Propos de Mario Brisebois

Pas Augusta National, mais un départ canon pour les clubs du Québec

PHOTO BERNARD BRAULT, GOLF CANADA

Qu’est-ce que le Québec et le Tournoi des maîtres possédaient en commun en fin de semaine?

Avec une habilité différente bien sûr, on jouait au golf à beaucoup d’endroits dans la région de Montréal certes, mais aussi en province, ce qui est inhabituellement tôt la première semaine complète d’avril quand même.

Merci à la belle température en espérant qu’elle dure ce qui représente toujours un défi   au printemps, plusieurs clubs ont entrepris leur saison avec d’autres qui annoncent déjà qu’ils vont recevoir leurs premiers golfeurs dès mercredi ou jeudi.

Remontons un peu dans le temps. C’est quand même un gros sept semaines plus tôt que l’an dernier alors que la pandémie avait repoussé les premiers «Fore!» au 20 mai.

L’arrosage dès le 8 avril, du jamais vu

L’absolument incontournable question lorsque ça commence est toujours celle à savoir comment sont les terrains à la sortie de l’hiver? 

Merci à la fonte graduelle de la neige évitant les inondations et surtout les cinq mois précédents sans pluie ou si peu de pluie verglaçante étant un cauchemar, les conditions sont très bonnes partout dès le début.

Ce n’est pas verdoyant et ni en floraison comme à Augusta National mur à mur à la télé, mais…

«Je n’ai entendu personne se plaindre», déclare Dominic Racine en contacts constants avec les pros de l’ensemble du Québec à titre de directeur général de la PGA du Québec comprenant 400 membres. 

On ne se plaindra pas que la nature soit généreuse, lire en avance. 

Fait très rare, plusieurs clubs ont dû démarrer le système d’arrosage aussitôt que le 8 avril, le sol trop sec ayant besoin d’aide pressante pour la croissance. 

«En 31 ans, je n’ai jamais vu ça», affirme Éric Briand, à la barre des opérations au club Saint-Jean, à propos de la situation.

Départ canon

Sachez aussi que la fièvre est réelle.

Pro-proprio des Légendes, Jean Morin aurait eu besoin d’un 

deuxième 18 trous pour satisfaire le flot de demandes.

«J’ai dû refuser 150 golfeurs faute de place», admet-il.

Le défi n’est pas tant de chercher un golf ouvert comme plutôt d’en trouver avec des temps de départ restant disponibles, les réservations s’envolant très vite.

Bonne chance.

«Depuis mars que le téléphone sonne au Blainvillier», déclare Marcel-Paul Raymond, ex-président de l’endroit et de Golf Québec pour un regard à propos de la situation des clubs privés.

Bonne saison et on se rejase du port du masque cette semaine.

PGA TOUR Propos de Mario Brisebois

Retour sur le Championnat Dell : la PGA fait quoi maintenant?

Photo: David Cannon/Getty Images

Voilà la question de 1,8 million en devises américaines à laquelle les autorités de la PGA vont encore devoir réfléchir en entrant au bureau pour faire le post mortem du Championnat mondial au jeu par trou Dell.

L’addition d’un tournoi à la ronde de trois jours pour protéger les grandes pointures selon le principe que la crème finit toujours par remonter à la surface n’a pas plus fonctionné la semaine dernière que depuis l’abolition de l’élimination directe le jour un.

Out! a été le numéro un mondial Dustin Johnson, sorti avant les éliminatoires. Roy McIlroy, Justin Thomas et Bryson DeChambeau aussi.

Le seul survivant au top 20 a été le 3e Jon Rahm, lequel n’a pas fait beaucoup plus long feu en repartant avec ses bâtons et son petit bonheur dès les quarts de finale avec le résultat redouté par la télé, le carré d’as étant composé de négligés classés 30e et plus. Pas bien bon pour une étape surnommée Championnat du monde. 

Rien contre Billy Horschel, le gagnant à qui le chèque de 1,8 million est allé, Victor Perez, un «cousin» de France, Matt Kuchar et Scottie Scheffler, mais force est d’admettre qu’il existe plus vendeur pour la télé.

Aussi populaire le jeu par trou dans nos clubs, il reste un piège à ours avec l’effet égalisateur entre les têtes d’affiche et les figurants.

Pensez à toutes les Coupes gagnées par l’Europe avec des joueurs classés nettement inférieurs versus Team USA.

Peut-être comme dernière solution reste-il que la PGA accorde des laissez-passer à ses ténors pour garder ses étoiles plus longtemps. Ça marche au tennis. 

«PU C-A-P-A-B-L-E!»

Qu’est-ce des amateurs comme vous et moi, André Maltais, Colin Montgomerie et des millions d’amateurs possédaient en commun en fin de semaine passée? 

«Pu capable!», est le message que nous transmettons ensemble à la PGA pour la lenteur au jeu pire que pire au Championnat au jeu par trou. 

Malgré que la formule au trou soit la plus rapide au golf, malgré qu’on jouait en duo, malgré que le parcours ne comptait que quatre joueurs, Matt Kuchar et Scottie Scheffler ont trouvé le moyen en demi-finale de prendre quatre heures et plus pour disputer moins de 18 trous, un ayant été concédé.

Comptabilité 101

Kuchar et Scheffler de même que leur cadets consultaient souvent le cahier des distances et le crayon pour faire le total du nombre verges restant à parcourir et calculer la configuration d’un vert.

«La PGA est en train de devenir un bureau de comptabilité», déplore André Maltais.

Il faut savoir que le golf est une religion pour ce prince du golf. Il a fini par manquer de patience lui aussi.

«J’aime beaucoup le golf, mais je n’ai pu me résigner à regarder les rondes finales. Ce n’est plus du sport. Après quelques trous, c’était terminé, en ayant assez vu et entendu», dit-il. 

Il n’est pas le seul.

La nécessité de sévir 

Comme tant d’autres, Colin Montgomerie, maintes fois numéro un en Europe et héros de la Coupe Ryder, a donné son opinion à une situation intolérable. Il a mentionné via les réseaux sociaux qu’il n’existait qu’une solution: p-é-n-a-l-i-s-e-r. 

Yes sir, et tout de suite. 

Propos de Mario Brisebois Symetra Tour

Maude-Aimée 2e en Californie: « la pandémie m’a permis de tout mettre en perspective ».

Inscrivez donc aussi le nom de Maude-Aimée LeBlanc dans le tir groupé d’excellence du golf canadien en fin de semaine.

À sa deuxième sortie de l’année à la série Symetra, l’antichambre de  la LPGA, Maude-Aimée a obtenu, dimanche, la 2e place ex-aequo au classement final du Championnat IOA de Beaumont, en Californie, qui offrait 150 000$ en bourses.

Elle a été dans le coup les trois jours de la durée. Comme meneuse en ouverture en vertu d’une carte de 67, elle n’est jamais allée en deçà de 2e en enchaînant avec 70 et 72.

Son cumulatif de sept sous la normale n’a été surpassé que par l’Allemande Sophie Hausmann, qui a scellé avec une avance de trois coups.

Maude-Aimée aurait pu terminer seule au 2e échelon, mais son spectaculaire aigle au 16e à normale cinq été suivi par des bogueys aux 17e et 18e.

Elle repart avec un chèque de 12 385$ pour ce qui représente son 18e top dix en carrière sur ce circuit.

Le retour 

Voilà une très bonne affaire que Maude-Aimée ait décidé d’effectuer un retour après une pause d’un an, notamment pour se marier. Elle avait même annoncé sa retraite, ce qui était bien jeune à 32 ans.

La déception de ne pouvoir retourner à LPGA pesait lourd.

«Je ne me sentais pas à la bonne place», dit-elle sur le site de la série Symetra.

Que s’est-il passé donc pour retrouver la passion? 

«La pandémie m’a permis de tout mettre en perspective avec le résultat que je me mets  maintenant moins de pression sur les épaules», révèle Maude-Aimée.

Dans les autres réussites canadiennes, il faut ajouter la victoire d’Adam Svensson au circuit Korn Ferry, le 4e rang de Michael Gligic à la PGA en République Dominicaine et le 10e de Brooke Henderson à la LPGA.

NOTE: aussi au nombre des participantes en Californie, Anne-Catherine Tanguay a scellé 54e avec ses comptes de 74, 71 et 78.

PGA TOUR Propos de Mario Brisebois

Championnat WGC Dell Match Play : la boîte à surprises du jeu par trou

Mackenzie Hughes, Omnium canadien RBC, Hamilton 2019 (Photo: Gary Yee)

Comme c’est le cas une fois par année, l’événement à l’horaire de la PGA commence dès ce mercredi.

C’est la semaine du championnat au jeu par trou WGC-Dell Technologies à Austin, au Texas, qui est aussi celle de la boîte à surprises. 

Quoique populaire auprès des amateurs pour mettre un peu de piquant à nos matchs amicaux, la formule est tellement redoutée par la télé.

Alors que dans les tournois réguliers les meilleures sont là pendant quatre jours, le match play» est périlleux comme tout, les éliminations venant vite.

Prenons 2019 parce qu’il n’y a pas eu de présentation l’an dernier en raison de pandémie: Dustin Johnson, Justin Thomas et Brooks  Koepka étaient partis tôt ayant été éliminés dès la phase préliminaire de seize groupes de quatre joueurs.  

Le vainqueur avait été Kevin Kisner, 48e au monde, devant Matt Kuchar (50e) en finale,   comme quoi la bourse aussi payante soit-elle de 10,5 millions pour 64 participants n’est pas une assurance pour garder les têtes d’affiche.  

Très, très dur pour les cotes d’écoute, les téléspectateurs voulant voir des noms. 

En 26 ans, huit joueurs classés 20e ou plus hautont gagné le Championnat au jeu par trou versus six numéro un ou deux.

Qui seront les premiers à tomber cette année?

***

(Note de l’éditeur)

Deux Canadiens sont de la partie. Mackenzie Hughes affrontera tour à tour l’Anglais Paul Casey et les Américains Webb Simpson et Talor Gooch dans le Groupe 9, tandis que dans le Groupe 15, Corey Conners se mesurera coup sur coup à Matthew Wolff et Jordan Spieth des États-Unis, ainsi qu’à Matt Fitzpatrick d’Angleterre.

Propos de Mario Brisebois

C’est parti pour Maude-Aimée et Anne-Catherine, et tous les échos du weekend

Maude Aimée Leblanc PHOTO BERNARD BRAULT, GOLF CANADA Regina, Saskatchewan: CP WOMEN'S OPEN Wascana Country Club ROUND 2 -Friday, August 24th, 2018

C’est lancé pour Maude-Aimée LeBlanc et Anne-Catherine Tanguay, lesquelles participaient la semaine dernière à l’ouverture de la 41e saison de la série Symetra, la porte d’entrée principale vers la LPGA.

Les deux étaient en action à la Classique Carlisle de l’Arizona, à Mesa, offrant 200 000$ et, signe encourageant, elles ont fait les quatre journées.

En vertu de ses pointages de 71-72-69 et 71 pour un cumulatif de cinq sous la normale, Maude-Aimée a pris le 23e rang qui lui rapporte 2 349$. 

Voilà un an et demi qu’Anne-Catherine n’avait pas fait de compétition. Elle a notamment donné naissance à Lavia, l’été dernier.

En plus de retrouver ses repères au jeu, il faut ajouter la nouvelle vie maintenant en famille au circuit avec le papa-cadet Jean-Hubert Trahan.

Les ajustements à faire font que sa 54e place avec des comptes 70-74-73 et 74 pour un total de plus trois lui valent 908$ pour un résultat méritoire dans les circonstances.

La victoire s’est décidée en prolongation. La Chinoise Ruinxin Liu a défait au 2e trou éliminatoire Rose Zhang, issue des rangs universitaires américains. Les deux ont scellé le jeu régulier à 17 en deçà de la normale.  

Cette semaine, la série Symetra s’arrête à Beaumont, en Californie, pour y disputer une bourse de 150 000$.

Du golf ici en même temps qu’Augusta et peut-être à Pâques?  

Qu’est-ce le golf au Québec et le Tournoi des maîtres au Augusta National pourraient avoir en commun la semaine du 8 avril?

Merci à l’adoucissement de la température, il se pourrait même très bien que l’on joue   au golf le week-end précédent qui serait celui du long congé de Pâques.

«Ça va jouer tôt», mentionne Dominic Racine, très fiable référence à titre de directeur général de la PGA du Québec.

La saison 2021 n’aura rien à avoir avec un an plus tôt alors que la Santé publique n’avait accordé son feu vert au golf que le 20 mai en félicitant de nouveau la Table de concertation de l’industrie pour la pertinence de son travail.

Selon les régions bien sûr, ce sera donc jusqu’à un gros mois et plus d’opération et donc de revenus.

Toujours premier à ouvrir, l’International 2000 semble être en mesure de garder son titre pour le lancement le plus précoce puisque Sylvain Patry, le patron des opérations, pense ouvrir en cette fin mars. Prière de téléphoner avant de placer les bâtons dans le coffre de l’auto, la liste des réservations pouvant devenir vite longue comme une normale… cinq.

Déjà des terrains d’exercice sont opérationnels. Les parcours vont suivre, notamment en Montérégie et dans les Cantons de l’Est.

Les Laurentides ont toujours de la neige.

Le personnel d’entretien est réquisitionné plus tôt pour entreprendre la préparation, notamment enlever les si efficaces toiles de protection sur les verts.

À quoi ressembleront les conditions? Il serait injuste de comparer avec Augusta, mais…  

«Une fois les toiles retirées, il faut tondre le gazon dès le lendemain», dit avec confiance Jean Morin, pro-proprio des Légendes, au sujet de l’efficacité.

Ce sera donc FORE!

Les règles sanitaires 2021 semblables à… 2020 avec ajouts

Pas de râteau pour niveler les fosses de sable… ni de lave-balles, garder le fanon dans le fond de la coupe, séparateur dans les voiturettes motorisées si on n’est pas de la même famille, et port du masque à l’intérieur…

On y reviendra très certainement, mais sachez déjà que les règles sanitaires au golf en 2021 sont très semblables à ce qu’elles étaient un an plus tôt.

Retour du 19e et du resto, mais toujours pas d’accès au vestiaire.

Deux changements surviennent: l’autorisation est donnée aux départs simultanés, mais le port du masque deviendra obligatoire à l’extérieur, aux alentours du pavillon, en plus de le demeurer à l’intérieur très certainement.  
Allons frotter nos bâtons! 

Koepka de nouveau sur le carreau    

La nouvelle absence de Brooks Koepka, quadruple vainqueur dans les Grands Chelems à 30 ans, s’explique par une opération à un genou subie lundi dernier.

Sa participation au Tournoi des maîtres la semaine du 8 au 11 avril reste à voir pour le Floridien qui a terminé 2e à Augusta en 2019 et 7e en novembre dernier. 

Cette année, il compte une victoire à Phoenix.

190 500 $

La somme méritée en fin de semaine par le Canadien Adam Hadwin pour sa 8e place à la Classique Honda.

Birdie

Au début du printemps!

Nouveau pro

Comme on se fait un devoir et un plaisir de suivre ce qui se passe sur les parcours en province, on vous informe que le club Sainte-Marguerite, près de Sept-Îles, a un nouveau pro suite à l’embauche d’Anthony Demers.

Il est nouveau au sens le plus large du mot et il joindra les rangs de la PGA du Québec.

Il succède à Jean-Pierre Morin, lequel a pris la direction de Victoriaville en remplacement du nouveau retraité Pierre Champeau. 

Bogey

Puisqu’ils sont des résidents à une vingtaine de minutes du PGA National, il me semble que Dustin Johnson, Rory McIlroy et Justin Thomas auraient pu faire un petit effort pour participer à la Classique Honda surtout que l’argent va à la Fondation Barbara et Jack Nicklaus pour soigner les enfants. 

Entendu au 19e

«Daniel Berger a tout à fait raison lorsqu’il dit raconte que gagner c’est comme avoir une attaque cardiaque sur chaque trou, mais cette fois, j’ai été calme comme jamais pendant toute la durée.»

C’est ce qu’a dit l’Australien Matt Jones, vainqueur par cinq coups de la Classique Honda pour égaler le record de la plus forte marge victorieuse de Jack Nicklaus.  

Propos de Mario Brisebois

Alors qu’un président canadien du Québec part, voilà qu’un autre se pointe

Golf balls and golf clubs on grass.

Décidément, le golf au Québec se fait une spécialité des présidences des plus grandes organisations au pays. Le même mois que Charlie Beaulieu, du Mirage, a complété son mandat à la barre de Golf Canada, voilà que John Scott, surintendant de Summerlea, accepte la présidence de son organisme pancanadien.

CHARLIE BEAULIEU AVEC BROOKE HENDERSON (PHOTO BERNARD BRAULT, Golf Canada)

Scott est à Summerlea depuis 19 ans et trois mois.

Auparavant, il a été surintendant à Elm Ridge (trois ans) et à Rivermead (deux ans) après avoir transité par Royal Montréal dans le rôle d’adjoint (aussi pendant deux ans).

Il ne faut pas oublier non plus les quatre ans de John Scott à Rawdon.

Luc Ladouceur, de Laval-sur-le-Lac, siège à titre de directeur. 

41e 

La nouvelle position de Corey Conners au classement mondial pour un sommet personnel.

Si les Jeux olympiques et la Coupe des Présidents avaient lieu maintenant, l’Ontarien de Listowel serait qualifié aux deux.

Une autre 2e place pour Joey Savoie

Joey Savoie, d’Équipe Canada, multiplie les 2e places à la série Florida Elite Tour au club Orange County d’Orlando.

Il a terminé mardi 2e une deuxième fois de suite avec 67 et 70, soit sept sous la normale, pour sceller à deux coups de l’Américain TT Crouch.

Il n’y avait que 17 participants cette semaine, mais le niveau de jeu était relevé notamment par D.A Points, ex-vainqueur à la PGA, et Eric Ansett, membre du Mackenzie PGA Tour Canada.

Au delà du nombre, le jeu de Joey Savoie va très bien, merci.

Il avait joué 65-68, aussi à Orange County, au début du mois pour une autre deuxième position.

Tout compté, cela donne 18 coups retranchés à la normale en quatre rondes. 

Il fallait 66 ou moins

La normale 72 égalée par les deux, lundi, n’aura pas suffi à Raoul Ménard et Hugo Bernard afin de se qualifier à la Classique Honda, le tournoi de la PGA qui s’arrête cette semaine au PGA National avec sept millions de dollars.

C’est fou les pointages.

Un compte de 63 au club Bayan Cay, aussi à West Palm Beach, qui est de haut niveau, a été enregistré.

Plus encore, il fallait 66 ou moins après prolongation pour obtenir une des quatre places disponibles.

Propos de Mario Brisebois

Anne-Catherine et Maude-Aimée à la relance du circuit Symetra et plus

PHOTO BERNARD BRAULT, Golf Canada Maude Aimee Leblanc

Dans les retours en 2021, ajoutez donc ceux d’Anne-Catherine Tanguay et Maude-Aimée LeBlanc.

PHOTO BERNARD BRAULT, Golf Canada

Le nom des deux est sur la liste des inscrites au lancement cette semaine de la nouvelle année au circuit Symetra avec la présentation de la classique Carlisle de l’Arizona, à Mesa, offrant 200 000$, de jeudi à dimanche.

Cette série de 20 rendez-vous est la porte d’entrée à la LPGA qui la sanctionne et l’opère.

Chacune de leur côté, les deux avaient annoncé s’arrêter en 2020 dans une décision qui n’a rien à voir avec la Covid-19.

De fait, c’est à la fin de 2019 que les deux avaient divulgué faire une pause sans préciser le moment de revenir. 

Maude-Aimée à temps plein cette fois

Après s’être mariée et avoir suivi des cours afin d’obtenir sa certification pour enseigner son sport, Maude-Aimée LeBlanc, 31 ans, avait repris en septembre dernier les tournois Symetra surtout limités en Floride, où elle réside.

Elle avait été cinq en cinq dans les événements complétés s’offrant même une 11e place à son avant-dernier départ comme quoi le niveau de jeu allait en progressant.

Il semble bien qu’elle va suivre la tournée en entier, les 10 premières au classement de fin d’année graduant automatiquement à la LPGA l’année suivante. 

Retour en famille pour Anne-Catherine 

Maintenant âgée de 29 ans, Anne-Catherine Tanguay avait renoncé aux qualifications à l’automne sans rien préciser pour la suite.

Si elle n’a pas fait depuis de compétition en retournant à Québec, elle a été néanmoins très active autrement en donnant naissance à un premier enfant en juillet..

Si Anne-Catherine revient au circuit Symetra, où elle a déjà gagné, c’est pour tester sa partie et sa vie en famille avec son époux et cadet Jean-Hubert Trahan.

Malgré son absence volontaire des sélections, celle-ci reste membre de la LPGA avec un accès conditionnel.

En raison de la pandémie, la LPGA a reporté ou prolongé plein de clauses ce qui inclut son congé de maternité. En ajoutant également son 130e rang chez les boursières à sa dernière année complète, penser à une dizaine de participations dans les ligues majeures semble réaliste et peut être plus, des joueuses asiatiques, notamment les Coréennes, ayant moins voyagé aux États-Unis, depuis la pandémie.

Le circuit Symetra en bref

Josée Doyon est aussi membre Symetra. Sa 25e place sur la liste de réserve semble loin… La bourses totalisent 3,8 millions de dollars pour l’année et une majoration de 76% depuis 2013… Après l’Arizona, ce sera direction Californie, plus précisément Beaumont, la semaine prochaine, avec une somme de 150 000$ à l’enjeu.      

Aussi à surveiller…

Après le Championnat des joueurs (TPC), place cette semaine à la PGA à la Classique Honda dans la région de West Palm Beach, laquelle offre sept millions de dollars en bourses. 

Hugo Bernard et Raoul Ménard seront des qualifications, lundi, à Bayan Cay.

La semaine passée, Raoul a joué 71 (-1) à la sélection du tournoi Corales-Punta Cana, l’étape du circuit américain en République Dominicaine d’ici la fin mars. Il a terminé 15e alors que seuls les quatre premiers à 69 ou mieux étaient retenus.  

Autres résultats d’ici

Mentionnons la 2e place de Joey Savoie au circuit mini-tour Elite et la 15e de Brigitte Thibault au tournoi Juli Inkster à la NCAA.

Propos de Mario Brisebois

Hugo Bernard a manqué de temps, le fils d’un ex-champion du Québec passe et objectif PGA pour Raoul Ménard lundi

Hugo Bernard Captured at TPC Toronto at Osprey Valley on September, 11, 2020 by Tyler Costigan/ Golf Canada

Hugo Bernard n’a pu compléter sa remontée spectaculaire et surtout obligatoire vendredi à la deuxième des sept qualifications au Circuit Mackenzie PGA Tour Canada à Howey-In-The-Hills, près de Tampa.

Parti du 10e tertre de départ, le porte-couleurs d’Équipe Canada était en feu se retrouvant à cinq coups sous la normale après dix trous.

Il lui fallait garder les deux pieds sur l’accélérateur, mais quatre bogueys consécutifs avant de terminer birdie-bogey-birdie ont contraint le golfeur gaucher associé à Laval-sur-le Lac à un pointage de 70 alors qu’il aurait eu besoin de 65.

Comme seuls les 25 premiers étaient retenus, un combiné d’un en deçà de la normale ou mieux pour les quatre jours s’est avéré la limite alors que son total de plus quatre le relègue 40e.

On pourrait néanmoins revoir l’ex-champion canadien chez les amateurs âgé de 26 ans aux circuit PGA Tour Canada et latinoamérica également y ayant déjà évolué. Il y a déjà terminé 6e à titre d’amateur.

Le début aura été de trop pour Hugo Bernard avec ses rondes de 76 et 77, mardi et mercredi, avant de se racheter avec 69 mercredi.

Marc-Olivier Plasse était là aussi 

Toujours dans les résultats du Québec, Marc-Olivier Plasse a scellé 93e. Il a joué 74, 77,76 et 77. Il est du club Pinegrove.

Un Costa Ricain vainqueur

Luis Gagne, un Costa Ricain gradué de Louisiana State, a coiffé le classement en vertu de sa fiche de quinze sous la normale. Il n’a commis que six bogueys durant la semaine.

Un nom connu

Cris (sans h) DeMarco a terminé 2e à trois coups de recul.

Il est normal que le nom sonne une cloche. Son père Chris (avec un h) a été le triple titulaire à la PGA. Il a aussi été vainqueur de l’Omnium du Québec à Golf Dorval en 1992.

Raoul Ménard sur les rangs 

Il y a deux semaines, Raoul Ménard, de Pinegrove, avait obtenu sa certification aux activités PGA Tour Canada en bouclant 23e à la sélection de Weston.

Lundi, il sera au club The Preserve afin de participer à la qualification du tournoi Corales Punta Cana, une étape de la PGA en République Dominicaine. La bourse y sera de trois millions de dollars du 25 au 28 mars.

D’autres Québécois pourraient s’ajouter. À suivre donc.

 

 

Propos de Mario Brisebois

Un dimanche après-midi à la PGA avec Rory et autres échos

Rory McIlroy
Rory McIlroy (Marcus Oleniuk/ Golf Canada)

 

Que diriez-vous de marcher 18 trous en tournoi et en compagnie de Rory McIlroy et Patrick Reed à l’intérieur des câbles lors de la ronde finale du dimanche à la PGA?

Telle est l’expérience vécue en fin de semaine dernière au club Concession par Michael Richards, coprésident de la Coupe des Présidents de 2024 à Royal Montréal tout comme il l’avait été lors du double succès autant sportif que populaire en 2007.

Le réputé avocat montréalais était l’invité très spécial de ses amis à la très haute direction à la PGA puisque l’événement avait lieu à huis clos pour les membres et quelques personnes triées sur le volet. Comme il a reçu deux billets, Michael a rejoint Phil Doucet le fils de Duke et membre au RM pour partager cette rare expérience.

«Incroyable comme Rory frappe la balle haute et loin», déclare le coprésident avec Neil McCrea.

«Je pense que la balle monte jusqu’à 300 pieds à l’envol avec le décocheur. À propos des distances, on l’a vu opter pour un bois numéro cinq de certains tertres de départ», raconte le responsable des relations avec la PGA.

Au jeu, Rory est très appliqué à tout le moins.

«Il n’a pas connu le début de ronde souhaité (37) avant de se racheter (il a fini birdie-birdie pour 71 lui valant la 6e place à moins-12). Il faut comprendre que ces gars-la sont au travail sur un terrain de golf», précise-t-il.

On le sait: Patrick Reed ne possédera jamais la réputation du plus parfait gentilhomme au golf après plein d’incidents, mais Michael Richards apporte une autre facette.

«Avant le début de la partie, Patrick est venu frapper le poing – les poignées de mains étant interdites – et à la fin, il est allé donner sa balle à un enfant, les familles de membres étant admises avec des masques obligatoires bien sûr pour tout le monde, sauf les joueurs et les cadets».

Au sujet de la Coupe des Présidents retardée d’un an en raison de la pandémie, surviendra-t-il des travaux d’importance au parcours de championnat (Le Bleu) avant de recevoir la rencontre opposant les USA aux Internationaux (sauf l’Europe)?

«Le travail de modernisation a été fait par Reece Jones avant la Coupe de 2007. Cela dit, nous avons un plan majeur pour perfectionner notre système d’arrosage», mentionne-t-il.

Après Melbourne, Montréal s’avère seulement la deuxième ville du côté international à obtenir la présentation de la Coupe des Présidents une deuxième fois.

Au sujet de Michael Richard, un grand apôtre du golf, il a été également président des Omniums canadiens de 1997 (avec Roger H. Legault) et 2001 en compagnie de Roger Archambault.

Résultat de la Floride 

Lors d’un autre tournoi du lundi à la série «Minor League Tour» au club Indian Spring, à Boynton Beach, en Floride, Raoul Ménard, de Pinegrove, a pris la 9e place avec 70 (-2).

Nomination 

Anne Rogerson devient professionnelle associée au club Hillsdale, à Mirabel. Elle fera la paire avec Éric Mercier, chef des opérations-golf.

Ouf!

Merci aux chutes de neige en février au-dessus des normales. On me dit que le redoux (pluie) en fin de semaine passée avant les très puissantes bourrasques faisant chuter les températures de 20 degrés et plus en quelques heures au début de la semaine ne nuira pas trop aux verts.

 

Propos de Mario Brisebois

Dommage pour Mike Weir, Ménard passe, vague rouge et noire pour Tiger, et plus 

Mike Weir
Carmen Mandato/Getty Images

Un sport individuel, jamais le golf n’aura été un sport aussi collectif.

En appui à Tiger Woods, le golf s’est beaucoup passé en rouge et noir dimanche, les couleurs définissant Tiger lors des ses 82 victoires, dont 15 lors des rendez-vous du Grand Chelem.

C’était le cas au tournoi Championnat Mondial Workday, à Bradenton, en Floride, avec Rory McIlroy et Patrick Reed, lesquels jouaient ensemble. Justin Thomas a fait un bel effort avec son pantalon noir et un haut rayé rouge et blanc. Puisque ce n’est pas tout le monde qui traîne un chandail rouge dans ses valises, bien d’autres portaient la casquette rouge et jouaient avec des balles identifiées Tiger.

La vague d’appui a débordé.

En effet, Annika Sorenstam portait aussi le rouge et noir à la LPGA à l’instar de Phil Mickelson à la série des Champions.

Il y avait deux événements au calendrier de la PGA en fin de semaine et à Porto Rico, c’est tout le personnel de l’équipe d’entretien qui s’est habillé en Tiger.

Dans les dernières nouvelles, l’opération pour les fractures multiples au bas du corps ont bien fonctionné. Tiger a d’ailleurs été transféré d’hôpital. Le moral serait bon.

Mike Weir devra continuer d’attendre 

Zut!

En avance par trois coups au dernier neuf, Mike Weir a été relégué 2e au tournoi de Tucson à la série des Champions.

Meneur depuis le début en plus, le gaucher canadien a bouclé boguey-boguey aux 16e  et 18e trous versus birdie-birdie aux 16e et 18e pour le vainqueur Kevin Sutherland.

Il tentait de devenir le 4e Canadien à l’emporter chez les 50 ans et plus après Dave Barr, triple champion de l’Omnium du Québec en passant, Stephan Ames et Rod Spittle.

La dernière victoire de Weir, titulaire des Maîtres en 2003, remonte maintenant à il y a 233 tournois en un peu plus de treize ans.

Raoul Ménard passe sur la coche

 À ne pas en douter, Raoul Ménard a de bons nerfs.

Ménard était sur la corde raide vendredi avant la dernière ronde de la qualification du circuit Mackenzie PGA Tour Canada avec un coup à combler à Weston  Hill, en Floride, pour être du groupe des 25 premiers afin d’obtenir une certification à l’été.

Merci à sa carte finale de 70 vendredi, le représentant de Pinegrove a relevé le défi pour boucler sur la coche.

En additionnant ses comptes de 74, 68 et 71 les trois jours précédents pour un combiné de cinq en deçà de la normale, l’ancien champion du Québec chez les amateurs et les juniors scelle donc 24e en septuple égalité.

Puisque les invitations aux tournois à venir iront selon les positions, Raoul se retrouve avec un statut conditionnel ce qui vaut mieux que repartir bredouille et il pourrait être fort occupé si les frontières du Canada devaient rester fermées.

La fin a été de trop pour Anthony Brodeur 

 Anthony Brodeur, le fils Martin vu sur place cette semaine, a fait un bel effort avec 68 en ouverture avec d’enchaîner avec 73, 73 et 77 pour plus trois au total et le 53e échelon. La fin a été de trop.

Il a complété avec deux double bogueys.

Une recrue au golf professionnel à 25 ans et neveu de Marc Girouard, Anthony a été gardien de but à l’instar du paternel avant d’entreprendre l’aventure du golf.

Les chanceux…

Michael Richards, l’homme-orchestre du retour de la Coupe des Présidents à Royal Montréal en 2024, et Phil Doucet, fils de Duke, étaient les invités de la PGA, dimanche, pour assister à la journée finale du tournoi Workday au club Concession, à Bradenton, en Floride.

Les chanceux ont été assignés à marcher en compagnie du duo Rory McIlroy et Patrick Reed.

Prise deux confirmée au Vieux Village pour la PGA du Canada

Le championnat des professionnels du Canada chez les vétérans (50 ans et plus) aura lieu un an plus tard au parcours Vieux Village, à Bromont, très dynamique au golf.

Annulé comme tant d’autres l’été dernier en raison de la pandémie, l’événement est reconduit cette année par la PGA du Canada. Les dates seront celles du 3 au 6 août, confirme le pro et co-proprio Marc Hurtubise.

Birdie !

Le prix de la semaine va à Annika Sorenstam pour son retour à la LPGA au tournoi Gainbridge, chez-elle à Lake Nona, en Floride, et pas nécessairement pour la nostalgie.

Il faut le faire quand même revenir à la compétition à 50 ans et presque 13 ans de retraite et se qualifier pour les quatre jours malgré l’erreur admise d’un officiel qui lui a coûté un triple boguey le jour un, ce qui montre le principal atout de la gagnante de 72 titres, soit la force de caractère.

Citations  

«Le golf n’est tellement pas dans l’équation. En ce moment il n’est même pas sur la mappe.»

«À ce stade-ci, je pense que tout le monde devrait être juste reconnaissant qu’il soit encore parmi nous et que les enfants n’aient pas perdu leur père».

Tiger est un humain et un père en premier.»

– Rory McIlroy, à propos de son ami Tiger Woods.