Brooke Henderson

Les golfeurs olympiques canadiens vivront une expérience unique

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L’événement est si grandiose, si grisant que certains ont du mal à l’apprivoiser.

Il y a quatre ans, 3,64 milliards de téléspectateurs se sont branchés sur les Jeux de Londres. En 2008, ceux de Beijing en avaient attiré quelque 3,55 milliards. Les Jeux olympiques ont une ampleur inégalée sur la scène sportive.

Pendant 17 jours, plus de 10 000 athlètes de 206 pays se sont donné rendez-vous à Rio de Janeiro. L’enjeu : 306 médailles dans 28 sports dont le golf qui attire beaucoup l’attention, et pour cause.

Voilà un sport qui figure sur l’affiche olympique pour la première fois en 112 ans. À l’époque, en 1904, le revenu annuel moyen d’un Canadien variait entre 200 et 400 $ (22 cents l’heure était la norme), les mots croisés n’avaient pas été inventés, l’espérance de vie était d’environ 47 ans et Wilfrid Laurier était premier ministre. Faut-il se surprendre que le retour du golf dans le giron olympique suscite la curiosité?

Bien sûr, les deux grands circuits professionnels nord-américains provoquent chaque semaine un battage médiatique, tout particulièrement à l’heure d’un championnat majeur. Mais les Jeux olympiques font passer l’intérêt à un niveau supérieur, ce qui comporte un risque, comme l’explique le skieur canadien Brady Leman.

Brady Leman (THE CANADIAN PRESS/Jeff McIntosh?

Brady Leman (THE CANADIAN PRESS/Jeff McIntosh?

« Une première présence aux Jeux olympiques a sa part de danger », prévient le double olympien (Vancouver et Sotchi). « L’envergure de l’événement risque de monter à la tête et de donner le trac. Il y a une mythologie olympique qui relègue pour un moment dans l’ombre toutes les autres grandes manifestations sportives.

« Les golfeurs, les joueurs de tennis et les basketteurs sont habitués à l’attention. Mais les Jeux n’ont lieu qu’aux quatre ans, un athlète peut n’avoir qu’une chance d’y participer dans sa carrière, si bien qu’il est facile de se laisser happer par le tapage publicitaire. Et puis il y a ces détails un peu fous dont il faut tenir compte, des trucs comme les vêtements, les logos, ce qui est permis et interdit de porter.

« Les athlètes sont des êtres d’habitudes, mais avec un événement d’une notoriété mondiale comme les Jeux, il est mieux de suivre le courant. Cela dit, un athlète ne peut se laisser distraire, il doit plutôt solliciter l’aide de son entourage, compter sur eux pour faire face à des maux de tête inhabituels comme l’omniprésence des médias, les défis logistiques de se rendre du point A au point B, la gestion la plus efficace possible de son temps, etc. C’est sans nul doute un défi inusité. »

Les Jeux – particulièrement ceux d’été, beaucoup plus gigantesques que ceux d’hiver – sont tentaculaires, compliqués, frénétiques. La sécurité y est absolue, la circulation, particulièrement à Rio, cauchemardesque. À l’opposé, un tournoi de la PGA ou de la LPGA se déroule sans histoires, comme un court roulé en ligne droite de Graham DeLaet. L’élite mondiale des golfeurs sera plongée dans un univers inédit, y compris le contingent canadien formé de DeLaet, David Hearn, Alena Sharp et Brooke Henderson.

Commençons par le Village des athlètes. Pas de service aux chambres à longueur de journée, mais un mode de vie spartiate, selon les normes d’un pro. Mais il appartient aux individus de mettre à profit ce temps passé dans une ruche d’activités. Pour un athlète curieux, à l’esprit ouvert, c’est une occasion sans précédent de se mêler à un creuset d’athlètes de tous les pays et sports, une chance de se familiariser avec d’autres cultures et d’élargir ses horizons.

Autre écart à la norme : le parcours de style links, une normale 71 de 7 290 verges, conçu par Gil Hanse sur un terrain sablonneux, le long d’une réserve naturelle, dans le quartier cossu de Barra da Tijuca. En raison de la pauvreté du sol et de la pénurie d’eau à Rio, il a fallu installer un gazon appelé Zeon Zoysia qui, résistant à la chaleur, nécessite moins d’azote, de fertilisants, de pesticides et d’eau. Ainsi, le parcours sera différent de ceux auxquels s’attaquent la plupart du temps les pros, ce qui ajoutera à l’inconnu et à l’imprévisible.

Golf Previews – Olympics: Day 1

Chose certaine : cette incursion dans le monde olympique augmentera la visibilité du golf à l’échelle mondiale.

« Les Jeux de Rio contribueront à l’essor du golf », indique la Néo-Zélandaise Lydia Ko, 1re mondiale. « C’est une chance de faire des amateurs de sport en général des amateurs de golf, et nous avons tous et toutes un rôle à jouer. Le golf est un sport très individuel. Évidemment, il y a des compétitions par équipes comme la Coupe Solheim et la Coupe Ryder, où on participe sous notre drapeau plutôt qu’en notre nom propre. Mais aux Jeux, ce sera une sensation différente, et j’ai hâte d’en être. Les cérémonies d’ouverture et de clôture sont à chaque fois une source d’inspiration. Tous les sports convergent, c’est comme une grande famille.

« La pression sera forte, mais je dois bloquer tout ça. Je dois me concentrer sur mon jeu, frapper le coup qu’il faut et me régaler de l’ambiance olympique. Ce n’est pas tous les jours que l’on a la chance de participer aux Jeux olympiques sous les couleurs de son pays. Revenir au pays avec une médaille, c’est super, mais il y a tellement plus. Je sais que cela a l’air idiot, mais il n’y a pas que les médailles. C’est l’expérience qui compte. Il faut jouer de son mieux en espérant toutes les pièces s’emboîteront. »

Pour la première fois en 112 ans, le golf est de retour aux Jeux olympiques. Le tournoi masculin commence le 11 août, celui des femmes le 17. Le golf reste le golf, mais pour le reste, il faudra s’habituer.

De dire Brady Leman : « Mon conseil aux golfeurs, c’est de s’adapter, de savourer l’expérience et de ne pas se laisser déranger par les petits détails.

« Est-ce un tournoi comme les autres? Oui et non. Il faut l’aborder comme ça, mais il reste que ce sont les Jeux olympiques. Finalement, il faut se rappeler que l’on est là parce que l’on fait partie de l’élite mondiale, quel que soit son nom et quel que soit son sport. C’est ça qui compte. »

Brooke Henderson Circuit LPGA

Brooke Henderson est prête à vivre son moment olympique

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Brooke Henderson (The Canadian Press/ Frank Gunn)

D’un côté, Smiths Falls, une petite ville ontarienne de 9 000 habitants où la vie se déroule tout doucement; de l’autre, Rio de Janeiro, une métropole de 6,5 millions où se côtoient splendeur et misère. Deux univers.

Rio… Des plages célèbres comme Leblon, Ipanema et Copacabana où l’on sirote une caїpirinha ou une eau de coco… Le rythme envoûtant de la bossa nova et celui, trépidant, de la samba…

À flanc de colline s’étendent ces bidonvilles que l’on appelle favelas, pauvres maisons de poupée. Et surplombant le tout, au somment du Corcovado, la légendaire statue du Christ Rédempteur, souvent perdue dans les nuages, qui, bras tendus, semble veiller bienveillamment sur cette ville disparate.

« Rio, ce sera génial, être une olympienne aussi », affirme Brooke Henderson, 18 ans, qui, malgré les exploits et la gloire, est restée l’adolescente typique de Smiths Falls.

« C’est mon rêve depuis que je suis toute petite. Je ne savais pas quel sport je pratiquerais ni comment j’allais faire, mais les athlètes me fascinaient. J’aimais la volonté, la détermination, la concentration que je voyais dans leurs yeux.

« Je voulais être une olympienne. Quand j’ai suivi à la télé les Jeux olympiques de Vancouver en 2010 et que j’ai vu tout le pays se rallier, j’ai compris la puissance extraordinaire des Jeux olympiques. Ce sera fantastique d’en faire partie. »

La controverse et les forfaits, particulièrement dans le sport du golf qui fera un retour dans le giron olympique, ont marqué les préparatifs de ces Jeux, mais le quatuor canadien  de golf a malgré tout résolu de prendre la route du Brésil.

Quand Alena Sharp, Graham DeLaet et David Hearn ont été officiellement présentés au Glen Abbey Golf Club d’Oakville (Ontario), Henderson, 2e golfeuse mondiale, se trouvait à Calgary (Alberta) pour y apprivoiser le parcours de Priddis Greens, théâtre le mois prochain de l’Omnium féminin Canadien Pacifique.

En effet, après son expérience olympique, Henderson filera droit sur Calgary où elle n’aura pas le temps de percer les secrets du Priddis Greens. Le jour de la célébration de l’équipe olympique de golf, elle se trouvait au Centre Golf Canada dans cette ville de l’Alberta pour y donner un cours pratique de golf à des jeunes. Pour marquer sa sélection pour Rio, des Brooke en herbe lui ont fait une garde d’honneur où les bâtons de golf remplaçaient les épées. Un relais temporaire de télévision lui a permis de participer à distance aux festivités.

« Il se passe beaucoup de choses à Rio en ce moment », a-t-elle noté après son cours pratique. « Il y a des problèmes politiques sans parler du virus Zika et des inquiétudes pour la santé. Nous tentons simplement de prendre la meilleure décision en tenant compte de la situation générale. « Ceux qui décident de ne pas participer aux Jeux ont leurs raisons.  Il faut respecter leur opinion, car la santé et la sécurité sont plus importantes qu’une partie de golf. Nous se serons là que pour une semaine environ. Nous espérons revenir de ce bref séjour avec une médaille d’or. »

Quand elle se produira sur le parcours flambant neuf du Campo Olimpico de Golfe du 17 au 20 août, la nouvelle étoile sportive du Canada comptera parmi les favorites.

Ce statut relevé, elle l’a conforté à la mi-juin en remportant en prolongation devant Lydia Ko, 1re mondiale, l’Omnium féminin des États-Unis KMPG au Sahalee Country Club, près de Seattle (Washington), devenant du coup la plus jeune titulaire d’un championnat majeur.

À Rio, Brittany, sa sœur aînée, elle-même une golfeuse émérite, transportera le sac de Brooke. Brittany reconnaît qu’au début les nouvelles en provenance du Brésil n’avaient rien de rassurant.

« Il est difficile de cerner la situation, dit-elle. On ne sait trop à quelles sources se fier pour avoir des informations dignes de foi. Cela dit, nous sommes plutôt confiantes et nous savons que le Comité olympique fait de son mieux.

« Comme c’est l’hiver là-bas, ce sera un peu plus sécuritaire. Nous allons probablement porter des pantalons et des manches longues pour mieux nous protéger. Le golf est plus à risque que d’autres sports parce que nous serons en plein air huit heures par jour. Nous espérons qu’il y aura du vent. Normalement, nous souhaitons le contraire, mais dans ce cas… »

La routine fait partie de la vie sur un circuit professionnel de golf, mais les Jeux olympiques mettront fin au traintrain. Des obstacles se dresseront, certains prévisibles, d’autres pas. Par exemple, la circulation à Rio sera démentielle, si bien qu’il pourrait être hasardeux de se rendre au parcours.

« Nous irons à un camp d’entraînement de Golf Canada à Houston (Texas) quelques jours avant de partir pour Rio. Cela sera crucial, car on pourra faire le point. »

La jeune étoile se réjouit d’avoir à ses côtés un membre de sa famille à l’occasion d’une compétition à nulle autre pareille. À ses yeux, c’est même une nécessité.

« Pour nous deux, c’est énorme de partager notre rêve olympique, mais nous avons aussi un autre rêve, celui d’évoluer un jour ensemble sur le Circuit de la LPGA », indique Brooke.

« Nous formons une équipe. Je n’aurais pas enchaîné neuf top 10 cette saison et je n’aurais pas signé deux victoires sans elle à mes côtés. Elle fait des pieds et des mains pour m’aider. »

Il y a 112 ans, le Canadien George S. Lyon gagnait la médaille olympique de golf, la dernière. Par un heureux hasard, il était né et résidait à Richmond (Ontario), à 522 kilomètres – cinq heures de voiture – de la ville natale de Brooke Henderson.

Le mois prochain, à un monde de la vie tranquille de Smiths Falls, dans la splendeur et la misère de Rio et sous l’œil attentif du Christ du Corcovado, Brooke Henderson tentera à son tour d’écrire une page d’histoire.

« Alena et moi sommes maintenant de très bonnes amies. Je suis très heureuse de sa sélection pour l’équipe féminine. Je pense que nous formons une équipe du tonnerre. Son jeu s’est beaucoup amélioré et je pense que nos chances sont bonnes de monter sur le podium avec une médaille d’argent et une d’or, qui sait? L’équipe masculine est également solide. Il y a dans tout ça quelque chose de surréel. C’est comme un sixième tournoi majeur sur le Circuit de la LPGA et comme j’ai déjà un titre à mon palmarès… »

Et puis, pour tout dire, elle a toujours eu un faible pour l’Ô Canada.

« J’étais émue quand on jouait l’hymne national à l’école, dit-elle en souriant. C’était ce que je voulais entendre lors des Championnats mondiaux amateurs [au Japon il y a deux ans]. Ça ne s’est pas produit, mais une autre chance m’est maintenant donnée.

« Bien sûr, il faut vivre dans le moment présent sans présumer de rien, mais rien n’empêche de faire de la visualisation et de se voir sur la plus haute marche du podium. Il faut entendre l’hymne dans sa tête. »

Elle fait une pause, peut-être pour fredonner quelques mesures.  Puis elle sourit, le sourire d’un prodige de 18 ans qui n’a qu’un objectif.

« Et puis, notre hymne national est formidable. »

Brooke Henderson Circuit LPGA

Lydia contre Brooke : une rivalité pour la postérité?

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Brooke Henderson (Tony Marshall/Getty Images)

Elles pourraient, le temps aidant, se fusionner dans notre imaginaire collectif. Comme Jack et Arnie. Ou Kathy Whitworth et Mickey Wright. Ou encore Bobby Jones et Walter Hagen. Une rivalité qui marque une génération.

Voilà une possibilité très réelle. Pour l’heure, elles ne sont que des adolescentes, si prodigieuses soient-elles. Devant elles s’ouvre le vaste monde du golf qu’il leur reste à explorer dans toutes ses nuances.

Ko contre Henderson… Cela sonne bien… Deux noms que l’on dirait faits pour scintiller côte à côte sur la marquise…

Lydia Ko et Brooke Henderson seront les têtes d’affiche du tableau par ailleurs très relevé de l’Omnium féminin Canadien Pacifique qui aura lieu du 25 au 28 août au club Priddis Greens de Calgary (Alberta). Deux scénarios, un objectif identique.

Ko tentera de décrocher son quatrième titre canadien en cinq ans, un exploit exceptionnel, surtout compte tenu de son âge. Henderson, elle, visera son premier championnat national, haut fait qui n’a été accompli qu’une fois par une Canadienne, soit Jocelyne Bourassa en 1973.

Vu leur âge, leur habileté et leur quête de l’excellence, les passionnés de golf salivent à l’idée de les voir s’affronter pendant des années. Les grandes rivalités sont toujours bénéfiques, tous sports confondus.

Et si, effectivement, cette rivalité se confirmait, le premier acte a déjà été écrit : Henderson qui, d’une distance de 155 verges, frappe un coup de fer 7 à 3 pieds du trou. S’ensuit un oiselet facile et son premier titre majeur, celui du Championnat de la LPGA KPMG au Sahalee Country Club, près de Seattle (Washington). Une victoire d’autant plus éclatante qu’elle a été signée en prolongation contre Ko, 1re du classement mondial. Henderson a affiché ses couleurs : désormais, quel que soit le tournoi, elle sera une aspirante au titre.

Le plus beau, c’est l’attitude de ces deux jeunes femmes. Pourquoi les rivalités prendraient-elles l’allure d’un duel au pistolet quand elles peuvent reposer sur l’admiration mutuelle et une ambition commune? Et que la meilleure gagne!

« C’est une fille très sympa », s’enthousiasme Henderson en parlant de Ko. « Son but n’est pas de battre ses adversaires, mais de battre le parcours, d’être elle-même meilleure. À mon avis, il n’y a pas meilleure façon d’envisager le golf et la compétition. J’essaie moi-même de faire la même chose. »

Et d’ajouter : « Le golf est une affaire d’honnêteté, de persévérance et de respect, et elle en est l’exemple parfait. C’est vraiment cool. Elle a 19 ans, je vais les avoir bientôt. J’espère que notre rivalité, à défaut d’un autre mot, durera plusieurs années et que cet esprit d’émulation nous rendra encore meilleures. C’e serait bon pour nous et pour le golf. Ce serait formidable de nous affronter en prolongation comme au tournoi KPMG pendant une dizaine d’années encore, même si je perdais. Cela signifierait que je serais encore au plus haut niveau, à son niveau à elle. »

Britta ny, sœur de Brooke et sa cadette occasionnelle, qui aspire évoluer un jour sur le Circuit de la LPGA, affirme que les apparences ne sont pas trompeuses et que l’ambiance à l’intérieur des cordes est on ne peut meilleure.

« Il faut espérer qu’il en sera ainsi, dit-elle en souriant. Je ne parle pas tant de rivalité que du fait de les voir se disputer le titre semaine après semaine. Ce sont deux amies, elles sont toutes deux calmes et tellement mûres pour leur âge.

« Notre père a eu une influence positive sur nous. C’est lui qui nous a initiées au sport et qui nous a montré comment devenir de bonnes personnes. Sans lui, Brooke n’aurait pas atteint ce niveau. Quant à Lydia, je pense que c’est sa mère qui la soutient. Il faut reconnaître le mérite des parents.

« Ce que font Brooke et Lydia est vraiment remarquable. Je ne sais pas comment elles s‘y prennent, mais j’aurais bien aimé connaître leur secret. »

Quand Ko s’est rendue à Calgary plus tôt cet été, la bataille de Sahalee n’avait pas encore eu lieu. Mais elle n’avait que des éloges à faire d’Henderson.

« Je connais Brooke depuis les rangs amateurs », de dire la Néo-Zélandaise, double championne d’un tournoi majeur.  « Elle a connu une grande carrière amateur et elle est encore plus impressionnante chez les professionnelles. Elle est une source d’inspiration pour les juniors, le golf féminin et le golf canadien.

« C’est fantastique de la voir se mettre en position de gagner d’une semaine à l’autre. Elle est vraiment impressionnante. Elle est une longue cogneuse, mais elle est aussi régulière et l’une des meilleures sur les verts. Je pense que le Canada aura de bonnes raisons de s’emballer lors des Jeux olympiques. Brooke va contribuer à l’essor du golf au Canada comme Lorie [Kane] avant elle. »

Plus tôt cet été, les deux golfeuses ont eu la chance de se familiariser avec Priddis Greens, un parcours de 6 681 verges à normale 72, Ko au début de juin et Henderson à la fin de juillet.

« Le parcours me plaît, avait alors indiqué Henderson. Il est bordé d’arbres et il y a beaucoup de changements de niveau. Il me rappelle les parcours où j’ai grandi. Les points de vue sont phénoménaux et je suis impatiente d’y revenir dans quelques semaines pour y disputer notre championnat national. J’ai aussi hâte de renouer avec les fans canadiens. Depuis quelques années, le nombre de mes supporteurs à ce tournoi n’a cessé de croître. L’an dernier, ils étaient massés le long des allées, et j’ai hâte de voir ce qu’il en sera cette année. »

Les deux meilleures golfeuses de la planète. L’une, une multiple championne que le Canada a adoptée; l’autre, une fille du cru qui est née et a grandi à Smiths Falls (Ontario).

Les attentes sont élevées à la veille de l’Omnium féminin Canadien Pacifique à Priddis Greens. Une rivalité qui marquera une génération? Comme Nancy Lopez et Pat Bradley? Annika Sörenstam et Karrie Webb? Tiger et Lefty?

L’avenir le dira, mais cette possibilité est très réelle, d’autant plus que ce duo est encore très jeune.

Lydia Ko et Brooke Henderson.

Et si leurs noms se fondaient à jamais dans l’imaginaire collectif? Et de les voir déjà marchant côte à côte le dimanche après-midi, le dernier duo sur le parcours, leurs noms au sommet du tableau, alors que le soleil s’apprête à se coucher et que les ombres s’allongent.

Autre Brooke Henderson

Les golfeurs canadiens sont prêts à défendre leur titre olympique à Rio

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Graham DeLaet, Alena Sharp and David Hearn (Bernard Brault/ Golf Canada)

OAKVILLE, Ont. – À une certaine époque, Graham DeLaet croyait qu’il ne serait pas capable de représenter son pays sur la scène olympique.

DeLaet fait maintenant partie de l’intrigante équipe canadienne qui saluera le retour du golf dans le programme olympique, à Rio de Janeiro, après une absence de 112 ans.

Le Comité olympique canadien et Golf Canada ont officiellement dévoilé l’équipe olympique dans cette discipline, mardi. DeLaet sera accompagné de l’étoile montante du golf féminin, Brooke Henderson, ainsi que de David Hearn et Alena Sharp.

« Il y a quelques années, je n’aurais jamais cru obtenir l’opportunité de devenir un athlète olympique, a dit DeLaet, qui a récemment rasé sa légendaire barbe afin de pouvoir cajoler ses nouveau-nés, des jumeaux. Je le réalise de plus en plus, à force de le dire et de regarder le calendrier. C’est une opportunité spéciale, il n’y a pas de doute.

« David et moi, ainsi que Brooke et Alena, nous voulons ramener de la tôle au pays. »

Hearn, DeLaet et Sharp ont assisté à la conférence de presse mardi en compagnie du chef de mission, Curt Harnett, qui leur a remis leur veste officielle de l’équipe olympique. Henderson, qui était de passage à Calgary pour un tournoi junior, a participé à l’événement par vidéoconférence, et a reçu sa veste du spécialiste canadien du skicross Brady Leman.

Le golf faisait partie du programme olympique à Paris, en 1900, ainsi qu’à St. Louis, au Missouri, en 1904. Il devait aussi être intégré au programme des Jeux de Londres en 1908, mais les organisateurs n’ont pu s’entendre sur le format de la compétition. Il est ensuite disparu du radar olympique pendant plus d’un siècle.

Tous les coéquipiers de DeLaet ont mentionné que le retour du golf dans le programme olympique représentait une opportunité unique pour eux de démontrer leur talent sur une scène inédite, plus grande que jamais auparavant. Ils ont aussi indiqué que c’était une occasion en or de mousser la popularité de la discipline au pays.

« En grandissant, nous regardions tous les Jeux olympiques, mais

à titre de golfeurs, nous n’avions aucune chance de devenir des Olympiens, a évoqué Sharp. Quand l’annonce a été faite, c’était très important pour moi de me retrouver en position de représenter le Canada et de me rendre à Rio.

« J’ai grandi en regardant le hockey, et nous sommes de toute évidence reconnus comme étant les meilleurs au hockey, mais je crois qu’il est temps que nous prouvions au monde entier ce que nous sommes capables de faire au golf. »

Les tournois individuel et par équipe masculins ont été présentés aux Jeux de 1904, et c’est George Lyon, de Richmond, en Ontario, qui a décroché l’or, ce qui signifie que techniquement le Canada fut le champion en titre de l’événement pendant 112 ans. Le trophée argenté des Jeux de 1904 est conservé précieusement par Golf Canada dans une vitrine de son quartier général à Oakville, et mardi les dirigeants l’ont ressorti afin de permettre aux golfeurs de se faire prendre en photo avec lui.

« Le fait que nous soyons les champions en titre est éloquent en soi, et le Canada doit en être fier, a déclaré Hearn. Graham et moi allons tenter de nous rendre là-bas et de défendre le titre du côté masculin, tandis que Brooke et Alena vont faire tout ce qu’elles peuvent afin de ramener une médaille au pays du côté féminin. »

Le peloton ne sera pas très relevé du côté masculin, puisque les principales têtes d’affiche du circuit de la PGA – l’Australien Jason Day, les Américains Dustin Johnson et Jordan Spieth ainsi que l’Irlandais du Nord Rory McIlroy – se sont toutes retirées du tournoi à cause de la menace du virus Zika, notamment. Hearn pointe au 130e échelon mondial, tandis que DeLaet a dégringolé au 140e rang.

Autre Brooke Henderson Circuit LPGA

Lydia Ko en tête après trois rondes à l’Omnium féminin des États Unis

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Lydia Ko (©USGA/Steven Gibbons)

SAN MARTIN, Calif. – La golfeuse no 1 un monde Lydia Ko a réussi un oiselet au 18e trou pour boucler sa ronde en 70 coups (moins-2), samedi, et elle a ainsi pris la tête à l’Omnium féminin des États-Unis.

Âgée de 19 ans, Ko visera un troisième titre majeur en moins d’un an. Elle était devenue la plus jeune golfeuse à s’imposer en tournoi majeur en remportant le Championnat Evian l’an dernier. Elle a ensuite remporté le tournoi Inspiration ANA, plus tôt ce printemps.

Ko, qui se retrouve à moins-7 après 54 trous à CordeValle, détient une avance d’un coup sur Eun Hee Ji (70), championne en 2009, et Sung Hyun Park (74). Britanny Lang (68) et Amy Yang (73) suivent à moins-5.

La Sherbookoise Maude-Aimée Leblanc a remis une carte de 76 et a glissé à égalité au 26e rang à plus-1. Leblanc a réussi un seul oiselet contre cinq bogueys.

Alena Sharp, de Hamilton, fait partie du même groupe que Leblanc après une ronde de 75. Sue Kim (76), de Langley, en Colombie-Britannique, et Brooke Henderson (76), de Smiths Falls, en Ontario, se retrouvent au sein du groupe à égalité au 58e rang à plus-7.

Autre Brooke Henderson Circuit LPGA

Canadienne Brooke Henderson à égalité au 10e rang; Jutanugarn s’empare de la tête au Michigan

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Brooke Henderson (Leon Halip/ Getty Images)

ANN ARBOR, Mich. – Ariya Jutanugarn s’est placée en position de remporter une troisième victoire consécutive sur le circuit de la LPGA grâce à une ronde de 68 (moins-4) pour se donner une avance de deux coups au sommet du Championnat Volvik, vendredi.

Cette dernière a réussi quatre oiselets sur le neuf de retour, incluant celui au 18e trou, où sa balle a atteint la tente des visiteurs avant d’atterrir dans une fosse de sable à 20 verges de la coupe. Son coup suivant lui a permis de terminer la deuxième ronde à moins-11.

Jutanugarn revient d’un triomphe au Championnat Kingsmill après être devenue la première Thaïlandaise de l’histoire du circuit à remporter un tournoi, la semaine précédente, en Alabama.

So Yeon Ryu (67), Marina Alex (67) et la meneuse au terme de la première ronde, Christina Kim (71), sont à égalité au deuxième rang

à moins-9. Jessica Korda (65), Giulia Molinaro (67) et Brittany Lincicome (67) se retrouvent quant à elles à quatre coups de la meneuse.

La Canadienne Brooke Henderson n’est pas loin derrière, à moins-5, à égalité au 10e rang avec trois autres golfeuses. En vertu d’une ronde de 74, sa compatriote Samantha Richdale est à égalité en 37e position, à moins-1.

La Québécoise Anne-Catherine Tanguay a retranché un coup à la normale grâce à une ronde de 71. Elle a évité la coupure malgré son cumulatif de plus-1. Maude-Aimée Leblanc n’a pas pris part à la deuxième ronde et elle a dû se retirer du tournoi.

Brooke Henderson Circuit LPGA

L’Australienne Minjee Lee joue 64 et remporte le Championnat Lotte

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Minjee Lee (Christian Petersen/ Getty Images)

KAPOLEI, Hawaï – Minjee Lee a joué 64 (moins-8) et a remporté le Championnat Lotte par un coup, samedi, signant ainsi une deuxième victoire en carrière sur le circuit de la LPGA.

L’Autralienne âgée de 19 ans a joué moins-6 lors d’une séquence de sept trous, grâce à quatre oiselets et un aigle au 13e trou, une normale-5, quand elle a calé une approche coupée. Elle a fait oublier son 74 de vendredi pour terminer à moins-16 à Ko Olina.

Katie Burnett, meneuse après la troisième ronde, et In Gee Chun, championne de l’Omnium féminin des États-Unis, ont partagé la deuxième place à moins-15.

Lee a réussi un roulé de 11 pieds pour un oiselet au 17e trou et elle a mis fin à sa journée avec une normale au 18e. Elle avait aussi gagné le Championnat Kingsmill l’an dernier, en Virginie.

Burnett a échappé la première place en commettant un boguey au 16e, une normale-3. Elle a ensuite gaspillé des occasions d’oiselets aux 17e et 18e trous et elle s’est contentée d’un score de 70. Chun a joué 67, elle qui a raté un roulé de 20 pieds pour un oiselet au 18e.

Brooke Henderson, de Smiths Falls, en Ontario, a bouclé sa ronde en 68 coups pour aboutir à égalité au 10e rang à moins-10. Alena Sharp, de Hamilton, a inscrit un score de 68 pour finir à égalité au 39e rang à moins-3. Samantha Richdale, de Kelowna, en Colombie-Britannique, a joué 77 et a conclu le tournoi au 72e rang à plus-8.

Brooke Henderson Circuit LPGA

La golfeuse Brooke Henderson a des objectifs ambitieux en cette année olympique

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Brooke Henderson (Vaughn Ridley/ Getty Images)

La golfeuse canadienne Brooke Henderson vient de connaître une saison mémorable. Elle espère pouvoir bâtir là-dessus pour atteindre des objectifs encore plus ambitieux en 2016.

« Je veux obtenir quelques victoires de plus sur le circuit de la LPGA et peut-être un titre majeur d’ici quelques années, a-t-elle admis. Je sais que ça prend beaucoup de travail et d’améliorations dans mon jeu, ainsi qu’une certaine constance (à chaque tournoi). Mais je sais que c’est réalisable et j’espère seulement que l’opportunité se présentera. »

Henderson entamera sa saison cette semaine à la Classique Pure Silk Bahamas. Le tournoi, doté d’une bourse totale de 1,4 million $, se mettra en branle jeudi sur le parcours de l’Ocean Club situé sur Paradise Island.

Henderson a connu une première moitié de saison inattendue l’an dernier, alors qu’elle était âgée de seulement 17 ans et qu’elle n’avait pas de carte de membre de la LPGA à temps plein. Elle a parfois dû attendre une invitation d’un commanditaire ou encore remporter une ronde de qualifications pour accéder au tableau principal d’un tournoi.

Les choses ont changé en août dernier lorsqu’elle a dominé ses adversaires à la Classique Cambia Portland, en route vers une écrasante victoire par huit coups _ sa première en carrière sur le circuit féminin. Henderson a alors immédiatement reçu sa carte de membre à temps plein du circuit, et elle peut maintenant participer

à tous les tournois de la LPGA sans devoir se soumettre aux vols de dernière minute et aux éprouvantes épreuves de qualifications.

« Je veux me présenter dans un tournoi et me faire un nom, pour voir si je peux connaître une longue carrière de golfeuse professionnelle », a-t-elle expliqué dans une récente entrevue.

L’entraîneur de l’équipe canadienne de golf féminin, Tristan Mullally, a travaillé avec Henderson au cours des quatre dernières années. Il croit que son principal atout, c’est qu’elle n’est pas limitée à un seul style de jeu – elle est constante peu importe le type de parcours.

« Elle a un évantail de coups. Elle est puissante. Elle n’est pas la plus longue cogneuse du circuit, mais elle est toujours au bon endroit dans l’allée, a-t-il expliqué. La distance moyenne de ses coups, comparée à celle des autres, lui permet probablement d’être parmi les 25 ou 30 premières golfeuses. Mais elle a beaucoup plus de précision. »

Henderson est également virtuellement assurée de représenter le Canada lorsque le golf fera un retour dans le programme olympique l’été prochain à Rio de Janeiro.

« Rio est de toute évidence l’un de mes principaux objectifs, a admis Henderson à propos des tournois auxquels elle compte participer cette saison. J’ai vraiment hâte et je crois que ce sera une expérience incroyable de pouvoir représenter mon pays aux Jeux olympiques. En plus de ça, il y a cinq tournois majeurs sur le circuit de la LPGA, donc c’est très important et c’est à ces moments précis que je veux être au sommet de ma forme. »

Tout dépendant des résultats qu’elle obtiendra cette saison, elle pourrait participer à plus de 30 tournois en 2016.

« Je crois que c’est une histoire assez remarquable, a admis Mullaly. Et cette année elle pourra prévoir son horaire à l’avance, parce qu’il y a plus de constance dans sa façon d’aborder les choses, donc sa préparation sera assurément meilleure. »

La Sud-Coréenne Sei Young Kim est la championne en titre du tournoi de cette semaine. Henderson avait terminé à égalité en 33e place à cet endroit l’an dernier.

Brooke Henderson Circuit LPGA

Brooke Henderson est nommée l’athlète de l’année au Canada

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Brooke Henderson (Vaughn Ridley/ Getty Images)

TORONTO – Les vols de nuit, les épreuves de qualifications et les voyages de dernière minute ont fait partie de la routine de la golfeuse Brooke Henderson au cours de sa première saison chez les professionnelles.

Au début de l’année, elle espérait enregistrer de bons résultats et profiter de sa première saison sur le circuit pour apprendre et tirer des leçons.

Henderson a surpassé les attentes en 2015 – elle est devenue la première Canadienne à remporter un tournoi du circuit de la LPGA en plus d’une décennie et s’est hissée parmi les 20 meilleures golfeuses au classement mondial.

Pas mal pour une jeune femme qui a célébré son 18e anniversaire de naissance il y a quelques mois seulement.

Henderson a couronné une saison exceptionnelle en remportant le trophée Bobbie Rosenfeld, remis à l’athlète féminine de l’année au Canada selon La Presse Canadienne. Elle a obtenu 22 voix (38 pour cent) au scrutin mené auprès des directeurs des sections sportives du pays.

« J’espère que c’est seulement le début d’une très longue carrière, au cours de laquelle je pourrai réaliser des rêves encore plus fous et atteindre les objectifs que je me suis fixés, a dit Henderson. Je crois sincèrement qu’il n’y a pas de limites et que tout est possible. Ma saison 2015 l’a prouvé – tout est possible. »

La joueuse de soccer Kadeisha Buchanan a terminé deuxième au scrutin avec 10 voix (17 pour cent). La joueuse de tennis Eugenie Bouchard avait mérité ce titre lors des deux années précédentes.

Henderson est la première golfeuse à mériter ce titre depuis Lorie Kane en 2000. Kane était également la dernière golfeuse à avoir triomphé sur le circuit avant la victoire de Henderson à la Classique Cambia Portland en août, mettant ainsi un terme à une disette de 14 ans sans victoire canadienne.

La jeune femme originaire de Smiths Falls, en Ontario, avait d participer à une épreuve de qualifications simplement pour accéder au tournoi cette semaine-là. Elle a démontré l’ampleur de son talent en l’emportant par un impressionnant écart de huit coups.

« Je jouais là depuis quelques jours lorsque je me suis mise à penser aux rêves éveillés que j’avais quand j’étais petite, a-t-elle confié. Je regardais mon coup roulé sur le vert, je pouvais voir la balle tomber dans la coupe et les amateurs de golf autour du vert. Ils étaient embrouillés, et c’était exactement comme je me l’imaginais quand j’étais petite. Je me disais: ‘Wow, vous savez quoi, ceci est mon rêve.' »

Henderson, qui a aussi terminé à égalité en cinquième place de deux tournois majeurs la saison dernière, a obtenu sa carte de membre du circuit de la LPGA des mains du commissaire Mike Whan immédiatement après sa victoire.

« Ma victoire sur le circuit de la LPGA – c’est vraiment le fait saillant de ma saison, a-t-elle admis. Mon jeu était alors irréprochable et j’ai pu obtenir ma carte de membre de la LPGA et savourer ma première victoire sur le circuit. Dans l’ensemble, (cette année) fut le résultat du travail acharné et toutes les pièces du casse-tête sont tombées en place au bon moment, et je dois remercier Dieu pour cela.

« Ce fut honnêtement une année miraculeuse. »

Henderson pourra participer à tous les tournois du circuit la saison prochaine et planifier son horaire à l’avance. L’époque où elle devait espérer obtenir l’invitation d’un commanditaire ou voyager de nuit afin de se rendre au parcours à temps pour les rondes de qualifications est terminée.

« Je voulais jouer contre les meilleures au monde, a-t-elle rappelé. La plupart du temps, je n’étais même pas membre et je n’avais pas vraiment d’autre option où jouer. J’essayais de me tailler une place sur le circuit et de faire ma marque. Je savais que je devais y parvenir et c’était exaltant de savoir que je pourrais obtenir l’opportunité de faire quelque chose d’incroyable. »

Henderson a terminé la saison au 18e rang mondial _ un saut de plus de 200 places en un an seulement – avec plus de 100 000 $ US en gains officiels de la LPGA et plus de 700 000 $ en bourses totales à titre de golfeuse professionnelle.

Brooke Henderson Circuit LPGA

Henderson aimerait bien ajouter les Jeux à son bagage d’expérience

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Brooke Henderson (Harry How/ Getty Images)

TORONTO – L’Ontarienne Brooke Henderson a réalisé deux rêves en 2015: devenir l’une des joueuses régulières de la LPGA et remporter un premier tournoi.

Henderson a aussi de grands espoirs pour 2016, car elle veut représenter le Canada lors du retour du golf en Olympiade au mois d’août, au Brésil.

Elle vient d’assister à un symposium du COC à Toronto, et de voir l’unifolié sur les podiums et d’entendre l’hymne national lui a donné de belles aspirations.

« Ça m’a donné des frissons, a dit la jeune femme de Smiths Falls, près d’Ottawa. Je pourrais avoir la chance exceptionnelle de vivre une saison incluant à la fois les Jeux et la LPGA. »

Henderson a montré de quel bois elle se chauffe, cette année. Une troisième place en avril a d’abord été suivie de cinquièmes places au Championnat féminin de la PGA et à l’Omnium féminin des États-Unis. Est ensuite venue sa performance ‘signature’ à Portland en Oregon, où elle a triomphé par huit coups à la Classique Cambia, à la mi-août.

Ce résultat lui a valu une place parmi les régulières de la LPGA. L’athlète de 18 ans s’y classe maintenant 18e.

Soixantes rivales vont s’affronter au fil de quatre rondes à Rio, du 5 au 21 août. Le golf va faire partie du programme olympique pour la première fois depuis 1904.

« J’ai gagné un tournoi de la LPGA et je rivalise avec les meilleures au monde, alors je sais que je pourrais avoir du succès aux Jeux olympiques », a conclu la Canadienne.