En état de Grace
Développer un talent est une longue tâche. Ann Carroll, entraîneuse de la formation féminine de développement d’Équipe Canada, le sait mieux que personne, elle qui a sous sa tutelle trois jeunes golfeuses prometteuses, toutes âgées de moins de 17 ans.
Grace St-Germain, 16 ans, d’Ottawa, appartient à ce trio. Championne junior du Canada, elle est l’une des plus brillantes jeunes étoiles du pays. Cela dit, elle a encore un long chemin à franchir – elle occupe actuellement le 426e rang du classement mondial amateur. Le succès n’arrive pas du jour au lendemain, il faut du temps, beaucoup de temps.
Ann Carroll a déjà identifié les forces et faiblesses du jeu de sa pupille qui saura donc où investir ses efforts à sa première pleine saison au sein de la formation de développement.
« Elle est une compétitrice-née, toujours prête à se montrer à la hauteur de la situation à chaque tournoi, de dire Carroll. Tout au long de l’année, notre priorité sera d’augmenter sa force par le truchement d’un programme personnalisé de force et de conditionnement physique. »
Carroll et son élève ont travaillé ensemble pour la première fois l’automne dernier, à l’occasion du tout premier Championnat mondial junior féminin. Le Canada y a remporté sur ses terres la médaille de bronze tandis que Grace terminait 22e ex æquo du classement individuel, ce qui est plus qu’honorable, vu l’excellence du tableau international.
Quelles sont les forces de Grace qu’elle a tout de suite reconnues? La réponse de Carroll était prévisible.
«Elle s’implique totalement, ça, c’est sûr. De plus, elle facilite la tâche de l’entraîneur, elle en fait plus qu’on ne lui en demande. »
En remportant par sept coups le Championnat canadien junior féminin l’an dernier au Thornhill Golf & Country Club, St-Germain s’est placée sous les projecteurs, ce qui ne fera qu’accroître la pression et les attentes. Carroll et le personnel d’appoint d’Équipe Canada joueront un rôle important en l’aidant à maintenir son équilibre sur la route vers le sommet.
Nic Henning aux commandes de l’Omnium de Joburg
Nic Henning a pris l’initiative de l’Omnium de Joburg, jeudi, à l’issue de la première ronde disputée sur les allées du Royal Johannesburg & Kensington Golf Club, en Afrique du Sud.
Henning, qui a joué 62, soit 10 sous le par, détient présentement un coup d’avance sur Titch Moore, Thomas Pieters et Tjaart van der Walt, qui sont à égalité en deuxième position à -8.
Dean Burmester, Garth Mulroy et Jason Scrivener, pour leur part, se partagent la cinquième position à -7, un coup devant Byeong-Hun An, Joachim B. Hansen, Jorge Campillo, Wallie Coetsee, Andrew Curlewis, Simon Dyson, Scott Henry et Sam Hutsby.
Des oiselets payants pour Yani Tseng
Yani Tseng a réussi sept oiselets pour se hisser en tête de l’Omnium de la Thaïlande, jeudi, à l’issue de la première ronde disputée sur les verts du Siam Country Club.
Tseng, qui l’avait emporté à Pattaya en 2011 et 2012, est à égalité avec Stacy Lewis et Brittany Lang, qui ont toutes deux joué 66.
Elles détiennent un coup d’avance sur Ariya Jutanugarn, Mirim Lee, Suzann Pettersen, Lizette Salas, Budsabakorn Sukapan et Amy Yang, qui sont à égalité au quatrième échelon à -5.
Caroline Hedwall, Cristie Kerr, Mo Martin, Lexi Thompson, pour leur part, se partagent la 10e position à -4, un coup devant Christina Kim, Mika Miyazato et Azahara Munoz.
Notons qu’aucune Canadienne ne participe à ce tournoi.
Yani Tseng est en quête d’un premier gain sur le Circuit de la LPGA depuis 2012.
Bons départs pour les Québécois
Commençons avec Josée Doyon, puisque la golfeuse gauchère de Saint-Georges de Beauce a été nommée Joueuse de la semaine dans sa division, la « Mid American ». Elle a aidé son université, Kent State, à prendre la sixième place lors du tournoi Lady Puerto Rico, en complétant son tournoi avec un score de 71, ce qui s’est avéré le plus bas de son équipe pour la journée finale. Au total des trois parcours, elle s’est classée 15e du côté individuel.
Ex-championne junior du Québec, Josée Doyon a aussi permis à Kent State de joindre le groupe des 25 premières institutions au classement Golfstats.
Première expérience de Valérie Tanguay
Championne en titre de la province chez les moins de 18 ans et recrue à Oklahoma où elle succède à Anne-Catherine Tanguay, Valérie Tanguay, de Saint-Hyacinthe, a joué 75, 73 et 73 et a terminé 33e lors de sa première expérience dans la NCAA qui a eu lieu à Westbrook Spring, en Arizona.
L’équipe de l’Université de l’Oklahoma est dirigée par Véronique Drouin-Lattrell, originaire de la Beauce, depuis 2009. Elle a terminé sixième dans cette compétition. Rappelons qu’il n’existe aucun lien de parenté entre les deux Tanguay.
Ménard signe la meilleure performance individuelle
Couronné champion amateur du Québec par 11 coups au club Val des Lacs, l’an dernier, Raoul Ménard a pris la deuxième place lors de la Classique Bayou, disputée à Houston, Texas.
Le membre du club Pinegrove et originaire d’Ange-Gardien, en Montérégie, a remis des cartes de 71, 69 et 71. Son cumulatif de -5 lui ont permis de finir à trois coups du champion. Sa formation, celle de l’Université de la Caroline du Nord, à Charlotte, a fini huitième.
Également porte-couleur du club Pinegrove et deuxième à égalité avec François Berthiaume lors de ce Championnat provincial 2014, Joey Savoie, de Saint-Jean, a aidé la formation de l’Université St. Leo, en Floride, à terminer quatrième lors du tournoi de Savannah, en Géorgie.
Boursier de l’Université de l’Alabama et natif de Valleyfield, Berthiaume disputera dans deux fins de semaine son premier tournoi de 2015 dans la NCAA.
Un voyage mémorable dans le berceau du golf
Ce que l’on dit de St Andrews est vrai : c’est bel et bien le berceau du golf. Traverser à pied cette petite ville d’Écosse, passer devant le pavillon et franchir le Swilcan Bridge procure une sensation incomparable. Le battage autour du berceau du golf est énorme – et tout à fait justifié. J’ai eu la chance d’en être le témoin en assistant au séminaire du Royal and Ancient Golf Club pour les officiels et les administrateurs de tournoi avec notre vice-président, Roland Deveau. À titre de représentants de Golf Canada, nous avons pu visiterla Mecque du golf.

En leur qualité d’organismes de régie du golf à l’échelle mondiale, le R&A et la USGA collaborent pour assurer l’essor du golf, préserver ses riches traditions et enseigner ses règles. C’est un mardi après-midi qu’a commencé le séminaire de quatre jours alors que les 95 délégués ont pu faire connaissance. Nous avions beau venir de toutes les régions du globe, notre passion commune pour le golf et ses règles nous a permis de nouer rapidement des liens.
Le lendemain, l’examen de Niveau 3 a accaparé notre attention pendant deux heures et demie après un petit déjeuner très matinal et des vérifications de dernière minute. Cet examen en cinq parties s’est déroulé à la vitesse de l’éclair après d’innombrables heures d’étude et de révision. Fascinante compression temporelle…
Cette épreuve à la fois effrayante et exaltante terminée, nous avons pu nous concentrer sur le reste du séminaire. L’après-midi du deuxième jour portait sur les conditions de réussite d’un championnat. Le succès d’un championnat est imputable en bonne partie au dévouement d’une brigade de bénévoles – et il était évident que ce séminaire réunissait des passionnés. Je n’en reviens pas de l’enthousiasme de l’équipe d’officiels des règles et de préposés aux départs et aux scores que Golf Canada délègue à ses championnats amateurs. Roland Deveau, un Néo-Écossais, est un bénévole de cette trempe.

Il fut question en ce mercredi après-midi du statut d’amateur et de ce sujet brûlant d’actualité qu’est le rythme de jeu. Toutes les associations cherchent des moyens de résoudre cette énigme, et il était intéressant d’entendre les divers points de vue. Les informations du R&A ont été positivement accueillies, mais une question se pose encore : comment pouvons-nous faire plus? La politique de point de contrôle mise de l’avant par Golf Canada a été plutôt bien reçue, et j’ai appris avec joie que l’Association suisse de golf l’appliquait dans certains de ses tournois. Ensuite, les délégués ont abordé la question de la visibilité et de la reconnaissance du golf à l’approche de sa réintégration dans le programme olympique. Je n’ai pu m’empêcher de penser à la façon dont le Canada défendrait son titre…
Le jeudi fut la journée des règles du golf. Andy McPhee, arbitre en chef du Circuit européen, a entretenu l’auditoire de « l’art de l’arbitrage ». Andrew Coltart, un ancien du Circuit européen, a quant à lui fourni le point de vue du golfeur. Échanger des idées et discuter, c’est bien, mais les jeux de rôle, c’est encore mieux. C’est ainsi que l’on a proposé à chaque délégué trois décisions sur les règles. Les délégués jouaient le rôle d’un officiel des règles tandis que le personnel du R&A jouait celui d’un joueur. Les décisions touchaient aussi bien les verts que les obstacles et les obstructions temporaires inamovibles. Nous avions beau être à l’intérieur, le personnel a reconstruit les scènes avec grand réalisme, comme en témoignaient une authentique fosse de sable et même une tour de télévision. Ce fut une expérience très éprouvante pour les nerfs que d’avoir à prendre une décision devant quelques-unes des plus grandes autorités mondiales en matière de règles, mais, en revanche, toute bonne décision aura été bénéfique pour la confiance en soi.

Le dernier jour du séminaire a été consacré à la tâche difficile de prendre des décisions sur des questions en lien avec l’équipement. On nous a remis un certain nombre de bâtons et de scénarios, et c’est en groupe que nous avons pris les décisions. Nous avons assisté à une présentation sur le marquage du parcours et le développement des règles locales d’une compétition. Fait saillant de la journée : des discussions vidéo d’incidents qui se sont produits sur le Circuit PGA TOUR, le Circuit européen et le Circuit de la LPGA. Le séminaire s’est terminé de façon parfaite, soit par un dîner au pavillon si riche en histoire du R&A.
Il faut dire que le R&A continue d’écrire de nouveaux chapitres de sa longue histoire. Pour la première fois en 260 ans, les femmes peuvent devenir membres du club. Afin de renforcer encore davantage nos liens avec le R&A, Diane Dunlop-Hébert, ex-présidente de Golf Québec et de Golf Canada, est devenue l’un des premiers membres féminins du club.
Cette occasion m’a permis de vivre une expérience des plus mémorables. Jamais je n’oublierai ce dîner en compagnie de délégués d’autres pays dans la bibliothèque du pavillon, que présidait Grant Moir, directeur des règles du R&A. Je garderai un souvenir indélébile de ma visite du bureau de Peter Dawson, chef de la direction. Ma présence à ce séminaire me rendra encore plus apte à assumer mes responsabilités de directrice de tournoi, et il va de soi que je serai à jamais reconnaissante de l’occasion qui m’a été offerte.
Vous pouvez entreprendre votre formation sur les règles du golf en tout temps, y compris en ligne. Il suffit de cliquer ici.
Justine Decock est coordonnatrice des règles et des compétitions à Golf Canada.
Un Top 5 pour Maude-Aimée LeBlanc sur le Circuit Symetra
La Sherbrookoise Maude-Aimée LeBlanc a bien entrepris son calendrier 2015 du Circuit Symetra, en fin de semaine dernière à Mesa en Arizona, où l’on a été témoin d’une performance historique.
Âgée de 16 ans seulement, l’Américaine Hannah O’Sullivan a remis des cartes de 67, 65 et 69 (-15) pour devenir la plus jeune golfeuse à sortir victorieuse d’un tournoi de ce circuit école de la LPGA.
La prestation d’O’Sullivan lui a valu de terminer avec une avance confortable de quatre coups sur le reste du peloton, mais elle a dû renoncer à la part de la bourse de 15 000$ en raison de son statut amateur.
Solide dans les deux dernières rondes
Maude-Aimée a pris la quatrième place, sur un pied d’égalité avec neuf autres joueuses regroupées ensemble à -6. Les scores de 72, 68 et 70 lui ont valu un chèque de 3 344$ de la bourse globale de 100 000$. Sa performance est encourageante, d’autant plus qu’elle a été très solide au cours des deux derniers tours.
Sara-Maude Juneau, de Québec, a commis un triple bogey qui lui a valu un triste 77 en ronde finale. Elle avait précédemment joué 73 et 70, ce qui fait qu’elle a glissé de la 25e à la 58e place lui valant un maigre chèque de 348$.
Chez les autres Canadiennes, Samantha Richdale a bouclé au 14e rang, à -5, donc un coup de plus que Maude-Aimée. Juste pour vous montrer que l’argent décroît rapidement, elle a dû se contenter d’un chèque de 1 681$.
La jeune phénomène Brooke Henderson n’a pas pris part à ce tournoi, mais sa sœur ainée, Brittany, y était. Elle a terminé 24e à -2.
Championne du Canada dans les rangs amateurs l’an dernier, Augusta James a complété avec un 74 pour péricliter de 9e à la 29e place à son premier tournoi chez les professionnelles.
Forfait de Meldrum
De retour du côté des Québécoises, Lisa Meldrum s’est retirée elle-même du tournoi, tandis que la recrue, Anne-Catherine Tanguay, n’a pas eu de place et est demeurée sur la liste des réservistes.
Porte d’entrée pour la LPGA, le Circuit Symetra s’arrête cette semaine en Californie, plus précisément à Beaumont, avec une autre bourse globale de 100 000$ à l’enjeu.
James Hahn remporte l’Omnium Northern Trust en prolongation
LOS ANGELES – James Hahn a remporté l’Omnium Northern Trust, dimanche, en mettant un terme à une prolongation à trois golfeurs avec un roulé de 25 pieds pour l’oiselet au troisième trou supplémentaire.
Avec son premier titre en carrière sur le circuit de la PGA, Hahn s’est mérité un laissez-passer pour le Tournoi des Maîtres.
Au cours d’une finale enlevante, Hahn a sauvé la normale au 18e trou pour remettre une carte de 69, deux coups sous la normale, ce qui lui a permis de rejoindre Dustin Johnson et Paul Casey en prolongation.
Casey a été éliminé au deuxième trou de prolongation lorsque Hahn et Johnson ont été plus audacieux et ont réussi des oiselets.
Au 14e trou, une normale trois, Hahn a réussi l’oiselet et Johnson a aussi raté un coup roulé de 12 pieds.
Le Canadien Graham DeLaet a raté la prolongation par deux coups, lui qui occupait la deuxième place derrière Retief Goosen à l’aube de la ronde finale. Il a conclu au huitième échelon à moins-4 en compagnie de Goosen.
L’autre Canadien, Adam Hadwin, a terminé à égalité au 22e rang en jouant la normale.
Anirban Lahiri triomphe à la maison
L’Indien, qui évoluait à la maison devant parents et amis, a pris la mesure de son compatriote S.S.P. Chawrasia, qui occupait la tête du tournoi depuis vendredi.
Ils avaient terminé la dernière ronde à égalité avec un total de 277, soit sept coups sous le par. Au final, ces derniers ont conclu le weekend avec un coup d’avance sur Marcus Fraser, Joakim Lagergren, Prayad Marksaeng et Mithum Perera, qui ont pris le troisième échelon à -6.
Richard McEvoy, Siddikur Rahman et Romain Wattel, pour leur part, ont campé sur un pied d’égalité en septième position à -5, un coup devant Paul Peterson et deux devant Daniel Chopra.
Le Canadien Richard T. Lee a quant à lui déclaré forfait peu de temps avant le début de la ronde finale. Il avait remis une troisième carte de 75, samedi, pour +5.
Un nouveau record pour Lydia Ko
Ko, qui n’est âgée que de 17 ans, a joué une ronde finale de 71, soit deux coups sous la normale, et a conclu le weekend avec deux coups d’avance sur Amy Yang, qui a pris le deuxième échelon à -7.
Rappelons qu’elle était devenue la plus jeune no 1 mondiale de tous les temps, au début février.
Ariya Jutanugarn, de son côté, a suivi au troisième rang à -4, deux coups devant Chella Choi, II Hee Lee et Jenny Shin et trois devant Paz Echeverria, Julieta Granada, Charley Hull, Ha-Na Jang et Minjee Lee.
Kyu-Jung Baek, Jessica Korda, Mika Miyazato et Gwladys Nocera, pour leur part, ont terminé sur un pied d’égalité en 12e position à la normale, à neuf coups de Ko.
Du côté des Canadiennes, Alena Sharp, qui a remis une carte finale de 76, a pris le 37e échelon à +7, alors que sa compatriote Lorie Kane n’avait pas été en mesure de se qualifier en vue des rondes de la fin de semaine.
Retief Goosen maintient son avance à l’Omnium Northern Trust
LOS ANGELES – Retief Goosen a inscrit seulement deux normales sur le neuf de retour et a survécu à une série de mauvais coups à Riviera, samedi, pour conserver une avance de deux coups à l’aube de la ronde finale de l’Omnium Northern Trust.
Goosen n’était pas sûr de pouvoir garder son calme puisqu’il n’avait pas mené après 36 trous en plus de quatre ans. Ces nerfs ont été mis à l’épreuve au cours de sa ronde de 69. Lorsqu’il semblait trébucher, Goosen a réussi un oiselet au 16e trou et a effectué deux coups roulés pour l’oiselet au 17e, une normale-5.
Il affiche un score cumulatif de moins-8 et détient deux coups de priorité sur le Canadien Graham DeLaet. Ce dernier a réussi un aigle
à son premier trou, a effectué trois oiselets et commis quatre bogueys pour remettre une carte de 70. Il avait joué 67, vendredi. Son compatriote Adam Hadwin occupe le 39e rang à plus-2.
Parmi le groupe à trois coups du meneur se trouve Sergio Garcia, qui a savamment sauvé la normale au 13e trou après avoir envoyé sa balle dans une trappe de sable.