Victoire de fil en fil pour Anne-Catherine Tanguay en Floride
Anne-Catherine Tanguay ne pouvait vraiment demander mieux en ce début d’année en remportant avec distinction en Floride le tournoi de Victoria Hills inscrit a série National Women’s Golf Association.
La golfeuse de Québec a mené pendant les trois jours.
Ses cartes de 68, 71 et 71 sur le parcours situé entre Orlando et Daytona Beach lui ont valu un cumulatif de -6.
En dernière ronde, Tanguay a enregistré trois oiselets et commis deux bogeys.
C’est par la marge de quatre coups qu’elle a empoché le premier chèque de 2 500$ devant trois joueuses dont la Canadienne Jennifer Ha.
Championne du Canada dans les rangs amateurs en 2014, Augusta James a pris la 6e place à +2.
Équipe Canada dispute le Championnat amateur d’Amérique du Sud
LIMA, PÉROU ─ Quatre membres de la formation de développement d’Équipe Canada disputeront la 11e édition du Championnat amateur d’Amérique du Sud, du 21 au 24 janvier, sur le parcours péruvien du Lima Golf Club, hôte du tournoi pour la troisième fois.
Chez les hommes, le Canada sera représenté par Charles-Éric Bélanger (Québec) et Jack Simpson (Aurora, ON) tandis que chez les femmes, Grace St-Germain (Ottawa) et Hannah Lee (Surrey, C.-B.), seront de la partie. Les quatre Canadiens en seront à leur première participation à ce tournoi de 72 trous en parties par coups.
En 2015, l’Américain Scott Harvey avait remporté le titre individuel chez les hommes, le meilleur Canadien ayant été Blair Hamilton, d’Équipe Canada, qui avait terminé à égalité en 12e place. Sofia Garcia, du Paraguay, avait été couronnée championne.
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Anne-Catherine Tanguay en tête en Floride
Anne-Catherine Tanguay a connu mardi un solide départ au tournoi Victoria Hills à la série National Women’s Golf Association.
Une performance de 68 sur le terrain de DeLand, situé entre Orlando et Daytona Beach, lui vaut la position de commande après la première des trois journées.
La recrue à la LPGA, qui agira dans un rôle de remplacement à ses débuts, partage le premier rang avec l’amateure Muni He.
Tanguay a connu de loin ses meilleurs moments en première moitié de parcours.
Elle a enregistré un premier oiselet au 5e vert avant d’enchaîner avec trois autres aux 7e, 8e et 9e.
Le reste de sa carte de -4 n’affiche que des normales ce qui en dit long de sa régularité.
Cette étape sert de préparation au grand circuit qui entreprendra ses activités 2016 à la fin du mois dans les Bahamas.
Profitez de la morte-saison pour améliorer votre forme
Bien des golfeurs prennent la route du Sud pour continuer à jouer pendant l’hiver, tandis que d’autres se résignent à « hiberner » jusqu’au retour du printemps. Au niveau des joueurs d’élite, cependant, l’hiver est l’occasion de se mettre en meilleure forme pour mieux relever les défis de la prochaine saison de golf. Nos jeunes golfeurs professionnels et amateurs en profitent pour travailler à devenir plus forts et plus souples afin d’effectuer les ajustements qui leur permettront de frapper la balle plus loin, plus droit, avec plus de constance. Il faut en effet vaincre nos limites physiques pour faire les changements qui bonifient notre jeu.
La période hors saison peut aussi servir de banc d’essai pour de nouvelles activités qui auront un effet positif sur votre jeu au golf. Nous vous recommandons les exercices suivants pour améliorer votre force, votre souplesse, votre équilibre et vos capacités cardiovasculaires.
À L’INTÉRIEUR
Au gym
Il suffit de s’abonner à un centre de conditionnement pour avoir accès à toute une panoplie d’appareils et participer à des séances de groupe qui entretiendront votre motivation pendant les mois de froidure. Si vous trouvez un gym où exerce un spécialiste de la force et du conditionnement qui est aussi compétent en matière de golf, ce sera un atout de plus. Concentrez-vous sur les exercices qui renforcent les muscles fessiers, les quadriceps, les abdominaux inférieurs et les muscles stabilisateurs du bassin et des omoplates.
À la maison
Tout ce dont vous avez besoin pour créer un gym à la maison, ce sont des bandes élastiques, un ballon d’exercice et un rouleau de mousse. Demandez à un spécialiste de la force et du conditionnement de vous préparer un programme utilisant cet équipement et axé sur les éléments à améliorer. Vous serez d’autant plus motivé que vous aurez payé pour un programme conçu sur mesure.
Yoga
Inscrivez-vous à un cours pour débutants dans un centre de yoga de votre localité. Certains offrent des séances destinées aux golfeurs, mais tout exercice de yoga portera fruit. Vous obtiendrez les meilleurs résultats en participant à deux séances par semaine et, à la fonte des neiges, peut-être serez-vous prêt pour un cours plus avancé.
À L’EXTÉRIEUR
Ski alpin
Croyez-le ou non, une journée sur les pentes de ski vous aidera à claquer la balle plus loin au printemps. Vos muscles fessiers, vos quadriceps et votre équilibre sont très sollicités quand vous dévalez la piste.
Ski de fond
Voilà une manière formidable d’améliorer votre équilibre et d’augmenter la force de vos jambes et de vos bras, ainsi que votre capacité cardiovasculaire, tandis que vous transférez votre poids d’un ski à l’autre. Le ski de fond est sans doute la meilleure activité hivernale pour s’entraîner au transfert de poids, crucial chez le golfeur.
Raquette
Vous pouvez ajuster le niveau de défi à volonté quand vous pratiquez ce sport. Ce peut être une longue randonnée à un rythme assez lent pour admirer les beautés de la nature tout en améliorant la force et l’endurance de vos jambes, et aussi de vos bras si vous utilisez des bâtons. Vous pouvez aussi choisir d’y aller plus vite et intensément pour accroître la puissance de vos jambes.
Quand l’aînée joue les cadets
Louise Glück, poétesse lauréate du prix Pulitzer, a écrit cette phrase fameuse à propos des sœurs : « De deux sœurs, l’une est toujours la danseuse, l’autre la spectatrice. »
Des liens de sororité très étroits unissent Brittany et Brooke Henderson, mais qui est la spectatrice et qui est la danseuse?
Brooke ayant obtenu sa carte du Circuit de la LPGA après sa victoire en août dernier, il est tentant de conclure qu’elle est la danseuse et Brittany, son aînée de six ans, la spectatrice.
Mais n’eût été la passion de Brittany pour le golf, il n’y aurait pas de Brooke. « Je regardais jouer ma sœur aînée et je voulais faire comme elle, explique Brooke. Grâce à elle, je suis une meilleure personne et une meilleure golfeuse. »
Brittany, une blonde pétillante dont le nom précède celui de Brooke sur un panneau de leur ville natale de Smiths Falls, en Ontario, a été la première des sœurs Henderson à s’initier au golf sur le parcours de neuf trous du Rideau Lakes Golf Club. Elle a été l’inspiration de Brooke.
Elle était la danseuse, Brooke la spectatrice.
« Mon père était toujours sur le terrain. Moi, je restais avec ma mère, mais j’aurais préféré être avec lui », se rappelle Brittany.
Enfin, à 9 ans, elle accompagne son papa, Dave, qui établit une règle pour sa fille : alors qu’il joue des tertres les plus reculés, Brittany jouera des plus avancés. Si Brittany réussit à égaler le coup de départ de son père à ses deux premiers coups, alors seulement elle pourra jouer avec lui.
Brittany réalisera vite son objectif, le dépassant même. Et la voici qui participe bientôt à des tournois des associations canadienne et américaine de golf junior, accompagnée de ses parents et de sa petite sœur Brooke.
« Nous avons commencé à jouer en bas âge, rien que pour le plaisir. Elle nous suivait, mon père et moi, et frappait de temps en temps la balle, raconte Brittany. Dès qu’elle a pris de l’assurance, elle a voulu jouer “pour vrai”. »
Brittany prend le golf très au sérieux durant ses années d’école secondaire et finit par décrocher une bourse de golf de l’Université Coastal Carolina, un établissement de taille moyenne, près de Myrtle Beach, qui se trouve être l’alma mater de Dustin Johnson. « Brittany était très motivée dans tout ce qu’elle entreprenait », rappelle Katie Quinney, sa monitrice de golf à Coastal Carolina. « Elle s’investissait complètement dans le golf et ses études. »
En 2013, elle est nommée golfeuse et athlète étudiante de l’année après avoir aidé son équipe à remporter le championnat de la Big South Conference. « Elle était un peu maniaque du golf, explique Quinney en souriant. Le dimanche, quand tout le monde était à la plage ou dans les boutiques, elle frappait des balles. C’était sa passion. »
Son diplôme en poche, elle devient professionnelle. L’année suivante, elle signe sa première – et à ce jour sa seule – victoire professionnelle, un tournoi du Sun Coast Ladies Tour en Floride dont la part du lion est de 5 000 $US. Cette semaine-là, sa cadette Brooke porte son sac. Mais quand Brooke passe chez les pros en décembre 2014, c’est au tour de Brittany de remplir ce rôle de cadet quand son calendrier du Circuit Symetra le lui permet.
Même si l’Omnium britannique féminin coïncidait cette année avec un tournoi du Circuit Symetra, Brittany a choisi d’y porter le sac de Brooke qui terminera 61e ex æquo. « C’est moi qui en ai décidé ainsi, déclare Brittany. Je me suis dit que ce serait super d’aller là-bas. Ça n’a pas été une décision facile parce que, sur le Circuit Symetra, l’objectif est de faire assez d’argent pour finir l’année dans le top 10. »
Brittany a sacrifié des tournois du Circuit Symetra et des occasions d’y amasser des sous pour accompagner Brooke ou prendre part à des compétitions sur le Circuit de la LPGA, comme le tournoi de Portland, remporté par Brooke, et l’Omnium féminin Canadien Pacifique. Mais elle a malgré tout tenu à compléter la saison du Circuit Symetra, où elle a cumulé à ce jour plus de 15 000 $ de gains, dans l’espoir – qui sera déçu – de se classer parmi les 10 premières et d’obtenir sa carte du Circuit de la LPGA.
Quinney, qui garde le contact avec Brittany, ne cesse de lui prodiguer ses encouragements. « Je lui rappelle qu’elle doit se montrer patiente et que le golf professionnel est un processus, dit-elle. Bien sûr, celui de Brooke se déroule en accéléré, mais de son côté, Brittany devance plusieurs membres de sa promotion. »
Quand Brittany transporte le sac de Brooke, les deux sœurs s’entendent comme larrons en foire. Sur le parcours, elles se racontent des blagues qu’elles sont sans doute les seules à comprendre. Brittany est toujours heureuse d’être aux côtés de sa meilleure amie. « Nous nous amusons beaucoup sur le terrain, avoue l’aînée. Bien sûr, nous prenons la partie au sérieux, mais nous tentons d’alléger l’atmosphère quand l’occasion se présente. »
Si l’avenir de Brooke est clairement défini depuis sa victoire en août, il reste à voir si Brittany restera spectatrice ou deviendra danseuse, elle aussi.
« J’adore jouer, mais j’adore aussi être cadette. Je suppose que je serai heureuse quoi qu’il arrive », conclut la jeune femme.
Fabian Gomez remporte l’Omnium Sony en prolongation contre Brandt Snedeker
HONOLULU – L’Argentin Fabian Gomez a réussi des oiselets sur les deux derniers trous pour remettre une carte de 62, huit coups sous la normale, dimanche, et a ensuite réussi son 11e oiselet de la journée au deuxième trou de prolongation pour battre Brandt Snedeker et remporter l’Omnium Sony.
Gomez a gagné pour la deuxième sur le circuit de la PGA, et ne l’a pas eu facile cette fois.
Il a enfilé sept oiselets de suite au milieu de la ronde, mais il a laissé Snedeker venir de l’arrière avec deux bogueys. Il a ensuite calé un roulé de 10 pieds pour l’oiselet au 17e et un autre de 20 pieds au 18e pour atteindre un score cumulatif de moins-20.
Snedeker a réussi l’oiselet au 18e trou pour jouer 66 et forcer la tenue d’une prolongation. Il a raté un roulé de 10 pieds au 18e en prolongation pour concéder la victoire à Gomez.
Le Canadien Graham DeLaet a terminé à égalité au septième rang à moins-14 tandis que son compatriote Adam Hadwin a conclu au 67e échelon à moins-5. Nick Taylor, de Winnipeg, a pris la 74e position à moins-1 alors que David Hearn, de Brampton, a terminé à moins-3.
Corey Conners remporte le volet individuel des qualifications du PGA TOUR latino-américain
SEBRING, Floride ─ Corey Conners, membre de la formation Jeune pro d’Équipe Canada, a remis une carte de 70, moins 2, pour remporter samedi les honneurs individuels du tournoi de qualification du PGA TOUR latino-américain au Sun ‘N Lake Golf Course de Sebring, en Floride.
L’Ontarien de Listowel a terminé le tournoi à moins 10 (74-67-67-70) pour devancer de deux coups un trio d’Américains. Grâce à cette victoire, Conners, 24 ans, diplômé de l’Université Kent State, obtient sa carte de membre à part entière du circuit latino-américain.
Durant la saison 2016, Conners disputera des tournois sur le PGA TOUR latino-américain et sur le Circuit Mackenzie-PGA TOUR Canada.
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René Angélil a aussi laissé sa marque au golf
Précisons une affaire: fausse la rumeur que René Angélil ait mis la main sur le Mirage parce que vexé que lui et ses amis aient été refusés à un club privé.
«L’histoire est plutôt que notre départ à 7h le matin a dû être reporté en raison du mauvais temps. Lorsque le ciel s’est éclairci à 9h, le préposé nous a dit que nous devrions attendre à 14h. C’est alors que j’ai suggéré à René, pas très heureux, d’aller au Mirage où j’étais membre», raconte Michel Bergeron.
La suite n’a pas tardé.
«René a terminé sa terminé avec 78 et comme vous savez lorsqu’on joue bien, il a trouvé le terrain si bien qu’il est devenu d’abord membre et co-actionnaire», poursuit le Tigre.
C’est en 1997 que le couple Dion-Angéllil a fait l’acquisition complète des 36 trous de Terrebonne de Jacques Rousseau.
Lorsqu’on dit que René Angélil était une personne de flair, il est allé chercher René Noël comme directeur général, qui lui a embauché Debbie Savoie-Morel.
Quand vous entendez aussi dire qu’il est quelqu’un de fidèle, les deux sont toujours là et le resteront..
Jamais le couple Dion-Angélil n’a hésité à investir et à faire du Mirage un modèle au point que les autres clubs privés ont du moderniser leur parcours ou le pavillon et souvent les deux pour garder la cadence.
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Céline a vite attrapé la piqure du golf avant la naissance des enfants. René a bien sûr beaucoup joué.
Même au plus intense de la carrière planétaire de Céline et malgré les invitations pour fouler les terrains avec Tiger, Arnie et Phil, les vacances au Mirage l’été pour retrouver les boys étaient sacrées.
René ne jouait pas au propriétaire. Il n’avait pas le temps étant trop occupé à mener sa ligue de golf de 40 compétiteurs. Quelques parties de poker ont suivi, mais bon…
« René jouait avec n’importe qui. Ils nous recevait si bien qu’on prenait tous dix livres avec les repas copieux », d’enchaîner Michel Bergeron.
Sa générosité dans les tournois servant à lever des fonds était inégalée.
«René finançait la journée du Mirage pour les maladies du cœur. Lors d’un autre tournoi, il avait tout acheté dans un encan pour aider un organisme. Comme la facture dépassait les 200 000$, il avait dit aux organisateurs que Feeling (sa compagnie de production) allait envoyer un chèque le lendemain matin. Et quand les gens ont demandé où livrer la marchandise, il a leur dit que ce ne n’était pas nécessaire en suggérant de refaire un tirage ailleurs pour ajouter aux dons», continue Le Tigre.
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Fier du Mirage et très généreux comme tout le monde le dit dans les éloges, René Angélil a reçu plein de gens.
Longtemps actionnaires du manufacturier Callaway, Céline et lui se sont liés d’amitiés Annika Sorenstam qui les a visités quelques fois alors qu’elle était numéro un au monde.
Son voisin de la Floride, Jesper Parnevik, y a aussi été visiteur.
«Son rêve était de réunir Tiger Woods, Phil Mickleson et Jack Nicklaus qu’il connaissait. Je vous assure que cela aurait fonctionné n‘eut été de la sa maladie», garantit Michel Bergeron.
Sylvester Stalone, Michel Sardou, Englebert Humperdink, Bruce Willis, Samuel L. Jackson et Bon Jovi au cinéma ou dans la chanson, tout comme Oscar de la Hoya, Sidney Crosby et Mario Lemieux sont parmi ceux qui ont frappé la petite balle blanche au Mirage.
Il ne faudrait pas oublier un moment tout à fait unique avec Muhammed Ali, lequel s’était arrêté au Mirage en se rendant en Afrique du Sud.
Lors d’un dîner privé, Céline nourrissait «The Greatest» avec la cuillère, celui-ci tremblant trop. René débordait d’admiration pour le champion.
Ali était son héros (avec Maurice Richard) et sachez que les deux avaient le même âge.
Alors qu’Ali a eu 74 ans le 17 janvier, René Angélil aurait eu les siens le 16.
Brandt Snedeker joue 65 et prend la tête par un coup à l’Omnium Sony
HONOLULU – Brandt Snedeker a de bonnes sensations sur ses élans et réussit plusieurs roulés, une situation qui lui a permis de prendre les devants après 36 trous à l’Omnium Sony.
Snedeker a évité les bogueys vendredi au club de golf de Waialae et il a remis une carte de 65 (moins-5). Il détient un coup d’avance sur Kevin Kisner, qui a terminé sa journée avec un aigle à son dernier trou pour une ronde de 66.
Snedeker se retrouve à moins-12.
Un total de 15 joueurs sont séparés par seulement quatre coups à mi-chemin du tournoi. Zach Johnson et Luke Donald se retrouvent parmi les poursuivants à moins-10.
Vijay Singh, qui célébrera son 53e anniversaire de naissance le mois prochain et qui pourrait devenir le plus vieux golfeur à gagner un tournoi de la PGA, a inscrit un score de 69 et se retrouve à quatre coups de Snedeker.
Graham DeLaet, de Weyburn, en Saskatchewan, a connu la meilleure ronde du tournoi en jouant 62 et il a grimpé à égalité au 36e rang à moins-5. David Hearn, de Brantford, en Ontario, suit à moins-4 après une ronde de 71. Nick Taylor, d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, a bouclé sa ronde en 68 coups pour aboutir à égalité au 66e rang à moins-3, tout comme Adam Hadwin, aussi d’Abborsford, après une ronde de 66.
Le trou d’un coup, un mystère insoluble?
L’automne dernier, après avoir joué au moins 800 parties de golf dans ma vie, j’ai vu pour la première fois un trou d’un coup. Au terme de sa parabole impeccable, la balle est tombée 10 pieds devant le trou et s’est mise à rouler droit sur le drapeau.
Dan Poppers, l’auteur de l’exploit, rouspétait au départ parce qu’il avait trouvé un fer 7 pour dames dans le sac de bâtons qu’il venait de louer au club Bear Trace de Cumberland Mountain, un superbe parcours signé Nicklaus, à l’ouest de Knoxville, au Tennessee. Au 14e trou, il s’est enfin décidé à utiliser ce fer, malgré tout, et grand bien lui en prit. Il ne s’attendait toutefois pas à un tel résultat et regardait ailleurs quand sa balle est tombée au fond de la coupe.
Poppers croyait que son arc-en-ciel vers le drapeau s’arrêterait à un ou deux pieds du trou. Il était donc penché vers le sol, en train de ramasser son tee, quand il nous a entendus hurler, Rick, Eric et moi. Nous l’avons félicité et, imperturbable, il est retourné à la voiturette pour inscrire 1 sur sa carte de pointage. Il ne montrait aucune émotion, mais c’était la première fois, à 69 ans, que ce mordu de golf claquait un as. Personne n’était dupe de son flegme.
Au pavillon, après la partie, on lui a offert un drapeau de Bear Trace et nous l’avons tous autographié avec un petit mot célébrant l’occasion. Ce n’est qu’à ce moment-là que Poppers a vraiment mesuré l’immensité de la chose. Ne pouvant plus se contenir, il a appelé ses enfants tour à tour pour leur raconter en détail son glorieux trou d’un coup.
Deux semaines plus tôt, lors du tournoi The Barclays au Plainfield Country Club, Brian Harman avait calé sa balle au 3e trou à partir du tertre, à 183 verges de là. Onze trous plus loin, il épatait de nouveau la galerie en réussissant l’impossible, plaçant sa balle au fond de la coupe de quatre pouces et quart de diamètre à une distance de 218 verges.
C’est comme apercevoir un fou à pieds bleus (Sula nebouxii) dans l’hémisphère nord ou enfiler un panier de basket à partir de la ligne de fond opposée : le trou d’un coup est l’équivalent golfique du gros lot à la loterie, et le fait qu’un golfeur en fasse deux dans une même partie est presque inimaginable. C’était la troisième fois seulement dans son histoire que le PGA TOUR enregistrait un tel exploit stupéfiant.
Si la tradition veut que le golfeur paie la tournée au bar du pavillon, les précédents sont rares, en matière de doublé. Harman a donc dû défoncer son budget pour régaler de 300 bières et d’une bouteille de Crown Royal la foule des médias. Il avouait le lendemain au Dan Patrick Show : « Je ne souhaiterais pas une telle facture de bar à mon pire ennemi. »
Les chances de faire comme Harman et de réussir deux as en une partie sont quasiment nulles. Le magazine Golf Digest en a déjà calculé les probabilités à une sur 67 millions, cinq fois moins que les chances de gagner le gros lot à la 6/49!
Et pourtant, c’est arrivé à Claude Fraser le 18 juillet dernier, lors d’une partie amicale à quatre, au Club de golf L’Émeraude de Drummondville.
« Dans le trou!!! »
Afin de comprendre cette étrange rencontre de la magie, de la raison et du hasard des verts favorables au roulement de la balle, conjoncture qui permet à l’as de se matérialiser, j’ai consulté une firme d’experts en calcul actuariel des chances au golf.
EPA Ultimate Concepts, une entreprise de Calgary qui se spécialise dans l’indemnisation des prix, assure chaque année des milliers de concours de trou d’un coup, allant du défi à 2 000$ jusqu’au gros lot d’un million de dollars qui change une vie.
« Selon nos calculs, les probabilités qu’un golfeur moyen joue un as en tournoi masculin [sur un trou de 150 verges] sont de 1 sur 15 000 », explique Alan Vinet, directeur général d’EPA.
Dans une ligue où les golfeurs jouent régulièrement le même parcours, les chances s’améliorent, atteignant environ 1 sur 10 000.
La bonne étoile
En fin de compte, il suffit simplement d’être très chanceux, et ce facteur prend souvent le pas sur l’habileté. « J’analyse tous les trous d’un coup qui se produisent, car en plus de vendre des assurances, j’enquête sur les réclamations, et les handicaps des golfeurs chanceux varient considérablement », rapporte Vinet.
Après avoir examiné autant d’occurrences, Vinet ne s’étonne plus de rien : la balle a rebondi sur un arbre pour tomber dans la coupe; elle a ricoché sur l’eau avant de frapper une roche pour aller rouler jusqu’au trou… Mais parfois, le coup frôle l’impossible, comme ce fut le cas pour ce gagnant de 100 000$ arrivé à la dernière minute, les chaussures à peine lacées, pour un tournoi à départs simultanés.
Le vent soufflait en rafales de 60 km/h et le trou était bordé par une clôture hors limite. Il a frappé sa balle avec un bois no 4, un bâton peu commun, et sa balle filait vers la zone hors jeu quand le vent l’a repoussée sur le vert où elle a roulé une trentaine de verges avant de toucher le drapeau.
Fort de deux décennies d’expérience en assurance de trous d’un coup, EPA connaît quelques rares parcours éloignés des grands circuits où l’on a de meilleures chances de réussir l’exploit. J’ai beau insister, Vinet refuse de me les révéler.
« Il y en a un dans l’Est, et un autre dans l’Ouest », se contente-t-il de dire.
Déjouer le sort
« Tout ce que je sais de plausible à propos des golfeurs qui ont réussi davantage de trous d’un coup que la moyenne, c’est qu’ils frappent la balle avec un crochet », explique Stephen Johnston, partenaire fondateur de Global Golf Advisors, un cabinet conseil œuvrant auprès des parcours publics, des clubs privés, des promoteurs immobiliers et des villégiatures, et qui a repris la pratique golfique de KPMG.
Johnston parle d’expérience : en plus d’être une sommité en analyse opérationnelle et solutions d’affaires pour l’industrie du golf, il est le Roi des as au Canada, avec un total faramineux de 51 trous d’un coup attestés à son nom.
Johnston a lancé son train d’as à 12 ans, quand il commençait à s’orienter sur les parcours et jouait des cartes à peine sous les 100. Cela s’est passé au 12e trou du Whitevale Golf Club, où le tertre de départ blanc est à 145 verges du drapeau, avec survol du ruisseau Duffin et fosse de sable devant le vert. Il jouait avec son père et deux amis de celui-ci. L’épisode est reste gravé dans sa mémoire.
« Pour moi, la balle était juste tombée dans le trou, raconte-t-il. Je ne jouais pas souvent et je ne mesurais pas la vraie signification de ce coup. Papa et ses amis étaient plus excités que moi. »
Le secret de ses prouesses, Johnston l’attribue au crochet mentionné plus haut et au tee bien enfoncé, où la balle touche presque le sol pour les normales 3. Il faut très bien viser, évidemment, mais le Roi des as tient aussi compte du roulement du vert avant de choisir sa cible d’atterrissage.
« Quand j’étais plus jeune, je visais le drapeau, tout simplement, explique-t-il. Plus tard, voyant que mes balles roulaient toujours après être tombées sur le vert, je me suis concentré sur la direction du roulement. Dois-je viser à gauche ou à droite de la coupe? »
Aussi simple que ça.