Vert la guérison célèbre la réussite lors de son 11e Événement annuel
Le lundi 22 septembre, plus de 100 femmes enthousiastes ont participé à l’Événement national Vert la guérison présenté par Subaru. Cette fête annuelle du golf, marquée de nombreuses activités, a eu lieu au Carrying Place Golf and Country Club, un club semi-privé de King, en Ontario.
Ont participé à l’événement les commanditaires du programme, des golfeuses membres de Carrying Place, des équipes d’entreprise et les représentantes des sites qui avaient recueilli le plus de fonds. À leur arrivée, les femmes ont été surprises par le temps froid, mais par bonheur le soleil brillait au moment où a été donné le coup de départ de la ronde de 18 trous, ponctuée de nombreux défis imaginés par le commanditaire.
Tout en collectant des fonds pour la recherche sur le cancer du sein, Vert la guérison promeut la participation des femmes au golf, quels que soient leur expérience ou leur niveau d’habileté. Avant tout, cette journée est une célébration à l’enseigne du plaisir qui vise à remercier toutes les personnes impliquées pour leurs efforts et leur soutien d’une bonne cause.

Subaru Canada est le commanditaire principal du programme depuis sept ans et est vraiment la force « motrice » de la réussite de Vert la guérison.
Cette saison, Vert la guérison a recueilli plus de 300 000 dollars à l’appui de la recherche sur le cancer du sein. Les trois équipes qui ont collecté le plus de fonds au Canada ont été spécialement remerciées de leur contribution lors du dîner de lundi. De plus, Pamela Fralick, présidente et chef de la direction de la Société canadienne du cancer, était présente au dîner et a prononcé une allocution inspirante.
Pour terminer, le comité d’accueil du Carrying Place Golf and Country Club a contribué à rendre l’événement mémorable.
Cliquez ici pour voir des photos.
Visitez le site Web pour en apprendre davantage sur Vert la guérison.

Règle gouvernant les obstructions…
Malgré des températures sous la moyenne saisonnière, le Championnat canadien mid-amateur masculin tenu la semaine dernière au Barrie Country Club à Barrie en Ontario a donné lieu à des performances exceptionnelles de la part des golfeurs mid-amateurs (25 ans et plus) participant à la compétition. Le Barrie Country Club a souvent accueilli des compétitions majeures, dont le Championnat de la PGA ontarienne à 10 reprises (de 2003 à 2012), l’Ontario Open (1975), le Championnat amateur féminin de l’Ontario (1976 et 1989) et le Championnat amateur masculin de l’Ontario (1985).
Comme j’ai eu le privilège d’agir comme directeur de tournoi à ce championnat, je m’en voudrais de ne pas souligner tout le travail et les efforts du comité organisateur, du personnel et des bénévoles du Barrie Country Club. Nous avons eu droit à un événement de première classe, ce qui a mis un terme à une excellente saison de compétitions sur le circuit amateur canadien en couronnant le champion Garrett Rank.
Le championnat a été un succès sur toute la ligne et le parcours classique du Barrie Country Club a forcé les golfeurs à faire preuve de leur habileté à chaque coup durant les rondes officielles. De plus, les compétiteurs ont dû composer avec un cas particulier d’obstruction inamovible dans les deux fosses de sable qui bordent le vert du difficile 6e trou. Dans la photo ci-dessous, vous remarquerez les marches qui permettent d’entrer dans les fosses de sable près du vert, une situation unique sur ce parcours.

Tel que défini à la Décision 24/12, ces marches en bois (qui ne font pas partie de l’obstacle) constituent une obstruction et le joueur a droit à un allégement pour un embarras par les marches, que la balle repose dans la fosse de sable ou non. Toutefois, il existe une option additionnelle dans de telles circonstances lorsque le joueur choisit de prendre allégement pour un embarras causé par une obstruction inamovible et que sa balle repose dans la fosse de sable.
Il est important de préciser ici que le joueur a droit à un allégement d’une obstruction inamovible seulement si un embarras existe. Il y a embarras par une obstruction inamovible lorsque la balle repose dans ou sur l’obstruction, ou que celle-ci gêne la prise de position du joueur ou l’espace requis pour son élan.
Lorsqu’un joueur choisit de prendre un allégement, dans un cas où la balle repose dans la fosse de sable et qu’un embarras existe, il doit suivre la procédure définie à la règle 24-2b (ii), qui se lit comme suit :
Dans une fosse de sable : Si la balle est dans une fosse de sable, le joueur doit lever la balle et la laisser tomber soit :
(a) sans pénalité (à pas plus d’une longueur de bâton et pas plus près du trou que le point d’allégement le plus proche), sauf que le point d’allégement le plus proche doit être dans la fosse de sable et que la balle doit être laissée tomber dans la fosse de sable; ou
(b) avec pénalité d’un coup, à l’extérieur de la fosse de sable, en gardant le point où la balle reposait directement entre le trou et l’endroit où la balle est laissée tomber, sans limite quant à la distance où la balle peut être laissée tomber derrière la fosse de sable.
L’embarras causé par les marches en bois fournit donc deux options au joueur lorsque la balle repose dans la fosse de sable, ce qui lui permet – moyennant un coup de pénalité – de prendre allégement hors de l’obstacle. Précisons que c’est la position de la balle qui détermine les choix qui s’offrent au joueur lorsque celui-ci décide de prendre un allégement pour un embarras causé par une obstruction inamovible.
Si cette procédure d’allégement s’applique particulièrement à une balle dans une fosse de sable, il y a aussi une procédure d’allégement pour un embarras par une obstruction inamovible sur le parcours, sur le vert et sur l’aire de départ. Chacune est détaillée à la règle 24-2 dans le Livre des règles du golf. La prochaine fois que vous serez confronté à une décision sur les règles, prenez le temps d’analyser toutes vos options en fonction de la position de la balle.
Pour de plus amples renseignements sur les Règles du golf, veuillez cliquer ici.
Pour comprendre la procédure concernant les règles, le Système de handicap de Golf Canada, etc., veuillez consulter nos publications sur les Règles du golf en vente à la boutique en ligne de Golf Canada ou dans une librairie près de chez vous.
Pros du Québec : La Rive-Nord contre la Rive-Sud
Jadis on parlait du Challenge des générations, mais les jeunes étaient pratiquement devenus invincibles. C’est du moins ce que certaines personnes prétendaient… On a donc changé la formule et opposé les professionnels de la Rive-Sud à ceux de la Rive-Nord dans une compétition qui cadre bien en cette semaine de la Coupe Ryder.
Est-ce la raison du changement de formule annoncé? Sans affirmer nécessairement que ce soit le cas, disons que la Coupe Rogers présentée par Jaguar Laval adopte une formule renouvelée en 2014.
Cela dit, ce nouveau tournoi (si on peut s’exprimer ainsi) se déroulera les 25 et 26 septembre sur le parcours no 1 du club de golf Les Quatre Domaines à Mirabel. Deux équipes de 12 compétiteurs s’affronteront selon une formule qui s’apparente à la Coupe Ryder ou à la Coupe des Présidents. La bourse à l’enjeu sera de 25 000 $ dont 15 000 $ pour l’équipe championne et 10 000 $ pour le groupe perdant.
Mode de sélection
Qu’en est-il maintenant du mode de sélection des compétiteurs dans l’une ou l’autre des formations en présence?
Disons d’abord que le lieu de travail (établissement de golf) détermine l’équipe dont le professionnel défendra les couleurs. Par la suite, 10 compétiteurs, inscrits à la Coupe Rogers présentée par Jaguar Laval, sont sélectionnés dans chacune des équipes, en tenant compte du Classement Sunice en vigueur le 28 août 2014.
Finalement, les équipes sont complétées avec deux compétiteurs choisis par le capitaine de chacune des équipes, en l’occurrence Éric Laporte pour l’équipe Rive-Nord et Dave Lévesque pour l’équipe représentant la Rive-Sud.
En bout de ligne, les sélections ont débouché sur les équipes suivantes.
Les équipes
C’est ainsi que du côté de la Rive-Nord, les noms d’Éric Laporte (Montcalm, Christophe Bélair (Le Versant), Rémi Bouchard (Le Mirage), Vincent Cacchione (Le Fontainebleau), Gregg Cuthill (Whitlock), Marc Girouard (Le Diamant), Louis-Pierre Godin (Ki-8-Eb), Clément Herviou (Le Sorcier), Philippe Mongeau (Terrebonne), Alexandre Ouellette (Le Blainvillier), Kevin Senécal (Le Maître Tremblant) et Jean-Hubert Trahan (Laval-sur-le-Lac) ont été retenus.
Pour leur part, Dave Lévesque (Pure Golf Expérience), Maxime Barré (AGP du Québec), Daniel J. Bogan (Knowlton), Benoit Boudreau (Parcours du Cerf), Jean-Philip Cornellier (Cowansville), Nicolas Fortin (Golf Lévis/B2Golf), Philippe Gariépy (Académie P.Gariépy), Marc Hurtubise (Chambly), Éric Landreville (Belle Vue), Daniel Talbot (Centre Sports-Montréal), Serge Thivierge (La Vallée du Richelieu) et Alain Trudeau (La Vallée du Richelieu) défendront les couleurs de la Rive-Sud.
La ronde initiale de la Coupe Rogers présentée par Jaguar Laval, le jeudi 25 septembre, sera disputée selon la formule Chapman. Quant à la ronde finale du vendredi 26, les équipes batailleront selon la formule meilleure balle.
Gilles Latulippe, le golfeur!
Entre son Théâtre des Variétés et son Démon du midi, Gilles Latulippe a été un grand fervent du golf. Il a longtemps été un habitué du club Le Cardinal. On l’a vu à Candiac et ailleurs, où on le reconnaissait à ses chandails à manches longues en raison d’un problème de pigmentation.
Son très fidèle partenaire de jeu était Marcel Gamache, qui a écrit des succès de la télé comme « Cré Basile », « Symphorien » et « Les Brillant » qui mettaient en vedette celui qui incarnait auparavant le personnage de « Freddie Washington » avec le Capitaine Bonhomme.
Gilles Latulippe a joué, en outre, pour Gratien Gélinas et a été touchant dans la série « Poivre et sel ».
Une humilité qui l’honore
Même s’il était une méga-vedette de la télé, le légendaire personnage âgé de 77 ans impressionnait toujours par sa façon de demeurer toujours très humble auprès des gens qu’il rencontrait.
Le journaliste André Rousseau se rappelle d’une partie de golf au printemps disputée à Disney World du temps que les Expos y tenaient leur camp d’entraînement pas si loin dans la région.
« Gilles Latulippe était beaucoup plus sérieux sur un parcours que sur une scène », indique-t-il.
Le comédien de petite taille avait cette personnalité qui a fait craquer de rire tout le Québec pendant plus de 50 ans (et encore aussi récemment qu’au 20 août, date de son hospitalisation) à Drummondville, où il remplissait la salle du Centre culturel depuis deux décennies avec des comédies à son théâtre d’été.
Son passage au ciel rendra certes plus rigolo le « 19e trou » qui l’attend là-haut!
Coupe Ryder : qui joue avec quoi?
Voici la liste des marques d’équipements utilisés par les joueurs des deux équipes en présence dans le tournoi de la Coupe Ryder, le week-end prochain, à Gleneagles, en Écosse.
Équipe américaine
Rickie Fowler
Bâtons : Cobra
Balles : Titleist Pro V1x ball
Jim Furyk
Bâtons : Callaway
Balles : Callaway SR3
Zach Johnson
Bâtons : Titleist
Balles : Titleist Pro V1x
Matt Kuchar
Bâtons : Bridgestone
Balles : Bridgestone B330-S
Phil Mickelson
Bâtons : Callaway
Balles : Callaway SR3
Patrick Reed
Bâtons : Callaway
Balles : Callaway SR3
Jordan Spieth
Bâtons : Titleist
Balles : Titleist Pro V1x
Jimmy Walker
Bâtons : Titleist
Balles : Titleist Pro V1x
Bubba Watson
Bâtons : Ping
Balles : Titleist Pro V1x
Keegan Bradley
Bâtons : Cleveland
Balles : Srixon Z Star
Hunter Mahan
Bâtons : Ping
Balles : Titleist Pro V1x
Webb Simpson
Bâtons : Titleist
Balles : Titleist Pro V1x
Équipe européenne
Thomas Bjorn
Bâtons : Callaway
Balles : Callaway Hex Black Tour
Jamie Donaldson
Bâtons : TaylorMade
Balles : Titleist Pro V1x
Victor Dubuisson
Bâtons : Titleist
Balles : Titleist Pro V1x
Sergio Garcia
Bâtons : TaylorMade
Balles : TaylorMade Tour Preferred X
Martin Kaymer
Bâtons : TaylorMade
Balles : TaylorMade Tour Preferred X
Graeme McDowell
Bâtons : Cleveland
Balles : Srixon Z Star XV
Rory McIlroy
Bâtons : Nike
Balles : Nike RZN Black
Justin Rose
Bâtons : TaylorMade
Balles : TaylorMade Tour Preferred X
Henrik Stenson
Bâtons : Callaway
Balles : Titleist Pro V1x
Stephen Gallacher
Bâtons : TaylorMade
Balles : TaylorMade Tour Preferred X
Ian Poulter
Bâtons : Cobra
Balles : Titleist Pro V1x
Lee Westwood
Bâtons : Ping
Balles : Titleist Pro V1x
Coupe Ryder : qui joue avec quoi?
Voici la liste des marques d’équipements utilisés par les joueurs des deux équipes en présence dans le tournoi de la Coupe Ryder, le week-end prochain, à Gleneagles, en Écosse.
Équipe américaine
Rickie Fowler
Bâtons : Cobra
Balles : Titleist Pro V1x ball
Jim Furyk
Bâtons : Callaway
Balles : Callaway SR3
Zach Johnson
Bâtons : Titleist
Balles : Titleist Pro V1x
Matt Kuchar
Bâtons : Bridgestone
Balles : Bridgestone B330-S
Phil Mickelson
Bâtons : Callaway
Balles : Callaway SR3
Patrick Reed
Bâtons : Callaway
Balles : Callaway SR3
Jordan Spieth
Bâtons : Titleist
Balles : Titleist Pro V1x
Jimmy Walker
Bâtons : Titleist
Balles : Titleist Pro V1x
Bubba Watson
Bâtons : Ping
Balles : Titleist Pro V1x
Keegan Bradley
Bâtons : Cleveland
Balles : Srixon Z Star
Hunter Mahan
Bâtons : Ping
Balles : Titleist Pro V1x
Webb Simpson
Bâtons : Titleist
Balles : Titleist Pro V1x
Équipe européenne
Thomas Bjorn
Bâtons : Callaway
Balles : Callaway Hex Black Tour
Jamie Donaldson
Bâtons : TaylorMade
Balles : Titleist Pro V1x
Victor Dubuisson
Bâtons : Titleist
Balles : Titleist Pro V1x
Sergio Garcia
Bâtons : TaylorMade
Balles : TaylorMade Tour Preferred X
Martin Kaymer
Bâtons : TaylorMade
Balles : TaylorMade Tour Preferred X
Graeme McDowell
Bâtons : Cleveland
Balles : Srixon Z Star XV
Rory McIlroy
Bâtons : Nike
Balles : Nike RZN Black
Justin Rose
Bâtons : TaylorMade
Balles : TaylorMade Tour Preferred X
Henrik Stenson
Bâtons : Callaway
Balles : Titleist Pro V1x
Stephen Gallacher
Bâtons : TaylorMade
Balles : TaylorMade Tour Preferred X
Ian Poulter
Bâtons : Cobra
Balles : Titleist Pro V1x
Lee Westwood
Bâtons : Ping
Balles : Titleist Pro V1x
Un hommage aux amateurs de carrière
Que faudrait-il pour vous aider à prendre la décision de rester un golfeur amateur ou de devenir professionnel?
Pour un membre du Temple de la renommée, il aura fallu un accident d’avion.
Par une nuit misérable de décembre, il y a 60 ans, Marlene Streit revient à Toronto depuis son université de la Floride. Le pilote atterrit à court de la piste, l’appareil roule à toute vitesse dans un champ, une aile se détache. Terrifiées, Marlene et une amie s’échappent par le trou béant. Alors qu’elles quittent précipitamment le lieu de l’accident, l’avion s’embrase et explose. Miraculeusement, personne ne périt même si l’on recense des blessés.
« Ce qu’on raconte est vrai. Ma vie m’est revenue en un flash, me confiait Marlene récemment. La LPGA m’avait sollicitée et j’avais même disputé quelques tournois en tant qu’amateur. J’ai compris que certaines facettes du style de vie de la LPGA me déplaisaient. Je voulais une vraie vie. Je voulais marier Doug [Streit] et élever une famille. C’est ce que j’ai fait, ce qui ne m’a pas empêché de pratiquer le golf, bien au contraire. »
À vrai dire, les adversaires de Marlene auraient sans doute aimé qu’elles jouent moins souvent. Marlene Stewart Streit jouait pour gagner et elle atteignait très souvent son but.
« À son palmarès figurent entre autres 11 titres amateurs ouverts et neuf titres amateurs fermés du Canada, trois titres canadiens seniors et trois titres seniors de la USGA », peut-on lire dans les notes biographiques du Temple de la renommée du golf canadien. Elle a aussi été nommée athlète par excellence du Canada à deux reprises et elle est le seul Canadien, homme ou femme, qui ait accédé au World Golf Hall of Fame. (Le printemps prochain, un ouvrage relatant les exploits de Marlene, écrit en collaboration avec Lorne Rubenstein, sera publié.)
Le site Web du Temple de la renommée du golf canadien et ceux des associations provinciales font état de plusieurs carrières amateurs brillantes. Les hauts faits de ces hommes et de ces femmes sont exceptionnels, mais font-ils partie d’une race en voie d’extinction? Le glamour et l’argent qui auréolent les circuits professionnels ne risquent-ils pas d’attirer nos golfeurs les plus prometteurs au détriment de u l’amateurisme? Le gazon de ce côté-là des cordes est-il vraiment plus vert?
« Tout le monde dit : “Regardez Mike Weir. Il a réussi sur le PGA TOUR”, mais on oublie qu’il a trimé plus dur que tous les autres, qu’il a reconstruit son élan et que, malgré tout, il n’a obtenu sa qualification qu’à sa sixième tentative », souligne Warren Sye, vainqueur de plus de 120 tournois à l’échelle internationale, dont deux titres amateurs canadiens et cinq titres amateurs ontariens. Membre de l’Ontario Golf Hall of Fame, Sye reconnaît qu’il a brièvement été tenté de passer dans les rangs professionnels après avoir obtenu son diplôme de l’Université de Houston où ses coéquipiers s’appelaient Fred Couples et Blaine McCallister, deux futures étoiles du PGA TOUR.
« Le hic, c’est que je voulais vivre une vraie vie, avec une famille et une carrière. Quand j’ai gagné le titre amateur de l’Ontario en 1988, Gary Cowan m’a pris à part et m’a dit : “Maintenant, tu vas vraiment commencer à aimer ça”. Il faisait allusion au fait d’évoluer dans des équipes internationales et de représenter le Canada aux quatre coins du monde. Et il avait raison. Faire partie de ces équipes, c’était formidable. À l’époque, c’était notre objectif à tous. » Finalement, Sye représentera l’Ontario et le Canada à 11 reprises sur la scène internationale, étant notamment membre de l’équipe qui a remporté le titre mondial amateur en 1986.
Cowan qui, à 74 ans, joue encore son âge ou mieux, affirme que son conseil à Sye était un cri du cœur. Son palmarès du Temple de la renommée est si fabuleux qu’il a été nommé athlète amateur masculin du Canada du XXe siècle. Seul Canadien à avoir gagné deux titres amateurs des États-Unis, il avait sonné la charge en remportant le titre junior canadien en 1956. En 1961, il était sacré champion amateur du Canada, a été le meilleur amateur de l’Omnium canadien et du Tournoi des Maîtres qu’il a disputé à huit reprises, et a été le champion du volet individuel du mondial amateur par équipes de 1962. Sur la scène internationale, il avait la réputation d’un compétiteur féroce, lui qui a représenté le Canada 19 fois, du Brésil au Japon.
Avec un CV aussi éloquent, n’a-t-il pas été tenté de devenir pro? « C’était une époque différente. La tentation de devenir pro était là, mais il n’y avait pas vraiment beaucoup d’argent en bout de ligne jusqu’à l’arrivée d’Arnie [Arnold Palmer] et de la télévision. J’étais résolu à faire une carrière et à élever une famille. Je ne voulais pas vivre dans mes valises. Je ne regrette rien. J’ai parcouru le monde au sein d’équipes internationales, j’ai élevé quatre enfants merveilleux, j’ai fait une bonne carrière dans les affaires et j’ai beaucoup joué au golf. »
(NOTA : Sye et Cowan ont tous deux tenté leur chance sur le circuit sénior du PGA TOUR, le Circuit des Champions, mais sans succès. Ils ont ensuite repris leur statut d’amateur.)
En écho au commentaire de Sye à propos de Mike Weir, Stu Hamilton affirme : « Pour un pro qui réussit, il y en a peut-être mille qui échouent et dont on n’entend plus jamais parler. Ils donnent des leçons quelque part dans un club ou vendent des balles de golf ou délaissent tout simplement le golf pour cause d’épuisement. » Pour Hamilton, ce n’était pas une vie, et il se trouve qu’il a pris la bonne décision.
En 1963, il enlevait le titre junior de l’Ontario, mais il lui faudra attendre 1986 pour gagner un autre titre d’importance et être couronné champion amateur de l’Ontario à l’âge de 41 ans. Oui, il est venu à un cheveu de la victoire à plusieurs reprises, comme en témoignent ses six deuxièmes places au championnat amateur canadien, mais ce n’était pas assez pour le convaincre de faire le grand saut.
« Au début de ma carrière, certains m’ont conseillé de devenir pro, mais je me suis dit que je ne serais pas capable de rivaliser avec les pros si je ne gagnais pas la même année le titre amateur de l’Ontario, l’Ontario Open et le championnat amateur canadien. J’étais fasciné à chaque fois que j’ai disputé l’Omnium canadien en tant qu’amateur. C’est un pas de géant à franchir. À l’époque, le PGA TOUR n’apportait pas beaucoup de sécurité et d’argent, et je n’avais pas le goût de m’éloigner de ma famille pour vivre dans mes valises. Je voulais que le golf représente une partie importante de ma vie, mais pas sa totalité. Je voulais atteindre un équilibre. »
Tous les amateurs membres du Temple de la renommée à qui j’ai parlé ont fait allusion aux « valises », à l’ «équilibre », à la « sécurité ».
« J’adorais la vie d’amateur et je l’ai été pendant six décennies, note Gayle (Hitchens) Borthwick. Il y a une longévité dans le golf amateur que l’on ne retrouve pas dans les rangs professionnels. » Son intronisation tout à fait méritée au Temple de la renommée du golf canadien, elle la doit à un impressionnant palmarès : trois titres amateurs séniors des États-Unis, championne amateur, mid-amateur et sénior du Canada, sans compter une longue liste d’équipes internationales. Son équilibre entre la vie personnelle et le golf s’est trouvé facilité du fait qu’elle était enseignante, ce qui lui permettait de participer à des compétitions durant l’été.
« La différence est énorme entre le golf amateur et le golf professionnel », note Borthwick qui est la fille et l’épouse de pros de club. « Il ne faut pas gaspiller des années si les choses ne fonctionnent pas. C’est un travail et la pression est très forte. C’est éreintant, physiquement et psychologiquement. Il faut se donner à fond en oubliant tout le reste. Plus l’enjeu monétaire est grand, plus la compétition est farouche. »
Doug Roxburgh, lui aussi membre du Temple de la renommée, en convient. Âgé de 62 ans, il revient du championnat amateur des États-Unis après avoir gagné le titre amateur sénior canadien. Quadruple champion amateur du Canada, Roxburgh a abandonné sa carrière de comptable en 1999 pour se joindre à Golf Canada comme consultant sur le développement de l’élite avant de prendre sa retraite en 2011. Au fil des ans, deux grandes questions lui ont été fréquemment posées : Pourquoi n’êtes-vous pas devenu pro? Devrais-je rester amateur comme vous ou devenir pro?
« Je n’ai jamais sérieusement envisagé de devenir pro du début jusqu’au milieu de la décennie 1970, et je ne le regrette nullement. J’ai eu la chance de voyager pratiquement chaque année avec des équipes internationales [y compris sept équipes du mondial amateur], je me suis fait des amis, j’ai parcouru le monde. La vie d’un professionnel n’est pas aussi éclatante qu’elle n’en a l’air à moins d’appartenir à l’élite. Aujourd’hui, la donne a changé. Il y a plein de circuits et beaucoup plus d’argent à l’enjeu. Je tenterais peut-être ma chance.
« Je ne décourage pas les jeunes qui veulent tenter le coup, mais il faut être réaliste : ils doivent atteindre certains plateaux. Il faut réussir à tous les niveaux et se mesurer à l’élite dans des tournois majeurs importants, pas seulement à la maison mais ailleurs. »
Graham Cooke se fait poser les mêmes questions, à tel point qu’il a établi des « repères » pour déterminer si un golfeur a l’étoffe nécessaire pour réussir sur un circuit professionnel.
« Premièrement, il faut avoir un facteur de handicap de 4 ou moins. Deuxièmement, il faut être capable de jouer des parties sans bogey, d’enchaîner des scores bas et d’être en mesure de se consacrer au golf de neuf à cinq. Sinon, inscrivez-vous à l’université et peaufinez votre jeu contre des concurrents de premier plan. Ensuite, si vous pensez que votre jeu est à point, peut-être le temps est-il venu de passer chez les pros. »
Bien qu’il ait obtenu la mention honorable d’All-American à Michigan State, Cooke estime que son jeu s’est vraiment affiné plus tard dans sa vie, lui qui compte à son palmarès sept titres mid-amateurs canadiens et quatre titres amateurs séniors canadiens. L’un des architectes de golf les plus réputés du pays, il pense avoir pris la bonne décision. En plus d’impressionner ses clients, son savoir-faire sur le parcours lui permet de saisir la stratégie et les subtilités inhérentes à la conception d’un terrain de golf.
Marlene Streit, pour qui la victoire était primordiale (bien qu’elle affirme : « Ma plus grande joie aura été de représenter le Canada »), est, comme on aurait pu s’en douter, plus directe.
« Maintenant, tous les bons jeunes joueurs veulent devenir pros. Je leur dis : “Faites des études, ça, on ne pourra vous l’enlever”. Je leur dis aussi : “Ne pensez pas qu’à vous amuser. Vivez dans la réalité!”. Aujourd’hui, plusieurs se contentent d’éviter le couperet, et te voilà le samedi en 60e place. Quel est ton but? Finir 40e? C’est inacceptable. Il faut toujours viser la victoire. Laissez parler vos bâtons. Si vous avez le talent, le reste suivra. »
« Le reste » en question inclurait-il, à force de succès, une place au sein du Temple de la renommée? Peut-être. Mais les CV remplis de classements médiocres sur des circuits satellites n’ont rien pour impressionner les votants. Ces personnes partageront plutôt des motels deux étoiles avec des quasi étrangers quand elles évoluent sur le circuit et, sinon, vivront avec leurs parents à l’âge de 35 ans. Mais cela ne constitue pas un emprisonnement à perpétuité. Il est toujours possible de réintégrer les rangs amateurs. Et parfois les bonnes choses en valent l’attente.
Comme Cooke, Hamilton a redécouvert son meilleur golf à son âge moyen, remportant, entre autres, cinq titres mid-amateurs canadiens. Il aura bien fait de mettre l’accent sur les études (il a été longtemps banquier) et sur l’équilibre entre la vie personnelle et le golf.
« Faire carrière chez les amateurs devrait toujours être une option, mais par les temps qui courent, on dirait que tout bon jeune joueur rêve de devenir pro. Cela dit, les études restent importantes. Ensuite, si vous voulez poursuivre votre rêve et que vous échouez, vous aurez un recours. »
« Voici le fin mot, conclut Sye. Vivez votre rêve si vous en avez le goût, mais si vous ne pouvez battre les amateurs du Canada, comment allez-vous battre les pros d’un circuit? »
Christopher Callihoo et Claude Pelletier couronnés
Le club de golf Le Blainvillier accueillait cette semaine la 14e édition du Championnat des joueurs Antoine Loranger sur le parcours Héritage. Dernier événement de la saison sur le circuit amateur masculin, cette compétition porte le nom d’Antoine Loranger depuis 2013 en l’honneur du golfeur membre du Blainvillier décédé de la leucémie en 2012.
Chez les amateurs, Christopher Callihoo du St-Raphaël a joué deux coups sous la normale pour remporter la palme avec un pointage cumulatif de 70-72—142. À seulement deux coups derrière lui, en 2e place avec 144 (la normale), Jeremy Lasalle-Pike de Beaconsfield est le seul joueur à avoir cassé le 70 au cours de ce tournoi. Il a en effet inscrit une première ronde de 69 avant de jouer 75 en ce lundi particulièrement frais et venteux.
Chez les séniors, la compétition fut corsée pour Claude Pelletier de Donnacona qui a dû se mesurer en prolongation à Michel Roy du Royal Québec. Ils avaient tous deux enregistré un score de 147 (+3) après deux rondes. André Jetté de Pinegrove les talonnait de prêt avec un seul coup de retard.
Plusieurs enjeux étaient associés à cette compétition. Le champion amateur, Christopher Callihoo, a mérité le trophée Graham Cooke ainsi qu’une exemption d’une année pour l’Omnium printanier, l’Alexandre de Tunis, le Duc de Kent, le Championnat provincial amateur masculin et le Championnat des joueurs Antoine Loranger. Pour sa part, Claude Pelletier a gravé son nom sur le trophée Pierre Archambault des séniors et a reçu une exemption pour les mêmes tournois de 2015.
Christopher Callihoo et Claude Pelletier couronnés
Le club de golf Le Blainvillier accueillait cette semaine la 14e édition du Championnat des joueurs Antoine Loranger sur le parcours Héritage. Dernier événement de la saison sur le circuit amateur masculin, cette compétition porte le nom d’Antoine Loranger depuis 2013 en l’honneur du golfeur membre du Blainvillier décédé de la leucémie en 2012.
Chez les amateurs, Christopher Callihoo du St-Raphaël a joué deux coups sous la normale pour remporter la palme avec un pointage cumulatif de 70-72—142. À seulement deux coups derrière lui, en 2e place avec 144 (la normale), Jeremy Lasalle-Pike de Beaconsfield est le seul joueur à avoir cassé le 70 au cours de ce tournoi. Il a en effet inscrit une première ronde de 69 avant de jouer 75 en ce lundi particulièrement frais et venteux.
Chez les séniors, la compétition fut corsée pour Claude Pelletier de Donnacona qui a dû se mesurer en prolongation à Michel Roy du Royal Québec. Ils avaient tous deux enregistré un score de 147 (+3) après deux rondes. André Jetté de Pinegrove les talonnait de prêt avec un seul coup de retard.
Plusieurs enjeux étaient associés à cette compétition. Le champion amateur, Christopher Callihoo, a mérité le trophée Graham Cooke ainsi qu’une exemption d’une année pour l’Omnium printanier, l’Alexandre de Tunis, le Duc de Kent, le Championnat provincial amateur masculin et le Championnat des joueurs Antoine Loranger. Pour sa part, Claude Pelletier a gravé son nom sur le trophée Pierre Archambault des séniors et a reçu une exemption pour les mêmes tournois de 2015.
Un vote qui n’aurait jamais dû avoir lieu
Le vote dont on parle est celui du club Royal & Ancient de St Andrews, en Écosse, qui change ses règles pour ne plus être un club exclusivement masculin, un club qui accepte enfin ses premières femmes membres à part entière.
Sur les 2400 membres, 85% ont coché «oui» pour admettre des membres féminins.
Ne vous attendez surtout pas à mes félicitations. « Une journée importante dans l’histoire », a commenté Peter Dawson, secrétaire du R&A qui organisera l’Omnium britannique de 2015 à St. Andrews, ce qui lui a considérablement forcé la main.
Il est vraiment désolant d’avoir attendu 260 ans pour en arriver à cette décision.
Les membres du club St. Andrews le savent trop bien. Pourquoi pensez-vous que le R&A a choisi jeudi dernier, soit le même jour que le référendum tenu auprès de cinq millions de citoyens qui aurait pu sortir l’Écosse du Royaume-Uni, sinon que pour dissimuler la gène d’avoir si longtemps ignoré une notion aussi essentielle que l’égalité des sexes dans la société? Le R&A s’est assuré que leur nouvelle ne ferait pas la manchettes compte tenu du flot d’évènements couverts dans ce coin du globe.
Vous direz que Augusta National a attendu jusqu’à il y a quelques années pour poser même geste envers les femmes.
« So what? » Il reste encore du travail à faire.
Des parcours « Royaux » soit St. George’s, dans le nord de l’Angleterre, les parcours écossais de Troon et celui qui se proclame l’« Honourable Compagny of Edimburg Golfers at Muirfield » sont des bastions de résistance «male only» qui doivent tomber MAINTENANT et sans qu’il y ait un vote.
«Yes indeed », les vieux croutons, on est en 2014. Plus encore, on déteste comme golfeur et citoyen de savoir qu’il existe encore des endroits où nos mères, nos femmes ou blondes selon le cas, et nos filles soient de deuxième classe dans la société qui inclut le golf.
Bon anniversaire
Jeune phénomène au Canada et ailleurs sur la planète, l’Ontarienne Brooke Henderson, s’est offerte rien de moins que la première place au classement mondial chez les amateurs pour ses 17 ans la semaine dernière.
Cet honneur représente évidemment du jamais vu au golf féminin canadien.
Décision à venir
Les membres du club Summerlea ont été convoqués à une séance d’informations pour stimuler les finances. Il faudra voir si des changements si des changements surviendront.
Projets d’automnes…ailleurs
Très élégant en coiffant une casquette plate en laine à la Ben Hogan avec le temps qui rafraîchit, Marc Girouard fait part de ses ambitions pour le circuit d’Europe chez les seniors et en plus des Champions à l’automne.
Rémi Bouchard est à finaliser son plan de commandite (lire de financement) pour aller aux « qualifs » américaines en novembre. René Noël et Debbie Savoy-Morel, du club Le Mirage, sont dans le coup. On s’en rejase lorsque tout sera ficelé ce qui veut dire très bientôt.
Place à la vraie coupe!
Il s’agit de la Coupe Ryder et non Fedex (comme vous avez très bien deviné), à compter de vendredi à Gleneagles, en Écosse.
Capitaine le plus âgé de l’histoire à 65 ans, Tom Watson a été admirable avec cinq titres britanniques et presqu’un sixième à l’aube de ses 60 ans avant de céder devant Stewart Cink en éliminatoire.
Le défi sera de taille et ce n’est pas en raison de l’absence de Tiger Woods, très ordinaire en équipe de toute façon.
L’avantage doit aller à l’Europe, laquelle compte les numéros un, trois, quatre et six au monde qui sont Rory McIlroy, Sergio Garcia, Henrik Stenson et Justin Rose contre Jim Furyk (5e) qui est le seul des USA au top 5.
Plus encore, les Européens n’ont pas perdu à la maison depuis 20 ans!
Madame…Julien Trudeau
Très sincèrement, nos plus grands vœux de bonheur accompagnent Malory Blackwelder, une gagnante au circuit Symetra cette année, et Julien Trudeau, le pro de golf québécois le mieux rémunéré.
Julien est le cadet du Canadien Graham DeLaet à la PGA. Malgré sa bonne fortune, il n’a jamais oublié ses origines.
Le couple se marie vendredi au Kentucky. Les deux tourtereaux s’étaient rencontrés au tournage de la télé-réalité américaine « Big Break » en Irlande. Ils ne se sont plus jamais quittés.
Un autre projet commun les attend sur un parcours. Avant de se reparler, un souhait : continuez longtemps les deux très heureux ensemble.
Pourquoi pas greffer le tournoi Suzanne Beauregard?
Le monde du golf n’a pas oublié Suzanne Beauregard, qui a été directrice de l’Association des golfeuses du Québec pendant de nombreuses années et qui, malheureusement, nous a quittés trop tôt pour un monde meilleur.
Un autre succès de participation a été enregistré lors du tournoi annuel organisé à sa mémoire au Club de golf de Kanawaki, lundi dernier. Le nombre d’inscrites recrutées par le cercle des amies de Suzanne est tricoté très serré et a éclipsé le succès de tous les tournois amateurs féminins sauf ceux de la Coupe Debbie Savoy-Morel devenue un rendez-vous incontournable au club Le Mirage.
Il me semble que Golf Québec aurait avantage à inclure la journée Suzanne-Beauregard à sa série Jocelyne Bourassa.
Marie-Thérèse Torti, de la Vallée du Richelieu, et Julie Gagnon, de Whitlock, ont été couronnées championnes avec 69 (-1) devant Diane Drury et Suzanne Richard, toutes deux de Royal Montréal.