucoup apprécié les ovations de la foule. « Je m’ennuierai de ce tournoi, mais le temps est venu de faire place aux jeunes, a-t-il dit. Je ne frappe plus assez loin pour rivaliser avec eux. Cependant, je continuerai de jouer chez les séniors tant et aussi longtemps que je pourrai tenir mon bout. » Il a 66 ans.
  • Comme des milliers d’autres, je me suis levé pour applaudir chaleureusement Watson quand il a grimpé l’allée du 14e trou. Il sera toujours un de mes favoris.
  • Tous les fers de Bryson DeChambeau sont de la même longueur, soit la longueur d’un fer 7. Il porte aussi une jolie casquette à la Ben Hogan. Moi aussi, mais avec moins de succès!
  • À cause des vents qui atteignaient parfois 35 milles à l’heure, les magiciens de la PGA ont conservé une moyenne de 75 coups par ronde, vendredi.
  • À plus.

McIlroy aux trousses de Spieth

The Masters - Round Two

À cause du vent, Jordan Spieth a vécu sa première ronde au-dessus de la normale à Augusta et il détient un seul coup d’avance sur Rory McIlroy à mi-chemin du 80e tournoi des Maîtres.

Après avoir réussi deux birdies en début de match, Spieth a vu le ciel lui tomber sur la tête. Il a commis un double-bogey et quatre bogeys pour un total de 74. Quant à McIlroy, il a sauvé sa journée avec trois oiselets entre le 13e et le 16e trou. Il est maintenant en excellente position pour tenter d’enlever la quatrième manche du Grand Chelem. McIlroy amorcera la troisième ronde en compagnie de Spieth et on devrait assister à tout un spectacle.

« À cause du vent, les conditions de jeu était très difficiles aujourd’hui et ça pourrait bien être le cas en fin de semaine, a dit Spieth en conférence de presse. On se croirait au U.S. Open avec la vitesse des verts. C’est parfois impossible de frapper la balle près du fanion. Il y a encore plusieurs joueurs qui peuvent gagner ce tournoi. Rory n’est pas un ami personnel parce qu’il a cinq ou six ans de plus que moi, mais j’ai pour lui le plus grand respect. J’ai hâte de jouer avec lui. »


DeChambeau impressionne

The Masters - Round Two

Le jeune Bryson DeChambeau, champion amateur des États-Unis, était au plus fort de la course jusqu’à ce qu’il commette un affreux triple-bogey au dernier trou. Il amorcera la troisième ronde à quatre coups des meneurs. Il a quand même impressionné la galerie par son jeu en général. À noter que le Masters n’a jamais été gagné par un golfeur amateur.

« Je savais que j’étais capable de jouer dans ce tournoi, a dit DeChambeau, un jeune homme très sûr de ses moyens. J’ai raté mon coup de départ au dernier trou, mais ce n’est pas la fin du monde. Je suis à seulement quatre coups de la tête et je crois encore en mes chances de victoire. Je devrai cependant mieux jouer sur les normales 5. Je vis une expérience extraordinaire. Il faut seulement que je reste patient et que je garde la balle en jeu. Je ne suis pas nerveux du tout. Si tout va bien, j’aurai un week-end du tonnerre. »

Comme l’impression que nous n’avons pas fini d’entendre parler de Bryson DeChambeau.

Tom Watson, à sa 43e et dernière participation au tournoi, a manqué d’essence et il n’a pu faire mieux que 78 pour un total de 152. Il a quand même été applaudi tout au long de la journée. Les gens savent reconnaître un « grand champion ».

Phil Mickelson s’est sorti du tournoi avec un affreux 79. À 45 ans, il devient difficile de tenir tête aux jeunes loups…

Enfin, notons la belle performance de l’Allemand Bernhard Langer. À 58 ans, il a réussi a joué 72 et 73 pour un total de 145. Il est donc à cinq coups du meneur.


Le roi est rendu vieux

On ne croyait pas vivre assez vieux pour voir cela, mais le légendaire Arnold Palmer, fort comme un cheval, éprouve maintenant de sérieux problèmes d’équilibre. C’est pour cela qu’il s’est abstenu de frapper la première balle, jeudi matin.

Nick Price, ex-numéro un mondial, lui a rendu un bel hommage en ces termes : « C’est lui qui a fait du Masters le tournoi qu’il est aujourd’hui. Il est arrivé en même temps que la télévision et il était le gars parfait pour ce nouveau médium. C’est son style de jeu et son magnétisme qui ont rendu le golf si populaire. Il était ami avec le président des États-Unis (Dwight Eisenhower), avec Bob Hope, Jackie Gleason et plusieurs autres vedettes. Tous les regards étaient tournés vers lui. Je n’enlève rien à Jack Nicklaus et à Gary Player, mais c’est Arnie qui a révolutionné le golf. »

Quarante ans après Palmer, c’est le jeune Tiger Woods qui a soulevé l’enthousiasme et créé une nouvelle génération de golfeurs. Qui sera le prochain roi?


Sous les grands pins

  • On va bâtir un nouveau centre de presse pour le prochain tournoi. Cela permettra aux spectateurs d’avoir plus d’espace pour circuler. Les journalistes ne sont pas inquiets. Ils seront encore traités comme des rois.
  • Rickie Fowler : « Ce n’était pas dans mes plans de jouer 80 pour l’ouverture du 80e tournoi des Maîtres ». Fowler a joué 73 en deuxième parcours, mais c’était trop peu trop tard. Ernie Els a aussi fait amende honorable avec un 73, mais il ne sera pas là en fin de semaine.
  • Parmi les 89 inscrits, il y avait 14 nouveaux pros, 16 anciens champions et six golfeurs amateurs. Tout ce beau monde provenait de 23 pays!
  • À plus.

ELS : problème majeur

The Masters - Round One

On a beaucoup parlé du 66 de Jordan Spieth, des déboires de Rickie Fowler (80), Jason Day et Adam Scott après la première ronde du Masters, mais encore plus des « six coups roulés » d’Ernie Els sur une distance de « trois pieds ou moins » au premier trou.

Dans toute l’histoire de ce tournoi, on ne se souvient pas d’une telle mésaventure. Pour une raison qu’il ignore lui-même, le grand Ernie était incapable de faire reculer son fer droit pour frapper la balle. Sans doute un problème neurologique ou psychologique.

« Je ne peux pas vous expliquer ce qui s’est passé, a-t-il dit après avoir joué 80, la pire ronde de sa carrière à Augusta. Je me demande si je ne devrai pas subir une opération au cerveau. J’aurais voulu sauter dans mon auto et aller me cacher quelque part à l’extérieur de la ville.

« J’aurais pu me retirer sur le champ, mais j’ai trop de respect pour le golf et pour ce tournoi. Je ne sais pas ce qui s’est passé. C’est inexplicable. Par la suite, je me suis accroché du mieux que je pouvais, mais j’ai raté la cible durant toute la journée. Je ne sais pas combien de coups j’ai gaspillés. Je ne sais pas non plus ce que je vais faire pour remédier à la situation. »

Curieusement, Els dit qu’il peut s’installer sur le vert d’exercice et caler 20 roulés d’affilée sur une distance de trois pieds. Une fois rendu sur le terrain, c’est une autre histoire.

Gagnant de quatre épreuves du Grand Chelem, Els a souvent connu des ennuis à Augusta. Il a failli gagner le tournoi en 2004, mais Phil Mickelson a réussi un birdie au dernier trou pour le battre par un coup. Dans les années qui ont suivi, il a raté quatre fois la coupure et il n’a pu faire mieux qu’une égalité en 13e place (2013).

Big Easy utilisait un « belly putter » quand il a gagné le British Open à Royal Lytham en 2012. Sachant que ce bâton ne serait plus légal à compter de janvier 2016, il a recommencé à jouer avec un petit fer droit, l’an passé. De toute évidence, la transition a été difficile.


Day sympathise

Jason Day, qui  jouait en sa compagnie, ne se souvient pas d’avoir vécu ce genre de situation.

« Ernie et moi sommes de bons amis depuis que nous avons fait équipe dans la Coupe des Présidents. Je ne savais pas qu’il éprouvait de tels ennuis avec son fer droit. Tu ne veux pas voir un autre joueur connaître ce genre de problème. Ça peut même mettre fin à ta carrière. J’espère qu’Ernie parviendra à s’en sortir et à jouer comme il en est capable », a dit le numéro un mondial.

Au moment d’écrire ces lignes, Els vient d’amorcer sa deuxième ronde avec un double-bogey. Houston, we have a problem. A big problem!


Plein de surprises en première ronde du Masters

The Masters - Round One

Aucun golfeur n’a gagné le veston vert deux années de suite depuis Tiger Woods (2001-2002), mais le jeune Jordan Spieth semble déterminé à répéter l’exploit.

Le golfeur du Texas, qui suit fièrement les traces de Byron Nelson, Ben Hogan et Ben Crenshaw, a joué 66 en première ronde du Masters et il détient une avance de deux coups sur l’Irlandais Shane Lowry et le Néo-Zélandais Danny Lee.

À 69, trois coups derrière, on retrouve les Anglais Paul Casey, Justin Rose et Ian Poulter, l’Espagnol Sergio Garcia et le Danois Soren Kjeldsen. Rory McIlroy a commis un bogey au 18e et il a dû se contenter d’un pointage de 70. Comme on peut le voir, ce sport n’a jamais été aussi «international».

«À cause du vent et des conditions de jeu, j’aurais été content de jouer 70, a dit Spieth. Mon jeu s’en va dans la bonne direction et je suis heureux de mon rendement avec le fer droit. Si je peux mieux jouer avec mes fers, je serai en business».


Six putts au premier trou!

On a eu droit à plein de surprises en lever de rideau. Voici quelques exemples:

  • ERNIE ELS a eu besoin de six coups roulés sur une très courte distance au premier trou et il a enregistré un pointage de 9. C’était à la fois tragique, pathétique et catastrophique. Big Easy est rentré à la maison avec un pointage de 80.
  • RICKIE FOWLER, un des favoris de la foule, a commis deux doubles-bogeys et un triple-bogey et il a quitté les lieux avec une carte idendique de 80.
  • Le numéro mondial JASON DAY flirtait avec le sommet quand il s’est accroché les pieds bêtement en fin de partie. Au 16e trou, il commis une affreux triple-bogey après avoir expédié sa balle à l’eau. Au lieu de jouer 66 ou 67, il s’est présenté dans la tente du marqueur avec un 72. Il devra travailler très fort pour retourner parmi les meneurs.
  • BUBBA WATSON, double champion à Augusta, n’a pu faire mieux que 75, un coup de plus que TOM WATSON qui, à 66 ans, participe au tournoi pour la dernière fois.
  • PHIL MICKELSON, en quête d’un quatrième championnat ici, n’a jamais réussi à se mettre en marche et il a dû se contenter de la normale 72.
  • Le Canadien MIKE WEIR a joué 76 et il aura besoin de tout son petit change pour éviter la coupure vendredi soir.
  • À plus.

McIlroy : « La pression, c’est pour les pneus »

Tiger n’est plus là, du moins pour l’instant, et les jeunes loups se bousculent aux portes dans l’espoir de lui succéder.

Un de ceux-là est Rory McIlroy, golfeur de l’année en 2014 et ancien numéro un mondial. Le Nord-Irlandais de 26 ans a perdu quelques plumes durant la dernière année, mais il demeure un talent exceptionnel. Une victoire ici cette semaine lui permettrait de compléter le Grand Chelem et de rejoindre des légendes comme Ben Hogan, Gene Sarazen, Jack Nicklaus, Gary Player et Tiger Woods.

« Je suis prêt à faire feu, a dit McIlroy quelques heures avant de frapper sa première balle. Évidemment, ce tournoi n’en est pas un comme les autres. Je suis à mon mieux lorsque je suis relaxe et c’est le cas présentement. La pression, c’est bon pour les pneus!

« C’est mon huitième Masters et je sais ce que je dois faire pour gagner ici. Je connais très bien le parcours et je suis capable de faire mourir la balle avec un coup en hauteur. Je sais exactement quand attaquer ou redoubler de prudence. J’ai un plan de match et je vais le mettre en pratique. »

En 2011, à l’âge de 21 ans, Rory filait vers la victoire quand il s’est écroulé sur le dernier neuf pour jouer 80. Sans doute était-il un peu trop nerveux. L’an passé, il a réussi à retrancher 12 coups à la normale, mais un mauvais départ l’a empêché de chauffer les fesses de Jordan Spieth et il a dû se contenter de la quatrième place.

« Je vois très bien ce que font les Jason Day, Jordan Spieth et Rickie Fowler, poursuit-il. Cela me sert de motivation. Je veux placer mon mot dans la conversation. Je pense que ça s’en vient. Je pense aussi que le golf est chanceux d’avoir une nouvelle génération de champions. Nous avons tous la passion du jeu et nous sommes prêts à voyager partout à travers le monde. »


Scott, Bubba et le Big Three

Il y a au moins une douzaine de joueurs qui peuvent gagner ce tournoi. Peut-être même un peu plus. Il fut un temps où Tiger Woods était largement favori. En fait, il était dans une classe à part. Son absence ouvre la porte à tout le monde.

Parmi les favoris, il y a évidemment le BIG THREE : Jason Day, Jordan Spieth et Rory McIlroy. Personne ne serait surpris si un de ces trois joueurs se sauvait avec le veston vert.

Il faut aussi penser à Adam Scott, Bubba Watson et Rickie Fowler.

Scott connaît un très bon début de saison avec deux victoires et une deuxième place. Il se dit « en mission » cette semaine. À 35 ans, il est à son apogée et rien ne lui ferait plus plaisir qu’une deuxième victoire à Augusta. S’il connaît du succès avec le « petit » fer droit, il sera à surveiller dimanche.

Bubba Watson est un peu offusqué de ne pas être parmi les favoris même s’il a gagné ici en 2012 et 2014. Ce parcours l’avantage parce qu’il est un long cogneur « de droite à gauche ».

À 27 ans, Rickie Fowler se dit prêt à gagner son premier trophée majeur. Il a fait montre de son immense talent en enlevant le championnat TPC à Jacksonville, l’an passé. Il a du style et il sera assurément un des chouchous de la foule.

Chez les joueurs à surveiller, il y a aussi Phil Mickelson, Louis Oosthuizen, Justin Rose et le grand Henrik Stenson. À 45 ans, Mickelson tente de rejoindre Arnold Palmer et Tiger Woods, quatre fois champions à Augusta. Oosthuizen possède un élan à faire rêver. Rose a gagné l’Omnium des États-Unis il y a trois ans et il a terminé deuxième derrière Spieth l’an passé. Quant à Stenson, il a été baptisé « Runner Up » parce qu’il finit souvent deuxième. Peut-il causer une surprise?

Dans la catégorie des « long shots », on retrouve Brooks Koepka, Zach Johnson, Sergio Garcia, Brandt Snedeker, Charl Schwartzel, Patrick Reed, Ian Poulter, Kevin Na, Graeme McDowell, Victor Dubuisson et le grand Ernie Els (46 ans).

Que la fête commence!

Tom Watson applaudit la nouvelle génération

The Masters - Preview Day 2

Après Sam Snead, Ben Hogan, Arnold Palmer, Jack Nicklaus et plusieurs autres légendes du golf, c’est au tour de Tom Watson de faire son dernier tour de piste à Augusta.

À 66 ans, le rouquin de Kansas City est forcé de se rendre à l’évidence : il ne frappe plus la balle assez loin pour rivaliser avec les jeunes loups de la PGA.

« Il fut un temps où j’étais un des plus longs cogneurs du circuit, mais cette époque est révolue depuis longtemps, avoue-t-il. Je frappe maintenant la balle à 250 verges et ce n’est pas suffisant pour obtenir de bons résultats sur un parcours aussi long (7435 verges) que celui d’Augusta. Tout ce que je peux espérer, c’est d’éviter la coupure après 36 trous. Ma décision est prise depuis plusieurs mois. Le temps est venu de tirer ma révérence. »

Watson sera chaudement applaudi lorsqu’il grimpera l’allée du 18e trou pour la dernière fois. Non seulement a-t-il gagné le Masters à deux reprises (1977 et 1981), mais il a souvent été dans la course aux grands honneurs, terminant une douzaine de fois parmi les 10 premiers.

« J’ai tant de souvenirs d’Augusta, poursuit-il. Je n’oublierai jamais la journée où j’ai pu jouer ici avec mon père et Gene Sarazen. Mon père aimait le golf autant que moi. J’ai aussi vécu des moments inoubliables lors du dîner des Champions avec avec les Ben Hogan, Sam Snead, Byron Nelson, Henry Pickard, Herman Keiser et bien d’autres. C’est un grand privilège que d’appartenir à un club aussi sélect. »


Quadruple bogey au 16e

On se souvient d’abord de Watson pour ses cinq victoires dans l’Open de Grande-Bretagne, mais c’est ici à Augusta qu’il a compris qu’il pouvait rivaliser avec Jack Nicklaus et les grands champions de la PGA.

Il a dû faire ses classes comme tout le monde. En 1970, encore dans les rangs amateurs, il a raté la coupure après avoir commis une erreur stupide au 13e trou. Cinq ans plus tard, il luttait pour le championnat quand il a expédié deux balles à l’eau au 16e trou sous les yeux de Nicklaus. Il aurait voulu disparaître dans l’étang avec son quadruple-bogey pendant que le Golden Bear calait un roulé de 40 pieds pour « casser les jambes » de Johnny Miller et de Tom Weiskopf.

En 1997, Watson s’est retrouvé de nouveau dans la course. Cette fois, il n’a pas loupé sa chance. Même s’il était presque étouffé par la pression, il a réussi un coup de fer 5 absolument parfait au 16e trou, puis il a enregistré un birdie au 17e et une normale au 18e pour se sauver avec la victoire, deux coups devant Nicklaus.

Trois mois plus tard, il a encore eu raison de Nicklaus dans le fameux duel de Turnberry (Écosse) et sa carrière était lancée. Entre 1977 et 1984, il a gagné 33 épreuves de la PGA en route vers le panthéon du golf.


Il choisit Rory pour gagner

Watson comprend très bien que le temps est venu de « passer le flambeau » aux plus jeunes. D’ailleurs, il ne cache pas son admiration pour les jeunes loups de la PGA.

« Ils sont vraiment bons, dit-il. Ils ont beaucoup de talent et ils frappent la balle au bout du monde. Je pense surtout à des joueurs comme McIlroy, Spieth et Jason Day. Rory frappe la balle si haut et si loin qu’il est capable de « déchirer » n’importe quel terrain. Il est mon choix pour gagner cette semaine. Jason Day en est un autre qui frappe la balle en hauteur. À Augusta, c’est un net avantage que d’atteindre le vert avec un fer court. Ça fait toute la différence.

« Je suis très impressionné par le rendement des jeunes et aussi par leur comportement en général. Ils sont très gentils avec les amateurs, de merveilleux ambassadeurs pour notre sport. J’apprécie le fait qu’ils accordent une grande importance à leur conditionnement physique. Ce n’était pas le cas dans mon temps. Par contre, je frappais entre 300 et 400 balles par jour. C’était pas si mal comme exercice. »

Tant et aussi longtemps qu’il le pourra, Watson continuera de venir à Augusta pour participer au dîner des Champions et à la compétition Par 3, le mercredi après-midi.

Comment voudrait-il qu’on se souvienne de lui? « Allez demander aux autres, répond-il. Personnellement, je veux juste que mes adversaires se rappellent de moi comme d’un excellent golfeur. Je suis allé à l’école de Byron Nelson et j’ai travaillé fort pour améliorer mon jeu court. Il m’arrivait souvent de sauver la normale avec mon wedge ou mon putter, mais ça fait partie du jeu. Je pense aussi que j’ai traité les gens de la bonne manière, du moins la plupart du temps. C’est important ça aussi. »

Merci pour tout, M. Watson.


Jason Day et ses grille-pain!

The Masters - Preview Day 2

On ne devient pas numéro un mondial sans avoir une bonne tête sur les épaules. Jason Day en est la plus belle preuve.

Deux jours avant le début du 80e tournoi des Maîtres, le golfeur australien s’est présenté devant les journalistes et il a répondu à leurs questions avec une belle assurance, comme s’il avait fait ça toute sa vie.

Jason Day se présente à Augusta dans la peau du numéro un mondial.

« Il y a plus de monde que l’an passé, a-t-il dit avec un sourire en coin. Je suis content de me présenter ici dans la peau du numéro un. Je suis à l’aise ici et je pense que j’ai tout ce qu’il faut pour gagner ce tournoi, mais je ne me vois pas comme le grand favori et je ne prends rien pour acquis. Il y a plusieurs joueurs qui peuvent aspirer aux grands honneurs.

« Je pense notamment à des gars comme Jordan Spieth, Rory McIlroy et Henrik Stenson. Il y a aussi le vieux Phil (Mickelson) et plusieurs autres champions. Notre circuit n’a jamais été aussi compétitif. »

Jason Day a gagné cinq tournois l’an passé, dont le championnat de la PGA, son premier titre majeur. Il a repris de plus belle en 2016 en enlevant le tournoi Arnold Palmer à Bay Hill et le Dell match-play à Austin, Texas. Il joue le meilleur golf de sa carrière et il dit que son dos ne le fait plus souffrir. Dans son cas, « the sky is the limit ».


Il a failli tout lâcher

Jason Day est ici depuis vendredi afin de mettre toutes les chances de son côté, mais il n’est pas question qu’il passe trop de temps sur le parcours ou dans le terrain d’exercice. Par expérience, il ne croit pas à cette façon de faire. Il veut se préparer « juste assez » tout en demeurant calme et détendu.

« À Augusta, il est important d’avoir de bons coups de départ, mais il faut surtout placer la balle au bon endroit avec ses fers si on veut avoir du succès. Mon seul objectif pour l’instant est de jouer assez bien pour être “dans la parade” dimanche. Alors, tout devient possible. »

Si le regretté Yogi Berra avait été professionnel de golf, il aurait dit: « Le golf est 90 % mental. L’autre moitié est physique. » Et Jason Day lui aurait probablement donné raison.

En 2011, il était sur le point de tout lâcher. Ses résultats étaient décevants. Il avait envie de rentrer à la maison même s’il avait une invitation pour participer au tournoi des Maîtres. Ses proches ont réussi à le faire changer d’idée. Il s’est présenté à Augusta et il a terminé deuxième, deux coups derrière le Sud-Africain Charl Schwartzel. C’est le coup de pied dont il avait besoin.

« Le golf est un jeu très frustrant, dit-il. Je me souviens de mes années dans les rangs amateurs où tout ce que je pouvais gagner, c’était des grille-pain. Je jouais pour l’honneur et pour gagner des grille-pain!

« Une fois rendu chez les pros, c’est une autre histoire. Il faut que tu produises et que tu gagnes des bourses intéressantes si tu veux conserver ta carte et rester parmi l’élite. Lorsque tu traverses une période creuse, tu deviens frustré. Tu as moins de plaisir à jouer et moins le goût de retourner au champ d’exercice.

« Émotivement, il y a des hauts et des bas. Parfois, tu en viens même à détester le golf. Tu songes à remplacer son caddie, ton professeur, ton agent d’affaires et même ta femme, mais c’est là que tu as le plus besoin d’eux et de leurs conseils.

« Oui, j’ai eu envie de lâcher, mais mes proches m’ont soutenu et encouragé. Ils étaient là pour ça. Je suis allé à Augusta, j’ai fini deuxième et j’ai repris goût au golf. Vous connaissez la suite de l’histoire. »

Jason Day: un jeune homme dont on n’a pas fini d’entendre parler.


Deux grands absents: Fred et Tiger

Northern Trust Open - Round One

Fred Couples (Harry How/ Getty Images)

Après 21 heures de route, je viens de mettre les pieds dans la salle de presse du club Augusta National. On m’a assigné le même siège que d’habitude: G-13. C’est mon chiffre chanceux au paradis du golf.

Le très populaire Fred Couples doit se retirer du Masters à cause d’un mal de dos insupportable.

  • FRED COUPLES vient de se retirer du tournoi parce que son dos le fait trop souffrir. C’est la première fois depuis 1994 qu’il ne participe pas au Masters. Il a joué un seul tournoi de la PGA depuis le début de l’année.
  • L’autre grand absent est TIGER WOODS. Il n’est pas encore remis de ses deux opérations au dos. Toutefois, il prend du mieux et son agent MARK STEINBURG dit qu’on le reverra dans le feu de l’action d’ici la fin de l’année. Ça serait bon pour la game.
  • Selon le dernier décompte, 89 joueurs seront de la fête. C’est le plus petit peloton depuis 2002.
  • La saison de BASEBALL est en marche et ce sont les CUBS DE CHICAGO qui partent favoris. Ils avaient déjà une bonne équipe et ils ont dépensé une fortune pour embaucher deux joueurs autonomes: le voltigeur JASON HEYWARD et le lanceur JOHN LACKEY. Les Cubs n’ont pas gagné la Série mondiale depuis 1908.
  • Les RED WINGS sont menacés de rater les séries pour la première fois en 25 ans. Ils joueront leur plus gros match de la saison contre les BRUINS, jeudi soir.
  • Il fait 78 degrés Celsius à Augusta et le soleil brille de tous ses feux. On devrait avoir une semaine extraordinaire.
  • Je vous reviens mardi matin.

En route vers Augusta

Drive, Chip and Putt Championship at Augusta National Golf Club

(Getty Images)

Debout à 4h. du matin. Douche rapide et je saute dans l’auto pour rejoindre mes deux compagnons de voyage.

Il fait très froid et il y a encore pas mal de neige dans les montagnes du Massachusetts, du Connecticut et de la Pennsylvanie, mais nous roulons dans la bonne direction. Vers 14h. lundi, nous serons aux portes du paradis.

Vous aurez compris que nous sommes en route pour Augusta afin d’assister au tournoi des Maîtres. Depuis 14 ans (dans mon cas), c’est un tradition, un privilège et un pur bonheur que de retourner sur les terres de Bobby Jones pour voir à l’oeuvre les champions de la PGA dans un jardin botanique comme il n’en existe nulle part ailleurs.

Augusta, ce n’est pas juste un tournoi de golf qui est télédiffusé dans plus de 250 pays. C’est d’abord un parcours d’une incroyable beauté avec d’importantes dénivellations et des verts aussi luisants que le capot d’une Corvette.

C’est aussi une organisation où rien, mais absolument rien, n’est laissé au hasard. Ce qui fait dire à Dan Jenkins, éminent chroniqueur de golf du Texas, que les États-Unis se porteraient mieux si le pays était administré par Bill Payne et ses copains du club Augusta National.

Augusta, c’est Byron Nelson, Sam Snead, Ben Hogan et tous ceux qui les ont suivis. C’est Arnold Palmer, son armée, son charisme, sa façon de retrousser son pantalon ou de piquer un clin d’oeil à une jolie spectatrice.

C’est Jack Nicklaus qui vient de nulle part pour arracher la victoire à 46 ans. C’est Seve Ballesteros qui soulève la foule avec sa magie. C’est Greg Norman qui se tord de douleur après avoir laissé filer une avance de six coups en ronde finale.

Augusta, c’est Tiger Woods qui devient champion à 22 ans et le fait avec tellement de panache qu’il force les organisateurs à allonger le parcours de 500 verges.

C’est aussi les grands pins de la Georgie, les arbres en fleurs, les clients en pamoison.

C’est Rae’s Creek et Amen Corner, là où on a assisté à tellement de rebondissements.

C’est Phil Mickelson qui saute huit pieds dans les airs après avoir gagné son premier tournoi majeur.

C’est Dwight Eisenhower qui se fait dire de se mêler de ses affaires après avoir voulu faire couper le gros arbre situé près de l’allée du 17e trou.

Augusta, c’est le retour du printemps et d’espoirs nouveaux.

Je vous invite à lire mes reportages durant les sept prochains jours. Je vous promets de faire de mon mieux pour vous rapporter les faits et gestes le plus fidèlement possible.

À plus.

Spieth maintient la cadence à Augusta, Matsuyama s’approche de la tête

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Jordan Spieth and Rory McIlroy (Kevin C. Cox/ Getty Images)

AUGUSTA, Ga. – Hideki Matsuyama a grimpé au tableau des meneurs du Augusta National, refusant que les forts vents ne viennent gâcher sa journée. Il montrait un score cumulatif de moins-2 après 16 trous, samedi.

Smylie Kaufman est à égalité avec lui au deuxième rang après avoir remis une carte de 69, trois coups sous la normale. Bernhard Langer accusait un coup de retard sur Kaufman, lui qui semblait avoir retrouvé sa forme d’antan, qui lui a permis de décrocher le veston vert à deux reprises il y a plus de 30 ans.

Tous ces golfeurs pourchassaient Jordan Spieth, qui affichait un cumulatif de moins-5 après 14 trous.

Rory McIlroy a pendant ce temps glisser au classement, lui qui montrait une carte de plus-5 après 14 trous, samedi. Il occupait alors le 12e rang avec un cumulatif de plus-2.

Un peu plus tôt samedi, le double champion du tournoi, Bubba Watson, qui a requis un boguey de Spieth afin de franchir le seuil de qualifications pour les rondes du week-end, fut le premier à s’élancer après avoir présenté un score cumulatif de plus-6 (150) après 36 trous. Il a joué 76 samedi pour se retrouver loin derrière

à plus-10.

Le thermomètre oscillait à 15 degrés Celsius en matinée, et il a grimpé jusqu’à 18 en milieu d’après-midi. Les prévisions météorologiques faisaient état d’un ciel ensoleillé accompagné de bourrasques de vent pouvant atteindre 30 km/h en après-midi, ce qui représente une amélioration par rapport aux pointes enregistrées à 48 km/h la veille.

Seuls quatre golfeurs ont joué sous la normale vendredi et aucun d’entre eux n’a signé une carte sous la barre de 70 pour la première fois depuis la troisième ronde du tournoi en 2007.

Mike Weir, le seul Canadien inscrit au Tournoi des Maîtres, n’a pas franchi le seuil de qualifications pour les rondes du week-end.

Jordan Spieth connaît ses premiers faux pas ne mène plus par un coup

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Jordan Spieth (Kevin C. Cox/ Getty Images)

AUGUSTA, Ga. – Une lutte entre deux des meilleurs golfeurs professionnels au monde se dessine pour la journée de samedi au Tournoi des Maîtres.

Si Jordan Spieth a maintenu son emprise sur le premier rang, il a connu ses premiers ratés du week-end et ramené une carte de 74, deux coups au-dessus de la normale. Son dossier cumulatif de 140, quatre coups sous le par, ne lui confère plus qu’un seul coup d’avance sur Rory McIlroy.

Le champion en titre avait pourtant amorcé sa journée sur les chapeaux de roue, inscrivant des oiselets aux premier et troisième trous pour porter sa fiche globale à moins-8.

Spieth a cependant commis un double boguey au 5e, à la suite de quatre coups roulés, et des boguey consécutifs sur les 9e et 10e verts pour glisser à moins-5. Il est revenu à moins-6 à la suite d’un oiselet au 15e, une normale-5, avant de perdre aussitôt un coup au 16e et un autre au 17e.

Il a mis fin à sa journée en calant un important roulé de 14 pieds pour la normale.

Même si Spieth a réalisé un record du tournoi en occupant le sommet du classement à l’issue de six rondes d’affilée, le Texan de 22 ans ne semblait pas avoir envie de célébrer.

« Je suis toujours en tête. Il n’y a rien de mieux que d’être le meneur. Mais à chaud, en ce moment, je suis un peu déçu. C’est ce qui va arriver lorsque vous inscrivez un score de plus-2 lors des trois derniers trous. »

Quant à McIlroy, à qui il manque le Tournoi des Maîtres pour boucler le Grand Chelem en carrière, il a signé une carte de 71 grâce à cinq oiselets. Il a connu ses meilleurs moments à mi-chemin du neuf de retour, retranchant un coup à la normale aux 13e, 15e et 16e trous.

« Je sais que je me trouve en bonne posture avant les rondes du week-end, a déclaré McIlroy. Et j’en suis heureux. »

Le deuxième parcours s’est joué dans des conditions climatiques difficiles, à un point tel qu’aucun golfeur n’a inscrit un score inférieur à 70. Il s’agit d’une première depuis la troisième ronde en 2007. Les vents devraient être encore plus forts samedi.

Le Néo- Zélandais Danny Lee (74) et l’Américain Scott Piercy (72) se partagent le troisième rang avec des scores cumulatifs de 142, deux sous le par.

Seulement trois autres golfeurs, le Japonais Hideki Matsuyama (72), l’Américain Brandt Snedeker (72) et le Danois Soren Kjeldsen (74) présentent des scores cumulatifs inférieurs à la normale.

Sept autres sont à égalité avec le par, dont Dustin Johnson (71), Sergio Garcia (75) et Bryson Deschambeau, un amateur.

Dechambeau semblait vouloir se tailler une place au sein du peloton de tête et même ramener une carte inférieure à 70. Mais un triple boguey sur le 18e vert est venu gâcher ce qui avait été une solide ronde de golf jusque-là.

Le Californien de 22 ans, vainqueur des championnats amateurs des États-Unis et de la NCAA l’an dernier, a finalement dû se contenter d’une ronde de 72, une deuxième consécutive. Il aura toutefois l’occasion de vivre la frénésie d’un week-end à Augusta.

Et malgré une ronde de 73, l’Australien Jason Day, numéro un mondial, demeure dans la course avec un score cumulatif de plus-1. Il fait partie d’un groupe de huit golfeurs qui accusent cinq coups de retard.

« C’est comme si nous jouions à l’Omnium des Étast-Unis où nous devons nous battre pour survivre. Et je fais de mon mieux en ce moment, pour survivre », a déclaré Day.

Plusieurs grands noms du golf et de l’histoire du tournoi n’ont pas réussi à survivre. C’est le cas du Canadien Mike Weir (plus-10), des Américains Phil Mickelson (plus-7), Zach Johnson (plus-8) et Ricky Fowler (plus-9), du Sud-Africain Ernie Els (plus-9) et du vénérable Tom Watson.

Après un respectable score de 74 jeudi, le double vainqueur à Augusta a été incapable de maîtriser le parcours et les vents, en route vers une carte de 78.

« Je suis content de ne plus avoir à compléter 18 trous », a déclaré Watson, qui a reçu une chaleureuse ovation des spectateurs assemblés autour du 18e vert.

Mickelson et Johnson ont fait pire que Watson, terminant avec des scores respectifs de 79 et 80.

Le seuil de qualification en vue des rondes de samedi et de dimanche s’est établi à plus-6.