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Bae sonne la charge pour l’équipe internationale à la Coupe des Présidents

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Bae Sang-Moon (Chung Sung-Jun/ Getty Images)

INCHEON, Corée, République de – Bae Sang-moon n’a jamais ressenti autant de pression que vendredi à la Coupe des Présidents.

Il avait seulement défrayé les manchettes en Corée du Sud cette année pour avoir échoué dans sa tentative de prolonger son exemption du service militaire obligatoire. Il ignorait quel accueil lui réserveraient les spectateurs au Club de golf Jack Nicklaus de Corée.

Et Bae s’est retrouvé confronté à un coup roulé de 12 pieds essentiel pour la remontée de l’équipe internationale, tandis que la moitié de ses coéquipiers se trouvaient en bordure du vert et que des milliers de Coréens l’observaient à partir des tribunes.

« Je suis certain qu’il était nerveux. J’étais nerveux juste à le regarder, a confié son partenaire de jeu, Danny Lee. Il avait donc à faire un homme de lui, et à frapper cette balle de golf. »

L’explosion de joie lorsque celle-ci est disparue au fond de la coupe était viscérale, un moment qui restera gravé dans la mémoire de Bae et qui pourrait enfin permettre à l’équipe internationale d’offrir un bon défi aux Américains.

Ces derniers, qui menaient 4-1 après la première séance jeudi, ont ainsi vu leur avance être réduite à 5 1/2-4 1/2.

« Je pense qu’après hier (jeudi) les États-Unis croyaient probablement que ce serait une formalité, a confié le golfeur sud-africain Branden Grace. Nous avons tout donné et avons joué avec notre coeur. Nous sommes en bonne position présentement. Nous n’accusons qu’un point de retard, et vous savez, beaucoup de choses peuvent se produire. »

Bae a joué en compagnie de Lee dans ce match disputé selon la formule quatre balles et ils l’ont emporté par un point contre Rickie Fowler et Jimmy Walker. La formation internationale a ainsi remporté sa première séance par équipes en quatre ans pour s’approcher à un point des Américains. Il y aura quatre matchs en équipe de deux samedi qui mettront ensuite la table pour la ronde finale, dimanche.

« Le coup roulé que Sang-moon a réussi au 18e aujourd’hui était probablement le fait saillant de notre journée », a confié le capitaine de l’équipe internationale Nick Price.

Outre le coup roulé de Bae, Price a trouvé d’autres raisons de célébrer.

Louis Oosthuizen et Grace ont réussi trois coups roulés cruciaux au virage pour arracher une victoire de 4-et-3 à Jordan Spieth et Dustin Johnson, tandis que Charl Schwartzel et Thongchai Jaidee prenaient facilement la mesure du duo américain formé de Chris Kirk et Bill Haas _ qui ont dû se contenter de la normale, au mieux, pendant 13 trous.

Mickelson commet une bourde monumentale

Les États-Unis auraient pu mener par un écart plus important si Phil Mickelson avait appris les règlements.

La pénalité qui a surpris les deux capitaines _ le match est passé d’une égalité à deux points en faveur de l’équipe internationale en un seul trou _ a été imposée après que Mickelson eut ignoré un règlement portant sur la balle de golf.

Les golfeurs doivent conserver le même modèle de balle pendant une ronde complète, dans les matchs à quatre balles et dans ceux individuels. ‘Lefty’ n’a jamais songé à ça avant d’opter pour une balle plus ferme qui lui aurait permis d’atteindre le vert du septième trou, une normale-5, en deux coups. C’est seulement lorsqu’il a croisé le capitaine américain Jay Haas qu’il a songé à lui demander si c’était correct.

Ça ne l’était pas.

« C’est ma responsabilité de savoir ça, a dit Mickelson. J’aurais dû au moins demander la permission avant d’effectuer mon coup de départ. »

Dans ce genre de compétition, la pénalité est un ajustement d’un trou _ un point est accordé à l’autre équipe. Le comité en charge de l’application des règlements a rendu la situation encore pire en mentionnant à Mickelson qu’il ne pouvait pas compléter le trou, et en conséquence l’Américain a ramassé sa balle. C’est seulement quelques minutes plus tard que le comité a réalisé que Mickelson aurait pu le compléter, puisque la pénalité avait déjà été décernée.

Les Américains connaissent un départ canon à la Coupe des Présidents en Corée

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Zach Johnson, Jason Day, Phil Mickelson, Steven Bowditch (Harry How/ Getty Images)

INCHEON, Corée, République de –  La Coupe des Présidents n’était pas vieille d’une heure que Nick Price levait les yeux vers le tableau indicateur et était déjà pris de sueurs froides.

Le tableau était tout bariolé du rouge identifiant les États-Unis.

Et il n’y avait pas beaucoup de choses que Price ou l’équipe internationale pouvait faire pour renverser la tendance jeudi, à l’occasion de la première journée de compétitions _ qui fut à sens unique comme tant d’autres auparavant.

Phil Mickelson et Zach Johnson ont couronné une journée de travail aussi anodine que leur poignée de main, et les Américains se sont forgé une avance de 4-1 après les matchs disputés selon la formule quatre balles au cours de laquelle ils n’ont jamais tiré de l’arrière, sauf dans celui qu’ils ont perdu.

L’équipe internationale était en faveur de la décision des organisateurs de réduire le nombre de matchs _ il est passé de 34 à 30 _ afin de garder l’intérêt jusqu’au bout. Après une journée, il est assez facile de constater qu’un match de moins jeudi n’aurait pas fait de tort.

Les Américains, qui n’ont perdu la Coupe des Présidents qu’une seule fois depuis sa création en 1994 et qui convoitent un sixième titre d’affilée, mènent à l’issue de la première journée pour la cinquième fois consécutive. Cet écart est le plus important depuis celui de quatre points enregistré au club de golf Royal Montréal en 2007.

Ça signifie que les cinq matchs de quatre balles qui seront présentés vendredi deviennent encore plus importants.

Circuit LPGA

Alison Lee et Xi Yu Lin se partagent la tête de l’Omnium de Malaisie

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Alison Lee (Stanley Chou/ Getty Images)

KUALA LUMPUR, Malaisie – Alison Lee a joué 65 (moins-6) jeudi pour se hisser en tête à l’issue de la première ronde de l’Omnium de Malaisie.

Il s’agissait de son premier tournoi depuis sa première participation – très émotive – à la Coupe Solheim.

Lee a calé cinq oiselets lors des huit premiers trous sur le parcours du Kuala Lumpur Golf and Country Club, et elle a retranché un autre coup à la normale sur les verts nos 12 et 14. L’étudiante de 20 ans à l’Université de la Californie à Los Angeles a commis un boguey au 17e trou, une normale trois, et _ après un orage qui a traversé le secteur et interrompu la ronde pendant trois heures _ s’est contentée d’une normale au 18e.

À la Coupe Solheim le mois dernier en Allemagne, Lee a fondu en larmes après que Suzann Pettersen ait demandé que l’Américaine soit pénalisée pour avoir ramassé sa balle alors qu’elle croyait qu’un court coup roulé lui était concédé dans son match disputé selon la formule quatre balles. Furieux, les États-Unis sont venus de l’arrière et ont battu l’Europe pour concrétiser la plus importante remontée de l’histoire du tournoi. Lee l’a couronnée en remportant son match individuel.

La Chinoise Xi Yu Lin a rejoint Lee en tête à 65.

Michelle Wie suit un coup derrière en compagnie de la championne en titre Shanshan Feng, Yani Tseng et Chella Choi. Wie a réussi huit oiselets et commis trois bogueys. Feng a glissé au deuxième rang après avoir requis trois coups roulés pour faire disparaître sa balle au fond de la coupe du dernier vert et enregistrer un boguey.

La favorite, Inbee Park, vainqueure en 2012, est à égalité en 10e place après avoir signé une carte de 68. Elle a gagné deux tournois majeurs cette saison et est à égalité avec la deuxième joueuse mondiale, Lydia Ko, pour le nombre de victoires acquises sur le circuit cette année avec quatre.

Ko a joué 71. La Néo-Zélandaise de 18 ans a enregistré deux victoires consécutives cette saison à l’Omnium canadien féminin et au Championnat Évian, où elle est devenue la plus jeune championne d’un tournoi du Grand Chelem.

Aucune golfeuse canadienne n’est inscrite à cette compétition.

Ce tournoi est le premier d’une série de cinq en Asie. Le Championnat KEB Hana Bank sera présenté la semaine prochaine en Corée du Sud, et il sera suivi d’escales à Taïwan, en Chine et au Japon.

Blog Règles et situations de jeu

Pour le plaisir, oublions le score

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(Golf Canada Magazine)

De ce côté-ci de l’Atlantique, on se préoccupe beaucoup du score final, trop selon certains. Peut-être devrions-nous renverser cette tendance et prendre l’habitude de jouer d’autres formules de parties, question d’avoir plus de plaisir sur le parcours. Essayez des parties par trous, des jeux Stableford ou encore des compétitions par équipe combinant les formules. Ces formes de jeu mettront du piquant dans vos compétitions amicales.

PARTIE PAR TROUS :

On ne peut vraiment apprécier ce type de partie qu’en le jouant souvent. Dans une partie par trous, le match se joue trou par trou. L’équipe qui termine un trou avec le moins de coups le remporte. Si on applique le Système de handicap à ce genre de compétition, le meilleur score net gagne le trou. En général, l’équipe qui mène par un nombre de trous supérieur au nombre restant à jouer remporte le match. Dans un match simple (un contre un) avec handicap, Golf Canada recommande d’utiliser 100% du handicap de parcours de chacun. Cette allocation de handicap fait en sorte que la compétition est équitable entre des joueurs au handicap différent. Le golfeur qui détient le handicap le plus élevé se voit attribuer la différence entre son handicap de parcours et celui de l’autre joueur, et ce dernier joue à zéro de handicap. Chaque année, Golf Canada doit répondre à de nombreuses questions concernant les parties par trous; voici celles qui reviennent le plus souvent :

  1. Pourquoi ne pas utiliser une allocation réduite (75% ou 80%) dans un match simple?
  2. Pourquoi ne pas permettre aux deux joueurs d’utiliser chacun leur plein handicap de parcours (chacun recevant les coups auxquels il a droit sur chaque trou) au lieu d’appliquer la différence?

Bien qu’il appartienne au comité en charge de la compétition de déterminer les allocations permises, voici ce qui risque de se produire dans un match simple. Pour une allocation à 80% du handicap, le joueur à 1 obtient 0,8 (arrondi à 1) et le joueur à 30 descend à 24. Peut-on alors parler de match équitable entre ces deux joueurs? Pour répondre à la deuxième question, il n’est pas permis d’appliquer le plein handicap de chacun selon l’ordre de répartition des coups sur la carte de scores. Cet ordre est établi en fonction des trous où le joueur ayant le handicap le plus élevé aura besoin de coups pour atteindre l’équité avec un adversaire plus habile. Si chacun utilise son plein handicap de parcours, le joueur plus habile obtient un net avantage sur les trous où les deux joueurs reçoivent un coup. Les calculs savants effectués par les experts ont contribué à établir un système fondé sur l’équité. Le fait de déroger à ces recommandations porte atteinte aux objectifs même du modèle mis au point à partir de données statistiques sérieuses et vérifiées.

Saviez-vous qu’il existe plusieurs types de parties par trous, certaines formes de jeu vous permettant même de jouer la balle de votre partenaire ou encore d’utiliser le total des scores de l’équipe sur chaque trou? Consultez la Section 9-4 du Manuel de handicap de Golf Canada (accessible en ligne); on y présente en détail différentes formes de jeu.

STABLEFORD :

Chez nos amis d’Australie, le Stableford est la forme de jeu la plus en vogue. La tenue des scores est simple, les points étant décernés, en fonction du tableau qui suit, par rapport à un score brut ou net déterminé à l’avance (habituellement la normale) pour chaque trou. Les points s’accumulent et le plus haut total au terme de la ronde détermine le gagnant.

Il existe aussi une forme modifiée du Stableford, popularisée dans certains tournois de la PGA, selon le système de points suivant :

  • Albatros : 8 points
  • Aigle : 5 points
  • Oiselet : 2 points
  • Normale : 0 poins
  • Bogey : -1 point
  • Double Bogey ou plus : -3 points

QUATRE BALLES :

Les parties à quatre balles sont très populaires chez les golfeurs qui aiment avoir le soutien d’un partenaire. Dans cette forme de jeu, qu’on appelle souvent « meilleure balle », chacun joue sa propre balle et le meilleur score des partenaires détermine le score de l’équipe pour le trou. C’est parfois rassurant de pouvoir compter sur un partenaire lors d’une mauvaise séquence ou pour augmenter son niveau de confiance sur un coup roulé. Le jeu par équipe est intéressant pour la stratégie, la camaraderie et la détente. Les tournois membres-invités des clubs adoptent souvent cette formule qui se joue autant par trous que par coups.

Les avantages des formules Stableford, par trous ou quatre balles sont nombreux. Ces formules accélèrent le jeu car on n’a pas à se faire suer pour achever un trou particulièrement désastreux. Si notre score ne vaudra aucun point, ou s’il est impossible de faire mieux que notre adversaire ou notre partenaire pour le trou, on n’a qu’à ramasser sa balle et à poursuivre au prochain trou. Dans les compétitions sérieuses, tout comme dans les rondes entre amis, le rythme de jeu est d’autant plus rapide. Si vous avez de la difficulté à obtenir une bonne participation des membres aux divers championnats de club, essayez la formule Stableford qui pourrait en intéresser plusieurs.

De plus, les nouveaux adeptes du golf et les gens qui présentent un handicap élevé apprécient les différentes formes de jeu par équipe. On est souvent moins intimidé par le jeu et on ressent moins de pression quand on peut compter sur un partenaire.

Il serait grand temps de populariser les parties par trous et le jeu par équipe. Lors de vos prochaines rondes, essayez une nouvelle formule de jeu et encouragez votre club ou votre ligue à faire de même. Tous ces types de parties sont joués sous une forme ou une autre sur les circuits professionnels, par exemple lors de la Coupe Solheim, de la Coupe Ryder et de la Coupe des Présidents, et les membres des équipes ne semblent pas s’ennuyer du tout, au contraire!


Pour le plaisir, oublions le score

Cet article a été publié dans l’édition de septembre 2015 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image à la gauche.

Coupe des Présidents : un fer droit plus court pour Adam Scott

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Adam Scott (Jared C. Tilton/ Getty Images)

La méthode avec laquelle Adam Scott se sert de son fer droit long sera interdite dans trois mois et il ne voyait aucune raison d’attendre plus longtemps.

Scott a utilisé un fer droit conventionnel lors d’une ronde d’entraînement de la Coupe des Présidents, lundi, et il a assuré que, cette fois-ci, il ne reviendrait pas sur sa décision. L’Australien a passé les cinq dernières semaines à s’entraîner avec un nouveau fer droit et une prise entrelacée aussi confortable que celle utilisée avec son fer droit long, il y a quatre ans.

Le jeu court n’a jamais été une de ses forces, mais sa 158e position dans l’une des principales catégories pour évaluer le jeu sur les verts cette saison constitue son pire résultat depuis qu’il a utilisé un fer droit conventionnel, en 2010. L’organisme qui régit le golf sur la planète a adopté un nouveau règlement qui sera en vigueur dès le 1er janvier prochain et qui empêchera le joueur d’accoter son fer droit long contre son torse. Scott a adopté le fer droit long en 2011 et a gagné le Tournoi des Maîtres deux ans plus tard.

Il s’était pointé à Doral, en début de saison, avec un fer droit conventionnel et avait fini quatrième. La semaine suivante, au Championnat Valspar, il avait toutefois raté le seuil de qualification et avait conclu à 13 coups de la tête à Bay Hill, ce qui l’avait incité à retourner au fer droit long.

CONSEIL : Coups de fosse de sable d’allée.

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Circuit des Champions

Rémi Bouchard retournera chez les Champions grâce au soutien

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Remi Bouchard (Chris Fry/ PGA du Canada)

Ajoutez le nom de Rémi Bouchard parmi les aspirants aux qualifications des grands circuits, cet automne.

« J’ai envoyé mon inscription au Circuit des Champions la semaine dernière », de déclarer Rémi Bouchard, rejoint au bureau de Golf Canada à Oakville, en Ontario, afin de participer à la réunion avec les associations provinciales à titre de responsable du Québec et du Nouveau-Brunswick au sein l’organisation nationale.

Même s’il y est allé aux sélections deux fois dans le passé, il a plus longuement hésité cette fois.

Des appuis décisifs

Il faut préciser que deux événements déterminants ont aidé le titulaire du Canada chez les professionnels séniors l’an dernier à aller de l’avant.

Les dates du premier des deux tours de sélection sont du 18 au 21 novembre, au Country Club de Soboba.

Pourtant un habitué d’Orange County, en Floride, Bouchard a opté, cette fois, pour la région de Palm Springs, en Californie.

« Un membre du Mirage, Jean-Louis Brault, m’a invité à demeurer à la résidence qu’il possède à Palm Springs pendant la durée », de raconter Bouchard, toujours associé au Mirage.

« J’ai aussi eu un donateur voulant demeurer anonyme qui a proposé de défrayer mon inscription (2 500 $), ce qui aide également», poursuit-il.

Le choix de la Californie, de préférence à la Floride et le Texas, en est un de style de jeu.

« Aux allées larges de la Floride, je préfère les terrains plus étroits de la Californie. J’aime mieux leur gazon californien », explique-t-il.

Un mois d’octobre occupé

Le temps de préparation ne sera pas énorme pour Bouchard, avec plusieurs dossiers à fermer à l’automne.

Aussi président de la PGA du Québec, Bouchard aura une annonce majeure à expliquer lors de l’assemblée annuelle des pros, le 20 octobre, au Mirage.

Le mode opérationnel existant depuis toujours va changer!

« J’arriverai en Californie une semaine plus tôt pour me préparer. Mon jeu long est bon. J’ai pris la cinquième place au Championnat du Québec (à Montcalm, il y a quelques semaines) malgré un fer droit très ordinaire. Souhaitons que la belle météo se poursuive tout le mois d’octobre afin de frapper des balles et m’entraîner », de terminer Bouchard.

La finale chez les Champions suivra du 1er au 4 décembre à Scottsdale, en Arizona.

À propos de Jean Laforce, du Champêtre, son intention est de retourner à la qualification du circuit sénior européen.

Blog Gordon et le golf

Place à la relève

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Michelle Kim et Charles-Éric Bélanger

Charles-Éric Bélanger fait preuve d’une attitude enviable à l’égard du golf.

« Le golf est ma passion et chaque balle que je frappe, chaque coup que j’exécute me procure une sensation spéciale, dit-il. Grâce au golf, aussi, je rencontre des gens et je me fais des amis partout. J’aime tout ce qui touche au golf. C’est un sport super, j’adore ça. »

Voilà une vision aussi évoluée qu’équilibrée pour n’importe qui, mais c’est encore plus impressionnant quand elle est formulée par un jeune de 16 ans.

En août dernier, Bélanger est devenu le premier Québécois à remporter le Championnat canadien junior masculin depuis 1976. Et il est le septième joueur seulement à rafler les titres junior et juvénile la même année depuis l’introduction de la compétition juvénile, en 1970. De ces sept, il est le troisième à réaliser l’exploit dans sa province natale.

Mais ça n’a pas été facile. Il lui a fallu une prolongation d’un trou pour coiffer l’Ontarien Maxwell Sear, d’Unionville, au Club de golf Summerlea de Vaudreuil-Dorion. Raphaël Lapierre-Messier de Saint-Jean-sur-Richelieu (QC) et Henry Lee de Coquitlam (C.-B.) ont terminé ex æquo au troisième rang.

« Je suis très fier d’avoir remporté le championnat national, a déclaré Bélanger. C’est tout un honneur pour moi. Et c’est une formidable réalisation d’avoir atteint cet objectif que j’ai eu tout au long de ma carrière junior. »

Le jeune champion reconnaît que son père, Patrick, est sa source d’inspiration. Membre du Club de golf Royal Québec, ce dernier a initié son fils au golf quand il avait huit ans et, quelques années plus tard, « j’ai commencé à tomber en amour avec le golf, raconte Éric. Vers 11 ans, je me suis mis à jouer dans des tournois pour le plaisir et j’ai alors goûté à la compétition. Mon père n’a jamais exercé de pression sur moi, mais il m’a toujours soutenu. »

Bélanger attribue une bonne part de ses progrès à l’Académie de golf Fred Colgan qui est associée à son école secondaire, l’Académie Saint-Louis, à Québec.

Le prochain objectif de Bélanger est de faire partie de la formation de développement d’Équipe Canada et il espère que ses succès au golf lui vaudront une bourse d’études dans une université membre de la NCAA. Il souhaite d’abord recevoir une bonne éducation avant de songer à devenir professionnel.

« Comme me l’a toujours dit mon père, raconte-t-il : “Travaille fort et amuse-toi. N’oublie jamais de sourire, le golf est un jeu.” » Avec une telle sagesse parentale derrière lui, pas étonnant que Charles-Éric Bélanger soit si mature.

Également en août, Michelle Kim de Surrey (C.-B.) a couronné une superbe année de golf en remportant le Championnat canadien junior féminin au Deer Park Golf Course de Yorkton, en Saskatchewan. Membre de la formation de développement d’Équipe Canada, la golfeuse de 18 ans s’était donné une avance de quatre coups après 54 trous après une troisième ronde de 69 (moins 4); elle a bouclé le championnat avec un pointage combiné de 286 (moins 6).

« C’est sans doute ma plus belle réalisation à ce jour », a déclaré Kim, qui est actuellement en première année à l’Université de l’Idaho. C’est une sensation incroyable parce qu’il s’agit de mon dernier tournoi chez les juniors et aussi parce que j’ai travaillé tellement fort. »

Hannah Lee, également de Surrey, a conclu sa dernière ronde avec deux coups sous la normale et s’est assuré l’exclusivité de la deuxième position à moins 4 pour le tournoi. La golfeuse de 15 ans a ainsi remporté le titre de championne juvénile. Sa première ronde de 66 avait établi un record de parcours en compétition.

Le premier trio au classement final comptait en outre la membre de la formation de développement d’Équipe Canada Naomi Ko, 17 ans, de Victoria (C.-B.), qui s’est inscrite à l’Université de Caroline du Nord.

« Michelle semble réservée, mais elle est féroce », souligne Ann Carroll, entraîneure en chef de l’équipe féminine de développement. « Ses forces résident dans son jeu mental et le jeu court. Elle peut travailler des heures durant à peaufiner ses coups roulés et ne lésine pas sur le temps qu’elle passe au terrain d’exercice. »

Cette détermination et ce travail acharné ont porté fruits cette saison : en plus du Championnat canadien junior féminin, elle a aussi raflé les titres junior et amateur de Colombie-Britannique, ainsi que le Championnat junior de l’Ouest du Canada de l’Association canadienne du golf junior.


Place à la relève

Cet article a été publié dans l’édition de septembre 2015 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image à la gauche.

Charles Côté gagne le Championnat Ernie-Findlay

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Charles Côté (Jocelyn Falardeau/ AGP)

BEACONSFIELD, Que. – Charles Côté a remis une carte de 69, soit deux coups sous la normale, pour remporter les honneurs de la 63e présentation du Championnat Ernie-Findlay au club Beaconsfield.

Pour le golfeur de 24 ans affilié au club La Tempête, il s’agissait d’une première victoire chez les professionnels, lui qui avait écoulé ses deux premières années chez les pros sur les mini circuits de la Floride.

Côté a devancé par trois coups Iannick Lamarre (Whitlock), Jean-Hubert Trahan (Laval-sur-le-Lac) et Marc-Étienne Bussières (Longchamp). Un coup derrière, on retrouve Christophe Belair (Le Versant), Louis-Pierre Godin (Ki-8-Eb) et Marc-Antoine Lamoureux (La Vallée du Richelieu).

Le champion empoche 1200 $ tirés de l’enjeu de 5000 $ de ce championnat des professionnels adjoints, avant-dernière étape de la Série Prestige Jaguar Laval.

« Cette première victoire est le résultat des efforts des dernières années, a dit celui qui participera à la qualification du circuit PGA Tour Latinoamérica en janvier prochain. Je n’ai pas connu le succès espéré en Floride, mais je sens que je suis désormais sur la bonne voie. »

Le dernier événement de la Série Prestige aura lieu le 20 octobre, alors que le parcours Carolina du club Le Mirage accueillera le tournoi Pro-pro-pro TaylorMade adidas Golf, doté d’une bourse de 10 000 $.

 

Blog

Coupe des Présidents : Avantage États-Unis, à moins de découvrir un autre Seve…

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Jay Haas (Christian Petersen/ Getty Images)

Le retour de la Coupe des Présidents, cette semaine en Corée, ramène dans les discussions du 19e trou un de grands mystères de l’ensemble du sport.

Pourquoi les Américains gagnent-ils toujours (ou presque) cette compétition contre les Internationaux, alors qu’ils se font une spécialité de multiplier les déceptions en Coupe Ryder?

Les statistiques au cours des dix dernières présentations sont on ne peut plus révélatrices avec huit victoires, une seule défaite et un verdict nul pour les USA à la Coupe des Présidents versus un gênant et même très embarrassant dossier de 2-8 contre les Européens en Coupe Ryder.

Avec tout le respect envers Nick Faldo, Colin Montgomerie, Bernhard Langer, Lee Westwood, Jose-Maria Olazabal et Sergio Garcia comme chefs de file, les Internationaux n’ont jamais été piqués des vers non plus avec Greg Norman, Ernie Els, Retief Goosen, Nick Price et Vijay Singh, qui ont tous été couronnés au Grand Chelem.

Il ne faudrait pas oublier notre Mike Weir, à Royal Montréal en 2007, qui a disposé de Tiger Woods au 18e trou, alors numéro un au monde.

Le grand avantage des Européens est l’héritage spirituel laissé par Seveniano Ballesteros, ce que Tiger Woods et Greg Norman n’ont jamais réussi.

Encore une fois, les Américains partent avec l’avantage en Corée.

Après tout, leur capitaine Jay Haas, qui succède à Fred Couples cette année, aligne six des premiers joueurs au monde, à moins que Nick Price se soit découvert un Seve version australienne, ce qui n’est pas impossible Jason Day étant capable de grandes choses.

Maude-Aimée LeBlanc en situation de non-retour

Ajoutez Maude-Aimée LeBlanc aussi à suivre très attentivement cette semaine et la semaine prochaine au sprint final de la série Symetra.

Présentement 14e au classement des gains avec 44 809$, elle n’a plus que deux tournois pour combler un déficit de 7 505$ et revenir au 10e rang, qui vaudra une promotion automatique à la LPGA l’an prochain.

Quoique le défi ne soit pas impossible, il devient plus compliqué. Une trentaine de joueuses de la LPGA sont sur les rangs à Longwood, en Floride, avec le grand circuit ayant mis le cap sur l’Asie.

Sara-Maude Juneau et Anne-Catherine Tanguay se situent 26e et 33e avec des recettes respectives de 24 569$ et 20 651$.

À l’an prochain pour la PGA

Oubliez le retour des Canadiens Brad Fritsch et Roger Sloan comme membres permanents de la PGA en 2016.

Tout s’est terminé pour eux vendredi, au rendez-vous final du Circuit Web.com alors qu’Ils ont raté la coupure de la fin de semaine.

La conclusion fait d’autant plus mal à Fritsch, bien connu au Québec pour avoir fait son golf junior dans la province, puisqu’il a raté par un coup en commettant un bogey au dernier trou.

Des nouvelles de Hugo Bernard

Pourtant gratifié d’une bourse de l’Université du Tennessee, Hugo Bernard séjourne maintenant St. Leo, dans la région de Tampa, où il est allé rejoindre Joey Savoie.

Un détail académique a obligé ce changement de direction pour Hugo, en attente du feu vert de la NCAA qui doit autoriser le transfert.

22 030 000 $!

Voilà la fortune amassée (au jeu seulement) par Jordan Spieth à 22 ans, incluant le boni FedEx.

Tom a de la mémoire

Tom Watson refuse l’intronisation de la PGA of America cette année. La décision est prise par solidarité à l’ex-président Ted Bishop, forcé à démissionner l’an dernier.

Bussières exaucé

Marc-Étienne Bussières, qui a tout fait sauf gagner avec rien de moins que cinq deuxièmes places, dont une au Championnat canadien des adjoints, sera en territoire très connu lors des sélections du Circuit Web.com.

Il disputera la première étape en Alabama, du 13 au 16 octobre, là où il a passé quatre ans pour ses études universitaires.

Birdie!

Une très belle surprise attendait Philippe Mongeau, professionnel au club de Terrebonne, à son retour au travail après sa qualification au Championnat en équipe Nike, qui aura lieu aux Bermudes, cet automne.

« Les membres se sont cotisés pour lui payer son billet d’avion », nous apprend André Rousseau, dans Les Coulisses du sport.

Offre d’emploi

C’est parti avec le Club Beloeil, qui annonce être à la recherche d’un pro.

Brooke reste chez Ping

La jeune phénomène Brooke Henderson a procédé à pleins de changements récemment, en passant notamment des rangs amateurs (elle était 1ère au monde dans la catégorie) aux professionnels, où elle est devenue, à 17 ans, la troisième plus jeune gagnante de la LPGA.

Malgré les offres d’ailleurs, sachez qu’elle reste fidèle à son équipementier Ping, avec qui elle a signé un prolongement d’entente la semaine dernière.

Même si les termes ne sont jamais dévoilés, sachez que c’est de longue durée.

Ron, Ron, Ron!

De retour à l’animation de « Bonsoir les sportifs », Ron Fournier décrit de façon aussi humble que drôle ses sorties sur les parcours qu’il poursuit à l’automne.

« Je n’ai changé de cocheurs que trois fois, ce qui représente une très bonne saison dans mon cas », de dire le gaucher capable de très bien jouer.

De retour avec le CH et la PGA

Parlant de retour, mentionnons que Michel Lacroix, revient aux matchs du Canadien et au golf à RDS après un répit de deux semaines en Europe. C’était bien mérité comme congé!