Golf amateur

Les Carabins de l’UdeM sont en tête de la division féminine après trois rondes du Championnat des universités et collèges canadiens

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Sarah-Andréa Landry (Golf Canada Archive)

GUELPH, ON (Golf Canada) ─ L’équipe féminine de l’Université de Montréal s’est hissée en tête jeudi du Championnat des universités et collèges canadiens après trois rondes au club Cutten Fields de Guelph, en Ontario.

Les représentantes des Carabins ont inscrit un score cumulatif de 227 pour totaliser 696 après 54 trous, un coup de mieux que les Varsity Blues de l’Université de Toronto. Les représentantes du Rouge et Or de l’Université Laval ont totalisé 735 et n’ont pu se qualifier pour la ronde finale de vendredi qui n’accueillera que les six équipes les mieux classées.

Chez les hommes, les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique sont en tête à 861 après avoir présenté un cumulatif de 283 lors de la troisième journée. Ils devancent de six coups les Vikes de l’Université de Victoria. Le Rouge et Or est en quatrième place à 879 après avoir affiché 281 jeudi. Les Stingers de l’Université Concordia se trouvent au 10e rang et se sont qualifiés pour la ronde finale, à trois coups des Gee-Gees de l’Université d’Ottawa. Les Carabins et les Piranhas de l’École de technologie supérieure ont par contre raté la qualification, seules les 10 premières équipes obtenant leur visa.

Caroline Ciot, des Carabins, qui a signé jeudi une carte de 76, continue de dominer le classement individuel grâce à un total de 225 (72-77-76), plus 12. Elle a cependant été rattrapée par Brynn Tomie (Vikes) qui a remis une carte de 75. Alexandra Pelletier (Rouge et Or) occupe le troisième rang, à quatre coups des co-meneuses.

Les trois autres porte-couleurs des Carabins, soit Sarah-Andréa Landry, Julie Brossoit et Véronique Fortin-Latreille, se joindront à Ciot pour la ronde ultime.

Le classement individuel est également serré dans la division masculine. Evan Holmes (Thunderbirds) et Aaron Pauls (Cascades de l’Université Fraser Valley) sont à égalité en tête à 211 après avoir signé des cartes respectives de 66 et 68, un coup devant Truman Tai (Varsity Blues). Arthur Heinkelé (Rouge et Or) a réussi l’exploit du jour, une carte de 64, la meilleure de tout le championnat, ce qui le place à 213, à deux coups seulement des co-meneurs.

« J‘ai effectué quelques très bons coups mais j’ai aussi commis de grosses fautes », a déclaré le Français qui a notamment réussi un aigle au 10e trou, une normale 4, après avoir touché la cible à 146 verges. Il a de plus réalisé sept oiselets pour terminer la journée à moins 6.

Onze autres représentants d’établissements québécois se sont qualifiés pour la ronde finale, soit Daniel Gosselin (Piranhas), Jacob Peterson (Stingers), Stanislas Caturla (Rouge et Or), Matthieu Kennis (Carabins), Pierre-Alexandre Bédard (Rouge et Or), Maverick Faber (Carabins), Paolo Addona (Stingers) Frédéric Matthey (Rouge et Or), Kevin Carter (Stingers), Matthieu Bouchard (Stingers) et Jean-Simon Ross (Rouge et Or).

Après 54 trous, le tableau de la compétition par équipes a été réduit; il ne reste plus que les 10 meilleures équipes masculines et les six meilleures équipes féminines. Dans le volet individuel, seules les personnes qui se trouvent à 15 coups ou moins de la tête disputeront vendredi la ronde finale.

Cliquez ici pour les résultats complets.

Bowditch joue une ronde de 62 et prend la tête à la Classique Byron Nelson

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Neil Wallace, Steven Bowditch (Scott Halleran/ Getty Images)

IRVING, Texas – Steven Bowditch a égalé son meilleur pointage en carrière en remettant une carte de 62 (moins-8), jeudi, à la Classique Byron-Nelson, tandis que Jordan Spieth, vainqueur du Tournoi des Maîtres, se retrouve à sept coups de la tête lors du tournoi présenté dans son coin de pays.

Bowditch, un Australien qui habite aussi dans la banlieue de Dallas, a réussi trois roulés d’au moins 24 pieds et a inscrit un score de 30 lors du premier neuf. Il devance Jimmy Walker, un autre Texan, par deux coups.

Encouragé par de nombreux partisans, Spieth a amorcé sa journée avec un oiselet, mais il a gaspillé deux belles occasions en fin de ronde. Il a finalement dû se contenter d’un pointage de 69.

Le champion en titre Brendon Todd, qui jouait un groupe devant celui de Spieth, a réussi un seul oiselet et a bouclé sa ronde en 72 coups.

Danny Lee a réussi un trou d’un coup au 17e, une normale-3, grâce à un coup parfait de fer-5 sur 190 verges. Il a remis une carte de 67.

Les Canadiens Graham DeLaet, de Weyburn, en Saskatchewan, Adam Hadwin, d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, et Austin Connelly, natif de Dallas mais qui a la double citoyenneté, ont joué des rondes de 69 et font partie du groupe à égalité au 33e rang à moins-1.

Mike Weir, de Brights Grove, en Ontario, a inscrit un score de 71 et se retrouve à égalité au 87e rang à plus-1. Roger Sloan, de Calgary, pointe à égalité au 136e échelon à plus-4 après une ronde de 74.

Entretien avec Nick Taylor

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Nick Taylor (Streeter Lecka/ Getty Images)

Si, en octobre dernier, on avait sondé les fans canadiens de golf pour savoir qui serait leur prochain compatriote à remporter un tournoi du Circuit PGA TOUR, le pourcentage de voix pour Nick Taylor aurait été plutôt mince.  Et ce n’aurait pas été en raison de son manque de talent, bien au contraire.  À 26 ans, Taylor bénéficiait de la confiance des Canadiens, mais la majorité aurait plutôt parié sur une victoire de Graham DeLaet ou David Hearn, deux membres aguerris du PGA TOUR.  Et pourtant, par un dimanche de novembre, Taylor allait confondre les sceptiques en enlevant par deux coups le Championnat Sanderson Farms.  Aujourd’hui, Taylor nous parle de sa victoire, de l’émulation qu’il suscite et des origines de la mention « appartient au top 5 mondial des joueurs de Mario Kart N64 » dans les notes biographiques de son compte Twitter.

Sur son premier coup de fil après sa victoire :

« C’était la folie furieuse.  J’avais laissé mon téléphone dans mon sac et je n’ai pu le récupérer qu’une demi-heure plus tard.  J’ai appelé ma femme Andie [en couple depuis sept ans, ils se sont mariés en mai 2014] après la remise du trophée.  Elle attendait mon appel en piaffant d’impatience.  Elle était au courant de ma victoire et était si excitée qu’elle s’est mise à pleurer.  »

Sur ce qu’il a fait avec le gros lot (720 000 $US) :

« Je n’ai encore rien acheté qui soit digne de mention, car je n’ai besoin de rien.  J’ai déjà une voiture, mais nous songeons à acquérir un condo à Scottsdale [Arizona].  »

Sur les moments les plus palpitants de sa carrière :

« C’était à l’Omnium Waste Management de Phoenix.  L’intensité de l’événement était à la hauteur de sa réputation, incroyable!  J’étais aussi nerveux qu’au coup de départ de mon premier Omnium des États-Unis à Torrey Pines, en 2008, où il devait bien y avoir 10 000 personnes autour de moi. Je pense aussi au 16e trou du TPC Scottsdale. J’étais gonflé à bloc, parce que si tu ne fais pas un bon coup, la foule se déchaîne.  »

Sur le fait d’inspirer d’autres golfeurs :

« Il n’est pas rare que l’on dise d’un joueur de mon âge, qui a évolué sur le Vancouver Golf Tour ou le PGA TOUR Canada, qu’il a été inspirant de suivre son évolution et de voir à quel point les événements se sont précipités pour lui.  J’éprouve une grande humilité quand j’entends des gens dire : “Ton exemple m’a convaincu de continuer à travailler fort pour atteindre ce niveau, moi aussi.” »

Sur la contribution de Golf Canada au développement des joueurs :

« Plusieurs membres de la nouvelle vague ont appris leur métier grâce à Golf Canada.  Derek Ingram [entraîneur-chef d’Équipe Canada] a fait de l’excellent boulot.  Ses protégés s’améliorent d’année en année, comme le prouvent les résultats.  Nombre d’entre eux ont du succès.  »

Sur le joueur dont il aimerait être le partenaire de jeu sur le PGA TOUR :

« Ce serait une expérience formidable de jouer avec Tiger.  Même quand il en arrache, il fascine le public, il dégage cette aura “Tiger Woods”.  J’aimerais aussi jouer à nouveau avec Rory [McIlroy et Taylor ont été partenaires de jeu lors de l’Omnium des États-Unis 2009 à Bethpage Black].  »

Sur l’endroit où il était quand Mike Weir a gagné le Tournoi des Maîtres (2003) :

« Je regardais le tournoi à la maison avec mon père et mon frère.  J’étais alors en 9e année et je commençais à pratiquer le golf, mais pas exclusivement.  Ce jour-là, j’ai regardé le Tournoi des Maîtres avec beaucoup d’intérêt, de même que les années suivantes.  Ce fut un moment inoubliable.  »

Sur son excellence au jeu vidéo Mario Kart :

« Durant nos deux dernières années d’université, mon camarade de chambre Kevin [Spooner, lui aussi golfeur professionnel] et moi avons beaucoup joué.  Quand il pleuvait et après les cours, Mario Kart occupait tous nos loisirs.  C’est un jeu pour maniaques, mais nous avons appris à y exceller.  On m’a souvent lancé des défis, mais aucun Canadien ne m’a jamais battu à Mario Kart.  Il n’y a pas de classement officiel, mais j’en ai établi un de mon cru, qui est crédible.  La dernière fois que j’ai joué en compétition, c’était aux vacances de Noël.  Il y avait là des gens qui se pensaient plutôt bons, mais je les ai écrasés.  »


Entretien Avec Nick Taylor par Adam StanleyCet article a été publié dans l’édition d’avril 2015 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image à la gauche.
Golf amateur

L’équipe féminine de l’Université de Toronto est en tête après deux rondes du Championnat des universités et collèges canadiens

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Second round play during the Canadian University/ College Championship (Jason St. Jacques/ Golf Canada)

GUELPH, ON (Golf Canada) ─ L’équipe féminine de l’Université de Toronto a totalisé 238 mercredi pour prendre la tête du Championnat des universités et collèges canadiens après deux rondes au club Cutten Fields de Guelph, en Ontario.

Les représentantes des Varsity Blues affichent un cumulatif de 468, un coup de mieux que les Carabins de l’Université de Montréal qui ont présenté un score combiné de 235 au deuxième jour de ce tournoi.

Les Vikes de l’Université de Victoria (472) accusent un retard de quatre coups sur les meneuses. Les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique, ex æquo en tête avec les Varsity Blues après 18 trous, ont glissé au quatrième rang, à neuf coups des meneuses.

Caroline Ciot, des Carabins, qui a signé une carte de 77, continue de dominer le classement individuel grâce à un total de 149 (72-77), plus 7. À un coup derrière se trouvent Brynn Tomie (Vikes) et Robyn Campbell (Gaels de l’Université Queen’s). Alexandra Pelletier (Rouge et Or de l’Université Laval) est quatrième à 152, à trois coups de Ciot.

Chez les hommes, les Thunderbirds sont en tête à 578 après avoir totalisé 296 au deuxième jour du tournoi. Ils devancent de six coups les Golden Hawks de l’Université Wilfrid-Laurier qui ont présenté une carte collective de 293. Le Rouge et Or occupe le septième rang à 598 tandis que les Carabins sont 13es à 604. Les Piranhas de l’École de technologie supérieure sont 16es à 611.

Eric Flockhart, des Golden Hawks, est en tête du classement individuel grâce à un cumulatif de 140 (72-68), un coup de mieux que Scott Secord, des Thunderbirds. Daniel Gosselin (Piranhas) et Maverick Faber (Carabins) sont les meilleurs représentants des établissements québécois, ex æquo au 19e rang à 147.

La troisième ronde sera disputée jeudi à compter de 7h30. On trouvera ici les résultats complets et les heures de départ.

Circuit LPGA

Michelle Piyapattra gagne le tournoi du Circuit canadien féminin à Calgary

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Michelle Piyapattra (Golf Canada/ Gabriel Yee)

Calgary (Golf Canada) – Pour la deuxième année de suite, Michelle Piyapattra, de Corona, en Californie, a remporté les honneurs du tournoi inaugural du Circuit canadien féminin. L’Américaine a ramené une carte de 69, trois coups sous la normale, au Glencoe Golf and Country Club de Calgary et son cumulatif de 140 (-4) lui a permis de remporter sa deuxième victoire en carrière au Circuit canadien féminin.

Piyapattra encaisse un chèque de 10 000$ en plus d’obtenir un laissez-passer pour l’Omnium féminin Canadien Pacifique qui aura lieu du 17 au 23 août au Vancouver Golf Club, à Coquitlam, en Colombie-Britannique.

Piyapattra, qui avait joué 71 en première ronde, a réussi trois oiselets et n’a commis aucun boguey. Elle l’a emporté par deux coups devant l’Américaine Seul-Ki Park, comeneuse après le parcours initial.

En 2014, en tant qu’amateur, Piyapattra avait remporté en prolongation les honneurs du tournoi du Circuit canadien féminin disputé au Morningstar Golf Club, à Parksville, en Colombie-Britannique. Elle avait par la suite fait son début chez les professionnelles à l’Omnium féminin Canadien Pacifique au London Hunt and Country Club, à London, en Ontario.

«Mon jeu était semblable à la veille, mais vers la fin du parcours, mes coups roulés ont trouvé le fond de la coupe; beaucoup plus qu’en première ronde», a dit Piyapattra, une régulière du Circuit Symetra de la LPGA qui en était à son cinquième tournoi en carrière au Circuit canadien féminin. «Après avoir gagné ce tournoi l’an dernier en tant qu’amateur, il est agréable de revenir et de le gagner comme professionnelle et mettre la main sur le laissez-passer pour l’Omnium féminin Canadien Pacifique.»

Park, comeneuse après la première ronde, a joué une ronde finale de 74 (+2) et a pris le deuxième rang avec un total de 143 (-1). Lauren Mielbrecht, de Gulf Stream, en Floride, et Kristen Park, de Buena Park, en Californie, ont terminé ex æquo au troisième échelon avec la normale 144.

Kirby Dreher, de Fort St. John, C.-B, a bouclé à égalité au cinquième rang (145, +1) et a été couronnée meilleure Canadienne tandis que Doris Chen, de Bradenton, en Floride, a ravi le titre de meilleure amateur. Elle a conclu le tournoi à égalité au 8e rang à 146 (+2).

Le coup de la journée a été l’œuvre de Erica Rivard, de Tecumseh, en Ontario, qui a réussi un trou d’un coup en calant un coup de fer-9 de 140 verges sur le parcours Bridges.

Piyapattra a pris les devants au classement des boursières du Circuit canadien féminin 2015 de même qu’à l’Ordre du mérite de Joueuse de l’année Jocelyne Bourassa.

La gagnante de chaque étape du Circuit canadien féminin se qualifiera pour l’Omnium féminin Canadien Pacifique. Recevront aussi un laissez-passer les deux meilleures de l’Ordre du mérite du Circuit canadien féminin. Pour être admissibles, les concurrentes doivent participer à au moins deux des trois tournois.

À la fin de la saison, les cinq joueuses les mieux classées de l’Ordre du mérite du Circuit canadien féminin se qualifieront d’office pour la deuxième phase des qualifications du Circuit de la LPGA.

L’étape suivante du Circuit canadien féminin sera disputée au Smiths Falls Golf & Country Club (Smiths Falls, ON), le club d’attache de Brooke et Brittany Henderson, du 15 au 17 juin. Le Championnat féminin de la PGA du Canada clôturera la saison 2015 au Burlington Golf & Country Club (Burlington, ON), du 20 au 22 juillet.

Golf amateur

Cultiver le plaisir

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(Golf Canada Magazine)

Depuis quelques années, l’industrie du golf met l’accent sur des initiatives visant à intéresser plus de jeunes à la pr atique du vénérable sport.  En effet, si l’on veut assurer la croissance du golf à long t erme, il importe de se tourner vers les prochaines générations.  Et il ne faut pas oublier celle des pe tiots qui viennent tout juste de commencer à explorer le monde sur leurs deux jambes .

Les accrocher tôt

En ce moment, le jeu préféré de mon bambin est l’ensemble ClearlySports Golf de Little Tikes qui ramène le jeu à son essence même.  Il faut d’abord introduire quatre balles de couleur dans la tige transparente d’un gros bâton de golf en plastique. L’enfant appuie sur la détente pour libérer les balles sur un tee ou à même le sol, puis tente de les frapper en direction d’une cible trouée, ornée d’un drapeau, qui peut se placer n’importe où, sur un plancher de bois franc comme sur un tapis.

La première fois, mon fils a raté une série de coups roulés à moins de deux verges, envoyant la balle dans toutes les directions. C’est alors qu’il a eu une brillante idée : arborant un large sourire, il a placé le tee tout juste devant le trou.  Adoptant la pose comme s’il avait un coup roulé d’une distance respectable à effectuer, il a fait tomber une balle bleue dans le trou.

« Papa, j’ai réussi!  » s’est-il écrié en agitant le bâton dans les airs pendant qu’il faisait sa parade de la vic toire autour de la pièce.

Qui aurait pu prédire qu’un coup de quelques centimètres puisse provoquer une telle excitation, gonfler la confiance et faire connaître à un tout-petit l’enivrant avant-goût d’une éclatante victoire?  Il suffit souvent à un enfant d’entendre le bruit de la balle qui atteint sa cible pour tomber en amour avec le jeu.

Coup de foudre pour le golf

Le processus de « séduction » au golf est généralement une affaire lente.  Au départ, les golfeurs du dimanche peuvent flirter avec une marque de moins de 100 pendant des années et, soudainement, les voilà engagés dans une « relation sérieuse » qui se traduit par une fréquentation hebdomadaire du parcours le plus proche.

L’un des obstacles les plus souvent évoqués qui se dressent devant les éventuels adeptes du golf est la relative inaccessibilité du sport pour les débutants.  À la différence du soccer ou du tennis, où l’on peut fouler immédiatement le terrain et y connaître un succès relatif, tenter de jouer une partie de golf à froid, sans avoir d’abord fait quelques séances au terrain d’exercice ou suivi quelques leçons, est une perspective propre à décourager n’importe qui.  Le golf est un jeu « capricieux » qui a l’heur de nous humilier tous, et cela va même des géants comme Tiger Woods, avec sa carte de 82 à l’Omnium Waste Management de Phoenix, en février dernier.

Pour attirer une nouvelle clientèle, ou même conserver l’existante, l’industrie du golf doit accepter d’ajuster son approche, surtout auprès des plus jeunes.  Même si le processus de séduction peut être long, parfois, rien ne nous empêche d’essayer de gagner de nouveaux adeptes en suscitant chez eux une sorte de coup de foudre pour le jeu, et ça passe par le plaisir.

Le petit génie du golf

Matty Du Plessis en est un bon exemple, le connaissez-vous?  Ce jeune garçon de 11 ans vivant à Quechee, au Vermont, où ses parents lui ont fait l’école à la maison, apporte une bouffée d’air frais au golf.  Vous le verrez sous le nom de MD_18undapar sur YouTube, Vine, Instagram et autres plateformes Web où il est devenu viral avec son numéro de rappeur golfeur et globetrotteur.

« J’aime les casse-tête.  Il n’y a pas de mauvais coup et pour moi, le golf, c’est comme un puzzle en trois dimensions », explique le génie précoce du golf quand je lui demande pourquoi il aime ce sport.  Du Plessis est fasciné par le défide résoudre des problèmes, et c’est ce qui l’attire dans le golf.  Être coincé derrière un arbre et trouver un moyen de se sortir de là, tirer le maximum de distance d’un crochet pour vaincre un coude serré, voilà ce qu’il aime.

« Quand je n’y arrive pas, c’est sûr que ça fait grimper mon score, mais au moins, j’ai essayé », ajoute-t-il philosophiquement.

Du Plessis joue au golf avant tout pour s’amuser.  Et c’est justement cette attitude, où le plaisir passe en premier, qui lui a valu des milliers de fans.  « Prendre mon élan, frapper la balle, faire ricocher ma balle sur l’étang, trouver une solution pour me tirer d’un mauvais pas… Il y a tellement de choses qui me font aimer ça, » dit-il.

Dans sa populaire vidéo Stop, drop and make a 12 Foota, on le voit caler des coups roulés de quatre verges dans les rues de Londres et du Cap, et aussi dans l’allée centrale d’un Boeing 757.  Ses cabrioles rythmées ont attiré l’attention de grands médias tels que le Daily Mail de Grande-Bretagne et The Golf Channel.  Comme le laisse deviner son pseudonyme Web, l’ambition de Du Plessis est de jouer 18 sous la normale en tant que professionnel du PGA TOUR.

Même si ses coups roulés sur des surfaces approximatives, comme il le fait dans ses clips, ne l’aideront pas à « lire » les verts, le fait de caler sa balle dans les lieux les plus étranges ajoute à sa confiance en soi.  « Si je peux atteindre la coupe dans un terrain de stationnement, sur le pont de Londres et 10 000 mètres au-dessus de l’Atlantique, alors je peux le faire sur n’importe quel vert », affirme le jeune prodige.

Vaincre ses aînés

Quand on cultive un goût pour le golf, bien avant de développer une fixation sur l’équipement ou le handicap, l’envie de jouer vient du désir d’envoyer des balles dans des trous.  Ce fut mon cas.  Le minigolf du camping familial Memorial Park, à Meadford, au bord de la baie Georgienne, m’a initié au golf.  C’est, encore aujourd’hui, le parcours où j’ai joué le plus grand nombre de parties.

On se souvient toujours de la première fois où l’on a battu son père à un sport sans qu’il se laisse faire.  Cela m’a pris deux étés complets à déchiffrer le parcours, mémoriser le sommet exact des bosses, reconnaître les angles de ricochet parfaits pour venir à bout du dédale, trouver la force exacte du coup pour survoler le bassin et identifier le meilleur point d’impact sur la boîte mystère pour que la balle en jaillisse droit sur le trou. Et j’ai réussi.  Une victoire par deux coups de mieux que mon père et c’était comme si j’avais remporté le Tournoi des Maîtres.

Je n’ai pas gagné le fameux veston vert, mais je n’oublierai jamais le goût du sundae au chocolat Dairy Queen que mon père m’a offert comme récompense.  Au cas où vous voudriez le savoir, Du Plessis a immortalisé ce jalon glorieux l’automne dernier en affichant une photo de sa carte de pointage sur Instagram, avec le mot-clic « Beat-Your- Dad-Selfie ».

L’élément déclencheur d’une sortie de crise pour le golf est peut-être à portée de main; après tout, en plus de 500 ans d’histoire, le vénérable sport a toujours trouvé le moyen de rebondir.  Mais le moment est bien choisi pour se pencher sur tous les âges de la relève afin de leur faire découvrir les plaisirs du jeu.  Qu’il s’agisse d’un bambin qui développe sa coordination psychomotrice en s’amusant à lancer des balles de plastique sur une cible, d’un préado branché qui affiche ses exploits golfiques sur YouTube ou d’une famille qui joue ensemble au minigolf, voilà autant d’avenues qui peuvent mener au 18e trou d’un parcours de championnat.  Il suffit d’en profiter dès maintenant pour l’avenir du golf.


Cultiver le plaisir

Cet article a été publié dans l’édition d’avril 2015 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image à la gauche.

Golf amateur

L’Université de la Colombie-Britannique en tête de la division masculine au Championnat des universités et collèges canadiens

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(Herb Fung/ Golf Canada)

GUELPH, ON (Golf Canada) Les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) mènent la division masculine tandis que les Varsity Blues de l’Université de Toronto et l’UBC partagent la tête de la division féminine après la première ronde du Championnat des universités et collèges canadiens au club Cutten Fields de Guelph, en Ontario.

Chez les femmes, les Thunderbirds et les Varsity Blues détiennent une avance de quatre coups après 18 trous. Les deux équipes ont totalisé 230, plus 17. Les Thunderbirds espèrent continuer sur leur lancée afin de remporter leur 11e titre des universités et collèges canadiens.

Au troisième rang, les Carabins de l’Université de Montréal accusent un retard de quatre coups après avoir affiché un cumulatif de 234, plus 21. Les Vikes de l’Université de Victoria occupent le quatrième rang, à 240, plus 27, suivies du Rouge et Or de l’Université Laval et des Warriors de Waterloo, ex aequo en cinquième position, à 243, plus 30.

Le chef de file au classement individuel est Caroline Ciot des Carabins, qui a signé une carte de 72, plus  1, grâce à trois oiselets contre quatre bogeys. Alexandra Pelletier du Rouge et Or et Kat Kennedy de l’UBC occupent la deuxième place à 74, plus 3.

Chez les hommes, les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique ont démarré en trombe, eux qui totalisent 282, plus 2, après 18 trous. Les Thunderbirds ont été menés par Scott Secord qui a signé une carte de 68, moins 2, ce qui le place au premier rang du classement individuel, à égalité avec Christian McCullough, des Hawks du Collège Humber. Les Hawks occupent la deuxième place, à 285, plus 5.

Les Vikes de l’Université de Victoria sont troisièmes (286, plus 6), cinq coups de mieux que les Mustangs de l’Université Western et les Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier (291, plus 11).

Le Rouge et Or de l’Université Laval est l’équipe québécoise la mieux placée chez les hommes, ex aequo au sixième rang, après avoir obtenu un score combiné de 292, plus 12, un écart de 10 coups avec les meneurs.

Le meilleur Québécois est Maverick Faber, des Carabins l’Université de Montréal, ex aequo au troisième rang à 70, la normale.

Pour en savoir plus sur le Championnat des universités et collèges canadiens 2015, y compris les heures de départ et les résultats, cliquez ici.

Triple égalité en tête après la première ronde de l’étape du Circuit canadien féminin à Calgary

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A Ram Choi (Portland State Athletics)

Calgary, Alberta (Golf Canada) – A Ram Choi, de Surrey, en Colombie-Britannique et les Américaines Seul-Ki Park, de Northbrook, Illinois, et Allyssa Farrell, de Edgerton, Wisconsin, ont ramené des cartes de 69, trois coups sous la normale, et partagent le premier après le parcours initial du premier tournoi du Circuit canadien féminin disputé au The Glencoe Golf & Country Club, à Calgary.

Choi, qui vient de compléter sa carrière universitaire à Portland State, a inscrit quatre oiselets et commis un seul boguey. La golfeuse amateur de 23 ans a été proclamée Joueuse de l’année de la Big Sky Conference pour la troisième année de suite après avoir remporté les honneurs individuels de cette conférence pour la deuxième année de suite.

«Le fer droit m’a sauvé la vie aujourd’hui, a dit Choi. J’ai calé plusieurs roulés au moment opportun. Sur ce parcours, vous devez pouvoir tenir compte du vent et bien identifier les endroits où rater vos coups sans trop de conséquences.»

Membre du Vancouver Golf Club, à Coquitlam, hôte de l’Omnium féminin Canadien Pacifique de cette année, Choi s’était qualifiée pour l’Omnium féminin canadien de 2012 lorsque le tournoi avait eu lieu à son club d’attache. La possibilité de mettre la main sur le laissez-passer en vue de l’omnium de cette année est un incitatif de plus de vouloir bien faire mercredi.

«Ce laissez-passer représente beaucoup à nos yeux, a dit Choi, qui deviendra probablement professionnelle au cours de l’été. Toutes les filles ont cette exemption dans la mire.»

Park, diplômée de l’Université de l’Illinois, a connu un neuf d’aller du tonnerre avec quatre oiselets et cinq normales avant de commettre son seul boguey de la journée en deuxième moitié de parcours.

«Je raffole de ce parcours; la précision est de mise et si vous parvenez à diriger vos coups aux bons endroits, les occasions d’oiselets sont nombreuses, a dit Park qui a disputé trois rondes de reconnaissance depuis son arrivée à Calgary vendredi dernier. Le fer droit m’a bien servi aujourd’hui et j’espère qu’il en sera de même demain.»

Farrell qui évoluait au sein du dernier groupe à prendre le départ au 10e trou, a réussi six oiselets et commis trois bogueys.

Park et Farrell sont du contingent de 42 compétitrices internationales au sein du peloton de 84 golfeuses. Toutes deux sont conscientes que le Circuit canadien féminin peut mener à la deuxième phase des qualifications du Circuit de la LPGA en plus de valoir à la championne un chèque de 10 000$ et un laissez-passer pour l’Omnium féminin Canadien Pacifique de 2015.

«Toutes les filles sont ici pour mettre la main sur ce laissez-passer, a commenté Park. Et si vous jouez bien, vous pouvez passer directement à la deuxième phase de qualification de la LPGA.»

Jennifer Coleman, de Rolling Hills Estates, en Californie, occupe seule le quatrième rang à 70 (-2) tandis que Kirby Dreher, de Fort St. John, en Colombie-Britannique, partage le cinquième échelon avec quatre autres golfeuses à 71 (-1).

La gagnante de chaque étape du Circuit canadien féminin se qualifiera pour l’Omnium féminin Canadien Pacifique. Recevront aussi un laissez-passer les deux meilleures de l’Ordre du mérite du Circuit canadien féminin. Pour être admissibles, les concurrentes doivent participer à au moins deux des trois tournois.

À la fin de la saison, les cinq joueuses les mieux classées de l’Ordre du mérite du Circuit canadien féminin se qualifieront d’office pour la deuxième phase des qualifications du Circuit de la LPGA.

L’étape suivante du Circuit canadien féminin sera disputée au Smiths Falls Golf & Country Club (Smiths Falls, ON), le club d’attache de Brooke et Brittany Henderson, du 15 au 17 juin. Le Championnat féminin de la PGA du Canada clôturera la saison 2015 au Burlington Golf & Country Club (Burlington, ON), du 20 au 22 juillet.

Des chaussures pour la lutte contre le cancer

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Lorsque Rory McIlroy prendra part à l’Omnium d’Irlande, ce weekend, il est certain de faire tourner les têtes, mais pas pour les raisons auxquelles on pourrait s’attendre.

Lors de chaque tour du tournoi, McIlroy portera des chaussures Nike Lunar 3 munies d’une paire de lacets différente et unique, chacune conçue par un enfant dont la vie a été touchée par le cancer.

McIlroy, La Fondation Rory et Nike ont fait équipe avec le Fonds du cancer pour les enfants en Irlande du Nord pour amasser des fonds et de sensibilisation à travers les dessins des enfants. Les quatre coloris qui ont été sélectionnés ont été créés par les enfants au cours d’un week-end au chalet de l’organisation à Newcastle.

« Je suis ravi que les jeunes associés avec le Fonds du cancer pour les enfants soient arrivés à concevoir mes chaussures », a déclaré McIlroy, dont la Fondation a été créée pour donner aux enfants le soutien dont ils peuvent avoir besoin à travers une variété d’organismes de bienfaisance pour enfants.

« Les chaussures sont vraiment uniques avec des conceptions folles. L’Omnium d’Irlande va être un événement très spécial pour le golf et ma fondation et je suis heureux de participer à ça cette semaine. »

La conception de Chloe Hyndman, 15 ans, était l’une des quatre choisies par McIlroy en vue de la fin de semaine. « Il était très amusant et c’était un privilège de les concevoir comme une partie de l’ensemble du processus, a dit Chloé. Je ne pensais jamais que je l’aurais gagné! Je suis ravie. »

RONDE 1 – CONÇU PAR SARA LOCKHART

L’une des chaussures les plus colorées de la grappe sera l’œuvre de Sara, 12 ans, qui dit avoir fait ses recherches avant de commencer sa conception.

Pour la manche d’ouverture, McIlroy va porter la conception de chaussures de Sara avec une boîte rouge orteil, une doublure violette, un topline orange, une semelle intermédiaire et des volts laçage vert – l’une des chaussures les plus colorés de la grappe.

« J’ai lu en ligne que Rory aimait vraiment différentes nuances de vert, donc j’ai combiné avec certaines de mes couleurs préférées. J’aime vraiment l’art et je suis tellement heureux que mon design ait été choisi », a dit Sara.

Sara, qui aime aussi nager et jouer du piano, est devenue impliquée avec le Fonds du cancer pour les enfants quand sa mère a été diagnostiquée avec un cancer du sein.

« Il fut un temps très préoccupante, mais le Fonds du cancer pour les enfants a beaucoup aidé, dit-elle. Je suis très fier de Rory parce qu’il a si bien fait pour lui-même et contribue encore avec les jeunes comme moi à travers son travail avec l’organisation. »

RONDE 2 – CONÇU PAR RYAN KEENAN

Le vendredi, McIlroy va porter un Lunar Control gris et vert 3 conçu par Ryan Keenan. Ryan a choisi les mots « Go Rory » pour les langues des chaussures.

« J’ai choisi ces couleurs, car il sera à l’Omnium d’Irlande et ce sont des couleurs associées à l’Irlande, a déclaré Ryan. Ce sera incroyable et vraiment excitant de voir Rory porter des chaussures conçues de mon propre chef. »

Le Fonds du cancer pour les enfants a aidé Ryan, 16 ans, à trouver du réconfort après avoir découvert que sa mère avait un cancer.

« Quand ma mère est devenue diagnostiquée et qu’elle allait subir des opérations, je suis devenu très triste et inquiet », a déclaré Ryan. Participer m’a permis de me retrouver loin de tout pour un weekend et d’être avec les gens dans une situation similaire à la mienne, qui savaient ce que je vivais. »

RONDE 3 – Design par Chloé HYNDMAN

Pour commencer le week-end, le n° 1 mondial arborera un coloris bleu et blanc créée par Chloé.

« Ma conception est une combinaison de ce que je voudrais porter et ce que je pensais que Rory aimerait, a dit Chloé. J’ai pris en noir et blanc pour les rendre professionnelles, mais j’avais tout de même l’impression de les garder amusantes et récentes. J’ai également ajouté bleu pour les rendre plus colorées et de veiller à ce que tous les yeux soient rivés sur Rory sur le parcours! »

Chloé a inclus « Irish Open » sur la langue de la chaussure. La jeune fille de 15 ans a été prise en charge par l’organisme de bienfaisance alors qu’elle n’avait que 12 ans.

« J’avais 11 ans quand ma mère a été diagnostiquée avec le cancer. Il fut un temps vraiment difficile et je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait, a dit Chloé. Passer du temps loin avec le Fonds du cancer pour les enfants m’a fait réaliser que je ne suis pas seule et que je serai bien à la fin. »

RONDE 4 – CONÇU PAR ALEX KERNAGHAN

Le dimanche, McIlroy va porter une version multi-couleurs de la chaussure créée par Alex Kernaghan, 13 ans. Le design comporte du jaune, vert, blanc et bleu pour un coloris unique.

Il a dit : « Représentez-vous sur mes chaussures Nike parce que c’est tout ce que vous voudriez avoir vous-même. J’ai aussi ajouté un peu de bleu car c’est la couleur préférée de mon père et du jaune pour représenter la charité », dit Alex.

Les enfants ont été présentés avec leur propre paire de chaussures Lunar Control 3, leurs dessins complets et des cadeaux de Nike et la Fondation Rory.

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Étiquette : Ne vous traînez pas les pieds!

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