Mackenzie Tour - PGA TOUR Canada PGA TOUR

Les meneurs Titleist de la semaine de Golf Canada

PGA TOUR
Hideki Matsuyama a presque échappé l’avance de six coups qu’il détenait en jouant des bogueys sur trois de ses quatre derniers trous, avant de se ressaisir pour remporter le Masters par un seul coup et devenir le premier Japonais à endosser le fameux veston vert, deuxième golfeur d’Asie, aussi, à coiffer un titre majeur du Circuit de la PGA depuis le Sud-Coréen Y.E. Yang, vainqueur du Championnat de la PGA en 2009. Will Zalatoris a conclu au second rang – la meilleure performance d’un nouveau venu au Tournoi des Maîtres depuis la deuxième place de Jordan Spieth, derrière Bubba Watson, en 2014. Xander Schauffele a repris l’attaque dans le dernier droit en enfilant quatre oiselets consécutifs sur le neuf de retour, mais ses espoirs se sont envolés avec un triple boguey sur la normale 3 du 16e trou. …Corey Conners s’est qualifié pour le week-end une troisième fois de suite à titre de professionnel (il avait échoué à sa première présence en tant qu’amateur). Conners a inscrit le 6e trou d’un coup de l’histoire du Masters, le premier en 9 ans, sur le 6e trou de la troisième ronde. Il s’agissait du premier as réussi par un Canadien depuis celui de Sandy Somerville à la toute première édition du Tournoi des Maîtres en 1934. En terminant dans le top 12, Conners a mérité une invitation pour revenir à Augusta l’an prochain. …Mackenzie Hughes, qui en était à sa deuxième présence au Masters, a survécu au couperet du week-end pour la première fois. Il n’a cependant pas réussi à jouer sous la normale en six rondes en carrière à Augusta. …Mike Weir prenait le départ pour la 22e fois de sa carrière au célèbre championnat majeur. Il est tombé sous le couperet pour la sixième fois en sept présence.

POS SCORESTOTAL
É8Corey Conners73-69-68-74-4
É40Mackenzie Hughes72-72-72-76+4
MCMike Weir78-71+1

PROCHAIN ÉVÈNEMENT : RBC Heritage (15 avr.)
CANADIENS INSCRITS : Corey Conners, Michael Gligic, Adam Hadwin, Mackenzie Hughes, Nick Taylor

MACKENZIE TOUR-PGA TOUR CANADA
Patrick Cover a entamé la ronde finale au sein d’une égalité à quatre au sommet du tableau, mais un score de 65, soit cinq coups sous la normale, a suffi pour lui donner la victoire par trois coups au Tournoi de qualification du Mackenzie Tour – PGA TOUR Canada en Géorgie. Grâce à ce gain, Cover obtien son adhésion de plein droit au circuit pour la saison 2021. Alexandre Fuchs a terminé deuxième aux côtés de Ben Wolcott et Daniel O’Rourke, et tous sont exemptés pour la première moitié de la saison. Cinq joueurs qui se partageaient le cinquième rang ont joué une prolongation pour déterminer lesquels auraient droit aux deux dernières exemptions en jeu. Luke Schniederjans, avec un oiselet au premier trou supplémentaire, et Austin Morrison – qui avait besoin de trois autres trous de prolongation pour y parvenir – ont capturé ces deux exemptions. …Le membre de la formation Jeune pro de Golf Canada Joey Savoie s’est classé meilleur Canadien du tournoi en terminant à égalité au 10e rang, ce qui lui vaut une adhésion conditionnelle.

PROCHAIN ÉVÈNEMENT : Mackenzie Tour-PGA TOUR Canada Q-School-CANADA West 3 (24 mai)
CANADIENS INSCRITS : À déterminer.

LPGA TOUR
PROCHAIN ÉVÈNEMENT : LOTTE Championship (14 avr.)
CANADIENNES INSCRITES : Brooke Henderson, Alena Sharp, Jaclyn Lee, Anne-Catherine Tanguay (réserve)

KORN FERRY TOUR
PROCHAIN ÉVÈNEMENT : MGM Resorts Championship (15 avr.)
CANADIENS INSCRITS : Taylor Pendrith, Adam Svensson, Stuart Macdonald (alternate)

SYMETRA TOUR
PROCHAIN ÉVÈNEMENT : Casino Del Sol Golf Classic (15 avr.)
CANADIENNES INSCRITES : Rebecca Lee-Bentham, Maude-Aimée Leblanc, Brittany Marchand, Samantha Richdale, Maddie Szeryk, Selena Costabile (réserve), Valérie Tanguay (réserve), Caroline Ciot (réserve), Hannah Hellyer (réserve), Sabrina Sapone (réserve)

CIRCUIT EUROPÉEN
PROCHAIN ÉVÈNEMENT : Austrian Golf Open (15 avr.)
CANADIEN INSCRIT : Aaron Cockerill

PGA TOUR CHAMPIONS|
PROCHAIN ÉVÈNEMENT : Chubb Classic (16 avr.)
CANADIENS INSCRITS : Stephen Ames, Mike Weir

Mackenzie Tour - PGA TOUR Canada

Joey Savoie (10e) qualifié pour le Mackenzie Tour – PGA TOUR Canada avec reprise au Québec en juillet

Joey Savoie, Photo Tyler Costigan/ Golf Canada

Merci à ses comptes de 69, 71, 66 et 70 pour un cumulatif de quatre sous la normale, Joey Savoie a obtenu la semaine passée la 10e position suite à une autre sélection du circuit Mackenzie PGA Tour Canada, au club Callaway Gardens, à Pine Mountain, en Géorgie. Joey obtient un rôle de joueur avec un statut conditionnel.

Il s’agit du meilleur résultat canadien en six qualifications jusqu’ici cette année à cette série plus internationale que canadienne malgré son nom.

Le gagnant a été l’Américain Patrick Cover à moins quatorze. Il devient amissible pour l’ensemble des tournois.

Ceux ayant scellé entre le 2e et le 6e rang, à sept en deçà de la normale ou mieux, obtiennent leur entrée directe durant la première moitié du calendrier. 

Le Français Alexander Fuchs, classé numéro un chez les amateurs chez les cousins, a bouclé 2e à moins onze.

Enfin, le groupe de 8e à 25e fonctionnera à la semaine selon les places disponibles. Elles risquent d’être plus toutefois nombreuses avec les incertitudes causées par la pandémie, notamment celles à savoir quand il y aura réouverture des frontières pour le retour des Internationaux.

À suivre…

LA VOLONTÉ DE REVENIR

Ce que l’on sait toutefois, la grande PGA et le commissaire canadien Scott Pritchard

ont la volonté de tenir la série la plus complète possible en raison du contrat avec Mackenzie. 

La fin juillet a été avancée comme date potentielle pour la reprise. 

Mes espions me disent que les activités pourraient débuter au Québec à la fin juillet.

TRIO QUÉBÉCOIS 

Pour revenir à Joey Savoie, sa place à Équipe Canada l’assure déjà d’invitations. Idem pour Hugo Bernard.

Raoul Ménard avait déjà sécurisé sa place en terminant 24e à Weston, en Floride, à la fin février.

Selon le calendrier, une sélection au Canada reste à venir en mai, à Crown Isle, en Colombie-Britannique.

Propos de Mario Brisebois

Pas Augusta National, mais un départ canon pour les clubs du Québec

PHOTO BERNARD BRAULT, GOLF CANADA

Qu’est-ce que le Québec et le Tournoi des maîtres possédaient en commun en fin de semaine?

Avec une habilité différente bien sûr, on jouait au golf à beaucoup d’endroits dans la région de Montréal certes, mais aussi en province, ce qui est inhabituellement tôt la première semaine complète d’avril quand même.

Merci à la belle température en espérant qu’elle dure ce qui représente toujours un défi   au printemps, plusieurs clubs ont entrepris leur saison avec d’autres qui annoncent déjà qu’ils vont recevoir leurs premiers golfeurs dès mercredi ou jeudi.

Remontons un peu dans le temps. C’est quand même un gros sept semaines plus tôt que l’an dernier alors que la pandémie avait repoussé les premiers «Fore!» au 20 mai.

L’arrosage dès le 8 avril, du jamais vu

L’absolument incontournable question lorsque ça commence est toujours celle à savoir comment sont les terrains à la sortie de l’hiver? 

Merci à la fonte graduelle de la neige évitant les inondations et surtout les cinq mois précédents sans pluie ou si peu de pluie verglaçante étant un cauchemar, les conditions sont très bonnes partout dès le début.

Ce n’est pas verdoyant et ni en floraison comme à Augusta National mur à mur à la télé, mais…

«Je n’ai entendu personne se plaindre», déclare Dominic Racine en contacts constants avec les pros de l’ensemble du Québec à titre de directeur général de la PGA du Québec comprenant 400 membres. 

On ne se plaindra pas que la nature soit généreuse, lire en avance. 

Fait très rare, plusieurs clubs ont dû démarrer le système d’arrosage aussitôt que le 8 avril, le sol trop sec ayant besoin d’aide pressante pour la croissance. 

«En 31 ans, je n’ai jamais vu ça», affirme Éric Briand, à la barre des opérations au club Saint-Jean, à propos de la situation.

Départ canon

Sachez aussi que la fièvre est réelle.

Pro-proprio des Légendes, Jean Morin aurait eu besoin d’un 

deuxième 18 trous pour satisfaire le flot de demandes.

«J’ai dû refuser 150 golfeurs faute de place», admet-il.

Le défi n’est pas tant de chercher un golf ouvert comme plutôt d’en trouver avec des temps de départ restant disponibles, les réservations s’envolant très vite.

Bonne chance.

«Depuis mars que le téléphone sonne au Blainvillier», déclare Marcel-Paul Raymond, ex-président de l’endroit et de Golf Québec pour un regard à propos de la situation des clubs privés.

Bonne saison et on se rejase du port du masque cette semaine.

Tournoi des Maîtres

Hideki Matsuyama remporte le Tournoi des Maîtres par un seul coup; un autre top 10 pour Conners

Le gagnant 2021 du Masters Hideki Matsuyama (Photo: Mike Ehrmann/Getty Images)

HIDEKI MATSUYAMA a commis des bogeys sur trois des quatre derniers trous et n’a pu faire mieux que 73 en ronde finale, mais il est champion du 85e tournoi des Maîtres et le nouveau dieu du golf au pays du Soleil Levant et à la grandeur de l’Asie.

On croyait assister à une fin enlevante lorsque Matsuyama a expédié sa balle à l’eau au 15e trou. XANDER SCHAUFFELE a alors réussi un oiselet depuis la fosse de sable pour s’approcher à deux coups du meneur, mais il a suivi avec un impardonnable triple-bogey au 16e, un trou où tant de tournois ont été gagnés et perdus. Le sort en était jeté.

Matsuyama a commis un autre bogey au dernier trou après avoir visité la fosse de sable à la droite du vert, mais son avance était suffisante pour l’emporter par un coup sur WILL ZALATORIS, un beau grand jeune homme dont on devrait entendre parler durant plusieurs années.

Sans rien enlever à Matsuyama, six fois vainqueur sur le circuit de la PGA, Zalatoris a été la révélation de la semaine. Il a impressionné tout le monde par son talent, son look et son sang-froid. «J’étais super heureux de me retrouver sur une telle tribune, a déclaré le grand blonc de 24 ans. Je me suis amusé toute la semaine et je me suis rendu compte que je peux rivaliser avec les meilleurs au monde».

Originaire de San Francisco, Zalatoris pourrait devenir le nouveau JOHNNY MILLER!

En ronde finale, JUSTIN ROSE (74), Marc Leishman (73) et le Canadien COREY CONNERS (74) n’ont jamais réussi à se mettre en marche. Quant à JORDAN SPIETH, il s’est réveillé trop tard après avoir joué 37 sur le premier neuf. Il termine cependant parmi les 5 premiers pour la cinquième fois et ses récents succès devraient relancer sa carrière.

SOUS LES GRANDS PINS

Tournoi des Maîtres

Rousseau au Masters : Matsuyama aux portes du paradis et trou d’un coup pour Conners

Corey Conners (Photo: Jared C. Tilton/Getty Images)

HIDEKI MATSUYAMA a fait preuve de son immense talent et il a joué une ronde de 65 pour se donner une avance de 4 coups avant la ronde finale du 85e tournoi des Maîtres.

Le golfeur de 29 ans est plus ou moins aux portes du paradis.

S’il peut quitter Augusta avec le veston vert, il deviendra un dieu au pays du Soleil Levant pour le reste de ses jours.

À ses trousses dimanche après-midi, il y aura XANDER SCHAUFFELE, Justin Rose, Marc Leishman, le jeune WILL ZALATORIS, la plus grande surprise du tournoi jusqu’ici, et le Canadien COREY CONNERS, auteur d’un trou d’un coup en troisième ronde.

Il faut aussi ajouter le nom de JORDAN SPIETH. Il n’a pu faire mieux que 72 en troisième parcours, mais il est encore dans la course à 6 coups de la tête. Ses chances seraient évidemment meilleures s’il n’avait pas commis un triple-bogey en début de tournoi et un double-bogey samedi.

TROU D’UN COUP DE CONNERS: L’Ontarien COREY CONNERS a augmenté ses chances de gagner le tournoi avec un trou d’un coup au 6e trou, une normale 3 d’environ 180 verges. Il a réussi un coup de fer 8 parfait en présence de COLLIN MORIKAWA et d’une centaine de spectateurs. Conners est seulement le 6e joueur à réussi un AS au 6e trou durant le tournoi des Maîtres. Le dernier à le faire était JAMIE DONALDSON en 2013…. JUSTIN THOMAS s’est sorti de la course avec un malheureux 75….

Les CHAMPIONS du Masters ont leur nom écrit en lettres d’or dans le grand livre du golf, mais on oublie souvent que de très grands joueurs n’ont pas réussi à s’imposer sur les terres de BOBBY JONES. Les plus connus sont LEE TREVINO, Ernie Els, Greg Norman, Tom Weiskopf, Johnny Miller et Colin Montgomery… Parmi les autres, on retrouve LEE WESTWOOD, Davis Love III, Curtis Strange, Lanny Wadkins, Tony Jacklin, Ken Venturi, DAVID DUVAL, Gene Littler, Roberto DeVicenzo et le Canadien GEORGE KNUDSON…

Il était presque 16h. lorsque le jeu a été arrêté par une ALERTE MÉTÉOROLOGIQUE. Il a fallu attendre environ 75 minutes avant la reprise des activités…. JORDAN SPIETH a commis un double-bogey au 7e trou, mais il s’est racheté tout de suite avec un coup miracle au 8e pour enregistrer un oiselet…. Une journée à oublier pour le grand ADAM SCOTT. Il a inscrit un «bonhomme de neige» au 15e trou en route vers une carte de 79… BILLY HORSCHEL a enlevé ses souliers et retroussé son pantalon pour frapper sa balle dans Rae’s Creek, au 13e trou. Il a perdu pied sur le gazon et s’est retrouvé sur les quatre fers en l’air avant de frapper sa balle à une dizaine de pieds du trou… COREY CONNERS a pu profiter des encouragements du légendaire MOE NORMAN durant sa jeunesse…

WILL ZALATORIS, ancien étudiant à l’Université WAKE FOREST, n’a jamais rencontré ARNOLD PALMER, mais ce dernier lui a fait parvenir quelques notes d’encouragement avant sa mort. Palmer était l’ambassadeur numéro un de Wake Forest et sa fondation a aidé plusieurs golfeurs à gravir les échelons… NICK FALDO et BUBBA WATSON sont parmi ceux qui se sont levés très tôt pour assister au lancement du tournoi par LEE ELDER, Jack Nicklaus et Gary Player, jeudi matin… PHIL MICKELSON a bien fait samedi avec une ronde de 69. Le parcours d’Augusta lui va comme un gant.

Tournoi des Maîtres

Le règne de DJ au Masters prend fin abruptement

Ce sera pour la prochaine fois dans le cas de Dustin Johnson (Photo : Kevin C. Cox/Getty Images)

Comme il fallait s’y attendre, la deuxième ronde du Masters a été remplie de rebondissements de toutes sortes.

JUSTIN ROSE, bien servi par son calme et sa vaste expérience, a réussi à sauver ses fesses avec trois oiselets en fin de parcours et il est encore en tête après 36 trous. Toutefois, sa ronde de 72 a permis à plusieurs magiciens de revenir dans la course et on aura droit à un week-end très mouvementé. Voici les faits saillants avec quelques commentaires:

  1. DUSTIN JOHNSON, champion en titre, n’a jamais réussi à se mettre en marche. Il a finalement joué 75 et il a raté la coupure par 2 coups. Il devra attendre jusqu’à dimanche soir avant de déposer le veston vert sur les épaules de son successeur.
  2. JORDAN SPIETH se pose encore des questions sur son jeu, mais il a suffisamment bien fait pour ramener une carte de 68 et il se dit très heureux d’amorcer le week-end à seulement 2 coups du meneur.
  3. Le jeune WILL ZALATORIS impressionne tout le monde. Il joue avec l’aplomb d’un vétéran et tente de devenir le premier golfeur à gagner à son premier tournoi à Augusta depuis FUZZY ZOELLER en 1979.
  4. JUSTIN THOMAS a joué 67 en dépit d’un très mauvais bogey au dernier trou. Il est à seulement 3 coups de la tête.
  5. JOSE MARIA OLAZABAL, deux fois champion à la fin des années 1990 et disciple de SEVE BALLESTEROS, a réussi à se classer pour les rondes finales. À 55 ans, c’est un bel exploit, d’autant qu’il n’avait presque pas joué depuis 5 mois.
  6. Parmi les champions qui ont raté la coupure, il y a RORY McILROY, Lee Westwood, Sergio Garcia, Matt Kuchar, Jason Day, Bernhard Langer et BROOKS KOEPKA, blessé à un genou.
  7. Le cas de McILROY est pathétique. On a rarement vu un si grand champion être aussi mêlé dans sa tête.
  8. Le Canadien COREY CONNERS a joué 69 en deuxième ronde grâce à un aigle au 13e trou et il est à seulement 5 coups du meneur.
  9. MacKENZIE HUGHES, de Hamilton, a joué deux fois 72, ce qui lui vaut une égalité en 21e place.
  10. MIKE WEIR a beaucoup mieux joué samedi (71), mais il a raté la coupure par 2 coups.
  11. SI WOO KIM a fracassé son fer droit près du 12e vert et il a ensuite effectué ses coups roulés avec son bois-3.
  12. BRYSON DeCHAMBEAU s’est racheté avec une ronde de 67, mais il a encore trop de rattrapage à faire. On doute que le club AUGUSTA NATIONAL devienne son endroit de prédilection.
  13. Samedi, on placera les «chevaux» pour la course finale.

AU 19e TROU

TONY FINAU a joué 31 sur le premier neuf et il se dirigeait vers une ronde de 65 avant de commettre un mauvais bogey au dernier trou. Finau est bourré de talent, mais il a du mal à mettre la touche finale…. BRYSON DeCHAMBEAU, qui joue au golf comme un joueur de football, a fait beaucoup mieux que la veille, mais il est encore loin des meneurs…. Les VERTS étaient plus réceptifs que la veille. Les résultats obtenus ne laissent aucun doute là-dessus…

Seulement 5 joueurs ont dominé ce tournoi du début à la fin: CRAIG WOOD (1941), ARNOLD PALMER (1960), JACK NICKLAUS (1972), RAY FLOYD (1976) et JORDAN SPIETH (2015)… PHIL MICKELSON excelle encore sur les coups de départ. Tout le monde rêve de frapper la balle aussi loin que lui à 50 ans. Toutefois, son jeu court n’est pas ce qu’il a déjà été… Durant toute sa carrière, Mickelson a retranché 72 coups à la normale à AUGUSTA. Il n’est devancé que par un seul joueur. Vous aurez deviné qu’il s’agit de TIGER WOODS (moins 102)…. Des joueurs comme Nicklaus, Palmer, Watson, Player, Couples ou Langer ont joué beaucoup trop longtemps pour rester «sous la normale»…

J’avais oublié de vous dire: TOMMY FLEETWOOD a réussi un trou d’un coup au numéro 16 en première ronde. C’est à cet endroit qu’on réussit le plus de trous d’un coup. Il y en a eu une quinzaine depuis 2004.

Mackenzie Tour - PGA TOUR Canada

Toute une poussée pour Joey Savoie 7e avec 66

Joey Savoie au TPC Toronto Osprey Valley en septembre 2020. Photo: Tyler Costigan/ Golf Canada

C’est un bond vertigineux qu’a fait Joey Savoie, jeudi, lors du troisième des quatre jours aux qualifications de la série Mackenzie PGA Tour Canada, à Pine Mountain, en Géorgie.

Une carte de 66 après 69 et 71 a permis au membre d’Équipe Canada gagner 13 positions. Son combiné de quatre sous la normale lui vaut le 7e rang.

Grâce à ses six birdies contre deux bogueys, il a enregistré le quatrième plus bas pointage.

Un des quatre meneurs, l’amateur français Alexandre Fuchs, a joué 65 pour un total à neuf sous la normale.

Le premier au classement vers 17h30 vendredi pourra participer à tous les tournois canadiens à l’été, ceux entre les 2e et 6e places seront admissibles pour la première moitié du calendrier alors que le groupe entre la 7e et la 25e position obtiendra un statut conditionnel.

Un ancien d’Équipe Canada, Raoul Ménard est de cette liste de remplacement suite à une précédente sélection tenue en Floride, celle-là.  

***

Champion du Québec chez les universitaires, Baptiste Mory a inscrit 72 et se retrouve 54e avec un cumulatif de plus sept.  Originaire de la France, Mory a porté les couleurs du Rouge et Or. 

Tournoi des Maîtres

Rousseau au Masters : Attention à Monsieur Rose

Justin Rose, Photo: Jared C. Tilton/Getty Images

JUSTIN ROSE n’a pas la notoriété d’un Tiger Woods, d’un Rory McIlroy ou même d’un Brooks Koepka, mais il demeure un formidable golfeur, un des meilleurs de la planète. Il l’a prouvé encore une fois en amorçant le 85e tournoi des Maîtres avec une superbe ronde de 65.

Je vous avoue bien honnêtement que j’ai hésité longtemps entre lui et Justin Thomas avant de faire mon choix pour le pool du Masters et je commence à avoir peur de me mordre les pouces.

Rose est certainement le meilleur golfeur anglais depuis les beaux jours de Sir NICK FALDO. Il n’est pas le plus flamboyant, mais il est un pro jusqu’au bout des doigts. Il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis sa spectaculaire entrée en scène lors de l’Omnium de la Grande-Bretagne de 1998. À 40 ans, il n’a rien perdu de son talent et de son désir de vaincre. En plus, il est maintenant servi par une vaste expérience, spécialement à Augusta où il a terminé deuxème à trois reprises. Plus que jamais, le veston vert est dans sa mire.

Le tournoi est jeune, mais ne perdez pas de vue M. Rose, un très grand champion. «Je rêve du jour où j’aurai gagné les 4 tournois majeurs», a-t-il déclaré avant de quitter les lieux, jeudi soir. Il est déjà champion du U.S. Open depuis 2015, champion olympique et formidable compétiteur en coupe Ryder.

Hamilton, ON – June 8 – RBC Canadian Open at Hamilton Golf and Country Club, (Photo par: Gary Yee)

MacKenzie Hughes a été le meilleur Canadien en première ronde avec un 72.

HUGHES ET CONNERS

AU 19e TROU: Le Gallois IAN WOOSNAM, champion en 1991, participe au tournoi depuis plus de 30 ans et il n’a jamais vu les verts aussi rapides. Même chose pour BERNHARD LANGER, champion en 1985 et 1993…. WILL ZALATORIS était fier de son 70 en premier parcours. Le golfeur de SAN FRANCISCO était encore sur le circuit KORN FERRY, antichambre de la PGA, l’an passé. «Il n’y a pas si longtemps, j’étais classé 2000e au monde ou quelque chose du genre. Je me considère privilégié d’être ici avec tous ces grands champions» a déclaré Zalatoris….

Il y a 60 ans cette année, GARY PLAYER remportait la première de ses trois victoires à Augusta. «On répète souvent qu’ARNOLD PALMER m’a donné la victoire sur un plateau d’argent avec son double-bogey au dernier trou, de dire Player. Les gens ne semblent pas savoir que j’ai eu moi aussi ma part d’ennuis sur le deuxième neuf»… JACK NICKLAUS se souvient très bien de ses deux premières rondes avec CHARLIE SIFFORD à la fin des années 1950. «J’avais seulement 18 ans et nous étions au club FIRESTONE, rappelle-t-il. Charlie a vu que mon père fumait le cigare et il lui a donné deux boîtes de cigares. Des amis pour la vie»…. NICKLAUS possède une mémoire prodigieuse. Hier, il a parlé de ses deux premières rondes avec Charlie Sifford à la fin des années 150. Parce qu’il était Noir, Sifford a dû encaisser les pires insultes pour faire son chemin au sein de la PGA.

Comme d’habitude, FRED COUPLES était assis près de son ami RAYMOND FLOYD au dîner des Champions, mardi soir. «Ray a 78 ans, mais on lui en donnerait 50, dit Boom Boom. Ce dîner annuel passe beaucoup trop vite. Une couple d’heures, puis chacun rentre chez lui. Le repas est toujours excellent et les gars ont plein de choses intéressantes à raconter. Je n’oublierai jamais le dernier discours d’ARNOLD PALMER. C’était à la fois simple et très émouvant»….

KEVIN KISNER a réussi à jouer la normale en dépit d’un triple-bogey au 11e trou. «Avec des verts aussi rapides, il faut avoir le bon angle pour attaquer», a-t-il souligné… PATRICK MAHOMES, joueur étoile des Chiefs de Kansas City, a assisté à la première ronde…. JUSTIN THOMAS s’entraîne encore sous l’oeil attentif de son paternel…. TONY FINAU éprouve de sérieux ennuis avec son bois-1. Quand les allées sont étroites, ça devient un joyeux problème…

DANS LE PANIER À SOUVENIRS: En 2004, ARNOLD PALMER joue sa dernière ronde dans le tournoi des Maîtres. Impossible de penser au tournoi des Maîtres sans penser à lui.

(Sources: Club Augusta National et notes personnelles)

Tournoi des Maîtres

Tournoi des Maîtres : c’est un départ !

Corey Conners et son cadet (Photo: Kevin C. Cox/Getty Images)

Notre chevronné collaborateur André Rousseau suivra de près le Masters à nouveau cette année – de manière virtuelle. Suivez l’action avec lui toute la semaine dans nos pages !

Le 85e tournoi des Maîtres débute jeudi matin au paradis du golf sous la présidence d’honneur des vénérables Jack Nicklaus, Gary Player et Lee Elder. Tout un week-end en perspective!

Trois Canadiens sont de la partie: Corey Conners (10e l’an dernier), Mackenzie Hughes et Mike Weir (Champion en 2003).

Il y a cependant un grand absent cette année: TIGER WOODS. Il soigne ses fractures à la maison en espérant être capable de faire un dernier tour de piste un de ces quatre.

DUSTIN JOHNSON, solide gaillard de la Caroline du Sud et gendre de Wayne Gretzky, est favori pour l’emporter sur un parcours où il se sent de plus en plus à l’aise, mais il n’est jamais facile de gagner ce tournoi deux ans de suite.

Dans toute l’histoire du Masters, seulement trois joueurs ont réussi l’exploit: NICKLAUS en 1965-66, NICK FALDO en 1989-90 et TIGER WOODS en 2001-2002.

Nicklaus était en train de détrôner ARNOLD PALMER au milieu des années 1960 et prenait son envol vers une carrière phénoménale… sans avoir le charisme de son rival. Pour réaliser sa double victoire, Faldo a reçu l’aide de SCOTT HOCH qui a raté un petit coup roulé d’une couple de pieds et de RAYMOND FLOYD qui a expédié sa balle à l’eau, chaque fois au 11e trou. Quant à Woods, il venait de compléter le TIGER SLAM quand il s’est imposé deux fois de suite sur les terres e Bobby Jones. Il avait alors deux longueurs d’avance sur tout le monde.

THOMAS Y CROIT

D.J. a vécu l’agonie de la défaite au début de sa carrière, spécialement dans une couple de tournois majeurs, mais il a eu la force de caractère pour se relever et revenir plus fort. Il n’est plus le même homme depuis sa victoire à Oakmont en 2016. Il frappe encore la balle «au bout du monde», mais il a beaucoup amélioré son jeu court, notamment ses coups de wedge, et il est habité par une belle confiance. Le succès engendre le succès, disait Platon. D.J. est aussi un «cool cat». Rien ne semble le perturber dans le feu de l’action.

Cela dit, le «grand barbu» n’est pas le seul à vouloir quitter Augusta avec la première bourse et le fameux veston vert. Il y a au moins une quinzaine de magiciens qui peuvent s’imposer sur un parcours plus ferme et plus rapide que d’habitude.

S’il ne pleut pas en fin de semaine, les verts ondulés d’Augusta seront aussi glissants que le capot d’une automobile, une expression jadis utilisée par le coloré Fuzzy Zoeller.

Chez les aspirants, il faut d’abord penser à JUSTIN THOMAS qui vient de remporter le Championnat des joueurs sur les allées du TPC-Sawgrass. «J’adore Augusta, a-t-il dit en conférence de presse. Je pense avoir le talent pour réussir, mais il ne faut pas que j’essaye de contrôler des choses que je ne peux pas contrôler. Juste me concentrer sur chaque coup. Un jour, j’en suis sûr, je finirai par gagner ici. Au golf, il y a des choses qui s’expliquent difficilement. À Jacksonville, je ne faisais rien qui vaille, puis le vent s’est mis à tourner en ma faveur le samedi et j’ai commencé à jouer comme un champion. Un tournoi majeur, ce n’est pas comme un tournoi régulier. Le feeling n’est pas le même. Personnellement, je trouve ça beaucoup plus stimulant».

RORY GARDE ESPOIR

On aura aussi les yeux sur RORY McILROY qui tente de compléter le Grand Chelem pour la 7e fois. À 31 ans, il est encore jeune, mais il ferait mieux de régler cette affaire au plus vite… avant qu’il soit trop tard.

Rory a commis une erreur en essayant d’imiter les coups de canon de BRYSON DeCHAMBEAU. Il tente maintenant de retrouver son élan des beaux jours et de ne pas être «trop technique». On a du mal à comprendre qu’un golfeur aussi talentueux ait voulu modifier son élan. Il ferait mieux de travailler sur ses coups d’approche et son putting. On a aussi du mal à saisir pourquoi il lui arrive si souvent de jouer une mauvaise ronde qui vient tout gâcher. Pour gagner à Augusta, il doit bien jouer pendant quatre jours, voilà tout.

Parmi les autres champions à surveiller de près, il y a JORDAN SPIETH, Jon Rahm, Bryson DeChambeau, Patrick Reed, Cameron Smith, Xander Schauffele et Collin Morikawa, de même que les vétérans JUSTIN ROSE, Adam Scott, Shane Lowry, Lee Westwood, Matt Kuchar et Sergio Garcia. On ne sait jamais. Un joueur pourrait venir ni d’Ève ni d’Adam et se sauver avec le trophée, comme l’ont fait Mike Weir, Trevor Immelman ou Charl Schwartzel entre 2003 et 2011.

Spieth connaît un regain de vie après avoir visité l’enfer pendant 45 mois et il est gonflé à bloc. On lui souhaite de bien jouer et d’être dans la course, dimanche après-midi. Pour le reste, votre choix est aussi bon que le mien.

Quoi qu’il en soit, je mets mon argent sur JUSTIN THOMAS. Et que la fête commence!

Mackenzie Tour - PGA TOUR Canada

Mackenzie PGA Tour Canada en Géorgie: Joey Savoie démarre bien

C’est bien entrepris pour Joey Savoie à la qualification du circuit Mackenzie PGA Tour Canada à Pine Mountain, en Géorgie.

Joey a inscrit mardi un pointage de 69, un sous la normale, au club Callaway Gardens lors de la première des quatre journées. 

Membre québécois du volet jeunes pros à Golf Canada avec Hugo Bernard et Anne-Catherine Tanguay, Joey y est allé de trois birdies contre deux bogueys en ouverture.

L’un des 23 joueurs qui ont joué sous la normale, notre jeune homme de LaPrairie se situe 13e au classement provisoire.

Le gagnant vendredi sera admissible à tous les tournois en 2021, ceux entre la 2e et 6e places obtiendront la garantie d’une participation lors de la première moitié de calendrier alors que les autres entre 7e et 25e seront à la liste de réserve.

Le meneur est l’Américain Austin Morrisson, auteur d’un 65.