George Seymour Lyon, le golfeur médaillé d’or du Canada
Il y a 110 ans, le golf, pour la première et dernière fois de l’histoire, du moins jusqu’en 2016, était intégré au programme des Jeux olympiques. Et c’est un Canadien, George Seymour Lyon, qui raflait la médaille d’or. Certains en furent peut-être surpris, mais c’était mal connaître cet homme.
Cet athlète accompli avait plusieurs cordes à son arc. À 18 ans, Lyon établissait le record canadien du saut à la perche, puis interrompait momentanément sa carrière sportive prometteuse pour devenir sergent dans les Queen’s Own Rifles (Fusiliers de la Reine du Canada), un régiment d’infanterie légère qui, en 1885, étouffa la Rébellion du Nord-Ouest.
De retour à Toronto, il fut nommé capitaine de l’équipe de baseball– il était deuxième-but – qui allait gagner le championnat de la ville. De plus, il maniait la raquette de tennis avec grand art et, doté d’une excellente coordination oculo-manuelle, il devint un as du cricket, établissant même un record canadien de 238 points à la batte. Pourtant, Lyon ne se mit à la pratique du golf qu’à l’âge avancé de 38 ans.
Octobre 1896. Lyon joue au cricket au Rosedale Cricket Grounds, adjacent à un parcours de golf où se trouve son ami John Dick. Celui-ci aperçoit Lyon, batte à la main. Pour le taquiner, il lui fait remarquer qu’il a besoin d’une grande surface pour frapper la balle et le met au défi de claquer une balle de golf avec un bâton de golf. Le reste ap- partient à l’histoire… olympique.
Lyon n’a ni le physique ni le comporte- ment du golfeur type. Il est corpulent, friand de blagues et affiche un enthousiasme tapageur. Il est du genre à entonner en public un couplet de My Wild Irish Rose ou à marcher sur les mains pour épater la galerie. Sur le parcours, les golfeurs très collet monté n’en croient pas leurs yeux quand ils le voient expédier la balle loin dans l’allée, certes, mais avec un élan hors normes. Néanmoins, il ne lui faut qu’un an pour anniversaire, en 1898, il gagne le titre amateur canadien, exploit qu’il répétera en 1900 et 1903.
En 1904, Lyon est l’un des 84 golfeurs nord-américains et européens inscrits à la compétition olympique de golf aux Jeux de St. Louis, Missouri. Le 18 septembre, une épreuve de qualification au Glen Echo Club réduit le nombre de participants à
32. Le grand favori, l’Américain Chandler Egan, est en tête et Lyon neuvième. Au deuxième tour, Lyon cause un certain émoi en prenant la mesure de son adversaire, le chouchou de la foule.
Comme on peut s’y attendre, les journaux de St. Louis n’apprécient guère le style de Lyon. Bien sûr, il frappe la balle sur d’énormes distances, mais cela mérite-t-il le nom de « golf »? Malgré tout, il fait partie des huit joueurs d’élite restants : trois de St. Louis, trois de Chicago, un de Seattle et ce Canadien inattendu que l’on calomnie à qui mieux mieux. Faisant fi des mauvaises langues, Lyon défait par quatre coups son rival du troisième tour.
En demi-finale, il affronte Francis Newton, champion de la Côte du Pacifique. D’aucuns diront que ce fut le meilleur la plus ingénieuse de l’histoire de l’Amérique du Nord ». Le coup du match est réussi par Lyon : une frappe de 327 verges!
Le Canadien était donné perdant au départ, mais le voici en finale, à une victoire de la médaille d’or. Pourtant, rares sont ceux qui favorisent Lyon qui doit battre
le tout nouveau champion des États-Unis, Chandler Egan, âgé de 23 ans. Tout de même, c’est débordant d’enthousiasme, comme à son habitude, que le Canadien entreprend les deux rondes finales de 18 trous. Au premier tertre, il est accueilli par des applaudissements polis. Il expédie la balle à huit verges de la cible sur ce trou de 276 verges et, deux roulés plus tard, il gagne le trou. Egan et Lyon font jeu égal sur les 17 trous suivants, si bien que Lyon maintient son avance d’un trou après 18.
Après le lunch, le départ de la ronde finale est donné à 15 heures. Dans le pavillon, il n’est question que du grand match qui vient de se terminer. Le bouche- à-oreille joue son rôle, et les spectateurs tandis que la balle d’Egan se perd dans le lac. Lyon reprend son avance de deux coups. Lyon gagne aussi le trou suivant et remporte le match par trois coups, mettant fin à ce que l’on qualifiera de « plus grand tournoi de golf jamais présenté en Amérique ».
Les spectateurs fraient un chemin à Lyon vers le pavillon où l’attendent son trophée et sa médaille. Avec l’énergie indomptable qui le caractérise, Lyon s’y rend en marchant sur les mains. Tard dans la soirée, tout le monde entonne sa chanson favorite, My Wild Irish Rose.
En 1908, le golf figure encore au pro- gramme des Jeux olympiques, à Londres. Lyon y est, prêt à défendre sa médaille d’or, mais les golfeurs britanniques boycottent la compétition en raison d’un différend avec les officiels des Jeux. Les golfeurs américains refusent de se rendre à Londres dans ce climat d’incertitude, si bien que Lyon n’est plus que le seul golfeur en lice. Les officiels l’informent qu’ils lui remettront la médaille d’or, mais Lyon refuse d’accepter un prix à ses yeux immérité.
Cent dix ans ont passé depuis que George Seymour Lyon a gagné la médaille d’or olympique de golf, mais il n’en reste que deux avant qu’un autre Canadien n’ait la chance de répéter son exploit aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro, en 2016.
Jordan Spieth aux commandes
Jordan Spieth a pris les devants de l’Omnium Emirates Australian, jeudi, à l’issue de la première ronde disputée sur les allées du Australian Golf Club, à Sydney.
Spieth, qui a joué 67, détient présentement un coup d’avance sur Aron Price et Scott Gardiner, qui se partagent le deuxième échelon à -3.
Rory McIlroy, qui est le champion en titre du tournoi, Adam Crawford, Brendon de Jonge, Geoff Drakeford, Richard Green, Achi Sato et Andrew Tampion, pour leur part, sont à égalité en quatrième position à -2, un coup devant 11 golfeurs.
Le Canadien Jordan Krantz, qui a remis une carte de 80, repose quant à lui au 150e rang, à 13 coups de la tête.
Golf Canada dévoile Équipe Canada 2015
Oakville, Ont. (Golf Canada) – Golf Canada a dévoilé les noms des athlètes qui représenteront Équipe Canada en 2015 dans le cadre du programme de la formation nationale amateur et de la formation de développement.
En tout et pour tout, huit athlètes composent la formation nationale d’Équipe Canada, soit quatre femmes et quatre hommes, alors que la formation de développement (22 ans et moins) comprend 11 athlètes, soit cinq golfeuses et six golfeurs.
Feront à nouveau partie de la formation masculine d’Équipe Canada, Corey Conners, 22 ans, de Listowel en Ontario, et Adam Svensson, 20 ans, de Surrey en Colombie-Britannique.
Conners, 17e au classement mondial amateur (World Amateur Golf Rankings ou WAGR), s’est incliné en demi-finales du Championnat amateur de l’Argentine et a contribué à la victoire du Canada à la Coupe Tailhade cette année, a été vice-champion du Championnat amateur masculin des États-Unis 2014, ce qui lui a valu des invitations au Tournoi des Maîtres et à l’Omnium des États-Unis de 2015. Il a aussi représenté le Canada, finaliste du Championnat mondial amateur masculin 2014.
Svensson occupe le 37e rang du WAGR et plus tôt cette année, il a mérité le prestigieux Jack Nicklaus Award, prix remis au golfeur par excellence de Division II de la NCAA. Membre de l’équipe de golf de l’Université Barry, il a signé sept victoires à sa deuxième année, un nombre record pour une saison en Division II de la NCAA, ce qui a permis à son équipe de rafler les honneurs de fin d’année. De plus, il a été le meilleur Canadien au Championnat mondial amateur masculin 2014, terminant au septième rang du classement individuel.
Se joindront à Conners et Svensson, Blair Hamilton, 21 ans, de Burlington en Ontario, et Austin Connelly, 18 ans, d’Irving au Texas (18e au WAGR). Hamilton, qui fréquente l’Université de Houston, passe à la formation nationale après avoir été membre de la formation de développement en 2013. Une des étoiles montantes du golf, Connelly, qui possède la double nationalité américaine et canadienne, a été vice-champion du Championnat amateur de l’Argentine et a fait équipe avec Conners lors de la victoire du Canada à la Coupe Tailhade.
Chez les femmes, Brittany Marchand, 22 ans, d’Orangeville, en Ontario (67e au WAGR), sera de retour au sein de l’équipe nationale aux côtés de Jennifer Ha, 20 ans, de Calgary, en Alberta (90e au WAGR). Étudiante à l’Université N.C. State, Marchand a porté les couleurs du Canada, finaliste du Championnat mondial amateur féminin 2014, tandis que Ha, qui fréquente l’Université Kent State, a été vice-championne de la Coupe Porter 2014.
Deux recrues se joindront à la formation nationale féminine d’Équipe Canada, soit Maddie Szeryk, 18 ans, d’Allen au Texas (63e au WAGR) et Elizabeth Tong, 21 ans, de Thornhill en Ontario (210e au WAGR). Szeryk, qui elle aussi possède la double nationalité américaine et canadienne, a représenté le Canada au Jeux d’été de la Jeunesse. Lors de sa première année à l’Université Texas A&M, elle a terminé 3e, 4e, 4e et 2e en quatre départs. Pour sa part, Tong a participé à l’Omnium des États-Unis et à l’Omnium féminin Canadien Pacifique et a avancé à la ronde des 32 au Championnat amateur féminin des États-Unis.
« Nous sommes emballés par ces jeunes golfeuses et golfeurs qui ont été sélectionnés au sein d’Équipe Canada pour 2015 », a déclaré Jeff Thompson, directeur en chef du développement du sport à Golf Canada. « Soutenir et développer les étoiles montantes du golf canadien, c’est au cœur même de ce que nous faisons. Le fait d’investir dans l’excellence sportive a un impact sur tout ce que nous faisons. Nous sommes persuadés que les athlètes sélectionnés feront de leur mieux pour représenter le Canada, et nous nous ferons un devoir de les aider à atteindre leurs objectifs. »
Voici la liste des athlètes sélectionnés au sein d’Équipe Canada 2015 :
FORMATION NATIONALE AMATEUR FÉMININE
Brittany Marchand, Orangeville, Ont. (22 ans)
Jennifer Ha, Calgary, Alb. (20 ans)
Elizabeth Tong, Thornhill, Ont. (21 ans)
Maddie Szeryk, Allen, Texas (18 ans)
FORMATION NATIONALE AMATEUR MASCULINE
Corey Conners, Listowel, Ont. (22 ans)
Adam Svensson, Surrey, C.-B. (20 ans)
Blair Hamilton, Burlington, Ont. (21 ans)
Austin Connelly, Irving, Texas (18 ans)
Cliquez ici pour lire les biographies des membres de la formation nationale.
Golf Canada a aussi dévoilé la formation de développement (22 ans et moins) qui comprend cinq golfeuses et six golfeurs. L’objectif de la formation de développement est de soutenir le développement continu des meilleurs jeunes golfeurs du pays.
Voici la liste des athlètes sélectionnés au sein de la formation de développement d’Équipe Canada 2015 :
Formation féminine de développement
Naomi Ko, Victoria, C.-B. (17 ans)
Jaclyn Lee, Calgary, Alb. (17 ans)
Grace St-Germain, Ottawa, Ont. (16 ans)
Michelle Kim, Surrey, C.-B. (17 ans)
Alisha Lau, Richmond, C.-B. (15 ans)
Formation masculine de développement
Tony Gil, Vaughan, Ont. (16 ans)
Tyler Saunders, Sturgeon County, Alb. (19 ans)
Patrick Murphy, Crossfield, Alb. (17 ans)
Trevor Ranton, Waterloo, Ont. (17 ans)
AJ Armstrong, St. Albert, Alb. (17 ans)
Étienne Papineau, St-Jean-sur-Richelieu, QC (18 ans)
Cliquez ici pour lire les biographies des membres de la formation de développement.
L’équipe d’entraîneurs de 2015 d’Équipe Canada comprendra Derek Ingram, qui dirigera à nouveau la formation masculine, tandis que Tristan Mullally se consacrera à la formation féminine. Robert Ratcliffe sera l’entraîneur-chef des formations de développement, aidé par Anne Carroll, entraîneure de la formation féminine de développement. Ingram, Mullally, Ratcliffe et Carroll sont des membres de classe A de la PGA du Canada.
Tiger Woods et le journaliste Dan Jenkins : est-ce qu’on est rendu là?
Une fausse entrevue rédigée par le vétéran journaliste Dan Jenkins et publiée par le magazine Golf Digest a fait exploser Tiger Woods à quelques semaines de son retour au jeu prévu le 4 décembre, lors du Défi mondial Hero présenté en Floride.
Woods était évidemment le sujet de cette « satire » clairement intitulée « My (Fake) Interview With Tiger ». Il s’agit d’un long texte sous forme questions-réponses auquel Woods n’a jamais participé et dans lequel Jenkins prête à Woods les réponses qu’on peut y lire.
À titre d’exemple, il lui fait dire : « J’aime congédier des gens » et « Je ne comprends pas pourquoi on est supposé laisser un pourboire aux gens ». Il fait aussi allusion à son accident d’il y a cinq ans qui a conduit à son divorce et lui suggère Dr. Phil comme prochain entraîneur. Pour en savoir plus, cliquez ici.
Les photos qu’on peut voir sont celles d’un sosie montrant Woods dans un établissement de restauration rapide et en train de vérifier une aile de son VUS de marque Cadillac.
Ce qui étonne encore plus, c’est que le journaliste de 84 ans, qui est reconnu comme une sommité en matière de golf aux États-Unis, a eu des entretiens privés avec les plus grands golfeurs professionnels qui occupent l’avant-scène depuis l’époque de Ben Hogan. Mais jamais avec Woods. Et voilà ce qui expliquerait pourquoi Jenkins a accepté (ou proposé, ça, on l’ignore…) de produire cette fausse entrevue. L’agent de Tiger, Mark Steinberg, est évidemment accroché au passage.
Woods, qui a collaboré avec le magazine Golf Digest de 1997 à 2010, a déclaré que « en matière de journalisme et d’éthique, est-il possible d’aller plus bas?» Il a même répliqué à Jenkins sur son compte Twitter et sur le site ThePlayersTribune.com lancé par le baseballeur Derek Jeter pour permettre aux grandes vedettes de sports de s’exprimer directement avec les amateurs.
Est-ce qu’on en est rendu là? C’est la question qu’il faut se poser. Il faut rappeler que Golf Digest, dans son édition de mai dernier, a fait vivement réagir les dirigeants et les joueuses de la LPGA en publiant à la une photo très sexy de Paulina Gretzky, fille de Wayne et compagne de vie de Dustin Johnson. En octobre, Golf Digest est revenu à la charge avec une photo également très sexy de Michelle Wie. Puis, pour son édition de décembre, c’est Johnny « Football » Menzies qui est à la une.
Veut-on vendre du golf ou des magazines? À vous de nous répondre!
Stacy Lewis réalise une première depuis 1993
Stacy Lewis est devenue la première Américaine depuis Betsy King, en 1993, à terminer première au classement des boursières de la LPGA, première dans la course au titre de Joueuse de l’année, et première également pour la moyenne de coups par 18 trous.
Ce balayage de Lewis couronne la meilleure saison des Américaines depuis 1999. Ces dernières ont remporté 13 tournois en 2014.
Lewis n’a pas remporté de titre majeur cette année, mais elle a célébré la victoire en trois occasions et a été la meilleure boursière de la LPGA pour une deuxième année consécutive.
« Je ne dis pas que j’ai connu une grande année, a-t-elle commenté. J’aurais aimé gagner un tournoi majeur. Là ça aurait été une grande année! »
Rappelons que Lewis avait aussi été Joueuse de l’année en 2012.
Que feriez-vous?
Tout au long de l’année, nous avons demandé aux golfeurs ce qu’ils feraient pour rendre leur sport plus attrayant. Une solution toute simple est souvent revenue. Elle ne coûte rien à mettre en œuvre et elle permet à tous les adeptes – hommes, femmes, jeunes et aînés – d’avoir plus de plaisir. Quelle est cette solution miracle? Il s’agit tout bonnement de mettre l’ego de côté et de jouer depuis les jalons où l’on a de meilleures chances de succès. Le journaliste Robert Thompson a examiné de plus près le mouvement Partir des tertres avancés.
Arthur Little et sa femme Jan Leeming possèdent un terrain de golf appelé Province Lake, au Maine. Selon eux, les parcours sont trop longs, non seulement pour les golfeurs moins habiles, mais aussi pour pratiquement tous les joueurs qui ne figurent pas parmi les meilleurs au monde. Un jour, le couple a écrit à Mike Keiser, propriétaire de la célèbre villégiature de golf Bandon Dunes, en Oregon, pour lui dire qu’ils trouvaient les jalons avancés de Bandon Dunes encore trop longs.
“Je leur ai répondu de jouer d’où ils voulaient”, m’a expliqué Keiser en déambulant sur les allées de son plus récent projet, le Cabot Links de Nouvelle- Écosse.
Ce n’est pas ce que Leeming et Little avaient souhaité entendre. Ils voulaient des distances précises et avaient fait des recherches pour étayer leur approche. Ils ont découvert, par exemple, que l’idée de faire jouer les femmes à partir de jalons conférant une longueur de 5 300 verges au parcours, comme c’est l’habitude dans bien des clubs, est une erreur. Selon le couple, nombre de golfeuses devraient jouer sur des parcours de 4 200 verges, alors que les distances pour les hommes devraient totaliser 6 300 verges. Avec l’aide de Keiser, Leeming et Little ont donc créé les jalons “Bleu royal”, encore plus avancés que ne l’étaient auparavant les jalons les plus courts.
“Il y a des gens qui jouent depuis les jalons Bleu royal et qui nous disent qu’ils n’ont jamais eu autant de plaisir”, rapporte Ben Cowan-Dewar, copropriétaire de Cabot Links, où les jalons Bleu royal ramènent le terrain à 3 700 verges. “Nous voulons que les clients qui utilisent ces jalons se sentent comme de vrais golfeurs, et ces jalons sont très populaires chez les femmes et les juniors”, ajoute-t-il.
Le responsable de Cabot Links n’est pas le seul à tenter de convaincre davantage de golfeurs d’adopter ces jalons rapprochés. L’idée de raccourcir le parcours a fait son chemin depuis environ un an, dans le sillage du mouvement Partir des tertres avancés selon lequel la plupart des adeptes du golf – tant les hommes que les femmes – jouent à partir des mauvais tertres. En soi, l’idée n’est pas nouvelle et plusieurs organisations, dont Golf Canada et la PGA du Canada, en font la promotion : en avançant d’un jalon, les golfeurs gagnent du temps tout en ayant plus de plaisir. En vertu de cette approche, les golfeurs devraient choisir certains jalons en fonction de la distance qu’ils colleter à un 18 trous totalisant 6 700 à 6 900 verges, donc il peut partir des jalons les plus éloignés. Par contre, si votre coup de départ atteint 150 verges, vous devriez jouer à partir de jalons avancés qui ramènent le parcours à une longueur de 4 400 à 4 600 verges.
“Les parcours de conception traditionnelle, comme on en construit encore de nos jours, sont beaucoup trop longs et difficiles, affirme Little. Ils prennent trop de temps à jouer. Les propriétaires et les architectes ont une fixation : ils aménagent des terrains de golf plus longs, correspondant aux habiletés des joueurs d’élite, afin de les inscrire au palmarès des “meilleurs parcours”. Par conséquent, l’expérience golfique n’est pas agréable pour les golfeurs ordinaires, les débutants et les aînés.”
L’amorce d’une carrière
On me demande souvent comment je suis devenu responsable des règles à Golf Canada. J’ai d’abord été engagé par l’organisme pour aider à la tenue des championnats amateurs d’un bout à l’autre du pays. Mon rôle s’est élargi depuis ce temps et je suis maintenant très engagé dans tout ce qui concerne les règles du golf.
Au début, j’ai vite appris que l’un des éléments les plus importants de l’organisation d’un championnat est la préparation du terrain pour la compétition. Il faut établir la longueur de jeu, déterminer les lisières des obstacles d’eau et les hors limites, choisir l’emplacement des trous, etc. Pour bien préparer un parcours en vue d’un championnat national, il faut avoir une excellente maîtrise des règles du jeu.
Force est d’admettre qu’il est plutôt difficile, au début, d’apprendre les règles, car elles sont rédigées dans un style pesé et réfléchi. La mauvaise interprétation d’un mot ou d’une phrase, ou le fait d’oublier si la règle dit « devrait », « peut » ou « doit », évacue toute possibilité d’arriver à la bonne décision. On ne compte pas les heures passées à l’étude des règles ni le nombre d’années qu’il faut pour bien saisir toutes les nuances des règles du golf. À chaque tournoi, j’apprends quelque chose de nouveau. C’est ce qui rend la chose si intéressante, au point de devenir une obsession chez certains.
Je me considère chanceux que ma tâche m’amène à travailler pour différents tournois dans le monde et me permet de rencontrer des gens formidables. Dernièrement, j’ai pu m’entretenir avec deux de nos officiels et je leur ai demandé comment ils étaient arrivés à s’intéresser aux règles du golf.
Alison Murdoch — Victoria, C.-B.
Alison Murdoch, membre du Temple de la renommée du golf canadien, s’intéresse depuis plusieurs années aux règles du golf. Elle a d’abord complété le programme de niveau 2 sur les règles du golf offert en ligne par Golf Canada, afin d’être plus à l’aise avec les règles sur le terrain.
Après avoir accumulé les heures de travaux pratiques qui lui ont permis d’obtenir sa certification de niveau 2, Murdoch s’est inscrite en 2008 au séminaire de niveau
3 donné par Susan White de la BCGA au Duncan Meadows Golf Club. C’est ainsi qu’elle a pu réussir avec confiance l’examen théorique, pour ensuite passer aux travaux pratiques qui lui ont valu sa certification de niveau 3. Quelques années plus tard, elle a suivi le séminaire de niveau 4.
J’ai eu l’occasion de travailler avec Alison lors du Championnat canadien amateur féminin 2011 et j’ai tout de suite constaté que son expérience de golfeuse de compétition l’aidait à traiter avec les joueuses sur le terrain.
Murdoch décrit ainsi comment la connaissance des règles l’a aidée comme compétitrice: « Quand je suis sur le par- cours, je suis plus confiante à l’égard des décisions sur les règles, tant pour moi- même que pour aider les autres concurrentes. Et si la situation se complique un tant soit peu, je sais aussi qu’on devrait faire appel à un officiel pour obtenir de l’aide. Ainsi, tout le monde sait qu’on a fait ce qu’il fallait. »
Murdoch a maintenant pris sa retraite, mais sa carrière l’a amenée à faire face
à plusieurs situations épineuses sur le terrain. « Dans mon travail, j’étais souvent appelée à enquêter sur des plaintes en matière de ressources humaines. Je suis habituée à chercher toute l’information nécessaire à une prise de décision éclai- rée. Je sais aussi qu’on n’a pas toujours toutes les preuves désirées et qu’il arrive qu’on n’ait pas entièrement confiance aux faits qui nous sont présentés. »
Timmy Yorke – Kensington, Î.-P.-É.
Il y a deux ans,un jeune de11ansaob- tenu un score parfait à l’examen de niveau 2 sur les règles. Timmy Yorke est le fils de Tim Yorke, un excellent golfeur amateur. Le jeune Yorke a grandi en jouant au golf et en suivant son père sur le terrain. La famille Yorke, membre des clubs Green Gables et Andersons Creek, habite à Kensington, à l’Île-du-Prince-Édouard.
Alors qu’il agissait comme bénévole dans un championnat de l’Association de golf de l’Île-du-Prince-Édouard (PEIGA), Timmy s’est découvert un intérêt pour les règles du jeu. Dans son rôle de cadet éclaireur, il surveillait un trou près d’un obstacle d’eau situé dans l’aire de tombée des coups. Plusieurs balles sont tombées dans l’eau et Timmy, qui ne connaissait pas les règles à l’époque, était curieux de voir comment les joueurs allaient procéder dans les circonstances.
“Mon intérêt pour les règles aug- mentait aussi chaque fois que mon père arrivait d’un tournoi et m’expliquait les incidents relatifs aux règles, de dire Yorke en parlant de ses premiers pas dans le domaine. Il est arrivé à mon père d’être désavantagé par une décision et je me demandais toujours pourquoi il avait en- couru une pénalité à cette occasion.”
Peu après avoir complété le programme de niveau 2 en ligne, Timmy a commencé à travailler en vue de la certification de niveau 3. L’hiver dernier, il a contacté l’Association de golf de l’Ontario dans l’espoir de participer au cours préparatoire en ligne pour assister au séminaire de niveau 3. Alors que la plupart des jeunes de son âge vaquaient à leurs travaux scolaires ou faisaient du sport, Timmy participait à un séminaire Web pour ap- prendre les règles du golf en compagnie d’autres officiels.
Timmy admet qu’il ne joue pas aussi souvent au golf qu’il le voudrait, mais il affirme que le golf l’intéresse beaucoup plus maintenant qu’il a acquis une meil- leure compréhension des règles. À l’âge de 13 ans, il est le plus jeune Canadien à avoir obtenu les plus hautes notes à l’examen de niveau 3. L’avenir s’annonce prometteur pour lui s’il décide de poursuivre une carrière d’officiel des règles.
La semaine en cours est beaucoup celle des colloques au golf
L’Association des propriétaires des terrains du Canada est présentement en réunion à l’hôtel Bonaventure à Montréal. Toujours cette semaine, les directeurs généraux, eux, se rencontrent au Mont Sainte-Anne. Tant mieux!
L’industrie du golf doit se jaser pour analyser et agir afin de se sortir de la situation, qui est plus juste de qualifier de transition que de crise.
Le ski a connu cette étape et regardez l’ampleur qu’ont pris Bromont, Mont Saint-Bruno, St-Sauveur et Stoneham pour déborder des succès des géants comme Tremblant et Sainte-Anne.
Même chose au tennis avec le centre national Uniprix qui nous a donné Eugénie Bouchard, tout en rendant plus accessible au grand public l’utilisation des mêmes installations.
Le golf possède les outils. L’idée est d’utiliser les plus performants.
Un des ateliers de la conférence organisée par les proprios est consacré aux médias. La PGA des États-Unis est représentée au panel?
Tout cela est bien, mais on préfère le plus large de la communication pour effectuer un véritable tir groupé.
Plutôt que de séparer les groupes dans deux villes aux mêmes dates, pourquoi ne pas asseoir tout le monde à la même table de discussions et de création la prochaine fois au nom de la consolidation comme méthode efficace de nos jours?
Hugo Bernard aurait fait son choix
La rumeur envoie Hugo Bernard au Tennessee après qu’il eut été courtisé par plusieurs universités à la NCAA.
Le protégé de l’entraîneur Daniel Langevin a été champion du Québec chez les juniors, les amateurs et les collèges ces trois dernières années.
Dans les honneurs
La Classique Shaw de Calgary mérite, cette année, le prix du président au Circuit des Champions. Félicitations au directeur Sean Van Kesteren, qui a succédé à notre Jocelyne Bourassa nationale à la barre de ce qui est devenu l’Omnium canadien féminin dans une première vie.
L’équipe de Synchro-Sports avait reçu la même distinction lors de la première année du Championnat de Montréal, au Fontainebleau, en 2010.
Henrik Stenson conserve son titre
Henrik Stenson a remporté le Championnat DP World Tour, dimanche, sur les allées du Jumeirah Golf Estates, à Dubaï.
Stenson, qui a ainsi défendu avec succès son titre, a joué 70 et conclu le week-end avec deux coups d’avance sur Rory McIlroy, Victor Dubuisson, Justin Rose, tous détenteurs du deuxième échelon à -14.
Rafael Cabrera-Bello occupait pourtant le premier rang avec trois trous à disputer, avant de commettre des doubles bogueys aux 16e et 17e trous pour terminer à égalité en neuvième position à -11 avec Branden Grace et Joost Luiten.
Shane Lowry, pour sa part, a hérité du cinquième rang à -13, un coup devant Tyrrell Hatton, Robert Karlsson et Louis Oosthuizen.
Notons qu’aucun Canadien ne participait à ce tournoi.
Henrik Stenson tentait de défendre son titre avec succès pour la première fois de sa carrière.
Lydia Ko rafle tout sur son passage
Lydia Ko n’a pas seulement enlevé les honneurs du Championnat du circuit CME Group, dimanche, sur les allées du Tiburon Golf Club, à Naples. Elle a aussi mis la main sur la plus importante somme monétaire remise sur le circuit.
Ko, qui avait mis la main sur le bonus d’un million $US avant même que la prolongation ne se mette en branle, a ajouté 500 000 $ à son compte de banque en prenant la mesure de Carlota Ciganda et Julieta Granada en surtemps.
Ko, Ciganda et Granada, qui ont conclu le week-end avec un cumulatif de -10, ont terminé avec deux coups d’avance sur Morgan Pressel, qui a pris le quatrième échelon à -8.
Sandra Gal et Michelle Wie, pour leur part, ont suivi en cinquième position à -7, deux coups devant Hee Young Park et So-Yeon Ryu.
Notons qu’aucune Canadienne ne participait à ce tournoi.
Seulement les gains en compétition sont comptabilisés pour le classement des boursières. Un total de 500 000 $ a donc été ajouté à la somme de Ko.
Lydia Ko a ainsi signé son troisième gain de la saison sur le Circuit LPGA Tour.