Blog

Des magiciens nommés Jim Furyk, Graham DeLaet et Matt Kuchar!

temp fix empty alt images for attachment
Dave Lévesque (Golf Canada/ Bernard Brault)

Ce n’est pas un hasard si la PGA a retiré de ses publicités le slogan «These guys are good!».

La vérité, c’est qu’ils sont devenus excellents et même magiciens comme l’ont démontré Jim Furyk, Graham DeLaet et Matt Kuchar dans une démonstration de golf absolument époustouflante en deuxième ronde de l’Omnium canadien RBC, vendredi avant-midi.

Évoluant ensemble, Furyk et DeLaet ont joué chacun 63 pour égaler le record du parcours Royal Montréal et de l’Omnium lancé ici même en 1904.

Aussi du trio, Kuchar a inscrit un 65, ce qui est exemplaire.

Au total, ils ont réussi 22 oiselets pour un score de 58 en formule «meilleure balle».

«C’est comme si nous avions passé la partie à se pousser l’un l’autre dans le dos», a expliqué le Canadien DeLaet, qui grimpe en troisième place avec Kyle Stanley (67) à deux coups des comeneurs Furyk et Tim Petrovic à moins dix.

Même si nous ne sommes qu’à mi-chemin, oui il est permis de commencer à penser à une première victoire unifoliée depuis Pat Fletcher il y a 60 ans cette année.

DeLaet, champion de l’Omnium de Montréal en 2008, est appuyé dans sa mission par le Montréalais Julien Trudeau dans le rôle de cadet.

ON BRILLE DANS L’HUMOUR!

Le vétéran Jim Furyk, deux fois titulaire canadien en 2006 et en 2007, ainsi que quatrième à l’Omnium britannique la fin de semaine passée, est celui qui a sonné la charge.

Amorçant sa ronde du 10e trou, il a enregistré une séquence de quatre birdies consécutifs du 11e au 14e, avant d’enchaîner avec trois autres aux 1er, 6e et 8e verts.

« Très franchement, nous avons aussi bien joué jeudi (67 pour lui et DeLaet, ainsi que 69 pour Kuchar) des tertres de départ aux verts », a mentionné Furyk au nombre des treize inscrits cette semaine qui étaient à Royal Montréal en 2007 pour la Coupe des Présidents.

La différence, c’est que les fers droits des trois « amigos » ont commencé à fonctionner.

À lui seul, Kuchar, deuxième l’an dernier à Glen Abbey en compagnie de Dustin Johnson, Jason Bohn et William McGirt, derrière Brandt Snedeker, a connu 11 verts d’un seul roulé, dont six à son deuxième neuf.

Sa performance lui permet de se retrouver à quatre coups de la tête.

« À un moment donné, j’ai dû sermonner « Kuch » d’être le traîne-la-patte de notre groupe. Bon Dieu, c’est là la moindre des choses de le secouer un peu au nombre de fois qu’il m’a donné du trouble au fil des ans », a blagué Furyk bien capable de rire malgré tout le sérieux qu’il démontre au jeu.

UN SUBSTITUT QUI NE RALENTIT PAS

C’est la deuxième journée de suite que Tim Petrovic garde la tête du classement.

Quand même surprenant pour le vétéran de 47 ans qui a été « repêché » comme substitut vendredi soir. Il a dû interrompre les vacances de famille au Michigan.

Il a ajouté 66 à son 64 de la veille.

Petrovic a souvent joué au Québec à ses années sur le Circuit canadien.

Il a poussé un « Ta…. » bien senti à Claude Mailhot en entrevue à la diffusion sur les ondes de RDS.

L’amateur ontarien Taylor Pendrith, qui compte 17 coups de départ de 300 verges et plus, dont un à 365 verges, a inscrit 75 après son 65, ce qui le qualifie pour les deux prochaines journées.

De fait, la qualification a été fixée à la normale 140et ils seront 73 à batailler samedi et dimanche pour la bourse globale de 5,7 millions de dollars. De ce nombre, ils sont six Canadiens parmi les survivants, dont David Hearn (70 pour moins trois) et Mike Weir (deux fois 70).

LES GRANDS NOMS RESTENT PRESQUE TOUS

Hormis Mark Calcavecchia ( 73 pour plus un) qui manque par un coup, Dustin Johnson ( 68- plus deux), Hunter Mahan (75-plus trois) et Luke Donald (71- plus quatre), plusieurs noms connus sont au nombre des survivants.

En plus des meneurs, ajoutons Retief Goosen (67- moins quatre), Ernie Els (67) et Stewart Cink (69- moins trois pour les deux), Vijay Singh (69), le champion en titre Brandt Snedeker (69) et Charl Schwartzel (72- moins deux les tous) qui seront de l’affiche.

À vrai dire, « these guys are… genius! »

Circuit des Champions

Bernhard Langer peut dormir sur ses deux oreilles avec sa priorité de sept coups

temp fix empty alt images for attachment
Bernard Langer (Getty Images)

Bernhard Langer se retrouve toujours au sommet de l’Omnium britannique senior à l’issue de la deuxième ronde disputée vendredi, sur les allées du Royal Porthcawl Golf Club, à Bridgend.

Langer, qui a remis une carte de 66, détient présentement sept coups d’avance sur Colin Montgomerie et Chris Williams, qui occupent le deuxième échelon à -4.

Après avoir commencé sa journée avec un bogey, le meneur a répliqué avec une série de trois oiselets à partir du quatrième trou, en plus de retrancher un coup au par sur les 11e, 12e et 18e trous.

Pedro Linhart, de son côté, se situe au quatrième rang à -3, un coup devant Bob Tway et Tom Watson.

Le Canadien Rick Gibson et Barry Lane, pour leur part, se partagent la septième place, à dix coups de la tête.

Toujours chez les Canadiens, Rod Spittle, qui a joué 73, se classe au 67e échelon à +7.

L’an dernier, Bernhard Langer avait laissé filer une avance de deux coups au dernier trou du tournoi pour finalement s’incliner en prolongation.

Circuit DP World

David Horsey accentue son avance à l’Omnium de Russie

temp fix empty alt images for attachment
Davd Horsey (Getty Images)

L’Anglais David Horsey occupe toujours la tête de l’Omnium de Russie à l’issue de la deuxième ronde disputée vendredi, sur les allées du Tseleevo Golf & Polo Club, à Moscou.

Horsey, qui a remis une carte de 68, détient présentement deux coups d’avance sur Thomas Pieters, qui occupe le deuxième échelon à -9.

Gary Boyd et Peter Whiteford, de leur côté, se partagent la troisième position à -7, un coup devant Gaganjeet Bhullar, Ignacio Elvira Mijares, Scott Jamieson et Maximilian Kieffer.

Fredrik Andersson Hed, Sam Hutsby et Kevin Phelan, pour leur part, se retrouvent en neuvième position, à six coups de la tête.

Notons qu’aucun Canadien ne participe à ce tournoi.

Trop peu trop tard pour Dave Lévesque qui ne regrette rien

temp fix empty alt images for attachment
Dave Lévesque (Golf Canada/ Bernard Brault)

Dave Lévesque n’a pas été en mesure de se qualifier pour les deux dernières rondes de l’Omnium canadien RBC, mais il n’a pas à rougir de sa performance.

Lévesque a joué la normale 70, après avoir remis une première carte de 73, et son total de 143 ne lui permet pas de disputer les 36 derniers trous du tournoi.

« Je suis super satisfait de ma journée, j’ai bien joué, j’ai joué ‘solide’. Les organisateurs m’ont fait un beau cadeau en m’offrant l’opportunité de jouer ici, a déclaré un Lévesque heureux. Je suis arrivé ici bien préparé mentalement et dans l’ensemble je n’ai aucun regret. J’aurais aimé faire mieux pour apprécier encore plus mon expérience, mais je me suis senti à ma place pendant toute la semaine. »

Le Québécois avait surpris bien du monde deux semaines avant le tournoi en déclarant : « je m’en vais là pour gagner le tournoi ».

« Je ne regrette pas cette déclaration, j’ai fait mon possible, ainsi va la vie. Je ne changerai pas, à chaque tournoi, je me prépare pour gagner », a conclu celui qui a été couronné champion de la PGA du Canada et de l’Omnium du Québec ces dernières semaines.

Du travail pour Lee

Beon Yeong Lee, l’autre Québécois participant au tournoi, a ramené une carte de 73, plus trois, et il a terminé avec une fiche de 145.

« Je me suis bien amusé, je suis content, mais j’ai constaté que je devrai améliorer la distance sur mes coups de départ, surtout mieux contrôler la trajectoire de ma balle. Je ‘fade’, mais je devrai apprendre à contrôler un ‘draw’ », a-t-il admis bien humblement.

Quel compliment!

Entendu autour du vert de pratique d’adulte qui demande à son fils: « C’est un vert synthétique, ça! » Et le fils de lui répondre : « Non, papa, c’est du gazon naturel. »

N’est-ce pas un beau compliment pour le surintendant du terrain, Greg Greer, dont le travail a été reconnu par son association canadienne, cette semaine.

Du grand, du très grand service!

Jeudi, une femme a assisté à la première ronde en compagnie de sa mère qui se déplace avec une canne. Avant d’aller stationner son auto au Saint-Raphaël, la fille a fait débarquer sa mère à l’entrée du Royal Montréal pour lui éviter une longue marche.

Voyant la dame âgée assise sur une chaise en attendant sa fille, un préposé à l’accueil leur a offert un service VIP en les transportant en voiturette de golf directement derrière le tertre de départ du premier trou.

À leur départ, les deux dames avaient été intimées de rejoindre le même préposé pour qu’il aille les transporter à leur auto.

De la classe, de la très grande classe!!!

Golf amateur

Un titre majeur pour terminer en beauté

Raoul Ménard a triomphé avec éclat à Val des Lacs et, ce faisant, il termine sa carrière de golf amateur au Québec avec brio.

Ménard a mené de bout en bout cette 97e édition du Championnat provincial amateur masculin. Bien assis dans le siège du conducteur dès la ronde initiale avec une carte de 66 (-5), Ménard a poursuivi sa croisade avec deux autres rondes sous le par (69 et 70) pour se construire une confortable avance de 6 coups quasi insurmontable.

La ronde finale ne fut qu’une formalité. Pendant que le golfeur de Pinegrove maintenait la cadence et conservait le cap vers le titre, ses concurrents ont connu des parcours plus difficiles, creusant ainsi le fossé entre eux et le vainqueur. Deux oiselets et deux bogeys entre le 7e et le 11e trou ont constitué l’essentiel de l’action lors de cette ronde où Ménard a offert du jeu constant. Il est d’ailleurs le seul golfeur du tournoi à avoir joué les quatre rondes sous le par ou égal à la normale. Ses statistiques globales parlent d’elles-mêmes : 2 aigles, 11 oiselets et 52 par contre seulement 7 bogeys auront contribué à sa victoire.

Raoul Ménard ajoute ainsi un autre honneur à son tableau de chasse, un premier en tant que champion provincial amateur. Il a ainsi remporté chacun des trois événements de la Triple couronne masculine et rejoint des golfeurs qui ont accompli le même fait d’armes, tel que Lee Curry, Craig Matthew et Graham Cooke.

Selon le golfeur de 22 ans de l’Ange-Gardien, ce championnat était son dernier tournoi amateur en sol québécois puisqu’il tentera sa chance chez les professionnels au printemps prochain.

Les titres majeurs de Raoul Ménard :

2014 – Championnat provincial amateur – Val des Lacs, Club Links
2014 – Duc de Kent – Royal Québec
2013 – Alexandre de Tunis – Royal Ottawa
2011 – Duc de Kent – Royal Québec
2010 – Championnat provincial junior – Lorette

Francis Berthiaume de Laval-sur-le-Lac et Joey Savoie de Pinegrove se partagent le 2e rang à +3 avec des rondes similaires de 72 (+1).

Pierre-Alexandre Bédard, du club de golf Cap-Rouge, a sécurisé sa 4e position malgré une carte de 78. Le golfeur natif de Chibougamau-Chapais, qui est largement supporté par les gens de sa ville natale, a effectué un beau retour sur la scène provinciale cette saison.

En route vers le national

Le Championnat provincial amateur masculin est le dernier événement de la Triple couronne masculine qui est également composée de l’Alexandre de Tunis et du Duc de Kent. Les trois joueurs qui ont amassé le plus de points lors de la série, Francis Berthiaume de Laval-sur-le-Lac, Joey Savoie de Pinegrove et Pierre-Alexandre Bédard de Cap Rouge, forment l’équipe qui représentera la province au Championnat canadien amateur masculin.

Malgré ses deux victoires cette saison, Raoul Ménard termine 5e au classement de la Triple Couronne.

Classement de la Triple couronne

Le Championnat canadien amateur masculin se tiendra au Elmhurst Golf & Country Club et au Southwood Golf & Country Club à Winnipeg au Manitoba du 4 au 7 août prochain.

Résultats finaux

Championnat canadien amateur féminin Championnats Golf amateur

Augusta James remporte le championnat canadien amateur féminin

temp fix empty alt images for attachment
Augusta James (Golf Canada/Graig Abel)

Woodstock, Ontario (Golf Canada) – Membre d’Équipe Canada, Augusta James a facilement remporté les honneurs du Championnat canadien amateur féminin avec une avance de six coups, vendredi, après une dernière ronde de 69 (moins 2) au Craigowan Golf and Country Club.

James n’a pas tardé à s’imposer en entreprenant son parcours final avec un premier neuf de 32 (moins 3). Son excellent neuf d’aller est survenu le lendemain de sa performance record alors qu’elle avait remis une carte de 63 (moins 8), la meilleure ronde des 101 d’histoire du championnat national.

«Je suis excitée est la meilleure façon de décrire ce que je ressens, a dit James. C’est tout un honneur que de faire partie d’une telle tradition. Je suis fière que mon nom se retrouve aux côtés de ceux de tellement de bonnes joueuses qui ont gagné ce tournoi.»

Tout au long des 72 trous du championnat, James a inscrit 19 oiselets et commis seulement cinq bogueys pour un pointage combiné de 270 (moins 14). La victoire lui permet aussi d’obtenir un laissez-passer pour l’Omnium féminin Canadien Pacifique 2014 et pour le Championnat amateur féminin des États-Unis 2014.

«Tristan (entraîneur de l’équipe féminine d’Équipe Canada) et moi sommes conscients de la somme de travail que j’ai dû accomplir pour réussir, de poursuivre James. Nous avons discuté de l’importance de ne pas forcer les choses. J’y suis parvenue cette semaine et je suis fière de moi.»

Il s’agit de la victoire la plus importante de la carrière de la golfeuse de 21 ans. Elle a vécu un moment spécial lorsque sa famille et ses coéquipières d’Équipe Canada et de l’Université North Carolina l’ont accueillie derrière le 18e vert.

«Nous pratiquons un sport individuel, chacune de notre côté, mais l’esprit d’équipe prévaut toujours et nous souhaitons le meilleur pour chacune, ajoute la championne. Brooke (Henderson) et moi partagions la même chambre cette semaine et tout s’est merveilleusement passé entre nous. Nous avons eu beaucoup de plaisir pendant toute la semaine et il était agréable de ressentir l’appui de l’équipe de l’université et de Golf Canada.»

L’Australienne Su-Hyun Oh a pris l’exclusivité de la deuxième place à moins 8 après une ronde finale de 69 (-2). Oh a devancé par un coup Brooke Henderson, de Smiths Falls, en Ontario, membre d’Équipe Canada, qui a joué 70 (-1) vendredi. Kendall Martindale, de Jefferson City, au Tennessee, a terminé quatrième à 279 (moins 5) tandis que la Californienne Lauren Diaz-Yi et la Chinoise Jing Yan ont bouclé le championnat ex æquo au cinquième échelon à moins 4.

Christina Proteau, de Port Alberni, C.-B., a ravi le titre mid-amateur (plus de 25 ans) pour la quatrième année de suite. Sa dernière ronde de 78 (+7) ne l’a pas empêché de terminer sept coups devant Hélène Chartrand, de Pincourt, au Québec.

«C’est formidable. Je n’ai pas aussi bien joué aujourd’hui, mais j’ai terminé avec un oiselet au 18e trou et pour l’ensemble de la semaine, j’ai joué du golf solide, a dit Proteau. Je suis vraiment fière de cet accomplissement. Vous devez de bien jouer pour gagner ce volet et c’était bien d’y être parvenu aujourd’hui.»

Chartrand a été sacrée championne du volet mid-maître (plus de 40 ans) avec une avance de onze coups devant Marion Reid, de Etobicoke, en Ontario, et un cumulatif de plus 21 pour le championnat.

Pour les résultats complets, cliquez ici.

Jim Furyk et le Canadien Graham DeLaet égalent le record de parcours du Royal Montréal

Les amateurs de golf qui assistaient à la deuxième ronde de l’Omnium canadien RBC devaient absolument suivre le trio formé de Jim Furyk, Matt Kuchar et du Canadien Graham DeLaet, car c’est eux qui ont animé le spectacle en réalisant un total de 22 oiselets.

Furyk, vainqueur de l’Omnium canadien en 2006 et 2007, se trouve en tête à 130 (moins-10) au cumulatif, en compagnie de l’étonnant comeneur à l’issue de la première ronde, Tim Petrovic.

« J’ai parlé à ma femme hier soir, et elle m’a dit que c’était beaucoup plus facile de me suivre à la télévision que sur Internet. Je lui ai répondu ‘Ouais, je sais, si tu joues bien, tu te retrouves à la télévision’, a raconté Petrovic, qui a joué 66 vendredi. Et puis, je crois qu’ils ont cueilli des framboises hier, donc ils ont eu du bon temps. »

Furyk, qui s’est élancé sur le 10e tertre de départ, a retranché un coup à la normale sur chacun des verts entre les trous nos 11 et 14, et s’est ensuite hissé en tête en réalisant trois oiselets additionnels sur son deuxième neuf.

« Graham et Matt étaient très détendus sur le parcours, nous avons beaucoup discuté ensemble pendant notre ronde, a admis Furyk, qui est âgé de 44 ans. C’est bien de voir qu’on jouait tous très bien, et que de nombreux coups roulés disparaissaient au fond de la coupe. On a réussi un total de 22 oiselets, donc c’était très amusant. »

D’ailleurs, Furyk et DeLaet, de Weyburn, en Saskatchewan, ont égalé le record de parcours en signant des cartes de 63 (moins-7). Scott Verplank et David Morland avaient établi cette marque en deuxième ronde lors de l’Omnium canadien en 2001, et Verplank l’avait éventuellement emporté.

« C’est fabuleux, s’est écrié DeLaet, sourire aux lèvres. Je l’ignorais jusqu’à ce que je vienne signer ma carte. C’est l’Omnium canadien, donc c’est assez spécial. Et de toute évidence, le fait que deux gars aient accompli cet exploit dans le même groupe, c’est assez spécial. »

DeLaet suit deux coups derrière Furyk et Petrovic, à moins-8, après avoir enregistré neuf oiselets, contre seulement deux bogeys. Il est à égalité avec l’Américain Kyle Stanley.

« C’était amusant de voir que mes coups roulés disparaissaient au fond de la coupe, a commenté le Canadien. Nous en avons tous réussi plusieurs, et je crois que nous avons tous profité du rythme que ç’a créé au sein de notre trio. »

Il peut maintenant espérer devenir le premier Canadien depuis Pat Fletcher en 1954 à Vancouver à gagner l’Omnium national. En conséquence, la foule risque de le suivre plus attentivement au cours du week-end. Cela ne semble toutefois pas inquiéter outre-mesure le Saskatchewanais, qui affiche une attitude plutôt détendue.

« J’en profite jusqu’ici, a-t-il assuré. C’est merveilleux, la foule est incroyable. Elle m’a suivi tout au long du parcours. Je crois qu’il faut simplement composer avec sa présence, et s’amuser le plus possible. »

L’Irlandais du Nord Graeme McDowell fait partir d’un quatuor de golfeurs à un coup derrière DeLaet, tandis que Kuchar, qui a joué 65, est à moins-6 au total.

« C’était amusant de faire partie de ce groupe ce matin, a reconnu Kuchar, septième au classement mondial de la PGA. Les conditions de jeu étaient encore très exigeantes, car le vent soufflait parfois très fort, donc ce n’était pas si simple d’enregistrer un bon résultat. Nous avons été témoins de très bons coups, et je crois que ça nous a tous motivés un peu plus. En général, je suis très satisfait de mes deux premières rondes. »

S’il l’emporte dimanche, Furyk pourrait rejoindre un groupe très sélect des golfeurs ayant remporté l’Omnium canadien à trois reprises, en compagnie de Tommy Armour, Lee Trevino et Sam Snead. Seul Leo Diegel, dans les années 1920, en a remporté plus (4). Le principal intéressé préfère cependant ne pas trop y penser.

« Nous sommes encore trop loin de la ronde finale pour commencer à y penser, a dit Furyk. De toute évidence, remporter un tournoi comme celui-ci est toujours spécial. J’ai connu beaucoup de succès ici, et je peux compter sur l’appui de la foule, mais nous ne sommes qu’à mi-chemin du tournoi. »

Seuls les golfeurs qui se trouvaient à 140 ou moins au cumulatif ont accédé aux rondes du week-end.

L’Omnium canadien RBC est disputé sur le parcours Bleu du Club de Golf Royal Montréal. Il est doté d’une bourse totale de 5,7 millions $US, dont 1 million$ ira au champion. L’Omnium canadien a été disputé pour la dernière fois à l’Île-Bizard en 2001.

Circuit LPGA

Les Américaines rebondissent lors du tournoi International Crown

temp fix empty alt images for attachment
Lexi Thompson, Cristie Kerr (Getty Images)

Après avoir perdu leurs deux parties au programme jeudi, les Américaines ont rebondi de brillante façon, vendredi, en remportant leurs deux matchs face à l’Espagne lors du tournoi International Crown disputée sur les allées du Caves Valley Golf Course, à Owings Mills.

En effet, Lexi Thompson et Cristie Kerr ont pris les choses en main sur le deuxième neuf face à Belen Mozo et Beatriz Recari, en route vers un gain par trois trous. Paula Creamer et Stacy Lewis ont quant à elles vaincu Azahara Munoz et Carlota Ciganda par deux trous.

Kerr et Thompson se sont procurées une avance de trois trous à compter du 10e, alors qu’elles en ont remportés trois de suite.

Creamer et Lewis, de leur côté, ont remporté le 7e trou, avant de s’imposer aux 9e et 11e.

Après deux jours de compétition, la Thaïlande occupe le premier rang du groupe A avec cinq points, un de plus que les États-Unis et Taïwan et deux de plus que l’Espagne.

Dans le groupe B, le Japon repose en tête avec six points, tandis que les Sud-Coréennes en revendiquent quatre contre trois pour la Suède et de l’Australie.

Samedi, les États-Unis ont rendez-vous avec la Thaïlande, alors que l’Espagne affrontera Taïwan, la Suède se mesurera à l’Australie et que la Corée du Sud croisera le fer face au Japon.

Dimanche, les gagnantes du tournoi seront connues par le biais de matchs individuels mettant aux prises les deux meilleurs pays de chaque groupe et les meilleures troisièmes.

Une première québécoise arbitre en 105 ans et un amateur en vedette

temp fix empty alt images for attachment
Diane Barabe (Golf Quebec)

Elle est toute menue, mais elle commande le respect des 156 participants cette semaine à l’Omnium canadien RBC. Elle peut même les faire frémir.

Rencontrez Diane Barabé qui marque l’histoire à sa façon.

Elle devient la première Québécoise et seulement la deuxième Canadienne après Ann Edgar à agir à titre d’arbitre (lire officielle) dans les 105 ans du championnat national associé à la grande PGA.

La mère de trois enfants et grand-mère à six occasions revenait de Pinehurst lorsque le téléphone a sonné chez elle à Granby voilà deux semaines. Responsable des règles à Golf Canada, Dale Jackson était au bout du fil.

«J’étais certaine qu’on voulait prendre des nouvelles afin de savoir comment tout avait fonctionné à l’Omnium des États-Unis féminin», a déclaré celle qui avait été recrutée par la USGA, pour une deuxième fois de suite.

Erreur!

On voulait plutôt lui annoncer que le comité de l’Omnium l’avait sélectionnée à Royal Montréal en raison de sa compétence.

Sachez que Madame Barabé a été certifiée par l’auguste Royal & Ancient d’Écosse.

Humble, elle refuse de donner sa note qui a été de très haute distinction malgré la complexité du golf regroupant 1200 décisions quand même.

Sa réaction à cette offre rarissime?

«Imaginez donc que je lui ai dit en premier que je n’étais pas disponible étant en fonction au Championnat canadien amateur féminin en Ontario en même temps», a-t-elle raconté en riant.

Bien sûr que la retraitée du service d’administration au Cégep de Granby ne regrette pas son changement. Ni son conjoint et son fils «qui ont demandé des billets».

«J’ai déjà dû avoir à intervenir dans deux situations et j’ai même obtenu un merci de Cameron Beckman», a-t-elle précisé toute heureuse.

Et ce genre d’accueil chaleureux est général.

«Tout le monde est gentil. Bref, je me sens comme «one of the boys!», a terminé Diane Barabé comme quoi ça va plus que rondement.

UN AMATEUR JOUE  MIEUX QUE LES PROS

Comme belle surprise, il ne se fait guère mieux.

Alors que le golf au pays surveillait David Hearn, auteur de 67, ainsi que Graham DeLaet et Mike Weir, qui ont suivi avec des 69 et 70 avec chacun un bogey au 18e, c’est Taylor Pendrith qui a fait le spectacle en ouverture de l’Omnium canadien RBC.

Sa spectaculaire carte de 65 place ce joueur des rangs amateurs en troisième position derrière Tim Petrovic et Michael Putnam, les comeneurs à six sous la normale.

Petrovic est un ancien vainqueur à la PGA qui sort de la liste des substituts.

«Je me souviens d’avoir disputé des Omniums du Québec dans les années 80», a-t-il spécifié.

Putnam a été parfait avec six oiselets contre aucun bogey.

«La texture du gazon ici est la même que chez moi dans l’État de Washington ce qui aide toujours», a-t-il admis.

Revenons à Pendrith, une véritable machine à birdies avec sept à sa fiche dont le dernier au 18e pour ajouter à la fête.

Le jeune homme est encore plus impressionnant avec sa puissance. Il a dépassé huit fois 300 verges des tertres de départ et même atteint 365 verges au huitième trou!

Ayoye!

Un sympathique colosse dont la vitesse de balle se situe entre 185 et 190 m/h – Bubba Watson et Dustin Johnson se situent à 181 et 180,5 pour l’année.

Pendrith a 23 ans et vient de Richmond Hill, Ontario.

Il a passé les quatre dernières années avec l’équipe de Kent State à la NCAA.

«Pas question de rien brusquer, mais comme j’ai obtenu mon diplôme ces récentes semaines, la normalité serait de devenir professionnel après l’été», a-t-il révélé.

Très bonne idée n’est-ce pas?

Lévesque joue 73

Tout est relatif dans la vie. La plupart des golfeurs qui remettent des cartes de plus trois sont généralement déçus et ils prennent immédiatement la direction du champ de pratique.

Ce ne fut pas le cas de Dave Lévesque qui a joué 73, trois au-dessus de la normale, et qui a vécu selon ses dires « une expérience incroyable ».

«Normalement, ça me prend un ou deux trous à me calmer, mais aujourd’hui, ça m’en a pris neuf et je pense que c’est normal compte tenu des circonstances, a déclaré un Lévesque très serein après sa première ronde. Le vent s’est élevé en fin d’après-midi, mais je me suis super bien battu sur mon deuxième neuf (les trous nos 1 à 9). »

Le Québécois a entrepris sa ronde en commettant un bogey, mais il s’est immédiatement repris avec un birdie au 11e.

Il a admis d’emblée qu’il avait commis quelques erreurs dans le choix de ses bâtons.

« Mais, j’ai déjà hâte à demain (vendredi) et c’est certain que je vais être là », a-t-il lancé avec son plus beau sourire.

Le cadet de Lévesque est Hugo Bernard, champion amateur du Québec en 2013, qui a préféré vivre l’expérience de l’Omnium canadien RBC en transportant un sac, plutôt que de défendre son titre, puisque le championnat amateur du Québec se tenait de mardi à vendredi sur le parcours Val-des-Lacs.

Le Montréalais Beon Yeong Lee a commis cinq bogeys et réussi trois birdies pour remettre une carte de 72, plus deux.

Tout comme Lévesque, le Québécois d’adoption, a entrepris sa ronde en après-midi au 10e trou.

POUR COMPARER AVEC VOTRE PARCOURS…

La différence dans les conditions à Royal Montréal entre la Coupe des Présidents en 2007 et cette année n’est pas la distance réduite de seulement 18 verges pour passer à 7153 verges, ce qui reste long avec seulement deux normales cinq ne l’oublions pas.

Elle se situe en bordure des allées quand même généreuses. L’herbe longue a été coupée à trois pouces, trois pouces et demi.

Voilà qui est beaucoup moins sévère que lors de la Coupe des Présidents et qu’à l’Omnium de 1997.

Greg Norman y avait enfoui un bâton du côté du manche et celui-ci avait disparu dans «le foin», ce qui dit tout.

À propos des vastes verts de 5000 pieds carrés signés Rees Jones, ils ont la caractéristique d’être plus longs et profonds que larges, la vitesse était de 11,5 à l’échelle Stimpmeter lors du premier parcours et ne fera que grimper avec la circulation des joueurs.

ILS SONT AU RENDEZ-VOUS

Mis à part John Daly (76), Dustin Johnson (74) et Camilo Villegas (73),  les noms connus ont somme toute accompli le travail.

On parle de Charl Schwartzel (66),  Jim Furyk (67), Graeme McDowell (68) ; Brandt Snedeker, Matt Kuchar, Vijay Singh et Retief Goosen (tous à 69), de même que Ernie Els (70).

Luke Donald a bouclé avec 71.

La qualification pour disputer les deux dernières rondes s’annonce pour être la normale de 140 après 36 trous.

Deux illustres inconnus, Michael Putnam et Petrovic, occupent le premier rang de l’Omnium canadien RBC

temp fix empty alt images for attachment
Michael Putnam (Golf Canada/ Bernard Brault)

MONTREAL – Après avoir assisté à une chaude lutte mettant en vedette la crème de la crème du golf professionnel à l’Omnium britannique, la semaine dernière, les amateurs montréalais ont dû consulter attentivement le guide officiel de l’Omnium canadien pour connaître ceux qui s’étaient hissés en tête à l’issue de la première ronde, jeudi.

Et encore, l’un des comeneurs – Tim Petrovic – n’avait même pas son nom dans le programme officiel puisqu’il agissait à titre de réserviste et qu’il a appris qu’il participait à l’événement mardi seulement.

Ainsi, deux illustres inconnus, Michael Putnam et Petrovic, ont signé des cartes de 64 (moins-6), ce qui leur a permis de prendre le premier rang. Ils ont du même coup réalisé la meilleure ronde initiale de l’histoire de l’Omnium canadien présenté au Club de Golf Royal Montréal.

Petrovic, un Américain âgé de 47 ans, a réalisé quatre oiselets sur le neuf d’aller, ainsi qu’un aigle au 12e trou, une normale-5 de 570 verges. Pas mal pour un golfeur qui a entamé la semaine en vacances avec sa famille dans l’État du Michigan.

« J’étais en vacances avec ma famille, pour deux semaines, a-t-il raconté, l’air désinvolte. J’étais sur la route depuis cinq ou six semaines, alors j’avais besoin d’une semaine de congé. Mais c’était une situation gagnante pour moi. Si je participais au tournoi, parfait, et si c’était impossible, alors j’avais congé avec ma famille. J’ai finalement reçu l’appel mardi après-midi. Mes enfants ont compris la situation, et ils m’ont dit ‘papa, on est déjà allés surfer, alors tu peux y aller’.

« Je n’avais pas véritablement d’attente pour ce tournoi, a-t-il poursuivi. Je suis arrivé mercredi, et j’ai seulement pu marcher le deuxième neuf (mercredi) soir avant d’entamer le tournoi. En conséquence, je considère que je disputais aujourd’hui ma ronde de pratique. »

Putnam, un golfeur de 31 ans qui s’est surtout illustré sur le circuit-école Web.com, a enregistré six oiselets et évité les bogeys. Son meilleur résultat en carrière sur le Circuit de la PGA est une quatrième position au Championnat Buick en 2005.

« C’est un très bon départ, a lancé Putnam, une armoire à glace de six pieds, quatre pouces et 215 livres. Je ne connaissais pas tellement ce terrain – je n’ai disputé qu’une seule ronde mardi, mais de toute évidence jouer moins-6 est excellent. »

Kyle Stanley et le Canadien Taylor Pendrith, un golfeur amateur qui dispute son premier Omnium canadien en carrière, se trouvent en troisième place, à un coup de Putnam et Petrovic.

« C’est assez incroyable!, a confié Pendrith, le sourire accroché aux lèvres. Je ne m’attendais vraiment pas à ça. Je jouais bien avant de venir ici, donc je me suis dit qu’il suffisait de faire la même chose. »

Onze golfeurs, dont Nick Watney, Robert Allenby et Troy Merritt, ont joué 66.

Brandt Snedeker, le champion en titre du tournoi, fait partie d’une cohorte à 69.

La pluie soutenue qui s’est abattue sur le parcours mercredi a contribué à rendre les verts plus réceptifs aux coups d’approche, mais Putnam a indiqué que le parcours, long de 7153 verges, pourrait se transformer en défi de taille au cours du week-end.

« La clé, ç’a été d’atteindre les allées et les verts avec régularité, a-t-il dit. Le vent s’est levé en après-midi, mais nous étions chanceux que les verts soient encore très réceptifs à cause de la pluie de mercredi. Si le vent continue de souffler comme ça et que les verts continuent de s’assécher, ça deviendra un parcours très exigeant. »

L’Omnium canadien RBC, un tournoi de 72 trous assorti d’un seuil de qualifications après la deuxième ronde, est disputé sur le parcours Bleu du Club de Golf Royal Montréal. Il est doté d’une bourse totale de 5,7 millions $US, dont 1 million$ ira au champion. L’Omnium canadien a été disputé pour la dernière fois à l’Île-Bizard en 2001.