Gordon et le golf Notes de Golf Canada

Les secrets des surintendants pour une pelouse parfaite enfin révélés !

Remarque : Alors que la COVID-19 perdure, certains centres de jardin, entreprises d’entretien des pelouses et commerces de location d’équipement sont ouverts dans certaines régions, mais ne le sont pas dans d’autres. Par conséquent, les conseils promulgués pourraient ne pas s’avérer être pratiques pour le moment. Quoi qu’il en soit, le jardinage demeure une forme de distanciation personnelle des plus saines !


Sortant de votre garage en route pour votre club de golf, vous jetez un coup d’œil à votre pelouse et vous vous demandez pourquoi elle n’est pas aussi belle et uniforme que les allées du club local.

La réponse est évidente : « Du temps et des ressources », dit Sean Gunn, surintendant au Country Club de Woodbridge, ON, qui ajoute : « On consacre des centaines d’heures par semaine à entretenir notre terrain, alors qu’un propriétaire de maison y passera une ou deux heures tout au plus. Vous ne pouvez pas vous attendre aux mêmes résultats. »

C’est un peu comme si vous regardiez des pros à l’Omnium canadien RBC ou à l’Omnium féminin CP en vous demandant pourquoi vous n’arrivez pas à jouer aussi bien. Quand les pros ne jouent pas au golf, ils travaillent à améliorer leur jeu. Quand vous ne jouez pas, vous êtes sans doute au travail, tout simplement.

Mais tout comme des leçons d’un professionnel de la PGA du Canada vous aideront à élever votre jeu de façon notable, les conseils pratiques de membres de l’Association canadienne des surintendants de golf et autres experts du gazon vous aideront à améliorer votre pelouse.

 

Au fil de la lame

Au printemps, assurez-vous que la lame de votre tondeuse est bien aiguisée. Vous pouvez l’affûter vous-même avec une lime ou une meule (en respectant les précautions d’usage), ou encore l’apporter à un atelier de réparation de petits moteurs. Au Country Club, Gunn se fait un plaisir d’aiguiser les lames de tondeuse des membres qui lui en apportent à son atelier. « Si votre lame n’est pas acérée, vous déchirez les brins d’herbe, vous ne les coupez pas », explique-t-il.

Il faut tondre à 2½ pouces (environ 6 cm) ou plus de hauteur pour favoriser la croissance des racines en profondeur. L’herbe plus haute résiste mieux à la sécheresse et ombrage le sol, ce qui diminue le risque d’invasion d’adventices (mauvaises herbes).

En temps normal, l’on tond la pelouse au moins une fois par semaine et l’on évite de couper plus d’un tiers du brin d’herbe. Une coupe plus sévère exerce un stress sur la plante. Vous pouvez laisser les résidus de tonte sur le terrain, car ils sont source de nutrition pour le gazon. Gunn recommande aussi de changer d’axe ou de direction à chaque tonte.

Plus l’on tond souvent, plus la pelouse devient dense. « L’herbe veut pousser. Si vous la coupez fréquemment, elle trouvera d’autres façons de croître et produira davantage de pousses, précise Gunn. C’est ainsi que nous produisons des verts si denses. »

 

De l’eau, de l’eau, encore de l’eau

Le surintendant Ken Bruneski est persuadé que son terrain est « le golf le plus chaud du Canada ». S’il y a quelqu’un de qualifié pour parler de l’importance d’arroser la pelouse, c’est bien lui.

Situé en plein désert semi-aride près d’Oliver, C.-B., le NK’Mip Canyon Desert Golf Course connaît chaque année des périodes où la température atteint 40 °C.

Alors que les changements climatiques entraînent une hausse des températures partout au Canada, les conseils de Bruneski s’avèrent de plus en plus utiles pour les Canadiens qui ont une propriété à entretenir.

Évidemment, il dispose d’un vaste système d’arrosage automatique perfectionné avec lequel il arrose copieusement son terrain trois fois par semaine durant la nuit.

« Ça me rend fou de voir tous ces gicleurs, devant les maisons, qui arrosent la pelouse sans arrêt au plus chaud de la journée, s’exclame Bruneski. Ça n’aide pas du tout le gazon. En réalité, ça l’abime. »

Selon la quantité de pluie que reçoit la région, la plupart des pelouses ont besoin d’un arrosage profond (deux à trois centimètres) deux fois par semaine, de préférence le soir.

« Un bon truc d’arrosage, quand le sol est sec et que des orages sont prévus, consiste à arroser le terrain pour ameublir la terre et réduire la résistance de la surface avant l’arrivée de la pluie abondante et soudaine, afin que celle-ci puisse pénétrer en profondeur au lieu de s’écouler en surface », recommande Eric Lyons, professeur agrégé en science des gazons au Département d’agriculture végétale de l’Université de Guelph.

« Une bonne gestion de l’eau est essentielle à la santé de la pelouse », ajoute Gunn. Il suggère aux propriétaires intéressés de se procurer un pluviomètre. Pour environ 10 $, cet outil vous permet de mesurer avec précision l’apport d’eau de votre terrain pour compenser le manque de pluie.

 

Maudites bestioles

« Une pelouse saine, c’est comme un être humain en santé qui n’a pas à voir le docteur trop souvent », énonce Gunn.

Alan Golick est du même avis. Fort de 20 ans d’expérience dans le domaine de l’entretien paysager, dont plusieurs en tant que surintendant adjoint de terrain de golf, Golick est aujourd’hui représentant de commerce pour Lawn Life Natural Turf Products (www.lawnlifenaturalturfproducts.com).

Dandelion

Face aux restrictions imposées aux herbicides et pesticides chimiques pour raisons de santé et de protection de l’environnement, des entreprises comme Lawn Life développent continuellement des solutions de rechange écoresponsables pour lutter contre les mauvaises herbes et les insectes ravageurs. Le fondateur de la société, Richard Reed, est un pionnier dans le domaine et son entreprise dessert maintenant l’industrie du gazon, les compagnies d’entretien paysager et les propriétaires de maisons.

Golick recommande une lutte proactive contre les mauvaises herbes ainsi que l’usage d’herbicides sélectifs ciblant les pissenlits, le plantain, le lierre terrestre et autres adventices communes. Il souligne qu’avant tout, les propriétaires de pelouses doivent s’assurer que le sol est bien fertilisé en lui incorporant de l’engrais composté et certains intrants plus exotiques comme des algues, de l’acide humique et du purin de compost (un mélange de compost et d’eau).

« Une belle pelouse s’établit et s’épanouit grâce à un sol riche et un écosystème en santé », explique Golick.

Lyons, qui est aussi directeur du Guelph Turfgrass Institute, dit qu’une pelouse saine n’a besoin que d’un désherbage manuel au printemps et d’un apport d’herbicide à l’automne.

« Si vous êtes envahi par les mauvaises herbes, par contre, mieux vaut appliquer l’herbicide au printemps, précise-t-il. Pour que les herbicides naturels à base de fer soient vraiment efficaces, il faut en épandre en bonne quantité en suivant le mode d’emploi sur l’étiquette. Cela se traduit par deux applications à trois semaines d’intervalle. »

Il recommande aussi d’appliquer les produits de lutte aux mauvaises herbes à feuilles larges (dicotylédones) avant le premier gel d’automne. Quand on utilise un produit à base de fer, la température doit être d’environ 20 °C le jour de la première application et aussi de la deuxième, trois semaines plus tard.

 

Nourrir la terre

« Ce que je vois le plus souvent, chez les propriétaires de pelouses, c’est l’absence de fertilisation ou l’usage d’engrais au mauvais moment », note John Scott, surintendant au Club de golf Summerlea, à Vaudreuil-Dorion, QC.

L’idée n’est pas de vous obliger à passer vos longs week-ends fériés à travailler sur votre terrain, mais si vous voulez vraiment bien nourrir votre pelouse, Mark Schneider vous suggère de sortir votre épandeur quatre fois par année : à la fête des Patriotes, à la fête du Canada, à la fête du Travail et à l’Action de grâces.

Au printemps, il faut éviter d’engraisser le terrain avant le 24 mai. « L’herbe est à peine en train de se réveiller de son sommeil d’hiver et s’efforce d’établir ses racines », explique Schneider qui a travaillé comme surintendant de plusieurs clubs de golf en Ontario et est maintenant conseiller technique aux ventes pour NuTrite (www.nutrite.com), un des principaux fournisseurs d’engrais aux terrains de golf, entreprises d’entretien paysager et particuliers.

« Le secret, c’est d’épandre la bonne quantité d’engrais au bon moment, à la bonne fréquence et aux bons endroits », ajoute-t-il.

Outre son calendrier d’épandage facile à mémoriser, il a d’autres trucs de fertilisation assez simples à proposer : « Achetez un produit de qualité supérieure à haut coefficient de libération lente. Suivez scrupuleusement le mode d’emploi, évitez de mettre trop d’engrais et tenez-vous loin des marques bas de gamme. »

Le spécialiste poursuit : « Le plus important est de choisir un engrais dont le premier chiffre est le plus élevé. »

On a tous remarqué, au rayon des engrais des grandes surfaces ou des centres de jardin, les trois chiffres sur la boîte ou le sac : 10-10-10, 12-0-4, 33-0-3 et ainsi de suite. Engrais de départ, engrais printanier, engrais d’automne… Ça n’est pas aussi compliqué qu’on pense.

Ces chiffres indiquent la proportion de chacun des éléments nutritifs essentiels de l’engrais : l’azote, le phosphore et le potassium. De ces trois éléments, les experts s’entendent pour dire que c’est le premier – l’azote – qui est le plus important.

« La plupart des pelouses n’ont pas besoin de beaucoup de phosphore, dit Lyons. Et le dernier chiffre devrait correspondre à peu près à la moitié du premier, soit une part de potassium pour deux parts d’azote. »

Et en général, selon Schneider, il convient d’utiliser le même engrais toute l’année.

 

Faites de l’air!

Nos experts sont cependant divisés sur la nécessité d’aérer ou de déchaumer la pelouse chaque année. (Autrefois, il y en a qui prétendaient aérer leur pelouse en portant des crampons de golf en métal lorsqu’ils passaient leur tondeuse.)

L’aération consiste à extraire de petits bouchons de terre de la pelouse pour alléger la compaction et permettre à l’air, à l’eau et aux nutriments d’atteindre les racines. Le déchaumage consiste à gratter la couche de matières végétales mortes entre l’herbe et la terre. Bien qu’une certaine quantité de chaume soit bénéfique, une couche épaisse empêche les racines de recevoir les volumes d’eau, d’oxygène et d’engrais dont elles ont besoin.

Vous pouvez louer un aérateur ou une déchaumeuse à moteur, ou encore confier le travail à une entreprise d’entretien de pelouses. Alors que l’on peut déchaumer un petit terrain à la main, avec un râteau conçu spécialement pour cette tâche, il est préférable d’utiliser un outil à moteur pour les plus grandes propriétés.

Lyons et Bruneski minimisent la nécessité d’employer de telles pratiques pour les pelouses domestiques moyennes, alors que Scott Bowman est d’avis contraire.

Bowman est directeur général de Spear Seeds (www.speareseeds.ca) et, comme l’indique le site Web de l’entreprise, c’est un « génie du gazon ». Son opinion vaut peut-être qu’on l’écoute.

Il préconise l’aération de la pelouse vers la fin de l’été ou au début de l’automne, jamais au printemps ou au début de l’été. « Si vous pratiquez une aération au début de la saison de croissance, ces trous sont de parfaits réceptacles pour les graines d’adventices qui en profiteront pour germer. Si vous faites ça, vous créez un beau terrain de mauvaises herbes en parfaite santé, aux racines profondes, au lieu d’une superbe pelouse bien entretenue. »

 

Semer à tout vent

Quand il est question de pelouses, Bowman connaît les réponses. Il peut se targuer d’être un vrai « génie du gazon », lui qui a été surintendant de terrains de golf prestigieux, notamment celui de Glen Abbey. Il est aujourd’hui copropriétaire du South Port Golf Course de Southampton, ON.

Dès que la neige a fondu, nous avons tous hâte de voir pousser l’herbe et l’envie de semer nous démange. Mais Bowman et les autres spécialistes disent tous : « Holà, retenez-vous! »

« Tout le monde est excité et pressé de commencer, mais si l’on ne fait pas l’ensemencement au bon moment, on ne fait que gaspiller temps, peine et argent, prévient Bowman. Semées trop tôt, les graines ne germeront pas et, si elles restent là trop longtemps, elles perdent leur viabilité. » Autrement dit, la semence meurt.

Avant d’ensemencer votre pelouse, attendez que la température du sol atteigne au moins 12 °C, idéalement 16 °C le jour. Pour semer, vous pouvez utiliser le petit semoir à la volée que tout le monde connaît ou louer un semoir à sillons qui laboure un peu le sol pour y insérer les graines. Quelle que soit la méthode choisie, il importe que la semence touche bien la terre pour germer.

Bowman recommande de sursemer la pelouse chaque année, de préférence à la mi-août quand les journées sont chaudes et les nuits plus fraîches, que la rosée du matin est abondante et que les pluies d’automne commencent à tomber. « C’est le bon moment pour aérer ou déchaumer le terrain », dit-il.

Pour ce qui est du choix des semences, Bowman précise que deux choses sont à considérer : le type de sol et la quantité d’efforts que vous voulez consacrer à votre pelouse.

« Chaque pelouse est un projet de réhabilitation du terrain, dans une certaine mesure, explique-t-il. Votre choix dépend de votre seuil de tolérance personnel. »

Oubliez l’agrostide qu’utilisent la plupart des clubs de golf pour les tertres, les verts et les allées, car cette herbe demande trop de soins.

Bowman dit que le pâturin, plus souvent employé pour l’herbe longue des parcours de golf, a des racines peu profondes, mais très agressives. « C’est une belle herbe de qualité supérieure, mais elle exige davantage d’eau et d’engrais, soutient Bowman. Les fétuques élevées résistent mieux à la sécheresse, alors que l’ivraie vivace pousse à peu près n’importe où. » La plupart des semences de pelouse vendues au détail sont des mélanges de ces trois types d’herbacées.

 

Le ratissage, bon ou mauvais?

D’après Lyons, le ratissage vise théoriquement à enlever les débris de feuilles et de tiges pour permettre au sol de se réchauffer et à l’herbe de pousser plus vigoureusement au printemps. Cependant, tout comme une aération trop hâtive en saison, le ratissage favorise la germination des mauvaises herbes en réchauffant le sol.

« Vous ne voyez jamais personne ratisser l’herbe longue au terrain de golf, n’est-ce pas? demande Lyons. En général, les efforts que vous mettez à passer le râteau énergiquement sur votre pelouse seraient plus utiles ailleurs sur le terrain, là où vous avez des feuilles mortes à ramasser ou une zone de mauvaises herbes à réparer. »

Cela dit, un bon ratissage du printemps aide à éliminer la digitaire et les autres adventices annuelles de l’année précédente pour vous permettre de sursemer des graines choisies qui pourront mieux germer. Dans les zones où l’on ne contrôle pas les mauvaises herbes, le ratissage fait plus de mal que de bien, en plus d’exiger beaucoup de travail.

 

Et l’hiver?

La première chose à faire en prévision de l’hiver qui vient, déclare Gunn, est d’arrêter de tondre le gazon à temps pour le laisser « s’endurcir ». À Woodbridge, ON, où se trouve son terrain de golf, il cesse la tonte aux alentours de la troisième semaine d’octobre.

« Le brin d’herbe s’endurcit pour l’hiver en scellant la dernière coupe afin d’empêcher la perte d’hydrate de carbone. Ces glucides, ou sucres servent d’antigel pour garder la plante en vie durant l’hiver. Plus la plante a emmagasiné de glucides, plus elle est vigoureuse. »

« C’est une bonne idée de laisser le gazon pousser un peu plus longtemps à l’automne et au printemps, car les journées sont plus courtes et la lumière du soleil plus faible. Plus le brin d’herbe est long, plus la plante est efficace à la photosynthèse. Je compare le gazon aux panneaux solaires : plus vous avez de panneaux solaires, plus d’énergie vous pouvez accumuler. »

La clé d’un bon printemps, pour la pelouse, est une bonne préparation à l’automne. Schneider estime que vous devriez consacrer environ 80 % de vos efforts d’entretien de votre pelouse à la période allant d’août à novembre.

De son côté, Lyons insiste sur l’importance de ramasser les feuilles d’automne à mesure qu’elles tombent et d’éviter qu’elles restent prises sous la neige tout l’hiver.

Pour conclure…

En matière de pelouse comme au golf, vous ne serez sans doute jamais un pro, mais si vous pratiquez les actions fondamentales, vous pouvez devenir un amateur respectable.

N’oubliez pas, toutefois, que le Canada englobe divers écosystèmes et que les conseils qui précèdent ne se veulent que des directives générales qu’il vous faudra adapter à votre propre région. Parlez à un spécialiste local comme le surintendant de votre club de golf et surtout…

…n’oubliez pas de le remercier !

 

Gordon et le golf

La mise en forme hivernale pour tous

Comme la plupart d’entre nous, Ann Holmes est chez elle à Prince George, en Colombie-Britannique, regardant un paysage enneigé et pensant avec nostalgie à la prochaine saison de golf.

Mais, contrairement à la plupart d’entre nous, elle se prépare chaque jour pour ce premier élan de l’année. Et, grâce à YouTube, elle peut faire une visite virtuelle à domicile pour nous aider à faire de même.

Au début de la pandémie, en partenariat avec BC Golf, Holmes a créé une série de 11 vidéos Facebook Live destinées à améliorer la flexibilité, la mobilité, la force et l’amplitude des mouvements, le tout axé sur le golf. Il ne fait aucun doute qu’elle est qualifiée. Professionnelle de la PGA du Canada, elle est l’entraîneuse de golf du Prince George Golf and Curling Club et l’ancienne entraîneuse de l’Université de la Colombie-Britannique. Elle est titulaire d’une maîtrise en sciences de l’activité physique et est une entraîneuse personnelle certifiée, parmi ses nombreuses autres qualifications. Elle dirige, avec Tracie Albisser, également physiologiste de l’exercice certifiée, le centre Active Health Solutions (www.activehealthsolutions.ca) à Prince George.

« Il existe de nombreuses ressources en ligne sur le conditionnement physique, mais elles s’adressent surtout aux golfeurs d’élite, » explique Holmes. « Mes vidéos s’adressent au golfeur moyen. »

Une grande partie de ces « golfeurs moyens » cet hiver sont des snowbirds et autres personnes du troisième âge qui, en raison des restrictions de déplacements imposées durant la pandémie, sont bloqués au nord de la frontière. Holmes suggère qu’ils ne voient pas cela comme une déception, mais comme une opportunité.

« L’entraînement hors saison vous aidera à conserver la souplesse, l’endurance et la force que vous avez acquises dans votre élan de golf au cours de l’été, » explique-t-elle. « Au lieu de prendre congé tout l’hiver, travaillez sur tous ces éléments essentiels à votre forme physique pour le sport que vous aimez. »

« L’élan de golf est un mouvement balistique à action unique et d’un seul côté, et le but est de créer une puissance de rotation pour acquérir de la distance. Cela peut être difficile pour le corps, en particulier pour le dos et les épaules. Et lorsque l’élan est répété de multiples fois, des blessures et des problèmes peuvent survenir. De plus, en vieillissant, nous perdons de la masse musculaire, de la souplesse et de l’endurance, qui sont toutes des caractéristiques fondamentales de l’élan. »

Selon Holmes, l’un des problèmes les plus courants chez les golfeurs âgés est que leur posture devient voûtée, avec un bas de dos arrondi et une incapacité lors de l’adresse à faire pivoter le bassin dans un angle correct de la colonne vertébrale. Sa traduction : « Vous devez sortir votre derrière au lieu de le rentrer. » Tout cela signifie, dit-elle, « que la rotation de l’élan arrière est compromise et que les gens compensent avec les bras plutôt que de tourner leurs épaules. »

Au final, cela entraîne une réduction de la vitesse de la tête du bâton et mène à des coups plus faibles qui perdent rapidement leur vélocité. Cette position signifie également que les gens ont tendance à générer plus de forces de cisaillement sur leurs vertèbres lombaires (ce qui équivaut à une douleur dans le bas du dos). « Et, enfin, les épaules arrondies réduisent l’espace pour que l’os du bras supérieur (l’humérus) puisse se déplacer dans l’articulation et les gens commencent à se plaindre de problèmes et de blessures à la coiffe du rotateur. »

L’une de ses phrases favorites est « pré-hab ». La pré-réhabilitation est un travail de mobilité et de force effectué en continu pour traiter les faiblesses ou les tensions musculaires courantes. « Les parties du corps qui sont censées être mobiles, comme le cou, les hanches, les épaules ou les vertèbres thoraciques, doivent se déplacer avec facilité, » dit-elle. « Lorsque celles-ci sont tendues, d’autres parties se déplaceront pour compenser pendant l’élan. »

« Si vous pouvez éviter les blessures ou les petits déficits avant qu’ils ne deviennent un problème, vous apprécierez le fait de jouer du bon golf sans perdre de distance. » Son approche de la « sympathique entraîneuse de golf près de chez vous », folklorique, amicale, joyeuse et bavarde, ne nécessite aucun équipement spécial. Une serviette, une lanière à clés, une cuillère en bois, un livre épais et une chaise feront l’affaire pour commencer. Un bâton de golf ou un objet similaire est pratique, mais pas pour se balancer — juste pour aider à l’extension.

Chaque vidéo dure de 30 à 40 minutes, mais, comme elle le souligne, « vous pouvez les faire à votre propre rythme et à votre niveau de confort. » Et, croyez-moi, le bouton « pause » est très pratique.

Gordon et le golf

Sept façons de soulager les accros du golf pendant la saison morte

Le romancier Paul Théroux a dit un jour « L’hiver est une saison de récupération et de préparation. » Il n’aurait jamais pu imaginer à quel point ces mots sonneraient juste en ce moment.

Non pas que nous ayons vraiment le choix. La plupart d’entre nous, c’est-à-dire les plus sensés, restent à la maison à cause de la pandémie et des précautions imposées pour empêcher sa propagation. Bravo à nous.

Alors, quoi faire pour le golfeur invétéré ? Nous sommes embourbés dans un hiver canadien où les déplacements au sud de la frontière sont limités et les possibilités de se rassembler autour d’un simulateur de golf public, au terrain de golf ou lors d’autres activités liées au golf sont restreintes.

Ne désespérez pas !

Si vous n’avez pas l’espace, le budget ou l’envie d’avoir un simulateur à domicile, il existe une myriade d’options pour passer le temps… pour sa « préparation » comme le suggère Théroux… jusqu’à ce que, espérons-le, la réouverture des terrains de golf au printemps. L’enseignement en ligne, les médias sociaux, les baladodiffusions (quoi ?)… même, si j’ose dire, les livres et les magazines… tout cela peut non seulement améliorer votre jeu, mais aussi vous remonter le moral.

LECTURE

En tant qu’auteur, je suis peut-être partial, mais j’aime tourner les pages d’un livre ou d’un magazine. Mon domaine d’intérêt particulier est l’architecture des parcours, aussi, après avoir relu les bouquins essentiels, je recherche des auteurs canadiens. Le livre The Evolution of Golf Course Design, de Keith Cutten, est une plongée fascinante dans le comment de l’évolution de la conception des parcours de golf, mais aussi dans son pourquoi. L’ouvrage de James Harris Stanley Thompson and Icons of Canada n’a pas d’égal dans son examen approfondi de l’architecte le plus emblématique du Canada en tant que maître de son art et en tant qu’homme. Bien qu’il ne soit pas Canadien et qu’il soit en fait destiné aux membres des comités de parcours et aux directeurs de clubs, dont beaucoup pensent (à tort) qu’ils sont qualifiés pour mener des projets de plusieurs millions de dollars sur leur terrain, Designs on a Better Golf Course (publié par l’American Society of Golf Course Architects) est un ouvrage incontournable pour les amateurs d’architecture golfique ainsi que pour les personnes dont le passe-temps est de remettre en question leur directeur de parcours local. Pour de la « porno de golf » pure et dure, il n’y a guère de meilleures options que le Catalogue 18, un luxueux magazine publié à Toronto qui présente des photographies et des textes captivants du monde entier.

CONSEILS ET VIDÉO

Nous étions tous reconnaissants lorsque le PGA TOUR et le LPGA Tour sont revenus à la télévision en janvier, mais si vous avez besoin de plus que du divertissement et de l’envie du climat, il y a des centaines de vidéos sur les médias sociaux, dont beaucoup proviennent d’instructeurs de la PGA du Canada. Derek Ingram, entraîneur en chef de l’équipe masculine du Canada, publie des conseils pour l’entraînement intérieur sur Instagram. Tristan Mullally, l’entraîneur-chef de la formation féminine du Canada, donne pour sa part des conseils utiles sur Twitter. Nos confrères de la Fédération française de golf diffusent aussi des capsules vidéos fort utiles dans le cadre de leur #académie #ffgolf.

Et finalement, le site de Jérôme Blais, professionnel au Château Bromont, regorge aussi de trucs et conseils vidéo pour les golfeurs.

ENTRAÎNEMENT

Une fois que vous aurez visionné ces vidéos, vous aurez envie de vous entraîner, alors commandez un tapis de golf et/ou un filet d’entraînement. My Golf Spy a choisi le BirdieBall 4×14 comme meilleur tapis de golf, mais l’entreprise propose toute une gamme de produits personnalisables. Beaucoup d’autres entreprises fabriquent des tapis comparables à des prix différents et dans une gamme complète de formats. Un filet de « chipping » est un moyen compact et pratique d’affiner votre petit jeu à un prix raisonnable. Mon choix se porterait sur le GoSports Chipster. Il coûte environ 60 dollars, comprend trois filets de différentes tailles et peut être utilisé à l’intérieur avec des balles en mousse ou à l’extérieur avec de vraies balles de golf.

PATRIMOINE

Trouvez des amis (virtuels) ayant des intérêts communs. Je suis membre de la Stanley Thompson Society et de la Golf Historical Society of Canada. Si vous vous intéressez à l’histoire de notre sport dans au pays et/ou si vous êtes collectionneur de tout ce qui concerne le golf, la GHSC est une ressource fantastique.

POOLS DE GOLF

Les pools de golf, telles que le Fantasy Golf du PGA TOUR, peuvent être un véritable baume si vous avez ressentez un besoin de compétition pour vous réchauffer durant l’hiver. Vous pouvez également organiser votre propre ligue de golf virtuel en utilisant des ressources en ligne et en invitant vos amis et collègues à y participer.

JEUX VIDÉO

Vous n’avez peut-être plus accès à Golden Tee dans votre bar local, mais vous pouvez commander l’édition maison si vous y êtes accro. Les jeux vidéo tels que le très populaire PGA TOUR 2K21 sont des options plus abordables. Le golfeur Shawn Bell, de Kelowna, en Colombie-Britannique, joue à ce jeu depuis sa première sortie il y a plusieurs années et a même conçu un parcours pour ce jeu. Il dit qu’il apprécie cette expérience pour de nombreuses raisons, notamment parce qu’elle « me donne un moyen de passer du temps à réfléchir et à jouer à ce sport que j’aime tant. Il y a aussi la possibilité de jouer avec d’autres personnes en direct, ce qui est plutôt cool. J’ai joué une partie avec une connaissance en Irlande l’autre soir. C’était amusant et une interaction sociale, en jouant au golf, qui serait autrement impossible. »

BALADODIFFUSIONS

Si, comme moi, vous êtes arrivé sur le tard dans l’univers des baladodiffusions, une « balado » est une conversation ou une discussion que vous pouvez télécharger sur votre appareil personnel et écouter à votre guise. Elle vous tiendra compagnie lorsque vous promenez votre chien ou lorsque vous aurez envie d’écouter la voix d’une autre personne. (Bien que j’obtienne quelques regards bizarres lorsque je manifeste ouvertement mon désaccord si ils ne partagent pas mon propre avis — car j’ai toujours raison !). Je suis abonné à de nombreux balados de golf formidables, dont certaines avec un contenu canadien, comme TeeTalk de Flagstick.com, Golf Talk Canada et Swing Thoughts avec Tim O’Connor et « Humble » Howard Glassman. L’animateur et mordu du golf Max Lalonde pilote la baladodiffusion Golf Nation, tandis que le pro québécois Yohann Benson s’est aussi lancé dernièrement dans l’aventure via Facebook avec son propre balado éponyme.

Et, rappelez-vous, pour reprendre les mots d’Ernest Hemingway, que « Quand le printemps fut venu, même le faux printemps, il n’y avait plus de problèmes, sauf de savoir où être le plus heureux. » Ce qui ne sera pas un problème pour nous, les golfeurs !

 

 

Gordon et le golf

Ce que tout golfeur devrait savoir sur les simulateurs de golf 

Golf Simulateurs

Si vous regardez le golf à la télévision, vous avez sans doute déjà vu des joueurs sur le terrain de golf, frappant un coup et regardant ensuite ce qui semble être un iPad. Non, ils ne consultent pas leurs courriels et ne s’enquièrent pas de la réaction de leurs amis sur Facetime. Ils vérifient la trajectoire de leur coup, le taux de rotation, la vitesse à l’impact, l’angle de lancement, la distance totale, le facteur de frappe et bien plus encore sur ce qu’on appelle un moniteur de lancement.

Et, plus que probablement, ils ont un simulateur de golf complet à la maison.

Quelle est la différence ?

« La meilleure façon de décrire cela, c’est que le moniteur de lancement est le moteur et que le simulateur est la voiture entière, » explique Aaron Hardy de Foresight Sports Canada. Hardy est le distributeur canadien exclusif de Foresight, un produit utilisé par plus de 170 professionnels du PGA TOUR. TrackMan et SkyTrak sont d’autres produits populaires utilisés par les golfeurs et les instructeurs du monde entier, parmi d’autres marques réputées.

Alors qu’un moniteur est portable, un simulateur est une installation permanente ou semi-permanente qui peut comprendre tout ou une partie des éléments suivants : un moniteur, un filet ou un écran, un tapis de frappe, un ordinateur portable, un projecteur et, bien sûr, un espace intérieur approprié. Vous avez la possibilité de jouer virtuellement sur certains des parcours les plus célèbres du monde. Foresight propose même un logiciel canadien qui comprend le Glen Abbey Golf Club, l’Essex Golf and Country Club et le Cobble Beach Golf Links.

Avez-vous besoin d’un moniteur de lancement et/ou d’un simulateur ?

Oui, si vous êtes un golfeur sérieux, selon Harry Nodwell, directeur principal des tests de produits chez My Golf Spy, un évaluateur en ligne indépendant qui étudie et évalue tout ce qui touche au golf. « C’est un outil indispensable si vous voulez obtenir des renseignements pertinents et ajuster votre jeu tout au long de l’année. » Ce dernier point est particulièrement important pour les golfeurs coincés à l’intérieur pendant un hiver canadien. Et encore plus en temps de COVID-19.

Vous en voulez un ?

Les meilleurs ne sont pas bon marché. Par exemple, le moniteur de base GC2 de Foresight coûte au bas mot 6 500 dollars US, tandis que le produit haut de gamme GCQuad (ce que Nodwell appelle le « Saint Graal des moniteurs de lancement ») se détaille à partir de 11 000 dollars US. Comme mentionné, si vous voulez un simulateur complet à domicile, il faut au moins doubler ce montant.

Chris Nickel est le directeur du développement commercial de My Golf Spy. Il s’est autodiagnostiqué « accro au golf et à l’équipement ». Cela peut expliquer pourquoi il a un simulateur Foresight entièrement équipé dans son sous-sol. (Cela, ajouté au fait qu’il a sept filles et qu’il vit dans un Colorado enneigé). Il affirme que la décision est essentiellement une analyse coûts/bénéfices basée sur le résultat souhaité.

« Vous devez décider quelles sont vos priorités en fonction de vos désirs et de votre budget, » précise Nickel. « Quels sont les facteurs importants ? Voulez-vous juste quelque chose pour vous amuser avec votre famille et vos amis ou voulez-vous sérieusement comprendre comment devenir un meilleur golfeur ? »

Pour en avoir la preuve plus près de chez nous, il suffit de jeter un coup d’œil du côté de Tristan Mullally, entraîneur en chef des formations féminines Amateur et Jeune pro de Golf Canada. Il a récemment fait installer un simulateur Foresight dans son garage à Dundas, en Ontario. En tant qu’instructeur, il utilise les meilleurs moniteurs de lancement disponibles depuis plus de 15 ans pour obtenir toutes les infos et aider ses élèves à s’améliorer. Il affirme que cela a non seulement permis à ses élèves de s’améliorer, mais aussi que cela l’a aidé à devenir un meilleur instructeur. Mais son simulateur à domicile était plutôt un achat personnel pour qu’il puisse passer plus de temps de qualité avec ses deux enfants.

« Avec le confinement de la COVID, chaque golfeur veut un endroit pour s’entraîner et nous cherchons différentes activités à faire avec notre famille, » confie Mullally. « Pourquoi frapper aveuglément dans un filet quand on peut réellement jouer au golf sur un simulateur ? »

Mais ne désespérez pas si vous êtes un golfeur passionné avec un budget limité. Nodwell souligne que les tests de produits effectués par My Golf Spy ont démontré qu’il existe des options plus abordables — si vous êtes prêt à sacrifier un peu de précision et quelques données.

Disons que vous voulez tout, tout de suite et maintenant, pour ce qui est d’une installation complète de simulateur à domicile. Vous aurez besoin de suffisamment d’espace pour toutes les composantes et pour effectuer un élan complet. Hardy explique que son installation de base nécessite une surface de 2,3 mètres de large, 2,3 mètres de haut et 3,3 mètres de profondeur, alors que le simulateur traditionnel nécessite un espace d’au moins 3 mètres de large, 4 mètres de haut et 4 mètres de profondeur. Cela dit, Nickel, un gaillard de 1,80 m, ne peut pas frapper son « driver » dans son sous-sol dont la hauteur du plafond est de 2,50 m. « J’avais vraiment besoin d’un autre 40 cm de dégagement, » dit-il.

La compagnie de Hardy propose Sim-In-A-Box, un « simulateur de golf grandeur nature, dans un format compact et facile à assembler, livré directement chez vous. Selon Hardy, cette trousse peut être assemblée avec une clé Allen, quelques clés à molette et une deuxième paire de mains. Vous pouvez également, en fonction des restrictions imposées par la pandémie dans votre région, faire assembler un simulateur personnalisé par un professionnel à votre domicile ou dans votre garage.

Par exemple, Andy McWilliams, un ancien professionnel de golf écossais maintenant basé près d’Ottawa, a lancé les Golf Sim Gurus après avoir constaté une demande pour la vente, le service et l’installation de simulateurs. « Les choses ont vraiment décollé depuis que les gens ne peuvent plus sortir comme ils le pouvaient avant la COVID, » dit-il. « De plus, c’est un long hiver, surtout si vous ne pouvez pas partir dans le sud cette année. » En plus des installations permanentes, McWilliams voit un potentiel dans la location et l’installation de simulateurs sur une base saisonnière pour des terrains de golf, des points de vente au détail et même des propriétaires de maisons.

Les affaires ont également augmenté pour Hardy en raison de la pandémie, mais c’est une épée à double tranchant. « La demande a augmenté, mais, en raison des restrictions, nous ne pouvons pas aller dans les résidences pour faire des installations sur mesure. Nous sommes comme les gars de piscine : les gens sont bloqués à la maison et ont besoin de quelque chose à faire pour rester actifs, quelque chose pour se divertir et pour divertir leur famille. » Il compare le prix d’un simulateur de maison à celui de quelques vacances en famille et c’est beaucoup plus permanent que les souvenirs.

« Je reçois un appel presque tous les jours de quelqu’un qui a acheté un de nos simulateurs, » dit Hardy. « Ils disent que c’est presque comme une thérapie. Une personne m’a dit : ‘Je n’aurais jamais pu m’en sortir (COVID) sans mon simulateur de golf’. »

Cliquez ici pour en savoir plus sur Foresight Sports Canada.

Gordon et le golf

Des cadeaux des fêtes bien pensés pour le golfeur de votre vie

Golf pour les fetes

Tous ceux qui me connaissent savent que j’aime Noël. Je possède même un habit de père Noël et je sais que mon petit-fils croit que je suis le vrai Saint-Nicolas quand je me présente chez lui le matin de Noël.

Donc, en poursuivant votre lecture, ne me méprenez surtout pas pour le grincheux du golf.

Avec cet avertissement, et je suis sûr que je parle au nom des golfeurs passionnés du monde entier, épargnez-nous les bibelots et les gadgets inutiles lorsque vous nous achèterez un cadeau cette année.

Je ne veux pas d’un autre cliqueur en plastique pour compter mes coups, ni d’un couvre-bâton à l’effigie d’un castor, ni d’un tee en forme de verre à martini ou… enfin, vous me comprenez certainement !

En fait, je ne savais pas ce que je voulais jusqu’à ce que je lise un tweet du Club de golf de Listowel. « Joyeux Golf ! » que je me suis écrié.

Corey Conners (Michael Reaves/Getty Images)

Corey Conners est un membre de longue date du Club de golf de Listowel

« Les clubs de golf ont la réponse à l’éternelle question à savoir ce qu’il faut offrir au golfeur, » affirme l’auteur de ce tweet, Brenden Parsons. Directeur des opérations du club, il affirme que votre club de golf local offre très probablement une myriade d’options de cadeaux qui feront de Noël un moment très spécial pour le golfeur sur votre liste – ou pour vous-même.

Voici quelques exemples. Renseignez-vous auprès de votre club de golf local pour savoir ce qu’il propose.

En plus d’offrir un excellent rapport qualité-prix, la fréquentation de votre club de golf contribue à soutenir l’industrie qui, comme nous tous, a souffert du ralentissement économique causé par l’impact de la pandémie de coronavirus.

Un autre aspect de l’offre d’un chèque-cadeau pour de futures activités ou achats liés au golf est qu’il procure un sentiment d’optimisme bien nécessaire pour une saison de golf 2021 pleine de promesses, de bonne santé et de beaucoup de bon temps passé à l’extérieur sur le parcours.

Joyeux Golf !

Gordon et le golf

Le golf en 2020 : Survol d’une année que nous n’oublierons jamais

TPC Toronto at Osprey Valley
TPC Toronto at Osprey Valley (Chris Fry)

La pandémie de COVID-19 a infecté des millions de personnes et en a tué des centaines de milliers autour du globe. Tout le monde, presque sans exception, a été affecté d’une façon ou d’une autre. Au-delà des vies perdues et de son impact sur la santé physique de millions de gens, la pandémie a eu d’énormes effets émotionnels, psychologiques et économiques. Nous avons eu beaucoup de mal à trouver des moyens de conserver une attitude positive et de rester actifs. Et nombreux sont ceux qui se sont tournés vers le golf comme exutoire, voire comme thérapie en quelque sorte.

« Quelle année incroyablement étrange et difficile nous avons eue », a déclaré en entrevue à la Presse canadienne le chef de la direction de Golf Canada Laurence Applebaum. « Le golf s’est révélé une lueur d’espoir, un rayon de soleil – appelez ça comme vous voudrez – qui a donné aux gens un peu de répit face à la pandémie. »

Un nombre record de rondes de golf a été enregistré d’un bout à l’autre du pays tout au long de l’année et ces rondes ont été jouées dans le respect de protocoles de protection rigoureux contre la COVID-19.

Mais alors que la participation du public augmentait d’un océan à l’autre, la plupart des tournois et des rassemblements sociaux dans les clubs de golf ont été annulés ou reportés, y compris l’Omnium canadien RBC et l’Omnium féminin CP. Le circuit Mackenzie Tour-PGA TOUR Canada a dû annuler sa saison. Et tous les championnats nationaux de Golf Canada, de même que plusieurs tournois d’associations provinciales, ont été « tablettés ».

« En regardant derrière nous pour faire le bilan de 2020, a ajouté Applebaum, on va se dire que face à tous ces défis, dans toutes sortes de situations difficiles pour tant de gens, le golf a été une source de lumière pour nous permettre d’avancer. »

Par exemple, le Fonds d’entraide COVID-19 pour le golf mis sur pied par Golf Canada et la Fondation Golf Canada a récolté plus de 400 000 $ pour financer l’achat d’équipement non médical de protection individuelle destiné aux employés de terrains de golf, ainsi que les coûts de désinfection, d’entretien hygiénique et de matériel de protection. Le fonds subventionne également des rondes de golf pour les travailleurs de première ligne et les jeunes.

Nous vous proposons ci-dessous un survol des histoires de golf les plus importantes de 2020, une année bien différente… Ce ne sont là que quelques-unes des principales manchettes. Les détails de ces histoires, et de bien d’autres, sont développés dans la rubrique Nouvelles du site Web de Golf Canada.

Janvier

Le nouveau Système universel de handicap est entré en vigueur, avec pour objectif de rendre le golf plus agréable en fournissant aux golfeurs et golfeuses du monde entier un moyen cohérent de mesurer leur performance et leurs progrès tout en permettant à des joueurs de différents niveaux d’habileté de se mesurer en compétition ou de simplement jouer une ronde amicale sur une base équitable.

Système universel

Jared du Toit, membre de la formation Jeune pro de Golf Canada, a remporté le tournoi de qualification du PGA TOUR Latinoamerica à Mexico.

Grace McCann de Windsor, ON, qui fut présidente de l’ancienne Canadian Ladies’ Golf Association, est décédée à l’âge de 85 ans.

L’Association des journalistes de golf du Canada a nommé Joueurs de l’année 2019 Brooke Henderson (golfeuse professionnelle), Corey Conners (golfeur professionnel), Garrett Rank (golfeur amateur) et Brigitte Thibault (golfeuse amatrice).

Brigitte Thibault

Février

Charlie Beaulieu de Lorraine, QC, a été élu pour un second mandat comme président du Conseil d’administration de Golf Canada lors de son Assemblée générale annuelle. Liz Hoffman de Thornhill, ON, et Dale Jackson de Victoria, C.-B., ont conservé leurs postes de deuxièmes vice-présidents. Bill MacMillan d’Eastern Passage, N.-É., s’est vu décerner le Prix de Bénévole de l’année Bruce Mitchell. Le bénévole Richard Smith de Regina, SK, et le journaliste de golf Ian Hutchison de Newmarket, ON, ont pour leur part reçu le Prix de reconnaissance pour services exceptionnels.

Celeste Dao

Céleste Dao de Notre-Dame-de-L’Île-Perrot, QC, ex-membre de la formation nationale junior d’Équipe Canada, a remporté le tournoi Gold Rush de la NCAA en Californie.

Golf Canada a nommé les membres de la formation Jeune pro pour 2020 : Hugo Bernard, Jared du Toit, Stuart Macdonald, Taylor Pendrith, Chris Crisologo et Joey Savoie du côté des hommes et Jaclyn Lee, Brittany Marchand et Maddie Szeryk chez les femmes.

Mars

Alors que la première vague de la pandémie de COVID-19 déferlait non seulement sur le Canada, mais aussi sur la planète tout entière, les gouvernements ont ordonné la fermeture temporaire de tous les commerces non essentiels, ce qui englobait les terrains de golf dans la plupart des provinces.

Les Jeux olympiques d’été, qui devaient débuter en juillet au Japon, ont été reportés à 2021 en raison de la pandémie et conserveront leur appellation de Jeux olympiques et paralympiques Tokyo 2020.

Avril

Le Canadien Scott Pritchard, ex-vice-président du Mackenzie Tour-PGA TOUR Canada, est promu directeur général du circuit.

Mai

À cause de la pandémie de coronavirus, la plupart des clubs de golf du Canada n’ont pas ouvert leurs portes à la date prévue au printemps. Bien que ceux de Colombie-Britannique n’aient jamais reçu l’ordre de fermer, les clubs des autres provinces sont restés fermés jusqu’à ce qu’on leur permette d’ouvrir après avoir mis en place de strictes mesures de protection contre la COVID-19. Les parcours du Nouveau-Brunswick ont ouvert le 24 mai et ceux des autres provinces ont emboîté le pas au cours du mois de mai.

Golf Canada a annoncé la formation du Comité consultatif de l’industrie du golf, un groupe bénévole composé de professionnels chevronnés qui assistera le Conseil d’administration et l’équipe de direction de Golf Canada. Le comité est composé de propriétaires et d’exploitants de parcours, de directeurs généraux de clubs, de surintendants de terrains de golf, de professionnels de la PGA du Canada et de cadres de l’industrie de l’équipement, des vêtements et des chaussures de golf.

Le Panthéon des sports canadiens a annoncé que Lorie Kane, de Charlottetown, Î.-P.-É., était du nombre des six athlètes et cinq bâtisseurs à recevoir l’Ordre du sport, la plus grande  distinction sportive au Canada.

Lorie Kane

L’Association de golf de l’Île-du-Prince-Édouard a nommé Alison Griffin au poste de directrice générale.

Le PGA TOUR a annoncé qu’il reprendrait ses activités de compétition sans spectateurs en juin. Le circuit avait suspendu le jeu depuis le Championnat des joueurs en mars.

Juin

En dépit de longs mois de préparation, les célébrations du 125e anniversaire de la fondation de Golf Canada le 6 juin 1895 ont aussi succombé au couperet de la pandémie. Néanmoins, on a pu commémorer virtuellement cet évènement historique grâce au rappel sur les médias sociaux, sous le mot-clic #GolfCanada125, de moments charnières de l’histoire du Golf au Canada.

Golf Canada annonce que le St. George’s Golf and Country Club sera l’hôte de l’Omnium canadien RBC 2021. Le championnat de 2020, aui devait avoir lieu au St. George’s, avait évidemment dû être annulé pour cause de pandémie.

Juillet

La membre d’Équipe Canada Brigitte Thibault de Rosemère, QC, a remporté le Championnat féminin Western Amateur en Illinois.

Le Circuit de la LPGA a annoncé que les tournois reprendraient le 31 juillet sans spectateurs, après avoir interrompu ses activités en février.

Août

Golf Canada et le Canadien Pacifique ont annoncé que l’Ottawa Hunt and Golf Club accueillerait l’Omnium féminin CP 2022.

Le programme Coaching au féminin, mené en partenariat par Golf Canada et la PGA du Canada, a été mis sur pied dans le but de faire avancer le golf de haut niveau sur la voie d’un meilleur équilibre entre les sexes.

Lancement de la nouvelle appli gratuite de Golf Canada qui permet aux golfeurs, partout au pays, d’enregistrer et leurs scores d’en faire le suivi, de retracer les parcours qu’ils ont joués et d’obtenir des statistiques de jeu détaillées comme outil d’amélioration du jeu.

Le PGA TOUR annonce que la Coupe des Présidents retournera au Club de golf Royal Montréal en 2024. L’évènement qui met confronte les meilleurs golfeurs professionnels des États-Unis aux meilleurs du reste du monde (sauf la Grande-Bretagne et l’Europe), s’est disputé au même endroit en 2007.

Golf Canada et l’organisme états-unien First Tee annoncent le lancement de First Tee-Premier départ au Canada.

Ce partenariat permettra de renforcer les activités de golf junior de Golf Canada — auparavant menées sous la bannière Premiers élans – grâce à l’approche prônée par First Tee de mettre l’accent sur le développement des jeunes dans les écoles et les établissements de golf. Le programme novateur de First Tee vise à donner aux jeunes les moyens de développer leur force de caractère grâce au golf.

Septembre

Le troisième Sommet des femmes d’influence annuel, qui s’est tenu sur plateforme virtuelle à cause de la pandémie, a permis de partager des histoires inspirantes et offert une occasion exceptionnelle de réseautage tout en recueillant des dons pour la B.C. Children’s Hospital Foundation. Animé par la chef d’antenne de TSN Lindsay Hamilton, le sommet regroupait des femmes d’influence comme les golfeuses Lorie Kane et Brooke Henderson, les Olympiennes Marnie McBean et Perdita Felicien, ainsi que d’autres personnalités féminines occupant des postes de leadership. « Une véritable “success story” pour nous toutes », a fait remarquer Mary Beth McKenna, directrice adjointe de tournoi à l’Omnium féminin CP, qui codirige cet évènement depuis sa création.

L’Association des journalistes de golf du Canada a annoncé que Kim Locke, de Toronto, président-fondateur de SCOREGolf, était le récipiendaire du Prix Dick Grimm 2020. Cet honneur, le plus prestigieux de l’association, est décerné en mémoire du regretté Richard Grimm dont l’apport légendaire au service de l’Omnium canadien RBC et de l’industrie golfique canadienne demeure sans égal.

Laurent Desmarchais de Bromont, QC, membre de la formation junior d’Équipe Canada, a mené du début à la fin pour remporter le tournoi de clôture de la série de Championnats Canada-Vie au TPC Toronto à Osprey Valley.

Laurent Desmarchais

Octobre

La recrue du Circuit des Champions de la PGA Mike Weir, de Bright’s Grove, ON, avait la victoire dans sa mire lorsqu’il menait par trois coups à l’amorce de la ronde finale de la Classique de bienfaisance Dominion Energy en Virginie, mais c’est son collègue recrue Phil Mickelson qui a finalement capturé le titre. Il s’agissait du troisième top 10 de Weir en huit départs sur ce circuit.

La membre de la PGA du Canada Jennifer Greggain de Chilliwack, C.-B., a été nommée entraîneur des formations nationales junior par Golf Canada. Elle travaillera aux côtés l’entraîneur en chef Robert Ratliffe.

Findlay Young de Prince George, C.-B., ancien président de Golf Canada et gouverneur honorifique à vie, est décédé à l’âge de 92 ans.

Novembre

Ce sont 29 athlètes masculins et féminins qui ont été nommés par Golf Canada faire partie d’Équipe Canada en 2021, à titre de membres des formations nationales amateur et junior. En raison de la pandémie de COVID-19, tous les athlètes des formations de 2020 avaient la possibilité de revenir au sein de l’équipe en 2021 s’ils répondaient toujours aux critères d’admissibilité de leur formation.

Aaron Cockerill de Stone Mountain, MB, a conclu l’Omnium de Johannesburg au 4e rang à égalité, affichant ainsi son meilleur résultat en carrière sur le Circuit européen.

Publication du rapport de l’étude d’Impact économique du golf au Canada (2019) réalisée par le groupe ATN Consulting Inc. pour le compte de l’Alliance nationale des associations de golf (Nous sommes golf). Entre autres conclusions de l’étude, l’industrie canadienne du golf a généré 18,2 G$ de retombées économiques à travers le pays, employé l’équivalent d’environ 249 000 personnes directement et indirectement, et contribué à hauteur de 10,6 G$ au revenu des ménages en 2019.

Corey Conners de Listowel, ON, a terminé au 10e rang à égalité au Tournoi des Maîtres, qui avait été remis à plus tard que la date traditionnelle de sa tenue en avril à cause de la pandémie. Ce résultat lui vaut une place au Masters 2021.

Corey Conners

Golf Genius Software, le no 1 mondial des fournisseurs de solutions de gestion de tournois, annonce que Golf Canada et les associations provinciales de golf vont utiliser la technologie Golf Genius Tournament Management pour gérer leurs compétitions à compter de 2021.

En guise de conclusion, bien que ce qui nous attend en 2021 soit encore incertain, espérons seulement que, lorsque nous ferons le bilan de l’année prochaine, la vie normale comme nous l’aimons aura repris ses droits, tant sur les parcours de golf que partout ailleurs.

Gordon et le golf PGA du Canada

Journée de couple au PGA Scramble de RBC

RBC PGA Scramble

Ma femme et moi avons joué ensemble dans de nombreux événements au fil des ans, mais cet été, ce fut notre baptême du PGA Scramble de RBC, présenté par The Lincoln Motor Company.

Cette série nationale, qui en est à sa cinquième année, a survécu à la myriade de défis posés par la pandémie de la COVID-19. En fait, elle a connu son année la plus réussie à ce jour.

« Il y avait tellement d’incertitude au début de la saison, » raconte Adam LeBrun, directeur général des championnats et de la fondation de la PGA du Canada. « La pandémie a tout affecté et nous réagissions aux nouveaux développements chaque jour, semble-t-il. À un moment donné, au début, nous pensions que nous serions heureux si nous avions 3 000 participants. »

Il s’avère que ma femme et fûmes deux des 11 000 participants qui se sont inscrits pour jouer dans l’une des 140 épreuves de qualification locales du scramble. Nous n’avons peut-être pas réussi à nous qualifier pour la finale régionale (OK, nous avons donc terminé avant-derniers), mais nous avons passé une excellente journée et avons été impressionnés la méticuleuse organisation mise en place.

« De manière inattendue, le golf dans son ensemble a connu un véritable boom cette saison, » poursuit LeBrun. « En conséquence, la participation a augmenté d’environ 40 % par rapport à 2019 et nous avons eu plus de sites qui se sont inscrits, et plusieurs pour la première fois. »

Mais il n’y a pas eu que de bonnes nouvelles. Ces trois dernières années, la finale nationale a eu lieu au célèbre Cabot Links sur l’île du Cap-Breton en Nouvelle-Écosse. En août, en raison des restrictions imposées sur les déplacements en réponse à la COVID-19, cette dernière a été annulée. (Un retour à Cabot est prévu pour 2021, tout dépendant de la COVID, bien sûr).

Pour compenser, les épreuves régionales ont été bonifiées de plus de 150 000 dollars en cadeaux et en prix offerts. Les équipes classées deuxièmes et troisièmes ont reçu un chèque-cadeau de la boutique du pro de leur établissement régional.

L’équipe gagnante a été annoncée le 21 septembre. Cole Bryant, Lee Bryant, Mike Hughston, Joe Saunders et le professionnel de la PGA du Canada, Nathan Grieve, du Talking Rock Golf Course de Chase (C.-B.), ont devancé l’équipe Crimson Ridge de Sault Ste-Marie (Ontario) par un différentiel de score de seulement 0,91*.

2020 RBC PGA Scramble national winners

En reconnaissance de leur réussite, l’équipe de Talking Rock a été récompensée par une expérience VIP à l’Omnium canadien RBC de l’an prochain au St. George’s Golf and Country Club de Toronto, comprenant le billet d’avion, l’hébergement et les laissez-passer.

De plus, la composante caritative a permis de verser 4 350 dollars au Fonds de première ligne qui soutient les travailleurs de la santé canadiens dans la lutte contre la COVID-19.

Le PGA Scramble de RBC est plus inclusif que jamais. La participation féminine a augmenté de 73 % sur l’année précédente, grâce à la création d’une place réservée aux femmes pour chaque finale régionale. Selon LeBrun, l’âge des participants s’échelonnait de 20 à 80 ans et leur index de handicap variait du côté positif jusqu’au milieu de la trentaine. « Nous avons même eu un nouveau golfeur avec un index de handicap maximum de 54. »

Mais un groupe démographique n’est pas le bienvenu. Ceux que les anglos surnomment les Sandbaggers (ces golfeurs qui sous-estiment sans vergogne leur index!) peuvent rester à la maison, merci beaucoup! Et ceux qui se pointent quand même ne seront pas bien reçus…

Toujours en raison de la pandémie, le format habituel en groupes de huit n’était pas indiqué, de sorte que les quatuors ont été la norme cette fois-ci, ouvrant ainsi potentiellement la porte à des joueurs sans scrupules et sans éthique, » avoue LeBrun, « mais nous avons contacté Golf Canada afin de vérifier les détails des scores et il est assez facile de déterminer s’il y a quelque chose de louche. »

« Afin de maintenir l’intégrité et la crédibilité du programme, nous avons infligé quelques suspensions et, en tant que comité, nous avons décidé de les rendre assez importantes. » Cela signifie qu’une interdiction de cinq ans de participation à l’événement et que le club d’attache du mécréant et son association provinciale en sont informés.

« Nous avons conçu le programme avec l’intention de créer une compétition amusante, de type professionnel, accessible aux golfeuses et aux golfeurs de tous les niveaux, » souligne le représentant de la PGA du Canada.

Si l’expérience que ma femme et moi avons vécue est une indication de ce qui s’est passé au niveau national, ils ont atteint cet objectif. Nous allons réessayer l’année prochaine. Qui sait ? Peut-être que nous pourrons conclure à l’avant-avant-dernier rang ce coup-là…

(Pour plus amples renseignements au sujet du PGA Scramble de RBC, visitez le site www.rbcpgascramble.com.)

*Les différentiels de score ont été utilisés pour comparer les résultats des 11 finales régionales et calculés selon la formule suivante : (113/évaluation Slope) x (Score net – évaluation du parcours).

Gordon et le golf

Guide de démarrage super facile pour le Système universel de handicap

Système universel

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai toujours veillé à faire un suivi précis de mon index de handicap. Et les raisons sont d’une évidence risible : je veux savoir si mon jeu s’améliore (ou non) et je veux m’assurer que, lorsque je participe à des épreuves qui couronnent le meilleur résultat net, je suis honnête et équitable avec mes concurrents.

Je n’ai jamais vraiment réfléchi aux mécanismes du système, peut-être parce que j’étais trop paresseux ou désintéressé pour me farcir la lecture du sympathique Manuel du handicap (qui se nomme désormais Règles du handicap). Je donne tout le crédit aux génies qui ont inventé ce fil à couper le beurre, car je ne me suis jamais soucié d’interroger les savants derrière le rideau.

Et puis, cette année, le Système universel de handicap a vu le jour.

Peut-être qu’en raison des restrictions dues à la COVID-19, les golfeurs ont eu plus de temps libre. En tout cas, on ne m’a jamais posé autant de questions sur le handicap, que ce soit sur le terrain ou dans les médias sociaux. Ainsi, en m’inspirant des rédacteurs de ces manuels qui accompagnent votre nouvelle voiture, votre réfrigérateur ou votre télévision, voici ma version du « Guide de démarrage rapide » du Système universel de handicap.

Pourquoi un nouveau système de handicap ?

Pourquoi pas ? Le golf dispose désormais à la fois d’un ensemble de règles reconnues mondialement et d’un système de handicap mondial. Même si vous ne voyagez jamais à l’extérieur du pays, vous pouvez être assuré que vous pratiquez le même sport que tous les autres golfeurs du monde. Il se peut que le nouveau système nécessite quelques ajustements un certain temps après sa mise en vigueur, mais il est peu probable qu’il y ait une autre révision importante dans un avenir rapproché.

Comment fonctionne le nouveau Système universel de handicap ?

Lors d’une des réunions du comité de 23 membres chargé de créer le nouveau système, un délégué de l’USGA a comparé la compréhension des subtilités du système de handicap avec les voyages aériens.

« Je n’ai aucune idée comment fonctionne un avion. Je ne comprends pas la propulsion à réaction, l’aéronautique, etc., mais j’ai confiance que lorsque je monterai à bord de cet avion, il me conduira en toute sécurité à la destination prévue. »*

Aussi, le processus d’élaboration du Système universel de handicap vous donnerait carrément la migraine, donc préoccupez-vous simplement du résultat final !

Mais si vous êtes en quarantaine, masochiste ou l’un de ces génies qui est tapi dans l’ombre, vous pouvez consulter les Règles du handicap.

Le calcul du handicap de parcours a-t-il changé ?

Oui, et à votre avantage. Dans l’ancien système, il n’y avait peut-être qu’une différence de deux ou trois coups dans votre handicap de parcours entre les jalons avant et arrière, bien que ces jalons puissent parfois être séparés de 1 500 verges le long d’un parcours.

Avec le nouveau système, cette différence pourrait maintenant être de 10 à 12 coups, car la normale du parcours a été intégrée dans le calcul.

Pourquoi mon index de handicap n’augmente-t-il pas lorsque j’inscris un score élevé ?

Dans l’ancien système, ce sont les 10 meilleurs de vos 20 derniers scores qui étaient utilisés pour calculer votre index de handicap. Dans le nouveau système, ce sont les huit meilleurs scores qui sont utilisés. Ainsi, ce mauvais score n’apparaît pas nécessairement dans le calcul. De même, l’utilisation des huit derniers (meilleurs) scores au lieu des 10 derniers peut avoir fait baisser votre index.

Mais qu’est-ce que le double bogey net ?

Le « double bogey net » a remplacé l’ancien système de Contrôle équitable des coups (CEC).

Désormais, le score maximum de chacun en ce qui a trait au calcul du handicap est le « double bogey net ». En termes simples, il s’agit de la normale du trou PLUS deux coups (double bogey) PLUS les coups de handicap qui peuvent être autorisés sur ce trou.

Si vous ne voulez pas avoir à déterminer cela lorsque vous publiez votre score, laissez le Centre de scores de Golf Canada le faire pour vous. Lorsque vous saisissez vos scores trou par trou, le Centre de scores s’ajuste automatiquement en fonction du double bogey net.

Et pour ceux d’entre vous qui se plaignent de l’affichage des scores trou par trou : Vous jouez le jeu trou par trou, alors pourquoi ne pas afficher votre score de cette façon ? Cela ne prend que quelques minutes et fournit des données intéressantes.

Voici mon Guide de démarrage rapide super facile :

Affichez tous vos scores trou par trou immédiatement après votre ronde. Laissez le Centre de scores de Golf Canada s’occuper du reste. Et découvrez la nouvelle application qui rend le processus encore plus facile.

*Merci à Craig Loughry, directeur des services de golf de Golf Ontario, pour cette anecdote et pour l’aide précieuse qu’il a apportée à cet article. Loughry était le représentant canadien au sein du Comité mondial des opérations sur le handicap.

Gordon et le golf

Neuf tuyaux pour ta première partie de golf

Vous vous chagrinez des restrictions sur vos activités pendant la pandémie de coronavirus?

Le golf est une option dont des milliers de Canadiens profitent en ces temps difficiles. Certains reprennent le jeu pour la première fois tandis que d’autres en redécouvrent les plaisirs. Les familles qui ne peuvent pas partir en vacances profitent ensemble de sorties de golf. Les enfants pour qui les autres sports ne sont pas disponibles adorent l’occasion d’apprendre le jeu. «Nine and dine» au cours est une excellente soirée pour un petit rendez-vous. Les seniors peuvent renouer avec leurs amis sur le parcours.

Bien qu’il existe des protocoles nécessaires à suivre (ceux-ci sont décrits sur à peu près tous les sites Web des cours), vous avez toujours la possibilité de profiter de beaux paysages, de socialiser (tout en observant la distance physique) et de faire de l’exercice.

Voici le meilleur conseil possible : ne vous laissez pas intimider. Le but, c’est de s’amuser. Le golf est loin d’être aussi compliqué que, disons, le quidditch et juste un peu plus difficile que le ballon-chasseur…

En fait, on peut s’y mettre tout de suite en gardant à l’esprit ces neuf tuyaux.

Va en ligne

Nombreux sont les sites qui offrent des conseils utiles aux débutants, des règles de base aux fondamentaux de l’élan.

Choisis un parcours

Avant même de jouer ta première partie, fais un peu de recherche en ligne sur les parcours de ta région. Cherche un parcours public ou « semi-privé » (c’est-à-dire qui accueille des membres, mais aussi des golfeurs publics). Fais un détour par la boutique du pro, présente-toi comme golfeur débutant et jette un œil alentour. Informe-toi s’il y a un programme d’initiation au golf. Si oui, enrôle-toi!

Consulte un pro

Pratiquement tous les parcours emploient un professionnel de la PGA du Canada. Ils sont utiles et s’y connaissent. Une simple leçon d’une demi-heure avec un pro te permettra de démarrer du bon pied. Plusieurs parcours proposent un forfait leçons et, dans certains cas, avec quelques trous à la clé. Suivre une leçon est le meilleur placement à faire pour apprécier le golf et améliorer ta technique.

Achète des bâtons

La plupart des boutiques de pro des clubs parcours offrent des bâtons en location, mais peut-être préféreras-tu avoir ton propre ensemble, que tu peux aussi te procurer au pro-shop local. Des chaînes de magasins  proposent aussi des ensembles bon marché avec fers, bois, fer droit et sac. Ils vendent aussi des balles et des tees à bon prix. Pourvu que tu respectes le code vestimentaire du parcours (souvent décrit sur son site Web), tu n’as même pas besoin à ce stade de chaussures de golf. Des chaussures de course feront l’affaire.

Rends-toi au terrain d’exercice

Si tu suis des leçons à un club, tu fréquentes sûrement son terrain d’exercice. Sinon, rends-toi sur un terrain d’exercice public avec un ami pour y frapper des balles. Plusieurs clubs disposent aussi d’un vert d’exercice. Tu découvriras vite que les roulés sont un volet très important du golf.

Rends-toi au premier tertre

Ton programme d’initiation t’a sans doute permis de rencontrer des amis ou de t’en faire de nouveaux. Tu as demandé au personnel de la boutique quels tertres te convenaient le mieux (en règle générale, un débutant joue à partir des tertres les plus avancés).

Frappe la balle

Si tu as suivi les quelques tuyaux qui précèdent, tu devrais être en mesure de frapper le plus souvent la balle dans la bonne direction. Ne te décourage pas si ta compétence est inférieure à celle de tes compagnons plus aguerris. Relaxe, élance-toi et n’oublie pas de respirer! Quant à la sécurité, il importe de toujours savoir où se trouvent tes amis et quand c’est à leur tour de jouer. En ce qui concerne le « rythme de jeu », sois toujours prêt à frapper la balle à ton tour.

Va au pavillon

La socialisation d’après-partie est l’un des aspects les plus attrayants du golf. Rejouer la partie, se rappeler ses bons coups et ses moins bons avec des amis ou des membres de la famille, voilà qui fait partie intégrante du golf.

Retourner

On dit du golf que c’est « le sport de toute une vie ». Tu peux le pratiquer, au niveau récréatif ou compétitif, pendant de longues années. C’est un divertissement sain, amusant et propre à nouer des amitiés.

Voilà, c’étaient neuf tuyaux, comme les neuf trous que tu vas probablement jouer lors de tes premières visites au club.

Mais il y a beaucoup plus.

Bien que tu puisses apprendre en ligne les fondamentaux de l’élan, de l’étiquette et des règles, golfcanada.ca est la meilleure ressource pour qui apprécie le golf, tous niveaux confondus.

L’adhésion de niveau Or de Golf Canada vous donne droit à des récompenses simplement pour jouer au golf, à un compte personnel au Centre de scores pour enregistrer vos pointages, à un programme de protection en cas d’incident (avec couverture jusqu’à 6 000 $) et plusieurs autres avantages.

À force de jouer, peut-être voudras-tu profiter d’un facteur officiel de handicap et d’autres avantages allant de pair avec une adhésion Or à Golf Canada.

Mais il faut commencer quelque part. Alors, commence maintenant!

Gordon et le golf

Voici pourquoi l’ajustement de vos bâtons est important

Au golf, le prêt-à-porter pour tous n’existe pas.

C’est pourquoi il existe différents jalons de départ pour accommoder tous les types de golfeurs et golfeuses. Et c’est une bonne chose.

C’est aussi pourquoi il y a tant d’options en matière d’équipement. Ça pourrait être une bonne chose, mais pour la grande majorité de ceux qui lisent ceci, ça ne l’est pas. Et c’est votre faute.

Et c’est n’est pas seulement mon opinion, non plus.

Visitez la page des Ajustements personnalisés sur le site Web de Golf Town : c’est affiché bien franchement.

« 90 % des golfeurs jouent avec le mauvais équipement. »

(Consternation et confusion.)

Attendez! On y lit aussi :

« 92 % des golfeurs qui font ajuster leurs bâtons observent des résultats immédiats. »

(La consternation se dissipe. La confusion diminue, mais s’attarde. Permettez-moi de vous éclairer.)

Vous pensez probablement que vous n’êtes pas assez bon pour faire ajuster vos bâtons de golf. Il est intéressant de noter que c’est aussi l’excuse la plus courante de ceux qui n’ont pas d’indice de handicap. Et dans les deux cas, c’est faux.

Ce n’est pas une question de niveau d’habileté, selon Rick Young. Cela tient plutôt au niveau d’engagement.

« Ça ne fait aucun sens d’acheter des bâtons de golf sans ajustement », déclare Young, spécialiste chevronné de l’équipement chez SCOREGolf. Il met le golfeur moyen en garde contre l’achat de bâtons directement du présentoir, ainsi que contre l’achat en ligne de bâtons neufs ou d’occasion.

Tous les experts en ce domaine disent la même chose. Nombre d’entre eux comparent même l’achat d’un jeu complet de bâtons à l’achat de vêtements. La comparaison est peut-être un peu banale, elle n’en demeure pas moins exacte.

L’homme canadien moyen mesure 5 pi. 8 po (1,73 m) et pèse 182 lb (82 kg). La femme moyenne fait environ 153 lb (69 kg) à un peu plus de 5 pi. 3 po (1,60 m). Il y a de bonnes chances que cela ne vous décrit pas, alors les chances sont aussi bonnes que les vêtements qui vont à ces Canadiens « moyens » ne vous iraient pas, non plus.

Dans ce cas, pourquoi donc jouer avec leurs bâtons de golf? C’est essentiellement ce que vous faites quand vous achetez des bâtons standard directement du présentoir.

Je mesure 6 pi. 2 po (1,88 m) et pèse 220 lb (100 kg), pas du tout dans la moyenne. Mes bâtons sont donc un peu plus longs que les bâtons « prêts-à-porter », l’angle au sol est légèrement redressé et les poignées sont un peu plus grosses. En vieillissant, j’ai choisi des tiges de fers ordinaires pour remplacer la version plus rigide que j’employais depuis des années. Et ne croyez surtout pas que ma femme de 5 pi. 4 po (1,62 m) s’est fait ajuster les mêmes bâtons que notre fille de 6 pi. 1 po (1,85 m). Dieu merci, elle a hérité de la beauté de ma femme et de ma grandeur, pas l’inverse!

Tout comme notre taille et notre âge, nos indices de handicap diffèrent, mais nous avons tous trois jugé que l’ajustement de nos bâtons constituait un investissement dans notre plaisir de jouer au golf, pas comme une dépense. Le fait de jouer avec les mauvais bâtons peut s’avérer décourageant et frustrant, voir dissuader quelqu’un de continuer de pratiquer ce sport merveilleux.

« Voulez-vous mieux jouer au golf? Faites ajuster vos bâtons, même si vous êtes mauvais sur le parcours », soutient Tony Covey, directeur de la rédaction de My Golf Spy, site indépendant d’analyse et d’évaluation de tout ce qui a trait au golf.

« Pas besoin de dépenser beaucoup d’argent d’entrée de jeu. À mesure que vous vous améliorez et que vos scores descendent, vous pouvez vous réajuster, soit en faisant modifier vos bâtons, soit en investissant dans un nouvel ensemble. Vous pouvez vendre vos anciens bâtons ou les échanger à l’achat des nouveaux. »

Covey met aussi en garde contre certaines fausses idées qui peuvent influencer les choix d’équipement.

« Ne vous laissez pas entraîner par des préjugés relatifs aux marques et tous les mythes qui circulent. Faites votre propre recherche, trouvez un spécialiste réputé et écoutez-le. »

Ian Fraser est fondateur et chef de la direction de TxG (Tour Experience Golf) établi à Toronto et bientôt à Mississauga, ON. Fort d’une longue expérience en ajustement de bâtons de golf, il a travaillé avec des débutants aussi bien qu’avec des superstars du sport comme Colin Montgomerie, Gary Woodland et Eduardo Molinari avant de venir s’installer au Canada pour mettre sur pied Modern Golf, une entreprise d’ajustement de bâtons à la fine pointe. En 2015, il a quitté Modern Golf pour fonder TxG.

Reconnaissant les compétences de Fraser, GOLF Magazine a classé TxG au deuxième rang des meilleurs ajusteurs de bâtons d’Amérique du Nord en 2020.

L’expert fait remarquer que la multiplication des technologies de conception et de fabrication des bâtons de golf fait en sorte qu’il est plus important que jamais de s’assurer d’un bon ajustement. Il existe plus de 30 000 combinaisons possibles pour élaborer « l’ordonnance » convenant le mieux au client qui souhaite posséder un jeu complet de 14 bâtons optimaux qui maximiseront son plaisir de jouer et abaisseront ses scores.

Une séance d’ajustement pour un sac de golf complet (du bois de départ au fer droit) prend 4 heures et demie. Une bonne partie de ce temps est consacrée aux discussions, analyses et conseils. Rassurez-vous: ce n’est pas un marathon de frappe de balles.

On n’est pas surpris de constater que cette philosophie est partagée par l’ancienne boîte de Fraser, Modern Golf, qui possède des succursales à Mississauga et Vaughan en Ontario, deux à Calgary et une à Vancouver.

Chez Modern Golf, TxG et les autres centres d’ajustement perfectionnés, la technologie employée telle que l’appareil ForeSight et autres dispositifs sophistiqués, est à la hauteur de l’expertise des êtres humains qui mettent la main à l’ajustement matériel des bâtons. Modern Golf, par exemple, applique le concept « guider/construire », où un entraîneur et un ajusteur accompagnent le client dans la salle d’ajustement, le premier pour analyser l’élan du client et le guider, le second pour construire chaque bâton à sa mesure. C’est sûr qu’une telle combinaison n’est pas bon marché, mais n’oubliez pas qu’il s’agit d’un investissement à long terme.

Chez Modern Golf, les frais d’ajustement de 400 $ pour un sac de golf complet sont supprimés si vous achetez tout un jeu de bâtons. Il en va de même pour chaque option d’ajustement offerte par l’établissement, allant d’un seul bâton comme le bois de départ ou le fer droit, aux ensembles de fers et de cocheurs.

Une fois prise votre décision de faire ajuster vos bâtons, Young recommande d’y aller à fond, sans lésiner.

« Une des choses que les gens ne réalisent pas, c’est le fait que 42 % des coups se jouent sur le vert, ajoute Young. Mais il y en a qui vont entrer dans une boutique de golf, faire l’essai de deux ou trois fers droits en frappant deux ou trois coups roulés, puis dépenser deux ou trois cents dollars pour un fer droit qui ne sera sans doute pas celui qui leur convient. Avez-vous besoin d’un fer droit large (mallet) ou étroit (blade)? Équilibré à la pointe ou sur la face? Quel angle d’ouverture vous convient? Quelle longueur? Quelle poignée? Quel est votre style de coup roulé? Voilà autant de questions nécessitant l’avis d’un expert. »

Et le spécialiste de poursuivre : « Et que dire de vos cocheurs? Quel est pour vous le bon écart entre chacun? Les angles de face sont-ils appropriés? Et qu’en est-il de l’angle de rebond de la semelle? »

Young croit qu’à défaut d’un bon ajustement personnalisé, bien des golfeurs débutants qui veulent aimer le jeu, mais qui sont mal équipés, se découragent. Si, par exemple, l’angle d’ouverture de face de ces fers que vous avez achetés pour une chanson est trop vertical, vous frapperez sans doute des crochets intérieurs. Ou si l’angle est correct, mais la tige trop rigide, habituez-vous à frapper des tas de fusées rase-mottes vers la droite.

« La pire erreur à faire, à tout niveau d’habileté, est d’acheter des bâtons qui “travaillent contre vous” », souligne Matthew Sim, le directeur des opérations de Modern Golf.

Si vous ne pouvez vous rendre aisément à l’un des centres d’ajustement mentionnés ci-dessus, il existe une foule d’autres options. Pour les golfeurs habitant loin des grands centres, sachez que les principaux fabricants offrent des applications d’ajustement en ligne pour tout l’équipement, allant des bâtons aux balles.

Il est aussi possible d’organiser une séance avec un membre de la PGA du Canada offrant des services d’ajustement. Il y en a un peu partout au pays. Si vous décidez d’acheter de nouveaux bâtons, les frais d’ajustement sont la plupart du temps éliminés.

Et puis, de nombreux clubs de golf offrent des journées de démonstration durant la saison de golf, où un ou plusieurs fabricants installent un kiosque sur le terrain d’exercice. « C’est une des meilleures façons pour les novices d’obtenir gratuitement les éléments de base d’un ajustement s’ils ne savent pas exactement ce qu’ils veulent », précise Young.

Tout comme il existe des options d’ajustement pour tous les budgets, il y a aussi des choix de bâtons pour toutes les bourses, même dans les centres haut de gamme comme TxG.

« Si, par exemple, le client arrive avec un budget de 900 $, nous allons lui donner le meilleur rapport qualité-prix pour ce budget, dit Fraser. Nous traitons tous nos clients avec la même considération, qu’il soit débutant ou pro. Il va de notre intérêt de nous assurer non seulement qu’il s’améliore, mais aussi qu’il ait plus de plaisir à jouer. »