PGA TOUR Americas

De la première ligne au parcours de golf

Michael Feyko

FREDERICTON, Nouveau-Brunswick – Après avoir survécu à des blessures dévastatrices subies à l’entraînement, Michael Feyko, vétéran des Forces armées canadiennes, a trouvé dans le golf une source de guérison. Transformant sa gratitude en action, il a mis sa passion pour ce sport au service des autres afin de soutenir les gens qui en avaient besoin et de renforcer la communauté de golfeurs qui l’a aidé à reconstruire sa vie.

Et cette communauté accueille l’escale de cette semaine du Circuit PGA TOUR des Amériques, l’Omnium Explore New Brunswick, avec son partenaire officiel de bienfaisance, Soldier On – Sans Limites, un programme du Groupe de transition des Forces armées canadiennes (GT FAC) qui aide au rétablissement des membres et vétérans des FAC malades ou blessés en leur offrant des opportunités et des ressources grâce au sport ainsi qu’aux activités récréatives et créatives.

Les recettes nettes de l’Omnium Explore New Brunswick de cette semaine soutiennent le programme Soldier On – Sans Limites. L’événement comprend notamment un Pro-Am dans lequel chaque groupe est composé de deux commanditaires, d’un soldat blessé et d’un joueur professionnel du PGA TOUR des Amériques. Vingt-quatre soldats participent à ce Pro-Am, qui permet de récolter entre trente et quarante mille dollars au profit de Soldier On – Sans Limites.

Michael Feyko, qui est originaire du sud de l’Ontario, n’a pas grandi en jouant au golf. Ce n’est que plus tard dans sa vie qu’il s’est tourné vers ce sport pour l’aider à se rétablir de sa blessure.

« J’avais joué une ou deux fois peut-être, vous savez, mais je n’étais pas fou de ce sport », dit Feyko, qui est né à Windsor, en Ontario, et a grandi dans la ville voisine de Kingsville. « J’ai joué au hockey, au soccer et à divers trucs, mais c’est seulement après avoir été blessé que je me suis mis au golf comme une façon, en quelque sorte, de me rééduquer. Et à partir de là, voici où j’en suis… »

Son intérêt pour les Forces armées canadiennes (FAC) s’est éveillé lorsqu’il était au secondaire, alors qu’il travaillait à temps partiel dans une marina où il a découvert les opérations de recherche et sauvetage.

« C’était à Parry Sound, en Ontario, et à la marina où je travaillais, je me suis mis à discuter avec les gardes côtiers et les gars de recherche et sauvetage, et ils m’ont dit que les militaires allaient prendre la relève, raconte Feyko. C’était en 1986 ou 1987, et c’est là que j’ai décidé de m’enrôler au bureau de recrutement le plus proche, à Sudbury. Je suis entré dans l’infanterie, c’était la voie la plus rapide, sachant qu’un jour, je voudrais me spécialiser dans la recherche et le sauvetage. »

Dans les Forces armées, Feyko servait au sein du régiment aéroporté en tant que parachutiste en chute libre et tireur d’élite. Seule une poignée de Canadiens ont eu l’occasion de suivre la formation des Rangers de l’armée américaine, et Feyko est de ceux-là.

« Je faisais partie du peloton de reconnaissance rattaché à cette unité, et j’étais Ranger de l’armée américaine et tireur d’élite. J’ai suivi la formation des Rangers de l’armée américaine en 1997, après celle de tireur d’élite en 1993. »

Pendant son service dans les Forces armées, Feyko a d’abord été stationné à Calgary, puis à Petawawa et ensuite à Edmonton, au cours de trois affectations successives. En 1991, il s’est rendu à Chypre dans le cadre d’une mission de soutien aux Nations Unies et, de 1992 à 1993, il a été déployé en Somalie au sein du Régiment aéroporté canadien.

Il est devenu membre de l’équipe de parachutistes de démonstration des Skyhawks en 1996, puis a suivi la formation des Rangers de l’armée américaine en 1997, se préparant ainsi à une carrière en recherche et sauvetage.

« Ils allaient m’envoyer à Trenton pour suivre une formation de maître de saut et d’instructeur de parachutisme afin d’obtenir davantage de qualifications, mais je n’étais pas à jour en saut à la corde statique, car je n’avais pratiqué que la chute libre militaire, explique Feyko. Pour y aller, je devais suivre un stage de remise à niveau. »

« On faisait des sauts le vendredi, et comme je devais partir dimanche pour Trenton afin de suivre ces stages, je devais absolument sauter, se rappelle Feyko. On a effectué un saut sans équipement vendredi après-midi, puis on a enchaîné avec un saut de nuit avec équipement complet. C’est à ce moment-là qu’un autre sauteur est monté dans l’avion avec des cordes emmêlées, un jeune gars, moins expérimenté, dont les cordes s’étaient mêlées et en sautant, il n’a pas réussi à stopper sa rotation et il m’a percuté. Il est entré en collision avec moi, mon parachute s’est affaissé sans jamais se regonfler avant que je ne touche le sol. »

Les médecins ont estimé qu’il était tombé au sol d’une hauteur de 75 pieds, presque neuf étages. On était le 9 novembre, à Edmonton, et le sol était gelé : la chute a abouti sur l’équivalent d’un terrain de stationnement asphalté.

« Ils ne savaient pas combien de temps il me faudrait pour remarcher ni comment je me remettrais de mes blessures, dit-il. Il y avait neuf os touchés, de la taille jusqu’aux pieds : le pied droit, le bassin, le dos et la jambe gauche. Je suis resté trois mois à l’hôpital de rééducation en fauteuil roulant; ils m’avaient dit que cela prendrait peut-être huit à neuf mois, mais j’avais 27 ans, j’étais en bonne forme physique et déterminé. Je me suis donc levé, j’ai commencé à marcher avec des béquilles et je ne me suis plus jamais assis dans un fauteuil roulant depuis. Au bout de trois mois, j’ai pu rentrer chez moi. »

Alors qu’il envisageait sa vie après l’armée, une voie s’est peu à peu dessinée pour lui à travers les études.

« À l’évidence, après ma blessure, je ne pouvais plus poursuivre mon rêve de travailler en recherche et sauvetage, mais l’armée allait prendre en charge mes études, je devais donc décider ce que je voulais faire, ajoute Feyko. Je n’en étais pas tout à fait sûr, mais je me suis dit que je pourrais peut-être m’orienter vers le golf, car je jouais beaucoup avec des amis le week-end quand j’étais à l’armée. À l’époque, le Collège Grant McEwan d’Edmonton proposait deux programmes de golf : l’un en gestion des opérations de golf destiné aux directeurs généraux de clubs, et l’autre relevant de la PGA du Canada. J’ai postulé pour ce dernier et l’armée a pris en charge les frais. »

« Puis je suis devenu membre d’un club d’Edmonton et j’ai beaucoup joué avec le pro du club à l’époque, poursuit le vétéran. Il s’appelait Ross Kenny et je lui ai en quelque sorte raconté mon histoire : je marchais avec des béquilles dans ce temps-là et je me contentais de descendre de la voiturette, de frapper la balle et d’y remonter. Je jouais beaucoup et Kenny m’a conseillé de ne pas m’embêter avec l’aspect gestion du golf et de m’orienter plutôt vers la voie de la PGA du Canada. Il m’a guidé tout au long de ce parcours et nous avons beaucoup joué ensemble; c’était ma rééducation : simplement sortir et jouer au golf tous les jours, que ce soit en faisant des parties ou simplement en m’entraînant sur le terrain d’exercice. »

En 2001, alors qu’il jouait au Cambridge Golf and Country Club, il est devenu membre de la PGA du Canada et a travaillé dans divers clubs de golf d’Ontario. Puis il a dû abandonner le sport quelque temps pour subir de nouvelles opérations chirurgicales découlant de ses blessures. Son frère, qui est aussi membre des FAC, l’a ramené au golf et lui a parlé du programme Soldier On – Sans Limites.

« Mon frère a été blessé, lui aussi, alors qu’il était déployé en Afghanistan, et il était à ce moment-là gestionnaire principal du programme Soldier On – Sans Limites, explique Michael Feyko. Il m’a recommandé de me remettre au golf. Il m’a demandé si je voulais l’aider dans le cadre du programme de golf de Soldier On – Sans Limites, alors je me suis réinscrit dans la PGA du Canada et développé le programme de golf pour l’amener à ce qu’il est devenu aujourd’hui. »

Avant que Feyko ne commence à travailler avec le groupe, le programme de golf de Soldier On – Sans Limites organisait un tournoi-bénéfice au Beacon Hall Golf Club, près de Toronto, et tenait un petit camp d’entraînement avant le tournoi. L’ex-parachutiste a aidé à développer l’initiative qui a pris de l’expansion avec trois camps de golf nationaux, à Victoria, à Toronto et à Fredericton, ce dernier ayant évolué à partir d’un événement de collecte de fonds de Soldier On – Sans Limites à Moncton, N.B., pour devenir ce qui est maintenant une composante clé de l’Omnium Explore New Brunswick.

« Je ne travaille pas directement pour Soldier On – Sans Limites, précise Feyko. Tout ce que j’ai accompli dans le cadre de ce programme, je l’ai fait à titre bénévole, sur mon temps libre. Je leur apporte mon aide en tant que professionnel de la PGA du Canada et en tant que vétéran blessé. En gros, j’ai consacré bénévolement mon temps à mettre en place le programme dont ils disposent aujourd’hui. Nous avons établi un partenariat avec le PGA TOUR des Amériques et maintenant, deux tournois du PGA TOUR des Amériques se tiennent au profit de Soldier On – Sans Limites : l’Omnium Explore New Brunswick et, la semaine suivante, l’Omnium des Commissionnaires d’Ottawa. »

L’Omnium Explore New Brunswick 2026 se déroule du 6 au 12 juillet au Mactaquac Golf Course de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, et l’Omnium des Commissionnaires d’Ottawa a lieu du 13 au 19 juillet au Marshes Golf Club d’Ottawa.

D’abord source de guérison dans ses moments les plus sombres, le golf est devenu pour Feyko un moyen de créer des moments lumineux pour d’autres personnes ayant suivi un parcours semblable.

À propos de Soldier On – Sans limites
Soldier On – Sans Limites est un programme du Groupe de transition des Forces armées canadiennes (GT FAC) qui contribue au rétablissement de membres et de vétérans des FAC et leur offrant des opportunités et des ressources grâce au sport ainsi qu’aux activités récréatives et créatives. Le programme Soldier On – Sans Limites est reconnu pour avoir grandement amélioré la qualité de vie des personnes malades et blessées, et constitue un service très visible, intégré au ministère de la Défense nationale, incarnant l’engagement des FAC envers ses membres malades et blessés. Des Canadiens généreux soutiennent le programme grâce à des dons et à des collectes de fonds au profit du Fonds Soldier On – Sans Limites qui est géré par les Services de bien-être et moral des Forces canadiennes.

Depuis 2007, Soldier On – Sans Limites a aidé plus de 12 000 membres et vétérans des FAC en utilisant le sport et les activités physiques récréatives pour favoriser leur soutien social, bâtir leur confiance dans leurs capacités et réaliser leur potentiel. Soldier On – Sans Limites procure à ses membres en environnement sécuritaire où ils peuvent se donner des défis et être inspirés comme ils n’auraient peut-être pas cru en être capables, ouvrant ainsi la porte à un meilleur bien-être. Ce retour à un mode de vie actif permet aussi aux membres de découvrir des façons d’acquérir de nouvelles compétences, de gagner en confiance et de rencontrer des pairs ayant à relever des défis similaires.