Propos de Mario Brisebois

Claude Brousseau : pro aux baleines du Témiscamingue, il est nommé à nouveau enseignant par excellence à Hawaii par Golf Digest  

Courtoisie Claude Brousseau

Avant d’aller à la nouvelle, apprécions d’abord la beauté exceptionnelle de la nature pour aider à faire passe la grisaille, ici, à la suite de toute cette pluie tombée cette semaine.   

À en faire absolument rêver, cette photo digne de National Geographic est celle de l’Académie Wailea, à Maui, captée par Claude Brousseau. C’est plus poétique comme panorama que les indicateurs de 100, 150 et de 200 verges, disons! 

« C’est ainsi mon bureau », indique fièrement Brousseau. 

Il faut savoir que ce professionnel émérite, aussi collaborateur à Golf Channel et Sports Illustrated, y est le directeur de l’enseignement.   

« Cette semaine, j’enseignais en observant les baleines s’amuser ensemble dans l’océan », ajoute-t-il, reconnaissant de son privilège de vivre au paradis, agrémenté par le gros soleil dans un ciel bleu en tout temps.  

PARCOURS ATYPIQUE, MAIS TELLEMENT RÉUSSI 

Maintenant, allons à l’actualité en commençant avec la question à savoir comment se déroule votre fin d’année. Dans le cas de Claude Brousseau, tout s’achève dans les plus glorieux honneurs de sa profession.  

Dans la parution de décembre du magazine Golf Digest, qui s’avère être, à tous les deux ans, celle de l’annonce des professionnels par excellence dans chacun des 50 États américains, Claude Brousseau a mérité le titre de l’enseignement à la PGA Aloha, soit de l’ensemble de l’archipel d’Hawaii. Ou il a regagné, devrait-on plutôt dire !   

Bien franchement, quelles sont les chances de voir un natif de Saint-Eugène-de-Guigues, au Témiscamingue, avec une population de 546 personnes, remporter un prix d’un tel prestige ne serait-ce qu’une seule fois? Imaginez lorsqu’il s’agit de trois, puisque c’est depuis 2019 qu’il en est le détenteur. 

Elles deviennent encore plus réduites lorsqu’on sait que Claude Brousseau est autodidacte, ayant entrepris le golf tardivement, à 30 ans.  

C’était en 1992. Il avait alors quitté le domaine des soins de la santé, à Montréal, pour entreprendre le drastique changement de carrière en déployant tous les moyens pour réussir. Il était même allé s’installer en Floride afin de mettre toutes les chances de réussir de son côté.  

À force de labeur, il a élevé son jeu au niveau mini-tour et des qualifications du lundi de la PGA, avant de choisir l’enseignement comme spécialisation avec, en bout de ligne, le succès que Golf Digest met en valeur.   

Le déménagement à Maui est survenu en 2005 pour ne plus jamais avoir quitté l’endroit à ce jour.  

« Je suis sur le back nine [de ma carrière], mais très content de mon premier neuf avec le réseau créé auprès de mes collègues et les amitiés qui se sont développées au fil des toutes ces années… en m’en souhaitant un deuxième [neuf] qui dure encore plus longtemps, en incluant le 19e trou », termine-t-il. 

L’ÉCONOMIE TRANSITE PAR LE GOLF  

Impossible d’écrire à propos de Maui sans s’informer de la situation suite aux grands feux mortels de l’été dernier. 

« Il est important que les visiteurs reviennent, car le tourisme représente jusqu’à 80% de l’économie », mentionne Claude Brousseau. 

« La confirmation de la PGA du retour prochain du Championnat Sentry, à Maui, va aider la relance », soutient-il au sujet de la nécessité que la vie normale reprenne son cours. 

D’ici là, Mele Kalikimaka (Joyeux Noël) dans la langue hawaïenne !