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Coupe Ryder : pourquoi ne pas s’inspirer des Européens?

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Paul McGinley (Andrew Redington/ Getty Images)

Comment se fait-il que « Team USA » soit imbattable à la Coupe des Présidents, comme en fait preuve son impressionnante fiche de huit victoires, une défaite et un match nul, alors que les déceptions n’en finissent plus à la Coupe Ryder avec un incompréhensible dossier de seulement deux gains contre huit revers lors des dix dernières présentations suite à cette autre déconfiture à Gleneagles, en Écosse, au compte final de 16,5 à 11,5?

Les Internationaux comptent quand même des noms connus avec Ernie Els, Retief Goosen, Vijay Singh et Mike Weir, à une certaine époque. Disons qu’Adam Scott et Jason Day ne constituent pas une relève gênante non plus.

Pourquoi donc ce blocage spécifique contre les « Euros », avec qui ils jouent pourtant toutes les semaines à la PGA?

C’est comme si les États-Unis se sentaient diminués, complexés et subjugués lors de ces rencontres transatlantiques.

Mea culpa aux étoiles bien avant Watson

Tirant de l’arrière 10-6 samedi après les matches en équipes, les Américains avaient besoin d’un miracle du style Boston, en 1999, et les Européens, à Medinah, en 2012.

Les Américains avaient ramené Tom Watson comme capitaine, cette légende qui a multiplié les plus grands succès outre-mer avec cinq titres au « British » et presqu’un sixième à 59 ans, pour inspirer les troupes.

La stratégie n’a définitivement pas fonctionné.

D’accord, Watson n’a pas toujours fait les bons choix pour ses alignements. Cela ne justifie toutefois pas les reproches de Phil Mickelson, faisant penser à une véritable mutinerie à la fin.

Où étaient Matt Kuchar (1-3) et autres locomotives, dont Bubba Watson (0-3)? Ce sont les recrues Patrick Reed, Jimmy Walker et Jordan Spieth qui ont amassé plus des deux tiers des points des leurs, soit 8,5, pour éviter l’humiliation.

Ce n’est quand même pas Watson qui frappait la balle au volet des coups alternés, où les États-Unis ont vraiment échoué, n’inscrivant qu’un maigre point sur huit!

Vive le concept d’équipe

À la hauteur de son titre de golfeur de l’année, Rory McIlroy (2-1-2) a donné le ton à la fête dimanche, avec sept oiselets et un aigle pour détruire Rickie Fowler en match d’ouverture.

Mais le secret des Euros reste le considérable effort d’équipe qui ne tient pas du cliché avec 11 des 12 golfeurs ayant contribué au pointage.

Il faut aussi ajouter la fierté.

Pensons à Justin Rose, invaincu en cinq matchs, et Graeme McDowell (30).

Les deux étaient dans des situations embarrassantes avec des déficits allant jusqu’ à quatre trous, mais ils se sont accrochés pour arracher chacun un demi-point à Hunter Mahan et un autre complet devant le jeune Spieth.

Et pour prouver que la Coupe Ryder est l’affaire de tous, que penser de Jamie Donaldson, une recrue de 38 ans qui a mis 255 tournois avant un premier succès, qui a procuré le point gagnant au capitaine Paul McGinley!

L’immense mérite des Européens est de savoir passer le flambeau. Et ce n’est pas fini! À 24 ans, le « cousin » Victor Dubuisson, auteur de 2,5 points sur une possibilité de trois, pourrait très bien s’avérer le prochain héros dans deux ans.

À la télé, on jase déjà de Fred Couples ou de Paul Azinger à la barre en 2016 plutôt que de chercher à bâtir une méthode durable, ce qui représente à la fois le problème et la solution au mystère dont on jasait au début.

Triple bogey… et plus à Mickelson

C’était quoi l’idée de Phil Mickelson de multiplier les propos incendiaires à l’égard de Tom Watson avant même que ne se termine la Coupe Ryder? En brisant le « code » de la sorte, il a exactement confirmé la théorie à l’effet que les États-Unis sont incapables de fonctionner en équipe comme le fait si admirablement l’Europe dans l’humilité, le plaisir et la gloire.

Avec sa fiche de 16-19-6, Mickelson, dont les jours sont maintenant comptés en Coupe Ryder à moins qu’il se qualifie sur son mérite personnel la prochaine fois au Minnesota (Hazeltine), en 2016, ne serait-il pas lui-même le problème à corriger?

Oiselet!

Il faut applaudir haut et fort la nouvelle entente entre la Fondation de l’athlète par excellence et Golf Québec.

Cela permettra de verser des bourses, ce qui est énorme comme support pour la relève.

Directeur général de la fondation, Pierre Dubé, très bon golfeur, et Marcel-Paul Raymond, président de Golf Québec, en feront l’annonce ce lundi, à Pinegrove, dans le cadre du tournoi-bénéfice de Golf Québec, qui s’impose comme levier de financement et qui gagne en impact chaque année.

Grâce à René Noël, président très actif alors que son rôle devait être honorifique, les profits avaient représenté un record.

Nos filles passent directement en finale

Quoique cela ne compensera jamais pour leur graduation à la LPGA ratée de si peu il y a deux semaines, Sara-Maude Juneau et Maude-Aimée LeBlanc, respectivement 13e et 19e au classement de l’année alors qu’il fallait terminer 10e ou mieux pour accéder au niveau supérieur, sont exemptées de la deuxième étape des qualifications, cette semaine, à Venice, en Floride. Elles accèdent directement à la finale à Daytona Beach, au début décembre.

Ex-championne du Québec chez les amateurs et les juniors, Anne-Catherine Tanguay est toutefois des aspirantes cette semaine, étant recrue dans les rangs professionnels.

Le 19e trou