Hyo-Joo Kim aux commandes
Hyo-Joo Kim a pris la tête de la Founders Cup à l’issue de la troisième ronde disputée samedi sur les allées du Wildfire Golf Club, à Phoenix.
Kim, qui a joué 66, soit six coups sous la normale, détient présentement deux coups d’avance sur Stacy Lewis, qui suit au deuxième échelon à -14.
Alison Lee et Kim Kaufman, pour leur part, sont à égalité en troisième position à -13, un coup devant Ha Na Jang, Lydia Ko et Mi-Hyang Lee.
Sandra Gal, Ariya Jutanugarn, Xi Yu Lin, Pornanong Phatlum, Lizette Salas et Amy Yang sont quant à elles sur un pied d’égalité en huitième place à -11, à cinq coups de la tête.
La Canadienne Alena Sharp, de son côté, pointe à égalité en 33e position à -7.
La Sud Coréenne Ha Na Jang prend la tête à la JTBC Founders Cup de la LPGA
PHÉNIX – Ha Na Jang se retrouvait en tête d’un tableau des meneuses congestionné vendredi quand le jeu a été interrompu en raison de la noirceur à la JTBC Founders Cup de la LPGA.
Jang a inscrit des oiselets sur ses quatre derniers trous afin de passer à moins-11 avec sept trous à faire à son deuxième parcours. Elle avait remis une carte de 68 (moins-4), jeudi, à Desert Ridge.
Sa compatriote sud-coréenne Hyo Joo Kim suit un coup derrière à moins-10.
Kim a complété 30 trous vendredi puisque la pluie a retardé les activités pendant quatre heures jeudi. Elle a d’abord inscrit un score de 65 pour sa première ronde et un autre de 69 pour sa deuxième ronde.
Seulement la moitié des 132 golfeuses ont pu compléter la deuxième ronde.
Stacy Lewis et Kim Kaufman se retrouvent à moins-9.
Lewis, championne de l’événement en 2013, a aussi complété 30 trous. Elle a remis une première carte de 64, réussissant sept oiselets en l’espace de neuf trous afin de prendre la tête après la première ronde, et elle a ensuite bouclé sa deuxième ronde en 71 coups.
Kaufman a commis un boguey à son dernier trou de la journée, le 12e.
Alena Sharp, de Hamilton, se retrouve à égalité au 37e rang à moins-4 après des rondes de 68 et 72.
Jerry Smith réussit un trou d’un coup et prend la tête à Tucson
TUCSON, Ariz. – Jerry Smith a réussi un trou d’un coup et a remis une carte de 65 (moins-7), vendredi, afin de prendre la tête après la première ronde de l’édition inaugurale de la Classique Tucson Conquistadores du circuit des Champions.
Âgé de 50 ans, Smith a utilisé un fer-5 au septième trou – une normale -3 de 212 verges qui était son 16e trou de la journée – et sa balle a abouti dans l’objectif pour l’as sur le parcours Catalina du Tucson National. Il a inscrit un pointage cumulatif de moins-6 sur son neuf de retour grâce à des oiselets aux trous nos 2, 3, 6 et 8, en plus de l’aigle lors du trou d’un coup.
Colin Montgomerie, David Frost, Steve Pate et Marco Dawson partagent le deuxième rang, eux qui ont joué des rondes de 67.
Kirk Triplett, vainqueur de la dernière édition de l’Omnium de Tucson de la PGA au Tucson National en 2006, se retrouve à trois coups de la tête après une ronde de 68, en compagnie de Bart Bryant et Corey Pavin.
Jesper Parnevik a bouclé sa première ronde en carrière sur le circuit des Champions en 71 coups. Le détenteur de cinq titres de la PGA a célébré son 50e anniversaire de naissance le 7 mars dernier.
Stephen Ames, de Calgary, a inscrit un score de 69 et fait partie d’un groupe de 10 golfeurs à égalité au neuvième rang à moins-3. Rod Spittle, de St. Catharine’s, en Ontario, a joué la normale (72) et pointe à égalité au 41e rang. Jim Rutledge, de Victoria, se retrouve loin derrière après une ronde de 78.
Morgan Hoffmann conserve la tête à Orlando
ORLANDO, Fla. – Se retrouvant en tête d’un tournoi de la PGA pour une première fois en 67 départs, Morgan Hoffmann a joué avec la détermination d’un joueur souhaitant garder sa position encore un peu plus longtemps, vendredi, à l’Invitation Arnold Palmer.
Hoffmann a réussi neuf oiselets lors d’une ronde de 65 (moins-7) et il détient une avance de trois coups sur Henrik Stenson, Harris English et le champion en titre Matt Every avant les rondes du week-end à Bay Hill.
Every, Stenson et English ont tous remis des cartes de 66.
Rory McIlroy s’est inséré dans la course en réussissant cinq oiselets consécutifs lors d’une ronde 66. Il se retrouve à cinq coups de la tête grâce à une première ronde sous les 70 en trois tournois de la PGA en 2015.
Hoffmann se retrouve à moins-13 après 36 trous, à un coup du record à Bay Hill après deux rondes. Le seuil de qualification se situait à moins-2, le plus bas dans l’histoire du tournoi.
« Je tente de réussir un oiselet à chaque trou, ce fut donc une bonne journée, a mentionné Hoffmann. J’ai bien fait sur les verts et de bonnes approches aident grandement. C’est agréable d’atteindre les verts. Ça ne m’arrivait pas souvent cette année, c’est donc un changement positif. »
Âgé de 25 ans, Hoffmann a réussi six oiselets sur le premier neuf, dont quatre de suite, et il a terminé sa journée avec un coup de fer-6 à partir de l’herbe longue et par-dessus l’eau. La balle a abouti sur le vert et il a réussi la normale pour garder le contrôle.
Nick Taylor, d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, a bouclé sa ronde en 65 coups pour grimer à égalité au 40e rang à moins-3. David Hearn, de Brantford, en Ontario, a inscrit un score de 73 et a tout juste respecté le seuil de qualification en aboutissant à moins-2. Graham DeLaet, de Weyburn, en Saskatchewan, a joué une ronde de 70, mais a vu son tournoi prendre fin prématurément, lui qui se retrouvait à égalité à la normale après 36 trous.
Pour sa part, McIlroy a soupé avec Palmer jeudi soir et il a finalement pris son envol au deuxième trou vendredi matin, quand il a calé un roulé de 18 pieds pour un oiselet. Il a enchaîné avec quatre autres oiselets d’affilée. Il a toutefois perdu son rythme avec un boguey au huitième trou.
« J’aurais aimé finir un peu mieux ma ronde, mais il s’agit d’un bon pointage et je suis en position intéressante pour le week-end, a noté McIlroy. Je pense que je me sens un peu plus confortable à chaque jour, particulièrement sur les verts. »
Lancer ou ne pas lancer!
Nous avons tous été témoins du lancer du fer 3 (ou du moins lors de la reprise sur toutes les chaînes, YouTube, medias sociaux, etc.) de Rory McIlroy dans le lac du 8e trou du parcours Doral lors du Championnat Accenture.
Quelques secondes auparavant sa balle s’était retrouvée au fond du même lac après un coup très moyen de Rory. Il essayait de frapper un crochet de gauche à droite et il a frappé un crochet de droite à gauche.
Probablement un des coups les frustrant pour un professionnel!
Les réactions à ce lancer furent multiples! Pour plusieurs :
Comment peut-il faire ça devant autant de spectateurs et téléspectateurs? Quel mauvais exemple pour les jeunes qui l’adorent! Nike (un de ses commanditaires) devrait annuler son engagement puisqu’il dénigre son équipement par ce geste! Comment un joueur professionnel avec autant de talent puisse-il perdre le contrôle de ses émotions?
Personnellement j’ai adoré le geste, peut-être simplement parce que ça me déculpabilise un peu face aux nombreux bâtons que j’ai lancés ou brisés dans ma carrière, mais plus parce que pendant un instant le meilleur joueur de la planète a exprimé sa frustration comme la plupart des golfeurs aimeraient le faire au moins une fois dans leur vie.
Ce court vidéo a fait le tour du monde récemment et exprime bien la frustration au golf :
Oui, oui, je sais que ce n’est pas l’exemple à donner aux jeunes et blablabla, ces mêmes jeunes qui s’amusent avec des jeux vidéo comme Grand Theft Auto, Call of Duty, Assassins Creed, etc. (évidemment je ne suis pas à jour avec tous ces jeux; j’ai seulement été témoin des jeunes qui y jouent).
Peut-être que ce n’est pas si négatif que ça que le golfeur numéro 1 au monde se comporte comme n’importe lequel jeune (pour les séniors comme moi, Rory est encore un petit jeune).
Dans cet instant, il a démontré ses vraies émotions et ne s’est pas comporté comme un robot. Peut-être que les jeunes pourront maintenant réaliser que Rory est humain avec ses forces et ses faiblesses et que s’ils travaillent et pratiquent fort, un jour ils pourront être semblable à lui.
À propos de son commanditaire Nike, moi je doublerais son montant contractuel et voici pourquoi :
- La mauvaise publicité ça n’existe pas. Les experts en marketing auront pas trop de difficulté à calculé l’impact médiatique de ce geste à travers la planète.
- Le lancer du bâton n’a absolument rien à faire avec la qualité de l’équipement de McIlroy. C’est un mauvais élan pas un mauvais fer 3.
- La réaction de Rory suite à son geste fût exemplaire. Il a dit les vraies choses avec sincérité : « Sur le coup ça m’a fait du bien, mais je regrette mon geste. Ce n’est pas le genre de geste qu’un modèle à émuler devrait faire. »
De plus, McIlroy a lancé son bâton à un endroit où personne n’était en danger d’être blessée (sauf une tortue ou un achigan pas très rapide).
Lorsque le meilleur joueur au monde réagi de cette façon suite à un mauvais coup, nous réalisons comment le golf est un sport difficile à maîtriser.
Plusieurs intervenants dans le domaine du golf ont récemment parlé de ramener le fun au golf. Ma question est la suivante : quand est-ce que le golf a subitement fini d’être le fun?
Le groupe de McIlroy composé d’Henrik Stenson et Bubba Watson ont eu plus de plaisir après le lancer du bâton qu’à tout autre moment dans la partie. Stenson a émis quelques commentaires rigolos pendant et après la partie et Bubba a expliqué qu’il comprenait bien la frustration de Rory.
C’est pour ça que le golf c’est l’fun! À un moment donné, on peut frapper le meilleur coup de notre vie et notre prochain coup peut-être un « muff » dans un lac ou dans une fosse de sable.
- Le golf est l’fun parce que c’est un challenge constant!
- C’est l’fun parce que l’on peut jouer avec nos amis et les taquiner lorsqu’ils ratent un coup ou lorsqu’ils réussissent un coup extraordinaire!
- C’est l’fun parce qu’on joue dehors au lieu d’être assis à jouer les jeux vidéo mentionnés ci- haut!
- C’est l’fun parce qu’on peut toujours s’améliorer et nous sommes heureux lorsque nous y parvenons!
- C’est l’fun parce que l’on peut jouer un parcours différent dans des conditions différentes à chaque jour et ce, n’importe où au monde!
- C’est l’fun parce que c’est le seul sport ou l’on peut vraiment s’identifier aux meilleurs joueurs au monde lorsqu’ils réussissent un coup extraordinaire ou quand ils en ratent un complètement!
Et maintenant, nous pouvons tous s’identifier à Rory juste un peu plus.

Rémi Bouchard est le directeur régional du membership de Golf Canada pour le Québec et le Nouveau-Brunswick.
Bouchard est professionnel au Club de golf Le Mirage de Terrebonne depuis 1992 et a représenté le club à l’occasion de compétitions provinciales et nationales. De 2001 à 2004, en collaboration avec Sports Business International, il a contribué à mettre au point et à dispenser un programme de formation en administration des affaires qui utilise le golf comme plateforme d’enseignement.
Golfeur professionnel accompli, Bouchard compte aussi plus de 20 années d’expérience dans les domaines des relations avec les commanditaires et du recrutement. Il a été champion junior du Québec en 1982 et champion amateur de cette province en 1986. Nommé professionnel de l’année par l’AGP du Québec à cinq reprises, Bouchard compte plus de 70 victoires comme professionnel au cours des plus de 20 dernières années. De plus, il a siégé au conseil d’administration du Circuit PGA TOUR Canada dont il fut aussi le président.
Si vous êtes un responsable d’un club de golf au Québec ou au Nouveau-Brunswick, veuillez contacter Rémi à rbouchard@golfcanada.ca pour discuter des avantages à être un club membre de Golf Canada et de ce que vous pouvez faire pour contribuer à l’essor du golf au Canada.
Lydia Ko joue 66 et partage la tête à la Founders Cup
PHÉNIX – La première joueuse au classement mondial Lydia Ko a remis une carte de 66, six coups sous la normale, pour partager la tête à la Founders Cup de la LPGA, jeudi.
Ko, 17 ans, a réussi un oiselet grâce à un coup roulé de 12 pieds après avoir commis un boguey pour rejoindre Tiffany Joh, Sophia Popov et Kim Kaufman au sommet du classement à Desert Ridge.
Le départ a été retardé de quatre heures en raison de la pluie. Seulement la moitié des 132 joueuses ont terminé avant la noirceur.
Ko a joué sous la normale à ses 21 dernières rondes, une séquence qui s’est amorcée l’année dernière lors du dernier tournoi de la saison.
Après avoir appris le décès de sa grand mère, Hoffmann prend la tête à Bay Hill
ORLANDO, Fla. – La journée de Morgan Hoffmann a commencé avec la nouvelle du décès de sa grand-mère, âgée de 97 ans. Elle a pris fin avec son nom au sommet du classement d’un tournoi de la PGA pour la toute première fois de sa carrière.
Hoffmann a inscrit un aigle au 6e trou, une normale-5, grâce à une brillante sortie d’une fosse de sable, et terminé sa journée avec un coup d’approche qui a touché le trou avant de s’arrêter à quelques centimètres de la cible. Ces deux coups d’éclat lui ont permis de compléter sa ronde avec un score de 66, six sous la normale, et une avance d’un coup au Tournoi Invitation Arnold Palmer.
Hoffman dit s’être senti à un drôle d’endroit, mentalement, avant de faire savoir que sa grand-mère était décédée. Il espère pouvoir assister à un service commémoratif samedi à Fort Lauderdale.
Kevin Na et John Peterson font partie d’un groupe de cinq golfeurs ayant joué 67.
Le Canadien David Hearn a ramené une carte de 69, un coup de mieux que le numéro un mondial Rory McIlroy, qui en est à ses débuts à Bay Hill.
Une bande de « frères » d’Équipe Canada passe à l’étape suivante
Adam, Taylor, Garrett, Corey, Chris.
Ce ne sont pas les prénoms des membres du tout nouveau boy band qui vogue en tête du palmarès. Il s’agit d’un groupe d’un autre type, une bande de gars – des frères presque – qui, après avoir fait partie de l’équipe nationale amateur du Canada (Corey Conners en est toujours membre), entament ensemble l’étape suivante de leur carrière golfique.
Adam Svensson, un Britanno-Colombien de 21 ans, annonçait mardi sa décision de devenir professionnel. Cette année, il concentrera ses efforts sur le Circuit de la PGA Canada et sur quelques tournois du Circuit Web.com. Eh 2014, Svensson avait signé sept victoires en Division II de la NCAA sous les couleurs de l’Université Barry de Miami. Il se sentait prêt à faire le saut chez les professionnels.
Sur le circuit canadien, Svensson côtoiera deux anciens membres d’Équipe Canada, Taylor Pendrith et Chris Hemmerich. Pendrith, un puissant cogneur également habile aux abords des verts, disputera les qualifications du Circuit de la PGA Canada en avril; Hemmerich, de son côté, fort de ses succès en 2014, est déjà membre à part entière de ce circuit.
Corey Conners, lui, a toujours un statut d’amateur, mais il devrait lui aussi devenir pro plus tard cette année. Quoi qu’il en soit, il participera le mois prochain au Tournoi des Maîtres après avoir été finaliste du Championnat amateur masculin des États-Unis l’an dernier.
Et puis, il y a Garrett Rank, le doyen du groupe, qui, à titre de champion mid-amateur du Canada en 2014, participera à l’Omnium canadien RBC 2015. Certes, Rank aurait pu se consacrer totalement au golf, mais il a changé d’idée pour devenir arbitre de hockey. Certains diront qu’il a pris la bonne décision, ayant déjà été officiel de quelques matchs de la LNH cette saison.
Golf Canada, c’est connu, ne peut pas enseigner à quelqu’un comment frapper la balle à 350 verges, comme Pendrith, ni comment gagner deux titres de la NCAA d’affilée, comme Svensson. Mais ces jeunes gens n’en reconnaissent pas moins l’importance de leur séjour au sein d’Équipe Canada.
« C’est fou, mais quand les membres de notre groupe participent à un tournoi, il y en a toujours un aux premiers échelons du tableau des meneurs, note Hemmerich. C’est génial et cela en dit long sur la qualité du programme de Golf Canada. »
Svensson et Pendrith sont maintenant membres du nouveau programme Jeune pro de Golf Canada. Selon Pendrith, le programme l’a aidé à prendre les bonnes décisions et de bonnes habitudes. Quant à Svensson, il explique que l’équipe l’aidera à franchir les premiers pas de sa carrière professionnelle.
« C’est un autre groupe d’appoint, dit-il. Je connais Derek [Ingram, entraîneur-chef de l’équipe masculine] et je peux l’appeler n’importe quand. Golf Canada m’a beaucoup aidé. »
Ces jeunes sont conscients des changements qui les attendent, non pas tant sur le plan golfique que sur celui du train-train quotidien.
« Physiquement, rien n’a changé. Le golf reste le golf, note Pendrith. Mais chez les pros, on ne joue pas pour des points, mais pour des dollars. Il faut s’adapter sur le plan mental. »
Et Hemmerich de poursuivre : « Je n’en reviens pas de voir le sérieux des joueurs. Je commence à peine à m’y faire. Dans le golf professionnel, chaque coup équivaut maintenant à quelques centaines de dollars, puis à quelques milliers de dollars au niveau suivant et finalement à beaucoup plus de dollars au plus haut niveau. Chaque coup est important. »
Chacun remercie son agent de diminuer la pression qui s’exerce chez un jeune professionnel (y compris Conners). SportBox, qui gère aussi la carrière de Graham DeLaet et Mike Weir, représente Svensson. Hemmerich a remis son sort entre les mains de Higher Ground Sports, agence qui veille aussi aux intérêts d’Adam Hadwin. Pendrith, lui, est représenté par Empire Sports Management tandis que Conners a confié sa carrière à International Sports Management dont le directeur général est Chubby Chandler.
Ils sont seuls sur le parcours, mais nombreux sont ceux qui les encouragent dans les coulisses.
« Grâce à eux, la pression est beaucoup moins forte. Je peux les appeler en tout temps, ce sont des types super », de dire Svensson à propos du groupe de SportBox.
« Des types super »… et Hemmerich qui affirme qu’il est « gonflé à bloc » pour la saison 2015… On croirait qu’un enfant sommeille encore en ces hommes, mais ne vous méprenez pas : leur motivation est très forte. Quand Conners se joindra plus tard cette année à Hemmerich, Pendrith et Svensson dans les rangs professionnels, les fans canadiens auront droit à un spectacle de très grande qualité.
Et, peu importe ce que leur réserve l’avenir, on doit les féliciter dès aujourd’hui d’avoir atteint ce niveau de réussite.
Une nation, une vision
Pour utiliser une métaphore nautique, quand le navire vogue en eaux troubles, tous doivent ramer à l’unisson pour le mener à bon port. Voilà l’équivalent philosophique pour le golf du plan stratégique Une vision.
Comme l’a noté Golf Canada lors de sa récente Assemblée générale annuelle, Une vision (cliquez ici pour en connaître les détails) veut « faire en sorte que le golf conserve son statut de sport le plus populaire au Canada ».
Golf Canada reconnaît volontiers qu’il ne peut accomplir seul cette tâche. Pour maintenir le cap, l’association, désignée Fédération nationale de sport pour le golf au Canada par le gouvernement fédéral, a besoin de l’aide à bord de chaque intervenant et de chaque golfeur.

« Nous représentons tous le golf », affirme Scott Simmons, chef de la direction de Golf Canada. « Pour que notre sport continue de progresser, il faut concerter nos efforts. Si une vision commune nous inspire, cette synergie nous permettra d’accomplir de grandes choses, de réaliser notre plein potentiel. »
Des pas de géant ont été franchis pour concrétiser ce front commun. L’établissement de l’Alliance nationale des associations de golf (NAGA) – voir www.canadagolfs.ca – a rassemblé toutes les parties prenantes de premier plan : Golf Canada, PGA du Canada, Association nationale des propriétaires de terrains de golf, Association canadienne des surintendants de golf, Société canadienne des directeurs de clubs et Association canadienne de l‘industrie du golf. Des accords de partenariat ont été conclus avec le Circuit de la PGA Canada et d’autres. Ces organismes ont chacun leur aire d’influence distincte, mais ils partagent en théorie une vision unique : la viabilité du sport le plus populaire du Canada.
Et maintenant, leur défi est de se serrer les coudes. Avec Une vision.
« Jamais il n’y a eu un tel niveau de confiance et de transparence parmi les intervenants du golf au Canada, de dire Simmons. Nous avons tous la responsabilité de protéger notre sport, de le faire progresser, d’en être les ambassadeurs, d’en assurer la croissance. »
Le centre d’intérêt premier de Golf Canada n’est pas seulement « Golf Canada », mais « le golf au Canada ».
L’association a connu une évolution spectaculaire depuis sa fondation, en 1895, alors que l’Association Royale de Golf du Canada comptait 10 clubs. Comme l’écrit Jim Barclay dans Golf in Canada : A History, son objectif était d’ « organiser un championnat national [le championnat canadien amateur] ». Le mandat de l’association allait prendre de l’ampleur au fil des ans, mais, fondamentalement, il avait trait au golf amateur masculin, aux règles, au facteur de handicap, à l’évaluation de parcours, au statut d’amateur, etc.
La fusion avec l’Association canadienne des golfeuses, en 2005, a été le présage d’un élargissement du champ de compétences et le point de départ d’une politique plus inclusive qui engloberait non seulement les membres de club, mais l’ensemble des adeptes du golf. (Dernière manifestation de cet engagement : l’élaboration d’un nouveau modèle d’adhésion qui sera mis en œuvre selon un plan triennal.)
Golf Canada a aussi révisé son modèle de gouvernance. Traditionnellement, les membres du Conseil d’administration gravissaient les échelons un à un par le truchement de leurs associations provinciales respectives. Aujourd’hui, le Conseil recrute des personnes triées sur le volet, venues d’horizons divers. Le meilleur exemple en est le nouveau président de Golf Canada, Paul McLean. En plus d’œuvrer au sein de l’industrie du golf, il est propriétaire de parcours, membre de l’Association nationale des propriétaires de terrains et de l’Association canadienne des surintendants de golf.
Il y a quelques années, Golf Canada a perçu la nécessité de mettre au point un plan stratégique à la grandeur de l’industrie du golf. Son mandat de Fédération nationale de sport l’exigeait, tout comme son rôle de gardien du golf.
Une vision, la dernière version du plan stratégique, dont a été saisie l’Assemblée générale annuelle de Golf Canada, comprend quatre valeurs fondamentales :
- Participation accrue : accroître la participation des jeunes; promouvoir les avantages sociaux; développer des liens avec un plus grand nombre de golfeurs; faciliter l’accès aux groupes sous-représentés.
- Excellence accrue : implanter des programmes pour les juniors d’élite, Équipe Canada et les néoprofessionnels; former des entraîneurs et des officiels certifiés; présenter des championnats nationaux et internationaux premiers de classe.
- Ressources accrues : assurer la viabilité financière et la responsabilité fiscale; préserver l’intégrité des règles, du facteur de handicap, de l’évaluation de parcours, du statut d’amateur et de l’histoire du golf; fournir aux bénévoles et au personnel des débouchés et des occasions de parfaire leur formation.
- Interaction accrue : collaborer avec les associations provinciales de golf, les établissements de golf, la NAGA, les gouvernements et les partenaires internationaux; augmenter les ressources de la technologie numérique et interactive; renforcer la communication et la notoriété de la marque.
« Une vision, c’est plus vite dit que fait, note Simmons, mais il n’est pas question qu’un organisme assume à lui seul toutes les responsabilités. Nous devons tous faire front commun pour protéger ce sport qui nous tient à cœur. Il faut travailler de concert pour assurer l’essor du golf, aujourd’hui et demain. »
Se serrer les coudes.
Jamais dans l’histoire du golf dans notre pays cela n’a-t-il été si important. Si le golf vous tient à cœur, prenez une rame!
One nation; One Vision