Les Canadiens Taylor Pendrith et Corey Conners sont prêts à attaquer le TPC Sawgrass
Le TPC Sawgrass est considéré comme l’un des terrains de golf les plus ardus à négocier au monde, avec le trou numéro 17, l’un des plus réputés et périlleux de tout le golf professionnel. Toutefois, les Canadiens Corey Conners et Taylor Pendrith se sentent prêts à relever le défi au Championnat des joueurs cette semaine.
«De la manière qu’il est façonné, il s’agit d’un parcours où vous devez atteindre les allées», a déclaré Pendrith, qui est originaire de Richmond Hill, en Ontario.
«Si vous pouvez connaître du succès avec vos coups de départ, les opportunités pour inscrire de bons scores seront alors nombreuses. Si vous n’avez pas de succès avec vos coups de départ, la semaine peut devenir longue.
«Mais c’est un parcours vraiment attrayant. C’est possible d’être créatif sur certains trous et autour des verts. C’est l’un de mes parcours préférés et la dernière portion est fantastique.»
Connors, un autre Ontarien, s’est classé troisième dimanche au Tournoi invitation Arnold Palmer, ce qui lui a permis de grimper au classement de la Coupe FedEx. Tout comme Pendrith, son meilleur ami, il avait hâte de s’attaquer au TPC Sawgrass après avoir complété sa ronde au Bay Hill Club and Lodge.
«J’ai trouvé que j’ai bien frappé la balle. Je pense que mes coups roulés étaient très bons», a analysé Conners peu de temps après la conclusion du Tournoi invitation Arnold Palmer.
«La plupart des jours, mes coups roulés allaient là où je visais», a ajouté le golfeur de Listowel. «Je me suis senti très à l’aise avec mes fers, j’ai réussi plusieurs coups de qualité cette semaine et je pense que ce sera important de continuer dans cette veine la semaine prochaine.»
Conners, Pendrith et Nick Taylor, d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, sont actuellement les Canadiens les mieux classés au sein du circuit de la PGA. Taylor est neuvième, Conners se classe 11e et Pendrith occupe le 35e échelon.
Conners espère offrir le même niveau de jeu au TPC Sawgrass qu’à Bay Hill.
«J’ai fait beaucoup de choses très bien (au Tournoi invitation Arnold Palmer)», a affirmé Conners.
«Cette semaine, j’ai frappé la balle vraiment bien et, oui, il s’agit d’un autre parcours exigeant la semaine prochaine, un parcours que j’aime vraiment. Donc, il y a beaucoup de bonnes choses, de bonnes sensations avant le Championnat des joueurs.»
Pendrith a connu un léger recul lorsqu’il n’a pas franchi le seuil de qualification à la Classique Cognizant, le 2 mars. Au-delà de cela, il a connu un excellent début de saison avec déjà deux top-10 à son palmarès.
Il a entamé l’année en finissant à égalité au 13e rang au tournoi The Sentry, le 5 janvier, il s’est classé ex-aequo en septième place à l’Omnium Farmers Insurance, le 25 janvier, avant de terminer à égalité en neuvième position à Pebble Beach une semaine plus tard.
«J’ai joué du très bon golf et je me suis placé en assez bonne position les week-ends. J’ai connu une très bonne fin de tournoi au Farmers Insurance et à Pebble Beach aussi. J’ai donc de bonnes sensations et beaucoup de confiance», a décrit Pendrith, tout en laissant sous-entendre que son jeu avec son fer droit n’a pas rejoint toutes ses attentes.
Quatre autres Canadiens se joindront à Taylor, Conners et Pendrith. Il s’agit d’Adam Hadwin (83e), de Mackenzie Hughes (110e), de Ben Silverman (139e) et d’Adam Svensson (149e).
Montréal en vedette sur Netflix… si vous n’êtes pas désabonné, et plein d’autres nouvelles pour vous reposer de la pelle
À condition, bien sûr, que vous ne soyez pas déjà désabonné, Netflix lance, cette semaine, la saison III de la docu-série immersive « Full Swing », qui nous fait entrer dans les coulisses du golf professionnel.
Ici aussi on est sensibles au mouvement de boycott/anti-tarifs des produits « Made in USA » en convenant que, cette année, jamais la teneur n’aura été aussi canadienne.
Le duel « LIV GOLF-PGA » à l’Omnium des États-Unis, personnifié par Bryson DeChambeau et Rory McIlroy, la domination de Scottie Scheffler et la Coupe des Présidents, à Royal Montréal, apparaissent en vedette.
À propos de cet évènement majeur de l’automne dernier, il s’agit d’une première dans les annales de ces rencontres internationales, incluant la Coupe Ryder.
Pour Montréal, voilà une vitrine sans prix au plan économique, lire touristique, avec rien de moins que 53,1 millions d’heures de visionnement enregistrées dans le monde pour la saison II de « Full Swing ».
Aussi du côté canadien, ajoutez la participation de Nick Taylor dans un rappel de sa victoire historique à l’Omnium national RBC, en 2023, et d’Adam Hadwin.
LA CONFRONTATION DES 4 NATIONS VUE AUTREMENT
Si Donald Trump a décliné, à regret qu’il a dit, une invitation à Boston pour assister à la finale Canada-États-Unis à la Confrontation des 4 Nations, jeudi dernier, c’est qu’il était déjà réquisitionné au… golf.
Pas pour jouer, mais à une rencontre à la Maison-Blanche convoquée au préalable entre le commissaire de la PGA, Jay Monahan, et celui du LIV GOLF, Yasir Al-Rumayyan.
Pour la suite, on vous laisse commenter…
POURQUOI PAS?
Dans la catégorie À surveiller cette semaine, Brandon Lacasse, de Châteauguay, dispute, lundi, la qualification finale de la Classique Cognizant de Palm Beach, l’étape de cette semaine à la PGA. Il a inscrit 66 en préliminaire pour obtenir son laissez-passer à Port Ste. Lucie si jamais vous êtes un snowbird dans le secteur pour aller l’encourager.
MENTION D’HONNEUR AU PRÉSIDENT
La distinction revient à François Gagnon, qui est de retour à la présidence de Golf Québec. Puisqu’il possède sa personnalité bien définie, à ne pas confondre, cependant, avec l’homonyme analyste-hockey de RDS, bien que deux soient des mordus de golf.
PINEGROVE AUSSI DANS LES MANCHETTES
Dans les annonces en cette fin février, en vous invitant à lire le texte complet ailleurs sur Au19e.ca, la PGA du Canada attribue au club Pinegrove le déroulement de son championnat national, à la fin juillet.
Bravo au comité de direction présidé par Marie-Andrée Latreille pour la générosité de prêter leur parcours, en précisant que le directeur général, Patrice Forcier, a déjà dans les mains dans le dossier.
QUESTIONS À NOS PROS ?!
Est-ce que cette année va s’avérer la bonne à la PGA du Québec pour un hommage posthume à son septuple titulaire provincial, Adrien Bigras, deux ans et demi ou presque après son décès?
GOLF MODE!
Lydia Ko est en vedette dans le magazine Vogue/Corée du Sud. Tant mieux! La LPGA a définitivement besoin de plus de glamour.
75e
Voilà l’anniversaire que célèbre Golf Digest, doyen des parutions spécialisées. Le tirage a été de 1,6 million de copies en 2015.
QUI JOUENT OÙ CETTE SEMAINE?
Aussi chez nos talents en action cette semaine, Josée Doyon effectue, jeudi, ses débuts au circuit Epson, porte d’entrée de la LPGA, à Winter Park, en Floride, avec un quart de million de dollars en bourses.
Après deux semaines de congé, la série Korn Ferry reprend le collier en Argentine. Étienne Papineau est sur les rangs de l’étape latino de Buenos Aires offrant un million de dollars complet.
FORE!
Aussi à l’agenda de la semaine pour les amateurs de la région Ottawa/Gatineau, place à l’Expo Golf. C’est vendredi et samedi au Centre EY.
Quoiqu’on aura tout le temps nécessaire de s’en rejaser, l’événement annuel au Sheraton de Laval suivra les 14 et 15 mars.
95 PIEDS SIX POUCES
Telle est la distance du plus long roulé réussi jusqu’ici cette année à la PGA.
C’était vendredi dernier, lors de la deuxième journée de l’Omnium du Mexique, par Joel Dahmen, qui avait ainsi enregistré un aigle sur une normale 4.
La veille, Ryan Fox en avait calé un de 91 pieds.
« Il y a des gens qui ne vont pas aussi loin que ça en vacances », pour paraphraser Yvan Vanier.
Là-dessus, bonne semaine avec pas trop de neige pour nos pelles fatiguées. Nos bras, itou!
Un Québécois à la PGA pour compléter février?
Grâce au brio de Brandon Lacasse, la possibilité est réelle. Une carte de 66, mardi, lors de la préqualification tenue sur le parcours Lost Lake d’Hobe Sound, en Floride, lui a valu son ticket à la sélection finale de la Classique Cognizant, du 28 février au 3 mars, à Palm Beach.
La bourse offerte est de 9,2 millions de dollars US.
DÉPART CANON
Un golfeur de Châteauguay, Lacasse évolue à la série PGA TOUR Americas.
Il a fait les choses en grand en bouclant deuxième dans une situation sans retour. Seuls les cinq premiers accédaient à la phase suivante.
Une mention spéciale pour son score de 31 du premier neuf, qui a donné le ton.
Quatre postes seront disponibles, lundi, sur le parcours Palmer de San Tereso, à Port Ste. Lucie en Floride.
UN SEUL PETIT COUP DE TROP!
Un coup de moins et ils seraient deux du Québec à la finale, lundi.
Un junior de Laval-sur-le-Lac, Émile Lebrun a terminé sixième en ratant donc la limite par un seul coup.
Blessure de l’âme pour tiger, lettre vermontoise, le golf sous les réflecteurs et davantage
Il n’y a pas que pour les partisans des Chiefs de Kansas City que la semaine « post-Super Bowl » commence raide en titi. Idem à San Diego avec Tiger Woods.
Bien qu’il avait officialisé sa participation, vendredi, et qu’il jouait au golf en compagnie de Donald Trump, dimanche, c’est maintenant volte-face avec son retrait de l’Invitation Genesis.
La semaine dernière, c’était l’annonce du décès de sa mère, Kultida, à l’âge de 80 ans.
« Je comptais y être. J’ai fait de mon mieux pour jouer en sachant que c’est ce qu’elle aurait désiré, a-t-il fait savoir via communiqué. Mais je ne suis juste pas prêt », ajoute-t-il, en remerciant les gens des sympathies exprimées et en espérant s’y rendre comme spectateur.
J’achète les explications de Tiger malgré la déception de ce report de son retour pour la première fois depuis l’Omnium britannique, à la mi-juillet, en ajoutant Torrey Pines, où il a gagné huit fois.
Le golf ne le reverra pas 1000 fois avec un corps davantage usé que ses 49 ans…
On va convenir ensemble qu’il existe des blessures qui font plus mal que d’autres. Ça s’appelle le deuil.
SIX MIILION$
Tel est le budget à Laval-sur-le-Lac pour la réfection de son pavillon.
PAS UNE, MAIS DEUX PREMIÈRES
La victoire à 24 coups sous la normale du Bruxellois Thomas Detry par la ronflante marge de sept coups, à Phoenix, est aussi historique que spectaculaire en en ce sens qu’il s’agit de son premier succès personnel et, aussi, du golf belge dans les annales de la PGA américaine.
EN DIRECT DES CANTONS
S’il existe une région occupée au marché de l’emploi, c’est certes celle des Cantons-de-l’Est.
Ryan Smith devient le nouveau gestionnaire principal au Vieux-Lennox, une propriété de l’Université Bishop’s. Il succède à Bert Collins, que l’on félicite pour toutes les années.
Collins a été un joueur clé lorsque l’endroit est devenu un site « été-hiver » avec l’ajout du ski de fond sur le parcours et tout ce qui existe de plus pointu comme technologie, incluant la fabrication de neige artificielle.
Il faut aussi savoir que le Vieux-Lennox représente une affaire de famille chez les Smith. Le grand-père, Garth, y a jadis été un professionnel.
Plus tôt, Dufferin Heights a engagé Jean Bergeron à la barre de ses opérations.
Milby, le Mont-Orford et Coaticook sont les endroits où les postes restent à combler.
GOLF DE MINUIT
Pour marquer le début de sa troisième année, en attendant toujours une entente avec la PGA, LIV GOLF vient de tenir sa présentation inaugurale entièrement sous les réflecteurs à Riyad. Permettez-moi de douter qu’il y aura une suite !
MESSAGE DES VOISINS VERMONTOIS
Dans un long message très bien senti et rédigé en français dans son intégralité, s’il-vous-plaît, la station frontalière Jay Peak a écrit à sa clientèle canadienne.
On évoque la relation de longue date, malgré la pandémie, l’économie, les tragédies intérieures et autres situations d’exception.
Voilà maintenant que la guerre des tarifs revient avant les vacances qui approchent.
« Nous n’aimons pas du tout ce qui vous éloigne de nous », affirme le président et directeur général, Steve Wright.
Dommage que le golfeur-en-chef de la Maison-Blanche n’en pense pas autant ! Fin de l’édito.
AUTRES NOUVELLES D’ICI
Le Championnat féminin du Québec est attribué au club Le Champêtre, dans les Basses-Laurentides. Les dates sont celles du 14 au 16 juillet…
Il y aura du nouveau cette année lors du tournoi de l’ex-Bruins, Normand Léveillé, au club Hériot, à Drummondville. Les professionnels s’ajouteront à la participation lors de la 28e présentation…
En Mauricie, on cesse de redouter la réduction de l’offre au club Le Marthelinois. Parmi les travaux de la saison morte, la nouvelle administration a même aménagé un nouveau trou.
« FORE! »
Si jamais vous redoutez une carence maladive de golf en ce début de février, Apple Arcade lance « PGA TOUR Pro Golf », une proposition offrant un jeu sur des parcours de renom tels Pebble Beach et Harbour Town Links.
L’abonnement sur vos différents appareils est de 6,99$ par mois.
L’AUTRE TRÈS GRANDE NOUVELLE EST QUE…
Voilà de quoi s’encourager, alors que c’est d’une durée de 2 ½ minutes quotidiennement que les journées allongent, comme quoi le printemps finira bien par se pointer. Bonne semaine!
Omnium Sony: le Canadien Nick Taylor bat Nico Echavarria en prolongation
Le Britanno-Colombien Nick Taylor a défait le Colombien Nico Echavarria en prolongation à l’Omnium Sony, dimanche.
Le golfeur d’Abbotsford a triomphé avec un roulé de trois pieds, au deuxième trou additionnel.
Taylor a gagné l’Omnium canadien de 2023 au quatrième trou de prolongation au club Oakdale, à Toronto. Ce gain à domicile a été acquis à l’aide d’un roulé de 70 pieds, pour un aigle.
Après 72 trous dimanche, lui et Echavarria étaient dans l’impasse à 264 (moins 16), ayant chacun joué 65.
Taylor a prolongé le suspense grâce à un aigle au 18e trou – il a envoyé dans la coupe un coup d’approche de 60 pieds. À ce même trou, Echavarria a excellé à partir d’une fosse de sable.
Le premier trou de prolongation s’est conclu avec un oiselet de chaque côté.
Lors du deuxième, Taylor a réédité, tandis qu’Echavarria a dû se contenter d’une normale.
«Je suis encore un peu sous le choc de cette conclusion», a dit Taylor, avec le sourire.
Taylor a surmonté deux coups manqués alors qu’il avait des occasions d’oiselets de courtes distances, tard dans la ronde.
Taylor obtenait une cinquième victoire en carrière, dont les trois dernières en prolongation.
J.J. Spaun (68) et Stephan Jaeger (67) ont terminé à moins 15.
Corey Conners veut poursuivre son ascension au classement mondial de la PGA
C’est rare que Corey Conners soit emballé après avoir terminé à 11 coups de l’éventuel vainqueur d’un tournoi du circuit de la PGA.
Toutefois, au tournoi ‘The Sentry’, le premier de la campagne sur le circuit de la PGA, aucun golfeur n’arrivait à la cheville d’Hideki Matsuyama. Le Japonais a établi un record en terminant un tournoi de 72 trous avec un pointage cumulatif de 257 (moins-35), et la cinquième place de Conners lui a permis d’enregistrer son meilleur résultat depuis son triomphe à l’Omnium Valero du Texas en 2023.
Conners, de Listowel, en Ontario, a terminé le tournoi présenté à Maui au premier rang sur les verts, un résultat impressionnant qu’il attribue à son travail acharné dans cette phase du jeu.
Malgré son pointage final, Conners était carrément emballé de son résultat en lever de rideau de la saison 2025.
«J’étais loin d’être au niveau d’Hideki — et j’avais l’une des meilleures places pour l’observer dimanche —, mais je suis tout de même satisfait de ma semaine. J’ai connu un bon début de saison, je me suis placé en position de pouvoir gagner. Hideki a éventuellement été imbattable, mais j’en tire des éléments très positifs», a noté Conners en entretien téléphonique d’Honolulu, où se déroulera cette semaine l’Omnium Sony.
Si un aspect du jeu de Conners lui a fait défaut depuis cinq ans, c’est bien celui sur les verts.
Il s’est classé au 128e rang du circuit de la PGA pour ses coups roulés effectués au cours des deux dernières campagnes. Il s’est hissé dans le top-50 dans la deuxième moitié de la saison 2024. La semaine dernière? Il était le meilleur golfeur sur les verts.
Conners s’est dit satisfait de constater que ses coups roulés disparaissaient souvent au fond de la coupe en début de tournoi. Et même ceux qu’il a ratés finissaient très près de l’objectif.
«C’est un aspect sur lequel je me concentre beaucoup depuis quelques années, et en particulier depuis six mois. C’est un aspect du jeu qui a un gros impact sur le pointage final, a expliqué Conners. J’ai commencé la semaine la tête libre, puis j’ai commencé à prendre des notes, rien de trop technique, par rapport aux leçons que j’ai apprises pendant la saison morte sur les verts. Ce sont quelques éléments clés sur lesquels je me suis fié, et ç’a rapporté des dividendes.»
Conners a entamé la saison 2025 en tant que meilleur golfeur canadien au monde, et il a gagné sept rangs au classement mondial en vertu de son top-5 enregistré dimanche. Il pointe maintenant au 33e échelon.
L’Ontarien tentera de poursuivre sa lancée cette semaine à l’Omnium Sony, où six autres golfeurs canadiens sont inscrits.
Adam Hadwin et Nick Taylor, d’Abbotsford, en C.-B., et Taylor Pendrith, de Richmond Hill, en Ontario, ont fait le court voyage entre les îles hawaiiennes de Maui et Oahu, tandis que Mackenzie Hughes, de Dundas, en Ontario, et Ben Silverman, de Thornhill, en Ontario, effectueront leur premier départ de la saison sur le circuit de la PGA.
La Bottine… Retour De La PGA Et Rappel De Ce Que Vous Avez Peut-Être Manqué Pendant Le Temps Des Fêtes
Les assiettes de dinde et de tourtière ne sont peut-être pas tout à fait desservies avec en musique de fond les chansons de la Bottine qui n’a pas encore rangé ses violons, mais voilà que le golf entreprend déjà sa nouvelle année.
Dès cette semaine pour nous aider à oublier l’hiver en yoyo que nous connaissons, place au premier événement en 2025 avec la présentation du tournoi The Sentry dans le décor enchanteur de Maui à Hawaii.
Historiquement, The Sentry était connu sous le nom du tournoi des Champions, car il réunissait les gagnants de l’année précédente de la PGA.
Cette année, 31 se sont qualifiés de cette façon, dont 15 qui en étaient à une première victoire sur le circuit.
La sélection a été augmentée avec l’ajout des 50 premiers au classement FedEx, ce qui a porté le contingent à 60 partants à ce rendez-vous doté d’une bourse de 20 millions de dollars.
De ce nombre, la représentation canadienne y est en force avec Nick Taylor et Taylor Pendrith. Ils ont obtenu leur ticket en raison de leur victoire respective à Phoenix et au Byron Nelson (Dallas).
Corey Conners (32e) et Adam Hadwin (47e) sont présents en raison de leur classement.
La délégation canadienne aurait pu être de cinq, puisque Mackenzie Hughes (52e) a raté son carton d’invitation que par deux rangs.
Petit jeu-questionnaire concernant ce tournoi.
Savez-vous quel Canadien, qui a un lien avec le Québec, a déjà remporté le tournoi des Champions?
Est-ce Stan Leonard? Taylor Pendrith? Ou Dave Barr?
La réponse suit.
LE NUMÉRO UN SUR LE CARREAU
Pourtant inscrit au The Sentry, Scottie Scheffler n’a pas effectué le déplacement vers Maui.
Dans les nouvelles que vous auriez pu rater dans le temps des Fêtes, sachez que le numéro un mondial a subi un accident dans sa cuisine!
Il s’est coupé à la main avec un verre cassé et il a fallu qu`il subisse une opération à la paume.
Même si sa prochaine sortie était prévue au tournoi American Express (à Palm Springs) à compter du 16 janvier, il vaut mieux attendre pour confirmer son retour.
CE QU’IL FAUT AUSSI SAVOIR…
Les golfeurs de la PGA entreprennent leur saison sur le parcours Plantation-Kapalua d’une normale 73, car il n’a que trois normales trois… En raison du décalage de cinq heures, le tournoi est présenté aux heures de grande écoute en soirée à Golf Channel. Il en sera de même la semaine prochaine à Honolulu lorsque la PGA restera sur l’île pour son deuxième rendez-vous… Il n’existe pas d’élimination après deux rondes au tournoi The Sentry… Gagnant du prix «Leaderc » de la PGA d’Hawaii, le professionnel québécois Clause Brousseau est directeur de l’Académie Wailea juste à côté.
RÉPONSE À LA QUESTION
En 1958, Stan Leonard a enlevé la palme du tournoi des Champions, exploit qui n’a pas été répété par un Canadien depuis. Il avait terminé un coup devant Billy Casper.
Bien qu`il était de la Colombie-Britannique, Leonard avait des liens avec le golf québécois, puisqu`il avait été associé au club Lachute à la fin des années 1950.
À l’époque, l’industriel Gilbert Ayers, propriétaire du site de 36 trous, l’avait embauché à titre d’ambassadeur.
MERCI ROGER FORTIN
En ce qui concerne l’information québécoise maintenant, notons que Roger Fortin a annoncé qu’il cédait ses parts du club Vieux-Village de Bromont, à son associé et ami, le professionnel Marc Hurtubise.
Ce qui est absolument normal étant donné qu’il est fondateur-bâtisseur.
Roger Fortin évoque « un petit pincement au cœur ».
Sa liste de remerciements envers ceux qui l’ont soutenu est presque aussi longue qu`une normale cinq, ce qui s’explique bien après 32 ans.
CONFIRMÉ EN 2025
Le championnat féminin junior du Canada aura lieu à Sainte-Marie en Beauce 13 au 16 août.
TOUT UN CADEAU!
Dans les cadeaux d’exception offerts à Noël, il faut aller voir du côté des Eagles de Philadelphie de la NFL!
Le quart Jalen Hurts et le porteur de ballon Saquon Barkley ont tellement apprécié le travail de leurs joueurs de ligne offensive qu’ils ont offert à chacun d’entre eux une voiturette motorisée de golf personnalisée avec leur nom et leur numéro.
Ils n`ont bien sûr pas oublié de faire inscrire: BONNE ANNÉE !
30 –
Qui de la PGA ou du LIV GOLF l’emportera, Maude-Aimée, des larmes ou des rires, Québec, capitale du virtuel et autres nouvelles
Comme conclusion des retransmissions du golf en direct à la télévision pour 2024, l’affiche est prometteuse cette semaine.
Mario Brisebois | Au19e.ca
Collaboration spéciale
En bon père de famille, Tiger Woods effectue, en fin de semaine, son premier retour au jeu depuis le British Open, en juillet dernier, lors du toujours sympathique rendez-vous « parents-enfants » à Orlando, de même que sur RDS et NBC.
Très compétitif en ne retenant pas des voisins, n’est-ce pas, fiston Charlie devait être intense pour que le paternel sorte finalement ses bâtons lors d’un sixième événement.
Mais avant et aussitôt que mardi, place à The Showdown, fabriqué spécifiquement pour la télé américaine TNT-TBS.
Les critiques ne sont pas toujours élogieuses pour ce genre de présentation, et avec raison.
Il n’est pas facile de renouveler la formule.
Les promoteurs nous ont même imposé Tom Brady et Aaron Rodgers pendant 18 trous pour leur notoriété. Double boguey !
Le message des amateurs a non seulement été passé, mais fort bien compris et, plus important encore, mis en application.
Cette semaine, à Las Vegas, Scottie Scheffler et Rory McIlroy sont en duo pour faire face à Bryson DeChambeau et Brooks Koepka. Oui, ce sera donc un duel « PGA TOUR contre LIV GOLF » pour l’orgueil au-delà de l’argent, delà l’intérêt accru.
Quel est votre choix pour l’emporter?
BIRDIE DE LA SEMAINE, DU MOIS ET DE LA… SAISON À LA FOIS
Personne n’approche Maude-Aimée LeBlanc (voir le compte-rendu ailleurs sur le site) pour avoir confirmé sur la coche sa permanence à la LPGA en 2025 avec grand brio (68 en ronde finale malgré tout le stress dans une situation de non-retour), la semaine dernière, en Alabama (Mobile). C’est d’autant plus méritoire à 35 ans !
SAVIEZ-VOUS AUSSI QUE?
« Ça été une année difficile avec beaucoup de changements, de larmes et de frustrations. C’est donc bien de terminer sur une note positive avec les changements qui rapportent finalement », écrit Maude-Aimée sur son réseau social.
Avec générosité, elle prend le temps de partager ses succès avec son entourage.
« Merci de l’aide qui m’a permis de rester saine d’esprit », ajoute Maude-Aimée avec reconnaissance.
LA POPULARITÉ… AU VIRTUEL
VGolf à Québec, V pour se targuer d’offrir le plus vaste complexe de golf à l’intérieur en Amérique dans le domaine.
Des investissements de 800 000$ font que l’endroit passe maintenant à 15 000 pieds carrés avec mezzanine et l’ajout de six simulateurs électroniques, portant le nombre à 20 avec une sélection allant jusqu’à 1000 parcours, dont les plus célèbres.
PAYANT, LE GOLF…
Dans la catégorie « Pour qui la facture des cadeaux de Noël représente zéro souci », inscrivez le nom de Nelly Korda.
La numéro un de l’année à la LPGA a enregistré des gains de 14,4 millions $ répartis ainsi: 4,4 millions de dollars pour ses sept victoires et 10 autres millions en commandites.
Selon Forbes, elle se situe deuxième derrière la jeune joueuse de tennis, CoCo Gauf, avec 30,4 millions $ encaissés, et devant la gymnaste, Simone Biles, et la basketteuse, Caitlin Clak, avec 11 millions $ chacune.
RAPPEL
Ne pas oublier, aux Fêtes, notre rétrospective 2025 en format quiz avant la fermeture du site pour trois semaines.
TRÈS GRANDE NOUVELLE
Si vous ne le saviez pas, c’est cette semaine (le 21) que les journées commencent à allonger, comme quoi il y a de l’espoir!
Des participants autochtones de First Tee – Premier départ brillent comme porte-drapeaux à la Cérémonie d’ouverture de la Coupe des Présidents
Le père de Rahontsá:waks Albany avait déjà prévu d’emmener son fils pour assister aux matchs d’ouverture de la Coupe des Présidents, jeudi, au Club de golf Royal Montréal.
Il ne se doutait pas, cependant, que le garçon de 12 ans se retrouverait au cœur des festivités de la journée en étant l’un des quatre participants de First Tee – Premier départ choisis pour porter les drapeaux des États-Unis, du Canada, du Québec et de l’équipe internationale lors de la Cérémonie d’ouverture de l’évènement.
« Imaginez, quelles étaient les chances d’obtenir une telle faveur? » demande la mère de Rahontsá:waks, Lacey Paul.
Rahontsá:waks, Nashtyn Mayo et Aronhiakèn:ra Martin avaient été choisis parmi les membres du Club sportif 24, partenaire de First Tee – Premier départ Québec sur le territoire de la Première nation mohawk de Kahnawake. Le Club 24 s’efforce de développer les leaders de demain au sein de la communauté autochtone grâce au soutien éducatif et à la participation sportive.
Le quatrième porte-drapeau, Jarred Pompey, est intervenant au Comité Jeunesse NDG, à Montréal, où il a contribué à l’implantation du programme First Tee – Premier départ Québec. Plus tôt cette année, il était cadet au tournoi de bienfaisance de la Journée des médias de la Coupe des Présidents où First Tee – Premier départ Canada a reçu un don de 250 000 $ de la part des organisateurs de cette compétition biennale en parties par trous.
Les autres bénéficiaires de bienfaisance de la Coupe des Présidents sont la Fondation du Centre universitaire de santé McGill, la Fondation One Drop et l’Hôpital pour enfants de Montréal.
Lors de notre récente entrevue sur Zoom, il était difficile de dire qui était le plus excité – Rahontsá:waks, dont le nom en Kanien’kéha (la langue mohawk) signifie « Il fait trembler la Terre », ou sa mère.
Mme Paul, qui travaille pour le bureau de tourisme de Kahnawake, s’apprêtait à participer à une réunion de planification stratégique lorsqu’elle a été informée que son fils avait été choisi comme porte-drapeau. Elle se souvient de la fierté qu’elle a ressentie, s’empressant d’annoncer la nouvelle à qui voulait bien l’entendre.
« Voir notre petit gars représenter Kahnawake sur la scène internationale, c’est vraiment un honneur, dit-elle. Comme le fait d’avoir une représentation autochtone à la Coupe des Présidents. »
Kahnawake, qui vient du mot mohawk signifiant « lieu des rapides », est situé sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, à environ une heure de route du Club Royal Montréal.
Mme Paul est très fière de son fils et des autres athlètes autochtones comme Notah Begay III, un golfeur amérindien qui a cinq victoires à son actif sur le Circuit PGA TOUR. Elle admire aussi des artistes comme Lily Gladstone, une actrice élevée sur la réserve Blackfeet au Montana qui a été mise en nomination pour un Oscar l’année dernière et qui a aussi sensibilisé les gens aux réalités de la communauté autochtone.
« On a tellement d’enfants qui excellent dans les sports, ça nous donne l’espoir de progresser, ajoute-t-elle. Le monde s’ouvre à eux, et on le voit avec tous ces acteurs, ces joueurs de soccer, de crosse, de hockey qui sont d’origine autochtone, comme Brandon Montour qui a joué pour les Panthères de Floride. Il vient des Six Nations. »
Et elle conclut : « Je pense que le monde entier s’ouvre à nous tous, comme cette scène internationale. »
Le jeune Rahontsá:waks s’attend à être nerveux jeudi au Club Royal Montréal. Mais il espère avoir la chance de voir son joueur préféré, le no 1 mondial Scottie Scheffler, et apprendre tout ce qu’il peut de sa présence à cette compétition prestigieuse qui a eu lieu pour la première fois en 1994. Il est membre du programme du Club 24 depuis son lancement il y a trois ans et il a récemment commencé à participer à des compétitions sur 9 trous.
« C’est dur sur les nerfs, déclare Rahontsá:waks avec un sourire contagieux. Je n’ai pas beaucoup joué au golf de compétition, mais j’ai aimé ça. Je m’y suis fait de nouveaux amis et je veux revenir jouer avec eux l’an prochain, et peut-être même participer à des tournois sur 18 trous. »
Rahontsá:waks, qui joue aussi à la crosse et au hockey, a commencé à aller sur le terrain de golf avec son frère aîné Tehorahkwaneken pendant le confinement de la COVID-19. Tehorahkwaneken, qui a été invité récemment à participer à un tournoi amateur à Dubaï, se perfectionne depuis deux ans à l’Académie de golf Hernan Rey d’Orlando, en Floride.
Leur mère a vu son plus jeune fils évoluer au-delà de la simple compréhension des règles et des principes de base du jeu. À 12 ans, il est de plus en plus confiant et mature.
« Mais c’est encore un enfant, dit Mme Paul. Il a appris à jouer au golf et sait être patient. Il comprend que le golf, c’est un jeu mental. Et pour le simple amour du golf, il veut continuer à se perfectionner au jeu. »
Selon Martin Barnard, chef de la direction de la Fondation Golf Canada, le retour de la Coupe des Présidents au Club de golf Royal Montréal a été un des éléments catalyseurs du lancement de First Tee – Premier départ Canada. Dans le cadre d’un partenariat annoncé en 2020, le PGA TOUR a promis 250 000 $ en appui au déploiement canadien. Un an plus tard, les premières sections voyaient le jour en Colombie-Britannique, en Ontario, au Québec et dans les provinces de l’Atlantique. Il y a maintenant six sections desservant les 10 provinces canadiennes.
« Il s’agit en réalité d’un partenariat à trois entre Golf Canada, le PGA TOUR et la Fondation Golf Canada, et cette annonce initiale a déclenché la croissance formidable que l’on a connue depuis 2020, ajoute Barnard. Quand on a lancé le programme, on s’est dit qu’il nous fallait le soutien de la communauté philanthropique, et aussi de certains de nos partenaires d’entreprise existants. »
Et Barnard poursuit : « L’année dernière, on a pu annoncer avec beaucoup de fierté que First Tee – Premier départ Canada avait rejoint 100 000 jeunes partout au pays et que plus de 19 millions de dollars avaient été récoltés depuis le début. »
Barnard explique que First Tee – Premier départ, qui se sert du jeu de golf pour forger le caractère des jeunes et leur enseigner des compétences de vie, se concerte avec ses sections régionales pour faire en sorte qu’elles mobilisent au sein du programme des enfants issus de divers milieux afin de mieux représenter le tissu social du Canada. Le partenariat avec la Coupe des Présidents s’ajoute à cet héritage.
« Pour être franc, il y a des centaines de milliers d’enfants qui seront touchés par cette annonce et par la présentation de ce tournoi au Canada, conclut Barnard. Comme vous le savez, le capitaine de l’équipe internationale, Mike Weir, est un défenseur de First Tee – Premier départ Canada. Il a été formidable, il a consacré beaucoup de temps et d’énergie à promouvoir First Tee – Premier départ. Donc, en fin de compte, grâce à l’appui du PGA TOUR et de la Coupe des Présidents, on a réussi à amasser beaucoup d’argent! »
Et bien d’autres enfants comme Rahontsá:waks vont en bénéficier.
L’équipe américaine remporte la Coupe des Présidents au Royal Montréal
Le hasard fait parfois bien les choses. Après une décennie de tourments, Keegan Bradley a finalement pu se racheter en fournissant le point qui a permis aux siens de remporter la Coupe des Présidents 18,5-11,5, dimanche après-midi.
Bradley, qui est âgé de 38 ans, a permis à son équipe d’atteindre le seuil des 15,5 points confirmant la victoire des États-Unis après avoir disposé du Sud-Coréen Si Woo Kim par un lors du sixième match individuel au programme.
Il a ainsi pu racheter le douloureux souvenir qui le hantait dans ces compétitions internationales par équipes après avoir fait partie de l’équipe américaine qui s’était inclinée à la Coupe Ryder, en 2014. Dix ans plus tard, il procurait la victoire aux siens sur le parcours Bleu du club de golf Royal Montréal.
«C’était incroyable, a dit Bradley. Je me suis demandé si j’allais avoir l’opportunité de revivre ce genre de moment tout au long du week-end. Pouvoir jouer dans ce tournoi, et offrir le point de la victoire à mon équipe… Ma foi, la dernière fois (que j’étais dans ce genre de situation), c’était dans une défaite à la Coupe Ryder.
«Si c’est ma dernière ronde en tant que joueur — peut-être que ça le sera —, alors je serai heureux», a ajouté celui qui dirigera l’équipe américaine à la Coupe Ryder en 2025, sur le parcours Bethpage Black dans l’État de New York.
Après que la victoire ait été assurée, le capitaine de l’équipe américaine Jim Furyk n’a pas tari d’éloges envers ses protégés.
«J’adore ce genre d’événements, la camaraderie. Ces joueurs ont été formidables; c’était un groupe de 12 golfeurs unique, facile à gérer et qui a démontré beaucoup de leadership. Ils ont tout donné cette semaine, et ils ont vraiment bien joué sur le neuf de retour», a-t-il évoqué.
«Nous avions discuté de cette mentalité, de cette hargne qui devait nous habiter, toute la semaine. Je ne sais pas combien de trous nous avons gagné sur le neuf de retour cette semaine, mais j’ai l’impression que nous avons dominé la compétition dans cette portion du parcours, et c’est ce qui a fait la différence», a poursuivi Furyk.
Pour sa part, le capitaine de l’équipe internationale Mike Weir a admis qu’il réfléchira à l’issue de cette compétition au cours des prochains jours.
«C’est certain que je vais réfléchir aux choses que j’aurais pu faire différemment. C’est dans la nature humaine; quand tu perds, tu te regardes dans le miroir et tu te demandes ce qui aurait pu faire la différence. C’est certain. J’aurai beaucoup de temps maintenant pour y réfléchir», a expliqué le champion du Tournoi des Maîtres en 2003.
«Mais nous sommes près. Les matchs étaient très serrés. C’est décevant de perdre. Nous avions assemblé une équipe pour gagner la compétition, et quand tu perds, c’est décevant. Mais il y a beaucoup de positif à tirer de cette expérience-là», a-t-il renchéri.
La formation américaine avait commencé la séance finale, composée de 12 matchs individuels, avec une confortable avance de 11-7 contre l’équipe internationale. Elle n’avait besoin que de 4,5 points pour s’assurer la victoire.
Ce qu’elle a obtenu à la suite des triomphes de Xander Schauffele (quatre et trois), Russell Henley (trois et deux), Patrick Cantlay (trois et un) et Bradley, en plus du match nul de Sam Burns (0,5 point).
Il s’agit de la 10e victoire de suite des États-Unis dans cette prestigieuse compétition par équipes, et de leur 13e en 15 éditions.
Un départ canon des Américains
La formation américaine, vêtue de rouge pour l’occasion, s’est assurée de rapidement passer un message aux Internationaux, sous un ciel radieux et un thermomètre qui indiquait 23 degrés Celsius.
Les trois premiers Américains à s’exécuter dimanche, Schauffele, Burns et Scheffler, ont tous réussi des oiselets sur le premier trou. Scheffler, le golfeur no 1 au monde, a couronné cette séquence en expédiant sa sortie de fosse de sable située en bordure du vert directement au fond de la coupe — au grand dam des spectateurs présents sur place, pour la plupart en faveur de l’équipe internationale.
Dès lors, l’équipe internationale a été contrainte de jouer du golf de rattrapage, afin d’éviter d’offrir le titre aux Américains sur un plateau d’argent.
Schauffele en a rajouté une couche en enregistrant quatre oiselets consécutifs aux trous nos 5, 6, 7 et 8, et en inscrivant un autre point à la suite d’un boguey de l’Australien Jason Day au neuvième pour prendre les devants par cinq au virage. À ce moment-là, les États-Unis menaient dans six des neuf matchs en cours, et la foule était carrément assommée.
«Le capitaine (Jim Furyk) m’a dit que j’allais lancer les hostilités aujourd’hui et je lui ai répondu que c’était un honneur de pouvoir le faire. Nous avons une très bonne équipe, et j’étais conscient que mon travail aujourd’hui consistait à aller chercher ce premier point», a dit Schauffele.
L’équipe internationale a bien tenté une remontée dans les derniers matchs à se mettre en branle, mais, à l’image de Day, elle a manqué de temps.
Mince consolation, le Japonais Hideki Matsuyama est parvenu à vaincre Scheffler par un dans le troisième match au programme, retardant de quelques minutes l’inévitable.
De plus, Corey Conners a sauvé l’honneur des Canadiens en disposant de l’Américain Tony Finau cinq et trois.
«J’étais très motivé ce matin à renouer avec la victoire, car la journée d’hier a été difficile à avaler. Je n’ai pas connu le meilleur début de ronde, mais je n’ai jamais cessé d’y croire. J’ai joué du bon golf, surtout sur le neuf de retour», a expliqué Conners.
L’Ontarien, originaire de Listowel, a particulièrement apprécié le fait de pouvoir jouer chez lui, devant parents et amis.
«La foule a été incroyable toute la semaine. Au 13e trou (lorsqu’elle a chanté l’hymne national), je dois admettre que c’était l’un des moments les plus ‘cools’ de ma carrière», a-t-il dit.